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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 20:52
Notre pays a toujours été une terre d’accueil
Atteinte aux droits des Etrangers -
 Par / 8 décembre 2017

Courrier au Ministre de l’Intérieur, Monsieur Gérard COLLOMB

Monsieur le Ministre,

Je suis sollicitée par divers.e.s représentant.e.s d’associations de solidarité, militant.e.s et citoyen.e.s, qui s’inquiètent des mesures récentes prises par le Gouvernement en matière de demande d’asile.

La publication d’une circulaire visant à intensifier les expulsions d’étrangers inquiètent les acteurs de terrain. En effet, le 16 octobre dernier, vous avez adressé un courrier visant à rappeler les objectifs et les priorités en matière de lutte contre l’immigration irrégulière, aux préfets et aux directeurs généraux de la police et de la gendarmerie. Cette missive leur demandait entre autres, d’user de « la plus grande fermeté ».

D’après un article de l’Humanité du 21 octobre dernier, « un mois plus tard, le nombre de personnes placées en centre de rétention administrative (CRA) avait vivement augmenté, tout comme les violations des droits constatées par les juges. » Si la lutte contre l’immigration irrégulière est une priorité de l’action gouvernementale et fait l’objet d’un suivi interministériel renforcé, il n’en demeure pas moins qu’il faille veiller à préserver les libertés individuelles et respecter la dignité humaine et les droits fondamentaux

De plus, cette circulaire a eu des effets immédiats sur les atteintes aux droits des étrangers. Depuis le 2 octobre, la Cimade remarque que 41 % des personnes enfermées ont été libérées par des juges qui ont constaté et sanctionné des pratiques administratives ou policières illégales. L’année dernière, sur la même période, le pourcentage de ces pratiques, illégales, n’était « que » de 30 %. 
Début 2018, nous examinerons un projet de loi immigration et asile pour « réformer en profondeur » une nouvelle fois le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Dans ce contexte, le milieu associatif s’inquiète. D’autant plus qu’une proposition de loi (déposée par le groupe anciennement appelé « les constructifs ») examinée en Commission des lois le 29 novembre 2017, a pour objectif de permettre l’enfermement massif des personnes demandeuses d’asile sous procédure « Dublin », pratique censurée par la Cour de cassation. 
Notre pays a toujours été une terre d’accueil qui a su comprendre l’apport humain apporté par les réfugiés à notre pays, hier comme aujourd’hui. Ainsi en partant des difficultés rencontrées par les associations œuvrant en ce domaine, quelles améliorations à votre politique d’immigration pourriez-vous prendre afin de répondre au mieux, à notre exigence de solidarité et de respect des droits humains ?
Comptant sur votre bienveillance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de toute ma considération.

Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d’Armor

Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d'Armor Membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense Elue le 28 septembre 2014

Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d'Armor Membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense Elue le 28 septembre 2014

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 20:15
 
Ils osent tout. Voilà maintenant que le « groupe d’experts sur le Smic », consulté en amont d’une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), prévue le 18 décembre, s’essaie à des préconisations pour le moins explosives, dont on croirait qu’elles ont été piochées dans le bréviaire du Medef, sinon dans les têtes pensantes du macronisme ordinaire. Le cas est plus sérieux qu’il n’y paraît, car le rapport du groupe susnommé, dévoilé hier, donne le ton de la politique salariale qui risque de caractériser le quinquennat. Résumons ; les dits experts conseillent au pouvoir de supprimer la revalorisation automatique du salaire minimum. En somme, de mettre fin à l’indexation… Connaissant la composition monocolore (relevant du libéralisme économique) de cet aéropage, habilement remanié en août dernier, inutile de s’étonner. Y compris des arguments avancés. Voyez-vous, ces braves gens constatent « une embellie » de l’économie française, mais d’une ampleur moindre que celle constatée dans l’environnement économique immédiat de la France ». Du coup, face à ces « fragilités manifestes », nos experts en diable recommandent de « s’abstenir de tout ‘’coup de pouce’’ au premier janvier 2018 » afin de « ne pas fragiliser les améliorations en cours ». Il y a plus intéressant encore. La « rapidité de la croissance du Smic », qui n’a pourtant connu aucun « coup de pouce » depuis 2012, serait « coûteuse pour les finances publiques » du fait des exonérations de cotisations sociales consenties depuis les années 1990 pour « réduire les effets préjudiciables d’un Smic élevé sur (…) l’emploi des personnes les moins qualifiées »…On atteint des sommets.
 
Au prétexte que notre Smic est jugé par nos grands penseurs comme élevé « comparé à ses homologues étrangers », il s’agirait donc de le transformer en variable d’ajustement afin de tirer les rémunérations toujours plus vers des fonds abyssaux, sachant que les seuils d’exonération sont déjà des trappes aux bas salaires. Le Smic ne deviendrait alors qu’une question technique et plus du tout une affaire sociale et politique. Les experts, nous le savons, sont souvent des alibis. Macron a trouvé les siens pour accréditer l’idée de modération salariale globale. Attention, danger !
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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 05:43
Brochure du PCF sur la question des réfugiés et migrants

Brochure du PCF sur la question des réfugiés et migrants

Ouest-France

Le ministre de l’Intérieur a envoyé une note aux préfets pour leur demander de renforcer la lutte contre l’immigration et d’accélérer le processus d’expulsions de migrants en situation irrégulière présents sur le territoire français.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a employé un ton très ferme envers les préfets dans une circulaire pour « renforcer » la lutte contre l’immigration irrégulière et leur demande d'« agir rapidement ».

« La lutte contre l’immigration irrégulière est une priorité de l’action gouvernementale », rappelle le ministre de l’Intérieur dans cette circulaire du 20 novembre révélée par le quotidien Le Monde.

Un bilan sera demandé à chaque préfet en février 2018

Si les services « étrangers » seront renforcés de 150 postes, le ministre rappelle que cette lutte contre l’immigration irrégulière « relève de la responsabilité de chaque préfet de département »et leur demande un bilan « d’ici la fin du mois de février 2018 ».

Soulignant l'« acuité exceptionnelle » de la situation migratoire depuis 2014, la circulaire précise qu’un texte de loi est en préparation pour répondre à l'« exigence de fermeté et d’efficacité »énoncée le 12 juillet en Conseil des ministres, notamment « pour assurer l’éloignement des étrangers en situation irrégulière ».

Mais avant l’adoption de cette loi, au premier semestre 2018, « il est nécessaire d’agir rapidement, à droit constant », affirme le ministre de l’Intérieur, qui rappelle que les étrangers en situation irrégulière (hors UE) « doivent être le public prioritaire de votre action en matière d’éloignement ».

Le ministre veut que les demandeurs d’asiles déboutés quittent rapidement le territoire

Les demandeurs d’asile déboutés doivent faire l’objet d’une « attention particulière », selon M. Collomb, qui demande que ces déboutés fassent l’objet d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) « systématiquement » et « dès que possible » après le rejet définitif de leur demande.

Le texte annonce ainsi la généralisation d’une procédure pour que les préfectures « soient informées en temps réel, à chaque fois qu’une décision prise sur une demande d’asile est devenue effective ».

Les préfets sont appelés à un « suivi hebdomadaire du taux de déboutés hébergés » dans le dispositif d’asile, sur la base de listes transmises, site par site, par l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration) pour qu’ils puissent « prendre toutes les mesures utiles en vue de l’éloignement effectif ».

« Vous pourrez notamment chercher à mettre en œuvre de manière concomitante la procédure permettant l’expulsion de l’hébergement […] et la procédure d’éloignement », ajoute le texte.

Il souhaite un respect strict du règlement de Dublin

Autre priorité, les « dublinés », ces étrangers déjà enregistrés dans un autre pays européen qui est censément compétent pour traiter leur dossier aux termes du règlement Dublin -- ils représentent, selon le texte, « 52 % des demandeurs d’asile » en France.

Leur transfert « constitue un axe essentiel », estime le texte, qui appelle à « un accroissement des transferts effectifs », dont les taux plafonnent à 10 % environ.

Dans ce contexte les étrangers relevant d’un autre État européen doivent être assignés à résidence « dès la présentation au guichet unique », ajoute le texte, qui appelle à mobiliser les dispositifs d’hébergement dédiés tels que le Prahda (Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile).

La circulaire demande aussi d'« accentuer » le développement des « retours volontaires aidés »et précise que « toutes les régions métropolitaines devront être dotées d’un ou plusieurs dispositifs de préparation au retour ».

Prônant un placement en rétention « à chaque fois que les conditions […] seront remplies », la circulaire appelle notamment à « avoir davantage recours au placement en local de rétention administrative ».

Le ministre appelle enfin à accentuer la lutte contre les filières d’immigration irrégulière et contre la fraude documentaire.

La circulaire appelle enfin à accentuer la lutte contre les filières d’immigration irrégulière la fraude documentaire.

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 15:41
A Carhaix, le " miracle " chinois se fait attendre
Quand le groupe chinois Synutra investit 200 millions d'euros pour ouvrir en Bretagne, en 2016, l'une des plus grandes usines de poudre de lait d'Europe, la région fête la nouvelle. Mais depuis, les difficultés s'accumulent

 


 

La Chine est le Pérou pour la Bretagne ! La Chine est une richesse pour la Bretagne ! " Ce jour-là, Christian Troadec n'avait pas -lésiné sur la solennité. Le maire de Carhaix (Finistère) semblait ému et ne cachait pas sa fierté. Il recevait l'ambassadeur de Chine en France, Zhai Jun, et l'homme d'affaires chinois Liang Zhang. C'était en avril  2016. A quelques encablures de la salle dans laquelle se déroulait la réception, un long chantier touchait à sa fin. L'une des plus grandes usines de fabrication de poudre de lait en Europe prenait forme au milieu d'un terrain d'une quinzaine d'hectares au sud de la ville.

Le bâtiment abritant les tours de séchage du lait fait désormais partie du décor. Haut de près de cinquante mètres,   immanquable pour qui pérégrine dans le secteur, il se dresse comme un totem aux abords de la route nationale RN164, la " route du centre Bretagne " qui longe la ville. A l'entrée du site, les drapeaux français, breton et européen jouxtent l'oriflamme rouge et or de la République populaire de Chine. L'outil industriel a été inauguré voilà près de quinze mois, le 28 septembre 2016, et l'euphorie est quelque peu retombée. La mise en route de  l'usine a été mouvementée et le projet chinois continue de diviser les acteurs de la filière agricole bretonne.

" Trouver des débouchés "

La société Synutra France est la filiale de -Synutra, l'une des dix plus importantes entreprises laitières chinoises, propriété à 100  % de M. Zhang. Ce groupe, par ailleurs domicilié aux îles Vierges britanniqueset au Delaware (Etats-Unis), produit et commercialise principalement du lait infantile destiné à l'empire du Milieu.

L'histoire de son implantation en Bretagne remonte à la fin des années 2000. A cette époque, la consommation de lait progressait de façon spectaculaire dans une Chine en plein boom économique. Mais en  2008, un scandale sanitaire majeur est venu chambouler les équilibres commerciaux. L'affaire du lait empoisonné, contenant de la mélamine, qui s'ajoutait à de nombreuses autres, a nourri la défiance des consommateurs chinois envers les produits laitiers fabriqués localement… et a renforcé leur appétit pour les denrées importées. Les compagnies chinoises ont alors redoublé d'intérêt pour les zones de production pouvant répondre à leurs impératifs en matière de volumes et de qualité sanitaire. D'autant que le pays du président Xi Jinping ne dispose pas d'une véritable tradition d'élevage laitier : il lui manque un climat, des terres et un savoir-faire adaptés. Ainsi acheter du lait " local " revient souvent plus cher aux transformateurs chinois que d'en importer.

Ce besoin chinois semblait en adéquation avec l'offre française en général et bretonne en particulier – la région Bretagne est l'un des principaux bassins d'élevage d'Europe. La fin des quotas laitiers, fixée à 2015, laissait augurer une possible augmentation de la production européenne. Elus et représentants de la filière clamaient la nécessité de " trouver des débouchés ". " Les Chinois " –  c'est ainsi que M. Zhang et son équipe sont fréquemment désignés à Carhaix – ont été mis en contact avec les élus locaux. Et des négociations ont démarré entre Synutra et la coopérative Sodiaal, qui récolte le lait de plusieurs milliers de producteurs hexagonaux. Cette dernière venait justement de prendre position dans la très stratégique Armorique en reprenant la laiterie Entremont… qui disposait par ailleurs d'une usine vieillissante à Carhaix. " Sodiaal pèse lourd, mais il n'avait pas les moyens d'investir dans une usine neuve ", explique un ancien conseiller de région de la coopérative. Olivier Allain, vice-président du conseil régional de Bretagne en charge de l'agriculture, présente les choses sous un autre angle : " Une entreprise étrangère qui vient produire dans une région où le lait abonde, bien sûr qu'on a vu ça comme une bonne nouvelle ! Il fallait trouver un partenaire. Je ne sais pas ce qu'aurait fait Sodiaal s'il n'y avait pas eu Synutra. "

Au total, 200  millions d'euros ont été investis par M. Zhang, dont la moitié sous forme d'un prêt accordé par Bank of China, banque commerciale d'Etat. L'usine de Carhaix emploie 350  personnes, principalement en CDI. Une aubaine dans un centre Bretagne éloigné des grands pôles économiques régionaux et frappé par le chômage. Le directeur de l'agence Pôle emploi de Carhaix, Olivier Guillou, n'est pas en mesure de donner une " évaluation précise " de l'effet sur l'emploi -induit par l'usine, mais il considère que cela a  " contribué à une dynamique positive ". M.  Troadec parle de retombées " colossales pour tout le centre Bretagne ", sanstoutefois donner plus de précisions. Il n'a pas souhaité répondre aux autres questions du Monde.

" Des pressions incessantes "

Mais l'idylle entre Carhaix et Synutra a été perturbée ces derniers mois. Certains employés ont fait état d'une atmosphère " délétère " au sein de l'usine, dont la direction est assurée par des cadres français. Des réunions exceptionnelles, organisées par la CGT (unique syndicat présent sur le site) pour recueillir la parole des uns et des autres, ont accueilli près de 70  personnes. Contactés par Le Monde, des salariés évoquent – sous couvert de l'anonymat – des " pressions incessantes ", un " management d'un autre âge ", des " incitations à dénoncer les collègues prétendument en faute ", des " violences verbales " et des " obligations de flexibilité intenables ", mais aussi, entre autres, des problèmes de sécurité et d'hygiène au travail. Certains mettent en cause les " exigences " de la direction chinoise. " On nous dit souvent : “C'est comme ça, c'est la Chine qui a décidé !”", affirme l'un d'entre eux.

Conséquence : soixante à cent personnes auraient démissionné ou auraient été licenciées depuis le début du projet. Synutra a même publié sur des sites de recrutement espagnols des annonces concernant des postes de techniciens de maintenance basés à Carhaix, à pourvoir " dès que possible ". " L'usine a une telle réputation que les gens du coin ne veulent plus y aller ! ", s'emporte une ancienne cadre. Le président de Synutra France, Christian Mazuray, reconnaît que la direction était au courant de " problèmes " liés au management et assure que "  les choses sont en train d'être réglées "." Nous avons eu probablement tort d'embaucher trop de jeunes qui ont pris des fonctions de manageurs et qui n'étaient pas forcément rompus à ce genre de responsabilités, explique-t-il. Une nouvelle responsable des ressources humaines a été recrutée et nous sommes en train d'assurer des formations pour permettre un meilleur encadrement des collaborateurs. "

" Un peu D'inquiétude "

Des difficultés techniques, administratives et financières ont aussi émaillé la première année de fonctionnement de                                 l'usine. Selon plusieurs cadres qui ont requis l'anonymat, d'importants problèmes de conception de l'infrastructure auraient ralenti le processus de fabrication de poudre de lait. Par ailleurs, des complications, côté chinois, auraient retardé la commercialisation de certains lots. En septembre, un responsable de Sodiaal expliquait dans Ouest-France que la coopérative avait décidé de réduire le volume de ses livraisons à l'usine Synutra. Et n'acheminait plus quotidiennement que " la moitié " des quelque 800 000 litres de lait par jour prévus par le contrat. Des " retards de paiement " seraient en cause, selon de multiples sources. Christian Mazuray dément : " On a des discussions, des désaccords quelquefois, mais ça s'arrête là. " Il affirme que la production actuelle est " proche " des niveaux prévus à l'origine et  jure que " Synutra va bien " : " La structuration globale de l'entreprise est finie. On est en train de trouver notre rythme de croisière. Une usine, ce n'est pas comme une voiture : il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour que ça  marche ! " La direction de Sodiaal, quant à elle, n'a pas voulu s'exprimer.

En l'absence de communication commune de la part du tandem sino-français, le microcosme agricole breton bruisse de rumeurs sur l'état de santé réel de Synutra, ainsi que sur sa stratégie à long terme. " Il y a quelques années, on voyait l'arrivée de Synutra comme une opportunité dans une Bretagne tournée vers le commerce et l'export, confie Marie-Andrée Luherne, responsable du lait de la -Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles. Au final, on a quand même un peu d'inquiétude. On ne voudrait pas que les Chinois soient venus s'implanter chez nous uniquement pour bénéficier de notre image positive (…). Il ne faudrait pas qu'ils jouent aux apprentis sorciers. "

Nicolas Legendre

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 07:48

A l'instar de plusieurs centaines d'autres communes, la ville de Bagneux (mairie communiste dirigée par Marie-Hélène Amiable) a adopté un voeu contre l'installation des compteurs Linky. La filiale d'EDF Enedis a saisi le tribunal administratif le 14 novembre.

Face à une mobilisation qui ne faiblit pas mais grandit dans tout le territoire, Enedis multiplie les recours s'appuyant sur un vote au Parlement et sur l'argument de la pression financière pour faire avancer sa machine à supprimer des emplois, à collecter des Big Data, et à faire avancer des intérêts privés au préjudice de l'environnement et de la santé publique.   

Voir cet article de l'Humanité du 30 novembre 2017 

Lire aussi:  https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/essonne/essonne-ils-accusent-le-compteur-linky-de-l-incendie-de-leur-maison-5425016

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 06:57
Communiqué de Jacques Casamarta, chef de file de la liste de gauche à l'Assemblée Territoriale PCF-Insoumis Corses - Ensemble - l'Avvene, a Corsica in cumunu - et déclarations scandaleuses de Mélenchon sur Bellacio qui confirme son soutien actif aux Nationalistes Corses contre ses soutiens aux Présidentielles

Communiqué de Jacques Casamarta, candidat issu des Insoumis à l'Assemblée Territoriale de Corse, chef de file de la liste PCF-Insoumis Corse - Ensemble Corse

Objet : Communiqué de Presse

ELECTIONS TERRITORIALES 2017

Un vif remerciement aux 6788 électrices et électeurs qui ont choisi le vote du changement avec la liste l'Avenir, la Corse en commun – l’Avvene, a Corsica in cumunu.

Cette liste, représentant la gauche sociale et environnementale, a réalisé 5,68 % lors de cet important scrutin. Par rapport à la liste du FDG de 2015, elle progresse très légèrement en pourcentage, mais elle ne se maintiendra pas au deuxième tour, car elle ne fusionnera avec aucune autre liste. Elle ne négociera pas de strapontins. Elle restera claire dans ses intentions politiques et elle ne soutiendra personnes pour ce second tour.

Il faudra dans les jours qui viennent, avec tous les militant(e)s engagé(e)s dans la démarche de rassemblement, tirer tous les enseignements de cette campagne qui a été rendue très difficile par les violentes attaques verbales et l'entreprise systématique de dénigrement dont la liste a été victime. Cette situation a pesé lourd dans les résultats. Des esprits malsains, au sein même de notre mouvement FI et de cette gauche de la transformation sociale, ont conduit à empêcher la Corse d'avoir une représentation démocratique de notre liste au sein de l'Assemblée Territoriale. Ils ont, de ce fait, exclu la gauche de cette institution la laissant uniquement entre des mains libérales.

Ajaccio le 5 décembre 2017.

 

 

Quand on a pas de cap de classe autre que son caprice et son intérêt opportuniste, et de cap idéologique autre que l'émergence du prétendu "nouveau monde" sur les cendres de l'ancien, et désormais l'anti-communisme primaire, voilà ce que ça donne chez Mélenchon. La déchéance finale: l'homme qui jubile devant les tas de ruines encore fumantes. 

Ce personnage n'avait rarement donné ainsi la pleine mesure de lui-même et de sa capacité de mauvaise foi (ou d'absence de foi politique, ce qui serait pire!) qu'en Corse où il a passé son temps à taper sur la seule liste de gauche et à draguer des nationalistes qui faisaient cause commune avec l'UMP aux municipales et n'apportent certainement pas de politique de progrès aux Corses. Cela fait penser à son mentor Mitterrand qui favorisait le Front National contre la droite par calcul opportuniste de court terme.

Mélenchon n'a eu que des insultes à dispenser aux Insoumis et communistes corses qui ont défendu sa candidature aux présidentielles et qui ont eu le tort de ne pas se soumettre à ses diktats de vieille diva usée.

 

Lu sur le site Bellacio sous la plume de Jean-Luc Mélenchon, tout miel avec Talamoni et Simeoni, tout fiel avec les Insoumis, Communistes Corses, et membres d'Ensemble qui soutenaient la seule liste gauche présentée à l'Assemblée Territoriale :

" La liste de monsieur Simeoni a fédéré les élécteurs de Corse en un tout massif et vivant. Elle a donné un centre de gravité à la société Corse. C’est un exploit quand on voit dans quel émiettement croupit la sphère politique sur le continent. Le signal avait été clairement donné il y a six mois. Les électeurs
avaient déjà élu trois députés sur quatre pris dans les rangs autonomistes. Le dégagisme en Corse, c’est eux qui l’incarnent, à l’évidence. Et c’est un dégagisme positif. Car il a un contenu, un projet de dépassement de la situation
actuelle. Il génère localement un enthousiasme et un optimisme fédérateur. Car le dégagisme n’est pas toujours vide de contenu comme le rabâchent les esprits superficiels qui exècrent tout ce qui sort du cadre prévu. Je me réjouis d’avoir eu ce dialogue amical avec les députés autonomistes à Paris. Il m’a permis, ainsi qu’à mes collègues du groupe parlementaire, de prendre la mesure de ce qui s’engageait sur place dans les rangs autonomistes. J’ai su qu’ils réclament
l’autonomie dans le cadre de la Constitution et de la République. Et je n’y vois pas d’inconvénients".

Les faussaires du PC qui avaient usurpé notre identité sous le label « Corse insoumise » ont reçu la punition qu’ils méritaient. Ils n’ont toujours rien compris et vocifèrent que j’aurais provoqué leur déroute. Ils ne comprennent rien à la société dans laquelle ils vivent. Seul leur importe de continuer la triste besogne que la direction du PCF leur avait vendu comme la bonne tactique. Sur 10 candidats : 7 communistes et 3 anciens
communistes dont l’ancien secrétaire général du PCF en Corse, le tout dissimulé sous un rassemblement de sigles même les plus exotiques, et enrobé dans le grand bla bla contre « Paris et Mélenchon ». Bref, la tambouille.
En réalité, les prestations télévisées désastreuses de leur chef de file, l’absence de programme ancré dans les réalités locales et la lourdeur partisane ont eu davantage de poids contre cette liste de bras cassés que n’importe laquelle de
mes recommandations. Mais pour le comprendre, il faudrait que cette piteuse équipe comprenne le moment politique et ce que la stratégie « féderer le peuple » signifie. Faute de l’avoir compris sur le continent les dirigeants actuels du PCF ont rabougri leur parti à 3% aux législatives, tout en nous empêchant dans 45 cas de franchir la barre du second tour".

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 06:25

Mélenchon, grand seigneur, voyant la CGT et les syndicats de lutte à la peine, et voulant leur disputer le leadership sur "les masses" dans la résistance au pouvoir et à ses visées ultra-libérales, avait donné le "bon point" à Macron avec qui il avait devisé, tout sourire, appréciant les charmes de la conversation du président jupitérien. 

Mais le bonhomme est beaucoup moins gentil avec ses anciens alliés du Parti Communiste qu'il aimerait sans doute voir déjà dans la tombe pour faire place nette à ses visées de recomposition.  

Disqualifier par un mot infamant ressassé et qui doit être repris comme un mantra par les militants zélés ce qui ressemble à une union de la gauche anti-libérale entre Insoumis et Communistes.  

Dans un contexte d'abstention massive aux élections Territoriales corses, appeler une démarche de rassemblement de la gauche authentique que l'on a préalablement plombé par stratégie anti-communiste de "la tambouille" parce que son objectif politicien premier est d'empêcher les forces à gauche de s'additionner et de faire place nette pour un mouvement qui veut enterrer tous les autres à gauche plutôt que fédérer les forces, c'est une contre-vérité caricaturale et une insulte à l'intelligence.

Surtout que les Insoumis de Corse voulaient cette alliance avec le PCF face à la menace d'un ras-de-marée nationaliste, menace d'une victoire écrasante qui se vérifie, alors que les nationalistes  ne portent pas des solutions de progrès social pour les Corses, eux qui votent les budgets d'austérité et néo-libéraux de la Sécurité Sociale et les ordonnances travail de Macron. Et ces Insoumis corses avaient la tête de liste... 

Mélenchon jouit de voir que la coalition PCF - Insoumis locaux ne parvient pas au second tour et contient si peu sa joie qu'il félicite le leader nationaliste corse, lui l'ultra-jacobin. 

Alors, comme ça le "dégagisme" devient une valeur en soi: populisme de droite, populisme nationaliste, qu'importe, pourvu que tout le champ politique traditionnel soit bousculé comme au jeu de quille, cela réjouit le roitelet Mélenchon, adepte de la terre brûlée.  Le dégagisme symbolisé par des nationalistes affairistes! 

L'intérêt des gens là-dedans est bien loin des préoccupations du leader de France Insoumise.  

La victoire annoncée des nationalistes est confirmée. Aucun élu de gauche dans la future Assemblée dans un territoire miné par les souffrances sociales et les inégalités. Qui, à gauche, peut trouver cela formidable ? Les forces qui ont œuvré au 1/2 rassemblement sur des valeurs de progrès social et de démocratie ont mené un combat courageux.

En Corse comme partout ailleurs, nous sommes face à un immense chantier pour un avenir "en commun"...

Et pour cela nous avons besoin de responsables politiques qui mettent l'intérêt du peuple et des catégories populaires au cœur de leurs ambitions et de leurs projets. 

Quand Mélenchon tweete sa haine des alliances Insoumis- communistes en félicitant les nationalistes corses !
Les élections de 2015 avaient débouché sur la victoire historique de la coalition nationaliste des autonomistes de Gilles Simeoni et des indépendantistes de Jean-Guy Talamoni (35,34% au second tour). 

Cette coalition, Pè a Corsica (Pour la Corse), formée dès le premier tour cette année, fait à nouveau figure de favorite. 

Les deux listes de droite, emmenées par Jean-Martin Mondoloni (droite régionaliste) et Valérie Bozzi (soutenue par le parti Les Républicains LR), arriveraient ensuite et pourraient s'unir en vue du second tour.
 
La tête de liste de la République en Marche, Jean-Charles Orsucci, pourrait lui aussi se maintenir au second tour. 

Mais le leader de LaREM en Corse avait pour sa part écarté l'idée d'une union contre les nationalistes: "Hors de question de s'inscrire dans un front républicain, la République c'est la démocratie", avait-il assuré avant le premier tour. 

Selon ses premières estimations, les trois autres listes ne franchiraient pas la barre des 7% pour se maintenir au second tour. 
 
La liste, l'avenir, la Corse en commun, de Jacques Casamarta, soutenue par les groupes Insoumis de l'île contre l'avis de Jean-Luc Mélenchon, et par le PCF, fait 5,7%.  
 

Quoi qu’il advienne au terme du scrutin des 3 et 10 décembre -qui désignera les futurs Conseillers territoriaux de la nouvelle Collectivité unique-, la liste « L’Avenir, la Corse en commun » peut d’ores et déjà se prévaloir d’une première victoire. Celle d’avoir réussi ce qui avait échoué aux législatives : gagner l’union des forces de progrès. Emmenée par l’Insoumis Jacques Casamarta, elle est composée de représentants du PCF, de la Corse insoumise, de Manca Alternativa/Ensemble, ainsi que de militants associatifs, syndicaux et culturels. Un rassemblement dicté par l’exigence d’une réponse « sociale et écologique » à l’offensive libérale. « Dans le contexte où se déroulent ces élections, caractérisé à la fois par les coups qui pleuvent sur les acquis sociaux et au regard de la situation particulière de la Corse où les inégalités et la pauvreté sont plus marquées, se diviser aurait été une erreur politique », estime Michel Stefani, conseiller territorial sortant (PCF) et à nouveau candidat.

« Dynamique »

Jugeant « regrettable » que « des dirigeants nationaux de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête » n’aient pas évalué les enjeux « de la même façon », celui-ci insiste sur la nécessité de créer « une dynamique de nature à modifier le rapport de forces » au sein de l’assemblée insulaire. Et de tenter de le faire basculer « au bénéfice des salariés et des plus modestes ». Car, poursuit-il, « ce que le mouvement social exprime dans la rue a besoin d’un prolongement politique ».

Seule liste se réclamant de gauche -le PS et le PRG n’en présentant pas-, « L’Avenir, la Corse en commun » est surtout constituée d’« organisations qui ont fait le choix du refus de la logique libérale ». Logique libérale dont les dégâts sont particulièrement visibles sur l’île. Le responsable communiste en veut pour preuve quelques chiffres éloquents, estimant qu’il « ne suffit pas d’en faire le constat, mais qu’il faut aussi en expliquer les causes ». Ainsi, énumère- t-il, « dans les années 1987-88, au moment de la création de l’ISF [Impôt sur la fortune, ndlr], on recensait en Corse 87 contributeurs. Ils sont aujourd’hui quelque 1800 à déclarer au moins 180.000 euros annuels. L’écart entre les ménages les plus riches et les plus modestes est ici de 6,5 points. »

Les candidats de la « Corse en commun » affichent leur détermination à « s’attaquer » à ces disparités qui ne cessent de se creuser. D’autant que, souligne Michel Stefani, « les moyens et l’argent existent ». Or, « les dispositifs fiscaux qui devraient profiter aux ménages les plus modestes sont détournés par le consortium de patrons corses ». Ce qui, d’après les chiffres de 2014, concernerait des sommes de l’ordre de 194 millions d’euros annuels. Auxquels il faut ajouter « les 100 millions d’euros versés aux entreprises à travers le CICE [Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, ndlr], le crédit d’impôt corse » et l’enveloppe allouée par la Collectivité territoriale.

« Solidarité nationale »

Face à cette déperdition de financements publics au détriment du plus grand nombre, « La Corse en commun » plaide pour la création d’un Fonds régional unique pour l’emploi et la formation, destiné à favoriser « l’emploi stable et bien rémunéré » assorti « de la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires et de la retraite à 60 ans ».

La naissance annoncée de la Collectivité unique au 1er janvier suscite à cet égard de vives inquiétudes. Outre que, d’une manière générale il y voit un certain nombre de points négatifs et notamment « une concentration des pouvoirs », Michel Stefani pointe également les menaces en matière d’emploi.

« Avec la fusion des services, on nous parle de doublons. Mais derrière ce qu’ils appellent les "doublons", il y a des hommes et des femmes qui sont inquiets. Et qui ont toutes les raisons de l’être, car l’objectif est de supprimer des centaines de postes », commente-t-il en évoquant une courbe du chômage ascendante et dépassant les 22.000 demandeurs d’emplois.

La lutte actuellement menée à l’hôpital de Bastia par une partie du personnel, qui observe une grève de la faim depuis fin octobre, est symptomatique des difficultés que subit la Corse dans de nombreux domaines. Josette Risterucci, secrétaire médicale, devenue une figure emblématique de ce combat, est d’ailleurs colistière de « La Corse en commun ». Elle réclame ni plus ni moins qu’un « plan Marshall » pour l’établissement. En matière de santé, l’état des lieux est en effet alarmant. « La couverture sanitaire est plus que problématique », alerte pour sa part Michel Stefani qui considère que la réduction des dépenses de santé ne laisse rien présager de bon dans l’île.

A l’heure où celle-ci a singulièrement besoin de « solidarité nationale », il met en garde contre « l’enfer libéral » que ne manqueront pas d’amplifier ses adversaires.

Agnès Masseï (La Marseillaise, le 1er décembre 2017)

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 06:24
Avec JLM : Macron et le MEDEF peuvent dormir tranquilles

3 Décembre 2017

 

JLMélenchon vient par un tweet de cracher son venin crapuleux, nous savions que sa conception de la gauche se résumait à sa seule personne mais le voila à présent, dans sa folle déshérence anticommuniste, allant un peu plus loin et féliciter Gille Simeoni par un cinglant “Bravo !“

Réjoui donc de la défaite de la seule liste de gauche, JLM peut courageusement expliquer que “macron est sévèrement puni“ dans ce scrutin avant de mettre en garde “les amateurs d’usurpation d’identité“… “insoumise“ s’entend et particulièrement le PCF.

Sinon la trahison, la caractéristique principale de la démarche “mélenchonienne“ c’est bien la division.

Avec JLM : Macron et le MEDEF peuvent dormir tranquilles.

Pour autant, les communistes ne renonceront pas à tout faire pour rassembler les femmes et les hommes qui ont intérêt à résister à ce rouleau compresseur ultralibéral pour ouvrir une perspective de changement à gauche et de progrès social en Corse et dans le pays.

Michel STEFANI

 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 20:27
Lettre d'Elsa Lefort à Patrice Romedenne, le Monsieur Likoud de France 2!

Bonjour Patrice Romedenne,

Hier matin, dans votre revue de presse, vous nous expliquiez avoir été “pris d’une crise de four rire, mais de rire jaune” car “on est entouré par des menteurs, les bluffeurs, les arnaqueurs et les types pas clairs”. A ma grande surprise, je découvris alors la une de l'Humanité consacrée à mon époux, Salah Hamouri, aux côtés d’un ravisseur présumé d’enfant et de Kim Jong Un.

Et de vous interroger sur le cas de mon mari « menteur ou pas menteur ? ». Vous exposez avec un ton cynique qu’il « végète dans une prison israélienne » parce que « accusé d’avoir copiné avec des terroriste ». Vous poursuivez : « L’Humanité a décidé qu’il était innocent et lance donc une campagne de sensibilisation pour le faire libérer. Mais qui ment, Israël ou l’Humanité ? ».

Le point positif de votre chronique, c’est qu’enfin, après 100 jours de prison, notre concitoyen bénéficie de 17 secondes d’exposition médiatique sur France 2 qui jusque là n’a jamais cru bon nous informer sur sa détention. Mais vous non plus vous ne nous informez guère, vous faites plutôt dans la désinformation en semant ainsi le doute sur la bonne foi de mon mari et du journal l'Humanité.

Pour votre gouverne, mon mari n’est pas « accusé d’avoir copiné avec des terroriste » puisqu’il est en détention administrative. Un système carcéral qui permet à Israël d’incarcérer les Palestiniens sans charge ni jugement. Et ça, ce n’est pas uniquement moi, la femme du présumé menteur qui le dit, mais vous pourrez trouver au moins trois déclarations du Ministère des affaires étrangères allant dans ce sens. J’imagine que vous risquez une nouvelle crise de fou rire, quand vous lirez que la France a même demandé à Israël la libération de mon mari.

Enfin, soyons précis, l’Humanité ne lance pas une campagne de sensibilisation et elle n'est pas seule à clamer l'innocence de mon mari. Cela fait 100 jours qu’une campagne existe, elle réunit des milliers de citoyens, élus (plus de 1000 élus dont 56 députés européens), partis politiques, associations et syndicats... Cela fait 100 jours que l’Humanité parle de l’injustice qui touche Salah Hamouri mais si pour vous il est peu probable qu’un Arabe soit innocent et qu’un journal comme l’Humanité soit objectif, vous pourrez aussi trouver sur le web des articles de médias moins marqués politiquement, et même vos collègues de France 3 Ile-de-France ont consacré un reportage à la détention de ce « type pas clair ».

Il s’agirait d’être précis monsieur Romedenne lorsque l’on se permet de remettre ainsi en question l’intégrité d’un homme. C’est un peu léger comme procédé de la part d’un grand reporter. Cet homme est avocat, il défend les droits de l’homme. C’est un mari, un père, un ami. L’insulter ainsi c’est insulter toutes les personnes qui l’aiment, qui le soutiennent et qui sont privées de lui, arbitrairement, depuis maintenant 100 jours.

Il y a peu de temps, vous déclariez « À France 2, les opinions sont plurielles et surtout, elles restent à la maison ». C’est en effet la ligne à suivre lorsqu’on est journaliste sur une chaîne du service public.

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 07:48
Journée mondiale contre le Sida - 1er décembre - les députés communistes ont permis de réduire le coût des auto-tests de séropositivité en France

Journée mondiale de lutte contre le Sida

En 2016, les députés communistes avaient fait voter un amendement abaissant la TVA sur les auto-tests. Grâce à cette initiative, durant toute l'année 2017, ce test était disponible à un prix plus bas en pharmacie, le rendant ainsi plus accessible. Convaincus qu'il y a urgence à renforcer la prévention à l'heure où plusieurs dizaines de milliers de nos concitoyens ignoreraient leur séropositivité, les députés ont fait adopter un amendement identique en 2017 à l'occasion du vote du projet de loi de finances. Il devrait permettre, l’année prochaine encore, de garantir un prix de vente accessible à cet outil de dépistage indispensable. Ne baissons pas la garde.

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