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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 11:12
En terminale du bac STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), ces élèves de Tristan-Corbière témoignent de leur expérience de Parcoursup. | Ouest-France

En terminale du bac STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), ces élèves de Tristan-Corbière témoignent de leur expérience de Parcoursup. | Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-stress-des-lyceens-en-attente-sur-parcoursup-5789621

416 lycéens ont été recensés « en grande difficulté » sur la circonscription par la Fidl. Le syndicat alerte sur le désespoir des jeunes dont aucun voeu n'est validé pour l'heure. La députée rassure.

« On en connaît certains ici qui ont pleuré ! » « D'autres n'ont même plus envie de passer leur bac. » « C'est pas facile d'avoir la motivation quand tu ne sais pas ce que tu vas faire à la rentrée ! »

À la pause de 10 h, ce lundi matin, un petit groupe de terminale du lycée Tristan-Corbière évoque ses galères avec Parcoursup, la nouvelle plateforme en ligne créée pour recueillir et gérer les voeux d'affectation des futurs étudiants de l'enseignement supérieur public.

Le 22 mai, Justine, Antoine, Thomas, Allan, Yoann, Jules, Alizée, Ewen et Chloé ont découvert les réponses apportées à leurs souhaits. Il y a ceux qui ont eu la grande joie d'être admis dans la formation qu'ils visaient en premier chef. Ceux qui sont toujours en liste d'attente, à des rangs qui leur laisse plus ou moins d'espoirs. Et ceux qui ont été « refusés de partout ».

« Une année de césure »

« On pouvait faire jusqu'à 20 voeux, sans émettre de préférence, en rédigeant une lettre de motivation pour chacun, avant le 31 mars », rappelle Justine. Elle etChloé feront leur rentrée à l'IUT Gaco et en prépa infirmières, à Morlaix, en septembre. Les autres sont toujours dans l'expectative, « à 20 jours du bac, c'est stressant !»

Antoine voudrait intégrer un IUT pour préparer un DUT Techniques de commercialisation. En trois jours, il est passé de 45e à 3e sur la liste d'attente. À la 700e place et à la 2 000e place pour rentrer en licence Staps à Brest ou Rennes, Yoann est moins bien « classé » que lui. « Tous les matins, on va sur Parcoursup pour voir comment ça avance... », confient les lycéens.Pas facile, dans ces conditions, de se préparer sereinement pour les examens.

« Catastrophique »

Comme elle le craignait, Alizée, elle, n'aura pas sa place en BTS Photographie et audiovisuel ou en Mise à niveau arts appliqués. « Du coup, je vais faire une année de césure, je vais aller travailler en Nouvelle-Zélande », confie la jeune fille de 18 ans.

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne.

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne. | Ouest-France

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne. | Ouest-France

Selon l'étude menée la semaine dernière par la Fédération indépendante et démocratique lycéenne, « 416 lycéens de la circonscription, positionnés en 80e position sur liste d'attente ou plus loin, sont en très grande difficulté » après le premier verdict de Parcoursup. « Le chiffre monte à 1 500 élèves si on met le curseur à la 40e position sur liste d'attente. C'est catastrophique, même les profs ne savent plus comment gérer les inquiétudes », précise Glen Le Saout.

« Génération pionnière »

Le responsable syndical croule sous les appels des parents. Il a alerté le sénateur et la députée. Cette dernière se veut rassurante, dans un communiqué de presse reçu hier.

« D'ici les épreuves du baccalauréat, deux tiers des candidats auront reçu une proposition. 80 % des lycéens auront reçu au moins une réponse avant les résultats du bac et chacun a la garantie d'une proposition avant la rentrée », indique Sandrine Le Feur.

 

Elle explique : « À mesure que chaque lycéen valide un choix, cela libère des places pour les autres. » Et conclut: « Le cru des bacheliers 2018 sera une génération pionnière. Pour la première fois, personne ne sera tiré au sort, mettant ainsi fin à des années de loterie arbitraire. »

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 07:18
Photo Dominique Resmon 23 mai 2018

Photo Dominique Resmon 23 mai 2018

tribune envoyée à la presse et publiée dans l'Humanité.
La Bretagne dans sa diversité appelle à une autre réforme ferroviaire
Face au projet de loi gouvernemental.
Mardi, 29 Mai, 2018
 

Élus, usagers et syndicalistes de la région Bretagne lancent un appel commun au regard de leurs expériences du terrain et des enjeux d’avenir. 

 

Nous, acteurs régionaux et locaux impliqués dans l’action publique des transports, nous, usagers des services de transport, nous, professionnels, salariés, des entreprises de transport sommes particulièrement attachés aux responsabilités de chacun pour moderniser l’action publique en matière de politique des transports.

 

Les enjeux environnementaux, le droit au transport inscrit dans notre législation, le droit à l’égalité des citoyens comme des territoires, les enjeux industriels et stratégiques, le rôle irremplaçable des services publics sont autant de considérations que nous vivons quotidiennement dans notre région.

 

De fait, la situation très grave que nous connaissons nous conduit en premier lieu à réaffirmer ici que la nécessité de réformer le système ferroviaire devrait d’abord s’appuyer sur des éléments concrets, objectifs, et non se traduire par une mise en cause injustifiée du corps social des cheminots qui entraîne ce vaste mouvement. Il n’est en effet pas acceptable de livrer à la vindicte populaire les cheminots et de les mettre en cause, en laissant entendre notamment qu’il y aurait un lien entre les problèmes que connaît la SNCF et leur statut social. Ce jeu pernicieux et irresponsable, qui a fait fleurir les caricatures les plus grossières du « cheminot nanti », alimente les pires populismes, dont les conséquences pourraient être particulièrement graves.

 

De surcroît, ce n’est pas honnête car, s’il est vrai que la dette de la SNCF est le problème majeur, rien n’est pour l’instant engagé pour la résorber et ce problème était déjà la cause de la création de la SNCF, en 1938, année où le déficit cumulé des cinq compagnies ferroviaires privées (qui assuraient à l’époque le ferroviaire en France) représentait déjà un montant cumulé de 37 milliards de francs.

À l’opposé de ces appréciations, la région Bretagne, ses collectivités, comme nombre d’usagers, se félicitent du professionnalisme des cheminot-e-s et de leur engagement quotidien car c’est ce travail concret qui permet de hisser la région au premier rang national des performances du TER et du transport ferroviaire des voyageurs.

 

Cela se vérifie au quotidien malgré des efforts continus de leur part et qui conduit l’entreprise publique SNCF à continuellement se réorganiser. Des évolutions dont les finalités (croissance externe du groupe, stratégie de filialisation du fret ferroviaire, externalisation, utilisation des fonds publics, etc.) doivent nous interroger !

 

Dire que les dérives financières ou les prix trop élevés du train sont imputables aux cheminots et à leurs conditions sociales ne résiste pas un instant à l’argumentation rationnelle. Depuis 2004, 2 000 emplois sont supprimés chaque année à la SNCF. Le taux de productivité des cheminots durant cette période a augmenté de 3,2 % contre 1,9 % pour l’ensemble de l’économie.

 

Mais la SNCF porte aussi de beaux exemples de réussite ! Pour ne prendre que le seul exemple de la Bretagne, où il reste aussi beaucoup de progrès à faire, les chiffres sont éloquents ! La région a beaucoup investi dans l’acquisition de trains neufs (530 millions d’euros), dans la rénovation des lignes, des gares, haltes ferroviaires et points d’arrêts. La fréquentation a été multipliée par 2 en quatorze ans et la subvention moyenne par voyage a baissé dans le même temps de 49 % ! Cela prouve bien que le développement, avec des cheminots à statut, du service public peut être vertueux, y compris pour la dépense publique elle-même. Avec un taux de régularité des trains en moyenne à 95 %, la démonstration est apportée du savoir-faire des cheminot-e-s grâce à qui la Bretagne se hisse au premier rang des régions de France en matière de fiabilité.

 

Dans le même temps, une étude bancaire récente (octobre 2017) révèle que le coût moyen annuel du TER par habitant en Bretagne est de 31 euros quand il est en moyenne à 57 euros au plan national. Ce résultat illustre bien les avantages de la mutualisation dans l’organisation des transports ferroviaires en région !

 

Ce nouveau service mutualisé, augmentant l’offre ferroviaire en région de 20 % depuis le 1er juillet 2017, se solde également par des résultats spectaculaires en termes de croissance du trafic (+ 18 % pour les TGV et + 9 % pour les TER).

La solidarité nationale est aussi menacée par l’ouverture annoncée à la concurrence. En effet, cela conduira la SNCF et les nouveaux entrants à se positionner sur les lignes les plus rentables. Ainsi, certains territoires pourraient être exclus de dessertes ferroviaires nationales dès lors que ne joueraient plus que les mécanismes adossés à la rentabilité des marchés. Il faut donc réinventer les principes de la solidarité nationale et territoriale et réinterroger le bon périmètre de son exercice pour garantir à chaque territoire les moyens de son développement.

 

Ainsi, s’agissant de la région Bretagne, au moment de l’ouverture à la concurrence pour le TGV, les opérateurs de transport feront leurs offres sur le segment le plus rentable, c’est-à-dire entre Paris et Rennes. Quand la concurrence s’exacerbera entre Paris et Rennes, restera-t-il encore un opérateur pour assurer la desserte TGV jusqu’à Brest et Quimper, beaucoup moins rentable ? La réponse est hélas connue : la desserte de la pointe bretonne ne pourra être garantie que par le service public et les moyens financiers s’y rapportant. C’est tout le contraire du combat mené pendant des décennies pour atteindre l’objectif de mettre la Bretagne à trois heures de Paris.

 

En déclarant que les petites lignes seraient maintenues, Monsieur le premier ministre s’est bien gardé de nous dire comment.

En effet, aujourd’hui, dans le cadre du contrat de performance qui la lie à l’État, la SNCF finance à hauteur de 7 % à 8,5 % la remise en état des lignes capillaires du réseau ! Ceci revient à dire que les collectivités, au premier rang desquelles les régions, financent déjà la part essentielle de ces investissements (entre 40 % et 50 % en Bretagne). C’est ce qui a permis, en Bretagne, la réalisation de travaux importants sur les axes Quimper-Brest, Plouaret-Lannion, Carhaix-Guingamp-Paimpol et c’est ce qui permet de mettre en perspective la remise à neuf des axes Rennes-Chateaubriant, Dol-Dinan-Lamballe, etc. Si l’État et la SNCF venaient à se désengager, comme suggéré dans un certain nombre de rapports, ces axes seraient condamnés à la fermeture.

 

Ainsi, à l’heure où sont engagés les travaux de réforme du ferroviaire par le gouvernement, il est impératif de créer les conditions d’une appropriation pleine et entière des acteurs du mode ferroviaire et des enjeux d’intermodalité. C’est par l’affirmation de processus démocratiques qui incluent les élu-e-s de la République, les usagers, leurs associations, les salarié-e-s et leurs représentants que nous pourrons avancer dans l’esprit d’un réel dialogue autour des réalités et besoins de notre pays.

 

Cela passe nécessairement par une redéfinition des moyens au travers d’une fiscalité réhabilitée à la hauteur des enjeux posés. Les propositions autour de l’extension du versement transport, le niveau de TVA (retour à 5,5 % contre 10 %), comme la contribution nécessaire des concessionnaires privés (autoroutes, PPP, etc.) à la promotion d’un service public ferroviaire, répondant aux besoins de transport, tant de marchandises que de voyageurs, nationaux qu’aux enjeux environnementaux, doivent être entendus.

En laissant chaque citoyenne et chaque citoyen libre de son appréciation sur un mouvement qui appartient en propre aux cheminots eux-mêmes, nous, signataires de cette tribune, ne ménageons aucun effort pour continuer à porter quotidiennement avec confiance une grande ambition publique, solidairement avec les cheminotes et les cheminots.

 

C’est pourquoi nous exigeons une autre réforme pour que d’autres choix puissent trouver une issue favorable dans le cadre d’une démarche de dialogues et de négociations impliquant tous les acteurs du ferroviaire.

 

Signer l'appel

Signer l'appel

 

La liste des premiers signataires :

A.C.C.R.E.T (Association Citoyenne Châteaubriant Rennes En Train)

Collectif Fougères Rennes En Train (CGT – FSU – CNL – Bretagne Ecologie – FI, Passiflore)

AUDIC Stéphane Conseiller municipal de Roscoff (Gauche Unie)

BELLEC Claude Conseillère municipale déléguée (PCF) de Brest

BENMAKHLOUF Khaled Conseiller municipal de Fougères

BERROCHE Eric Président du Groupe Communiste et Progressiste au Conseil Régional de Bretagne, adjoint au Maire de Rennes

BONNIN Philipe Maire de Chartres de Bretagne, Conseiller départemental Ille et Vilaine

BROUDIC Françoise conseillère municipale de Plérin, conseillère communautaire agglo St Brieuc

BUI Gwenegan Conseiller régional Bretagne (PS)

CADIOU Gaby Conseillère régionale (PCF), adjointe au Maire de Plouaret

CHERBIT Alain secrétaire régional Bretagne UNSA Ferroviaire

CUEFF Daniel Maire de Langouët

DAVID Jean-Claude Conseiller municipal de Plourin-les-Morlaix

DEMOLDER Michel Adjoint au maire de Pont-Péan

DESBROUSSES Jérôme Conseiller municipal délégué de Chevaigné

DUPONT Ismaël Conseiller municipal et communautaire (PCF) de Morlaix

ECH-CHEKHCHAKHI Moulay Hamid Conseiller municipal délégué à la réussite éducative, membre du Groupe Ecologiste

ETIEMBLE Fernand Adjoint (PCF) au maire de St Jacques de la Lande

FLAGEUL Didier Adjoint au maire de Plérin

FAUCHEUX Valérie Conseillère municipale de Rennes (Gauche sociale et écologiste)

GARNIER Jean-François Adjoint au maire de Fougères, délégué aux transports

GAUDIN Jean Luc Maire de Pont-Péan (35), Vice-Président Aménagement Rennes Métropole

GOATER Jean-Marie Adjoint à la mairie de Rennes (EELV)

GOUEDARD Hervé Conseiller municipal (PS) de Morlaix

GUELLEC Eric Conseiller municipal (PCF) de Brest, Vice-président de Brest Métropole

GUILLEMOT Matthieu Conseiller municipal (NPA) de Carhaix, Conseiller communautaire de Poher Communauté

HAMON Laurent Conseiller municipal de Rennes, délégué au numérique, Conseiller métropolitain de Rennes Métropole

HERE Jacqueline Maire-adjointe (PCF) de Brest

HERE Roger Conseiller municipal(PCF) de Plouigneau

JUMEAU Philippe, conseiller municipal (PCF) de Lanester

LAFAYE Elsa Conseillère municipale de Fougères

LAHELLEC Gérard Vice-Président du Conseil Régional de Bretagne chargé des transports et de la mobilité

LAGARGASSON Yannick Conseiller municipal de Rennes

LATREILLE André Conseiller municipal délégué Le Rheu

LE CAM Yannick Conseiller municipal et communautaire de St Brieuc

LE FESSANT Thierry Conseiller municipal (PCF) – Plérin (22)

LE GALL Mireille Secrétaire régionale du syndicat CFDT cheminots de Bretagne

LE GENTIL Morvan Président du groupe écologistes et citoyen.ne.s de Rennes Métropole

LELIEU Florence Conseillère municipale (PCF) de Ploumiliau

LE LORC’H Jean-Michel Conseiller municipal délégué (PCF) de Brest

MAZELIN Isabelle Adjointe (PCF) au maire de Relecq Kerhuon

MESCAM Bernard Adjoint au maire de Retiers

MISSIR Stéphanie Conseillère municipale et communautaire de Dinan

NADEZAN Yannick Conseiller Municipal (PCF) de Rennes

NIOCHE Robert Conseiller consultatif (PCF) de Kernével

NIOCHE Françoise Conseillère municipale (FdG) de Rosporden

NOLL Sarah Conseillère municipale et communautaire (Coopérative Citoyenne) de Morlaix

PEREIRA Véronique Maire du Cloître St Thégonnec

PRUNAUD Christine Sénatrice (CRC), Conseillère municipale de Lamballe

RAINERO Piero Conseiller municipal (PCF) de Quimper

RANNOU Jacques Maire délégué (PCF) de Fernevel, Conseiller communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération

RICHARD Anita Conseillère municipale (PCF) de Rosporden Kernevel

ROULAND Pascal Conseiller municipal de Fougères

SCHEUER Alexandre Conseiller municipal de Lanester (FI)

SCATTOLIN Valérie Conseillère municipale(FdG) de Morlaix

THOMAS Claire Conseillère municipale PS de Morlaix 

TIZON Yannick secrétaire général secteur CGT des cheminots de Bretagne

TOURENNE Jean-Louis sénateur (PS) d’Ille et Vilaine

TUAL Jean-Paul Conseiller municipal de Rennes

VEANTIN Cyrille Secrétaire régional Bretagne SUD Rail

VERMOT Jean-Paul Conseiller départemental PS du Finistère (Morlaix)

VIGOUROUX Gaëlle Conseillère régionale (PCF) et Vice-Présidente du Parc Naturel Régional d’Armorique

 

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 06:43

Vous l’avez peut-être lu depuis vendredi, le ministère de la Fonction publique a présenté le 25 mai un projet pour réduire fortement le périmètre des CAP (commissions administratives paritaires, académiques ou nationales). Cette attaque violente contre le paritarisme, un élément fondamental du statut général des fonctionnaires, mettrait en péril le droit de chacune et chacun à une carrière (mutations, promotions, évaluations...) équitable et à l’abri de toute pression politique ou administrative.

Le SNES-FSU Bretagne a pris l’initiative en urgence ce week-end de proposer une déclaration unitaire des 6 organisations syndicales présentes au CTA (Comité Technique Académique) réuni ce jour au rectorat : à lire ci-dessous et à télécharger ici. N’hésitez pas à diffuser ce texte largement en salle des professeurs. Nous vous tiendrons averti-es des initiatives que l’Intersyndicale décidera pour s’opposer vigoureusement à ce projet.

Les élus du SNES-FSU au CTA, Frédérique LALYS - Gwénaël LE PAIH - Matthieu MAHEO

Comité Technique Académique - 28 mai 2018 Déclaration unitaire de la FSU, FO, SGEN-CFDT, UNSA, CGT, SUD

Madame Le Recteur,
Le vendredi 25 mai, le ministère de l’Action et des Comptes publics a dévoilé son projet pour « un nouveau modèle de dialogue social dans la fonction publique ». Loin de renforcer les droits et garanties pour les personnels, le gouvernement envisage bien au contraire de détruire un élément fondateur de la Fonction publique en France depuis la Libération : le paritarisme. Dans le projet présenté par la DGAFP, les CAP ne seraient plus consultées pour les titularisations, les CAP ne seraient plus consultées pour les mutations, les CAP ne seraient plus consultées pour les promotions de grade ou d’échelon, les CAP ne seraient plus consultées sur une partie des sanctions disciplinaires.

Au prétexte de rénover le dialogue social, le ministère entend se passer des élu-es du personnel pour le contrôle du bon déroulement des carrières, les élu-es en seraient réduit-es à examiner les seuls recours sur l’initiative des collègues une fois les décisions prises sous le seul arbitre de la hiérarchie directe.

Après les annonces d’un recours accru aux contractuels, de plans de départs volontaires pour les fonctionnaires, d’une individualisation renforcée des carrières, de la suppression des CHSCT, le gouvernement franchirait donc une nouvelle étape en détruisant un acquis fondamental et singulier dans le statut des fonctionnaires. L’examen paritaire et préalable à tout acte individuel dans la gestion collective des corps est un droit historique du fonctionnaire qui le préserve et le défend de tout arbitraire politique ou administratif.

Les organisations syndicales FSU, FO, SGEN-CFDT, UNSA, CGT et SUD feront tout pour s’opposer à ce projet du ministère et appellent dès à présent les personnels à manifester leur attachement au paritarisme. Sa disparition entraînerait immanquablement la remise en cause d’une fonction publique au service de tous les citoyens, garantissant l’accès égal de chacun-e au service public, dans un souci constant de l’intérêt général contre toute forme de promotions d’intérêts particuliers et de corruption.

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 07:37
Photo Dominique Resmon - AG des Cheminots finistériens et bretons (intersyndicale) Morlaix 23 mai 2018

Photo Dominique Resmon - AG des Cheminots finistériens et bretons (intersyndicale) Morlaix 23 mai 2018

La Bretagne dans sa diversité appelle à une autre réforme ferroviaire. 
 
Nous, acteurs régionaux et locaux impliqués dans l’action publique des transports, nous usagers des services de transports, nous professionnels, salariés, des entreprises de transports sommes particulièrement attachés aux responsabilités de chacun pour moderniser l’action publique en matière de politique de transports. 
 
Les enjeux environnementaux, le droit au transport inscrit dans notre législation, le droit à l’égalité des citoyens comme des territoires, les enjeux industriels et stratégiques, le rôle irremplaçable des services publics sont autant de considérations que nous vivons quotidiennement dans notre région. 
 
De fait, la situation très grave que nous connaissons nous conduit en premier lieu à réaffirmer ici que la nécessité de réformer le système ferroviaire devrait d'abord s'appuyer sur des éléments concrets objectifs et non se traduire par une mise en cause injustifiée du corps social des cheminots qui entraîne ce vaste mouvement. 
 
Il n'est en effet pas acceptable de livrer à la vindicte populaire les cheminots et de les mettre en cause, en laissant entendre notamment qu'il y aurait un lien entre problèmes que connaît la SNCF et leur statut social. 
 
Ce jeu pernicieux et irresponsable qui a fait fleurir les caricatures les plus grossières du « cheminot nanti » alimente les pires populismes dont les conséquences pourraient être particulièrement graves. 
 
De surcroît, ce n'est pas honnête car s'il est vrai que la dette de la SNCF est le problème majeur, rien n'est pour l'instant engagé pour la résorber et ce problème était déjà la cause de la création de la SNCF en 1938, année où le déficit cumulé des 5 compagnies ferroviaires privées (qui assuraient à l'époque le ferroviaire en France) représentait déjà un montant cumulé de 37 Milliards de Francs. 
 
A l'opposé de ces appréciations, la région Bretagne, ses collectivités, comme nombre d’usagers, se félicitent du professionnalisme des cheminot-e-s et de leur engagement quotidien car c'est ce travail concret qui permet de hisser la région au premier rang national des performances du TER et du transport ferroviaire des voyageurs. 
 
Cela se vérifie au quotidien malgré des efforts continus de leur part et qui conduit l’entreprise publique SNCF à continuellement se réorganiser. Des évolutions dont les finalités (croissance externe du groupe, stratégie de filialisation du Fret ferroviaire, externalisation, utilisation des fonds publics, etc.), doivent nous interroger ! Dire que les dérives financières ou les prix trop élevés du train sont imputables aux cheminots et à leurs conditions sociales ne résiste pas un instant à l'argumentation rationnelle.
 
Depuis 2004, 2000 emplois sont supprimés chaque année à la SNCF. Le taux de productivité des cheminots durant cette période a augmenté de 3,2% contre 1,9% pour l'ensemble de l'économie. Mais la SNCF porte aussi de beaux exemples de réussites ! 
 
Pour ne prendre que le seul exemple de la Bretagne, où il reste aussi beaucoup de progrès à faire, les chiffres sont éloquents ! La région a beaucoup investi dans l'acquisition de trains neufs (530M€), dans la rénovation des lignes, des gares, haltes ferroviaires et points d'arrêts. 
 
La fréquentation a été multipliée par 2 en quatorze ans et la subvention moyenne par voyage a baissé dans le même temps de 49% !
 
Cela prouve bien que le développement, avec des cheminots à statut, du service public peut être vertueux, y compris pour la dépense publique elle-même.
 
Avec un taux de régularité des trains en moyenne à 95%, la démonstration est apportée du savoir-faire des cheminot-e-s grâce à qui la Bretagne se hisse au premier rang des régions de France en matière de fiabilité.
 
Dans le même temps une étude bancaire récente (octobre 2017) révèle que le coût moyen annuel du TER par habitant en Bretagne est de 31€ quand il est en moyenne à 57€ au plan national. Ce résultat illustre bien les avantages de la mutualisation dans l'organisation des transports ferroviaires en région ! 
 
Ce nouveau service mutualisé, augmentant l'offre ferroviaire en région de 20% depuis le 1 er juillet 2017, se solde également par des résultats spectaculaires en termes de croissance du trafic (+18%TGV et +9%TER). La solidarité nationale est aussi menacée par l’ouverture annoncée à la concurrence. En effet, ceci conduira la SNCF et les nouveaux entrants à se positionner sur les lignes les plus rentables. 
 
Ainsi certains territoires pourraient être exclus de desserte ferroviaire nationale dès lors que ne joueraient plus que les mécanismes adossés à la rentabilité des marchés. Il faut donc réinventer les principes de la solidarité nationale et territoriale et réinterroger le bon périmètre de son exercice pour garantir à chaque territoire les moyens de son développement.
 
Ainsi, s'agissant de la région Bretagne, au moment de l'ouverture à la concurrence pour le TGV, les opérateurs de transports feront leurs offres sur le segment le plus rentable, c'est à dire entre Paris et Rennes. Quand la concurrence s'exacerbera entre Paris et Rennes, restera-t-il encore un opérateur pour assurer la desserte TGV jusqu'à Brest et Quimper, beaucoup moins rentable?
 
La réponse est hélas connue : la desserte de la pointe Bretonne ne pourra être garantie que par le service public et les moyens financiers s'y rapportant. C'est tout le contraire du combat mené pendant des décennies pour atteindre l'objectif de mettre la Bretagne à 3 heures de Paris.
 
En déclarant que les petites lignes seraient maintenues, Monsieur le premier ministre s'est bien gardé de nous dire comment. En effet, aujourd'hui, dans le cadre du contrat de performance qui la lie à l’État, la SNCF finance à hauteur de 7% à 8,5% la remise en état des lignes capillaires du réseau ! Ceci revient à dire que les collectivités, au premier rang desquelles les régions, financent déjà la part essentielle de ces investissements (entre 40 et 50% en Bretagne). 
 
C'est ce qui a permis en Bretagne la réalisation de travaux importants sur les axes Quimper-Brest, Plouaret-Lannion, CarhaixGuingamp-Paimpol) et c'est ce qui permet de mettre en perspective la remise à neuf des axes RennesChateaubriant, Dol-Dinan-Lamballe...etc.
 
Si l’État et la SNCF venaient à se désengager, comme suggéré dans un certain nombre de rapports, ces axes seraient condamnés à la fermeture. Ainsi, à l’heure où sont engagés les travaux de réforme du ferroviaire par le gouvernement, il est impératif de créer les conditions d’une appropriation pleine et entière des acteurs du mode ferroviaire et des enjeux d’intermodalité.
 
C’est par l’affirmation de processus démocratique qui inclut les élu-es de la République, les usagers, leurs associations, les salarié-e-s et leurs représentants que nous pourrons avancer dans l’esprit d’un réel dialogue autour des réalités et besoins de notre pays. Cela passe nécessairement par une redéfinition des moyens au travers d’une fiscalité réhabilitée à la hauteur des enjeux posés.
 
Les propositions autour de l’extension du versement transport, le niveau de TVA (retour à 5,5% contre 10%), comme la contribution nécessaire des concessionnaires privés (autoroutes, PPP, etc…) à la promotion d’un service public ferroviaire, répondant aux besoins de transport tant marchandise que voyageurs nationaux, qu’aux enjeux environnementaux doivent être entendus. 
 
En laissant chaque citoyenne et chaque citoyen libre de son appréciation sur un mouvement qui appartient en propre aux cheminots eux-mêmes, nous, signataires de cette tribune ne ménageons aucun effort pour continuer à porter quotidiennement avec confiance une grande ambition publique, solidairement avec les cheminotes et les cheminots. C’est pourquoi nous exigeons une autre réforme pour que d’autres choix puissent trouver une issue favorable dans le cadre d’une démarche de dialogues et de négociations impliquant tous les acteurs du ferroviaire. 
La Bretagne dans sa diversité appelle à une autre réforme du ferroviaire -   Intersyndicale cheminots Bretagne, élus bretons: une tribune-pétition pour une autre réforme du ferroviaire!
Nous avons eu hier des contacts avec la CGT Cheminots Bretagne pour nous demander de signer et faire signer cette tribune-pétition validée par l'intersyndicale des cheminots qui sera signée par les secrétaires des organisations syndicales de Cheminots en Bretagne, et de nombreux élus municipaux, départementaux, régionaux de la région Bretagne en soutien au service public ferroviaire face aux projets de Macron partant de l'exemple breton, tribune initiée par la CGT Cheminots Bretagne et qui doit être déposée avant le débat au Sénat le 29 mai sur le projet de Macron sur la SNCF.  
 
Nous comptons sur votre soutien pour le mouvement des cheminots et la défense public ferroviaire. 
 
Si, en tant qu'élu, vous souhaitez signer, vous pouvez m'adressez un mail à : dupont.ismael@yahoo.fr pour que je les transmette à la CGT Cheminots
 ou directement à un responsable de la CGT Cheminots sur Rennes: dallois.cyril@gmail.com
 
Ismaël Dupont (élu PCF-Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté) 
 
Voici les premiers signataires de cette tribune parmi les élus auxquels nous l'avons transmise de notre côté pour collecter les signatures pour l'intersyndicale des Cheminots Bretagne: 
 
Stephane Audic Conseiller municipal - Roscoff d'une gauche unie qui n'existe pas encore 
 
Claude Bellec conseillère municipale déléguée PCF à Brest 
 
Gwenegan Bui conseiller régional Parti Socialiste 
 
Jean-Claude David conseiller municipal à Plourin-les-Morlaix
 
Ismaël Dupont conseiller municipal et communautaire PCF Morlaix 
 
Hervé Gouédard conseiller municipal PS à Morlaix
 
Eric Guellec, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole, PCF
 
Matthieu Guillemot NPA conseiller municipal à Carhaix et conseiller communautaire de Poher Communauté
 
Jacqueline Héré Maire-ajointe PCF à Brest
 
Roger Héré conseiller municipal PCF à Plouigneau 
 
Philippe Jumeau élu PCF-Front de Gauche à Lanester
 
Florence Lelieu conseillère municipale PCF à Ploumiliau
 
Jean-Michel Le Lorc'h Conseiller municipal délégué PCF de Brest 
 
Isabelle Mazelin adjointe au maire PCF au Relecq Kerhuon
 
Françoise Nioche PCF-Front de Gauche, conseillère municipale Rosporden
 
Robert Nioche Conseiller consultatif PCF de Kernével 
 
Sarah Noll conseillère municipale et communautaire Coopérative citoyenne Morlaix
 
Véronique Péreira, maire du Cloître St Thégonnec
 
Piero Rainero Conseiller municipal PCF de Quimper 
 
Jacques Rannou - PCF - Maire-Délégué de Kernevel (29) - Conseiller communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération 
 
Anita Richard conseillère municipale PCF de Rosporden Kernevel 
 
Valérie Scattolin Conseillère municipale Front de Gauche à Morlaix
 
Jean-Paul Vermot, conseiller départemental PS du Finistère - Morlaix
 
Pour une sortie demain, l'intersyndicale des Cheminots Bretagne vient de communiquer à la presse la tribune et les premiers signataires.
 
A compter de maintenant la tribune peut être soutenue sur le lien suivant:
 
 
Elle sera reprise dans l'Humanité du mardi 29 mai.
 
 
 
 
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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 19:49
Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 18 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018
Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 18 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018
Le PCF en Finistère a enregistré 17 nouvelles adhésions depuis le 1er mai 2018 - 27 depuis le 1er janvier 2018.
Parmi ces nouveaux adhérents, plusieurs ont la trentaine, moins de 25 ans ou de 20 ans, comme ce lycéen de Seconde qui a adhéré à Quimper le 26 mai pour la Marée Populaire.  
Notre Parti dans le département compte aujourd'hui 839 adhérents avérés.  
Qui a dit que le Communisme et le Parti Communiste étaient moribonds, à l'agonie?
Pourquoi notre société qui se transforme en une société de caste de plus en plus inégalitaire, où le capitalisme ravage la démocratie, le lien social, la culture, les hommes, la planète, où ce capitalisme engendre comme des produits dérivés ou des dérivatifs les guerres, le racisme, la xénophobie, et l'indifférence égoïste- individualiste-nihiliste, ne produirait pas, chez les jeunes et les moins jeunes, chez les gens de morale et d'idéal, chez les femmes et les hommes lucides et conscients, une volonté de retour à l'engagement autour de valeurs authentiques et fortes: l'intérêt général, l'égalité, la fraternité, le refus de la tyrannie des capitalistes, le besoin d'une société humaine où chacun aura le même droit à l'existence, à la dignité, à la liberté, au bonheur! 
Aux désabusés, aux aigris, aux suiveurs des modes, aux bourgeois, nous laissons le scepticisme, l'arrogance, le sentiment de supériorité, le mépris du peuple,  nous, nous continuerons à nous battre pour un avenir de notre société qui la rende vivable pour nous, nos enfants, les générations futures.
Adhérer au PCF, c'est vouloir révolutionner la société, c'est vouloir que la politique se mette au service du peuple, de l'égalité des droits, de ceux qui sont les moins favorisés, c'est refuser le cynisme et l'opportunisme en politique, c'est refuser la fadeur des "prétendus réalismes" qui dévoient la politique dans une gestion au service des puissances d'argent et préparent le pire. 
C'est reprendre le flambeau d'un glorieux héritage de luttes sociales et démocratiques qui ont construit ce qu'il y a de meilleur dans la société française! 
Les communistes sont ceux sur lesquels les gens peuvent toujours compter, ceux qui ne lâchent rien, ceux qui servent un idéal et une vision de l'intérêt collectif et de la mise en mouvement des gens pour leurs intérêts et leur émancipation et non des carrières. 
  
   
   
   
   
 

 

Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 18 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018
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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 08:22
photo Le Télégramme - manifestation des parents, enseignants, élèves, sympathisants des écoles Diwan à Rennes le 26 mai 2018

photo Le Télégramme - manifestation des parents, enseignants, élèves, sympathisants des écoles Diwan à Rennes le 26 mai 2018

2 000 personnes ont manifesté ce samedi dans les rues de Rennes à l’appel de l’association Diwan qui réclame des moyens.

« Un dazont evitar Brezhoneg - Un avenir pour la langue bretonne » : le mot d’ordre de Diwan, le réseau d’écoles associatives bilingues, a rassemblé ce samedi entre 2 000 et 3 000 manifestants dans les rues de Rennes dans une ambiance très familiale. Signe de sa capacité à mobiliser, l’association a affrété des cars de toute la Bretagne pour venir défiler jusque devant la Préfecture de région, où une délégation a été reçue.

Forte de ses 54 établissements et 4 000 élèves, l’association Diwan a été créée en 1977. « 40 ans de bricole, soupire sa présidente, Stéphanie stoll. Si vous enlevez une pièce, tout s’écroule. » A la rentrée dernière, la suppression des emplois aidés - ils sont 150 dans le réseau - risquait de le mettre en grande difficulté. « Nous avons obtenu une solution d’urgence de la part du Préfet qui a maintenu ces contrats jusqu’au 6 juin prochain. Et après ? Nous demandons des mesures pérennes », détaille Stéphanie Stoll.

 

Au jour le jour

 

Gratuites, les écoles Diwan reposent pour une grande part sur les dons. L’Etat apporte un soutien financier aux écoles sous contrat mais elles doivent patienter cinq ans avant d’obtenir le statut. En attendant, c’est la débrouille. « C’est toujours aux parents de trouver l’argent pour que les établissements fonctionnent, résume Maryline, enseignante dans une école, venue manifester avec ses enfants. On vit au jour le jour. » Diwan revendique donc de passer sous contrat dès l’ouverture.

 

La colère des défenseurs de la langue bretonnes se porte aussi sur le manque de postes d’enseignants. « On nous en avait promis douze, nous n’en avons obtenu que sept », peste Stéphanie Stoll, tandis qu’on vient lui remettre en main propre une lettre de soutien de la maire de Rennes, Nathalie Appéré. L’Etat s’était pourtant engagé, en 2015, dans une convention signée avec la Région, à augmenter les moyens accordés à Diwan.

« L’Etat doit absolument nous soutenir car il y a une forte demande sociale », souligne Mona Bras, conseillère régionale, et cofondatrice de la deuxième école Diwan à Guingamp. « Les murs craquent de partout parce que le nombre d’élèves augmente sans que l’on puisse ouvrir suffisamment de classes. »

 

« Droit à la différenciation »

 

Au-delà de la seule situation de l’association, les manifestants sont aussi là pour défendre le Breton comme un élément à part entière de leur identité, menacé aujourd’hui de disparition. « Je ne comprends pas la psychorigidité de l’Etat français sur cette question et pourquoi c’est si compliqué pour lui de soutenir l’existence des langues minoritaires », tance Mona Bras, qui promet que la Région est à l’offensive. « Nous réclamons notamment le droit à la différenciation qui pourrait être un formidable levier pour garantir l’avenir de notre langue et de notre identité. »

Malgré les difficultés, Diwan continue d’avancer. Des négociations sont en cours avec la ville de Vannes pour permettre l’ouverture d’un deuxième lycée bilingue et désengorger celui de Carhaix L’inauguration est encore loin mais le Conseil régional s’y engage : la première pierre sera posée avant 2021.


Le Télégramme, 27 mai 2018 

MIEUX RECONNAITRE LES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC DE DIWAN – 14 avril 2018

Argumentaire de Stéphanie Stoll, présidente de DIWAN*

* invitée à la fête de l'Humanité 2016 pour un débat sur les langues régionales sur l'espace Bretagne par la fédération du Parti Communiste du Finistère

La crise actuelle s’est déclenchée au moment de la suppression du dispositif des emplois aidés en août 2017.

Elle a révélé la fragilité du réseau Diwan, créé en 1977, qui s’est développé en s’appuyant sur ce que la loi n’interdit pas.

LA CRISE DES EMPLOIS AIDÉS

- Faute de moyen, trois quarts des salariés non-enseignants des écoles (152 sur 215 recensés en septembre 2017) sont employés en statut précaire ; le réseau est parvenu à pérenniser une soixantaine d’emplois. L’aide publique d’Etat représente alors 1,5M€. En février 2018, la mise en place des Parcours emploi compétence (PEC) n’apporte pas une solution pérenne : - réduction de l’aide publique, estimation minimale du manque à financer avec les PEC : 0,5M€

- réduction de la durée des contrats - précarité de l’emploi

UNE INSUFFISANTE RECONNAISSANCE DES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC DE DIWAN

– Dans le respect des principes du service public

– la continuité, l’égalité, la neutralité, la laïcité

– Diwan assure des missions de service public dans les domaines :

✓ de l’éducation : contractualisation des établissements, accordée en 1994.

✓ des services périscolaires : en phase avec la demande sociale et son projet éducatif, Diwan propose aux familles, à l’instar des collectivités locales des services périscolaires en breton.

✓ de la transmission des langues régionales :

Bien que ces langues fassent “partie du patrimoine de la France”, selon la Constitution (article 75-1) et que les collectivités territoriales aient, parmi leurs compétences partagées “la promotion des langues régionales” (CGCT, L. 1111-4), la transmission de la langue bretonne n’est encore pas reconnue comme mission de service public.

Pourtant Diwan participe à la conservation et à la transmission de ce “patrimoine de la France”.

✓ de l’insertion : avec des parcours d’insertion qualitatifs aux personnes employées en contrats aidés. Les plus jeunes démarrent un parcours vers le métier d’Atsem ou même d’enseignant.

✓ de l’éducation à la citoyenneté : via les Associations d’éducation populaire (AEP), gestionnaires des écoles, les familles sont parties prenantes du service public et non seulement consommatrices.

De nombreuses collectivités locales, quelles que soient leurs sensibilités, traitent donc Diwan comme un service public, notamment par la mise à disposition de locaux publics. Par exemple, dans une interview au Télégramme, parue le 1er septembre 2017, le président du conseil régional de Bretagne qualifie Diwan de “maillon essentiel du service public d’éducation en Bretagne” (Le Télégramme, 1er septembre 2017).

Depuis 40 ans, Diwan fonctionne avec des ressources financières sous-dimensionnées. Les membres de Diwan, qu’ils soient salariés ou bénévoles, compensent ces insuffisances par leur investissement personnel. Né de la nécessité, ce système a des effets positifs (créativité, approche économique, lien social…) et des limites quand les contraintes s’accumulent et créent des déséquilibres.

L’ACTION PUBLIQUE FRAGILISÉE

– Dans son rapport remis à la ministre de la Culture en juillet 2013, le conseiller d’Etat Rémy Caron portait plusieurs propositions dont celle-ci :

« 1.6. Rechercher une solution pour le financement des écoles associatives Les écoles d’enseignement par immersion à statut associatif contribuent à la politique de développement des langues régionales. Le Comité a constaté la difficulté de financement des investissements de ces écoles, du fait des dispositions de la loi du 15 mars 1850 qui limite les possibilités d’aides aux établissements de statut privé. Il souligne que ces écoles sont laïques, ouvertes à tous, qu’elles respectent les programmes de l’Éducation nationale, et forment des locuteurs de langues régionales qui maîtrisent parfaitement la langue française. Plusieurs de ses membres, ainsi que des personnalités auditionnées, ont indiqué que la pérennité de ces écoles avait nécessité la mise en place de solutions de contournement de ces dispositions, solutions à la légalité incertaine, impliquant l’ensemble des partenaires concernés. Une telle situation n’est satisfaisante, ni pour l’État, ni pour les collectivités territoriales, ni pour les associations elles-mêmes.

2 Une solution juridique ne pourrait toutefois intervenir que dans la mesure où elle serait respectueuse du principe d’égalité rappelé par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 13 janvier 1994, relative au projet de loi autorisant les collectivités territoriales à contribuer au financement des établissements scolaires privés. »

LES PROPOSITIONS DE DIWAN

– Pour répondre à ces enjeux, Diwan porte plusieurs propositions complémentaires. Elles pourraient faire l’objet de dispositions réglementaires et / ou législatives spécifiques. Elles pourraient aussi s’inscrire dans le cadre de nouvelles expérimentations (CGCT L1113-1 et suivants et avis n° 393651 du Conseil d’Etat) ou de la différenciation que pourrait permettre la prochaine modification constitutionnelle.

> SOULAGER LA CHARGE DE TRAVAIL DES BÉNÉVOLES : trop de charges et de contraintes pèsent sur les responsables associatifs. Il est urgent de réformer leur cadre d’action pour rendre ces fonctions bénévoles compatibles avec une vie quotidienne normale. Alors que ces missions de service public sont démesurément assurées par des acteurs associatifs, des réformes passent par une responsabilisation, notamment financière, des autorités publiques.

> EMPLOIS AIDÉS : mise en place d’un dispositif de soutien à l’emploi de salariés non-enseignants dans les établissements immersifs permettant 1°) de maintenir le niveau de financements public de juin 2017 sur ces postes, 2°) de recruter de nouvelles personnes à mesure que le réseau se développe et 3°) de pérenniser ces emplois essentiels à la mise en œuvre de l’immersion linguistique.

> FORFAIT SCOLAIRE : La loi ne rend obligatoire le forfait scolaire que pour les enfants de plus de six ans domiciliés dans la commune où se situe l’école. Les communes qui refusent de le verser, puisqu’il n’est pas obligatoire, font des économies sur le dos de Diwan, de ses bénévoles et des collectivités qui soutiennent Diwan. Une enquête interne est en cours pour connaître le manque à gagner dû à son nonversement. En 2015, le législateur a modifié l’article L212-8 du Code de l’Education pour rendre obligatoire son versement dans les classes bilingues publiques, mais cette modification n’avait pas été étendue à l’article L 442-5-1, qui concerne le versement du forfait pour les écoles de droit privé, créant une contradiction interne dans le Code de l’Education et instaurant une rupture d’égalité. Il convient de réparer cet oubli du législateur et de mettre en concordance les deux articles. Le versement du forfait pourrait compenser la baisse des aides publiques pour les emplois aidés ; toutefois, il resterait de nombreuses charges, notamment celles pour les bâtiments.

> SÉCURISER L’ACTION DES COLLECTIVITÉS pour la mise à disposition de locaux. >

CONTRACTUALISATION DES ÉCOLES DÈS LEUR OUVERTURE :

La contractualisation est nécessaire au versement du forfait scolaire et à la mise en place de postes d’enseignants dans les écoles. En mars, plusieurs amendements parlementaires à la loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat (loi Gatel), votée le 29 mars 2018, auraient pu répondre à cet enjeu. Lors des débats, le ministre de l’Education ayant déclaré sa bienveillance à l’égard de l’enseignement immersif et indiqué que cette loi « ouvre bien d’autres sujets qui seront traités par d’autres textes, de nature législative ou réglementaire, et surtout par l’action », un aménagement des dispositions réglementaires du Code de l’Education (R442-33) serait envisageable pour faciliter l’ouverture d’établissements sous statut d’annexe d’un établissement principal.

> CRÉATION DE POSTES D’ENSEIGNANTS répondant aux besoins du terrain et à la croissance des effectifs, à la fois dans l’académie de Rennes et dans celle de Nantes

ET OUVERTURE DE POSTES AU CONCOURS qui ne créent pas de dépenses supplémentaires, bon nombre de postes déjà sous contrat étant occupés par des vacataires rémunérés par l’Etat.

Stephanie Stoll à la fête de l'Huma Paris en septembre 2016, espace Bretagne: débat avec Paolig Combot (Skol Vreizh), Jean-Marc Cléry (FSU Bretagne), Ismaël Dupont (PCF)

Stephanie Stoll à la fête de l'Huma Paris en septembre 2016, espace Bretagne: débat avec Paolig Combot (Skol Vreizh), Jean-Marc Cléry (FSU Bretagne), Ismaël Dupont (PCF)

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 05:08
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Jean-Yvon Ollivier défend la ligne un investissement des collectivités et de l'Etat sur la Morlaix-Roscoff - sans quoi elle fermera - et annonce le départ de la Marée Populaire le 26 mai à 10h30 de la Gare de Morlaix

Jean-Yvon Ollivier défend la ligne un investissement des collectivités et de l'Etat sur la Morlaix-Roscoff - sans quoi elle fermera - et annonce le départ de la Marée Populaire le 26 mai à 10h30 de la Gare de Morlaix

Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)

Présent en solidarité avec les Cheminots en lutte, en AG intersyndicale à Morlaix ce matin. 150 à 200 personnes. Une grosse détermination, après le résultat de la consultation interne, favorable aux revendications du mouvement de grève contre les réformes de Macron à 92% avec une participation de 60% des agents. Une grosse victoire pour les défenseurs du service public de la SNCF. Samedi 26 mai, la Marée Populaire sera en Gare de Morlaix de 10h30 à 11h avant de rejoindre l'hôpital et organisera une caisse de solidarité avec les grévistes cheminots. Tous ensemble, on va faire reculer les plans de casse du service public de Macron, Philippe, et Pepy!

En seulement quelques jours plus de 91000 cheminotes et cheminots ( plus de 61% des personnels de l'entreprise ) se sont exprimés par le vote sur la réforme 
94, 97% y sont opposés 
C'est une gifle à Macron , une réponse cinglante à Pepy qui communiquait sur l'adhésion des personnels à cette réforme 
C'est une démonstration de force des organisations syndicales , d'autant que toutes les catégories de personnels ( et notamment les cadres ) se sont massivement exprimés , malgré les entraves de la direction 
La bataille du rail et du service public continue
Voilà voilà

Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 05:28
Un plan d'urgence pour l'hôpital public... Le PCF propose un virage à 180 degrés par rapport à la politique menée actuellement de casse de l'hôpital public
Un plan d'urgence pour l'hôpital public... Le PCF propose un virage à 180 degrés par rapport à la politique menée actuellement de casse de l'hôpital public

Un plan d'urgence pour l'hôpital - Création de 100 000 emplois, arrêt des restructurations - les propositions et exigences de civilisation du PCF : nous ne pouvons plus tolérer la casse généralisée actuelle de la santé publique! Ce n'est pas à la finance de gérer nos vies et nos maladies.

Voici le dernier tract de la commission santé du PCF avec nos analyses et propositions transmis par Christiane Caro.  

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 05:25
Le personnel soignant entend se battre jusqu’au bout pour conserver une maternité à Guingamp.

Le personnel soignant entend se battre jusqu’au bout pour conserver une maternité à Guingamp.

Pour le personnel soignant, pas question de baisser les bras devant la décision prise par l’Agence régionale de santé de fermer la maternité de Guingamp au 31 janvier 2019. Les salariés comptent, samedi, sur la mobilisation de la population.

 

« Tout n’est pas perdu. Notre espoir repose désormais sur un recours devant le tribunal et sur la mobilisation de la population*, dont nous avons besoin plus que jamais ! », a lancé ce jeudi, lors d’un point presse, Karen Boualegue, puéricultrice à la maternité de Guingamp.

 

On ne comprend pas

 

Elle et ses collègues aides-soignantes, auxiliaires puéricultrice et sages-femmes ont souhaité revenir sur l’argumentaire développé, et non fondé à leur sens, par l’Agence régionale de santé (ARS). « S’il y a une pénurie de pédiatres sur le territoire, comment se fait-il alors qu’un poste de contractuel ne soit pas renouvelé à l’hôpital de Saint-Brieuc ? », s’interrogent-elles.

Les professionnelles sont dubitatives. Pour elles, la présence pédiatrique est assurée, notamment avec les deux pédiatres de néonatalité qui se relaient à Guingamp. « Nous ne sommes pas moins desservis qu’ailleurs. On ne comprend pas », affirment-elles.

 

Le sentiment d’être sacrifiés

 

Et quid de la réorganisation ? Selon les professionnelles, une quarantaine de salariés serait touchée, dont 15 auxiliaires de puériculture et 17 sages-femmes (sept contractuelles et dix titulaires). À l’annonce de la fermeture, que certaines ont apprise par voie de presse, « l’équipe est restée complètement solidaire, mais anéantie », confie Karen Boualegue. « Il n’y a rien de mis en place. On nous a demandé de réfléchir individuellement à nos projets professionnels, à des départs volontaires, etc. Et il faut faire vite puisqu’à partir de novembre, on nous imposera des choses ».

 

Les salariés ont donc pris le parti de lutter contre la sentence de l’ARS. « On ne lâchera pas. Nous fournissons un travail de qualité et nous aimerions qu’il soit reconnu ».

Et de rappeler que, depuis quatre ans, l’équipe de la maternité est engagée dans le processus de labellisation « Initiative Hôpital Amis des Bébés ». L’objectif étant d’améliorer l’accompagnement des parents avant, pendant et après la naissance de leur enfant. « Nous répondions déjà à dix critères sur douze. Nous devions être évalués sur les deux derniers aujourd’hui et demain ».

Mais sans l’autorisation de renouvellement, la labellisation ne pourra pas voir le jour. « À quoi tout cela aura-t-il servi ? Nous avons le sentiment d’être abandonnés par la direction et d’être les sacrifiés du Groupement hospitalier de territoire ».

 

Tout l’hôpital pourrait en pâtir

 

Un ressenti qui passe mal, d’autant que « l’on sait que le bassin de vie de Guingamp est le plus pauvre de Bretagne. Il y a beaucoup de familles qui venaient en scooter, en voiturette ou en stop. Comment vont-elles faire pour aller à Saint-Brieuc ou à Lannion ? »

En fermant la maternité, « on enlève un gros service à la population ». Les salariés sont également persuadés que tout l’hôpital va pâtir de cette décision. « C’est pour cela que l’on va se battre. Nous ne sommes pas d’accord et on va le faire savoir ! »

* Une manifestation pour la défense de la maternité de Guingamp aura lieu ce samedi 26 mai. Le rendez-vous est fixé à 11 h sur le parvis de la mairie.


Le Télégramme, 25 mai 2018 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 20:20
photo Ouest-France dernière AG des Cheminots reconduisant le mouvement de grève à Quimper

photo Ouest-France dernière AG des Cheminots reconduisant le mouvement de grève à Quimper

Ce Mercredi 23 mai à 11h aura lieu une Assemblée Générale Départementale des Cheminots en lutte consacrée en particulier à la défense des petites lignes ferroviaires de proximité et de la ligne Morlaix-Roscoff. 

Cette AG en Gare de Morlaix est publique. Soyons nombreux à soutenir les cheminots!   

 

Finistère: les cheminots vont défendre les petites lignes (Basile Caillaud, Ouest-France Quimper, 18 mai 2018)

19 ème jour de grève à la SNCF - Gabriel André, le timide devenu meneur de troupes (Basile Caillaud, Ouest-France - 18 mai 2018) - très beau portrait d'un des courageux animateurs du mouvement de résistance des Cheminots en Bretagne

 

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