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18 décembre 2023 1 18 /12 /décembre /2023 09:29

 

Qui peut se satisfaire de voir son pays sombrer dans une crise politique autour de l’immigration ?

Comme si les Français n’en n’avaient déjà pas assez comme ça.

Comme s’il n’y avait pas une crise sociale grave, d’angoisses pour des millions de ménages, de travailleurs, de retraités, d’étudiants confrontés à l’inflation, au recul des services publics.

Comme s’il n’y avait pas de crise climatique à résoudre en urgence.

Quel désordre en France !

Le premier responsable reste aujourd’hui le premier élu : celui qui se moque éperdument de la vie parlementaire et choisit d’imposer à marche forcée des propositions très dures pour le pays et pour une majorité de Français.

Celui qui a décidé de courir derrière la droite extrême et l’extrême-droite sur le thème de l’immigration et laisse diffuser dans le pays les pires idées de haine et de division.

Ce président de la République porte une grosse responsabilité, tant sur la crise démocratique que sur l’état du pays.

Regardez comment il traite le Parlement : quand un texte de loi comme celui sur les retraites risque d’être battu à l’Assemblée, il l’impose par le 49-3. Et quand un texte est rejeté comme celui sur l’immigration, il décide de l’imposer quand même ! Et après, il faudrait s’étonner du fossé toujours plus grand entre les Français et les parlementaires, les politiques ? S’étonner d’un taux d’abstention toujours plus important aux élections ?

Avec vingt et un 49-3 au compteur, il a imposé la retraite à 64 ans et, ces dernières semaines, une loi de finances et un budget de la Sécurité sociale très régressifs, durs pour nos services publics, notamment ceux de la santé. Il n’y a rien, dans ces textes, pour améliorer la vie des Français, pour leur redonner du pouvoir d’achat, pour lutter contre les déserts médicaux ou redonner des moyens à l’école publique. Rien ou si peu pour investir massivement dans la transition écologique.

Mais le plus grave, c’est qu’au lieu de répondre à ces urgences, il fait le choix d’alimenter l’actualité sur le seul sujet de l’immigration et de la pire des manières.

Oui, ce sujet est important. Nous parlons de vies humaines, d’hommes, de femmes, d’enfants, mais aussi de notre pays, du travail, de l’égalité et de la fraternité républicaines et des relations que nous entretenons avec de nombreux peuples.

Au lieu d’élever le débat sur ces sujets, de rappeler la richesse de l’immigration dans la construction de notre pays, hier comme aujourd’hui, le président de la République fait le choix de s’aligner sur les thèses de l’extrême-droite française et européenne qui fait de l’immigré le nouveau paria de nos sociétés modernes. Le bouc émissaire pratique quand la crise sociale est là.

Il préfère alimenter les thèses de ceux qui craignent l’appel d’air plutôt que de traiter les causes de l’exil, supprimer l’AME plutôt que d’écouter les médecins unanimes, maintenir des travailleurs sans papier dans l’esclavage dans le seul but de continuer de tirer par le bas les conditions de travail des Français.

La responsabilité du président de la République et de son gouvernement est lourde. En faisant cela, il valide les thèses de l’extrême-droite. Il accepte de nourrir l’opinion publique française de ces thèmes et de les valider en allant toujours plus loin dans les propos qui tirent un trait d’égalité entre immigré, délinquance et terrorisme. Rarement en France, la parole s’est à ce point libérée, avec des idées clairement racistes, antisémites, racialisant les uns et les autres, prétendant honteusement que les uns menaceraient notre sécurité, et que les autres seraient des usuriers ayant la main mise sur l’économie.

Et tout passe. Comment s’étonner que les idées de l'extrême-droite progressent ? Le danger est là. Car l’expérience montre, en Europe notamment, qu’au moment du vote, les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie. Nous ne voulons pas ça. Nous ferons tout pour construire un chemin progressiste, humain, républicain pour la France.

Car n’y a pas de fatalité. Et la gauche a une immense responsabilité pour ne pas laisser le terrain aux forces les plus réactionnaires.

Oui, la question de l’immigration doit être traitée, dans les débats avec les Français comme au Parlement. Et bien sur qu’il faut des règles concernant le droit d’asile, la délivrance des titres de séjour comme il faut des moyens pour organiser l’accueil et l’intégration pour mettre fin à la mafia des passeurs. Il faut organiser, aux frontières des voies légales et sécurisées. Mais travaillons aussi sur les causes de l’exil. Abordons la coopération avec les pays concernés, accueillons ces étudiants du monde entier pour continuer de faire connaître la France, sa culture, son économie et pour permettre à tous ces jeunes hommes et jeunes femmes d’être utiles à leur pays. Et ici, régularisons enfin celles et ceux qui travaillent avec des règles claires, inscrites dans la loi, pour leur donner les mêmes droits qu’aux travailleurs français. Protégeons l’Aide médicale d’Etat, traitons avec humanité et dignité ces femmes, ces enfants qui fuient la guerre, comme si demain c’étaient nos femmes, nos enfants qui se retrouvaient dans la même situation.

Traitons ces sujets, sans mettre de côté les questions de sécurité, de protection de tous nos concitoyens puisque ces préoccupations existent face à la réalité de l'insécurité. Mais ne confondons pas le sujet de l'immigration et celui de la sécurité ! Et sur ce sujet, je me suis bien souvent exprimé pour montrer que le PCF, au nom de la gauche, portait une vision tout à fait progressiste, laïque et républicaine de la sécurité publique, faisant de la lutte contre les trafics et le terrorisme, des priorités nationales au même titre que l’égalité républicaine pour tous nos territoires.

Parce que l'immigration doit faire l'objet d'une politique à la hauteur des enjeux, je continuerai de me battre pour avancer, changer la loi, construire des solutions avec des associations comme la Fédération des acteurs de la solidarité, ou encore avec des syndicats comme la CGT, avec la volonté d’obtenir des avancées concrètes. Je continuerai aussi d'échanger avec tous les députés qui ont affirmé vouloir porter auprès du gouvernement l'enjeu de la régularisation de plein droit des travailleurs et travailleuses papiers. Approfondissons le débat, allons au bout des enjeux car pour l'égalité des droits, l'égalité réelle, nous ne pouvons pas rester dans la situation actuelle.

Le gouvernement est plus que jamais face à ses responsabilités. Qu'il cesse sa dérive mortifère, de renforcer la division du monde du travail et d'alimenter le racisme en donnant la main à la droite et l'extrême-droite ! Il doit retirer son texte et ouvrir de réelles discussions, sereinement, avec toute la société.

L'heure est à remettre le travail au cœur de la société, en lui redonnant du sens, de l’ambition et surtout en permettant à chacun de s’émanciper, de vivre, aimer, voyager ! Le vivre ensemble, le travail pour tous, la République laïque et sociale, le bonheur reste pour une grande partie des Français d’une grande actualité !

Nous voulons une France réconciliée, n’opposant plus les Français en fonction de leur origine, de leur couleur de peau, de leur prénom, de leur quartier mais proposant à chacun de travailler au service d’une ambition collective, de l’intérêt général et ouvrant de grands chantiers, que ce soit sur le climat ou le grand âge.

Il y a tellement de défis à relever et du travail, des emplois de qualité à créer pour toutes et tous ! La jeunesse est exigeante et elle a raison, tendons-lui la main. Garantissons un bel avenir à nos enfants, en leur proposant de bâtir cette France des Jours Heureux, en mettant l’être humain et la planète au cœur de tous les choix.

Il n’y a pas que l’extrême-droite en France. Il y a aussi une majorité de femmes et d'hommes qui portent des solutions progressistes, humanistes, écologistes qui ont envie de travailler ensemble, dans leur diversité, de construire un nouveau front populaire, un front du monde du travail, pour la République sociale et démocratique.

Pour sortir d’une telle crise sociale et démocratique, pour rassembler le peuple, pour éradiquer le racisme, mettons le bonheur au pouvoir.

Fabien Roussel.

 

 

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17 décembre 2023 7 17 /12 /décembre /2023 09:36
Intervention pour soutenir les Agriculteurs et maraîchers touchés par la tempête Ciaran au Conseil départemental du Finistère, 14 décembre

Intervention pour soutenir les Agriculteurs et maraîchers touchés par la tempête Ciaran au Conseil départemental du Finistère, 14 décembre:

Je suis intervenu jeudi 14 décembre en Conseil Départemental du Finistère de 2:03 à 2:08 à l'occasion du débat sur le plan d'action après la tempête Ciaran qui a touché durement le Finistère sur le soutien aux maraîchers et agriculteurs sinistrés, qui ont vu leurs serres détruites:
 
"J'ai eu l'occasion de le signaler en inter-commissions en début de semaine, je pense qu'il faut être très attentif à la désolation de beaucoup de nos maraîchers, de beaucoup de nos agriculteurs qui ont perdu leurs serres, des serres souvent en plastique souple que les agriculteurs n'avaient pas les moyens d'assurer dans les conditions financières que leur proposent les assureurs pour ce type de serres, et par rapport à leur type d'exploitations et au régime juridique de leurs exploitations. On se retrouve avec des agriculteurs qui ont des centaines de milliers d'euros de dégâts, qui se sont déjà endettés pour construire ces serres qui auraient dû avoir une durée d'utilisation bien plus longue et qui n'ont plus les capacités d'investir et de s'endetter à nouveau et davantage pour rebâtir ces serres. C'est vrai qu'on est nombreux à avoir pu circuler dans le Léon, dans la région de St Pol de Léon, Roscoff, Plougoulm, ces dernières semaines. C'est vraiment des paysages de désolation et moi je pense fortement à ces drames humains, et je pense, et je suis convaincu qu'on le sera, que le département doit être pleinement engagé auprès de ces agriculteurs, au côté de la région, au côté de l’État, et qu'on soit vraiment attentif à ce qu'il y ait bien des indemnisations, car si on n'a pas obtenu le régime de la "catastrophe naturelle" contrairement à des catastrophes climatiques dans les Dom-Tom, il faut bien avoir en tête qu'on a eu, par exemple sur Roscoff, des vents supérieurs à 200 km/h et que c'était vraiment un évènement d'une ampleur exceptionnelle mais qui malheureusement risque de se reproduire. Aujourd'hui, l'enjeu, c'est vraiment d'empêcher que des dizaines et des dizaines d'agriculteurs qui font vivre leurs territoires se retrouvent obligés de cesser leur activité avec aussi des conséquences en terme de production maraîchère pour les consommateurs et pour l'ensemble du territoire finistérien. Je sais que c'est compliqué juridiquement d'intervenir dans le cadre de nos compétences mais je pense que ça mérite qu'on soit inventif et vraiment attentif aux recensements des sinistres, des dommages, et des besoins, dans la proximité auprès des agriculteurs, et être à leur côté pour que l’État sorte le carnet de chèque pour permettre à ces agriculteurs de maintenir l'activité."
 
Ismaël Dupont, conseiller départemental du Canton de Morlaix
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17 décembre 2023 7 17 /12 /décembre /2023 09:33

 

 

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17 décembre 2023 7 17 /12 /décembre /2023 09:21

 

Honte au conseil européen qui vient de décider l’ouverture des négociations d’adhésion à l’Union Européenne de l’Ukraine et de la Moldavie et de reconnaître le statut de pays candidat à la Géorgie. Il a également décidé d'accélérer les discussions avec la Bosnie-Herzegovine et la Macédoine du Nord. Pour les peuples, pour le monde du travail, c’est une trahison de plus.

L’Europe de la corruption, de la fraude fiscale, des bas salaires, nous n’en voulons pas, nous n’en voulons plus !

Cette décision s’inscrit dans la fuite en avant ultra libérale de la mise en concurrence des peuples et des travailleurs.

Une fois de plus, les peuples européens, de manière anti démocratique, sont mis au pied du mur de décisions fondamentales dont ils sont dépossédés.

Comme citoyens français, engagés de longue date pour faire respecter la souveraineté populaire, et candidats aux élections européennes du 9 juin, nous sommes catégoriquement opposés à ces élargissements.

L’intégration de nouveaux pays, minés par la corruption et des salaires indignes, entraînera nécessairement dans toute l’Europe de nouvelles délocalisations, la ruine de nos agriculteurs et un nouveau cycle de destructions massives de nos emplois.

Les travailleuses et les travailleurs de notre pays en savent quelque chose, eux à qui la prospérité économique et sociale a été promise à mesure que se renforçait l’intégration européenne et qui n’ont connu que l’impuissance des pouvoirs publics et les engagements sans lendemain des patrons voyous.

Écoutez la détresse et la colère des salariés de Whirlpool à Amiens ou de Bridgeston Bethune, qui ont perdu leurs emplois suite à la délocalisation de leur usine en Pologne et en Hongrie. Demandez aux ouvriers de Peugeot et de Citroën pour quelles raisons une partie de leur activité a été envoyée en Slovaquie. Questionnez les dirigeants de Total à propos du transfert des postes d’informaticiens en Roumanie, alors même que cette entreprise a réalisé des bénéfices record.

Il va sans dire que les travailleurs de ces pays ne sont pas les responsables de cette concurrence mortifère dont ils paient également le prix. La faute en revient au patronat et aux éminences grises de l’Union européenne qui ont en partage une vision du monde profondément utilitariste, dans laquelle l’homme est un loup pour l’homme, uniquement guidé par ses intérêts économiques. Pour les technocrates bruxellois, qu’importe si le travailleur moldave est payé une misère et si cela a pour conséquence d’envoyer un salarié français au chômage. Seule compte cette maudite course au profit, destructrice des femmes, des hommes et de la nature.

Un nouvel élargissement de l’Europe, fondée sur une conception technocratique et ultralibérale du projet européen, n’est souhaitable ni pour les travailleurs français, ni pour les travailleurs extracommunautaires concernés car cette nouvelle mise en concurrence entraînera inévitablement une révision à la baisse de leurs salaires et de leurs droits sociaux.

Nous sommes opposés à cette élargissement mais nous n’avons rien à voir avec la mise en scène minable du non-vote du premier ministre hongrois Victor Orban, qui écrase depuis vingt ans le peuple hongrois sous le joug de ses politiques autoritaires, xénophobes et ultralibérales.

Mise en œuvre à grande échelle, l’orthodoxie ultralibérale a permis à l’Union européenne de devenir le paradis des vainqueurs de la mondialisation capitaliste et l’enfer de ceux qui ont comme principale richesse leur force de travail. Depuis Maastrich, nous contestons vigoureusement ce projet mortifère.

Fidèles à cet esprit, nous continuerons d’agir pour la sauvegarde de nos emplois, la dignité de nos salaires et la réindustrialisation de la France. Il est certain qu’une partie de la réponse tient dans le non-élargissement de l’Union européenne. Si la gauche entend véritablement défendre les classes populaires de notre pays, alors elle devra, sur ce sujet, comme sur d’autres, faire le choix de la clarté. Pour notre part, nous tiendrons bon.

Au cours des prochaines semaines, nous formulerons des propositions en faveur de l’emploi, du climat, des salaires, des conditions de travail, des services publics et pour que le peuple français reprenne la main et retrouve sa souveraineté perdue sur ses choix économiques. C’est le préalable à la construction d’un projet européen au service des intérêts des peuples de tout le continent. Nous montrerons comment, avec des critères sociaux et environnementaux, il est possible et indispensable de mettre la Banque centrale européenne au service du développement humain et de la planète.

Notre Europe, c’est celle d’une union de peuples et de nations européennes souveraines et associées, fondée sur des coopérations solidaires et sur l’alignement des droits sociaux vers le haut. C’est une Europe du progrès social et de la paix que nous devons bâtir.

Léon Deffontaines, tête de liste aux Européennes et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

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16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 13:57
Photo Pierre-Yvon Boisnard, 16 décembre 2023

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 16 décembre 2023

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 16 décembre 2023

Photo Pierre-Yvon Boisnard, 16 décembre 2023

Vente de l'Humanité Magazine et distribution de tracts du PCF sur le marché de Morlaix ce samedi 16 décembre
Vente de l'Humanité Magazine et distribution de tracts du PCF sur le marché de Morlaix ce samedi 16 décembre

Sur le marché de Morlaix avec Colette Loiseau et Lucienne Nayet ce samedi 16 décembre.

Sous un grand soleil d'hiver, vente de "L'Humanité magazine" du week-end, et distribution de tracts du PCF contre la vie chère et contre la loi immigration du gouvernement et de la droite, appelant à se mobiliser sur la journée internationale des migrants le 18 décembre.

Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont.

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16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 07:40

Ouest-France

Social dans le Finistère : des divergences de vue au sein de l’assemblée départementale

Nelly CLOAREC. Publié le

Le Département du Finistère compte investir plus de 580 millions d’euros dans la politique sociale en 2024. Entre « prévention » et « efficacité », les divergences de vue se sont exprimées au sein de l’assemblée ce jeudi 14 décembre 2023.

Le Département du Finistère compte mettre 203 millions sur la table en 2024 pour les politiques ayant trait au handicap et 128 millions d’euros pour la prise en charge des personnes âgées. (Photo d’illustration).

Le Département du Finistère compte mettre 203 millions sur la table en 2024 pour les politiques ayant trait au handicap et 128 millions d’euros pour la prise en charge des personnes âgées. (Photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST FRANCE

En 2024, le Département ambitionne d’investir quelque 585 millions d’euros dans le champ social, soit un peu « plus de 16 millions de plus qu’en 2023 », précise Jocelyne Poitevin, première vice-présidente en charge de l’action sociale. « La part du lion dans le budget départemental », selon le président de Calan.

« Prévenir, c’est agir »

Dans les rangs de la gauche, de nombreuses voix se sont élevées. Armelle Huruguen d’abord (Finistère et Solidaires), listant des structures qui ont connu des baisses de subventions (Point écoute jeunes, maison des adolescents…) : « On constate des déconventionnements avec des partenaires historiques, des suppressions de dispositifs qui ont fait leurs preuves mais que vous considérez comme non efficaces. »

+ Lire aussi : « Un vrai gâchis » : À Quimper, un atelier d’insertion pour personnes handicapées va disparaître

L’élue de Quimper poursuit : « Vous parlez en euros, nous parlons en dégâts humains. Vous faites un choix cynique en vous attaquant à tous ces mécanismes qui font de la prévention. Pour nous, prévenir, c’est agir. »

« Situations indignes »

Kevin Faure rebondit : « La question du coût pour en déduire une notion d’efficacité n’est, selon moi, pas une bonne approche quand on parle d’un service public. »

Le communiste Ismaël Dupont, lui, angle son intervention sur le sort des jeunes exilés, expliquant que « certaines situations nous semblent indignes. Pour nous, et pour nombre d’associations, il est du devoir du Département d’assurer à ces enfants la jouissance pleine et entière de leurs droits ».

« La performance, alliée des plus fragiles »

Maël de Calan dit « assumer » l’évaluation de l’efficacité des dispositifs, « y compris ceux que l’on met en œuvre », assure-t-il. « Cette notion de performance, selon nous, c’est l’alliée des plus fragiles. Pour exemple, on a mis dix postes de conseillers qui rencontrent les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) dans le courant du mois qui suit leur inscription. »

Deuxième point évoqué en réponse : le Département finance lorsque le dispositif entre dans son champ de compétence : « Exemple des missions locales : nous continuerons à financer la part de nos missions au profit des populations vulnérables. Mais la contrainte budgétaire doit nous faire regarder d’un œil neuf tous les dispositifs. »

https://www.ouest-france.fr/economie/social/social-dans-le-finistere-des-divergences-de-vue-au-sein-de-lassemblee-departementale-a3cf0e40-9a81-11ee-97d2-9b86ef7e3954

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16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 07:38

Ouest-France

Voici comment comprendre le budget de Morlaix pour 2024, en cinq chiffres

Sarah HUMBERT. Publié le

Chaque année, il revient : le budget de la commune. À Morlaix, il a été présenté aux élus jeudi 14 décembre 2023. Voici cinq chiffres, pour mieux le comprendre.

Voici les grands chiffres qui vont façonner le budget 2024 de la Ville de Morlaix (Finistère).

Voici les grands chiffres qui vont façonner le budget 2024 de la Ville de Morlaix (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE/VINCENT MOUCHEL

Des tableaux, des pourcentages avec des plus ou des moins, beaucoup de zéros… Pas toujours simple de comprendre le budget de sa commune. À Morlaix (Finistère), le rapport d’orientation budgétaire a été présenté, jeudi 14 décembre 2023. Voici cinq chiffres à retenir, pour s’y retrouver.

5 700 000 € pour les investissements

En 2024, le montant des investissements est fixé à 5 700 000 € (1). Parmi les principales dépenses, on retrouve les espaces publics, à hauteur d’1,9 millions d’euros. Cela servira par exemple à financer le passage à l’éclairage LED pour le secteur du Château et Troudousten. Les investissements pour le patrimoine bâti sont sensiblement du même montant, et englobent la phase deux de la réhabilitation du musée des Jacobins.

6 150 000 € de besoin en financement de l’investissement

Le besoin en financement de l’investissement est de 6 150 000 €. Afin de financer cela, la Ville se repose sur de l’autofinancement, de recettes propres, comme la taxe d’aménagement, des amendes de police et divers (estimés à 110 000 € tout de même), des subventions mais aussi un emprunt d’équilibre.

23 447 000 € de dépenses de fonctionnement

Assez logiquement, ce chiffre de 23 447 000 € pour 2024 est proche du produit de fonctionnement (2). 

Il couvre, par exemple, les charges de personnel, qui ont augmenté en raison de l’augmentation du point d’indice. Pour Patrick Gambache, premier adjoint qui a présenté le budget, « en 2024, nous devons réussir à contenir, voire à diminuer les factures d’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires ».

25 379 000 € de produits de fonctionnement

Le produit de fonctionnement compte, par exemple, les impôts locaux, les dotations de l’État, les subventions provenant d’autres collectivités, et les recettes de différents services publics. Entre 2023 et 2024, il a augmenté pour Morlaix, de 152 000 €, pour atteindre 25 379 000 €. À noter, les taux communaux du foncier bâti et non bâti restent stables, en revanche, en raison de l’inflation, l’État a revalorisé les bases fiscales de 4,2 %.

La Ville a fait le choix, une nouvelle fois, malgré l’inflation, « de ne pas augmenter les tarifs de cantine, de garderie, de garde d’enfants d’activités sportives et de loisirs », souligne le premier adjoint.

17 387 083 € d’encours de dette

Au 31 décembre 2023, l’encours de la dette s’élèvera à 17 383 083 €. Entre 2014 et aujourd’hui, l’encours de la dette a fortement augmenté, passant de 6 400 000 € à 17 383 083 €. Pour autant, le délai de désendettement de la Ville, c’est-à-dire le nombre d’année qu’elle mettrait à rembourser sa dette en y consacrant toute son épargne, est de 7 années en 2023, contre 11,4 années en 2022. La dette est repartie à 100 % sur des emprunts à taux fixes.

Alain Daniellou, conseiller de la minorité, au terme de la présentation, a indiqué : « Nous constatons une reprise la dette. […] Nous rappelons notre vigilance quant à la pertinence des projets proposés ». Les échanges ont duré plusieurs minutes.

(1) Ce chiffre se base sur un taux de réalisation proche de 80 %.

(2) Ce chiffre se base sur un taux de réalisation de 98 %.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/voici-comment-comprendre-le-budget-de-morlaix-pour-2024-en-cinq-chiffres-728a4630-9a9d-11ee-97d2-9b86ef7e3954

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16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 07:34
En mairie de Morlaix - Réunion publique unitaire de solidarité avec le peuple palestinien pour un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza
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15 décembre 2023 5 15 /12 /décembre /2023 06:34
Le PCF appelle à participer aux initiatives en solidarité avec les Palestiniens de Gaza et pour la Paix
Le PCF appelle à participer aux rassemblements qui se tiennent dans toute la France avec l’ensemble des forces progressistes qui se battent pour la paix et la justice.
Mobilisons-nous contre les logiques de haine et de guerre qui ont trop ensanglanté le Proche-Orient, et pour faire prévaloir l’exigence d'une paix dans la justice et la démocratie entre les peuples palestinien et israélien.
 
A Brest rassemblement le samedi 16 décembre à 15H Place de la Liberté à l'appel du collectif pour une paix juste au proche orient
A Morlaix, réunion publique unitaire le mardi 19 décembre à 18h en mairie de Morlaix pour mettre fin aux massacres a Gaza, défendre une paix juste et durable. A l'appel de 17 organisations .
A Quimper:  samedi 16 janvier - 17h - des lumières pour Gaza - marche au flambeau à partir des Halles Saint-François
mercredi 20 décembre, Pierre Barbancey, grand reporter à l'Humanité, actuellement en reportage en Cisjordanie, sera présent à 18h à l'Espace Associatif pour une réunion-débat, à l'initiative du PCF avec le soutien du collectif de Cornouaille pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
En introduction à cette soirée, Larbi Benchiha, réalisateur documentariste qui a travaillé pour France Télévisions présentera le film de 28mn Travelling Israël/Palestine qu'il a réalisé à Jérusalem et en Cisjordanie lors de la seconde Intifada.
 
Israël / Palestine : Après l’odieux veto américain, la France doit agir pour une coalition internationale pour le cessez-le-feu et la paix
La rupture de la trêve à Gaza a signifié non seulement la reprise, mais aussi l’intensification des opérations militaires israéliennes, désormais dans le sud de la bande de Gaza, exposant directement des centaines de milliers de personnes aux bombardements.
La population civile palestinienne, prise en étau, en est la première victime. Elle se retrouve acculée près de Rafah et totalement démunie. Près d’un million d’enfants ont été déplacés de force et se retrouvent sans eau, nourriture ni protection.
Les alarmes impérieuses et nombreuses lancées par les agences de l’ONU et les ONG sur l’effondrement humanitaire, sanitaire, alimentaire à Gaza qui menace l’existence des 2,4 millions de Gazaouis ne sont pas entendues par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou qui poursuit les massacres de masse, les crimes de guerre, les déplacements forcés et les expulsions de populations. C’est la réalité des opérations de l’armée israélienne à Gaza comme à Jérusalem-Est. En Cisjordanie, l’armée et les colons d’extrême droite arrêtent, expulsent violemment les civils palestiniens.
Les atrocités des actes terroristes du Hamas et d’autres forces du 7 octobre contre les civils israéliens ne justifient en rien ce massacre, qui viole toutes les règles du droit international.
Face à la gravité de la situation, le secrétaire général de l’ONU a activé l’article 99 de la charte des Nations Unies. Reculant les limites de la honte, le gouvernement des États-Unis a imposé un veto contre une résolution appelant à un cessez-le-feu, alors que 13 des 15 États membres du Conseil de sécurité la soutenaient. Il a en outre approuvé, sans passer par le Congrès, la vente a Israël de 14 000 obus équipant des chars de combat engagés dans l’offensive à Gaza. Il portera dans l’histoire la responsabilité d’avoir ainsi encouragé, seul, la poursuite du massacre, contre la position de l’immense majorité des Etats et des peuples.
Le gouvernement américain ne peut pas imposer sa loi au monde ! Un cessez-le-feu immédiat et permanent est urgent. La France peut et doit prendre une initiative pour constituer une large coalition internationale pour le cessez-le-feu et la paix, avec l’ensemble des États qui portent cette exigence, capable de l’imposer au gouvernement israélien.
Le PCF affirme sa solidarité avec toutes les forces progressistes palestiniennes et israéliennes qui luttent pour une solution de paix dans la justice et le droit, avec les familles des otages israéliens qui s’opposent au gouvernement Netanyahou, avec les familles palestiniennes frappées par le deuil.
Le PCF rappelle son engagement pour :
➡️ Un cessez-le-feu permanent avec la fin des bombardements et du déplacement forcé de la population et le retrait de l’armée israélienne de Gaza.
➡️ La libération de tous les otages détenus par le Hamas.
➡️ La mise en place d’un corridor humanitaire permanent pour acheminer les produits de première nécessité.
➡️ La protection de toutes les personnes civiles, quelle que soit leur nationalité.
➡️ La cessation de la coopération militaire avec l’État d’Israël et la suspension de l’accord d’association qui lie celui-ci à l’Union européenne, tant que le droit international sera bafoué.
➡️ La levée du blocus de Gaza, en place depuis 2007.
➡️ La libération des prisonniers politiques palestiniens, à commencer par celle de Marwan Barghouti, capable de porter les aspirations de son peuple et l’exigence de paix, à l’opposé du projet intégriste du Hamas.
➡️ Une initiative diplomatique de la France pour une paix juste et durable sur la base des résolutions de l’ONU, en particulier la résolution n° 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies de 1967, exigeant le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés.
➡️ La reconnaissance de L’État de Palestine par la France, conformément au vote du Parlement français en 2014 et sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés de l’État israélien, doit permettre d’ouvrir le débat dans l’Union européenne afin d’aboutir à la même reconnaissance votée par le Parlement européen la même année. Le PCF salue l’annonce dans ce sens du gouvernement de gauche espagnol.
➡️ La traduction des dirigeants israéliens et ceux du Hamas devant la Cour Pénale Internationale.
➡️ La condamnation des viols, utilisés comme armes dans la guerre en cours.
Le Parti communiste français appelle à la plus large mobilisation contre les logiques de haine et de guerre qui ont trop ensanglanté le Proche-Orient, pour faire prévaloir l’exigence d'une paix dans la justice et la démocratie entre les peuples palestinien et israélien.
Le PCF appelle à participer aux rassemblements qui se tiennent dans toute la France sur la base de cet appel avec l’ensemble des forces progressistes qui se battent pour la paix et la justice.
 
 
 
 
 
 
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15 décembre 2023 5 15 /12 /décembre /2023 06:32
Je suis intervenu hier, en début d'après-midi, vers 14h30, en Conseil départemental du Finistère à l'occasion de la séance plénière à Quimper le 14 décembre 2023 de présentation du Débat d'orientation budgétaire sur la situation des MNA pour le groupe Finistère & Solidaires.
 
Conseil départemental du Finistère, séance plénière à Quimper le 14 décembre 2023 – Intervention sur la situation des MNA d’Ismaël Dupont pour le groupe Finistère & Solidaires
 
Monsieur le Président, cher.e.s collègues,
A la suite de mes collègues Cécile Gaz Le Tendre et Gaëlle Zaneguy, qui ont évoqué d’autres aspects de la protection de l’enfance, je souhaite intervenir sur la situation des jeunes réfugiés qui arrivent dans notre département.
Voici ce que nous pensons d’un accompagnement adapté de ces jeunes aux parcours très difficiles.
Il est du devoir du département au regard de ses compétences d’assurer à ces enfants la jouissance pleine et entière de leurs droits, leur droit à un accès à l’éducation et à la scolarisation, leur droit à la santé, leur droit à un hébergement dans un cadre rassurant et protecteur, leur droit à la mobilité et à l’accès aux services publics, leur droit à l’insertion professionnelle, leur droit à l’accompagnement juridique et administratif pour une demande de reconnaissance de minorité et d’asile, pour la régularisation de leur situation.
Il y a tellement des freins et d’obstacles à lever pour rendre tout cela possible, tellement de besoins en accompagnement humain et social.
Les craintes que nous avons déjà formulées à de multiples reprises perdurent, nous continuons à être interpellés par des associations sur des situations qui nous semblent indignes :
- une scolarisation des jeunes mineurs isolés qui prend beaucoup de retard. Pratiquement aucun des jeunes qui sont arrivés à Brest puis Quimper depuis début août n'a été scolarisé. Juste quelques rendez-vous au CIO… Le Conseil départemental a t-il des échanges avec l’Éducation Nationale, les établissements à ce sujet pour résoudre ce problème ?
Certains de ces jeunes ont moins de 16 ans et sont donc soumis à l'obligation scolaire. Il y a besoin d’un accompagnement volontariste des agents du département pour prendre contact avec les établissements de l’éducation nationale et les établissements privés, les CLPS et les MLDS.
Le choix de concentrer l’hébergement des jeunes mineurs isolés à Brest, que ce soit en hôtel pour aujourd’hui (+ 250 jeunes exilés dit Mineurs Non Accompagnés dans les hôtels brestois) ou dans des centres d’accueil dédiés pour une partie d’entre eux demain, ne facilite pas le meilleur accès à la scolarisation et à l’éducation, surtout quand l’accompagnement humain des éducateurs du département est insuffisant, faute de moyens, et que l’on ne cherche pas à s’appuyer sur les associations de bénévoles pour aider les jeunes à s’intégrer et se faire un avenir.
- Des retards et des manques aussi dans l’accès à la santé, aux rendez-vous médicaux, aux kits d’hygiène, à des vêtements chauds, qu’il faut améliorer et rendre plus systématique.
On nous signale également des jeunes reconnus mineurs à Paris, par des juges, qui arrivent à Brest suite à un déploiement par la plateforme nationale (indépendant de la volonté des jeunes) et que le CDAS ne prend pas en charge socialement (en dehors de l'hébergement). On ne s'occupe pas d'eux notamment pour l'accès à la scolarité. ça concerne de nombreux jeunes ces dernières semaines, en octobre et en novembre.
Nous déplorons aussi la multiplication des « évaluations flash », en 2 heures ou une demi-journée, suite à des entretiens avec des agents du département qui se traduisent par de nombreuses mises à la rue pour doute sur la minorité liée à l’apparence physique des jeunes et leurs récits d’itinérance faits dans des conditions de stress et de fatigue, parfois parfois une nuit passé à la rue, avant que l’on fasse la demande d’obtention des papiers d’identité et actes de naissance pour prouver ou invalider la minorité invoquée. Résultats: beaucoup d'évaluations bâclées sont fausses et démenties ensuite par le juge, sur la base de papiers d'identité authentifiés et certifiés que les associations arrivent à obtenir en 6-9 mois en payant à leur charge les déplacements des jeunes dans les métropoles françaises, les timbres fiscaux, les cartes consulaires, et après avoir hébergé les jeunes mineurs mis à la rue par le CDAS suite à des évaluations bâclées pendant tous ces mois. Pas de demande de photographies de papiers d'identité, d'extraits de naissance auprès des ambassades alors que c’est possible d’objectiver leur minorité.
Vous aviez promis dans cet hémicycle en octobre dernier une réunion services du Conseil Départemental-assos-élus majorité et opposition : deux mois plus tard nous attendons encore. L’avenir de ces jeunes, leur place dans la société, surtout dans le contexte actuel, nous semblent mériter une mobilisation collective : nous demandons à ce que vous teniez votre engagement au plus vite.
Les associations, marries d’avoir été qualifiées lors d’une précédente qualifiées de menteuses et de gauchistes lors d’une précédente séance du Conseil départemental, alors qu’elles sont constituées de bénévoles qui font au quotidien don de leur temps et de leur énergie pour aider ces jeunes, attendent aussi que leurs demandes de rendez-vous et de rencontre soient suivies d’actes.
Ces jeunes exilés ont besoin de toute notre attention. Ils ont besoin d’un accompagnement humain et social de qualité, qui leur offre un cadre protecteur et bienveillant.
Alors je sais ce que vous allez nous répondre : « vous, vous parlez, nous, nous agissons », mais ce qui compte en l’occurrence c’est bien la direction, l’orientation de l’action, et les valeurs qui l’inspirent.
 
 
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