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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 10:55
Justice fiscale. Les communistes reçus au siège de Google France (L'Humanité, 9 janvier 2019)
Justice fiscale. Les communistes reçus au siège de Google France (L'Humanité, 9 janvier 2019)
Justice fiscale. Les communistes reçus au siège de Google France (L'Humanité, 9 janvier 2019)
Justice fiscale. Les communistes reçus au siège de Google France
Mercredi, 9 Janvier, 2019

Les parlementaires du PCF ont déposé, hier matin, une proposition de loi pour prélever à la source les profits des multinationales, avant de manifester devant le siège du géant du Web.

Pas de signe ostentatoire de richesse. Rue de Londres, dans le 9e arrondissement de Paris, nul logo sur la façade du bâtiment qui abrite le siège français du géant du Web. Hier, sous ses fenêtres, une centaine de militants communistes arboraient des pancartes « Google, payez vos impôts en France ! ». Rejoints par quelques adhérents du mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, ils se sont rassemblés plus d’une heure autour de la délégation du PCF, composée de son secrétaire national, Fabien Roussel, la députée européenne Marie-Pierre Vieu, les sénateurs Pierre Laurent et Fabien Gay, et Ian Brossat, tête de liste aux européennes. Le 4 janvier, Fabien Roussel avait adressé une lettre au directeur de Google France, Sébastien Missoffe, au sujet des 19,9 milliards d’euros de bénéfices transférés vers les Bermudes, une opération réalisée en toute légalité. « Ce racket est intolérable alors que les PME payent leurs impôts rubis sur l’ongle. Google doit payer ses impôts comme n’importe quelle entreprise ! » a déclaré le député du Nord. « Chaque année, ce sont 100 milliards d’euros qui partent en fumée. 1 000 milliards à l’échelle européenne. Cet argent est au final payé par les classes moyennes et les familles modestes. Le gouvernement impose les ménages à la source. Pourquoi ce ne serait pas possible pour les multinationales ? » explique également Ian Brossat.

« Ce sont des dizaines de milliards d’euros que nous devrions récupérer »

Les parlementaires communistes ont donc déposé hier matin une proposition de loi pour prélever à la source les bénéfices des multinationales, avant qu’ils n’échappent aux radars du fisc. « Cette loi s’articule autour d’un principe simple : les multinationales doivent payer leurs impôts là où elles réalisent leur activité, et non dans les paradis fiscaux comme c’est le cas actuellement, précise le secrétaire national du PCF. Si le terrain de jeu de ces multinationales est mondial, alors adaptons notre fiscalité ! Il est temps de les mettre au pas. Prélèvement à la source ! » Pas sûr que l’idée ravisse les dirigeants de Google, qui ont tout de même reçu la délégation près d’une heure. Pourtant, à la sortie de leur entrevue, Fabien Roussel l’assure : « Notre échange a été très constructif. Car ce sont les schémas d’optimisation fiscale qui existent dans l’UE qui sont utilisés par ces multinationales. Nous sommes même tombés d’accord sur cette question : oui, il est urgent de changer la loi. » « Carrément ? » interpelle une militante. « Eh oui, la direction de Google France est prête à appliquer la loi telle qu’elle serait prise dans notre pays. Aujourd’hui, ils utilisent les moyens légaux qui existent d’optimisation fiscale. »

En Europe, l’idée d’une taxe sur les Gafa, qui comprend les quatre géants du numérique (Google, Apple, Facebook et Amazon), semble loin de se concrétiser. Le 4 décembre 2018, les ministres européens des Finances ne sont pas parvenus à s’accorder sur une version, même édulcorée, du projet. Sans attendre un éventuel accord européen, sous la pression des gilets jaunes, le gouvernement a concédé, mi-décembre, la création d’une taxe sur les géants du numérique qui devrait rapporter 500 millions d’euros par an. « C’est peanuts ! estime Fabien Roussel. Ce sont des dizaines de milliards d’euros que nous devrions récupérer pour augmenter les salaires, développer les services publics. Cette annonce, c’est pour amuser la galerie et ne pas s’attaquer aux paradis fiscaux comme le Luxembourg, les Pays-Bas ou Malte. Stop aux paradis fiscaux ! Voilà l’un des enjeux des prochaines élections. »

Maud Vergnol
Justice fiscale. Les communistes reçus au siège de Google France (L'Humanité, 9 janvier 2019)
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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 06:24

Compte-rendu du conseil municipal du 8 janvier 2019

 

Début du conseil : 19h.

Cette séance avait pour objet d'installer le nouveau conseil par suite de la fusion des communes de Plouigneau et de Le Ponthou.

En tant que doyen du conseil, B. Le Vaillant préside la séance.

Le conseil municipal de la nouvelle commune est composé de l'ensemble des membres des conseils municipaux des deux communes fondatrices, soit 37 membres.

Seulement 30 conseillers sur 37 sont présents à ce conseil, ou ont donné pouvoir.

1° Compte rendu du conseil de Plouigneau du 13 décembre 2018:

J. Huon indique que pour les mêmes raisons que d'habitude (absence de réel compte-rendu des débats) l'opposition s'abstient sur ce point.

2° Election du maire

Mme Le Houérou est seule candidate au poste de Maire.

Elle recueille 24 voix, 6 bulletins sont blancs (ceux de l'opposition de l'ancienne commune de Plouigneau).

3° Election des adjoints

Mme Le Houérou propose de désigner 7 adjoints, l'effectif légal de la nouvelle commune pouvant aller jusqu'à 10, et indique vouloir passer au vote.

R. Héré lui fait remarquer que la proposition de 7 adjoints doit être validée par le conseil.

Mme le Maire soumet donc la proposition au vote. Celui-ci recueille 24 voix sur 30 (abstention de l'opposition).

Mme le Maire propose la liste suivante des candidatures d'adjoints :

B. le Vaillant, F. Nedellec, A. Autret, B.Picart, G.Guillou, A. Kerrien et JC.Billiet.

La liste recueille 24 voix sur 30 (abstention des 6 voix de l'opposition).

Il est à noter que cette liste ne comprend aucun élu de l'ancienne commune du Ponthou, et qu'il s'agit très exactement de la même liste des adjoints que celle présentée en 2014 par la majorité municipale de l'ancien conseil de Plouigneau.

4° prochain conseil

Des compétences peuvent être déléguées à des conseillers municipaux. Un prochain conseil est fixé au mardi 15 janvier à 19 H;

5° Divers

Mme Le Maire donne lecture de la charte de l'élu local.

J. Huon souhaite la bienvenue aux élus de Le Ponthou, en précisant que les désaccords que l'opposition de Plouigneau avait exprimés ne les concernait pas directement en tant que personnes, mais avaient trait avec la façon dont cette fusion avait été engagée et réalisée.

 

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 06:13
Éducation. Un « lien de confiance » renforcé pour mieux bâillonner les profs ?
Mercredi, 9 Janvier, 2019

La rédaction ambiguë de l’article 1 de la future loi Blanquer ouvre la possibilité de museler toute contestation des enseignants. Face à l’inquiétude grandissante de la profession, le ministre de l’Éducation nationale promet de réécrire son texte. Sans vraiment convaincre.

Devinette : quelle est la différence entre un professeur définitivement condamné par la justice pour agressions sexuelles sur mineurs et un enseignant qui, sur les réseaux sociaux, critique la politique de l’éducation, ses conditions de travail ou sa hiérarchie ? Aucune : ils sont tous les deux passibles de sanctions disciplinaires pour avoir porté atteinte au « lien de confiance » entre les citoyens et l’école. Délirant, ce parallèle a pourtant bien été fait par le ministère de l’Éducation nationale lui-même, dans l’étude d’impact de la loi « pour une école de la confiance », présentée en décembre en Conseil des ministres et débattue prochainement au Parlement. Et qui répond aujourd’hui, à tous ceux qui voient dans ce texte la manifestation d’une velléité de museler le corps enseignant, qu’il n’en est rien.

Un « devoir de réserve » qui n’existe pas

Pourtant, le projet de loi, dans sa rédaction actuelle, affirme dès son article premier que « par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation ». Juste une vague déclaration de principe ? Pas vraiment. L’étude d’impact du projet de loi, un document établi par le ministère à destination des parlementaires, explique que « le gouvernement souhaite inscrire dans la loi la nécessaire protection de ce lien de confiance qui doit unir les personnels du service public de l’éducation aux élèves et à leur famille ».

Pour étayer sa position, ce texte invoque une décision du Conseil d’État. Celui-ci y pointe « l’exigence d’exemplarité et d’irréprochabilité qui incombe aux enseignants dans leurs relations avec des mineurs, y compris en dehors du service » et l’atteinte portée « à la réputation du service public » d’éducation, pour confirmer la radiation d’un professeur… condamné pour agressions sexuelles sur mineurs. Mais l’étude d’impact ne se gêne pas pour étendre largement le champ des « faits portant atteinte à la réputation du service public ». « Les dispositions de la présente mesure pourront ainsi être évoquées » dans les cas où des enseignants « chercheront à dénigrer auprès du public par des propos gravement mensongers ou diffamatoires leurs collègues et de manière plus générale l’institution scolaire ».

Pour Francette Popineau, porte-parole du Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), « on peut le lire comme si toute expression des enseignants, notamment sur les réseaux sociaux, pouvait être sanctionnée ». Elle n’est, de fait, pas la seule à faire le lien avec la grande expression du mal-être des professeurs telle qu’elle s’est fait jour ces derniers mois, tout particulièrement par le biais des réseaux sociaux. On pense au hashtag #pasdevague, à travers lequel des milliers d’enseignants ont exprimé leur colère face au manque de soutien de l’institution quand ils se trouvent confrontés à la violence et aux difficultés multiples de leur métier. On pense aux stylos rouges, qui fédèrent une colère plus générale de la profession… On pense aussi à des affaires récentes (lire page 5), comme cette professeur d’anglais de Dijon qui avait publié, sur un site local d’information, une tribune où elle ironisait vertement sur l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron le 10 décembre. Convoquée au rectorat, elle s’est vue rappelée au « devoir de réserve » des fonctionnaires.

Interrogé mardi matin sur France Culture, Jean-Michel Blanquer a semblé manœuvrer en recul : « Je n’ai aucune intention de museler qui que ce soit », a-t-il martelé, s’engageant à « faire évoluer cet article 1 pour sortir de toute ambiguïté ». Mais il a en même temps répété : « Il y a un devoir de réserve, il existe déjà, donc je ne rajouterai rien à ce qui existe là-dessus. » Or… c’est faux. Fonctionnaires, les enseignants relèvent du statut de la fonction publique déterminé par la loi du 13 juillet 1983. Si celle-ci met noir sur blanc le respect de la laïcité, le « devoir de neutralité » et un devoir de discrétion professionnelle (c’est-à-dire ne pas dévoiler les informations qu’il détient) du fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, nulle trace d’un « devoir de réserve ». Et pour cause : Anicet Le Pors, le ministre communiste qui porta le texte à l’époque, expliquait lui-même dans une tribune publiée en 2004 que « l’obligation de réserve ne figure pas dans le statut » des fonctionnaires. Au contraire : la loi expose en son article 6 que « la liberté d’opinion (leur) est garantie ». « En définitive, rappelait alors l’ancien ministre, la question est plus politique que juridique et dépend de la réponse à une question simple : le fonctionnaire est-il un citoyen comme les autres ? (…) Est-il un sujet ou un citoyen ? »

C’est bien à cette « question simple » que doit désormais répondre Jean-Michel Blanquer, en toute clarté et en levant toutes les ambiguïtés, lui qui est souvent pointé pour la « verticalité » – si ce n’est l’autoritarisme – de sa gouvernance. Faute de quoi, les enseignants – et au-delà, l’ensemble des fonctionnaires – seront fondés à se demander si ce gouvernement n’a pas l’intention de remettre en cause leurs droits. À commencer par celui de penser librement et de l’exprimer… comme tout citoyen.

Olivier Chartrain
Loi Blanquer - Éducation. Un lien de confiance renforcé pour mieux bâillonner les profs ? (Olivier Chartrain - L'Humanité, 9 janvier 2019)
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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 18:07
Rentrée 2019: pas de vacances pour le gouvernement ! - Jeunes Communistes (MJCF)
Rentrée 2019: pas de vacances pour le gouvernement !

Aujourd’hui c’est la rentrée scolaire pour de nombreux jeunes à travers le pays. Cette rentrée est placée sous le signe de la lutte. Contrairement à ce qu’espérait le gouvernement, la mobilisation des gilets jaunes, comme celle des lycéennes et lycéens ne se sont pas éteintes avec les vacances.

2019 débute donc avec le président le moins populaire de toute la Vème République, et un gouvernement dont la politique est plus désavouée que jamais. Les raisons de la colère et de la mobilisation sont intactes, qu’elles soient relatives au pouvoir d’achat, à la justice fiscale, ou encore au droit à l’éducation. Face aux jeunes qui se mobilisent depuis des semaines, les réponses gouvernementales n’ont été jusqu’à présent que le mépris et la violence.

Pour les lycéennes et les lycéens, c’est donc la reprise des cours dans un contexte de manque de moyens, de sélection et dans la peur de ne pas pouvoir poursuivre leur parcours scolaire comme bon leur semble. La catastrophe Parcoursup se profile à nouveau, dont la première phase “Découvertes des formations” a ouvert le 20 décembre dernier. Des milliers de lycéennes et lycéens vont arpenter les allées des salons de l’orientation à la recherche d’un avenir à formuler par des voeux sur la plateforme dès la fin du mois. Ils et elles savent que cet avenir sera suspendu à l’arbitraire d’algorithmes au mépris de leurs aspirations. Dans le même temps, celles et ceux qui commencent le lycée vont expérimenter à leurs dépends la présélection injuste qu’introduit la réforme du bac.

Les lycéennes et les lycéens ont déjà largement exprimé leur refus de voir leur avenir sacrifié par un système inégalitaire et la mise en concurrence généralisée. Elles et ils ne comptent pas en rester là et de nouvelles dates de mobilisation sont déjà programmées pour cette semaine, à commencer par mardi 8 janvier.

Le Mouvement jeunes communistes de France appelle les jeunes à poursuivre et rejoindre massivement la mobilisation et sera partie prenante de toutes les initiatives sur l’ensemble du territoire.

Pour garantir le droit à l’éducation le Mouvement jeunes communistes de France exige l’abrogation de la loi ORE et de la réforme du bac, ainsi que :

  • L’accès pour toutes et tous aux formations publiques, sans autre condition que les diplômes requis.
  • La gratuité des formations pour toutes et tous, y compris du matériel demandé, tout ce qui est nécessaire à l’apprentissage doit être fourni.

Pour permettre à chacune et chacun de construire son avenir comme bon lui semble :

  • Un service public de l’orientation doté de moyens à hauteur des besoins, afin d’accompagner chaque jeune dans son parcours et dans ses choix.
  • Le droit au retour à la formation, car trop de jeunes sont contraints de sortir tôt du système scolaire sans pouvoir y revenir facilement s’ils le souhaitent. Nous revendiquons le droit à la formation tout au long de la vie.
Rentrée 2019: pas de vacances pour le gouvernement ! - Jeunes Communistes (MJCF)
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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 17:09
Capital: Avec un total de 431 milliards d'euros cette année, jamais les 100 plus grandes fortunes françaises n'ont amassé autant d'argent!

Ces données sont extraites d'un dossier de Capital, une revue tout sauf anti-capitaliste, daté de juillet 2018.

Les chiffres sont connus, publics, même s'il est difficile de les mesurer vraiment tant ils donnent le tournis, tant la domination des ultra-riches et des détenteurs du capital financier sur l'économie, la société, la politique, n'a jamais été aussi forte, eux qui vivent dans un monde peu imaginable pour l'homme ordinaire.

Imaginez-vous que l'an passé, l'augmentation de la fortune des 100 français les plus riches était déjà un record, avec un total de patrimoine s'élevant à 375 milliards d'euros. Et bien cette année, ça passe à 431 milliards d'euros, soit une hausse d'environ 15% en un an. 

Imaginez tous les salaires et minima sociaux qui augmentent de 15%, et pour 50% des Français ce ne serait pas un luxe, juste le moyen de vivre plus sereinement. 

1- L'homme le plus riche de France, Bernard Arnault (LVMH), a juste gagné 19 milliards d'euros supplémentaires en un an, grâce à la bourse et à la spéculation financière, à l'évasion fiscale et au contournement fiscal, aux lois qui protègent les intérêts des ultra-riches, mais aussi en bout de chaîne à l'exploitation des travailleurs: c'est le budget annuel alloué par l’État à la sécurité en France. Sa fortune a augmenté de 50% pour atteindre 56,99 milliards d'euros.   

2 - Le deuxième homme le plus riche de France, Mulliez ( Auchan), a une fortune de 45,5 milliards d'euros en augmentation de 12%. 

3- Mme Françoise Bettencourt-Meyers (L'Oréal) a une fortune de 36 milliards d'euros. 

4- Axel Dumas (Hermès) une fortune de 33 milliards d'euros en augmentation de 14%

5- François Pinault, l'ancien du bois, de l'achat-revente d'entreprise, de la spéculation sur le sucre, reconverti dans le luxe et le marché de l'art, a une fortune en augmentation de 73,6% en un an, atteignant 21,44 milliards d'euros.

6- la famille Dassault qui vend des armes meurtrières à l'ombre de l’État et finance les médias et partis de droite a une fortune de 20,41 milliards en hausse de 32%

10 - Emmanuel Besnier, du groupe Lactalis impliqué dans l'affaire du lait infantile contaminé une fortune de 7,6 milliards d'euros en hausse de 0,9%

11 - Vincent Bolloré, qu'on ne présente plus: 7,34 milliards d'euros, + 19,7% d'augmentation de sa fortune en un an. 

En 13e et 14e position, Xavier Niel et Patrick Drahi, magnats de la finance, de la téléphonie, et des médias, agents d'influence à leurs heures, avec 5,5 milliards chacun de fortune environ chacun. 

Bouygues n'est qu'en 22e position avec 3,43 milliards d'euros, mais une fortune qui augmente de 31,4%.

Seuls 14 des 100 plus riches familles françaises ont pu leur patrimoine (financier surtout, mais pas que, évidemment) baisser.

Bref, les 200 familles se portent bien, merci pour elles!

C'est aussi contre ces privilèges exorbitants des grands capitalistes que doivent se mobiliser tous les Français qui rêvent d'une société plus juste et qui ne consentent pas à la régression en termes de services publics, de protection sociale, de droits réels accordés à tous (éducation, santé, travail, culture, sport, accès à la prise en charge de la perte d'autonomie, petite enfance ...).

De l'argent, il y en a, il n'a jamais été aussi mal reparti depuis le début du XXe siècle, que ce soit au niveau mondial au national!

 

Affiche du PCF pendant le Front Populaire

Affiche du PCF pendant le Front Populaire

Affiche du PCF pendant le Front Populaire contre les soutiens capitalistes de l'extrême-droite

Affiche du PCF pendant le Front Populaire contre les soutiens capitalistes de l'extrême-droite

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 16:27

On savait que cet homme, Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation Nationale de la droite, était un bourgeois réactionnaire et néo-conservateur, mais on ne le croyait pas si extrémiste... 

  Voilà ce qu'on peut lire ce 8 janvier sur le site internet de France Soir. C'est hallucinant et cela traduit en tout cas le fait que la caste des privilégiés est sur les dents! :

" Les propos de l'ancien ministre de l’Éducation nationale risquent de faire polémique pendant un moment. Invité de Radio Classique lundi 7, Luc Ferry était interrogé sur son sentiment par rapport aux violences qui ont émaillé l'Acte 9 des Gilets jaunes où des gendarmes mobiles ont notamment été frappés par un ancien boxeur. Il a estimé que les forces de l'ordre devraient pouvoir ouvrir le feu sur les manifestants et appelé à faire intervenir l'armée".

"On ne donne pas les moyens au policiers de mettre fin aux violences. Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier... qu'ils se servent de leurs armes une bonne fois, écoutez, ça suffit!"

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 16:12
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Pierre Laurent, Ian Brossat, Fabien Gai, Fabien Roussel et Marie-Pierre Vieu étaient devant le siège de Google aujourd'hui à Paris pour dénoncer l'évasion fiscale des bénéfices du groupe.

Pierre Laurent, Ian Brossat, Fabien Gai, Fabien Roussel et Marie-Pierre Vieu étaient devant le siège de Google aujourd'hui à Paris pour dénoncer l'évasion fiscale des bénéfices du groupe.

Pierre Laurent, Ian Brossat, Fabien Gai, Fabien Roussel et Marie-Pierre Vieu étaient devant le siège de Google aujourd'hui à Paris pour dénoncer l'évasion fiscale des bénéfices du groupe

Pierre Laurent, Ian Brossat, Fabien Gai, Fabien Roussel et Marie-Pierre Vieu étaient devant le siège de Google aujourd'hui à Paris pour dénoncer l'évasion fiscale des bénéfices du groupe

Pierre Laurent, Ian Brossat, Fabien Gai, Fabien Roussel et Marie-Pierre Vieu étaient devant le siège de Google aujourd'hui à Paris pour dénoncer l'évasion fiscale des bénéfices du groupe

Pierre Laurent, Ian Brossat, Fabien Gai, Fabien Roussel et Marie-Pierre Vieu étaient devant le siège de Google aujourd'hui à Paris pour dénoncer l'évasion fiscale des bénéfices du groupe

Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices
Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices

Avec Fabien Roussel, les communistes mobilisés devant Google France pour la justice fiscale, le prélèvement à la source des multinationales qui font des bénéfices #PCF

À Paris , devant le siège de GOOGLE France pour exiger le paiement des 20 milliards d impôts.

Une délégation du PCF conduite par Fabien Roussel a été reçu.
Juste en face du siège, il y a un centre des impôts. Suffit de traverser la rue pour récupérer le pognon !

Nous avons rencontré la direction de Google pour lui demander de payer un impôt juste, comme toutes les entreprises françaises. Sur les 5 milliards d’impôts payés par GOOGLE dans le monde, 86% vont aux USA et 14% au reste du monde ! GOOGLE doit aussi payer des impôts en France et dans l’UE. Justice fiscale !

COMMUNIQUE DE PRESSE
 
"Google doit payer ses taxes et ses impôts dus en France" (Fabien Roussel)
 
Selon des documents rendus publics aujourd’hui, Google a fait transiter en 2017, 19,9 milliards d’euros vers les Bermudes, un paradis fiscal, via une société écran basée aux Pays-Bas. Cette pratique bien connue, qualifiée de « double sandwich », permet à la multinationale d’éviter de payer ses impôts sur les bénéfices considérables réalisés en Europe et aux États-Unis. Elle montre une nouvelle fois que les GAFA, ces géants américains du numérique qui brassent des milliards de dollars, s’appuient sur des failles juridiques béantes pour pratiquer l’évitement fiscal à haute dose, au détriment des États et des peuples.
 
Ce nouveau scandale démontre en fois de plus que la liste des paradis fiscaux française et européenne est nulle car elle n’empêche en rien ces montages d’optimisation fiscale.
 
Ces manœuvres représentent un manque à gagner considérable pour les
finances publiques. La fraude et l’évasion fiscale coute 1000 milliards d’euros à l’Union Européenne et entre 60 à 80 milliards d’euros à la France. Ce sont autant d’hôpitaux, d’écoles, de transports collectifs abandonnés faute de moyen.
 
Face à l’ampleur d’un tel fléau, il est urgent de réagir, sans faiblesse, sous peine de voir se déliter le principe fondateur du consentement à l’impôt.
 
Mardi midi, une délégation du PCF se rendra à Google France, 8 rue de Londres pour demander à rencontrer le Président de la multinationale américaine. GOOGLE doit respecter notre pays, nos lois et payer, comme toutes les entreprises françaises, les différents impôts et taxes dus en France. Indépendamment des failles de la législation française et européenne, il est inadmissible qu’une telle entreprise délocalise ses bénéfices dans des paradis fiscaux.
 
Il est urgent que la France se dote d’une véritable liste des paradis fiscaux au lieu de la liste bidon adoptée par la majorité gouvernementale et dans laquelle aucun des pays impliqués dans ce nouveau scandale n’apparait.
 
Il est urgent de taxer à la source les bénéfices de ces multinationales qui mettent leur siège dans des paradis fiscaux. Nous déposerons prochainement un texte de loi en ce sens.
 
Concernant les multinationales du numérique comme Google, il est urgent
de définir juridiquement leur présence digitale dans notre pays pour qu’ils s’acquittent enfin des même taxes et impôts que toutes les entreprises françaises. Des propositions existent dans ce sens.
 
Il faut agir et vite !
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
 
Paris, le 4 janvier 2019.

 

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 16:00
L'Europe assassine t-elle les services publics? - Soirée débat le 16 janvier avec Marie-Pierre Vieu, Ian Brossat, Christophe Prudhomme, Michel Jallamion...
"Au cœur des services publics, il y a la redistribution sociale et le principe d’égalité, c’est-à-dire le socle d’une société solidaire. L’actualité "gilets jaunes" témoigne de la colère et de la souffrance sociale qui grandit dès qu’on retire l’un ou l’autre. Il ne pourra y avoir une Europe des peuples sans une Europe des services publics."
Marie-Pierre Vieu, députée européenne communiste
 
 
Le mercredi 16 janvier 2019,
à partir de 19h,
 
Au Lavoir Moderne Parisien,
35, rue Léon 75018 Paris
 
 
Soirée - débats - tables-rondes
 
L'Europe assassine-t-elle nos services publics ?
 
Lors de cette soirée, sera présenté un audit des directives européennes de libéralisation des services publics afin de pouvoir opposer une expertise de terrain à la rhétorique libérale. Jamais auparavant n’avait été prise une telle initiative, faute de combattants. Pourtant il était temps d’engager le travail : l’actualité cheminote puis des hydrauliciens en lutte contre la cession des barrages au privé ont confirmé cette urgence. Grâce au soutien des députées européennes Marie-Pierre Vieu et Marie-Christine Vergiat, le groupe GUE/NGL a mené à bien ce projet qui sera rendu public lors de la soirée. Des débats seront organisés autour de la thématique.
 
Avec :
  • Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF
  • Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes
  • Pierre Bauby, chercheur en sciences politiques
  • Nicolas Matyzajik, sociologue
  • David Gobé, président de l'International Workers federation (ITF) section rail
  • Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, membre de la CGT-Santé
  • Michel Jallamion, président de la Convergence nationale des services publics
  • Gilles Leproust, maire PCF d'Allonnes
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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 06:26

CE QUE LES MOTS VEULENT DIRE !

invité sur les antennes de France Inter ( un de plus ) , le porte parole du gouvernement a cru bon de défendre le décret gouvernemental aggravant le contrôle des chômeurs .
Et d'expliquer qu'il s'agissait tout simplement de " LES INCITER A UNE VÉRITABLE RECHERCHE D'EMPLOI " .
Il aurait pu dire les " aider " à trouver un emploi puisqu'il paraît qu'il suffit de traverser la rue pour cela .
Mais non ! Il faut les INCITER en maniant le bâton s'il le faut car il est bien entendu que les chômeurs ne sont pas des " demandeurs d'emploi " vu qu'ils ne font aucun effort pour en trouver un .
Bien sûr aucune référence à la courbe du chômage désespérément plate depuis des années.
Aucun mot non plus pour la situation qu'elles et ils vivent au quotidien avec leur famille .
On voit bien là la morgue de ces gens et le mépris implicite que contient cette formulation. A noter ( mais y-a-t-il lieu de s'en étonner ? ) que les médias reproduisent sans état d'âme les mêmes mots .

OU IRAIT-ON SI , EN PLUS DE CIRER LES POMPES DU GOUVERNEMENT, IL FALLAIT SE PRÉOCCUPER DE LA DIGNITÉ DES PAUVRES.

Alain David 

7 janvier 2019

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 06:23
Soudan. Omar El Béchir, des armes et la charia
Mardi, 8 Janvier, 2019

Trente ans après sa prise de pouvoir, le président soudanais fait face à la colère du peuple. Le bilan est terrible : guerres civiles à répétition et pauvreté endémique.

Omar El Béchir… S’il fallait aujourd’hui donner un nom, un seul, à la crise que traverse le Soudan depuis le 19 décembre, celui du dictateur tiendrait probablement la corde. Trois semaines après le début des manifestations contre la hausse du prix du pain – Amnesty International parle de 37 morts lors de répressions –, le maréchal-président semble attirer sur lui tous les griefs d’un peuple exsangue, dont la colère se dirige désormais vers sa seule personne. Devant les appels répétés à la démission, les défenseurs du régime ne s’y trompent d’ailleurs pas, appelant dès demain à une contre-manifestation à Khartoum pour soutenir le « raïs soudanais », symbole vivant d’un système inepte et criminel né d’un putsch mené voici trente ans.

Ce jour-là, le 30 juin 1989, le palais présidentiel de Khartoum est pris d’assaut par une partie de l’armée. Sadiq Al Mahdi, le premier ministre élu trois ans plus tôt au sein d’une coalition gouvernementale fragile, est déposé sans coup férir. Le nom du chef des putschistes est alors incertain. Bientôt, les agences de presse évoquent un obscur colonel, un certain Omar El Béchir. Les faits d’armes de cet ancien parachutiste sont peu connus. On dit de ce fils de paysans modestes né en 1944 qu’il aurait combattu en 1973 dans les rangs de l’armée égyptienne contre Israël lors de la guerre du Kippour. Un prêté pour un rendu pour le futur maître du pays qui, à la fin des années 1960, avait fait ses classes à l’académie militaire du Caire.

La junte militaire dissous tous les partis politiques

L’arrivée au pouvoir de ce soldat sans grande envergure n’est cependant pas le fruit du hasard. Une autre figure de la dictature militaro-islamiste naissante émerge à la même époque. Hassan Al Tourabi, chef des Frères musulmans soudanais, est à la manœuvre. Profitant de sa position au sein du gouvernement de Sadiq Al Mahdi – il y fut tout à la fois ministre de la Justice et des Affaires étrangères –, le patron du Front islamique national pénètre aussi l’armée pour y trouver l’homme-lige lui permettant un jour d’accomplir son destin. Omar El Béchir doit être cet homme-là. Mais c’est sans compter le goût du pouvoir du petit colonel qui, en 1999, écarte le roué et gênant leader islamiste, qui désormais goûtera régulièrement aux geôles du pays.

Le système Béchir est alors bien huilé. Quelques années plus tôt, la junte militaire avait dissous les partis politiques. Avec une attention toute particulière pour le Parti communiste soudanais (PCS), le plus important d’Afrique. Ses militants ou simples sympathisants sont régulièrement arrêtés, torturés, tandis que les syndicats sont interdits. Le pouvoir impose aussi la charia. Omar El Béchir s’autoproclame premier ministre, chef des forces armées et ministre de la Défense, avant de devenir officiellement président de la toute nouvelle République islamique du Soudan le 16 octobre 1993. Connu pour avoir hébergé Oussama Ben Laden, le nouveau leader – de ce qui est encore le pays plus grand d’Afrique – est très vite considéré comme un parrain du terrorisme international. Les États-Unis inscrivent alors le Soudan sur une liste noire et, dès 1997, des sanctions économiques et commerciales touchent le pays.

Depuis lors, le maréchal-président et les différents triumvirats qui se succéderont à ses côtés par le biais du parti du Congrès national, sa propre formation politique, va s’accrocher au pouvoir par une stratégie des plus simples : diviser pour mieux régner. Omar El Béchir ne fera rien pour apaiser les dissensions entre le Nord musulman et le Sud animiste et des chrétiens. Quelques années plus tôt, en 1983, ces derniers se sont constitués en rébellion par le truchement du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM/A), mouvement d’obédience marxiste dirigé par John Garang.

La guerre civile permet au dictateur de justifier sa présence à la tête d’un pays en état d’urgence permanente. Mais, à l’aube des années 2000, le coût exorbitant de ce conflit fratricide le contraint à amorcer des négociations avec le SPLM. En 2005, un accord de paix (CPA) est signé avec les rebelles sudistes. Ce texte devait permettre de rebattre les cartes politiques du pays et aboutir à des élections générales, dont John Garang est favori. La mort de ce dernier quelques mois plus tard dans un accident d’hélicoptère change la donne. La feuille de route du CPA se transforme en un long et pénible compte à rebours : à la fin des années 2000, Béchir est réélu président lors d’un scrutin sans opposition, en contrepartie, deux ans plus tard, de la tenue d’un référendum d’autodétermination qui aboutira le 11 juillet 2011 à l’indépendance du Sud.

Un chef d’État sous mandat d’arrêt international

La perte est immense pour le régime. Plus de 70 % des revenus d’exportation du pays venaient en partie du pétrole pompé dans le Sud, mais dont aucune des régions périphériques ne voyait la couleur. Dans les années 2000, au Darfour et dans les régions du Kordofan et du Nil bleu, de nouvelles rébellions naissent, elles aussi réprimées dans le sang. El Béchir devient le premier chef d’État en exercice sous le coup d’un mandat d’arrêt international, émis en 2009 et 2010 par la Cour pénale internationale, pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide commis au Darfour. Un tableau d’honneur auquel s’ajoute désormais, dans le Soudan enclavé d’aujourd’hui, la répression des populations du Nord. En septembre 2013, des émeutes de la faim avaient embrasé tout le pays à la suite de la hausse du prix du pétrole et des denrées de base : plus de 200 morts, un millier de blessés et quelque 3 000 arrestations seront à déplorer. Cinq ans plus tard, la réplique est violente pour un pouvoir dont le règne, quoi qu’il advienne, tire désormais à sa fin.

Stéphane Aubouard
Soudan. Omar El Béchir, des armes et la charia (L'Humanité, 8 janvier 2019)
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