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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 09:37

L' Assemblée Générale du collectif eau publique Morlaix-Saint Martin des Champs est prévue à la Salle Gallouedec de Saint Martin des Champs à 20h le mardi 8 mars.

La section PCF de Morlaix et l'association Front de Gauche sont membres de ce collectif.

Auparavant, un rassemblement est prévu devant la mairie de Morlaix à 19h15 pour protester contre l'interdiction donnée par Mme Le Maire à la MJC de Morlaix d'accueillir l'AG du collectif eau publique comme les années précédentes alors même que le collectif eau publique Morlaix St Martin des Champs est adhérent de la MJC et que les salles affectées aux réunions des associations et aux réunions publiques sont de moins en moins nombreuses, de plus en plus restreintes d'accès. Une nouvelle manifestation d'autoritarisme d'Agnès Le Brun!

Une manière peut-être aussi de "se venger" de l'obstruction efficace faite par le Collectif eau-publique et l'intervention citoyenne à la prolongation en catimini du contrat avec Veolia il y a deux ans.

Manif au SIVOM juin 2014 pour empêcher la prolongation du contrat avec Véolia: mobilisation payante!

Manif au SIVOM juin 2014 pour empêcher la prolongation du contrat avec Véolia: mobilisation payante!

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 07:47

Permanences de l'opposition à Morlaix mars-avril 2016:

dans le bureau de l'opposition, à gauche quand on rentre dans le hall de la Mairie (il faut sonner pour se faire ouvrir):

samedi 5 Mars Guénaëlle Clech, 10h-12h

samedi 12 Mars Jean-Paul Vermot 10h-12h

samedi 19 Mars Elisabeth Binaisse 10h-12h

samedi 26 Mars Ismaël Dupont 10h-12h

samedi 2 Avril Loïc Digaire 10h-12h

samedi 9 Avril Sarah Noll, 10h- 12h

samedi 16 Avril Jean-Pierre Cloarec 10h -12h

samedi 23 Avril Michèle Abramovicz 10h- 12h

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 07:28
Israël a démoli 312 constructions palestiniennes en Cisjordanie en 6 semaines, soit plus de la moitié du total de 2015

Israël démolit 313 constructions palestiniennes en six semaines Plus de 500 Palestiniens ont été déplacés en raison des démolitions depuis le début de 2016, dont la grande majorité en Cisjordanie.

par Natasha Roth = 972 mag - site de l'AFPS

Israël a démoli 313 constructions palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est entre le 1er janvier et le 15 février 2016, soit plus de la moitié du total pour toute l’année 2015.

Plus d’un tiers de ces démolitions a été effectué en l’espace d’une semaine, entre le 9 et le 15 février, selon l’office humanitaire de l’ONU, OCHA. Le rythme intensif des démolitions depuis de l’année est en net contraste avec une relative accalmie à la fin de 2015, qui elle-même a suivi plusieurs vagues d’importantes démolitions tout au long de l’été dernier. Plus de 500 Palestiniens ont été déplacés en raison des démolitions depuis le début de 2016, la grande majorité d’entre eux en Cisjordanie. Les communautés palestiniennes des Collines d’Hébron du Sud, de la Vallée du Jourdain et de la zone E1 autour de Ma’ale Adumim ont été particulièrement affectées, selon l’association israéliennes des droits de l’homme, B’Tselem. La raison majeure à la base de ces démolitions est variable dans ces trois régions. Dans les Collines d’Hébron du Sud, huit villages se situent dans la “Zone de Tirs 918”, une zone d’entraînement militaire décrétée unilatéralement par l’armée israélienne. Pendant les 15 dernières années, l’armée a essayé de forcer les Palestiniens à évacuer ce territoire afin de pouvoir l’utiliser pour des exercices militaires. La dernière vague de démolitions a eu lieu au début de février quand l’Administration Civile — le gouvernement militaire israélien en Cisjordanie — a démoli 22 constructions dans deux villages distincts. La Vallée du Jourdain est un objectif à long terme de la politique d’annexion du gouvernement israélien. Les démolitions, les exercices militaires dérangeants et destructeurs et le redécoupage arbitraire des terres sont tous utilisés afin de regrouper les habitants des zones palestiniennes dans des enclaves de plus en plus petites, avec le but ultime de les faire partir totalement. L’ Administration Civile a exécuté une série de démolitions dans la Vallée du Jourdain en janvier et au début de février.

Les Palestiniens vivant dans la zone E1 autour de la colonie de Ma’ale Adumim, pendant ce temps, sont en permanence menacés d’expulsion en raison des projets israéliens de créer un territoire d’un seul tenant entre Jérusalem et la colonie. Plusieurs phases de démolitions y ont eu lieu en janvier. Dimanche, la seule école à Abu al-Nuwaar, une communauté bédouine dans la zone E1, a été démolie par les autorités israéliennes. Environ un tiers des constructions de Cisjordanie détruites cette année par Israël avaient été financées par les Européens, selon un reportage dans Haaretz (en hébreu). Le rythme en a significativement monté en puissance depuis 2015 : 104 constructions financées par les Européens ont été démolies cette année, contre 108 l’année dernière. Selon le rapport d’Haaretz, l’Administration Civile a été mise sous pression depuis l’intérieur du gouvernement pour accélérer le rythme des démolitions de maisons, bien que l’administration n’ait pas confirmé si ceci avait effectivement mené à l’accroissement de l’activité depuis le début de l’année. Israël a émis plus de 14.000 ordres de démolition à l’encontre de constructions palestiniennes dans la Zone C de la Cisjordanie, qui est entièrement sous contrôle sécuritaire et administratif israélien, depuis 1988. Environ 3.000 démolitions ont été exécutées dans cette période, en laissant quelque 11.000 ordres en suspens qui concernent plus de 17.000 constructions. Le gouvernement israélien soutient que de telles démolitions sont ordonnées et exécutées en raison de l’absence de permis de construire, mais entre 2010 et 2014 seulement 1,5 pour cent des demandes de permis par les Palestiniens en Cisjordanie ont été approuvées. La Coordination des Activités du Gouvernement dans les Territoires (CAGT), l’organisme qui préside l’Administration Civile, n’a pas répondu à une demande de commentaire sur ce problème. Dans le cas où une réponse serait reçue, elle serait ajoutée à cet article.

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 10:36

Communiqué du Parti Communiste Français

Mobilisation du 9 mars

La mobilisation ne cesse de grandir dans notre pays contre le projet de loi El Khomri et le dynamitage, inédit depuis 1945, du code du travail qu'il prépare. Le Parti Communiste Français, ses militant-e-s , ses élu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisés pour s'opposer à ce texte , pour participer à toutes les initiatives, pour contribuer à ce que cette mobilisation se renforce jusqu'au retrait de ce texte rétrograde.

La riposte doit être à la hauteur de la gravité de l'attaque portée au monde du travail, aux salariés, à la jeunesse, à l'emploi.

Ce texte organise, au nom de la « modernité », le retour au 19ème siècle, il cherche à tuer l'idée même de progrès humain et d'extension des droits, il dilapide les conquêtes sociales et progressistes conquises de haute lutte. Il veut en finir avec l'existence en France d'une gauche de transformation sociale, qui agit au service des intérêts populaires, pour la réduire à la simple obéissance aux exigences du MEDEF. Le Parti Communiste Français refuse cette perspective.

Les centaines de milliers de signatures recueillies en quelques jours, les convergences sur le front syndical, des organisations de la jeunesse, de l'évolution du débat à gauche ont permis un premier recul du gouvernement. La mobilisation doit se poursuivre jusqu'au retrait du texte. Pour y contribuer, le PCF invite ses militant-e-s et elu-e-s à agir pour atteindre et dépasser le million de signatures, à être présents et contribuer partout au succès de la mobilisation, en commençant par celle prévue pour la journée du 9 mars.

Paris, le 2 mars 2016

Mobilisation du 9 mars contre le projet de loi El Khomri: communiqué du PCF
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:30

Après la séance de signature de pétition pour le maintien de la déchetterie de Plougonven et un réseau cohérent de déchetteries sur tout le territoire samedi sur le marché de Morlaix, le collectif citoyen pour la défense de la déchetterie de Toulivinen et de nombreux militants du PCF et du Front de Gauche étaient présents au Conseil Communautaire lundi pour rappeler la nécessité de préserver ces services publics de proximité, à Plougonven et St Thégonnec notamment.

Ils ont distribué à cette occasion des tracts aux conseillers communautaires et ont eu des entretiens avec eux, notamment avec Guy Pennec, le vice-président chargé de l'environnement.

Pendant la séance du Conseil Communautaire, après une intervention d'Ismaël Dupont (PCF- Front de Gauche) sur la question des déchetteries et plus largement de la défense des services publics et de la prise en compte des citoyens dans les processus de prises de décision, Martine Carn (ancienne élue communautaire, PCF-Front de Gauche) a remis la pétition avec 1300 signatures pour le maintien de la déchetterie de Plougonven aux élus de l'exécutif de Morlaix Communauté.

Curieusement, la journaliste de Ouest-France dans son article du jour ne fait aucune allusion dans son article à la présence d'une vingtaine de personnes pour défendre la déchetterie de Plougonven au conseil communautaire et de la remise de la pétition de 1300 signatures... Un détail très certainement...

Signatures de la pétition pour la défense de la déchetterie de Plougonven sur le marché à Morlaix le samedi 27 février

Signatures de la pétition pour la défense de la déchetterie de Plougonven sur le marché à Morlaix le samedi 27 février

Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Roger Héré (élu PCF Front de Gauche), Daniel Ravasio (secrétaire de section PCF du pays de Morlaix) et Guy Pennec, vice-président à l'environnement en grande discussion

Roger Héré (élu PCF Front de Gauche), Daniel Ravasio (secrétaire de section PCF du pays de Morlaix) et Guy Pennec, vice-président à l'environnement en grande discussion

Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Le prochain combat: oeuvrer au maintien d'une déchetterie de St Thégonnec

Le prochain combat: oeuvrer au maintien d'une déchetterie de St Thégonnec

Au centre, Martine Carn et Yannic Jaouen, deux des animateurs du collectif pour la défense de la déchetterie de Plougonven

Au centre, Martine Carn et Yannic Jaouen, deux des animateurs du collectif pour la défense de la déchetterie de Plougonven

Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:29
Ouest-France, 2 mars 2016 - Bérangère Collin

Ouest-France, 2 mars 2016 - Bérangère Collin

Conseil communautaire de Morlaix Co du 29 octobre dans la presse
Le Télégramme- 2 mars 2016, Ronan Tanguy

Le Télégramme- 2 mars 2016, Ronan Tanguy

Conseil communautaire de Morlaix Co du 29 octobre dans la presse
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:00

Voici une info qui nous a éété transmise par Olivier Cuzon (Solidaires, Brest):

8 MARS 2016 : se rassembler pour les droits des femmes

Les luttes des femmes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. La journée du 8 mars, qui célèbre l’histoire de ces luttes, est plus qu’un symbole. C’est la journée internationale pour les droits des femmes du monde entier.

Dans la société, les femmes sont partout mais l’égalité nulle part
Les femmes constituent la moitié de l'humanité et sont pourtant largement minoritaires dans les cercles de pouvoir, postes à responsabilité politique ou économique. Elles sont victimes d'inégalités de salaire et de retraite, du temps partiel subi, de la précarité. Elles sont majoritairement en charge des tâches domestiques et familiales. Elles sont les victimes de multiples formes de violences : viols, violences conjugales, violences sexistes et sexuelles au travail, lesbophobie, prostitution, agressions racistes, violences contre des femmes réfugiées et premières victimes des guerres.

Lutter tou-te-s ensemble pour l’abolition de toutes les formes de discrimination et de violence
Les politiques d’austérité, la montée des extrêmes droites et le retour des extrémismes religieux imposent plus que jamais, pour les femmes, des régressions en matière de droit :
- La loi Rebsamen (dilution des rapports de situation comparée et des négociations égalité professionnelle), la loi Macron (travail du dimanche et de nuit), précarisent encore plus la situation des femmes
- La diminution drastique des dépenses publiques met en danger les services publics et touche particulièrement les femmes : menace sur les gardes d’enfants, sur l’accès au droit à l’IVG (150 centres IVG fermés en 10 ans), sur l’accès aux soins (notamment l’éloignement des services de maternité...)
- La diminution voire la fin des subventions publiques menace l’existence même des associations féministes qui œuvrent tous les jours
- Les courants extrémistes ont réussi à faire enterrer les ABC de l’égalité à l’école, et menacent le droit à l’IVG. Ils refusent la PMA pour toutes les femmes.

Comme toutes les anonymes qui disent tous les jours STOP à toute forme de violence, comme toutes celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le droit des femmes, faisons entendre la voix des femmes !
Luttons pour obtenir l’égalité salariale, contre le temps partiel imposé et la précarité
Œuvrons au partage des tâches domestiques. Les femmes ne sont pas programmées génétiquement pour accomplir ce travail. Assez de la double journée !
Pour abolir le système patriarcal et obtenir l’égalité, aussi bien au travail que dans la famille et dans la société toute entière, le 8 mars ne doit pas être une journée sans lendemain.

Manifestation mardi 8 mars, 18h, place de la Liberté à Brest

Planning familial, Centre d'Information des Droits des Femmes et de la Famille, Ligue des Droits de l'Homme, ATTAC, CGT Brest, CNT, FSU, Solidaires, Parti Communiste, Europe Ecologie Les Verts, Parti de Gauche, Ensemble, Brest Nouvelle Citoyenneté, UDB

8 mars: se rassembler pour les droits des femmes à Brest
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 05:30

Les patrons des DGSE et DGSI sont sceptiques face à la «réponse sécuritaire»

"Intervention policière dans la cité de la Meinau à Strasbourg, en 2014, pour interpeller des djihadistes de retour de Syrie. © Reuters Entendus par la commission des affaires étrangères du Sénat, les directeurs de la DGSE et de la DGSI, Bernard Bajolet et Patrick Calvar, prônent une réponse globale pour lutter contre le terrorisme. Un discours qui se démarque de celui du gouvernement."

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:17

L’HUMANITE – Mardi 1er mars

Réguler les prix et les productions, refuser la course à l'agrandissement industriel en Europe, sortir l'agriculture des griffes de l'OMC, renouer avec la qualité et augmenter les revenus paysans... voilà quelques mesures qui permettraient réellement de sortir de la crise. Notre décryptage.

 La colère paysanne appelle des solutions antilibérales

«Accueil tendu, mais sans violence... » Les commentaires qui ont accompagné la visite de Manuel Valls, hier matin, au Salon de l'agriculture, laissent apparaître l'ampleur de la crise qui frappe les filières de l'élevage français, prises dans une spirale généralisée de chute des prix de leurs productions sur le marché. Les quelques jurons qui ont fusé au passage du premier ministre dans les allées, échos feutrés de ceux qui se sont déversés sur le président de la République samedi dernier, laissent, eux, entendre le fossé qui s'est creusé entre les producteurs et les représentants de l'État, accusés de démissionner face à l'Europe. Le cri de « Vous êtes les pantins de l'Europe ! » résume beaucoup de ceux entendus depuis le début du week-end.

La crise de l'agriculture est celle du libéralisme

Manuel Valls, qui recevait la semaine dernière Phil Hogan, commissaire européen à l'Agriculture en visite à Paris, aura pourtant fait montre de fermeté. « La Commission européenne doit prendre ses responsabilités, a martelé le premier ministre. Elle doit jouer de son pouvoir d'initiative et faire des annonces fortes, prendre des décisions, ne pas perdre de temps. » Et puis quoi ? Rien.

1. RÉGULER... OU PAS ?

« La crise que l'on traverse est celle du libéralisme, qui, depuis 1992, a progressivement dérégulé l'ensemble des productions européennes », relève Alain Gaignerot, directeur du Modef (confédération syndicale des exploitants familiaux). « Les seules solutions capables de nous en sortir sont celles qui casseront avec cette logique. » Tout le monde aujourd'hui est bien obligé de l'admettre : en matière de dérégulation, l'Europe est allée beaucoup trop loin. La FNSEA, partisane d'une agriculture libéralisée, en est elle-même à réfléchir à une régulation des volumes de lait ou de porc, lesquels dépassent largement la demande et font s'écrouler les prix payés aux agriculteurs. « L'expression selon laquelle le marché se régulera de lui même ne suffit plus », relevait, la semaine dernière, Xavier Beulin, président du syndicat majoritaire.

Jusqu'à l'Irlandais Phil Hogan, commissaire européen à l'Agriculture et farouche libéral, qui admet que les dégâts sont sérieux.

Côté français, Stéphane Le Foll lui adressait, le 15 février dernier, un mémorandum demandant un relèvement temporaire des prix d'intervention sur le lait ¬ autrement dit, ceux auxquels l'Europe rachète la poudre de lait et le beurre en surplus, pour les stocker le temps de retrouver un équilibre entre offre et demande. Le ministre de l'Agriculture français plaide également pour une rétribution des producteurs qui feront des efforts pour réduire leurs volumes. « Nous le soutenons », pointe Laurent Pinatel, de la Confédération paysanne, laquelle revendique ce type d'intervention. Reste à savoir si Manuel Valls en fait autant.

« Le premier ministre ne nous a rien répondu quand nous lui avons posé la question », souligne Laurent Pinatel. Reste aussi que ce mémorandum ne se suffit pas à lui-même. « Nous demandons un système qui permette de limiter les volumes produits en Europe chaque fois que les prix menacent de baisser », reprend le porte-parole de la Confédération paysanne. Maîtriser les volumes ? C'est également le b.a.-ba, juge le Modef. « Que ce soit par un retour aux systèmes de quotas, ou de quantum (prix garantis jusqu'à un certain niveau de volumes de production ¬ NDLR), la maîtrise du prix payé au producteur passe par celle des volumes », conclut Alain Gaignerot.

2. COMPATIBLE AVEC L'AGRICULTURE MONDIALISÉE ?

« On a des batailles à gagner sur l'export, en Europe ou dans le cadre d'accords de libre échange avec le Canada ou les États-Unis », lançait, toujours la semaine dernière, Xavier Beulin. très compétitif sur le marché international : c'est là l'un des nœuds du problème, quand les règles y sont dictées par celles du commerce.

« L'agriculture n'est pas adaptée au marché, elle ne fonctionne pas sur la même temporalité », relève Alain Gaignerot. « Il ne s'agit pas uniquement de relocaliser les productions, mais de se fixer d'autres règles que celles de l'OMC. » Imposer des barrières tarifaires permettant de n'importer que ce dont les pays ¬ tous autant qu'ils sont ¬ ont besoin; imposer un prix rémunérateur sur l'offre correspondant à la demande intérieure ; placer l'agriculture sous l'égide de la FAO, par exemple, ou revoir les priorités de productions nationales: autant d'outil mis en avant pour garantir la souveraineté alimentaire des peuples.

Le hic demeure qu'ils impliquent de remettre en cause plusieurs accords de libre-échange ou traités, tels que celui de Lisbonne. « Mais il va bien falloir avoir le courage d'enfreindre ces lois, insiste Alain Gaignerot. Sans quoi on ne pourra rien faire: la preuve par Hollande. »

. REGROUPER LES EXPLOITATIONS, QUELS BÉNÉFICES ?

S'il faut parler compétitivité, certains plaident pour se plier aux règles qu'elle impose. Face à la concurrence allemande ou néerlandaise, deux pays où le nombre de bêtes par élevage se chiffre facilement par centaines quand ce n'est pas par milliers, la FNSEA estime que les élevages français devraient suivre le même chemin. La taille moyenne d'une exploitation laitière est de 52 vaches. L'idée est de multiplier les fermes de 300 ou 500 vaches, en favorisant le regroupement des infrastructures existantes, afin de faciliter les économies d'échelle. En France, deux modèles de regroupement existent. Celui, purement industriel, de la fameuse ferme des 1000 vaches, en Picardie, gérée par l'entrepreneur en bâtiment Michel Ramery. Ou celui dont les capitaux proviennent essentiellement des agriculteurs eux-mêmes ¬ c'est le cas de la ferme dite des 1000 broutards, sur le plateau de Millevaches, dans le Limousin, dans laquelle quatre ateliers d'engraissement de jeunes bovins ont été regroupés.

« Le risque est grand de basculer complètement dans le modèle industriel, à l'opposé de systèmes autonomes favorisant la vitalité des territoires », relève Laurent Pinatel, qui juge, en revanche, le bénéfice bien incertain. « Ce type de modèle nous maintient dans le créneau du produit de base. Or l'Allemagne sera toujours meilleure que nous sur ce point. Nous avons meilleur compte de travailler sur l'expression de nos terroirs et le créneau de la qualité, laquelle nous ramènera également la confiance du consommateur. »

« Il est faux de dire que regrouper les élevages sera plus compétitif », estime quant à lui Raphaël Pouleur, éleveur laitier en Maine-et-Loire et membre de l'Association des producteurs de lait indépendants (Apli). « Rassembler quatre ou cinq élevages implique de nouveaux investissements, dans les bâtiments ou les salles de traite. Cela se chiffre en millions d'euros. Avec un lait vendu à bas coup sur le marché, cela devient impossible à rembourser et sûrement pas rentable. »

4. CHARGES TROP HAUTES VS REVENUS TROP BAS ?

Au milieu de tout cela, la mesure prise par le gouvernement, il y a deux semaines, de baisser de 7 points les cotisations sociales des exploitants agricoles apparaît cosmétique, voire comme une manière de détourner l'attention, notent beaucoup.

Philosophiquement, la baisse des cotisations MSA (la caisse maladie agricole) met en péril tout le système de protection santé agricole, note Alain Gaignerot. Et dans les faits, elle sert peu. « Pour qui paye 5000 euros de charges à l'année, ces 7 points en moins n'équivaudront qu'à une réduction de 350 euros. » Adossés au revenu des paysans, « ils ne serviront à rien à tous ceux qui n'arrivent de toute façon plus à en sortir », souligne pour sa part Raphaël Pouleur.

Quant à s'aligner sur les pays où la protection sociale est privée ou n'existe plus, ce n'est clairement pas une solution viable, estime encore Alain Gaignerot : « Quand on aura fait cela, on nous demandera de baisser les salaires, et après quoi ? L'esclavage ? Nos salariés sont aussi nos consommateurs : utiliser l'outil libéral pour sortir de la crise libérale, c'est un cercle vicieux. » In fine, concluent-ils tous les deux, le fond du problème est le même que pour la limitation des normes environnementales, vilipendées par nombre d'agriculteurs qui ne parviennent plus à les payer : ce ne sont pas les charges qui sont trop élevées, mais les revenus agricoles qui sont trop bas.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:12
Un collectif de jeunes vidéastes a lancé une vidéo sur Youtube, le 24 février, qui dénonce la loi travail du gouvernement et invite les salariés à témoigner de leurs conditions de travail sur Twitter grâce au Hashtag "on vaut mieux que ça".
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