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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 10:10

 

Tribune Libre, Le Tregor

 

Sections PCF du Tregor

 

jeudi 31 mai 2018

 

Fusions : pas de précipitation

Dans tout le pays, les projets de fusions de communes s'accélèrent, souvent sous l'impulsion des préfets. La loi interdisant les regroupements l'année précédant les élections municipales, celles-ci ne seront plus possibles légalement au 1er janvier.

Le Trégor n'échappe pas à cette frénésie fusionnelle soudaine, dont les buts ne sont pas forcément ceux annoncés par les élus qui en font la « promotion ».

Cela a conduit à des décisions précipitées, prises en catimini par des comités restreints. Les représentants de l’État, sous prétexte de coups de pouce financiers aussi dérisoires que provisoires, voient là l'occasion de poursuivre la mise en place de la réforme territoriale, que le gouvernement actuel veut accélérer, comme il entend l'accélérer pour tous les pans de la société française. Certains élus, notamment les maires des plus grosses communes, cherchent à se positionner dans des jeux de « pouvoir » au sein de la direction de Lannion Trégor Communauté, qui sera renouvelée après les élections municipales.

Nous sommes bien loin des préoccupations des habitants des communes concernées.

Pour leur part, les communistes ne sont pas, par principe, opposés à des regroupements de communes, dès lors que ceux-ci reposent sur des projets utiles et partagés, présentés à la population dans la transparence et soumis au vote de la population de chaque commune.

Dans le Tregor, aucune fusion de commune n'était inscrite dans les programmes des équipes municipales actuellement élues.

Elles n'ont donc, aucun mandat démocratique, aucune légitimité pour les réaliser.

Les élus qui veulent que leur commune fusionne avec d'autres pourront s'ils le souhaitent présenter leurs arguments à la population en toute transparence, sans précipitation, ni confusion, à l'occasion des élections municipales à venir dans moins de deux ans ; ce sera l'occasion d'un bon exercice démocratique ».

 

Les sections du Tregor du PCF

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 09:43
L'appel de l'intersyndicale des cheminots et des élus La Bretagne dans sa diversité appelle à une autre réforme du ferroviaire boycotté par les médias, sauf l'Humanité

Bien que nous ayons relancé par deux fois les médias, seul le quotidien l’Humanité a daigné la prendre en compte en la publiant dans son intégralité dans son édition du 29 mai dernier.

Malgré la gravité de la situation et les enjeux majeurs que constitue cette réforme de la SNCF et du mode ferroviaire pour notre région comme pour le pays, nous sommes confrontés à un réel boycott de la part des médias régionaux comme nationaux.

Aussi, je vous sollicite, à la veille du vote solennel du Sénat sur ce texte pour prendre contact avec les médias que vous connaissez et relayer cette démarche.

Evidemment, la tribune reste d’actualité et votre soutien a d’ores et déjà été rejoint par près de 700 signataires en ligne en quelques jours malgré ce boycott.

Le texte poursuivra son parcours législatif puisqu’à l’issue du vote par le Sénat, une commission mixte paritaire du Parlement sera réuni le 11 juin pour définir une version définitive qui sera ensuite voté à l’Assemblée Nationale le 14 juin.

Pour autant, ce texte reste pour les ¾ une loi d’habilitation qui autorisera le gouvernement à procéder par ordonnances dont la rédaction sur l’ensemble des points devra se faire dans la période de trois à six mois. Ces ordonnances pourraient ainsi revenir sur les dispositions inscrites dans la loi.

Cyril Dallois (CGT Cheminots) cgtcheminotsdebretagne@orange.fr

Pour l’intersyndicale régionale des cheminots de Bretagne (CGT/CFDT/UNSA Ferroviaire/SUD Rail),

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 06:00

 

      Pôle Métropolitain de Cornouaille : une fausse bonne idée.

 

Déclaration de Piero Rainero conseiller municipal PCF de Quimper


 

Les collectivités territoriales, en premier lieu les communes et leurs intercommunalités, sont depuis plusieurs années confrontées à des difficultés de financement d'une gravité exceptionnelle. Dans le cadre du plan d'austérité décliné sur les années 2015-2017, l'État a diminué ses dotations aux collectivités de 30%, soit 11 milliards d'euros, tout en se déchargeant sur elles de ses responsabilités, particulièrement dans le domaine des services publics et de la solidarité.

Emmanuel Macron veut aller encore plus loin et plus vite dans la purge imposée aux collectivités, tout en multipliant les cadeaux aux grandes sociétés et aux plus riches : suppression de l'impôt sur la fortune, coût 3,5 milliards d'euros pour les finances publiques; réduction de la taxe sur les dividendes versés aux actionnaires, 3 milliards; baisse des impôts sur les sociétés, 11 milliards; CICE, 48 milliards d'argent public donné à des sociétés privées depuis 2013 sans aucun effet sur l'emploi; évasion fiscale organisée par les super-riches, près de 80 milliards par an selon un rapport parlementaire...


 

Moins de moyens pour les communes.

Alors que nos concitoyens sont déjà touchés durement par les politiques d'austérité des gouvernements successifs, les contraintes financières imposées aux communes et aux EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) affectent les services publics de proximité (transports, écoles, voierie, logement, culture, social, emploi...), et donc la vie quotidienne des habitants.

Ce tour de vis budgétaire a pour les usagers de lourdes conséquences : augmentation du coût des services publics locaux, baisse de leur qualité, parfois même leur privatisation.

Les moyens financiers pour les travaux et réalisations nécessaires sont amputés, ce qui réduit l'activité des entreprises locales et pénalise l'emploi.

La réorganisation territoriale, à marche forcée et de façon autoritaire, vise à contraindre les collectivités à s'inscrire dans un dispositif de diminution drastique des dotations d'État, de mutualisation de la pénurie financière, de transfert de compétences, de gouvernance éloignée comme jamais des citoyens.

La mise en place du Pôle Métroplitain de Cornouaille sous la houlette du maire LR-Macron compatible de Quimper, Ludovic Jolivet, en est un exemple éclatant.

Derrière les slogans publicitaires et les éléments de langage élaborés par des bureaux d'études spécialisés, se met en place une super-structure pyramidale qui aura pour fonction d'administrer la vie quotidienne de 270 000 habitants répartis dans 5 communautés de communes, 2 communautés d'agglomération, regroupant 69 localités, et qui décidera de l'essentiel par-dessus la tête de la plupart des 1452 élus municipaux qu'elles se sont donnés par le suffrage universel.

Pour permettre aux habitants de mesurer les enjeux de ce Pôle Métropolitain qui doit gérer leur quotidien à partir du 1er janvier 2019, et de donner leur avis en toute connaissance de cause, il aurait fallu organiser comme je l'avais demandé avec d'autres élus, en s'en donnant le temps et les moyens, l'information et le débat.

Les quelques réunions qui se sont déroulées ici et là, relevant le plus souvent du monologue et du plaidoyer pro-domo de l'intervenant principal, ne peuvent tenir lieu d'information sérieuse.

Pourquoi cette mise à l'écart des citoyens ?

Le maire de Quimper, qui au début de son mandat promettait des référendums sur tous les sujets ou presque, mais n'en a organisé aucun, avait là l'opportunité et l'obligation morale de consulter la population.


 

Une tutelle supra-communale.

Comme les citoyens, un très grand nombre d'élus du suffrage universel vont être tenus à l'écart.

En effet le « conseil syndical » qui aura pour mission de  « gouverner » le Pôle Métropolitain sera composé de « 40 à 50 membres » seulement. Ils vont être désignés sans intervention des citoyens par les 7 EPCI concernés, eux-mêmes administrés par 255 élus communautaires.

Sachant qu'il y a 69 communes sur l'ensemble du territoire du Pôle, et que des villes comme Concarneau, Douarnenez et Quimper y auront vraisemblablement plusieurs conseillers, un grand nombre de communes, peut-être la moitié, en seront totalement écartées. Quel mépris pour leurs maires, leurs élus et leurs habitants qui se verront imposer demain des décisions les concernant par un collège syndical, composé de membres non soumis au suffrage populaire et étrangers à leur espace de vie communal !

Aujourd'hui, dans le cadre pourtant moins rigide des EPCI, de nombreux maires et élus disent déjà « avoir beaucoup de mal à se faire entendre », voire être « ignorés » et même « méprisés ».

Qu'en sera-t-il demain avec une telle gouvernance rabougrie ?

Comment réaliser les ambitions affichées pour « une stratégie globale et unifiée d'attractivité économique et touristique de la Cornouaille » avec une construction si peu démocratique, assise sur une base si étroite, si peu représentative des réalités communales, des territoires et des habitants ? Comment donc une structure pilotée par un collège si étriqué, sans légitimité populaire, permettra-t-elle d'établir des coopérations fécondes avec les métropoles et les pôles métropolitains de Brest, Rennes, Nantes ainsi qu'avec les agglomérations de Lorient et Morlaix ?

Le Pôle Métropolitain apparaît comme une vraie tutelle supra-communale, concentrant l'essentiel des choix politiques locaux entre les mains de 3,4% au mieux des élus municipaux.

Il va constituer un périmètre administratif et fiscal rigide et contraignant, une strate supplémentaire, opaque, qui s'ajoutera aux communes, aux EPCI, au département et à la région, éloignant comme jamais les citoyens des lieux de décision et réduisant comme peau de chagrin le rôle des conseils municipaux.

Cette réorganisation territoriale se traduira par une concentration accrue des pouvoirs, une dévalorisation du suffrage universel, une aggravation de la concurrence entre les territoires sous le joug de l'austérité.

C'est une contre-réforme qui va à l'encontre des aspirations des citoyens à être partie prenante des décisions qui les concernent.

La coopération et la solidarité entre les communes, la mise en commun de leur action et de leurs projets, sont indispensables, personne ne le conteste, mais elles méritent une autre réponse, dans un processus démocratique respectant les citoyens et les élus, fondé sur leur adhésion et leur participation.

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 05:50
RASSEMBLEMENT A BREST MARDI 5 JUIN A 18H EN HAUT DE LA RUE DE SIAM CONTRE LA VENUE DE NETANYAHU EN FRANCE.
COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
DU PAYS DE MORLAIX 
 

 

RASSEMBLEMENT A BREST MARDI 5 JUIN A 18H EN HAUT DE LA RUE DE SIAM CONTRE LA VENUE DE NETANYAHU EN FRANCE.

 

 
Non à la venue de Netanyahu en France ! 
Non à la saison croisée France-Israël

 

Le groupe du Pays de Morlaix de l’Association France-Palestine Solidarité tient à rappeler qu’en quelques semaines les tirs de l’armée israélienne contre les manifestants non armés de Gaza, qui demandent la levée d’un blocus inhumain et le respect du droit au retour, ont fait 120 morts et plus de 13.000 blessés. 

La Marche du Retour se poursuit et les Palestiniens de Gaza ont manifesté à nouveau vendredi dernier. Les tirs israéliens ont fait de nouvelles victimes, dont une jeune infirmière bénévole tuée alors qu'elle portait secours aux blessés.

Comment dans de telles circonstances le Président de la République peut-il inviter, le 5 juin, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, principal commanditaire des assassinats perpétrés ces dernières semaines à Gaza ? 

Comment le Président de la République peut-il dans ces circonstances inaugurer avec ce criminel de guerre la « saison croisée » France-Israël, décidée par les deux gouvernements, et qui vise à reconstruire une image positive d’Israël et à le blanchir de ses violations continuelles des droits de l’homme et du droit international ? C'est pourquoi, 
 
L’AFPS DU PAYS DE MORLAIX APPELLE A REJOINDRE LE RASSEMBLEMENT PREVU A BREST, MARDI 5 JUIN A 18 H, EN HAUT DE LA RUE DE SIAM.
 
Tous ensemble nous protesterons contre la visite en France de Netanyahu, criminel de guerre qui doit être jugé, et nous demanderons l’annulation de l'indécente "saison croisée"France/Israël.
 
Association France Palestine Solidarité 
du Pays de Morlaix
 
 
 
Macron reçoit Netanyahou, une saison en enfer
Moyen-orient.
PIERRE BARBANCEY
MARDI, 5 JUIN, 2018
L'HUMANITÉ
Depuis début mai, les manifestations palestiniennes sont réprimées dans le sang par l’armée israélienne. Said Khatib/AFP
Depuis début mai, les manifestations palestiniennes sont réprimées dans le sang par l’armée israélienne. Said Khatib/AFP
 

Le premier ministre israélien est reçu avec les honneurs à Paris à l’occasion de la saison france-Israël.

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, est reçu aujourd’hui en grande pompe par Emmanuel Macron malgré les appels de dizaines de personnalités. Une réception qui pourrait rester comme une tache sur le quinquennat du président français. Netanyahou n’arrive pas en France à n’importe quel moment. Depuis le début du mois de mai, les manifestations palestiniennes dans la bande de Gaza sont réprimées avec une violence inouïe par l’armée israélienne. Sous prétexte d’empêcher une « invasion palestinienne », elle a posté des snipers qui utilisent des balles réelles. Aucun mouvement ne leur échappe. Ils ne tirent pas à l’aveuglette ou de manière indiscriminée. Ils visent délibérément les jeunes, les journalistes et les unités de secours. Vendredi, une jeune infirmière de 21 ans a ainsi été tuée alors qu’elle voulait aider des blessés (ils sont plusieurs milliers depuis le début des manifestations). Comme le soulignait l’avocat français Gilles Devers dans ces colonnes le 31 mai, ce qui se passe actuellement à Gaza s’apparente à des crimes de guerre. Et les véritables criminels ne sont pas seulement ceux qui appuient sur la gâchette, mais bien ceux qui donnent les ordres. En l’occurrence, le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Le recevoir dans une telle période, c’est donner un feu vert à la poursuite de ces crimes de guerre. Qu’est-ce donc que la saison France-Israël dans ces conditions ?

Emmanuel Macron aurait une autre raison pour ne pas accueillir Benyamin Netanyahou : un ressortissant français, Salah Hamouri, a été arrêté le 23 août de l’année dernière et se trouve en détention administrative depuis le 26 de ce même mois. Détention administrative signifie qu’aucune charge n’a été signifiée à Salah Hamouri, ni même à ses avocats, qu’un dossier secret existerait sans que les défenseurs et le prisonnier y aient accès, qu’aucun procès n’est prévu. Sa première détention administrative de six mois a déjà été prolongée de trois mois et devrait se terminer le 30 juin. Mais l’on sait que le « procureur » israélien en charge du dossier et les services de renseignements évoquent une prolongation de trois mois encore. Comme l’a révélé l’Humanité la semaine dernière, le groupe de travail du Conseil de l’Onu pour les droits de l’homme, en charge des détentions abusives, a lui-même relevé que le cas de Salah Hamouri est exemplaire du déni des droits d’une personne, d’une incarcération sans fondement puisque l’État d’Israël a refusé de répondre au questionnaire envoyé et de conditions de détentions « inhumaines ».

Le président de la République ne daigne pas recevoir Elsa, l’épouse de Salah Hamouri

Les services de l’Élysée ont affirmé qu’Emmanuel Macron était intervenu sur ce cas en décembre. Le résultat, on le voit, est nul. Pis, Emmanuel Macron va serrer la main de son ami Bibi, comme il le nomme, mais ne daigne pas recevoir en personne Elsa, l’épouse de Salah Hamouri, qui vient pourtant de lui écrire à nouveau. La page Facebook de l’Humanité a été inondée d’insultes depuis toutes ces révélations. Les courageux anonymes sont sans doute aidés par la campagne mettant sur un même plan critique de la politique d’Israël et antisémitisme. Emmanuel Macron sème lui-même le doute en exonérant Netanyahou de ses responsabilités devant les juridictions internationales, en refusant toute sanction contre Israël (alors qu’il les brandit en permanence contre d’autres pays). Celles-ci stipulent bien, pourtant, qu’un criminel de guerre n’a pas de nationalité ni de religion.

Un rassemblement contre la venue de Netanyahou est prévu aujourd’hui sur l’esplanade des Invalides (et non pas devant le Grand Palais) à 18 h 30.
Grand reporter
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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 11:12
En terminale du bac STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), ces élèves de Tristan-Corbière témoignent de leur expérience de Parcoursup. | Ouest-France

En terminale du bac STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), ces élèves de Tristan-Corbière témoignent de leur expérience de Parcoursup. | Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-stress-des-lyceens-en-attente-sur-parcoursup-5789621

416 lycéens ont été recensés « en grande difficulté » sur la circonscription par la Fidl. Le syndicat alerte sur le désespoir des jeunes dont aucun voeu n'est validé pour l'heure. La députée rassure.

« On en connaît certains ici qui ont pleuré ! » « D'autres n'ont même plus envie de passer leur bac. » « C'est pas facile d'avoir la motivation quand tu ne sais pas ce que tu vas faire à la rentrée ! »

À la pause de 10 h, ce lundi matin, un petit groupe de terminale du lycée Tristan-Corbière évoque ses galères avec Parcoursup, la nouvelle plateforme en ligne créée pour recueillir et gérer les voeux d'affectation des futurs étudiants de l'enseignement supérieur public.

Le 22 mai, Justine, Antoine, Thomas, Allan, Yoann, Jules, Alizée, Ewen et Chloé ont découvert les réponses apportées à leurs souhaits. Il y a ceux qui ont eu la grande joie d'être admis dans la formation qu'ils visaient en premier chef. Ceux qui sont toujours en liste d'attente, à des rangs qui leur laisse plus ou moins d'espoirs. Et ceux qui ont été « refusés de partout ».

« Une année de césure »

« On pouvait faire jusqu'à 20 voeux, sans émettre de préférence, en rédigeant une lettre de motivation pour chacun, avant le 31 mars », rappelle Justine. Elle etChloé feront leur rentrée à l'IUT Gaco et en prépa infirmières, à Morlaix, en septembre. Les autres sont toujours dans l'expectative, « à 20 jours du bac, c'est stressant !»

Antoine voudrait intégrer un IUT pour préparer un DUT Techniques de commercialisation. En trois jours, il est passé de 45e à 3e sur la liste d'attente. À la 700e place et à la 2 000e place pour rentrer en licence Staps à Brest ou Rennes, Yoann est moins bien « classé » que lui. « Tous les matins, on va sur Parcoursup pour voir comment ça avance... », confient les lycéens.Pas facile, dans ces conditions, de se préparer sereinement pour les examens.

« Catastrophique »

Comme elle le craignait, Alizée, elle, n'aura pas sa place en BTS Photographie et audiovisuel ou en Mise à niveau arts appliqués. « Du coup, je vais faire une année de césure, je vais aller travailler en Nouvelle-Zélande », confie la jeune fille de 18 ans.

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne.

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne. | Ouest-France

Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne. | Ouest-France

Selon l'étude menée la semaine dernière par la Fédération indépendante et démocratique lycéenne, « 416 lycéens de la circonscription, positionnés en 80e position sur liste d'attente ou plus loin, sont en très grande difficulté » après le premier verdict de Parcoursup. « Le chiffre monte à 1 500 élèves si on met le curseur à la 40e position sur liste d'attente. C'est catastrophique, même les profs ne savent plus comment gérer les inquiétudes », précise Glen Le Saout.

« Génération pionnière »

Le responsable syndical croule sous les appels des parents. Il a alerté le sénateur et la députée. Cette dernière se veut rassurante, dans un communiqué de presse reçu hier.

« D'ici les épreuves du baccalauréat, deux tiers des candidats auront reçu une proposition. 80 % des lycéens auront reçu au moins une réponse avant les résultats du bac et chacun a la garantie d'une proposition avant la rentrée », indique Sandrine Le Feur.

 

Elle explique : « À mesure que chaque lycéen valide un choix, cela libère des places pour les autres. » Et conclut: « Le cru des bacheliers 2018 sera une génération pionnière. Pour la première fois, personne ne sera tiré au sort, mettant ainsi fin à des années de loterie arbitraire. »

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 07:18
Photo Dominique Resmon 23 mai 2018

Photo Dominique Resmon 23 mai 2018

tribune envoyée à la presse et publiée dans l'Humanité.
La Bretagne dans sa diversité appelle à une autre réforme ferroviaire
Face au projet de loi gouvernemental.
Mardi, 29 Mai, 2018
 

Élus, usagers et syndicalistes de la région Bretagne lancent un appel commun au regard de leurs expériences du terrain et des enjeux d’avenir. 

 

Nous, acteurs régionaux et locaux impliqués dans l’action publique des transports, nous, usagers des services de transport, nous, professionnels, salariés, des entreprises de transport sommes particulièrement attachés aux responsabilités de chacun pour moderniser l’action publique en matière de politique des transports.

 

Les enjeux environnementaux, le droit au transport inscrit dans notre législation, le droit à l’égalité des citoyens comme des territoires, les enjeux industriels et stratégiques, le rôle irremplaçable des services publics sont autant de considérations que nous vivons quotidiennement dans notre région.

 

De fait, la situation très grave que nous connaissons nous conduit en premier lieu à réaffirmer ici que la nécessité de réformer le système ferroviaire devrait d’abord s’appuyer sur des éléments concrets, objectifs, et non se traduire par une mise en cause injustifiée du corps social des cheminots qui entraîne ce vaste mouvement. Il n’est en effet pas acceptable de livrer à la vindicte populaire les cheminots et de les mettre en cause, en laissant entendre notamment qu’il y aurait un lien entre les problèmes que connaît la SNCF et leur statut social. Ce jeu pernicieux et irresponsable, qui a fait fleurir les caricatures les plus grossières du « cheminot nanti », alimente les pires populismes, dont les conséquences pourraient être particulièrement graves.

 

De surcroît, ce n’est pas honnête car, s’il est vrai que la dette de la SNCF est le problème majeur, rien n’est pour l’instant engagé pour la résorber et ce problème était déjà la cause de la création de la SNCF, en 1938, année où le déficit cumulé des cinq compagnies ferroviaires privées (qui assuraient à l’époque le ferroviaire en France) représentait déjà un montant cumulé de 37 milliards de francs.

À l’opposé de ces appréciations, la région Bretagne, ses collectivités, comme nombre d’usagers, se félicitent du professionnalisme des cheminot-e-s et de leur engagement quotidien car c’est ce travail concret qui permet de hisser la région au premier rang national des performances du TER et du transport ferroviaire des voyageurs.

 

Cela se vérifie au quotidien malgré des efforts continus de leur part et qui conduit l’entreprise publique SNCF à continuellement se réorganiser. Des évolutions dont les finalités (croissance externe du groupe, stratégie de filialisation du fret ferroviaire, externalisation, utilisation des fonds publics, etc.) doivent nous interroger !

 

Dire que les dérives financières ou les prix trop élevés du train sont imputables aux cheminots et à leurs conditions sociales ne résiste pas un instant à l’argumentation rationnelle. Depuis 2004, 2 000 emplois sont supprimés chaque année à la SNCF. Le taux de productivité des cheminots durant cette période a augmenté de 3,2 % contre 1,9 % pour l’ensemble de l’économie.

 

Mais la SNCF porte aussi de beaux exemples de réussite ! Pour ne prendre que le seul exemple de la Bretagne, où il reste aussi beaucoup de progrès à faire, les chiffres sont éloquents ! La région a beaucoup investi dans l’acquisition de trains neufs (530 millions d’euros), dans la rénovation des lignes, des gares, haltes ferroviaires et points d’arrêts. La fréquentation a été multipliée par 2 en quatorze ans et la subvention moyenne par voyage a baissé dans le même temps de 49 % ! Cela prouve bien que le développement, avec des cheminots à statut, du service public peut être vertueux, y compris pour la dépense publique elle-même. Avec un taux de régularité des trains en moyenne à 95 %, la démonstration est apportée du savoir-faire des cheminot-e-s grâce à qui la Bretagne se hisse au premier rang des régions de France en matière de fiabilité.

 

Dans le même temps, une étude bancaire récente (octobre 2017) révèle que le coût moyen annuel du TER par habitant en Bretagne est de 31 euros quand il est en moyenne à 57 euros au plan national. Ce résultat illustre bien les avantages de la mutualisation dans l’organisation des transports ferroviaires en région !

 

Ce nouveau service mutualisé, augmentant l’offre ferroviaire en région de 20 % depuis le 1er juillet 2017, se solde également par des résultats spectaculaires en termes de croissance du trafic (+ 18 % pour les TGV et + 9 % pour les TER).

La solidarité nationale est aussi menacée par l’ouverture annoncée à la concurrence. En effet, cela conduira la SNCF et les nouveaux entrants à se positionner sur les lignes les plus rentables. Ainsi, certains territoires pourraient être exclus de dessertes ferroviaires nationales dès lors que ne joueraient plus que les mécanismes adossés à la rentabilité des marchés. Il faut donc réinventer les principes de la solidarité nationale et territoriale et réinterroger le bon périmètre de son exercice pour garantir à chaque territoire les moyens de son développement.

 

Ainsi, s’agissant de la région Bretagne, au moment de l’ouverture à la concurrence pour le TGV, les opérateurs de transport feront leurs offres sur le segment le plus rentable, c’est-à-dire entre Paris et Rennes. Quand la concurrence s’exacerbera entre Paris et Rennes, restera-t-il encore un opérateur pour assurer la desserte TGV jusqu’à Brest et Quimper, beaucoup moins rentable ? La réponse est hélas connue : la desserte de la pointe bretonne ne pourra être garantie que par le service public et les moyens financiers s’y rapportant. C’est tout le contraire du combat mené pendant des décennies pour atteindre l’objectif de mettre la Bretagne à trois heures de Paris.

 

En déclarant que les petites lignes seraient maintenues, Monsieur le premier ministre s’est bien gardé de nous dire comment.

En effet, aujourd’hui, dans le cadre du contrat de performance qui la lie à l’État, la SNCF finance à hauteur de 7 % à 8,5 % la remise en état des lignes capillaires du réseau ! Ceci revient à dire que les collectivités, au premier rang desquelles les régions, financent déjà la part essentielle de ces investissements (entre 40 % et 50 % en Bretagne). C’est ce qui a permis, en Bretagne, la réalisation de travaux importants sur les axes Quimper-Brest, Plouaret-Lannion, Carhaix-Guingamp-Paimpol et c’est ce qui permet de mettre en perspective la remise à neuf des axes Rennes-Chateaubriant, Dol-Dinan-Lamballe, etc. Si l’État et la SNCF venaient à se désengager, comme suggéré dans un certain nombre de rapports, ces axes seraient condamnés à la fermeture.

 

Ainsi, à l’heure où sont engagés les travaux de réforme du ferroviaire par le gouvernement, il est impératif de créer les conditions d’une appropriation pleine et entière des acteurs du mode ferroviaire et des enjeux d’intermodalité. C’est par l’affirmation de processus démocratiques qui incluent les élu-e-s de la République, les usagers, leurs associations, les salarié-e-s et leurs représentants que nous pourrons avancer dans l’esprit d’un réel dialogue autour des réalités et besoins de notre pays.

 

Cela passe nécessairement par une redéfinition des moyens au travers d’une fiscalité réhabilitée à la hauteur des enjeux posés. Les propositions autour de l’extension du versement transport, le niveau de TVA (retour à 5,5 % contre 10 %), comme la contribution nécessaire des concessionnaires privés (autoroutes, PPP, etc.) à la promotion d’un service public ferroviaire, répondant aux besoins de transport, tant de marchandises que de voyageurs, nationaux qu’aux enjeux environnementaux, doivent être entendus.

En laissant chaque citoyenne et chaque citoyen libre de son appréciation sur un mouvement qui appartient en propre aux cheminots eux-mêmes, nous, signataires de cette tribune, ne ménageons aucun effort pour continuer à porter quotidiennement avec confiance une grande ambition publique, solidairement avec les cheminotes et les cheminots.

 

C’est pourquoi nous exigeons une autre réforme pour que d’autres choix puissent trouver une issue favorable dans le cadre d’une démarche de dialogues et de négociations impliquant tous les acteurs du ferroviaire.

 

Signer l'appel

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La liste des premiers signataires :

A.C.C.R.E.T (Association Citoyenne Châteaubriant Rennes En Train)

Collectif Fougères Rennes En Train (CGT – FSU – CNL – Bretagne Ecologie – FI, Passiflore)

AUDIC Stéphane Conseiller municipal de Roscoff (Gauche Unie)

BELLEC Claude Conseillère municipale déléguée (PCF) de Brest

BENMAKHLOUF Khaled Conseiller municipal de Fougères

BERROCHE Eric Président du Groupe Communiste et Progressiste au Conseil Régional de Bretagne, adjoint au Maire de Rennes

BONNIN Philipe Maire de Chartres de Bretagne, Conseiller départemental Ille et Vilaine

BROUDIC Françoise conseillère municipale de Plérin, conseillère communautaire agglo St Brieuc

BUI Gwenegan Conseiller régional Bretagne (PS)

CADIOU Gaby Conseillère régionale (PCF), adjointe au Maire de Plouaret

CHERBIT Alain secrétaire régional Bretagne UNSA Ferroviaire

CUEFF Daniel Maire de Langouët

DAVID Jean-Claude Conseiller municipal de Plourin-les-Morlaix

DEMOLDER Michel Adjoint au maire de Pont-Péan

DESBROUSSES Jérôme Conseiller municipal délégué de Chevaigné

DUPONT Ismaël Conseiller municipal et communautaire (PCF) de Morlaix

ECH-CHEKHCHAKHI Moulay Hamid Conseiller municipal délégué à la réussite éducative, membre du Groupe Ecologiste

ETIEMBLE Fernand Adjoint (PCF) au maire de St Jacques de la Lande

FLAGEUL Didier Adjoint au maire de Plérin

FAUCHEUX Valérie Conseillère municipale de Rennes (Gauche sociale et écologiste)

GARNIER Jean-François Adjoint au maire de Fougères, délégué aux transports

GAUDIN Jean Luc Maire de Pont-Péan (35), Vice-Président Aménagement Rennes Métropole

GOATER Jean-Marie Adjoint à la mairie de Rennes (EELV)

GOUEDARD Hervé Conseiller municipal (PS) de Morlaix

GUELLEC Eric Conseiller municipal (PCF) de Brest, Vice-président de Brest Métropole

GUILLEMOT Matthieu Conseiller municipal (NPA) de Carhaix, Conseiller communautaire de Poher Communauté

HAMON Laurent Conseiller municipal de Rennes, délégué au numérique, Conseiller métropolitain de Rennes Métropole

HERE Jacqueline Maire-adjointe (PCF) de Brest

HERE Roger Conseiller municipal(PCF) de Plouigneau

JUMEAU Philippe, conseiller municipal (PCF) de Lanester

LAFAYE Elsa Conseillère municipale de Fougères

LAHELLEC Gérard Vice-Président du Conseil Régional de Bretagne chargé des transports et de la mobilité

LAGARGASSON Yannick Conseiller municipal de Rennes

LATREILLE André Conseiller municipal délégué Le Rheu

LE CAM Yannick Conseiller municipal et communautaire de St Brieuc

LE FESSANT Thierry Conseiller municipal (PCF) – Plérin (22)

LE GALL Mireille Secrétaire régionale du syndicat CFDT cheminots de Bretagne

LE GENTIL Morvan Président du groupe écologistes et citoyen.ne.s de Rennes Métropole

LELIEU Florence Conseillère municipale (PCF) de Ploumiliau

LE LORC’H Jean-Michel Conseiller municipal délégué (PCF) de Brest

MAZELIN Isabelle Adjointe (PCF) au maire de Relecq Kerhuon

MESCAM Bernard Adjoint au maire de Retiers

MISSIR Stéphanie Conseillère municipale et communautaire de Dinan

NADEZAN Yannick Conseiller Municipal (PCF) de Rennes

NIOCHE Robert Conseiller consultatif (PCF) de Kernével

NIOCHE Françoise Conseillère municipale (FdG) de Rosporden

NOLL Sarah Conseillère municipale et communautaire (Coopérative Citoyenne) de Morlaix

PEREIRA Véronique Maire du Cloître St Thégonnec

PRUNAUD Christine Sénatrice (CRC), Conseillère municipale de Lamballe

RAINERO Piero Conseiller municipal (PCF) de Quimper

RANNOU Jacques Maire délégué (PCF) de Fernevel, Conseiller communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération

RICHARD Anita Conseillère municipale (PCF) de Rosporden Kernevel

ROULAND Pascal Conseiller municipal de Fougères

SCHEUER Alexandre Conseiller municipal de Lanester (FI)

SCATTOLIN Valérie Conseillère municipale(FdG) de Morlaix

THOMAS Claire Conseillère municipale PS de Morlaix 

TIZON Yannick secrétaire général secteur CGT des cheminots de Bretagne

TOURENNE Jean-Louis sénateur (PS) d’Ille et Vilaine

TUAL Jean-Paul Conseiller municipal de Rennes

VEANTIN Cyrille Secrétaire régional Bretagne SUD Rail

VERMOT Jean-Paul Conseiller départemental PS du Finistère (Morlaix)

VIGOUROUX Gaëlle Conseillère régionale (PCF) et Vice-Présidente du Parc Naturel Régional d’Armorique

 

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 06:43

Vous l’avez peut-être lu depuis vendredi, le ministère de la Fonction publique a présenté le 25 mai un projet pour réduire fortement le périmètre des CAP (commissions administratives paritaires, académiques ou nationales). Cette attaque violente contre le paritarisme, un élément fondamental du statut général des fonctionnaires, mettrait en péril le droit de chacune et chacun à une carrière (mutations, promotions, évaluations...) équitable et à l’abri de toute pression politique ou administrative.

Le SNES-FSU Bretagne a pris l’initiative en urgence ce week-end de proposer une déclaration unitaire des 6 organisations syndicales présentes au CTA (Comité Technique Académique) réuni ce jour au rectorat : à lire ci-dessous et à télécharger ici. N’hésitez pas à diffuser ce texte largement en salle des professeurs. Nous vous tiendrons averti-es des initiatives que l’Intersyndicale décidera pour s’opposer vigoureusement à ce projet.

Les élus du SNES-FSU au CTA, Frédérique LALYS - Gwénaël LE PAIH - Matthieu MAHEO

Comité Technique Académique - 28 mai 2018 Déclaration unitaire de la FSU, FO, SGEN-CFDT, UNSA, CGT, SUD

Madame Le Recteur,
Le vendredi 25 mai, le ministère de l’Action et des Comptes publics a dévoilé son projet pour « un nouveau modèle de dialogue social dans la fonction publique ». Loin de renforcer les droits et garanties pour les personnels, le gouvernement envisage bien au contraire de détruire un élément fondateur de la Fonction publique en France depuis la Libération : le paritarisme. Dans le projet présenté par la DGAFP, les CAP ne seraient plus consultées pour les titularisations, les CAP ne seraient plus consultées pour les mutations, les CAP ne seraient plus consultées pour les promotions de grade ou d’échelon, les CAP ne seraient plus consultées sur une partie des sanctions disciplinaires.

Au prétexte de rénover le dialogue social, le ministère entend se passer des élu-es du personnel pour le contrôle du bon déroulement des carrières, les élu-es en seraient réduit-es à examiner les seuls recours sur l’initiative des collègues une fois les décisions prises sous le seul arbitre de la hiérarchie directe.

Après les annonces d’un recours accru aux contractuels, de plans de départs volontaires pour les fonctionnaires, d’une individualisation renforcée des carrières, de la suppression des CHSCT, le gouvernement franchirait donc une nouvelle étape en détruisant un acquis fondamental et singulier dans le statut des fonctionnaires. L’examen paritaire et préalable à tout acte individuel dans la gestion collective des corps est un droit historique du fonctionnaire qui le préserve et le défend de tout arbitraire politique ou administratif.

Les organisations syndicales FSU, FO, SGEN-CFDT, UNSA, CGT et SUD feront tout pour s’opposer à ce projet du ministère et appellent dès à présent les personnels à manifester leur attachement au paritarisme. Sa disparition entraînerait immanquablement la remise en cause d’une fonction publique au service de tous les citoyens, garantissant l’accès égal de chacun-e au service public, dans un souci constant de l’intérêt général contre toute forme de promotions d’intérêts particuliers et de corruption.

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 07:37
Photo Dominique Resmon - AG des Cheminots finistériens et bretons (intersyndicale) Morlaix 23 mai 2018

Photo Dominique Resmon - AG des Cheminots finistériens et bretons (intersyndicale) Morlaix 23 mai 2018

La Bretagne dans sa diversité appelle à une autre réforme ferroviaire. 
 
Nous, acteurs régionaux et locaux impliqués dans l’action publique des transports, nous usagers des services de transports, nous professionnels, salariés, des entreprises de transports sommes particulièrement attachés aux responsabilités de chacun pour moderniser l’action publique en matière de politique de transports. 
 
Les enjeux environnementaux, le droit au transport inscrit dans notre législation, le droit à l’égalité des citoyens comme des territoires, les enjeux industriels et stratégiques, le rôle irremplaçable des services publics sont autant de considérations que nous vivons quotidiennement dans notre région. 
 
De fait, la situation très grave que nous connaissons nous conduit en premier lieu à réaffirmer ici que la nécessité de réformer le système ferroviaire devrait d'abord s'appuyer sur des éléments concrets objectifs et non se traduire par une mise en cause injustifiée du corps social des cheminots qui entraîne ce vaste mouvement. 
 
Il n'est en effet pas acceptable de livrer à la vindicte populaire les cheminots et de les mettre en cause, en laissant entendre notamment qu'il y aurait un lien entre problèmes que connaît la SNCF et leur statut social. 
 
Ce jeu pernicieux et irresponsable qui a fait fleurir les caricatures les plus grossières du « cheminot nanti » alimente les pires populismes dont les conséquences pourraient être particulièrement graves. 
 
De surcroît, ce n'est pas honnête car s'il est vrai que la dette de la SNCF est le problème majeur, rien n'est pour l'instant engagé pour la résorber et ce problème était déjà la cause de la création de la SNCF en 1938, année où le déficit cumulé des 5 compagnies ferroviaires privées (qui assuraient à l'époque le ferroviaire en France) représentait déjà un montant cumulé de 37 Milliards de Francs. 
 
A l'opposé de ces appréciations, la région Bretagne, ses collectivités, comme nombre d’usagers, se félicitent du professionnalisme des cheminot-e-s et de leur engagement quotidien car c'est ce travail concret qui permet de hisser la région au premier rang national des performances du TER et du transport ferroviaire des voyageurs. 
 
Cela se vérifie au quotidien malgré des efforts continus de leur part et qui conduit l’entreprise publique SNCF à continuellement se réorganiser. Des évolutions dont les finalités (croissance externe du groupe, stratégie de filialisation du Fret ferroviaire, externalisation, utilisation des fonds publics, etc.), doivent nous interroger ! Dire que les dérives financières ou les prix trop élevés du train sont imputables aux cheminots et à leurs conditions sociales ne résiste pas un instant à l'argumentation rationnelle.
 
Depuis 2004, 2000 emplois sont supprimés chaque année à la SNCF. Le taux de productivité des cheminots durant cette période a augmenté de 3,2% contre 1,9% pour l'ensemble de l'économie. Mais la SNCF porte aussi de beaux exemples de réussites ! 
 
Pour ne prendre que le seul exemple de la Bretagne, où il reste aussi beaucoup de progrès à faire, les chiffres sont éloquents ! La région a beaucoup investi dans l'acquisition de trains neufs (530M€), dans la rénovation des lignes, des gares, haltes ferroviaires et points d'arrêts. 
 
La fréquentation a été multipliée par 2 en quatorze ans et la subvention moyenne par voyage a baissé dans le même temps de 49% !
 
Cela prouve bien que le développement, avec des cheminots à statut, du service public peut être vertueux, y compris pour la dépense publique elle-même.
 
Avec un taux de régularité des trains en moyenne à 95%, la démonstration est apportée du savoir-faire des cheminot-e-s grâce à qui la Bretagne se hisse au premier rang des régions de France en matière de fiabilité.
 
Dans le même temps une étude bancaire récente (octobre 2017) révèle que le coût moyen annuel du TER par habitant en Bretagne est de 31€ quand il est en moyenne à 57€ au plan national. Ce résultat illustre bien les avantages de la mutualisation dans l'organisation des transports ferroviaires en région ! 
 
Ce nouveau service mutualisé, augmentant l'offre ferroviaire en région de 20% depuis le 1 er juillet 2017, se solde également par des résultats spectaculaires en termes de croissance du trafic (+18%TGV et +9%TER). La solidarité nationale est aussi menacée par l’ouverture annoncée à la concurrence. En effet, ceci conduira la SNCF et les nouveaux entrants à se positionner sur les lignes les plus rentables. 
 
Ainsi certains territoires pourraient être exclus de desserte ferroviaire nationale dès lors que ne joueraient plus que les mécanismes adossés à la rentabilité des marchés. Il faut donc réinventer les principes de la solidarité nationale et territoriale et réinterroger le bon périmètre de son exercice pour garantir à chaque territoire les moyens de son développement.
 
Ainsi, s'agissant de la région Bretagne, au moment de l'ouverture à la concurrence pour le TGV, les opérateurs de transports feront leurs offres sur le segment le plus rentable, c'est à dire entre Paris et Rennes. Quand la concurrence s'exacerbera entre Paris et Rennes, restera-t-il encore un opérateur pour assurer la desserte TGV jusqu'à Brest et Quimper, beaucoup moins rentable?
 
La réponse est hélas connue : la desserte de la pointe Bretonne ne pourra être garantie que par le service public et les moyens financiers s'y rapportant. C'est tout le contraire du combat mené pendant des décennies pour atteindre l'objectif de mettre la Bretagne à 3 heures de Paris.
 
En déclarant que les petites lignes seraient maintenues, Monsieur le premier ministre s'est bien gardé de nous dire comment. En effet, aujourd'hui, dans le cadre du contrat de performance qui la lie à l’État, la SNCF finance à hauteur de 7% à 8,5% la remise en état des lignes capillaires du réseau ! Ceci revient à dire que les collectivités, au premier rang desquelles les régions, financent déjà la part essentielle de ces investissements (entre 40 et 50% en Bretagne). 
 
C'est ce qui a permis en Bretagne la réalisation de travaux importants sur les axes Quimper-Brest, Plouaret-Lannion, CarhaixGuingamp-Paimpol) et c'est ce qui permet de mettre en perspective la remise à neuf des axes RennesChateaubriant, Dol-Dinan-Lamballe...etc.
 
Si l’État et la SNCF venaient à se désengager, comme suggéré dans un certain nombre de rapports, ces axes seraient condamnés à la fermeture. Ainsi, à l’heure où sont engagés les travaux de réforme du ferroviaire par le gouvernement, il est impératif de créer les conditions d’une appropriation pleine et entière des acteurs du mode ferroviaire et des enjeux d’intermodalité.
 
C’est par l’affirmation de processus démocratique qui inclut les élu-es de la République, les usagers, leurs associations, les salarié-e-s et leurs représentants que nous pourrons avancer dans l’esprit d’un réel dialogue autour des réalités et besoins de notre pays. Cela passe nécessairement par une redéfinition des moyens au travers d’une fiscalité réhabilitée à la hauteur des enjeux posés.
 
Les propositions autour de l’extension du versement transport, le niveau de TVA (retour à 5,5% contre 10%), comme la contribution nécessaire des concessionnaires privés (autoroutes, PPP, etc…) à la promotion d’un service public ferroviaire, répondant aux besoins de transport tant marchandise que voyageurs nationaux, qu’aux enjeux environnementaux doivent être entendus. 
 
En laissant chaque citoyenne et chaque citoyen libre de son appréciation sur un mouvement qui appartient en propre aux cheminots eux-mêmes, nous, signataires de cette tribune ne ménageons aucun effort pour continuer à porter quotidiennement avec confiance une grande ambition publique, solidairement avec les cheminotes et les cheminots. C’est pourquoi nous exigeons une autre réforme pour que d’autres choix puissent trouver une issue favorable dans le cadre d’une démarche de dialogues et de négociations impliquant tous les acteurs du ferroviaire. 
La Bretagne dans sa diversité appelle à une autre réforme du ferroviaire -   Intersyndicale cheminots Bretagne, élus bretons: une tribune-pétition pour une autre réforme du ferroviaire!
Nous avons eu hier des contacts avec la CGT Cheminots Bretagne pour nous demander de signer et faire signer cette tribune-pétition validée par l'intersyndicale des cheminots qui sera signée par les secrétaires des organisations syndicales de Cheminots en Bretagne, et de nombreux élus municipaux, départementaux, régionaux de la région Bretagne en soutien au service public ferroviaire face aux projets de Macron partant de l'exemple breton, tribune initiée par la CGT Cheminots Bretagne et qui doit être déposée avant le débat au Sénat le 29 mai sur le projet de Macron sur la SNCF.  
 
Nous comptons sur votre soutien pour le mouvement des cheminots et la défense public ferroviaire. 
 
Si, en tant qu'élu, vous souhaitez signer, vous pouvez m'adressez un mail à : dupont.ismael@yahoo.fr pour que je les transmette à la CGT Cheminots
 ou directement à un responsable de la CGT Cheminots sur Rennes: dallois.cyril@gmail.com
 
Ismaël Dupont (élu PCF-Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté) 
 
Voici les premiers signataires de cette tribune parmi les élus auxquels nous l'avons transmise de notre côté pour collecter les signatures pour l'intersyndicale des Cheminots Bretagne: 
 
Stephane Audic Conseiller municipal - Roscoff d'une gauche unie qui n'existe pas encore 
 
Claude Bellec conseillère municipale déléguée PCF à Brest 
 
Gwenegan Bui conseiller régional Parti Socialiste 
 
Jean-Claude David conseiller municipal à Plourin-les-Morlaix
 
Ismaël Dupont conseiller municipal et communautaire PCF Morlaix 
 
Hervé Gouédard conseiller municipal PS à Morlaix
 
Eric Guellec, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole, PCF
 
Matthieu Guillemot NPA conseiller municipal à Carhaix et conseiller communautaire de Poher Communauté
 
Jacqueline Héré Maire-ajointe PCF à Brest
 
Roger Héré conseiller municipal PCF à Plouigneau 
 
Philippe Jumeau élu PCF-Front de Gauche à Lanester
 
Florence Lelieu conseillère municipale PCF à Ploumiliau
 
Jean-Michel Le Lorc'h Conseiller municipal délégué PCF de Brest 
 
Isabelle Mazelin adjointe au maire PCF au Relecq Kerhuon
 
Françoise Nioche PCF-Front de Gauche, conseillère municipale Rosporden
 
Robert Nioche Conseiller consultatif PCF de Kernével 
 
Sarah Noll conseillère municipale et communautaire Coopérative citoyenne Morlaix
 
Véronique Péreira, maire du Cloître St Thégonnec
 
Piero Rainero Conseiller municipal PCF de Quimper 
 
Jacques Rannou - PCF - Maire-Délégué de Kernevel (29) - Conseiller communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération 
 
Anita Richard conseillère municipale PCF de Rosporden Kernevel 
 
Valérie Scattolin Conseillère municipale Front de Gauche à Morlaix
 
Jean-Paul Vermot, conseiller départemental PS du Finistère - Morlaix
 
Pour une sortie demain, l'intersyndicale des Cheminots Bretagne vient de communiquer à la presse la tribune et les premiers signataires.
 
A compter de maintenant la tribune peut être soutenue sur le lien suivant:
 
 
Elle sera reprise dans l'Humanité du mardi 29 mai.
 
 
 
 
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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 19:49
Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 18 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018
Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 18 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018
Le PCF en Finistère a enregistré 17 nouvelles adhésions depuis le 1er mai 2018 - 27 depuis le 1er janvier 2018.
Parmi ces nouveaux adhérents, plusieurs ont la trentaine, moins de 25 ans ou de 20 ans, comme ce lycéen de Seconde qui a adhéré à Quimper le 26 mai pour la Marée Populaire.  
Notre Parti dans le département compte aujourd'hui 839 adhérents avérés.  
Qui a dit que le Communisme et le Parti Communiste étaient moribonds, à l'agonie?
Pourquoi notre société qui se transforme en une société de caste de plus en plus inégalitaire, où le capitalisme ravage la démocratie, le lien social, la culture, les hommes, la planète, où ce capitalisme engendre comme des produits dérivés ou des dérivatifs les guerres, le racisme, la xénophobie, et l'indifférence égoïste- individualiste-nihiliste, ne produirait pas, chez les jeunes et les moins jeunes, chez les gens de morale et d'idéal, chez les femmes et les hommes lucides et conscients, une volonté de retour à l'engagement autour de valeurs authentiques et fortes: l'intérêt général, l'égalité, la fraternité, le refus de la tyrannie des capitalistes, le besoin d'une société humaine où chacun aura le même droit à l'existence, à la dignité, à la liberté, au bonheur! 
Aux désabusés, aux aigris, aux suiveurs des modes, aux bourgeois, nous laissons le scepticisme, l'arrogance, le sentiment de supériorité, le mépris du peuple,  nous, nous continuerons à nous battre pour un avenir de notre société qui la rende vivable pour nous, nos enfants, les générations futures.
Adhérer au PCF, c'est vouloir révolutionner la société, c'est vouloir que la politique se mette au service du peuple, de l'égalité des droits, de ceux qui sont les moins favorisés, c'est refuser le cynisme et l'opportunisme en politique, c'est refuser la fadeur des "prétendus réalismes" qui dévoient la politique dans une gestion au service des puissances d'argent et préparent le pire. 
C'est reprendre le flambeau d'un glorieux héritage de luttes sociales et démocratiques qui ont construit ce qu'il y a de meilleur dans la société française! 
Les communistes sont ceux sur lesquels les gens peuvent toujours compter, ceux qui ne lâchent rien, ceux qui servent un idéal et une vision de l'intérêt collectif et de la mise en mouvement des gens pour leurs intérêts et leur émancipation et non des carrières. 
  
   
   
   
   
 

 

Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 18 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018
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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 08:22
photo Le Télégramme - manifestation des parents, enseignants, élèves, sympathisants des écoles Diwan à Rennes le 26 mai 2018

photo Le Télégramme - manifestation des parents, enseignants, élèves, sympathisants des écoles Diwan à Rennes le 26 mai 2018

2 000 personnes ont manifesté ce samedi dans les rues de Rennes à l’appel de l’association Diwan qui réclame des moyens.

« Un dazont evitar Brezhoneg - Un avenir pour la langue bretonne » : le mot d’ordre de Diwan, le réseau d’écoles associatives bilingues, a rassemblé ce samedi entre 2 000 et 3 000 manifestants dans les rues de Rennes dans une ambiance très familiale. Signe de sa capacité à mobiliser, l’association a affrété des cars de toute la Bretagne pour venir défiler jusque devant la Préfecture de région, où une délégation a été reçue.

Forte de ses 54 établissements et 4 000 élèves, l’association Diwan a été créée en 1977. « 40 ans de bricole, soupire sa présidente, Stéphanie stoll. Si vous enlevez une pièce, tout s’écroule. » A la rentrée dernière, la suppression des emplois aidés - ils sont 150 dans le réseau - risquait de le mettre en grande difficulté. « Nous avons obtenu une solution d’urgence de la part du Préfet qui a maintenu ces contrats jusqu’au 6 juin prochain. Et après ? Nous demandons des mesures pérennes », détaille Stéphanie Stoll.

 

Au jour le jour

 

Gratuites, les écoles Diwan reposent pour une grande part sur les dons. L’Etat apporte un soutien financier aux écoles sous contrat mais elles doivent patienter cinq ans avant d’obtenir le statut. En attendant, c’est la débrouille. « C’est toujours aux parents de trouver l’argent pour que les établissements fonctionnent, résume Maryline, enseignante dans une école, venue manifester avec ses enfants. On vit au jour le jour. » Diwan revendique donc de passer sous contrat dès l’ouverture.

 

La colère des défenseurs de la langue bretonnes se porte aussi sur le manque de postes d’enseignants. « On nous en avait promis douze, nous n’en avons obtenu que sept », peste Stéphanie Stoll, tandis qu’on vient lui remettre en main propre une lettre de soutien de la maire de Rennes, Nathalie Appéré. L’Etat s’était pourtant engagé, en 2015, dans une convention signée avec la Région, à augmenter les moyens accordés à Diwan.

« L’Etat doit absolument nous soutenir car il y a une forte demande sociale », souligne Mona Bras, conseillère régionale, et cofondatrice de la deuxième école Diwan à Guingamp. « Les murs craquent de partout parce que le nombre d’élèves augmente sans que l’on puisse ouvrir suffisamment de classes. »

 

« Droit à la différenciation »

 

Au-delà de la seule situation de l’association, les manifestants sont aussi là pour défendre le Breton comme un élément à part entière de leur identité, menacé aujourd’hui de disparition. « Je ne comprends pas la psychorigidité de l’Etat français sur cette question et pourquoi c’est si compliqué pour lui de soutenir l’existence des langues minoritaires », tance Mona Bras, qui promet que la Région est à l’offensive. « Nous réclamons notamment le droit à la différenciation qui pourrait être un formidable levier pour garantir l’avenir de notre langue et de notre identité. »

Malgré les difficultés, Diwan continue d’avancer. Des négociations sont en cours avec la ville de Vannes pour permettre l’ouverture d’un deuxième lycée bilingue et désengorger celui de Carhaix L’inauguration est encore loin mais le Conseil régional s’y engage : la première pierre sera posée avant 2021.


Le Télégramme, 27 mai 2018 

MIEUX RECONNAITRE LES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC DE DIWAN – 14 avril 2018

Argumentaire de Stéphanie Stoll, présidente de DIWAN*

* invitée à la fête de l'Humanité 2016 pour un débat sur les langues régionales sur l'espace Bretagne par la fédération du Parti Communiste du Finistère

La crise actuelle s’est déclenchée au moment de la suppression du dispositif des emplois aidés en août 2017.

Elle a révélé la fragilité du réseau Diwan, créé en 1977, qui s’est développé en s’appuyant sur ce que la loi n’interdit pas.

LA CRISE DES EMPLOIS AIDÉS

- Faute de moyen, trois quarts des salariés non-enseignants des écoles (152 sur 215 recensés en septembre 2017) sont employés en statut précaire ; le réseau est parvenu à pérenniser une soixantaine d’emplois. L’aide publique d’Etat représente alors 1,5M€. En février 2018, la mise en place des Parcours emploi compétence (PEC) n’apporte pas une solution pérenne : - réduction de l’aide publique, estimation minimale du manque à financer avec les PEC : 0,5M€

- réduction de la durée des contrats - précarité de l’emploi

UNE INSUFFISANTE RECONNAISSANCE DES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC DE DIWAN

– Dans le respect des principes du service public

– la continuité, l’égalité, la neutralité, la laïcité

– Diwan assure des missions de service public dans les domaines :

✓ de l’éducation : contractualisation des établissements, accordée en 1994.

✓ des services périscolaires : en phase avec la demande sociale et son projet éducatif, Diwan propose aux familles, à l’instar des collectivités locales des services périscolaires en breton.

✓ de la transmission des langues régionales :

Bien que ces langues fassent “partie du patrimoine de la France”, selon la Constitution (article 75-1) et que les collectivités territoriales aient, parmi leurs compétences partagées “la promotion des langues régionales” (CGCT, L. 1111-4), la transmission de la langue bretonne n’est encore pas reconnue comme mission de service public.

Pourtant Diwan participe à la conservation et à la transmission de ce “patrimoine de la France”.

✓ de l’insertion : avec des parcours d’insertion qualitatifs aux personnes employées en contrats aidés. Les plus jeunes démarrent un parcours vers le métier d’Atsem ou même d’enseignant.

✓ de l’éducation à la citoyenneté : via les Associations d’éducation populaire (AEP), gestionnaires des écoles, les familles sont parties prenantes du service public et non seulement consommatrices.

De nombreuses collectivités locales, quelles que soient leurs sensibilités, traitent donc Diwan comme un service public, notamment par la mise à disposition de locaux publics. Par exemple, dans une interview au Télégramme, parue le 1er septembre 2017, le président du conseil régional de Bretagne qualifie Diwan de “maillon essentiel du service public d’éducation en Bretagne” (Le Télégramme, 1er septembre 2017).

Depuis 40 ans, Diwan fonctionne avec des ressources financières sous-dimensionnées. Les membres de Diwan, qu’ils soient salariés ou bénévoles, compensent ces insuffisances par leur investissement personnel. Né de la nécessité, ce système a des effets positifs (créativité, approche économique, lien social…) et des limites quand les contraintes s’accumulent et créent des déséquilibres.

L’ACTION PUBLIQUE FRAGILISÉE

– Dans son rapport remis à la ministre de la Culture en juillet 2013, le conseiller d’Etat Rémy Caron portait plusieurs propositions dont celle-ci :

« 1.6. Rechercher une solution pour le financement des écoles associatives Les écoles d’enseignement par immersion à statut associatif contribuent à la politique de développement des langues régionales. Le Comité a constaté la difficulté de financement des investissements de ces écoles, du fait des dispositions de la loi du 15 mars 1850 qui limite les possibilités d’aides aux établissements de statut privé. Il souligne que ces écoles sont laïques, ouvertes à tous, qu’elles respectent les programmes de l’Éducation nationale, et forment des locuteurs de langues régionales qui maîtrisent parfaitement la langue française. Plusieurs de ses membres, ainsi que des personnalités auditionnées, ont indiqué que la pérennité de ces écoles avait nécessité la mise en place de solutions de contournement de ces dispositions, solutions à la légalité incertaine, impliquant l’ensemble des partenaires concernés. Une telle situation n’est satisfaisante, ni pour l’État, ni pour les collectivités territoriales, ni pour les associations elles-mêmes.

2 Une solution juridique ne pourrait toutefois intervenir que dans la mesure où elle serait respectueuse du principe d’égalité rappelé par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 13 janvier 1994, relative au projet de loi autorisant les collectivités territoriales à contribuer au financement des établissements scolaires privés. »

LES PROPOSITIONS DE DIWAN

– Pour répondre à ces enjeux, Diwan porte plusieurs propositions complémentaires. Elles pourraient faire l’objet de dispositions réglementaires et / ou législatives spécifiques. Elles pourraient aussi s’inscrire dans le cadre de nouvelles expérimentations (CGCT L1113-1 et suivants et avis n° 393651 du Conseil d’Etat) ou de la différenciation que pourrait permettre la prochaine modification constitutionnelle.

> SOULAGER LA CHARGE DE TRAVAIL DES BÉNÉVOLES : trop de charges et de contraintes pèsent sur les responsables associatifs. Il est urgent de réformer leur cadre d’action pour rendre ces fonctions bénévoles compatibles avec une vie quotidienne normale. Alors que ces missions de service public sont démesurément assurées par des acteurs associatifs, des réformes passent par une responsabilisation, notamment financière, des autorités publiques.

> EMPLOIS AIDÉS : mise en place d’un dispositif de soutien à l’emploi de salariés non-enseignants dans les établissements immersifs permettant 1°) de maintenir le niveau de financements public de juin 2017 sur ces postes, 2°) de recruter de nouvelles personnes à mesure que le réseau se développe et 3°) de pérenniser ces emplois essentiels à la mise en œuvre de l’immersion linguistique.

> FORFAIT SCOLAIRE : La loi ne rend obligatoire le forfait scolaire que pour les enfants de plus de six ans domiciliés dans la commune où se situe l’école. Les communes qui refusent de le verser, puisqu’il n’est pas obligatoire, font des économies sur le dos de Diwan, de ses bénévoles et des collectivités qui soutiennent Diwan. Une enquête interne est en cours pour connaître le manque à gagner dû à son nonversement. En 2015, le législateur a modifié l’article L212-8 du Code de l’Education pour rendre obligatoire son versement dans les classes bilingues publiques, mais cette modification n’avait pas été étendue à l’article L 442-5-1, qui concerne le versement du forfait pour les écoles de droit privé, créant une contradiction interne dans le Code de l’Education et instaurant une rupture d’égalité. Il convient de réparer cet oubli du législateur et de mettre en concordance les deux articles. Le versement du forfait pourrait compenser la baisse des aides publiques pour les emplois aidés ; toutefois, il resterait de nombreuses charges, notamment celles pour les bâtiments.

> SÉCURISER L’ACTION DES COLLECTIVITÉS pour la mise à disposition de locaux. >

CONTRACTUALISATION DES ÉCOLES DÈS LEUR OUVERTURE :

La contractualisation est nécessaire au versement du forfait scolaire et à la mise en place de postes d’enseignants dans les écoles. En mars, plusieurs amendements parlementaires à la loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat (loi Gatel), votée le 29 mars 2018, auraient pu répondre à cet enjeu. Lors des débats, le ministre de l’Education ayant déclaré sa bienveillance à l’égard de l’enseignement immersif et indiqué que cette loi « ouvre bien d’autres sujets qui seront traités par d’autres textes, de nature législative ou réglementaire, et surtout par l’action », un aménagement des dispositions réglementaires du Code de l’Education (R442-33) serait envisageable pour faciliter l’ouverture d’établissements sous statut d’annexe d’un établissement principal.

> CRÉATION DE POSTES D’ENSEIGNANTS répondant aux besoins du terrain et à la croissance des effectifs, à la fois dans l’académie de Rennes et dans celle de Nantes

ET OUVERTURE DE POSTES AU CONCOURS qui ne créent pas de dépenses supplémentaires, bon nombre de postes déjà sous contrat étant occupés par des vacataires rémunérés par l’Etat.

Stephanie Stoll à la fête de l'Huma Paris en septembre 2016, espace Bretagne: débat avec Paolig Combot (Skol Vreizh), Jean-Marc Cléry (FSU Bretagne), Ismaël Dupont (PCF)

Stephanie Stoll à la fête de l'Huma Paris en septembre 2016, espace Bretagne: débat avec Paolig Combot (Skol Vreizh), Jean-Marc Cléry (FSU Bretagne), Ismaël Dupont (PCF)

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