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Lorsque l’extrême droite tente de nous faire croire qu’elle est devenue respectable, et même fréquentable, grâce à certains médias engagés dans une croisade d’un autre temps, que constate-t-on en réalité ? Qu’elle s’acharne à semer le poison de la division, à provoquer des violences et à tenter d’engager la nation sur l’autoroute de la guerre civile, pied au plancher.
Ses méthodes ? D’un côté, des forces politiques qui exploitent sans vergogne des faits divers pour faire le lien entre immigration, délinquance et terrorisme.
De l’autre côté, des milices, encagoulées, armées de barres de fer, qui passent aux actes, provoquent des révoltes, organisent des « ratonnades », attaquent des policiers, dessinent des croix gammées.
Elles s’en prennent, dans un même élan nauséeux, aux Arabes, aux juifs, aux communistes et aux organisations de défense des droits de l’homme.
Les sièges locaux du PCF, à travers la France, ont subi une trentaine d’attaques et de dégradations.
Des militants envahissent le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, défilent à Rennes, Laval, Lyon, scandent et menacent : « Un bon musulman est un musulman mort. »
Voilà ce que révèle la terrible séquence que nous venons de vivre, marquée par la mort d’un adolescent de 16 ans, Thomas, qui n’aurait dû entraîner que notre compassion unanime et la colère la plus digne.
Au lieu de cela, nous avons assisté, horrifiés, à une campagne de fausses informations, de récupération politique et de haine.
Tel est le vrai visage de l’extrême droite, si loin des oripeaux de notabilité qu’elle tente désespérément d’arborer.
Ouvrons plutôt les yeux et tenons-nous-en aux faits.
L’extrême droite, une mouvance au service des intérêts du peuple ? Vraiment ? Sur les salaires, elle refuse l’indexation sur l’inflation et la hausse du Smic. Les déserts médicaux ? Elle s’oppose à la régulation de l’installation des médecins, pourtant soutenue par 75 % des Français. La fiscalité ? Elle est contre le retour de l’ISF, plébiscité par 80 % de nos concitoyens. La Sécurité sociale et les retraites ? Le RN propose de supprimer les cotisations sociales. L’avenir de nos agriculteurs ? Le parti de Marine Le Pen ne trouve rien de mieux que de proposer la baisse du budget de la PAC attribué à la France.
Et l’on pourrait ainsi décliner un programme que n’auraient pas renié Margaret Thatcher et Ronald Reagan.
Alors, oui, ouvrons les yeux et déjouons les manœuvres de l’extrême droite coordonnées avec ses milices.
Rappelons qu’en France, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions.
Depuis la loi Gayssot, votée en 1990, ce sont des délits. Il nous revient d’appeler à l’unité de la nation et au respect des valeurs de la République. Et de mobiliser toutes nos énergies pour résoudre la grave crise sociale qui mine autant le moral que le pouvoir d’achat des Français.
Non, la montée de l’extrême droite n’est pas une vague irrésistible. Certes, elle avance, en Italie, en Hongrie ou tout récemment aux Pays-Bas. Mais elle connaît aussi des reflux, comme en Pologne cet automne ou en Espagne avec la victoire de la gauche et des communistes.
Il n’y a aucune fatalité dans le désastre annoncé.
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La majorité sénatoriale votera la première partie de ce budget pour 2024, comme il l’a fait pour le budget de la sécurité sociale. C’est une forme de continuité. Ce-faisant, elle donnait son aval au rabot, « au nom de l’efficience » de 500 millions d’euros sur les hôpitaux. En décalage total avec les 2 milliards réclamé par la Fédération hospitalière de France.
Des déficits abyssaux revendiqués. La rigueur pour le monde hospitalier, plongeant nos concitoyennes et nos concitoyens dans une insécurité sanitaire.
Le déficit provient du refus, en bloc, de prélever sur le capital le financement des besoins de santé publique. Ce projet de loi de finances s’inscrit dans la même logique.
L’examen au Sénat ménage les plus riches, les patrimoines mirobolants, et les revenus financiers. Exception faite d’une contribution sur les rachats d’actions des grandes entreprises. Cette mesure pour laquelle notre groupe s’est particulièrement battue rapporterait 3,3 milliards d’euros au profit des finances publiques, contre l’avis du rapporteur, contre l’avis du Gouvernement.
Les propositions du groupe centriste ciblent les ménages, et corrigent à la marge certaines injustices. Mais jamais les profits exponentiels du CAC 40 ne sont mis à contribution : je le rappelle, 80 milliards d’euros pour le premier semestre 2023. Le capital s’en sort bien, les inégalités sociales et fiscales subsistent.
La droite sénatoriale a contribué à accroitre comme jamais auparavant, les déficits publics. Elle a prolongé et renforcé dans ce projet de loi des niches fiscales non évaluées et coûteuses.
La partie recette est dévoyée. Elle porte mal son nom, quand n’y sont votées que des dépenses en faveur des plus aisés.
Au prétexte de résoudre la crise du logement, le Président Retailleau et ses collègues ont fait voter un relèvement de l’abattement pour les donations pour l’acquisition d’une résidence principale à 150 000€. Il nous faut tenir un discours de vérité : 87% des Français perçoivent un héritage total, dans toute leur vie, de moins de 100 000 euros. Ils ne payent déjà aucun droit. Ce rehaussement c’est une mesure à 2 milliards au moins, pour les plus riches. Le logement est un prétexte, l’Etat partenaire, associé aux plus riches, aux banques et aux organisations privées des marchés financiers, est le choix stratégique de la droite.
Les plus modestes, le logement social, lui est le grand absent de nos débats : 80 % des demandes dans le parc social sont éconduites. 2,14 millions de demandes en attente, qui nécessiteraient de construire 198 000 logements sociaux par an entre 2024 et 2040. En 2023, seuls 90 000 sont sortis de terre. Nous touchons le fond. Le Gouvernement et la droite sénatoriale refusent de désamorcer cette « bombe à retardement ».
Pour les collectivités, la perte de marges financières est toujours d’actualité :
Certes, des amendements défendus notamment par notre groupe renforcent la Taxe sur les logements vacants.
Mais Pas d’indexation de la DGF sur l’inflation, marquant une baisse de 5,6 milliards d’euros tous transferts confondus en euros courants ;
Poursuite de la suppression de 19,6 milliards d’euros de CVAE, et perte potentielle de la dynamique pour les communes.
Pas de déplafonnement ni de décorrélation réelle entre la taxe foncière et la taxes sur les résidences secondaires.
La centralisation des ressources des collectivités est un fait avéré. Des dotations à l’investissement, encadrées par les Préfets, c’est une conception de l’autonomie financière étroite.
Parallèlement, les collectivités sont traitées comme des sous-traitant des politiques nationales. C’est vrai pour le service public de la petite enfance, de la transition écologique …
Aussi, le vote d’une dotation de 100 millions d’euros, soit 1 million d’euros supplémentaires par département, contre l’avis du Gouvernement, s’avère notoirement insuffisant.
Dans mon département le Val-de-Marne, c’est moins 90 millions d’euros. Les départements menacent de déposer le bilan !
Les entreprises et les ménages aussi ! La dette privée, un tabou, frôle les 162% du PIB. La dette publique à côté fait pâle figure. Nous vous conseillons la lecture du livre de mon collègue Eric Bocquet, « La dette à perpette ».
Le tout, malgré le florilège de crédit d’impôt et autres aides en tout genre : ce n’est pas la fiscalité et les cotisations sociales qui endettent les entreprises. C’est le coût du capital et la pression des donneurs d’ordres qui s’engraissent. Les profits ne ruissellent pas, ni sur les entreprises ni sur les finances publiques.
Avec les membres de notre groupe, nous étions prêts au débat. Mobilisés mais conscients que malgré des heures de discussion, le Gouvernement règlera seul ce budget dans un 49.3. Le Parlement, comme les finances publiques en sortiront affaiblies.
Nous voterons contre les mal-nommés « recettes », elles creuseront le déficit. Sans mettre un coup d’arrêt à la tutelle égoïste de la finance capitaliste, nul budget n’est soutenable.
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Fête de l’humanité Bretagne 26 novembre 2023.
Intervention de Gladys Grelaud, porte-parole du PCF Bretagne, membre de l'exécutif national du PCF, conseillère régionale sur la grande scène pendant le meeting et avant le discours de Ian Brossat.
Bonjour à tout.e.s,
Nous sommes ravis de nous retrouver à Lanester pour cette 32ème fête de l’humanité Bretagne. D’abord, remercions Catherine et Joël et l’ensemble des organisateurs morbihannais et bretons pour les débats et les concerts.
Au nom de tous les communistes bretons, nous exprimons notre pleine et entière solidarité avec les Palestiniens de Gaza et Cisjordanie, victimes des bombardements et des attaques israéliennes dans le cadre d’une vengeance aveugle et d’une volonté d’amplifier la colonisation. Bien sûr, nous disons aussi toute notre solidarité avec les otages kidnappés par le Hamas et qui doivent être libérées et avec les familles israéliennes en deuil après les attaques du 7 octobre. Il y a urgence à construire une solution politique pour la paix au Proche-Orient pour le droit à l’existence et à l’autodétermination du peuple palestinien et à la fin de la colonisation
Je souhaitais revenir sur ce qui nous a secoué début novembre à la pointe bretonne : la tempête Ciaran. L’actualité passe et zappe des drames encore à vif dans le Finistère et les Côtes d’Armor principalement touchés : des bretons sans toit, des milliers d’arbres couchés, des maraîchers, des pépiniéristes et les ouvriers qui y travaillent qui ont perdu leurs outils de travail.
Et des annonces en grandes pompes à Plougastel quelques jours plus tard du Président Macron et puis, 1 mois plus tard. Rien. Pas de classement en catastrophe naturelle. Alors qu’à la suite de celle de 1987, cela avait été le cas. Encore faut-il qu’au-delà des annonces, il y ait une véritable volonté politique d’intervenir. Je pense concrètement aux petits maraîchers récemment installés de la presqu’île de Crozon, leurs serres plastiques non couvertes par les assurances. Les forces de gauche bretonne portent ces voix, à tous les niveaux pour alerter, remonter interpeller le gouvernement. Se faire entendre. Défendre l’intérêt de tous, qui s’avèrent être le plus grand nombre et balayé d’en haut.
Je souhaite revenir sur les luttes que nous menons aux quatre coins de la Bretagne pour des services publics hospitaliers en tout point du territoire, pour un droit à la sécurité et des conditions de travail dignes dans nos entreprises. et cela n’est pas une mince affaire. Les communistes et plus largement la gauche portent ces combats au quotidien dans ses mandats et sur le pavé et c’est grâce à ces combats, ces rapports de force à créer que nous élargirons, convaincrons.
Et souligner ici cette lutte que l’État criminalise, insupportable, que nous vivons en France et malheureusement aussi en Bretagne à l’image des 15 syndicalistes et militants dont Fabris Cadou de la FSU à Morlaix lors des manifestations contre la réforme des retraites. Mais aussi Manuel Caramante de la CGT à Vannes et les aide- soignantes de Riantec. Nous les soutenons.
Pendant de nombreux mois, sur le front des retraites mais aussi face à la menace des fermetures des hôpitaux et maternités des villes moyennes. Tous les collectifs locaux de Bretagne se sont retrouvés à Guingamp en juin où nous avons convergé, plus de 3000 manifestants, sujet encore brûlant d’actualité aujourd’hui comme a pu le souligner ce matin avec Gael Roblin des Côtes d’Armor dans le débat sur les médecins cubains et la coopération possible.
Comment ne pas évoquer la mobilisation régionale des « Ephad public en résistance » porté par Xavier Compain, maire de Plouha, monté à la capitale pour le congrès des maires cette semaine, avec une quarantaine de maires pour porter le sujet, le marteler. Et le projet d’Ephad 100% public porté ici par Philippe Jumeau avec la municipalité de gauche. Quand la prise en charge de nos aînées est fragilisée, c’est l’équilibre de nos territoires et le sens de notre société qui sont menacés.
En Bretagne les élus, les militants de gauche, les syndicalistes portent de valeurs d’égalité ; d’accès à des services publics pour tous et de qualité. Ils se battent quotidiennement, et c’est cette force qu’il faut faire monter, populariser. Pour toutes. Sur le terrain.
Comment ne pas évoquer aussi, le travail mené sur le droit à vivre en sécurité comme un droit fondamental que les camardes de la section de fougères défendent, comme la semaine dernière suite à la succession de violences, de trafics de drogue et d’incendies criminels sur Fougères et qui inquiète toute la population : Vivre en sécurité est une condition indispensable à l’exercice des libertés individuelles et collectives. Sur le terrain, avec les habitants. C’est notre place.
Comment intervenir sans parler des travailleurs eux-mêmes, qui revendiquent, qui subissent l’inflation de plein fouet, mobilisations nombreuses, qui en dit long sur la dégradation des conditions de travail, des conditions de vie des travailleurs, même ici en Bretagne, où nous sommes avec un taux de chômage, l’un des moins élevés mais aussi avec les salaires les moins élevés, et où nous sommes aussi touchés par cette inflation sur notre caddie, notre chauffage, notre logement, nos déplacements. Et c’est bien de cela dont nous parle nos voisins, nos collègues, nos aînés … nos camarades, chaque jour. Nous en faisons la priorité.
Je pense à la grève des ouvriers des Remorques Rolland à Treflevenez. Ce groupe qui expose ses remorques dans les jardins de l’Élysée, leader français des véhicules remorqués agricoles, présents dans plus d’une trentaine de pays et qui emploient plus de 200 personnes. Ouvriers qui n’avaient jamais fait grève et qui en septembre dernier après un travail syndical de fond de Guy Kirkbride de la CGT et de la CFDT se sont mobilisées pour le rétablissement d’une prime supprimée unilatéralement par la direction « familiale » et « historique » en juillet dernier, en plein été…. Et qui aujourd’hui, ces mêmes syndicalistes, menacés de licenciement par cette même direction qui ne reconnaît par le droit de grève. Nous les soutenons et nous sommes à leurs côtés. Et je remercie d’ailleurs les syndicats de leurs présence sur cette fête de l’humanité.
Je crois que tous ces combats, si âpres soient ils , ici nous les menons et nous devons les amplifier, les soutenir les rendre visible comme le porte Fabien Roussel dans le nord … et à Paris, bien sur, nous devons remettre au cœur du débat l’humain, le travail au service de l’émancipation collective.
Et j’en terminerais par les femmes. En ce lendemain de journée de lutte contre les violences faites aux femmes. Les violences augmentent. Chez moi à Landerneau, pas d’accueil pour une écoute, pas d’hébergement d’urgence pas de logement spécifiques. Invisible. Des femmes qui viennent sur le stand de femmes solidaires Landerneau au forum des associations en allant inscrire leurs enfants aux sports et qui à la dérobée viennent chercher une écoute, de l’aide. Des souffrances étouffées. Des réponses absentes.
Se faire entendre, défendre nos idées, nos valeurs de gauche élargir, rassembler pour un travail digne, pour des services publics accessibles et de qualité, lutter pied à pied, voilà le projet que les communistes ont porté, portent et continueront de porter coûte que coûte.
Il y a que ceux qui ne se battent pas qui ont déjà perdu.
Kenavo ar'vechal