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Minoritaire dans le pays et désormais minoritaire à l’Assemblée, le gouvernement a été obligé de dégainer l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer en force sa contre-réforme des retraites.
C’est un déni de démocratie !
La bataille pour empêcher la mise en œuvre d’une réforme illégitime doit se poursuivre.
De plus, 185 parlementaires viennent de déposer avec les communistes un référendum d’initiative partagée sur cette réforme.
Après la validation par le Conseil constitutionnel, nous aurons neuf mois pour réunir 4,7 millions de signataires et forcer le président à le mettre en œuvre. Durant toute cette période, la réforme devra être suspendue.
COMMUNIQUE DU PCF FINISTERE - SOUTIEN AUX MATERNITES DE CARHAIX ET LANDERNEAU
Le rapport du professeur VILLE, préconisant la fermeture de 111 maternités en France dont 6 en Bretagne, au nom de la sécurité de la mère et de l’enfant, a rapidement été acté par le ministère de la santé.
Il n’aura fallu que quelques jours au Ministre de la santé pour annoncer l’application de la loi RIST qui a pour but d’encadrer le montant de la prestation des médecins anesthésistes dans les hôpitaux publics. Il est vrai que de nombreux médecins anesthésistes, appelés des "mercenaires", demandent des sommes très élevées pour une prestation. Si cette pratique est condamnable et coûteuse, il n'y a pas pour l'instant de solutions de rechange en raison de la démographie médicale, de l'imprévoyance des pouvoirs publics sur la formation de nouveaux médecins, des règles de fonctionnement de la profession . Il est à relever que cette loi n’est pas appliquée dans le privé. Alors que le centre Bretagne est confronté à un manque cruel de médecins, dans tous les domaines, cette annonce est ressentie, à juste titre, comme une injustice par la population.
Les communistes sont sans ambiguïté et l’histoire est là pour l’attester, aux côtés de celles et ceux qui ont à cœur de conserver des hôpitaux publics au sein d’un service public de santé.
Nous ne pouvons accepter qu'en « Bretagne, on fasse une croix sur les maternités de Landerneau, Carhaix, Lannion, Guingamp, Ploërmel et Redon, qui desservent des territoires étendues.
Les femmes de ces territoires sont-elles des citoyennes de seconde zone, qu’on ne saurait voir. Qu’on ne considère plus ?
Elles sont portant des citoyennes à part entière. Oui ce sont encore les femmes qui sont les plus touchées dans cette volonté de fermeture, cela est une évidence. Les femmes devraient donc faire des dizaines de kilomètres pour accoucher. Mais pas que, avant l’accouchement il y a les visites obstétriques devront-elles également faire des allers-retours entre Brest ou Quimper ? C’est une aberration et un risque notable, c’est jouer avec leur santé et celle des bébés.
C’est d’ailleurs sur ce risque que le tribunal de Rennes avait délibéré en 2008 et ainsi permis le maintien de la maternité de Carhaix.
Les femmes qui ont eu recours à ces maternités à quel point les personnels de maternité, de l’aide- soignante à la sage-femme, de l’anesthésiste à l’ASH, sont des piliers dans leur maternité. Pour une femme, nous savons qu’être entourée, accompagnée, rassurée, conseillée, soignée tout au long de la grossesse et de l’accouchement est tellement mais tellement essentiel.
Fermer une maternité n’est pas une obligation comme nous voudrions nous le faire croire, c’est un choix de société. C’est un choix politique. Ça n’est pas le nôtre, ce n’est nullement celui des communistes. Nous devons donc combattre cette volonté néolibérale qui a pour but de livrer au privé notre système de santé.
N’oublions pas qu’avec la fermeture possible des maternités de Carhaix et de Landerneau, c’est la pérennité des hôpitaux qui est en jeu.
Pour l'avenir de nos maternités et de nos hôpitaux de proximité, entrons donc en résistance et comme l’a dit Lucie AUBRAC, le mot résistance se conjugue au présent.
LE PCF Finistère appelle à se mobiliser nombreux pour l'avenir des maternités et des hôpitaux de Carhaix et Landerneau:
Le samedi 18 mars devant l'hôpital de Carhaix, à 11h
le samedi 18 mars, à 11 h, sur l’esplanade de Family (chaque Landernéen est invité à venir en apportant une grenouillère ou un body qui seront suspendus à un grand fil à linge en soutien aux professionnels de la maternité), et le lundi 20 mars, de 9 h 45 à 10 h 45, devant la salle Molène, où se déroule le conseil d’administration.
Minoritaire dans le pays et désormais minoritaire à l'Assemblée, le gouvernement a été obligé de dégainer l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer en force sa contre-réforme des retraites.
C'est un déni de démocratie !
Cet échec du gouvernement est le fruit des formidables mobilisations de ces dernières semaines, des millions de manifestant·es et de grévistes, de l’unité de l’intersyndicale et de l’action de toutes et tous les élu·es, des partis de gauche et écologistes, qui ont mis toutes leurs forces dans cette bataille.
RÉFÉRENDUM : la consultation du peuple est une exigence
La bataille pour empêcher la mise en œuvre d’une réforme illégitime doit se poursuivre. Le PCF FINISTÈRE appelle à participer massivement aux rassemblements syndicaux de ce week-end et à la grande journée de grèves et aux manifestations du jeudi 23 mars.
Et lundi, les député·es communistes voteront une motion pour censurer le gouvernement !
De plus, 185 parlementaires viennent de déposer avec les communistes un référendum d’initiative partagée sur cette réforme.
Après la validation par le Conseil constitutionnel, nous aurons neuf mois pour réunir 4,7 millions de signataires et forcer le président à le mettre en œuvre. Durant toute cette période, la réforme devra être suspendue.
Interpellons les parlementaires pour les appeler à voter la censure
Le retrait de la réforme des retraites, une exigence majoritaire et non négociable !
Ils bafouent la démocratie sociale en refusant de recevoir les syndicats qui dans l’unité et avec un sens des responsabilités qui manque à nos dirigeants, organisent grèves et manifestations.
Ils bafouent les citoyens en prétendant qu’ils ont validé ce projet par leur vote aux présidentielles et en refusant de leur donner la parole par un référendum.
Ils bafouent la volonté populaire ultra-majoritaire de retrait de cette réforme qui abîme un peu plus notre société et prive des millions de nos concitoyens de jours heureux et en bonne santé à la retraite, et en premier lieu ceux qui en ont le plus besoin, les plus fragiles, les plus précaires, les plus discriminés.
Les communistes proposent la retraite à taux plein à 60 ans pour toutes et tous, prenant en compte notamment les années d’étude et de formation, et financée par la création d’emplois pour répondre aux besoins sociaux , les hausses de salaires et l’égalité salariale femmes-hommes, une mise à contribution des revenus financiers des entreprises.
Le grand débat démocratique et républicain que Macron refuse se déroule depuis des semaines dans la rue, dans les entreprises, dans les familles.
Le président et ses soutiens ne pourront nous réduire au silence et à la résignation.
Les bafouillages empêtrés des ministres, des parlementaires du parti du président, ne peuvent masquer la réalité : une minorité, au service d’une poignée de très riches, de grandes multinationales, essaie d’imposer sa volonté à la très grande majorité de notre peuple, à ses forces vives.