Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 06:09

COMMUNIQUE DE PRESSE DE XAVIER COMPAIN : 12 octobre 2015

Ces dernières heures, la presse fait état du choix de deux élus sortants régionaux communistes d’être candidat sur la liste de premier tour du parti socialiste pour les prochaines élections régionales. Je le regrette.

Leur choix n’engage qu’eux-mêmes et en aucune façon le Parti Communiste Français et ses instances représentatives.

En dehors du choix souverain des communistes Bretons d’une liste « de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe et de large rassemblement anti-libéral au premier tour des élections régionales de décembre 2015, avec le Front de Gauche et toutes celles et tous ceux qui voudront agir contre l’austérité et pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne » et de la désignation de leurs têtes de listes, nul n’a la légitimité à représenter le Parti Communiste Français, parler en son nom, encore moins à engager des négociations cachées de tous et des citoyen(ne)s.

Nulle formation politique ne choisit les candidats de ses partenaires. Aucun accord électoral ne dessinait au parti socialiste de choisir ses communistes !

Communistes et avec le Front de Gauche, seul nous guide la volonté de construire des rassemblements populaires dans l’objectif d’une offre politique alternative, novatrice.

C’est à l’émergence de majorités d’idées utile à la vie de nos concitoyen(ne)s que nous travaillons. Notre appel s’adresse à toutes celles et ceux qui, au-delà de leurs sensibilités, ont intérêts à rassembler leurs colères, leurs espoirs et leurs votes : contre les choix nationaux du gouvernement et du parti socialiste et ne pas ouvrir un boulevard à la droite.

Déjà, la baisse des dotations aux collectivités impacteront les politiques régionales à venir. C’est en refusant la résignation face aux marchés financiers que nous lançons notre campagne publique pour l’emploi en Bretagne comme défi majeur.

Parce que nous voulons une région qui protège de l’Europe libérale et des traités capitalistes, nous co-élaborerons une Bretagne solidaire et coopérative.

Notre parti pris est « l’Humain d’abord » !

C’est pourquoi nous luttons pour une Bretagne du bien vivre ensemble et, pour cela, un projet répondant aux exigences sociales, économiques, relevant le défi de la transition écologique. Aujourd’hui, c’est à l’expression de ces voix pour une alternative sociale, écologiste, coopérative que nous sommes engagés. Donner force à ces choix de gauche et de progrès sont les conditions les meilleures pour ne rien offrir à la droite et à l’extrême-droite, mettre en œuvre des politiques publiques régionales audacieuses dans l’intérêt des travailleurs, des familles, des jeunes et des territoires.

Xavier COMPAIN, Chef de File du Parti Communiste Français,

Tête de Liste du Front de Gauche

Eric Berroche et Gérard Lahellec avec Le Drian et le PS au 1er tour: Communiqué de presse de Xavier Compain, 12 octobre 2015
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 13:55

 

NDDL. "L'aéroport se fera" affirme Valls (Ouest-France)

Notre-Dame-des-Landes - 15 Octobre

Le Premier ministre a affirmé ce jeudi que l'aéroport se fera et que l'Etat "ne cédera jamais face aux intimidations d'une minorité d'individus ultraviolents".

Questionné par le sénateur de Loire-Atlantique Joël Guerriau ce jeudi, lors des questions au Sénat, Manuel Valls a affiché sa détermination sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

« Le projet va pouvoir se poursuivre normalement », répète le Premier ministre, malgré l'appel des opposants au rejet par le tribunal administratif de Nantes, en juillet, des recours environnementaux.

« Notre pays est un État de droit. Une fois que la justice a tranché, ses décisions doivent être mises en œuvre et le gouvernement ne peut pas accepter qu'une minorité d'opposants radicalisés fassent obstacle à l'intérêt général et à l'application des décisions de justice. Nous continuerons de faire appliquer les lois de la République à Notre-Dame-des-Landes », poursuit le Premier ministre.

Manuel Valls est catégorique : « Ce projet nous le soutenons et il se fera. »

Le regain de tension dans la Zad, après le pillage d'un camion et l'occupation d'une nouvelle maison, relance la question d'une évacuation des zadistes. Là encore Manuel Valls est déterminé : « Le gouvernement ne cédera jamais face aux intimidations d'une minorité d'individus ultraviolents. »

Concernant l'occupation illégale d'une nouvelle maison, depuis samedi, Manuel Valls annonce une expulsion. Selon lui, le propriétaire, la société Aéroports du Grand Ouest-Vinci a entamé une procédure en référé auprès du tribunal de grande instance de Nantes. Le Premier ministre assure que les militants occupant cette maison, un collectif d'une douzaine de Nantais, seraient expulsés dès que la justice l'aurait décidé. « Dès que l'ordonnance d'expulsion de la maison occupée aura été rendue, elle sera exécutée », a-t-il poursuivi.

Quant à une évacuation complète de la Zad, Manuel Valls ne donne bien sûr aucun calendrier. L'intervention sera gardée secrète jusqu'au dernier moment. Une association pro-aéroport les Ailes pour l'Ouest espère cette évacuation des zadistes en janvier.

http://www.ouest-france.fr/notre-dame-des-landes-laeroport-se-fera-affirme-valls-3767952

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 06:28

Conférence sociale ou monologue social ?

Où sont les réponses aux exigences des salariés ?

jeudi 15 octobre 2015

Dans nombre d’entreprises et dans les manifestations interprofessionnelles, depuis plusieurs mois, les salariés ont exprimé leurs désaccords à l’encontre des politiques d’austérité et face à la culpabilisation permanente instrumentalisée sur le "coût du travail". Ils ont exprimé haut et fort leurs exigences pour l’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux, pour leurs conditions de travail, l’équilibre temps de travail et vie privée, pour l’emploi, pour des protections à l’exemple de la Sécurité Sociale, des régimes de retraite…

Elles et ils ont parfois gagné comme à la polyclinique d’Auch,à Fralib, aux Jeannettes ou sont engagés dans des mobilisations, très souvent dans l’unité syndicale comme à l’APHP, Air France, Proségur, Graf Tech, le groupe Eiffage, Sanofi, Aréva, les postiers, les policiers, les éboueurs de la ville de Paris , la réforme du collège, la Française des roues….

Les seules réponses apportées se traduisent par la répression, une succession de lois de régression sociale, le passage en force en usant du 49/3, l’application unilatérale de l’accord chez les fonctionnaires, pourtant rejeté majoritairement, la baisse des pensions, la casse des régimes de retraites complémentaires Agirc et Arrco, dans un contexte où le chômage, l’insécurité sociale et les inégalités ne cessent de s’aggraver.

La CGT ne peut pas continuer de se satisfaire d’une politique qui remet en cause notre modèle social, la citoyenneté au travail et répondant exclusivement aux intérêts du patronat.

De plus, La CGT ne peut cautionner les discours actuels affirmant que la violence se situe du côté des salariés. La plus grande des violences, c’est la violence sociale vécue tous les jours par ces millions de salariés, chômeurs et précaires, qui sont majoritairement des jeunes, des femmes et des retraités. La violence, c’est apprendre du jour au lendemain que l’on va se retrouver sans emploi, en raison du diktat imposé par les actionnaires pour sécuriser la hausse de leurs dividendes et par les politiques d’austérité dictées par l’Union européenne.

Lorsque l’on qualifie des salariés de voyous, de quel côté se situe-t-on ? Lorsqu’on les cueille tôt le matin devant femmes et enfants comme des criminels ? Quel dialogue pense-t-on instaurer ?

Au vu du traitement qui est réservé aux salariés d’Air France aujourd’hui, on comprend dès lors bien mieux, le refus du gouvernement de recevoir la CGT le 23 septembre dernier, alors que des salariés étaient convoqués pour faits de grève, le jour même, et que des dizaines de milliers travailleurs manifestaient sur tout le territoire, contre la remise en cause des locaux des bourses du travail, contre la répression, les sanctions et les discriminations, pour les libertés et le respect du droit syndical.

Au regard de tous ces éléments, la Commission Exécutive Confédérale réunie ce jour à Limoges a décidé de ne pas participer à la prochaine conférence sociale qui se tiendra le lundi 19 octobre.

Dès l’annonce de la tenue de cette nouvelle conférence, notre confédération a demandé que soient inscrites à l’ordre du jour, les questions de salaires et réduction du temps de travail. La CGT estime en effet qu’aujourd’hui l’urgence est de mettre un terme définitif aux politiques austéritaires.

Ceci doit passer par des mesures immédiates, tant en termes de réduction du temps de travail que de revalorisation des salaires et ce, afin de favoriser la création d’emplois

L’organisation de cette conférence sociale aura d’ailleurs été un exemple éclairant de la conception de la démocratie sociale par le gouvernement :
Le programme définitif n’aura été communiqué que moins deux semaines avant. Peu ou pas de concertation quant aux thèmes retenus, le contenu des tables rondes évoluant d’ailleurs encore en fonction des demandes particulières des ministres.
La démocratie sociale selon le gouvernement, c’est le refus de donner la parole aux organisations syndicales lors de la conférence plénière alors que la tribune est offerte aux « experts » patronaux. Démocratie sociale d’ailleurs remise en cause par la récente loi Rebsamen.

La Commission Exécutive réaffirme que le rôle de la CGT, n’est pas d’accepter des décisions prises unilatéralement par le gouvernement et le MEDEF. Le rôle de la CGT, c’est au contraire de proposer des alternatives favorisant le progrès social et le plein emploi.

Dans ces conditions, La CGT souhaite que s’engagent rapidement de véritables négociations autour des sujets majeurs qui préoccupent les salariés, c’est-à-dire :
- L’augmentation des salaires et le paiement des qualifications.
- La réduction du temps de travail en lien avec la santé au travail, son organisation, sa qualité.
- La sécurité sociale professionnelle avec un nouveau statut du travail salarié.
- L’avenir de l’industrie de notre pays.
- Le renforcement des services publics.
- Les enjeux environnementaux.

Ces négociations doivent se faire dans un contexte social apaisé et constructif, en concertation et après consultation des organisations syndicales représentatives du pays, dont la CGT.

La CGT - Montreuil, le 14 octobre 2015

Philippe Martinez, un métallo secrétaire général de la CGT (photo Le Monde)

Philippe Martinez, un métallo secrétaire général de la CGT (photo Le Monde)

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:46

DIMANCHE 18 OCTOBRE GARE DE BREST

à l'occasion de la présence en gare du Train du climat/COP 21

initiative du Front de Gauche de 10 heures à 13 heures

En Bretagne comme ailleurs

POUR REUSSIR LA COP 21,LE BON PLAN C'EST LE TRAIN

et les transports propres.

à 11h30 XAVIER COMPAIN présente à la presse nos propositions pour le développement du ferroviaire en Bretagne

COP 21: Allons-y en train! Initiative du Front de Gauche et de sa tête de liste aux Régionales Xavier Compain à la gare de Brest, le dimanche 18 octobre

LA COP 21 PASSE PAR LE TRAIN POUR TOUS

TER/TET !? MILLE FOIS OUI !

 

 

 La région a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs.

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions État/SNCF/Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000 €. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs/jour c'est encore peu car on sait que les Bretons sont parmi les Français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de trains et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs.

Par ailleurs alors que la Région avait fait de la présence humaine dans les gares une de ses priorités de très nombreux postes ont été supprimés par la SNCF, qu'il s'agisse de l'accueil, de la billetterie ou de la sécurité en gare, sans réaction de la région.

Nombre de gares ont été transformés en halte, nombre de guichets ont été fermés. La SNCF se prépare également à fermer ses boutiques  à Concarneau, Douarnenez, et Crozon sans que les élus régionaux ne s'en émeuvent

 

MORALITE : TER IL Y A ENCORE DU PAIN SUR LA PLANCHE !

 

TGV ? OUI MAIS PAS QUE !

 

 UNE POLITIQUE FERROVIAIRE REGIONALE OUTIL D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes (37 mn).

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que » de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que, dans la logique qui prévaut aujourd’hui, la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris (à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales  et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

 

LES BONS BARREAUX À LA BONNE ÉCHELLE

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur (le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des côtes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement :

 

Brest/Landerneau/Quimper

 

Paimpol/Charhaix/Rosporden/Concarneau

 

Saint-Brieuc/Loudéac/Pontivy/Auray

 

La Brohinière/Ploermel

 

Saint-Malo/Dol/Rennes/Messac/Redon puis Nantes.

 

Les élu(e)s régionaux du Front de Gauche exigeront le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une  attention particulière sera portée, en terme de calendrier à la liaison Brest/Landerneau/Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Les élu(e)s FdG seront disponibles et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles la liaison Rennes/Fougères ou l'amélioration des trajets comme Saint-Malo/Dinan. 

 

RECONQUÉRIR LE TRAFIC MARCHANDISE 

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise !  Ce chiffre parle de lui même. C'est totalement insuffisant !

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructures de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon/Quimper nombre d'embranchements fret ont été déferrés. Pour exemples ceux de Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit-elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça !

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

 

UNE POLITIQUE DES TRANSPORTS FERROVIAIRES INTER RÉGIONALE ET OUVERTE A L'EUROPE

RENFORCER L'ARC ATLANTIQUE

Les Régions de l'arc Atlantique (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine) ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire  Brest/Toulouse par Quimper et Redon/Nantes/Bordeaux alors que les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

 

GAGNER LA VOIE FERREE CENTRE EUROPE ATLANTIQUE 

Dans le même esprit la Région Bretagne doit se rapprocher des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédiée au trafic marchandise. Cette ligne peut assurer entre Nantes et Chagny, point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe, du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle doit avoir des prolongements dans la desserte des ports bretons, départementaux et régionaux.

 

PAS DE TABOUS FISCAUX ET BUDEGETAIRES POUR FAIRE AVANCER LE TRAIN

Alors pas de tabous ! La multi-modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire  voyageurs et marchandises en phase avec les objectifs de la transition écologique et la modernisation économique durable.

Les élu(e)s FdG pèseront pour mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elles et ils promouvront les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

Elles et ils se mobiliseront pour obtenir de nouveaux financements :

- taxes sur les bénéfices des sociétés d'autoroutes

- création d'un Livret d'épargne pour la modernisation et le développement des infrastructures ferroviaires

- récupération des intérêts de la dette du système ferroviaire français (1,5 milliard d'€) après sa reprise par l'État (la France ne finance que 32 % du ferroviaire contre 50 % en Allemagne ou 90 % en Suède)

 

DES TRAINS ACCESSIBLES POUR TOUS, UN FRET FERROVIAIRE EFFICACE C'EST

 

MOINS DE CARS, MOINS DE CAMIONS SUR LES ROUTES : MOINS DE POLLUTION, MOINS DE MACRON !

 

LES 6 ET 13 DECEMBRE PROCHAIN, ELECTIONS DES CONSEILLERS REGIONAUX

 

 AVEC LE FRONT DE GAUCHE ON SE MELE DE CE QUI NOUS REGARDE

 

 

XAVIER COMPAIN SYLVIE LARUE

COP 21: Allons-y en train! Initiative du Front de Gauche et de sa tête de liste aux Régionales Xavier Compain à la gare de Brest, le dimanche 18 octobre
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:39

Pour une Bretagne sociale et écologiste Élections régionales 6 et 13 décembre 2015

L'Humain d'abord !

Notre région Bretagne est belle. Elle attire chaque année de nouveaux habitants. Des projets innovants, des solidarités nouvelles s'y construisent. Comme partout, les bretonnes et les bretons aspirent à s'épanouir dans leur vie sociale et familiale.

Mais cette aspiration à maîtriser son sort, à imaginer un avenir durable pour les générations futures est contredite par les politiques d'austérité menées en France et en Europe. Elle est empêchée parce que quelques-uns s'accaparent les richesses que nous produisons. Ainsi notre région n'échappe pas aux inégalités, au chômage, à la pollution. Comme partout ailleurs la Bretagne subit le désengagement de l’État qui réduit les moyens des collectivités. Le Pacte d'avenir qui s'inscrit dans ce modèle voué à l'échec, n'a rien résolu.

Nous savons qu'il faut prendre un autre chemin et le repli sur soi est une impasse. Des femmes et des hommes ont déjà choisi de mettre en œuvre des alternatives concrètes pour produire, échanger et consommer autrement. Nous voulons encourager ce mouvement en proposant de construire ensemble un projet commun à l'occasion de ces élections régionales.

Nous voulons porter avec vous des politiques publiques régionales au service du bien commun et de la transition écologique. Nous mettons en débat cinq grandes orientations et ouvrons la Fabrique coopérative, lieu d'échange et de construction collective de l'alternative.

Ainsi, ensemble à gauche, nous serons plus forts.

Xavier Compain Sylvie Larue

Réunion Publique:

La Fabrique coopérative, rencontre publique régionale- Le 7 novembre à Rennes de 14h à 20h Au Triangle

1-Au cœur de notre projet la démocratie

Notre démocratie est en crise. Les citoyens se sentent dépossédés des choix politiques. A mille lieues de la conception des élus de l'actuelle majorité régionale, nous voulons favoriser l'irruption citoyenne dans l’élaboration des politiques publiques.

Assemblées représentatives pour la co-élaboration des politiques publiques, du budget, référendum pour la définition des limites de la région....

2-Solidarité » coopération, égalité des droits pour travailler toutes et tous et mieux

Le « marché » ne permet pas à toutes et tous de travailler, nous en faisons l'expérience tous les jours. A la concurrence libre et non faussée, nous préférons la solidarité et la coopération.

Relocaliser l'économie, développer les services publics, l'économie sociale et solidaire et toutes les formes d'appropriation collective des moyens de production, des moyens de financement, et de préservation des ressources, contrôle citoyen des aides publiques aux entreprises....

3-Se former , se cultiver, s'émanciper

Pour favoriser l'égal accès de toutes et tous aux savoirs, aux pratiques culturelles et aux spectacles, la culture et l'éducation doivent échapper aux logiques de concurrence, et de marchandisation.

Développer le service public d'éducation et de formation, ouvrir de nouveaux espaces de gratuité, soutenir les associations d'éducation populaire, promouvoir les langues et les cultures de Bretagne dans un esprit d'ouverture au monde, à toutes les cultures, promouvoir la culture de paix...

4-Sortir du productivisme et privilégier l'agriculture paysanne et la pêche artisanale

Pour accéder à une alimentation saine et diverse, il faut respecter les ressources naturelles, les sols, la biodiversité, les écosystèmes, mais aussi les femmes et les hommes qui assurent la production. Du local au global, il faut se réapproprier les décisions en matière d'agriculture, de pêche et d’agroalimentaire.

Encourager une production diversifiée, les circuits courts, les filières bio et durables sans OGM, proposer un schéma régional d'intervention publique sur le foncier agricole pour en finir avec les fermes usines et favoriser l'installation de jeunes agriculteurs...

5-Développer de manière équilibrée les territoires

Cela suppose de sortir des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée. Ce qui guide nos choix c'est dans le même temps l'accès de tous aux transports collectifs, à la santé, à un logement de qualité et l'indispensable transition énergétique pour répondre au défi climatique.

Plan régional de transition énergétique, réorientation des financements prévus pour LNOBPL pour privilégier les liaisons TER et sortir du tout TGV, lutte pour le maintien des hôpitaux de proximité...

Régionales: Pour une Bretagne sociale et écologique, l'Humain d'abord avec le Front de Gauche et la liste conduite par Xavier Compain et Sylvie Larue
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:39
Quand Alexandre de Juniac, PDG d'Air France, parle des acquis sociaux et du travail des enfants

Lors des "Entretiens de Royaumont" de 2014, devant un parterre de dirigeants d'entreprises, Alexandre de Juniac, le pdg d'Air France s'est interrogé en public sur la notion d'acquis sociaux, l'âge de la retraite, par exemple, mais aussi sur l'âge du travail des enfants... édifiants.

Lire aussi: "Le moment Air France" par Mediapart:

Le gouvernement face à la supercherie du dialogue social

Depuis 2012, le gouvernement est allé de renoncement en reniement. Ces deux dernières semaines, l’État a participé à la mise en scène de la violence des rapports sociaux. Le « moment Air France », c’est l’acmé douloureuse et grotesque d’une politique qui a tourné le dos aux salariés, à sa gauche, à son électorat.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:25

Visite du local des employés municipaux

de la rue de Brest

Lors d'un conseil municipal de début d'année, suite à une intervention de notre part, Mme Le Maire nous avait appris que ce local étant provisoire, il n'était pas forcément aux normes sanitaires pour ce travail. Ces employés, responsables de la propreté des rues et places de la ville, ne peuvent en effet se laver correctement après leur journée ou durant leur temps de poses, ce local n'étant pourvu de douche, et doivent se contenter d'un simple robinet d'eau froide... un an ça fait long pour du provisoire, un deuxième hiver arrivant bientôt !

Mais le comble est que malgré les affirmations de Mme Le Maire, ce local n'est pas non plus aux normes de sécurité officielles, n'étant pas muni d'un extincteur !!!

Ne parlons même pas du confort alimentaire... pas de réchaud ni cafetière !

Ces employés sont-ils pris pour des « sous » employés??? A vous d'juger !!!

Visite du local des employés municipaux de la rue de Brest à Morlaix: la micro-tribune de l'opposition Front de Gauche dans le Morlaix Mag
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 13:25

Hôpital. « Que la direction mesure la détresse des agents »
http://www.ouest-france.fr/hopital-que-la-direction-mesure-la-detresse-des-agents-3767697

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 10:00

BFM TV - 12 Octobre 2015

Pierre Laurent Air France : Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation (Pierre Laurent) Après les incidents à Roissy le 5 octobre dernier, le gouvernement, plutôt que d'apaiser les tensions et de retourner à la table des négociations, choisit la provocation. Les salariés d'Air France sont traités comme des criminels, arrêtés chez eux devant leur famille au petit matin.

Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation et s'enfoncent dans la honte.

La riposte doit être massive et unitaire.

C'est le cri de colère de cinq personnalités ( voir l'Humanité du 13 octobre ) après les arrestations de syndicalistes , traités comme des scélérats et interpellés chez eux devant leur famille au petit matin .

Ci-dessous une dépêche d'AFP sur une déclaration de Pierre Laurent , secrétaire national du PCF

http://www.cbanque.com/actu/54546/air-france-laurent-juge-hallucinant-que-valls-aille-s-excuser-en-arabie-saoudite

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 09:43
Quand le gouvernement sort la matraque

L’HUMANITE – 13 octobre 2015

OLIVIER MORIN ET GÉRALD ROSSI

ROISSY, LUNDI 12 OCTOBRE. PIERRE LAURENT AU MILIEU DES SALARIÉS VENUS APPORTER LEUR SOUTIEN AUX SIX TRAVAILLEUR

Une semaine après les incidents du comité central d'entreprise de la compagnie aérienne, la répression commence déjà à s'abattre : six salariés ont été interpellés hier et des sanctions disciplinaires devraient suivre.

«Comme le disait mon homologue de Qatar Airways, à propos de la grève (des pilotes), Monsieur de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison. » Cette saillie provocatrice du PDG d'Air France, lors d'une rencontre patronale de décembre 2014, aurait-elle été prémonitoire? Une semaine après le comité central d'entreprise mouvementé d'Air France, où la direction avait annoncé 2900 suppressions d'emplois, déclenchant la colère de nombreux manifestants qui s'en étaient pris aux chemises d'un DRH et du directeur long-courrier d'Orly, le ministère de l'Intérieur n'a pas traîné en interpellant hier six salariés du fret et de la maintenance, dont, à l'aube, quatre à leur domicile. D'après la CGT, deux ou trois parmi eux seraient des adhérents du syndicat. Manuel Valls a donc attrapé ses « voyous », et la droite jubile aussi de voir des grévistes traités comme des criminels. « Je ne vais pas pleurer. La police fonctionne comme ça avec tout le monde, y compris avec les responsables politiques », a, par exemple, déclaré François Fillon (« Les Républicains »), dénonçant une « terreur syndicale ». « On n'a pas le souvenir de pareil traitement pour un Cahuzac, un fraudeur fiscal ou un patron voyou », a pourtant fait remarquer le Parti de gauche dans un communiqué.

La CGT Air France exige la fin de poursuites

En plus de ces arrestations, les premières notifications de sanctions devaient être envoyées hier par la direction aux salariés qu'elle aurait identifiés comme ayant participé aux incidents, a affirmé à l'AFP une source proche du dossier. Des sanctions pouvant aller jusqu'au licenciement. « Si la direction se permet de sanctionner des personnes alors que l'enquête de police est encore en cours, elle prend de gros risques, puisque certaines seront peut-être mises hors de cause », souligne Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT Air France, qui précise que son syndicat soutient les salariés interpellés et exige la fin de poursuites à leur encontre.

1700 des 2900 postes menacés concernent le personnel au sol

Soucieux de maintenir une façade de dialogue social pendant qu'ils sortent la matraque en coulisses, les dirigeants de la compagnie aérienne ont repris depuis vendredi les discussions autour de leur plan de réduction des coûts salariaux, en prenant soin de rencontrer séparément chaque organisation syndicale. « Le fond du problème, c'est que la direction continue à cloisonner le dialogue social. Même si elle parvient à un accord avec les pilotes, quid des autres catégories de personnel ? », s'inquiète Mehdi Kemoune, qui rappelle que 1 700 des 2900 postes menacés concernent le personnel au sol, qui a déjà largement souffert des précédents plans de restructuration. En fin d'après-midi, un grand rassemblement de soutien aux six salariés était organisé à l'appel de la CGT, auquel se sont joints SUD aérien, le secrétaire national du PCF, chef de file du Front de gauche aux élections régionales en Île-de-France, et les têtes de liste départementales Éric Coquerel (PG) et Clémentine Autain (Ensemble).

_________________________________________________________________________

« La violence est aussi du côté du gouvernement »

Xavier Mathieu Ancien leader CGT des Continental en lutte

« Je suis bouleversé par le traitement médiatique que subissent les salariés d'Air France. J'ai envie de rendre hommage à ces salariés qui depuis des années s'en prennent plein la gueule. Le DRH d'Air France, comme notre directeur qui à l'époque avait pris des oeufs dans la gueule, n'a rien subi en comparaison de ce que subissent les salariés. Il n'y a jamais eu de drame du côté des patrons. Alors que du côté des salariés, ce sont des drames permanents. À Continental, certains ont perdu leur maison, ont sombré dans la consommation d'antidépresseurs ou d'alcool, ont divorcé ou se sont suicidés. Quand on voit comment sont traités les événements, on comprend que 90 % des médias sont détenus par des patrons du CAC 40. Lorsque Continental a fermé, les salariés ont été traités de voyous pendant plusieurs jours par les médias, alors que par la suite, c'est bien la direction de Continental qui a été condamnée par les tribunaux. Dans les cinq procès qui ont eu lieu, il a été démontré qu'il n'y avait aucune raison économique à ce que l'entreprise ferme. Cela me dérange de voir la une des journaux avec un mec qui s'est fait arracher la chemise alors que depuis la fermeture de Continental, on aurait dû voir au moins cinq unes avec les collègues qui se sont foutus en l'air. La violence est aussi du côté du gouvernement, qui s'était engagé à défendre les petites gens et qui, au contraire, les massacre. Manuel Valls n'a même pas eu un mot pour les 2900 salariés licenciés. Ce que fait le Parti socialiste aujourd'hui, c'est trahir la classe ouvrière. En mettant un banquier de chez Rothschild au ministère de l'Économie, il fait un bras d'honneur aux travailleurs. Les socialistes au pouvoir participent à la montée du Front national, qui ne pense qu'à ramasser les cadavres. Il faut virer ces gens-là. »

La « vraie violence sociale » des plans de licenciements

Julien Bayou Porte-parole d'Europe Écologie-les Verts (EELV)

« Je suis attristé par la tournure du débat. Certes, personne ne souhaite vivre le traumatisme subi par le DRH d'Air France, mais il ne faut pas oublier en même temps que personne ne souhaite vivre celui qui vise 2 900 familles et peut-être jusqu'à 5 000, si l'on en croit le Canard enchaîné. Dans les médias, la plupart des dirigeants politiques ont condamné les violences, mais que fait-on face au pourrissement de la situation ? Air France a eu beau jeu depuis quatre ans de demander des efforts à ses salariés et de cibler les pilotes, qui ont fait des efforts importants. Aujourd'hui, l'État, actionnaire important, ne parvient pas à mettre direction et syndicats sérieusement autour d'une table de négociations. Cette situation est d'autant plus paradoxale que le taux de remplissage des avions de la compagnie est au maximum, avec un prix du kérosène aujourd'hui au plus bas. Il y a comme une arnaque... Dans le même temps, on voit le premier ministre Manuel Valls qui intervient uniquement pour condamner l'acte de violence, contribuant ainsi à accentuer le désespoir. C'est mal mesurer la violence des licenciements. Je pense par exemple à Xavier Mathieu, délégué chez Continental, qui s'est retrouvé devant les juges et a été humilié alors qu'il ne faisait que dénoncer un plan de licenciements injuste. C'est ça la vraie violence sociale... Cela me fait penser à cette phrase de Bertolt Brecht : "On parle toujours de la violence d'un fleuve et jamais de la violence des rives qui l'enserrent". »

« La colère des exploités est légitime, la révolte est vitale »

Philippe Poutou Ouvrier chez Ford, porteparole du NPA

« Quel tir d'artillerie contre les salariés d'Air France : toute une caste de privilégiés a lâché sa haine de classe : Valls, Sarkozy, Gattaz, éditorialistes... Par une exagération volontairement outrancière, leur but est d'étouffer la moindre velléité de rébellion et de soumettre celles et ceux qui osent se défendre. Le délire sur une soi-disant violence inacceptable (bousculade et chemise déchirée !) permet de parler d'une violence invisible, vécue au quotidien par des millions de salarié(e)s. Celle de l'exploitation de travailleurs toujours plus précarisés, dans un contexte de menaces et de chantages permanents. La violence, c'est : le licenciement, le chômage, la pauvreté, la galère au boulot, l'intensification du travail, l'usure, l'invalidité, et aussi le harcèlement des chefs, la pression des directions, le mépris quotidien ! En ces temps de compétitivité obsessionnelle, c'est une véritable guerre de classes, celle des capitalistes pour s'approprier un maximum de richesse. Il s'agit là d'une violence préméditée, pensée et organisée. Trop souvent, nous subissons et nous nous taisons. Mais la colère est bien là, elle s'accumule et heureusement parfois elle explose : comme les Conti en 2009 ou aujourd'hui à Air France. Cette colère légitime est justifiable car il s'agit de la dignité des exploités. Elle est salutaire. Il est urgent de trouver les moyens de relever la tête, de ne plus subir, de s'organiser pour passer à l'offensive et lutter collectivement. L'idée n'est pas d'appeler à déshabiller tous les patrons mais bien de leur enlever le pouvoir, les moyens de nuire et d'écraser. Pour cela, il faut prendre nos affaires en main, contrôler nos outils de production, organiser nous-mêmes le travail. En clair, combattre le système capitaliste. »

« J'appelle le gouvernement à voter contre le plan de licenciements »

Pierre Laurent Secrétaire national du Parti communiste français

« On voit bien le message que les faiseurs d'opinion veulent nous vendre avec les images des incidents de Roissy et maintenant les poursuites policières contre plusieurs salariés. Ces derniers seraient des espèces de sauvages sans foi ni loi, et les patrons des responsables injustement pris à partie. Les Français ne sont pas dupes, plusieurs enquêtes le montrent. Ce qui vient de se passer à Roissy est d'abord le signe de l'échec total du "dialogue social" à la mode du pouvoir. En fait de dialogue, les salariés n'ont droit qu'à la politique du fait accompli, au discours austéritaire, à l'appel aux sacrifices. Où est le dialogue quand on vous annonce, de manière froide et provocatrice, 2 900 suppressions de postes ? La colère sociale en France aujourd'hui est grande. La majorité des Français "aimeraient bien se rebeller mais ne le font pas", disent les mêmes enquêtes. J'ajoute : ils ne le font pas encore. Car il existe une "hargne sourde que ressentent de nombreux Français derrière leur apparente résignation". À cette colère, nous voulons ouvrir les chemins de l'espoir, montrer que d'autres politiques sociales et économiques sont possibles pour Air France. Pour ma part, je l'avais dit le 23 septembre dernier à Roissy, et je redis dans les colonnes du journal de Jaurès mon soutien complet aux salariés d'Air France dans leur bataille pour l'emploi, pour un travail de qualité, pour la sauvegarde et le développement de cette grande société. Non à la criminalisation de leurs actions, ou des syndicats. J'appelle le gouvernement, qui jusqu'à présent a laissé faire la casse sociale et le démantèlement de la compagnie, à prendre ses responsabilités en votant en CA contre le plan de licenciements et en permettant l'ouverture du dialogue social dans l'entreprise dont il est actionnaire. »

« La semaine où Ericka a gagné contre de Juniac »

Gérard Filoche Ancien inspecteur du travail et membre du Parti socialiste

« Le bilan de la semaine passée est épique : la faute aux dirigeants d'Air France qui avaient déjà supprimé 15 000 emplois depuis 4 ans, et qui, avec l'appui des représentants du gouvernement, ont cru judicieux d'annoncer, par voie de presse, en dehors du comité central d'entreprise convoqué le lundi 5 octobre au matin, la suppression de 2 900 nouveaux postes. C'était un coup de force illégal qui violait le droit du CCE à être saisi le premier de cette éventuelle proposition et d'en discuter. Les dirigeants, autour du financier méprisant Alexandre Begoügne de Juniac, espéraient matraquer par cette annonce précipitée les résistances du personnel et le diviser. Ils ont eu l'effet inverse : 2 000 manifestants de l'intersyndicale majoritaire se sont insurgés aux portes du CCE, cela a créé une telle colère légitime, partagée et spontanée que des échauffourées ont eu lieu et que deux DRH responsables se sont vus pris à partie et leurs chemises déchirées. Cela aurait pu être pire, et vu l'ampleur de la provocation, on peut s'étonner et saluer que le sang froid l'ait emporté et que les syndicalistes et les personnels eux-mêmes se soient autolimités, et que les deux DRH s'en soient bien sortis. La direction d'Air France, les gros médias (possédés désormais à 95 % par 7 milliardaires) ont pourtant déchaîné une campagne d'une sauvagerie inouïe. Le premier ministre, sans un mot pour les victimes licenciées, s'est excité et les a traitées de "voyous".

Ce fut une curée de la part des nantis criant abusivement "au lynchage" durant plusieurs jours. Des menaces policières d'enquête, de poursuites pénales ont même été mises en avant en calomniant la colère des salariés. Ceux-ci non seulement étaient victimes mais devenaient en plus humiliés et persécutés. Ce n'est pourtant pas, dans l'histoire de la lutte des classes depuis plus de 150 ans, un événement inédit : quand le patronat se comporte de façon impitoyable, il suscite des réactions souvent bien plus radicales que celles-là.

Les patrons ont le cynisme discret des tapis feutrés et l'égoïsme de leurs clubs fermés de décision, les salariés ont le pouvoir de l'émotion brouillonne et de la mobilisation indignée, comme le disait en substance Jean Jaurès en juin 1906 à l'Assemblée. La violence des exploités et des exploiteurs ne peut pas être mise sur le même plan. D'ailleurs, la vidéo la plus vue de la semaine, c'est celle d'Ericka, une jeune femme tentant de s'adresser dans les locaux du CCE, de façon émouvante, au mur glacé des regards et des costumes chics des patrons.

La gesticulation médiatique exacerbée n'aura pas tenu la semaine: la direction d'Air France a été obligée de rouvrir des négociations, alors qu'elle avait l'intention initialement de les enterrer. Le premier ministre s'est illustré, là, dans un rôle qui, historiquement, laissera de lui une image blessante. Un sondage en fin de semaine a établi que 54 % des Français "comprenaient". Le paradoxe, c'est qu'à la fin, l'échauffourée tant dénigrée est salutaire à la cause du combat contre les licenciements. À méditer. »

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011