Dans la manif morlaisienne contre la réforme des retraites ce samedi 11 mars, photos de Pierre-Yvon Boisnard et Patrick Gambache.
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Dans la manif morlaisienne contre la réforme des retraites ce samedi 11 mars, photos de Pierre-Yvon Boisnard et Patrick Gambache.
Un point important que Sorek fait remarquer dans son livre, c’est que Zayyad et le communisme sont indissociables. La vision de Zayyad était fermement enracinée dans la solidarité de classe, l’anticolonialisme et le cosmopolitisme. De plus, Zayyad n’hésitait pas à défendre ses points de vue, réprimandant même Gamal Abdel Nasser en 1959 – le dirigeant arabe le plus populaire de l’époque, et même à ce jour – d’avoir adopté une position anticommuniste. La foi inébranlable de Zayyad en l’idéologie marxiste modelait sa vision dans le sens d’une réconciliation juste des Palestiniens et des Israéliens et d’un optimisme constant à propos d’un partenariat commun entre Palestiniens et Juifs.
« Il cherchait des ponts vers les Israéliens juifs en raison de sa foi en une humanité partagée, en une affiliation de classe partagée. » (Sorek, p. 282).
Kateb Yacine n’a cessé d’écrire, amassant au fil de ses pérégrinations des documents, multipliant les rencontres, les expériences. Ici, vers 1965.- Photo publiée dans l'Humanité
Et la figure de Nedjma fera des apparitions récurrentes dans son œuvre, fantôme incarné qui franchit le temps et l’espace, toujours là avec, à ses côtés, Lakhdar et Mohamed.
En 1958, le metteur en scène et ami Jean-Marie Serreau monte le Cadavre encerclé, de Kateb. Cela fait quatre ans que l’Algérie est le théâtre d’une guerre sans nom. Les autorités françaises interdisent la pièce. Elle se jouera au Théâtre Molière, à Bruxelles, dans un climat de grande tension. Dans la distribution, Serreau, mais aussi José Valverde, Edwine Moatti, Paul Crauchet ou encore Antoine Vitez.
« Notre théâtre, confiait-il en 1975 à Colette Godard dans le Monde, est de combat. (…) Nous défendons, nous attaquons, c’est une forme d’action politique dans la ligne de la Révolution.(…) Nous ne faisons peut-être pas du théâtre, mais nous créons le débat idéologique sans lequel toute révolution n’est qu’un exercice militaire. » Kateb ne cède rien, ni aux sirènes de la gloire, ni au confort d’une reconnaissance réelle, ni au public qu’il bouscule dans ses retranchements : « Il faut le harceler, ne pas le laisser reprendre son souffle. Le vrai théâtre est un combat pour le public et contre lui », dira-t-il.
Son théâtre est aussi subversif par sa langue : indisciplinée, rugueuse, joyeuse. Le lire et le relire aujourd’hui est à la fois vertigineux et salutaire. Comme un Gatti, un Benedetto, ses écrits sont à redécouvrir. Il serait temps de retourner à ces création denses, d’oser les remettre sur le métier. À Paris, un square dans le 13e arrondissement porte son nom. À Grenoble, une bibliothèque. Le théâtre de Tizi Ouzou. C’est peu au regard de l’immensité de son talent, de son engagement. On ne connaît pas la date de naissance exacte de Kateb Yacine. On est sûr qu’il est mort le 28 octobre 1989. Laissant une œuvre inachevée qui respire encore…
Mardi 7 mars ce sont plus de 3 millions de travailleurs et travailleuses, du public comme du privé, jeunes et retraité·es, qui se sont mobilisé·es, par la grève et/ou la manifestation, près de 85 000 manifestants dans le Finistère: un record depuis au moins 20 ans.
Une journée historique par l’ampleur de ces grèves et de ces mobilisations. Ces manifestations sont historiquement énormes.
Car les travailleuses et travailleurs de notre pays ont bien compris que derrière les pseudo arguments comptables, le véritable objectif du gouvernement et du Medef n’est pas l’équilibre du système par répartition mais son extinction et sa privatisation.
Ils et elles ont bien compris qu’il s’agissait d’un choix de civilisation, la retraite représentant ce que le patronat déteste, un temps de vie libéré du marché du travail, duquel il ne peut tirer de bénéfices.
Le mouvement contre cette réforme est aussi le catalyseur d’une colère plus profonde qui trouve ses racines entre l’hyper-concentration des richesses dans les mains d’une minorité et les difficultés quotidiennes pour un nombre toujours plus grand de nos concitoyen·nes alors que notre pays n’a jamais créé autant de richesses !
Le tableau se fait en effet chaque jour plus précis : alors qu’en pleine crise les PDG du CAC 40 ont doublé leur rémunérations, que l’homme le plus riche du monde est français, que les dividendes versées n’ont jamais été aussi élevés en France, et que d’un autre coté, nos hôpitaux, nos écoles, l’ensemble de nos services publiques sont mis à mal.
Le bras de fer est donc engagé et depuis le 7 mars, le mouvement est entré dans une nouvelle phase.
Enfin, également sans doute dans notre capacité à ce que fasse irruption dans le débat notre conception de la démocratie. Comme le disait notre sénateur Fabien Gay " Le jour où le peuple se lève en masse pur dire son refus de la reforme des retraites , l’article 38 est dégainé pour écourter le débat au Sénat. »
Le refus est profond, lucide. Ne pas l’entendre nous placerait dans une situation explosive, comme le rappelle l’intersyndicale dans son communiqué du 7 mars.
C’est une révolte de la France du travail qui est en cours contre la réforme des retraites, exacerbée par une inflation toujours plus forte, des conditions de travail toujours plus difficiles, des salaires bloqués.
La France entre dans une période sociale éruptive, comme elle en a rarement connue sous la Ve République.
On ne peut gouverner contre le peuple aussi massivement rassemblé.
La section du Pays de Morlaix du PCF soutient l'appel de l'intersyndicale aux journées de mobilisation interprofessionnelle du samedi 11 mars et du mercredi 15 mars .
Soyons encore plus nombreux à manifester samedi 11 mars à 14 h place de la Barrière à Saint-Martin des Champs à l'appel de l'intersyndicale.
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Mardi 7 mars ce sont plus de 3 millions de travailleurs et travailleuses, du public comme du privé, jeunes et retraité·es, qui se sont mobilisé·es, par la grève et/ou la manifestation.
Une journée historique par l’ampleur de ces grèves et de ces mobilisations. Des milliers d’écoles et lieux d’études fermés, des entreprises, des administrations et des villes à l’arrêt. Plusieurs centaines de manifestations et d’actions sur l’ensemble du territoire pour demander le retrait du projet de loi retraites.
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Ces manifestations sont historiquement énormes. Elles sont diverses, socialement, syndicalement, géographiquement, dans un contexte d'inflation où l’on réfléchit à deux fois avant de se lancer. Pour nombre de personnes, c’est la première manifestation, la première grève. Un mouvement en particulier, jamais vu en province.
Car les travailleuses et travailleurs de notre pays ont bien compris que derrière les pseudo arguments comptables, le véritable objectif du gouvernement et du Medef n’est pas l’équilibre du système par répartition mais son extinction et sa privatisation.
Ils et elles ont bien compris qu’il s’agissait d’un choix de civilisation, la retraite représentant ce que le patronat déteste, un temps de vie libéré du marché du travail, duquel il ne peut tirer de bénéfices.
Le mouvement contre cette réforme est aussi le catalyseur d’une colère plus profonde qui trouve ses racines entre l’hyperconcentration des richesses dans les mains d’une minorité et les difficultés quotidiennes pour un nombre toujours plus grand de nos concitoyen·nes alors que notre pays n’a jamais créé autant de richesses !
Le tableau se fait en effet chaque jour plus précis : alors qu’en pleine crise les PDG du CAC40 ont doublé leur rémunérations, que l’homme le plus riche du monde est français, que les dividendes versées n’ont jamais été aussi élevés en France, et que d’un autre coté, nos hôpitaux, nos écoles, l’ensemble de nos services publiques sont mis à mal.
C’est un moment unique d’aiguisement des consciences. Nul doute que dans cette période, il est indispensable de verser nos clés de lecture en tant que communistes aux débats qui ont lieu à tous les niveaux, familles, collègues, réunions publiques etc.
Le bras de fer est donc engagé et depuis le 7 mars, le mouvement est entré dans une nouvelle phase.
A l’image des 3 incinérateurs de la ville de Paris à l’arrêt hier… Plusieurs milliers de tonnes d’ordures non collectées qui commence à s’amonceler à Paris. Les éboueurs de Paris et des entreprises délégataires exigent le retrait de la réforme et le renforcement de leur droit à un départ anticipé. Les agents indiquent leur profonde détermination à rester mobilisés jusqu’au retrait. « Des piquets de grève sont mis en place pour organiser pratiquement la prise de contrôle et le blocage de l’outil de travail. »(extrait du communiqué CGT services publics)
Une des clés de la réussite de ce mouvement sera sans doute là, arriver à transformer les mobilisations en mouvement de grève, dans un pays largement désindustrialisé, et avec un grand nombre de PME/TPE.
Une autre clé se trouvera sans doute également dans la jonction du salariat avec la jeunesse, cette jonction tant crainte par le gouvernement qu’il recule l’annonce de la mise en place du Service national universel obligatoire en seconde.
Enfin, également sans doute dans notre capacité à ce que fasse irruption dans le débat notre conception de la démocratie. Comme le disait notre sénateur Fabien Gay hier : « Le jour où le peuple se lève en masse pur dire son refus de la reforme des retraites , l’article 38 est dégainé pour écourter le débat au Sénat. »
Le refus est profond, lucide. Ne pas l’entendre nous placerait dans une situation explosive, comme le rappelle l’intersyndicale dans son communiqué du 7 mars.
Stéphanie Gwizdak, membre du CN.
8 mars 2023, 17h-19h, - Morlaix, au Sew
Journée internationale de lutte pour les droits des femmes - collage participatif conçu et animé par Marion Plumet pour témoigner de l'horreur des 147 féminicides de l'année 2022, autant de femmes qui regardent ceux, société, institutions, proches, qui (parfois) ont laissé faire et n'ont pas répondu aux signaux d'alerte, aux violences avant-coureuses. Avec la présence au SEW du planning familial, du CIDFF, de l'association des victimes de violences sexuelles et d'inceste, des Originales qui organisent le festival voies/voix des femmes.
Ismaël Dupont