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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 20:29
Ouverture à la concurrence des trains Inter-Cités : un contre-sens historique !

Décidément, Macron et le gouvernement Philippe ont l’art du contre-pied, sinon du contresens de l’histoire. Alors que la question des services publics est au cœur du mouvement des Gilets jaunes, que des milliers de cheminots se sont mobilisés contre la réforme de la SNCF, ils ouvrent à la concurrence les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.

Les usagers du train n’ont pas besoin de concurrence pour que le service s’améliore et soit de meilleure qualité. Ce qui est nécessaire, c’est que l’État investisse dans les infrastructures, le matériel et les hommes afin de répondre aux besoins de la population. Aujourd’hui, il faut 1h30 de plus pour réaliser Nantes-Bordeaux qu’il y a 10 ans, par manque d’investissement de l’État. Rien qui puisse inciter à laisser sa voiture pour faire ce trajet.

François de Rugy, ministre de l’Écologie, devrait donc, de son côté, plus se soucier des investissements qui sont réalisés dans le ferroviaire que d’assurer de nouveaux profits à des opérateurs privés.

Les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon ont un vrai rôle d’aménagement du territoire, répondent aux besoins de déplacements quotidiens de salariés et de lycéens, tout comme elles assurent un lien inter-régional (1 million de passagers annuels).

Cette ouverture à la concurrence, à l’instar de l’exemple anglais, va se traduire par une augmentation progressive des tarifs et une dégradation du service, tout en permettant à des promoteurs privés de réaliser des profits. C’est un contresens quand, aujourd’hui, la Grande Bretagne renationalise ses trains à la demande de la population, devant l’inefficacité des opérateurs privés.

Nous refusons cette logique. Ce dont ont besoin nos populations, c’est d’un service public de qualité, qui assure la solidarité territoriale et d’un aménagement harmonieux, en y consacrant les moyens financiers nécessaires.

 

Cécile Cukierman, porte parole du PCF

Ouverture à la concurrence des trains Inter-Cités : un contre-sens historique ! - Cécile Cukierman, porte parole du PCF
Transports. Premières privatisations de lignes SNCF
Vendredi, 11 Janvier, 2019

La phase opérationnelle de la mise en concurrence des lignes Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux a été lancée jeudi par le ministère des Transports. Résultat de la réforme ferroviaire, la libéralisation se fait au détriment des usagers et des cheminots.

«A vis de préinformation pour la mise en concurrence des lignes Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon ». Par ces quelques mots introduisant un communiqué à en-tête, le ministère des Transports, jeudi, lancé la phase opérationnelle de l’ouverture à la concurrence du service public, pilier de la réforme ferroviaire que le gouvernement a fait passer en force en juin dernier. « Avec cette décision, l’État devient la première autorité organisatrice à s’engager dans le processus d’ouverture à la concurrence », se félicite même le ministère, qui précise « l’objectif d’un début d’exploitation en 2022 ». Les deux liaisons concernées sont des trains d’équilibre du territoire, TET, régies directement par l’État. Elles totalisent 1 million de voyageurs annuels pour un coût de 25 millions d’euros. En clair, « par cette annonce, le gouvernement signifie clairement et unilatéralement renoncer à garder la maîtrise de l’exploitation de ces lignes », résume la fédération CGT des cheminots des Pays de la Loire. Un désengagement déjà largement amorcé par le passage de nombreuses lignes TET dans le réseau TER, passant, dès lors, sous les responsabilités des régions. C’est le cas du Paris-Amiens-Boulogne, du Paris-Orléans-Tours ou encore du Clermont-Nîmes et du Paris-Rouen-Cherbourg.

Un contrat de service public pour l’opérateur qui remportera le marché

Dans cette course au tout-concurrence, nombre de régions se sont d’ailleurs déclarées favorables à une libéralisation anticipée, au premier rang desquelles Paca, qui a déjà lancé un appel à manifestation d’intérêt sur la gestion de ses lignes régionales.

Côté calendrier, l’État devrait publier « dans les prochains jours au Journal officiel de l’Union européenne » un avis définitif de préinformation. Une procédure d’appel d’offres s’ouvrira dès lors dans un délai de douze mois minimum, durant lequel, souligne le ministère, « tous les opérateurs candidats pourront faire valoir leurs atouts et propositions ». L’opérateur, SNCF comprise, qui remportera le marché sera alors lié à l’État par un contrat de service public.

L’État n’a pas choisi Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon par hasard. Ces deux lignes d’intérêt national « viennent de bénéficier d’un renouvellement complet de leurs trains », précise le ministère. Mais, pour la CGT, c’est l’état des voies qui pose question, singulièrement sur « l’axe Nantes-Bordeaux dont la régénération est à ce jour suspendue à une répartition des financements » entre l’État, les régions et les collectivités pour un montant total de 138 millions d’euros. « Sans travaux, quel opérateur, public ou privé, s’engagera dans l’exploitation de cette ligne alors que les temps de parcours (...) promettent d’être rallongés avec de nouvelles limitations de vitesse ? » interroge le syndicat, qui émet de « sérieuses craintes quant à la pérennisation de la desserte ».

« Les usagers du train n’ont pas besoin de concurrence pour que le service s’améliore et soit de meilleure qualité », martèle pour sa part le PCF, qui en appelle à ce que « l’État investisse dans les infrastructures, le matériel et les hommes afin de répondre aux besoins de la population ». Loin d’y répondre, ni à l’exigence d’un aménagement du territoire qui garantisse à tous l’accès aux transports, ce nouveau coup porté au service public ferroviaire s’inscrit, en sus, « à contresens de l’histoire », poursuit le PCF. Car, alors que de tous les ronds-points émerge depuis des semaines la revendication populaire d’un véritable service public, l’État choisi « d’assurer de nouveaux profits à des opérateurs privés ». Le tout, sans compter l’attaque sociale contre les cheminots qui, par décret du 26 décembre dernier, sont désormais dans l’obligation, sous peine de licenciement, d’accepter le transfert au nouvel opérateur.

Marion d’Allard
Ouverture à la concurrence des trains Inter-Cités : un contre-sens historique ! - Cécile Cukierman, porte parole du PCF
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 17:11
Ni oubli, ni pardon: Ian Brossat à la marche pour exiger la justice sur l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris: Sakine, Rojbin et Leyla
Ni oubli, ni pardon: Ian Brossat à la marche pour exiger la justice sur l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris: Sakine, Rojbin et Leyla

Il y a 6 ans, Sakine, Rojbin et Leyla étaient exécutées d'une balle dans la tête rue La Fayette, à Paris.
Nous marchons en leur mémoire. Nous n'oublierons pas et nous battrons jusqu'au bout pour que les commanditaires de ce crime soient condamnés.

Ian Brossat

 

Le 9 janvier 2013, trois militantes et féministes kurdes, Sakine CANSIZ, Fidan DOGAN et Leyla SAYLEMEZ sont sauvagement exécutées en plein cœur de Paris dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan par les services secrets turcs.

Le 9 janvier 2013, trois militantes et féministes kurdes, Sakine CANSIZ, Fidan DOGAN et Leyla SAYLEMEZ sont sauvagement exécutées en plein cœur de Paris dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan par les services secrets turcs.

Appel à signatures
Manifestation 12 janvier 2019 
Paris Gare du Nord, 10h30
 

 Triple féminicide : SAKINE-ROJBIN-LEYLA assassinées en 2013 à Paris

L’impunité doit cesser !

 

 Le 9 janvier 2013, trois militantes et féministes kurdes, Sakine CANSIZ, Fidan DOGAN et Leyla SAYLEMEZ sont sauvagement exécutées en plein cœur de Paris dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan par les services secrets turcs.

Notre colère et notre douleur sont intactes. Nous condamnons leur assassinat tout en renouvelant nos protestations contre les institutions françaises et les gouvernements successifs qui n’ont toujours pas agi pour que justice soit rendue alors que les auteurs et les commanditaires sont connus.

Depuis 6 ans, le peuple kurde et leurs ami(e)s se  battent pour que la vérité éclate et que le rôle joué par le gouvernement turc apparaisse au grand jour.  Le 17 décembre 2016,  la mort de l’assassin présumé empêche le  procès qui était prévu le 23 janvier 2017 d'avoir lieu devant la Cour d’assise. Ce procès aurait dû avoir lieu bien avant si la justice française avait été plus diligente, si elle avait pris en compte le caractère politique de se crime et la gravite de l'état de santé de Güney, connu dès son arrestation. En différant la tenue de ce procès, la France a manqué une occasion cruciale de juger, enfin, un crime politique commis sur son territoire.

Cette attaque inhumaine à l’encontre des trois militantes et féministes kurdes, Sakine CANSIZ, Fidan DOGAN et Leyla SAYLEMEZ est une attaque contre le courage et l’existence de toutes les femmes. 

Nous savons que ce meurtre et l’impunité dont a bénéficié l’assassin et dont bénéficient toujours les commanditaires du crime sont des attaques contre le combat des femmes pour la liberté, l’égalité, la justice et la démocratie.

Nous savons que toutes les violences contre les  femmes sont politiques et idéologiques.

A travers Sakine, Rojbin et Leyla nous commémorons toutes les femmes qui ont été assassinées de Dulcie SEPTEMBER à Berta CACERES du Honduras, à Marielle FRANCO  d’Argentine par un ordre patriarcal à travers toutes sortes de violence masculine, de guerre, terreur étatique, d'occupation et d'exploitation.

C'est leur mémoire qui suscite notre volonté inébranlable de mettre fin au féminicide.

Nous lançons un appel à toutes les femmes à participer à la grande marche contre l impunité  et pour que justice soit enfin rendue à Sakine ,Rojbin et Leyla

Trois femmes, trois génération,3 militantes de la paix, assassinées à Paris, l’impunité ne doit pas triompher !
Féminicide, l'impunité doit cesser!!!

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 17:00
Ils n'ont pas honte: Luc Ferry appelle à tirer sur les manifestants (Maud Vergnol, L'Humanité, 10 janvier 2019)
Ils n’ont pas honte !. Ferry appelle à tirer sur les manifestants
Jeudi, 10 Janvier, 2019

l’ancien ministre a invité les policiers à « se servir de leurs armes » pour « mettre fin » aux violences dans les manifestations de gilets jaunes.

Bile en tête, le multirécidiviste de la bavure Luc Ferry s’est encore une fois dépassé. Alors que les provocations et la dérive autoritaire du gouvernement attisent les violences, le fondé de pouvoir, qui sévit dans les colonnes du Figaro, n’a rien trouvé de mieux que d’appeler la police à faire usage de ses armes. « Quand on voit des types qui tabassent à coup de pied un malheureux policier par terre, que les policiers se servent de leurs armes une bonne fois ! » a déclaré lundi l’ex-ministre sur Radio Classique. « On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies ! », a même tranché Luc Ferry. « Mais il y a un risque… » lui rétorque le journaliste. « Et alors ? », répond Ferry. Oui, vous avez bien lu. Tuer des manifestants… et alors ? Quand les privilèges sont attaqués, aux grands maux les grands remèdes ! Et Luc Ferry a beau être un fin lettré, sa haine de classe surgit toujours avec une vulgarité écœurante. Ainsi avait-il infligé, par principe, un « QI de bulot » au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. « Si on supprimait les 15 % de quartiers pourris en France, avec des établissements dans lesquels il y a 98 nationalités, eh bien nous serions classés numéro 1 à Pisa », avait déjà osé le roi de la finesse en décembre 2017. Évidemment, si tout le monde habitait à Neuilly, ce serait plus simple. Et si les gilets jaunes pouvaient tous se tenir au chaud derrière les barreaux, ou dans des caveaux, Luc Ferry se sentirait plus rassuré. Alors, bien sûr, comme à chacune des polémiques qu’il suscite, le philosophe explique qu’il « ne voulait pas dire ça », avant de fustiger la « bien-pensance », un leitmotiv partagé avec son frère jumeau Alain Finkielkraut. « Je demande simplement que les policiers puissent se servir comme ils le demandent de leurs armes NON LÉTALES quand CERTAINS cherchent carrément à les tuer. Clair ? », a-t-il tenté de se justifier hier. Oui, oui… très clair.

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:45
L’Irlande en révolutions - Olivier COQUELIN invité du PCF Pays Bigouden samedi 12 janvier 2019, Pont L'Abbé, 10h30

Olivier Coquelin présentera et dédicacera son ouvrage

samedi 12 janvier 2019 à partir de 10 h 30

Maison du PCF 9 square de la Madeleine

à Pont-l’Abbé

 

Olivier COQUELIN vient de publier un nouvel ouvrage : « L’Irlande en révolutions – Entre nationalismes et conservatismes: une histoire politique et sociale (18e-20e siècles) ».(Editions SYLLEPSE)

 

Pour comprendre les particularités de l’Irlande contemporaine, l’auteur nous invite à un voyage dans une histoire des revendications émancipatrices du peuple irlandais.

La partition de l’île d’Irlande, qui perdure à ce jour, fut l’une des conséquences de la Révolution de 1916-1923. Inachevée, la rupture avec l’ordre ancien contribua surtout à renforcer le pouvoir des forces conservatrices, à l’œuvre des deux côtés de la frontière.

Pareil phénomène oblige à s’interroger sur la nature même des mouvements politiques (révolutionnaires comme constitutionnels) et sociaux (agraires comme ouvriers) irlandais qui se réclamèrent du nationalisme, à partir du siècle des Lumières.

Dans quelle mesure se faisaient-ils les partisans de desseins progressistes dans la perspective d’une Irlande indépendante, autonome ou maintenue dans le giron britannique ?

 

Olivier Coquelin est enseignant à l'Université de Caen et membre associé du Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) et du Groupe de recherche en études irlandaises (GREI).

Il a codirigé (avec Patrick Galliou et Thierry Robin), Political Ideology in Ireland : From the Enlightenment to the Present (Cambridge Scholars Publishing, Newcastle, 2009).

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:38
Signez la pétition lancée par le PCF Finistère contre la disparition de la poste à La Forêt-Fouesnant, pétition lancée par les copains du PCF Fouesnant. Faites la tourner autour de vous!
 
ci joint le lien vers la pétition contre la fermeture de la poste à la forêt-fouesnant.
On peut le diffuser sur les réseaux.

Je demande à ce que la poste reste à la Forêt-Fouesnant, dans les conditions actuelles,de localisation, de fonctionnement et d'ouverture ; ainsi que les services de « La Banque Postale ».
Je demande l'abandon du projet de supprimer ce service public dans cette commune, pour le bien des habitants et des commerçants locaux.

La destruction des services public continue, et nous touche directement. La poste abandonne ses services dans la commune. Elle entend conclure un partenariat avec la mairie pour conserver, à moindre frais, un service minimum. La mairie semble se satisfaire de cette proposition et cherche donc à installer le remplacement du service public par la mise en place de nouveaux locaux, une permanence réduite aux demi-journées, et un salariat municipale à mi-temps. Félicitations !!!!

Le service public disparaît, les locaux actuels restent inoccupés, les salariés restent le problème de la poste et les forêstois (ses) mettent la main au porte-monnaie. Ainsi supprime-t-on un service public, des salariés, et les activités pour les faire peser sur le privé (nous). La poste soutiendra ce transfert en versant ce qui représentait le loyer (env. 1000€) tous les mois et une partie des frais de délocalisation. La banque postale disparaît de la commune et il faudra aller voir ailleurs pour parler « sous ».

La population vieillissante, les habitants non véhiculés, verront disparaître la banque postale si nous ne luttons pas contre, surtout qu'aucune solution collective n'est proposée par la commune sur les déplacements intercommunaux.

Nous vous appelons à résister pour empêcher la disparition de ce dernier service public dans notre commune !!!

Signez la pétition du PCF Finistère contre la fermeture de la Poste à La Forêt-Fouesnant
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:35
 La section du Pays de Brest du PCF  se félicite des mobilisations prévues ce samedi  : marche pour le climat , action des gilets jaunes pour la justice sociale. Qu’elle s’exprime en gilets jaunes, en stylos rouges , en robes noires, en blouses blanches, dans les entreprises ou sur les ronds-points, la colère qui s’exprime est aussi la nôtre et nous avons été, tout au long de l’année 2018, aux côtés des retraités, des blouses blanches de la santé, des cheminots, des lycéens, des agriculteurs, des robes noires de la justice, des salarié·es qui défendent leur emploi, de ceux et celles qui se battent pour le service public de l’énergie, des transports, de la santé... Pour le capitalisme, mondialisé et financiarisé, la nature à un prix dont il doit tirer un bénéfice immédiat. Avec son productivisme allié au consumérisme il accélère la crise climatique à laquelle il confronte les peuples.
 
57,4 milliards d’euros ont été dépensés en dividendes et rachats d’actions, l’année dernière, par les 40 plus grandes sociétés cotées en Bourse en France, établissant un nouveau record absolu. Les salariés et l’investissement sont les grands perdants de ces choix financiers.
 
5 milliards d’euros de CICE versés aux grandes entreprises françaises, dont celles du CAC 40 qui affichent des dividendes records. C’est un gâchis immense d’argent public !
 
Depuis 2012, le PDG de Renault Carlos Ghosn n'est plus résident fiscal en France mais à Amsterdam. Il serait intéressant de savoir où résident fiscalement les PDG des entreprises du CAC40 et celles dont l’état est actionnaire ! Le gouvernement est en train de taxer à la source les ménages, pourquoi ce ne serait pas possible pour ces multinationales?
 
Face à ces scandales le PCF  appelle le gouvernement et le Président de la République à changer le cap de leur politique. Il appelle nos concitoyen.ne.s à manifester pacifiquement en ce sens. Il condamne la volonté de vouloir   casser un mouvement en criminalisant celles et ceux qui résistent.  Les élu.e.s et militant.e.s communistes seront mobilisé.e.s pour faire valoir la nécessité de vraies mesures en faveur du pouvoir d'achat. 
 
Aux côtés des citoyen.ne.s mobilisé.e.s, les communistes sont déterminé.e.s à faire progresser les mesures suivantes :
 
- Hausse du Smic de 200€ net et augmentation des pensions de retraites
 
- Ouverture des négociations salariales dans le public comme dans le privé
 
- Rétablissement de l'impôt sur la fortune
 
- L'application de l'égalité salariale femmes/hommes 
 
Aujourd'hui, les gilets jaunes, stylos rouges,robes noires, blouses blanches, cols bleus, marcheurs pour le climat portent un espoir pour le pays. Leur mouvement est celui de la dignité.
 
 
 
PCF Section du Pays de Brest
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78
@ : pcf_brest@yahoo.fr
Communiqué de la section PCF de BREST: Qu’elle s’exprime en gilets jaunes, en stylos rouges , en robes noires, en blouses blanches, dans les entreprises ou sur les ronds-points, la colère qui s’exprime est aussi la nôtre
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:29
A propos de la revendication de référendum d'initiative populaire - par Fabien Roussel, 11 janvier 2019

À PROPOS DE LA REVENDICATION DE RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE POPULAIRE
L’une des revendications du mouvement des « Gilets jaunes » porte sur la possibilité de
« référendum d’initiative citoyenne ». Elle est devenue l’un des principaux débats politiques
du moment. Il est donc utile de rappeler la position du Parti communiste français sur cette
question.
Le PCF se bat depuis des décennies en faveur d’une « démocratisation permanente de la
République », d’une VI° République permettant de sortir du présidentialisme et des dérives
antidémocratiques que nourrit la V° République.
Il se prononce, dans ce cadre, pour l’élargissement des droits et libertés des citoyens, pour
une démocratisation profonde des mécanismes de représentation, pour de nouveaux droits
d’intervention des salariés à l’entreprise comme dans la vie économique et sociale, pour
donner au plus grand nombre des moyens nouveaux de participer au débat public et de
concourir directement à la formation de la loi.
Dans le programme « La France en commun » de 2017, il était ainsi proposé : « Pour que les
citoyens puissent reprendre la main, il faut en finir avec les pouvoirs exorbitants du président
de la République sur l’ensemble de nos institutions, incompatibles avec la démocratie réelle,
redonner la primauté au Parlement et gagner de nouveaux pouvoirs d’intervention des
citoyens… »
C’est dans ce cadre que le PCF défend la proposition du « référendum d’initiative populaire ».
En juin-juillet 2018 encore, les parlementaires communistes et le PCF, intervenant contre le
projet de révision constitutionnelle d’Emmanuel Macron, ont notamment avancé l’idée que
500 000 électeurs puissent porter, et faire soumettre à référendum, une proposition de loi
traitant de l'organisation des pouvoirs publics, de réformes relatives à la politique
économique, sociale ou environnementale ainsi que des services publics qui y concourent, ou
de la ratification de traités pouvant avoir des incidences graves sur la vie collective.
En clair, la démarche défendue par notre parti vise évidemment à conquérir de nouveaux
droits, non à remettre en cause de grandes conquêtes démocratiques ou acquis sociaux, tels
l’abolition de la peine de mort, le droit à l’interruption volontaire de grossesse, ou l’avancée
que représente le mariage pour tous.
Cette démarche cherche à favoriser la plus ample délibération citoyenne. Celle-ci est le
meilleur moyen de faire progresser la démocratie, et elle est donc la meilleure garantie contre
les régressions réactionnaires. La campagne pour le « non » de gauche au projet de Traité
constitutionnel européen, en 2005, en a fait l’éclatante démonstration, lorsqu’elle a déjoué les
tentatives d’instrumentalisation du référendum par l’extrême droite. Certes, le verdict
populaire a ensuite été bafoué par les pouvoirs en place, qui ont fait passer par le Parlement ce
que les électeurs et électrices avaient rejeté dans les urnes. Cela prouve qu’à elle seule une
mesure comme le référendum d’initiative populaire ne suffit pas à rétablir la souveraineté des
citoyens, un changement global du cadre institutionnel s’impose. La leçon qu’il faut en tirer :
il n’y a pas de grands changements progressistes sans la mise en mouvement du peuple et sans
qu’il s’approprie le débat démocratique.
Dans le débat public, la menace est aujourd’hui brandie, en particulier par les soutiens du
pouvoir ou dans les médias, d’une utilisation de l’arme référendaire pour rétablir la peine de
mort ou revenir sur le mariage pour tous. Outre que ces questions ne sont actuellement
défendues par aucun porte-parole des « Gilets jaunes », le droit au référendum d’initiative
populaire, tel que le revendique notre parti, s’inscrit dans le cadre des grands textes
garantissant les droits humains et sociaux fondamentaux : de la Déclaration des droits de 1789
à la Déclaration universelle de 1948, en passant par les principes républicains énumérés après
la Libération dans le préambule de la Constitution, et par toutes les conventions codifiées par
l’Organisation internationale du travail.
Dans cet esprit, des référendums d’initiative populaire seraient précieux pour renforcer les
protections sociales ou les services publics mis en cause par les traités libéraux européens,
pour battre les accords de libre-échange négociés par les gouvernements dans le dos des
peuples, ou encore pour renforcer les garanties civiques et constitutionnelles des personnes
victimes de campagnes discriminatoires, racistes, sexistes, ou LGBTI-pbobes.
Nous ferons dans les prochaines semaines des propositions plus générales sur le nécessaire
renouvellement de la démocratie dans notre pays, démocratie représentative comme
démocratie directe, que nous n’opposons pas et que nous voulons développer toutes les deux.
Fabien Roussel,
Secrétaire national

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:16
Eurovision 2019: pas au pays de l'apartheid! Pas en Israël!

Le PCF soutient l'appel initié par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens qui s'inscrit dans le cadre de la campagne européenne contre la tenue de l'Eurovision 2019 en Israël.

En 2019, le concours de l’Eurovision devrait se dérouler à Tel-Aviv en Israël.

Ce pays vient de voter une loi, dite « loi de l’État-Nation du peuple juif ». Cette loi, à valeur de constitution, n’accorde pas les mêmes droits aux Israéliens selon qu’ils sont Juifs ou non-Juifs. Israël, à la colonisation, l’occupation des terres palestiniennes et les massacres à Gaza, ajoute désormais l’officialisation de l’Apartheid dans sa propre population.

L’Eurovision est suivie par des millions de téléspectateurs dans la zone européenne de radiodiffusion. Comment imaginer que celui-ci puisse se passer dans un pays qui vient ainsi de promulguer l’apartheid ?

Il ne s’agit ni de priver les artistes qui le souhaitent de la possibilité de participer à ce concours, ni de priver des millions de téléspectateurs de le suivre.
Mais celui-ci ne peut pas, ne doit pas, se dérouler en Israël !!!

Il est encore temps !

France Télévision, partenaire majeure de l’Eurovision, doit convaincre celle-ci de chercher un autre pays organisateur et annoncer dès maintenant qu’elle n’enverra pas de candidat français si l’Eurovision était maintenue en Israël !

C’est pourquoi,

- Nous acteurs de la scène française, chanteurs, musiciens, techniciens, refusons de jouer, chanter, danser dans de telles conditions, et appelons les candidats de « Destination Eurovision 2019 » à refuser d’aller à Tel-Aviv et l’annoncer dès maintenant,

- Nous citoyens soutenons la démarche des artistes français qui refusent l’apartheid, et exigeons de France Télévision qu’elle fasse tout pour trouver une autre destination et annonce en tout état de cause ne pas envoyer de candidat français si l’Eurovision devait se dérouler en Israël.

Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la campagne européenne contre la tenue de l’Eurovision 2019 en Israël qui a déjà reçu le soutien de nombreux artistes de toute l’Europe.

Organisations soutenant l’appel initié par le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens et BDS-France :

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - AFD International - AILES Femmes du Maroc - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne BDS France - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Droit-Solidarité - Ensemble ! - Europe Écologie les Verts (EELV) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) -Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Forum Palestine Citoyenneté - Génération Palestine - La Courneuve Palestine - le Mouvement de la Paix - les Femmes en noir (FEN) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Organisation de Femmes Égalité - Parti Communiste Français (PCF) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti de Gauche (PG) - Parti de l’émancipation du peuple - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Socialistes pour la Paix (SPP) - Sortir du colonialisme - Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES/FSU) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 15:00
Par

De 1922 à 1944, le noyau dirigeant du capital financier opta pour une formule fasciste de gestion directe du pouvoir. Son plan connut un début d’exécution à l’ère Daladier - Reynaud (avril 1938-juin 1940), où la liquidation de fait des institutions parlementaires aligna la France sur le modèle pré-hitlérien allemand (mai 1930-janvier 1933). L’objectif fut pleinement atteint de l’été 1940 à l’été 1944 où, sous la protection de l’occupant allemand et l’apparente houlette de Pétain, Darlan et Laval, le capital financier assura directement le gouvernement de la France.

Le plan d’assassinat de la République par le noyau dirigeant du capital financier

La solution fasciste est couramment décrite comme « contre-révolution préventive » contre un péril rouge qui aurait épouvanté les classes dirigeantes, notamment en Italie et en Allemagne (Pierre Milza, Les fascismes,1991). De fait, après leurs rudes émotions de 1917-1919 (1920 au plus tard), celles-ci perçurent partout, France incluse, que la révolution n’aurait hors de Russie aucune chance à court ou moyen terme. Si haïe et « assiégée », de sa naissance à sa mort, qu’eût été la « forteresse » soviétique, ce n’est pas le péril révolutionnaire qui incita le noyau dirigeant du capital financier à abattre des structures politiques qu’il contrôlait pourtant presque autant que l’économie. La Banque de France, club de la haute banque privée, exerçait en effet depuis sa naissance (1802) – cadeau de Bonaparte aux bailleurs de fonds de son coup d’État du 18 brumaire – un pouvoir dictatorial sur tous les gouvernements, monarchique, impérial ou républicain, par l’octroi ou le refus de ses « avances ». « Rois, parlements, presse, […] armée, Église […] meilleurs élèves des grandes écoles », etc., trancha un observateur de 1942 ou 1943, sont « depuis un demi-siècle complètement passés sous le contrôle du haut patronat. [L]es hommes politiques, les ministres, les vénérables des loges et les secrétaires de syndicats, cela ne pèse pas lourd devant le Comité des Forges et le Comité des houillères », qui, avec « les “Deux Cents Familles” » [les 200 plus gros actionnaires de la Banque de France], achètent « la moitié des hommes publics importants ». La longue liste des secteurs par eux contrôlés s’achevait sur le rejet, d’apparence provocatrice, du distinguo entre « démocraties » et États fascistes : « L’État d’aujourd’hui n’est rien devant les trusts. Ni l’État de Lebrun [président de la République depuis 1931], de Daladier, de Paul Reynaud [présidents du Conseil d’avril 1938 à juin 1940], ni l’État de Pétain ni de Laval ni ceux de Mussolini, de Hitler ou de Roosevelt. Derrière tous les rois, chefs d’État et ministres, il y a le haut patronat, dont le public ne connaît pas les chefs, qui n’aiment pas à se faire connaître » (rapport reproduit par les RG de la Sûreté nationale, août 1943).

Pourquoi donc ce « haut patronat français » décida-t-il, si peu après sa si fructueuse victoire de 1918, de balayer une république aussi bonne fille que l’était le nouveau régime pour son homologue allemand ? Seulement par haine des Soviets, auxquels il ne pardonnait pas de lui avoir « fermé l’accès des matières premières » de l’ancien empire : « l’or, le fer, le cuivre, le charbon, le pétrole, etc. », seule vraie « patrie [du…] haut patronat international » ? Malgré l’obsession antisoviétique des vrais décideurs français de l’entre-deux-guerres, « Moscou » n’explique pas seule le « plan d’action […] pour la France » qu’ils conduisirent autour du noyau de « ce que l’on appel[ait] les “Deux cents familles” ».

L’organisation d’une « synarchie »

Une douzaine de personnes s’organisèrent en 1922 en club politique, autoqualifié de « synarchie », pour liquider la république. Car, si obligeante que fût celle-ci, elle n’allait jamais assez vite en besogne, entravée par les moyens de défense des détenteurs de revenus non-monopolistes, ouvriers, fonctionnaires, paysans, petite bourgeoisie capitaliste, partis ouvriers ou de « gauche », syndicats, parlement, dont les décisions, lentes et trop molles, faisaient perdre tant de temps et d’argent. Certes, les bailleurs de fonds patronaux faisaient élire et guidaient de nombreux députés et la quasi-totalité des sénateurs. Mais l’obligation pour ces élus de se faire réélire ralentissait leur exécution de « l’assainissement financier », maître mot de la Banque de France, synonyme de verrouillage de tous les revenus autres que ceux de la haute banque et de la grande industrie.

Ce cénacle financier, grand prêteur à l’Italie, qu’il avait entraînée contre son gré dans la guerre récente, prônait pour ce gros débiteur une formule politique à poigne. Elle seule contraindrait le peuple italien à accepter les conditions impitoyables du remboursement dictées depuis la fin du conflit, solution que les créanciers internationaux, français inclus, firent triompher avec Mussolini fin octobre 1922. « Le haut patronat » français, comme tous ses pairs, britanniques et américains inclus, ne cessa d’exalter le modèle italien avant de trouver (en 1933) la formule politique, meilleure encore, adaptée au règlement de l’énorme « dette [extérieure] » allemande.

« Les milieux financiers rêvaient d’un nouveau système de “synarchie”, c’est-à-dire de gouvernement de l’Europe selon les principes fascistes par une fraternité internationale de financiers et d’industriels. »

Quand la synarchie se fonda, elle était dominée (et le resta) par « la banque Worms, […] grande organisatrice des gouvernements de Vichy », par le mystérieux « groupe de Nervo », employeur de Du Moulin de Labarthète (financier des ligues fascistes de l’entre-deux-guerres puis chef du cabinet civil de Pétain), par la Banque d’Indochine et par l’industrie lourde (avec Peyerimhoff, chef du Comité des Houillères), et des obligés du Comité des Forges dominé par François de Wendel et Schneider. Ces gens financèrent et guidèrent, 1° toutes les ligues fascistes, liées à l’Action française, matrice du fascisme née de la lutte contre Dreyfus, puis 2° la Cagoule dans laquelle, sans disparaître, elles se regroupèrent depuis le tournant de 1935. Leurs ligues essaimaient depuis la victoire fugace, en avril 1924, du Cartel des Gauches du radical Édouard Herriot, qui avait promis l’impôt sur le capital et la laïcité en Alsace-Moselle, mais capitula d’emblée devant le Mur d’Argent.

Dans les années 1920, la synarchie, banque Worms en tête, reine de cette spécialité, conquit et forgea le personnel indispensable au bon fonctionnement de sa future dictature : issu de l’École libre des Sciences politiques, inspection des Finances en tête, sans préjudice du Conseil d’État, et des grandes écoles, Polytechnique au premier chef sans oublier l’École normale supérieure et l’École centrale, ce personnel fournissait déjà les cadres de l’État – et, du côté de l’inspection des Finances, ceux de la haute banque –, après un stage étatique plus ou moins bref. Ces hauts fonctionnaires civils issus d’un sérail dominé par « Sciences Po », et les généraux cléricaux et factieux, détestaient la république et « ne la serv[ai]ent qu’à contrecœur », déplora Marc Bloch dans son Étrange Défaite de 1940.

Le noyau économique dirigeant de la synarchie s’étoffa dans les années 1930. Il était surtout constitué de hauts lieutenants du grand capital, que « le public » ne connaîtrait (si peu) que comme ministres ou assimilés sous Vichy : dans la petite cinquantaine de noms du « rapport sur la synarchie » d’Henri Chavin (un des prédécesseurs de René Bousquet au secrétariat général à la police) de juin 1941 figurent ces non-élus devenus gouvernants, presque tous liés à la banque Worms : tel son directeur général, l’inspecteur des Finances Jacques Barnaud, mais aussi Pierre Pucheu (ancien normalien devenu « directeur des services d’exportation du Comptoir sidérurgique de France et administrateur des Établissements Japy »), François Lehideux (directeur général de la Société anonyme des Usines Renault), Jean Bichelonne (X-Mines, « sorti major de Polytechnique », directeur général de « la Société métallurgique Senelle-Maubeuge »), le polytechnicien Jean Berthelot (ancien chef de l’exploitation du réseau ferré (Paris-Ouest), un des dirigeants de la SNCF, fief synarchiste, sous l’Occupation), les inspecteurs des Finances Jacques Guérard (porté en 1938 à la tête des assurances Worms, administrateur de Japy) et Paul Baudouin (directeur général puis président de la Banque d’Indochine), etc. ; et, seul à n’avoir pas « pantouflé », l’inspecteur des Finances Yves Bouthillier, pilier de l’administration des Finances puis son ministre auprès de Reynaud puis de Pétain.

« Le noyau économique dirigeant de la synarchie s’étoffa dans les années 1930. Il était surtout constitué de hauts lieutenants du grand capital, que “le public” ne connaîtrait (si peu) que comme ministres ou assimilés sous Vichy. »

Un fort ralliement de « gauche » à Pétain

La crise aiguisa la « stratégie du choc » (Naomi Klein) contre les salaires et autres revenus pesant sur le niveau des profits. Elle aviva l’impatience de la synarchie à l’égard du régime, qui décidément l’importunait : ainsi quand, à l’été 1931, il fallut attendre quelques semaines que l’État, même avec le docile Flandin aux Finances, acceptât de prendre à sa charge (celle du contribuable) les coûteuses décisions de la Banque de France sur le règlement de la dette extérieure allemande. Elle l’obligea aussi à étendre son recrutement au-delà des grandes écoles, condition nécessaire pour séduire une partie des masses radicalisées. Elle puisa de notables soutiens dans la gauche anticommuniste, politique (SFIO et radicaux), syndicale (CGT de Jouhaux), franc-maçonne : c’est cet efficace travail de sape qui explique un fort ralliement de « gauche » à Pétain ; mais il est si méconnu de ceux qui négligent les archives originales qu’ils opposent une gauche largement antisémite et « collabo » à une droite vichyste patriote et résistante (comme dans les thèses de Simon Epstein).

De ce volet du recrutement témoignent deux personnages importants, tant avant-guerre (surtout pour le premier) que sous l’Occupation : le socialiste Charles Spinasse, qui apporta au chef idéologique des synarques, Jean Coutrot, autre employé de la banque Worms, un sérieux coup de main dans l’investissement de l’appareil d’État quand son ami Léon Blum en fit, en 1936-1937, son ministre de l’Économie nationale ; et le socialiste et syndicaliste CGT René Belin, lieutenant-successeur du secrétaire général Jouhaux, que son traitant depuis le début des années 1930, Jacques Barnaud, transforma en potiche ministérielle sous Vichy. L’effort aboutit même à la conquête d’un des dirigeants du PCF, Jacques Doriot, qui, espéraient ses mentors, pourrait (en apparence) diriger un parti de masse fasciste : en liaison avec les futurs occupants, fort intéressés à la chose, les synarques lui édifièrent en juillet 1936 un parti, le Parti populaire français ; son Bureau politique, originalité pour un parti censément né du terreau populaire de Saint-Denis, fut peuplé de synarques importants, dont Pucheu. Dès 1934, la synarchie choisit la formule qui offrirait une façade civile et militaire à son pouvoir direct : Laval - Pétain (alors ministres respectifs des colonies et de la guerre). Ce choix, définitif, résista à tous les aléas des six années menant la France à la Débâcle et au putsch de juillet 1940.

« Sous la protection du Reich vainqueur et pillard, Vichy, à un degré qu’on ne peut soupçonner sans consultation des fonds originaux, permit au capital financier d’exercer sans intermédiaire le pouvoir gouvernemental. »

Vichy : les synarques ministres ou l’exercice direct du pouvoir

Sous la protection du Reich vainqueur et pillard, Vichy, à un degré qu’on ne peut soupçonner sans consultation des fonds originaux, permit au capital financier d’exercer sans intermédiaire le pouvoir gouvernemental. En témoigne un commentaire du 7 janvier 1942 du diplomate américain Anthony Joseph Drexel Biddle Jr sur le conseil des ministres de Pétain et Darlan (après Laval, juillet - décembre 1940 et avant Laval, avril 1942 - août 1944), avis d’autant plus intéressant que cet ambassadeur auprès de divers pays occupés représentés à Londres appartenait aussi aux milieux financiers : « Nombre d’entre eux avaient de longue date des liens d’affaires importants et intimes avec les intérêts allemands et rêvaient encore d’un nouveau système de “synarchie”, c’est-à-dire de gouvernement de l’Europe selon les principes fascistes par une fraternité internationale de financiers et d’industriels. Laval était depuis longtemps lié à ce groupe. Darlan, bien qu’il ne fût pas de leur monde, était assez intelligent pour se les associer. S’ils adoraient Laval, ils servaient Darlan, comme ils auraient servi quiconque jouait le jeu. » Au sommet de ce groupe « ne portant d’attention qu’à la défense de [leurs] intérêts » trônaient « de nombreuses grandes banques […] : la Banque nationale pour le commerce et l’industrie (qui était par excellence le groupe de Laval), la Banque d’Indochine (dont Baudouin était le chef), la Banque de Paris et des Pays-Bas. Mais celle qui s’identifiait particulièrement au régime Darlan était la banque Worms et Cie » comme le montrait « un bref examen du conseil des ministres et des secrétaires d’État ».

Des membres de « la clique Worms », Biddle n’exclut que quatre « hommes de Pétain » (en se trompant : ceux-ci étant de longue date liés à la synarchie, tel Joseph-Barthélémy, ministre de la Justice, chef cagoulard, qui avait requis de lâcher l’alliée tchécoslovaque dans un article du 12 juin 1938 dans Le Temps, organe du Comité des Forges) : « Pierre Pucheu (Intérieur) et Yves Bouthillier [Finances] étaient des membres de la clique Worms. Le général Bergeret (secrétaire d’État à l’aviation) était classé par les uns dans l’entourage personnel de Pétain, par les autres dans le groupe Worms. Lui excepté, les secrétaires d’État étaient à un homme près associés à la même clique ». Au « groupe Worms » appartenaient aussi « un grand nombre de fonctionnaires subalternes (surtout les secrétaires généraux) », parmi lesquels Bichelonne : secrétaire général puis, d’avril 1942 à août 1944, ministre de la Production industrielle, il dirigeait aussi le Travail, dont Hubert Lagardelle fut le titulaire officiel entre le départ de la potiche précédente, René Belin, en avril 1942, et le sien, en novembre 1943.

« Pratiquement tout ministère ou secrétariat touchant les affaires économiques était aux mains d’un homme ou d’un autre de la clique Worms. » (d’après un des trois rapports - janvier, mars 1942, novembre 1943 - sur la banque Worms cités par William Langer dans Our Vichy gamble, Amden, Archon Books, 1965, p. 168-169).

Malgré des retraits liés, depuis 1942, aux mutations du rapport de forces militaire et de politique général mais aussi à la certitude de la défaite allemande, cette maîtrise fut maintenue jusqu’au bout. Elle fut symbolisée par Bichelonne, personnage emblématique de la baisse de 50 % du salaire réel des ouvriers et employés sous l’Occupation, et au moins autant par Jacques Guérard. Resté inconnu du public, cet « homme de sang » fut, comme secrétaire général de Laval de son retour à la Libération de Paris, le maître du gouvernement français et le principal interlocuteur de l’occupant.

*Annie Lacroix-Riz est historienne. Elle est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 06:39
Nicolas Bonnet Ouladj

Nicolas Bonnet Ouladj

Gratuité des transports

Des décisions historiques suite aux propositions des communistes pour les familles parisiennes

jeudi 10 janvier 2019

La Maire de Paris a annoncé que les transports seront désormais gratuits pour les enfants de moins de 11 ans et le remboursement partiel de la carte imagine R pour tout ou partie des élèves du secondaire.

Elle confirme la mise en œuvre des engagements qu’elle avait pris en réponse à nos vœux adoptés lors des conseils de Paris de juin, de novembre et de décembre dernier. Nous nous félicitons aujourd’hui d’être entendus déclare Nicolas Bonnet président du groupe PCF-FG au Conseil de Paris dans un communiqué.

C’est une victoire historique pour les familles parisiennes et pour la jeunesse. Avec ces mesures de gratuité, notre majorité démontre qu’elle entend les problématiques qui agitent l’actualité et affectent particulièrement les jeunes et les familles de la capitale, en leur redonnant du pouvoir d’achat. Nous démontrons qu’il est possible de déployer des politiques publiques écologiques qui sont socialement justes.

Ces nouvelles mesures de gratuité partielle permettent d’aller vers l’horizon de la gratuité totale du réseau de transport à l’issue de la réalisation des travaux du Grand-Paris Express. Il s’agit bien de définir les transports comme collectivement disponibles parce que collectivement payés.

Le Groupe communiste se félicite donc de ces mesures de gratuité et continuera de peser pour leur extension à d’autres publics.

Nicolas Bonnet Oulaldj, Président du groupe PCF-FG au Conseil de Paris

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