Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 07:54

Ce projet de base commune voté par une majorité du Conseil National du PCF le 6 mars sera soumis au vote des communistes les 4, 5, 6 mai 2016 comme les textes alternatifs probables.

Le texte reconnu comme base commune fera ensuite l'objet d'amendements et d'enrichissements à partir d'un travail mené dans toutes les sections du PCF de France.

Les communistes veulent par ailleurs préparer leur congrès avec les citoyens en organisant 500 000 rencontres pour sonder les Français sur ce qu'ils veulent pour le pays, sur leur conception de ce que doit être une politique de gauche, dans l'intérêt du peuple, sur des questions centrales pour nous comme l'emploi, le travail.

La section PCF de Morlaix organise une première réunion sur les enjeux du Congrès et le projet que les communistes peuvent porter pour la société française sur le thème du Travail et de l'emploi le mardi 29 mars à 18h30 au local du 2, petite rue de Callac.

Cette réunion sera ouverte à des non communistes qui souhaitent s'associer à nos débats, nourrir notre réflexion et échanger avec nous.

Partager cet article
Repost0
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 07:41
Photos Jean-Luc Le Calvez: Amélie Le Calvez au centre

Photos Jean-Luc Le Calvez: Amélie Le Calvez au centre

Ismaël Dupont et Yvan Le Gall, co- porte-parole de l'UL CGT de Morlaix

Ismaël Dupont et Yvan Le Gall, co- porte-parole de l'UL CGT de Morlaix

Une syndicaliste CGT de l'hôpital, à côté de Julien Tanguy, co-parole de la CGT, a brillamment pris la parole contre la loi El Khomri

Une syndicaliste CGT de l'hôpital, à côté de Julien Tanguy, co-parole de la CGT, a brillamment pris la parole contre la loi El Khomri

Marc Corbel, nouvel adhérent du PCF, avec le drapeau breton et celui de la CGT

Marc Corbel, nouvel adhérent du PCF, avec le drapeau breton et celui de la CGT

500 à 600 manifestants à Morlaix le 9 mars contre la loi El Khomri, 8000 dans le Finistère, 500 000 partout en France: ce n'est qu'un tour de chauffe, la révolte gronde contre le gouvernement et le combat continue

Bilan de la manifestation nationale sur Médiapart:

Loi sur le travail: des centaines de milliers de manifestants
"Grosse mobilisation contre la loi sur le travail, mercredi, à Paris et dans toute la France. Pour beaucoup, cette réforme du code du travail est la loi de trop, celle qui aura réussi à les faire redescendre dans la rue."

Morlaix. Loi sur le travail : au moins 350 personnes rassemblées
http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-loi-sur-le-travail-au-moins-350-personnes-rassemblees-4083813
Et pour finir, 600 personnes dans le cortège.

600 personnes à manifester à Morlaix, 5000 à Brest, plus de 1500 à Quimper, 700 à Quimperlé, 60 à Châteaulin, 70 à Carhaix... La mobilisation contre la réforme El Khomri a été réussie dans le Finistère, même si la présence de jeunes dans le cortège s'est surtout faite sentir à Brest.

Une soixantaine de militants communistes des sections de Morlaix, Lanmeur, Roscoff étaient mobilisés dans la manifestation de Morlaix.

Et le PCF avait fait un gros travail de distribution de tracts contre la réforme El Khomri et d'affichage dans les jours précédents.

Voici le discours de la CGT que l'on peut trouver sur le site de Pierre-Yvon Boisnard "Le Homard Enchaîné":

Bonjour à toutes et à tous (la CGT)

Comme partout en France, aujourd'hui, 9 mars 2016, les organisations du Finistère CGT, FO, FSU, Solidaires et l'UNEF ont appelé à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi El Khomri qui vise à dynamiter le Code du travail.

Ce projet, présenté par la ministre du travail est sans précédent. Il est , après la loi de sécurisation de l'emploi, les lois Macron et la loi Rebsamen, l'aboutissement de toutes les exigences du MEDEF.

Avec ces nouvelles propositions, c'est tout l'édifice des garanties gagnées par les salariés qui est détruit Précarité généralisée, aucune garantie de création d'emplois, au contraire, le patronat ultra-libéral aurait les coudées franches pour accentuer ses méfaits. Toutes les mesures envisagées visent à flexibiliser toujours davantage le salariat pour faire baisser le « coût » du travail et faire grossir les profits financiers et les dividendes versés aux actionnaires. C'est tellement vrai que le Président du Medef, Pierre Gattaz, soucieux de ses intérêts, a signé une pétition pour soutenir ce projet !

A ce jour, elle a seulement collectée 14 000 signatures alors que celle des citoyens en a reçu plus d'un million.

Le projet de loi « El Khomri » empile les dispositions contre le salariat, simplifie les licenciements, dissuade les salariés de se retourner auprès des Prud'hommes. Il revoit à la baisse nos conditions de travail en donnant aux accords d'entreprises régressifs un droit supérieur au code du travail. Et qu'en est il du temps de travail ? Macron dit la vérité, c'est la fin des 35 heures. Au-delà des 35 heures, les heures supplémentaires seront majorées de moins d'1 euro pour beaucoup de salariés, voire inexistantes si un accord d'entreprise projette d'augmenter la durée du travail.

En bref, travailler plus pour gagner moins. Le référendum d'entreprise tel qu'il est conçu n'a rien à voir avec un véritable droit à la consultation. Il délégitime l'intervention syndicale et la démocratie dans l'entreprise. Il permet plus de pressions patronales, plus de chantage aux licenciements. Chez Smart, il aurait permis à la direction d'appliquer directement son projet de 39 heures payés 37. À la Fnac, il risque d'obliger le travail le dimanche. Le texte empile les dispositions contre les salariés. Pour simplifier les licenciements, ce qui facilite leur mise à l'écart et ne favorise pas les embauches. Un profond mécontentement dans le monde du travail et parmi la jeunesse se fait jour. Les luttes se développent dans de nombreux secteurs.

Et c'est bien la raison pour laquelle nous sommes réunis ici aujourd'hui, les jeunes qui vont rentrer dans le monde du travail, les salariés qui y sont de plein pied et les retraités, qui ayant travaillé toute leur vie ne trouvent pas leur compte non plus aujourd'hui et se mobiliseront également demain partout en France. La modernisation du Code du travail ne peut se concevoir que visant à faire progresser le droit du travail et non pas à encourager ou à accompagner son dépérissement.

Ainsi, la CGT propose de faire évoluer les droits des salariés vers moins de subordination, plus d'autonomie, tout en sécurisant leur évolution professionnelle. Ces droits - emploi, carrière et reconnaissance des qualifications, formation, professionnelle, protection sociale - garantis collectivement ne doivent plus dépendre du contrat de travail mais être attachés au salarié et cumulables, transférables et opposables à tout employeur. La CGT va continuer à se battre pour construire un vrai code du travail du XXIè siècle. Un code du travail plus fort, plus solide pour tous les travailleurs d'aujourd'hui et de demain. Elle réaffirme également avec force que l'augmentation des salaires et la RTT à 32 heures sont des solutions pour retrouver la croissance.

Partager cet article
Repost0
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 07:20
Partager cet article
Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:10
► Avec la loi dite « El Khomri », le gouvernement Valls/Hollande a encore frappé. L’avant-projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi, contient des attaques sans précédent contre le droit du travail. Tout y passe.
► Sous l'effet des premières mobilisations, notamment la pétition, le gouvernement a reculé l'examen de la loi. Mais ce projet n'est pas amendable, il doit être retiré. Le 9 mars, les salarié-e-s, les jeunes seront dans la rue. Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, appelle les députés de gauche au dépôt d'une motion de censure.

Tous ensemble pour dire NON à cette loi Travail, mercredi 9 mars : rassemblement à Morlaix (12 h devant la Mairie)

PRECAIRES UN JOUR PRECAIRES TOUJOURS ?

Les jeunes, étudiant.e.s, et lycéen.ne.s disent non au projet de loi Travail ! A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s. Nous, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein de l'entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salarié.e.s. Ceux-ci auront pour conséquences d'imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaires aux salarié.e.s. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprenti.e.s de moins de 18 ans pourront être contraint.e.s de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prudhommales

Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d'offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.

L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tou.te.s les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salarié.e.s :

►Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

►La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité, qui joue son rôle d'ascenseur social. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l'assurance chômage.

►En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises. Nous appelons à une journée d’actions et d’initiatives le mercredi 9 mars, à l’occasion du passage du projet de la loi travail en Conseil des ministres.

À L’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer gouvernement aux côté des salarié.e.s, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:07
Chaque lundi, des échanges, des rencontres, des débats.
À l’invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.
Cinquième soirée, lundi 7 mars 2016 en présence de : Claire Hédon - présidente d'ATD Quart Monde Thomas Piketty - économiste Baptiste Talbot - secrétaire général de la CGT services publics Clémentine Autain, porte-parole d'Ensemble!
Partager cet article
Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 06:46
Une du 8 mars 2016 - L'Humanité

Une du 8 mars 2016 - L'Humanité

8 mars : Femmes Résistantes !

En ce 8 mars, un numéro exceptionnel de l'Humanité, disponible chez les marchands de journaux ou sur http://www.humanite.fr/ , témoigne de la présence, multiple et diverse, des femmes dans notre pays sur de nombreux fronts de lutte.

Le journal fondé par Jaurès a confié à 9 femmes le rôle de rédactrices en chef d'un jour :

  • Françoise Davisse, réalisatrice, auteure notamment du documentaire « Comme des lions » sur la lutte à PSA-Aulnay

  • Kadiata Ba, déléguée CGT dans la une entreprise sous-traitante de l'hôtellerie de luxe

  • Caroline de Haas, féministe et initiatrice de la pétition « loi travail : non, merci », loi travail qui, comme toutes les lois régressives de ces dernières années, serait facteur d'une plus grande précarité pour les femmes comme pour les jeunes.

  • Maya Konforti, engagée avec son association « L'Auberge des migrants » dans l'aide aux migrants de Calais.

  • Charlotte Magri, enseignante dans une école des quartiers Nord de Marseille et qui se bat contre les conditions de scolarisation intolérables infligées aux enfants de ce quartier

  • Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires

  • Françoise Dumont, présidente de la Ligue des Droits de l'Homme

  • Carine Favier, coprésidente du Planning Familial

  • Fatiha Aggoune, vice-présidente du Conseil Départemental du Val de Marne

Leurs engagements, partagés par bien d'autres, femmes et hommes, s'inscrivent dans le combat pour l'émancipation humaine.

Une grande pionnière, Clara Zetkin, déclarait en 1889 à Paris dans son discours à la 1ère conférence de l'Internationale ouvrière, « L'émancipation de la femme comme celle de tout le genre humain ne deviendra réalité que le jour où le travail s'émancipera du capital. ». Sans pour autant sacrifier au combat général le combat des femmes pour « tous les droits qui leur reviennent. ».

C'est elle qui proposa en 1910 à Copenhague la création d'une Journée internationale des femmes par la suite fixée au 8 mars, et qui ne fut officialisée par l'ONU qu'en 1977.

Clara Zetkin, qui, comme Jaurès, essaya d'empêcher le déclenchement de la 1ère guerre mondiale, et dont Aragon écrivait dans les « Cloches de Bâle », « La femme des temps modernes est née, et c’est elle que je chante. Et c’est elle que je chanterai. »

Amie de Rosa Luxembourg, assassinée en 1919 lors de la répression contre la révolution spartakiste.

Femme courage, Clara Zetkin, devant le Reichstag où les nazis avec 37 % des suffrages viennent d'entrer en force, prononce en août 1932 en tant que doyenne, à l'âge de 75 ans, un discours où elle appelle à un front uni des travailleurs, des femmes, de la jeunesse, des intellectuels contre le fascisme :

« Devant cette impérieuse nécessité historique toutes les opinions politiques, syndicales, religieuses, idéologiques, qui nous entravent et nous séparent, doivent passer au second plan. Tous ceux qui sont menacés, tous ceux qui souffrent, tous ceux qui aspirent à se libérer doivent faire partie du front uni contre le fascisme et ses fondés de pouvoir au gouvernement ! »

Quelques mois plus tard Hitler était chancelier et Clara Zetkin en exil à Moscou où elle meurt en juin 1933.

D'autres femmes aujourd'hui dans le monde affrontent les plus grands dangers, la guerre, la prison, la torture, la mort, pour leurs idéaux.

Comment ne pas penser en ce 8 mars à Khalida Jarrar, députée au Parlement palestinien, arrêtée et emprisonnée par les forces d'occupation israéliennes, qui a lancé cet appel de sa prison :

« En ce jour, nous affirmons que nous sommes des prisonnières palestiniennes en lutte, que nous faisons partie du mouvement des femmes palestiniennes, et que la lutte nationale et sociale se poursuit sans cesse et de façon continue jusqu’à ce que nous atteignions notre libération de l’occupation, et, en tant que femmes, notre liberté de toutes les formes d’injustice, d’oppression, de violence et de discrimination à l’encontre des femmes. En ce jour, les femmes palestiniennes marquent cet événement en mettant en évidence les crimes de l’occupant contre les femmes, les enfants, les personnes âgées et les jeunes de Palestine. Cette année, notre appel met l’accent sur la liberté et l’auto-détermination de notre peuple, et sur la liberté et l’auto-détermination des Palestiniennes : pour parvenir à l’égalité et à la libération, pour mettre fin à toutes les formes d’oppression et d’injustice commises contre elles. Nous constituons, avec tou-te-s les combattant-e-s dans le monde pour la liberté des femmes, une partie du combat mondial : contre l’injustice, l’exploitation et l’oppression. »

Comment ne pas penser aussi à ces combattantes Kurdes qui se battent pied à pied contre Daech et en même temps travaillent à jeter les bases d'une société d'égalité entre les femmes et les hommes ?

Comment ne pas évoquer l'assassinat il y a quelques jours de Berta Caceres, militante amérindienne du Honduras, féministe, écologiste et progressiste, qui déclarait il y a quelques mois « Réveillons-nous, humanités ! Il n'y a plus de temps à perdre . Nos consciences se réveillent en contemplant la destruction et la prédation capitaliste, raciste et patriarcale...Notre Terre mère, militarisée, clôturée, empoisonnée, témoin de la violation systématique des droits fondamentaux, nous exige d'agir. »

Sans oublier toutes ces femmes qui, ici et ailleurs, et pas seulement le 8 mars, se battent au quotidien et loin des feux médiatiques pour une vie digne, pour elles et pour les autres, pour la solidarité, pour les droits de toutes et tous.

Clara Zetkin

Clara Zetkin

Partager cet article
Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 06:02

Pour la mort d’un enfant, le salarié n'aura plus les mêmes droits


"Le projet de loi sur le travail réserve des surprises. Alors que l'ensemble des parlementaires s'étaient mis d'accord pour allonger la durée des congés liés à la mort d'un proche parent, le gouvernement a choisi un autre chemin. Pas d'amélioration pour tous et même un risque de régression : la durée minimum de deux jours de congé n'est plus assurée. "

Partager cet article
Repost0
8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 12:49

Quel avenir pour les nouvelles générations ?

Les parents et grands-parents sont mécontents et même en colère d’assister au recul des perspectives d’avenir de leurs enfants et petits-enfants.
Rien de plus naturel me direz-vous !
Oui, mais alors, que faisons-nous pour voir revenir le sourire sur leur visage et le mal-être disparaître ?
C’est insensé de vivre dans cette anxiété. On ne rencontre pas de parents ou de grands-parents qui n’abordent le sujet du travail. Comment ne pas faire autrement me direz-vous ; c’est tout l’avenir de notre jeunesse qui est en cause. Pas une seule famille où il n’y ait du chômage, des CDD à tire- larigot, des petits boulots, des stages avec un siège éjectable à la fin. Comment peut-on être serein dans ces conditions lorsqu’on sait que cette précarité les empêche de préparer tout futur ?
Quel est leur avenir ? La situation est compliquée mais heureusement nous pouvons et nous voulons nous faire entendre avec les mouvements qui se mettent en place et la volonté des jeunes comme des anciens de vivre dignement.
« Si tu veux vraiment, que ça change et que ça bouge, lève-toi car il est temps » (Le chiffon rouge)
Monique DAVID

Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 21:04
Danielle Casanova: l'hommage de Maurice Ulrich, L'Humanité - 19 juillet 2010

Par Maurice Ulrich, journaliste.

MAURICE ULRICH

LUNDI, 19 JUILLET, 2010

L'HUMANITÉ

Communiste, créatrice de l’Union des jeunes filles de France, Danielle Casanova fut aux premières heures de la résistance et de la lutte armée. Arrêtée en février 1942 lors d’un terrible coup de filet de la Gestapo, elle est déportée et meurt à Auschwitz-Birkenau le 9 mai 1943.

Le 27 janvier 1943, le jour se lève sur Birkenau, le deuxième camp de l’énorme complexe d’Auschwitz. C’est à son entrée que les nazis ont inscrit « Arbeit macht frei » (le travail rend libre). Un train de wagons à bestiaux entre en gare. Deux cent trente femmes y ont été entassées. Le voyage a duré trois jours depuis la France, pratiquement sans nourriture et sans eau. Les portes s’ouvrent sur une plaine glacée, sur les SS et leurs chiens, et les ordres claquent. Il faut descendre, vite, s’aligner sous la menace et les coups des matraques. Les résistantes françaises voient apparaître d’autres femmes, aux cheveux pratiquement rasés, aux robes rayées…

Danielle Casanova est à côté d’une de ses compagnes, Raymonde Salez. Celle-ci, membre de la direction des Jeunesses communistes, était en tête de la manifestation des étudiants de Paris le 14 juillet 1941, brandissant le drapeau tricolore. Il faut chanter, aurait dit Danielle Casanova. Elles entonnent la Marseillaise, reprise par les 230 déportées, et entrent ainsi dans le camp. Ces femmes sont ouvrières, paysannes, intellectuelles et lycéennes, communistes pour la moitié d’entre elles, gaullistes. Il y a parmi elles Marie-Claude Vaillant-Couturier, Maï Politzer… Quarante-neuf d’entre elles survivront. Danielle Casanova mourra du typhus, quatre mois plus tard. Entre-temps, la défaite des nazis à Stalingrad a marqué le premier grand tournant de la guerre.

Vincentella Perini, qui prendra en 1933 le nom de son époux, Laurent Casanova, naît en 1909 à Ajaccio dans une famille d’instituteurs laïques et républicains. Quatre filles, un garçon. Son frère, André, la décrit comme turbulente, tapageuse, toujours en mouvement et qui, lors même qu’elle ne sait que barbouiller, « veut toujours lire et écrire ». Jeune fille, grande et un peu forte, elle pose sur les murs de sa chambre deux images. Une reproduction du Marat assassiné de David et Rouget de l’Isle chantant la Marseillaise. Ses parents la voient à Normale supérieure. Elle veut être dentiste et fera ses études à Paris où André, qui est journaliste, aux idées plutôt modérées, habite déjà. Très vite, le parcours de Danielle Casanova, en même temps que ses études qu’elle réussit sans difficulté, va être militant. Elle a dix-huit ans quand elle adhère à l’Union fédérale des étudiants, vingt et un quand elle adhère au Mouvement de la jeunesse communiste et rencontre Laurent qu’elle fait adhérer à son tour. Les années 1930 vont être celles de grandes politiques de rassemblement des communistes. Membre en 1934 de la direction du Mouvement, elle crée en 1936 l’Union des jeunes filles de France, avant l’Union des femmes françaises. Mais dès le début son objectif est large. Le premier éditorial de Jeunes filles de France, qu’elle signe, s’adresse aux jeunes socialistes et républicaines, aux jeunes filles chrétiennes. Au congrès de l’Union, quelques mois plus tard elle déclare : « Il n’est plus possible à la femme de se désintéresser des problèmes politiques, économiques et sociaux que notre époque pose avec tant de force (…), la conquête du bonheur est pour la femme liée à son libre épanouissement dans la société, cet épanouissement est une condition nécessaire du développement du progrès social. »

Montée du nazisme, guerre d’Espagne. Danielle, avec l’UJFF, organise l’aide aux enfants d’Espagne. En février 1939, alors que les républicains sont vaincus, elle écrit : « C’est notre propre destin qui se joue sur les champs de bataille de Catalogne. » Intellectuelle, féministe, Danielle Casanova est une dirigeante communiste lucide. Elle sait que des heures terribles vont venir : « Partout où il a passé, le fascisme a apporté la servitude et semé la mort (…), comme nos aînés de 1792, nous connaissons notre devoir et nous le remplirons. » Dès septembre 1939, alors que Laurent est mobilisé, elle prépare les dirigeantes de l’UJFF de la région parisienne à la lutte contre le nazisme, lors d’une réunion à Montreuil.

À partir de mai 1940, c’est la peine de mort qui menace les militants communistes, avant même la débâcle qui arrive en juin, comme l’avaient espéré ceux qui préféraient Hitler au Front populaire. Quel est le rôle alors de Danielle Casanova ? Organiser les femmes, les amener à revendiquer, d’abord. Il y aura à l’automne 1940 des centaines de manifestations de femmes. Mais très vite, aux heures les plus sombres, c’est de la lutte armée qu’il s’agit. « Ça y est, dit-elle à une camarade, Claudine Chomat, le 21 août 1941, Fred a réussi un gros coup. » Fred, c’est le colonel Fabien. C’est elle qui charge Albert Ouzoulias de former les Bataillons de la jeunesse qui deviendront les FTP.

Danielle Casanova a trente-deux ans et elle a changé. Curieusement, dans les souvenirs de ses camarades de combat d’alors, on relève plusieurs fois des remarques sur son élégance. Elle a minci, elle s’habille avec goût. Elle-même, déjà internée au fort de Romainville, alors qu’elle écrit : « Maintenant je connais ce que c’est que la haine », poursuit quelques lignes plus loin : « J’ai beaucoup maigri. Pas de trace en ma mémoire d’avoir eu une silhouette pareille, et juste au moment où il n’y a personne pour apprécier mon élégance. » L’élégance, aux heures les plus tragiques, comme ce qu’on se doit à soi-même, peut-être, face à la mort. On pense aussi à cette élégance, à Nuremberg (*), de Marie-Claude Vaillant-Couturier, faisant face, sans faillir, aux bourreaux nazis.

Le 15 février 1942, elle est arrêtée. Les nazis, après des semaines de filatures frappent un coup terrible. Arthur Dallidet, Félix Cadras, Georges et Maie Politzer, Jacques Decour, Marie-Claude Vaillant Couturier… Plus de cent arrestations en quelques jours. La Santé, puis le fort de Romainville. Le convoi de janvier 1943. Dentiste, Danielle sera requise pour soigner les dents des kapos et évitera les conditions les plus dures de détention, mais elle part, le 9 mai. Et il semble que retentisse encore ce cri vers elle, lorsqu’elle vivait encore, d’une jeune fille emmenée à bord d’un camion vers les chambres à gaz, après une sélection : « Danielle !…» (**).

(*) Le procès de Nuremberg se déroula de novembre 1945 à octobre 1946.

(**) Cet article doit beaucoup au livre de Pierre Durand, Danielle Casanova l’indomptable, Éditions Messidor.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:58
Le 9 mars: tous et toutes mobilisé-e-s contre la loi travail El Khomri

Mobilisé-e-s le 9 mars contre la « Loi Travail - El Khomri »

► Avec la loi dite « El Khomri », le gouvernement Valls/Hollande a encore frappé. L’avant-projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi, contient des attaques sans précédent contre le droit du travail. Tout y passe.

► Sous l'effet des premières mobilisations, notamment la pétition, le gouvernement a reculé l'examen de la loi. Mais ce projet n'est pas amendable, il doit être retiré. Le 9 mars, les salarié-e-s, les jeunes (voir appel au dos) seront dans la rue. Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, appelle les députés de gauche au dépôt d'une motion de censure.

PRECAIRES UN JOUR PRECAIRES TOUJOURS ?
Les jeunes, étudiant.e.s, et lycéen.ne.s disent non au projet de loi Travail !

A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s. Nous, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords se-raient négociés au sein de l'entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salarié.e.s. Ceux-ci auront pour conséquences d'imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaires aux salarié.e.s. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprenti.e.s de moins de 18 ans pourront être contraint.e.s de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prudhommales

Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d'offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chô-mage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales ren-force le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.

L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tou.te.s les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salarié.e.s :

Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunéra-tion en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité, qui joue son rôle d'ascenseur social. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l'assurance chômage.

En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universi-tés, les quartiers et les entreprises. Nous appelons à une journée d’actions et d’initiatives le mercredi 9 mars, à l’occasion du passage du projet de la loi travail en Conseil des ministres.

À L’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer gouvernement aux côté des salarié.e.s, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011