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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:48

   Mobilisation d'urgence le LUNDI 21 MAI 2018 à 10h30 au Cloître saint Thégonnec
 

L'école répond à un réel besoin. Les jeunes accueillis ont soif d'apprendre, de rencontrer des adultes qui les accompagnent dans les situations complexes auxquelles ils sont confrontés .
Le refus du sous préfet et de la direction départementale de la cohésion sociale est  inacceptable. 
Tout comme est inacceptable la politique de "réadmission" vers les pays dans lesquels les dublinés ont laissé leurs empreintes . 
Il faut que nous soyons nombreux lundi et que nous préparions une mobilisation au niveau du Finistère pour demander que  le préfet adopte une autre politique. 
 
***
 

Suite aux diverses informations passées dans les médias au sujet de l’ouverture de l’école alternative des Monts d’Arrée, les jeunes dépendant du PRAHDA de Quimper, scolarisés dans l’école, ont été convoqués ce vendredi 18 mai par les travailleurs sociaux gérant le centre. Cette convocation fait suite à l’intervention du Sous-préfet de Quimper et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (Financeur du PRAHDA) qui n’acceptent pas l’absence répétitive des jeunes chaque semaine, prétextant de la mobilisation de chambres qui ne servent pas…

Les jeunes se sont donc vus proposer 2 « choix » :

- soit ils réintègrent le centre du Prahda de Quimper à temps complet,

-  soit ils retournent à l’école, mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au centre, et leur ADA (Allocation du Demandeur d’Asile = 6,90€/jour).

Cet entretien avec le PRAHDA a généré pour tous ces jeunes, en procédure Dublin, un stress supplémentaire. Stress déjà extrêmement présent pour tous du fait de leur situation et qui les conduit à devoir suivre des soins psychologiques. Ils ressentent aussi cette décision comme une atteinte à leurs libertés et la volonté de les enfermer dans ces centres sans leur laisser aucune possibilité de s’intégrer.

Il faut savoir que leur absence du centre n’entrave en rien les démarches administratives et les procédures en cours , ils restent joignable par téléphone, ainsi que les membres de l’association en cas d’ urgence.

Nous dénonçons ce chantage et cet état de fait, d’autant plus que le règlement intérieur du PRAHDA concernant les absences est très clair :

« Article 8 : Absences – Les absences de courte durée sont autorisées. Cependant, le demandeur d’asile qui souhaite s’absenter plus d’un jour doit en informer le responsable du centre. Toute absence de plus d’une semaine doit être autorisée par le responsable du centre. A défaut, elle sera considérée comme un abandon du lieu d’hébergement. La fermeture de la chambre et la mise sous consigne des effets personnels pourra être réalisée sous contrôle d’huissier » .

A la lecture de cet article du règlement de fonctionnement du centre, il apparaît que les règles sont respectées : les jeunes qui viennent à l’école sont absents du dimanche soir au vendredi midi, soit 5 nuits, nous les raccompagnons au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. A la demande du PRAHDA, nous avons également fourni à chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels les élèves sont pris en charge par l’association.

 

Nous demandons donc d’urgence la mobilisation de tous afin de créer un comité de soutien à ces jeunes et à notre école pour que cette belle aventure, qui a si bien démarré, puisse perdurer. Pour cela, nous appelons toutes les associations, organisations, collectifs, élus et citoyens à nous rejoindre ce lundi 21 mai à 10h30 à l’école alternative des Monts d’Arrée, rue de la Libération au Cloître St Thégonnec pour une marche solidaire qui nous mènera au Terrain de Foot. Cette marche sera suivi d’un pique-nique et d’une après-midi « jeux » avec les jeunes.

Une conférence de presse aura lieu à cette occasion pour dénoncer l’intervention inexplicable et injustifiée du Sous-préfet de Quimper et de la DDCS.

 

 

Nous comptons sur votre soutien et votre présence à tous pour défendre les droits à l’intégration de tous ces jeunes. 

 

Collectif des personnes concernées par l'accueil des réfugiés et migrants en Pays de Morlaix
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Réfugiés: ce sera école ou logement

Le Télégramme - 20 mai 2018 - pages Bretagne

 

Une partie des élèves de la première école bretonne pour réfugiés, qui a ouvert mardi 15 mai au Cloître-Saint-Thégonnec (29), va peut-être devoir arrêter les cours prématurément. Sous peine de perdre leur logement au centre de Quimper, ainsi que leur allocation journalière. Une situation dénoncée par les associations de soutien aux demandeurs d’asile.

« On tombe des nues ! » Co-présidente des Utopistes en action, une association du pays de Morlaix à l’initiative de l’école pour réfugiés du Cloître-Saint-Thégonnec, Sandrine Corre a du mal à comprendre et à admettre la décision prise par les autorités. Vendredi, huit élèves (sur les douze au total) ont été convoqués par le Prahda (Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile) de Quimper, où ils sont logés. « Aussitôt la matinée de cours terminée, on les a conduits là-bas, comme c’était d’ailleurs prévu », indique la bénévole.

 

 

Ce qui l’était moins, c’est ce qui leur a été signifié. « Deux options leur ont été proposées : soit ils réintègrent le centre quimpérois à temps complet, soit ils retournent à l’école mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au Prahda et leur allocation de demandeur d’asile de 6,90 € par jour », explique Sandrine Corre, en précisant que, lors de la semaine d’école, ces huit élèves sont hébergés chez l’habitant durant cinq nuits, du dimanche soir au vendredi, car la distance entre Le Cloître-Saint-Thégonnec, dans les monts d’Arrée, et la capitale sud-finistérienne est trop importante (70 km environ).

 

« Du chantage »

 

« C’est du chantage », dénoncent les associations de soutien aux migrants, en affirmant que tout a été fait dans les règles. « Nous raccompagnons les jeunes au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. À la demande du Prahda, nous avons également fourni pour chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels ils sont pris en charge par l’association », indiquent Les Utopistes en action, en pointant une convocation provoquée par le sous-préfet de Quimper et la Direction départementale de la cohésion sociale, qui finance le Prahda.

 

« On ne peut pas payer des chambres vides »

 

« On a effectivement demandé à Adoma, la structure qui gère le centre, d’appliquer les textes. On ne peut pas payer des chambres vides dans la semaine alors qu’on a des tas de gens à loger. Il n’y a rien de choquant dans cette décision. C’est du bon sens et je ne comprends pas que ça puisse faire râler certains », souligne le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Alain Castanier, qui fait également office de sous-préfet de Quimper.

 

On ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement

 

« Si ces élèves préfèrent être hébergés ailleurs, pas de problème. Mais on ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement », ajoute le représentant de l’État, « pas au courant », par contre, de la suppression de l’allocation journalière pointée par les associations. « C’est Adoma a géré la situation ».

 

« Cette belle aventure doit perdurer »

 

Les explications n’ont pas vraiment convaincu Les Utopistes en action, qui appellent à créer un comité de soutien à ces jeunes, « sortis très stressés de leurs entretiens », et à cette école alternative, première du genre en Bretagne.

« Il est évident que sans logement et sans aide financière, ils ne pourront pas poursuivre les cours alors qu’on a passé une première semaine formidable, confie Sandrine Corre. On a travaillé d’arrache-pied, tout le monde était content. Cette belle aventure doit perdurer ».


À noter

Une mobilisation est organisée ce lundi 21 mai, à 10 h 30, à l’école alternative du Cloître-Saint-Thégonnec. Marche solidaire, pique-nique et après-midi jeux avec les élèves.


© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/bretagne/refugies-ce-sera-ecole-ou-logement-20-05-2018-11964328.php#oWHt4AVmdk32jD6B.99

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:32
La Marée populaire du samedi 26 mai s'organise partout en France et à Morlaix

Des rassemblements sont en préparation à Brest, Quimper et Morlaix, pour le samedi 26 mai et la Marée Humaine contre la politique d'Emmanuel Macron.

A Morlaix, le PCF a pris l'initiative de proposer aux organisations politiques, syndicales, associatives signataires de l'appel présentes sur le territoire à une réunion de préparation le mardi 22 mai à 17h dans ses locaux

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,

Marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

 

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la financeoù le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

 

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

 

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. 

 Signataires :

 Alternative et autogestion
 Alternative Libertaire
 APEIS
 ATTAC
 Climat social
 Collectif des Associations Citoyennes
 Collectif National pour les Droits des Femmes
 Collectif La Fête à Macron
 Confédération Générale du Travail
 Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
 Convergence nationale de défense des services publics
 DIDF
 DIEM25
 Droit au Logement
 Ecologie sociale
 Europe Ecologie Les Verts
 Les Effronté.e.s
 Ensemble !
 Femmes Egalité
 Fondation Copernic
 France Insoumise
 Gauche Démocratique et Sociale
 Génération.s
 MJCF
 Mouvement Ecolo
 Mouvement National des Chômeurs et Précaires
 Nouvelle Donne
 Nouveau Parti Anticapitaliste
 Parti Communiste Français
 Parti de Gauche
 Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
 PCOF
 PCRF
 République et Socialisme
 Résistance Sociale
 Snesup-FSU
 Solidaires
 Syndicat des Avocats de France
 Syndicat de la Magistrature
 UEC
 UNEF
 Union Nationale Lycéenne

 

 

La Marée populaire du samedi 26 mai s'organise partout en France et à Morlaix

Cette rencontre est inédite ! Le siège de la CGT accueillait ce jeudi 17 mai une réunion pour préparer la grande journée d'action du 26 mai. Il a vu arriver tous les ténors des partis à la gauche du PS. Benoît Hamon, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot étaient là pour lancer la mobilisation en vue "des marées populaires" qui seront organisées un peu partout en France. Mais pas question pour eux de prendre la parole et, conformément à ce qu'ils ont décidé de faire pour cette journée, ils ont laissé les responsables d'associations et ONG (la Fondation Copernic et Attac) présenter les choses.

 

Article Le Parisien - 17 mai 2018 

Partis de gauche, syndicats et associations citoyennes lancent un appel commun à «marée populaire festive» contre la politique d’Emmanuel Macron.

Une cinquantaine d’organisations nationales politiques, syndicales et associatives vont participer à la mobilisation du 26 mai un peu partout en France, pour « faire reculer » Emmanuel Macron, ont annoncé jeudi les porte-parole de ce mouvement.

« On est 50 à peu près et les signatures continuent d’arriver d’organisations petites ou grandes, syndicales, politiques, associatives », a expliqué Annick Coupé, l’une des organisatrices du « Collectif » et ancienne porte-parole de Solidaires, lors d’une conférence de presse au siège de la CGT, à Montreuil.

« C’est un ovni, ça n’a jamais été mis en place », a de son côté souligné Willy Pelletier, de la fondation Copernic, promettant une « marée populaire festive », avec fanfares et chars.

Des initiatives sont d’ores et déjà prévues à Paris, Marseille, Toulouse, Lille, Poitiers, Rouen ou Nantes. A Paris, la manifestation partira à 14h30 de la gare de l’Est vers la place de la Bastille. Il n’y aura pas de carré de tête, mais un char. Les organisations syndicales et politiques seront placées derrière le cortège « citoyen ».

 

 
 
 

 

« Amplifier le rapport de force » avec le gouvernement

Parmi les organisations figurent des associations comme Les Effronté.es, Droit au logement ; des partis (La France insoumise, PCF, Europe écologie les verts, NPA…) ou des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, Unef).

Les objectifs ? D’une part « réaffirmer le soutien aux luttes » actuelles, dont celle à la SNCF ou dans la fonction publique. D’autre part « faire reculer Macron et son gouvernement » en « amplifiant le rapport de force ».

Etaient présents à la conférence de presse, entre autres, Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain pour les Insoumis, Pierre Laurent (PCF), Benoît Hamon (Générations), Olivier Besancenot (NPA) ou Eric Beynel (Solidaires).

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, était absent, car « il avait un engagement » CGT, a déclaré Catherine Perret, qui représentait le syndicat. La dirigeante a insisté sur l' « indépendance » du syndicat, refusant de voir un changement de pied dans la décision de la CGT de participer à cette mobilisation aux côtés de partis politiques.

Mélenchon raille les syndicats « aux attitudes dogmatiques »

Jean-Luc Mélenchon a regretté les « attitudes dogmatiques » des syndicats absents, notamment la CFDT, mais aussi Force ouvrière. « Il faudrait un peu de souplesse dans le raisonnement, d’ouverture aux autres. Nous ne sommes pas 50 organisations à pratiquer le mélange des genres. Chacun reste lui-même, mais au service de tous », a-t-il dit, en marge de la conférence. « On peut voir le verre à moitié vide, mais là, c’est à 80 % plein ! La CFDT n’appelle pas, mais il y aura plein de gens de la CFDT qui seront présents », a réagi Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s.

Déclaration du PCF - 14 mai 2018


Le PCF s'engage pour réussir, le 26 mai, partout en France, face à Macron,
une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité

 

Le premier anniversaire de la cordée conduite par Emmanuel Macron, son gouvernement et la majorité parlementaire est marqué par des fronts de contestation, des mobilisations et des luttes multiples. Les masques du «et en même temps» et d’une communication à l’américaine tombent les uns après les autres. Aujourd'hui, selon un récent sondage, 86 % de la population dit ne pas avoir bénéficié de la politique engagée par le nouveau pouvoir. Seuls les plus fortunés, les actionnaires, les grands patrons peuvent dire « Merci Macron ».

 

Emmanuel Macron a fait le choix de l’autoritarisme, du passage en force et du mépris de classe. Son objectif est d’imposer une restructuration complète de notre société en s’attaquant prioritairement à l’égalité, la justice sociale et la solidarité. Cette stratégie s'accompagne d’une dérive atlantiste et militariste lourde de dangers.

 

La politique Macron est contestée par des mobilisations et des luttes nombreuses dans le pays, par des actions syndicales, associatives, citoyennes et politiques qui, malgré le matraquage des médias dominants, font entendre l'exigence d'autres choix politiques.

 

A la SNCF, alors que le gouvernement comptait sur l’isolement des cheminots et la division des syndicats, la bataille ferroviaire engagée par l’intersyndicale a changé la donne. Le débat, que ne voulait absolument pas Emmanuel Macron et son premier ministre, porte aujourd’hui sur une question : quelle ambition pour le ferroviaire public ? Face aux arguments qui lui sont opposés et aux contre-propositions inscrites dans la plate-forme des syndicats pour un véritable développement du rail, le gouvernement est en grande difficulté. Le PCF renouvelle son soutien aux grèves en cours et à l'organisation du « Vot’action » qui permettra aux 150 000 cheminots de s’exprimer. Au-delà, le PCF propose une votation citoyenne permettant à chacun de dire son approbation ou son opposition à cette réforme. Les militant·e·s communistes vont poursuivre et amplifier le travail d’explication, de décryptage des enjeux, et de propositions partout dans le pays. La bataille du rail qui s'engage au Sénat va être importante. Notre groupe y portera notamment l'exigence de solutions prenant en charge la dette de la SNCF et d'une garantie de propriété publique de la SNCF passant par l'incessibilité des titres détenus par l’État.

 

Air France, en réponse au chantage et aux intimidations de la direction de la compagnie,  les organisations syndicales, là aussi dans un cadre unitaire, ont obtenu une magnifique victoire, qui conforte l’ensemble du mouvement syndical et social. Plus de 80 % des salariés se sont exprimés avec une très nette majorité n’acceptant pas les propositions du PDG d’Air France. Il revient maintenant à l’État, qui est l’actionnaire principal, de prendre en main l’avenir de la compagnie en commençant par donner satisfaction aux revendications salariales de celles et ceux qui sont la richesse de cette compagnie.

 

A Carrefour, et dans de nombreuses entreprises privées, des mobilisations se font jour pour l'emploi, les conditions de travail et l'augmentation des salaires.

 

Dans les universités, le gouvernement s’emploie à marginaliser le mouvement de contestation de ParcourSup  et de la loi ORE et à briser les mobilisations des syndicats en cours, y compris par l’intervention des forces de l’ordre lors des assemblées générales ou pour assurer la tenue d’examens dans des conditions inacceptables. Une pression de plus en plus forte s’exercent sur les enseignants, menacés de sanctions disciplinaires. Alors que 65 000 étudiants supplémentaires sont attendus lors de la prochaine rentrée universitaire, ce qui est une très bonne chose, le dispositif actuel va de nouveau conduire à une situation ingérable et à une sélection renforcée. Le PCF appelle donc à poursuivre et à amplifier la mobilisation. Les sections du PCF s'ouvrent pour organiser des révisions du Bac et préparer, avec les bacheliers sans affectation, la prochaine rentrée scolaire.

Dans les Hôpitaux, le tour de France engagé par les parlementaires communistes établit, à chaque étape, le même constat. L'hôpital public ne tient qu’à un fil, celui du dévouement des personnels. Les équipes sont épuisées. C’est tout un système qui dysfonctionne avec des soignants totalement débordés et à bout. Une récente note interne aux services du ministère de la santé, annonce, contrairement aux déclarations publiques de la ministre, qu’il existe bel et bien un nouveau plan d’économie de 1,2 milliards d’euros à prélever sur la masse salariale entre 2018/2022, soit l’équivalent de 30 000 postes sur 5 ans. L'hôpital public ne s’en relèverait pas. Le PCF appelle à démultiplier les initiatives pour la défense de nos hôpitaux et pour un système de santé répondant aux besoins humains. La rencontre nationale de bilan du Tour de France organisée par les parlementaires communistes le 5 juillet sera une étape nationale importante.

 

Dans l'Energie, l'annonce de la privatisation des barrages hydrauliques a été une onde de choc qui a donné corps à un vaste mouvement unitaire pour sauvegarder ce bien public. Les chaînes humaines que nous avons initiées font des émules.

 

Suite à la remise en cause du statut de l'Office national des Forêts, nous serons le 17 mai prochain dans les manifestations unitaires pour préserver nos forêts et la filière bois.

 

Dans un tel contexte, la journée de mobilisation dans la fonction publique, le 22 mai prochain, à l’appel de l’ensemble des fédérations, est un rendez-vous de très grande importance. La réussite de cette journée permettra de faire entendre les exigences et les propositions sur une question essentielle dans la confrontation politique et idéologique qui nous oppose à Emmanuel Macron. Dire la nécessité du développement et de l’élargissement des services publics, des biens communs, c’est dire le choix de société qui est le notre, celui d’une égalité réelle.

 

Concernant les quartiers populaires, le président de la République a commandé un rapport, en novembre dernier, à Jean-Louis Borloo. Ce dernier, après un travail collectif, en lien direct avec les élus et les associations, vient de lancer un cri d’alarme. Le diagnostic est clair et s’impose à tous, à commencer par Emmanuel Macron, nous devons ramener la République dans les quartiers populaires. La généralisation des expérimentations locales qui ont réussi est la piste à suivre. Les moyens financiers, moitié moins que le coût du CICE, doivent être mobilisés. Les élus locaux et les associations doivent être au cœur du dispositif de mise en œuvre et de suivi des actions qui seront engagées. Emmanuel Macron donnera ses arbitrages le 22 mai. Il s’agira d’un moment de vérité. Le PCF appelle à la mobilisation pour une pression maximum sur le gouvernement. Le 9 juin, la Marche sur l’Élysée des Hauts-de-France permettra de faire entendre les oubliés de la République mobilisés pour la dignité et contre l'austérité.

 

Face à ces fronts de mobilisation, la stratégie à l’Élysée, à Matignon et dans les ministère est de miser sur des oppositions sectorielles, qui ne convergent pas en les réprimant.

 

Le PCF appuie le processus de travail unitaire qui a conduit à la proposition d’une journée de mobilisation le samedi 26 mai avec toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques qui veulent ensemble réussir un beau rendez-vous citoyen. Dans le respect des champs d’interventions respectifs, sans qu’aucune composante à cette construction unitaire inédite ne cherche à s’imposer, à dominer, nous appelons nos organisations et nos adhérents à œuvrer à la réussite de cette journée « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » à diffuser très largement l’appel unitaire, à créer les conditions, partout dans le pays, d’une journée qui rassemble le plus fortement possible pour des alternatives à la désastreuse politique d’Emmanuel Macron et du gouvernement. Les organisations du Parti, ses adhérent·e·s, ses élu·e·s, en fonction des réalités locales, sont invité·e·s à co-organiser dans leurs villes et leurs villages soit le vendredi 25 au soir, soit le samedi 26 au matin, les rassemblements unitaires pour permettre une convergences vers les manifestations départementales ou régionales décidées. 

Site d'Europe 1 suite à l'interview de Pierre Laurent

Le secrétaire national du Parti communiste rappelle que la mobilisation du 26 mai n'est pas à l'initiative de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon mais un appel de 80 organisations.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a assuré mercredi qu'"il n'y a ralliement de personne à Jean-Luc Mélenchon", après l'annonce par la CGT de sa participation à la mobilisation du 26 mai aux côtés de La France insoumise. "Je demande le respect pour les 80 organisations appelant à cette manifestation", qui "ne répond pas à l'appel de tel ou tel leader", mais est le fruit d'un "processus unitaire" sur plusieurs semaines, a lancé Pierre Laurent devant l'Association des journalistes parlementaires.

Appel collectif. "Le cadre unitaire n'a pas été organisé au départ par La France insoumise", a insisté le sénateur de Paris, critiquant un mouvement qui "développe de manière récurrente l'idée qu'il est lui seul à l'origine de tout et va fédérer tout". La CGT, qui a jusqu'à présent refusé de se joindre à des journées organisées par La France insoumise, a expliqué son ralliement à cette "marée populaire" par "l'urgence sociale". Réunies le 3 mai à la Bourse du travail à Paris à l'initiative de l'association Attac, plusieurs organisations syndicales, politiques et associatives s'étaient mises d'accord sur le principe d'une manifestation le 26 mai pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité.

Dans le sillage des cheminots. Pour ce "premier grand rendez-vous qui va voir converger" ces différentes organisations, le responsable communiste s'attend à "une mobilisation de masse dans le pays, bien supérieure à toutes les mobilisations que nous avons connues". Pierre Laurent a estimé que le mouvement des cheminots a été moteur. Sur la réforme ferroviaire contestée, "je suis favorable à une consultation des Français", via une "votation citoyenne" comme dans le passé sur la privatisation de La Poste, a-t-il ajouté. L'idée a été soumise aux organisations rassemblées le 26 mai. 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 12:47
Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. | Ouest-France

Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. | Ouest-France

Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. La CGT, syndicat majoritaire, appelle à se rassembler le mercredi 23 mai à Morlaix, pour défendre "la sauvegarde des petites lignes ferroviaires".

Une période de congés et ça repart. « Ces dernières semaines, on avait de moins en moins de monde à nos assemblées générales les jours de grève », confie Gabriel André, secrétaire de la CGT cheminots quimpéroise. La faute, selon lui, « aux congés posés il y a des mois » par les employés grévistes de la SNCF, « mais aussi aux ponts du mois de mai ».

Puis il y a eu le lundi 14 mai et ce rassemblement devant la chambre de commerce et d’industrie de Cornouaille à Quimper. Un moyen de sensibiliser le monde économique local sur« l’importance d’un service ferroviaire performant ». Une centaine de cheminots grévistes, Quimpérois mais aussi Lorientais, avaient répondu présents. « Une participation haute qui nous a surpris », précise Gabriel André.

Ce vendredi 18 mai, c’était le 19e jour de grève depuis le début du conflit opposant cheminots et gouvernement. Et, devant la gare de Quimper, ils étaient 40, ce vendredi midi, à l’assemblée générale. « Des chiffres équivalents à ceux du début du conflit. On revoit des têtes que l’on ne voyait plus depuis quelques semaines. Ça nous rebooste », martèle Gabriel André. Particulièrement mobilisés, les conducteurs de trains. « Rien que pour eux, la participation est à 60 %. »

 Morlaix le mercredi 23 mai

À l’issue de l’assemblée générale, la poursuite de la grève a été votée. Le prochain mouvement débutera mardi 22 mai à 20 h et se terminera le vendredi 25 à 7 h 55. Il s’agira de la 11e période de grève depuis le début du mois d’avril.

 
 

Mercredi 23, la CGT cheminots de Quimper appelle les grévistes à se rendre à Morlaix (Finistère), où un rassemblement départemental est prévu « pour renouveler nos demandes de sauvegardes des petites lignes ferroviaires, notamment celle entre Morlaix et Roscoff », explique Gabriel André.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:14
photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. Un homme réservé, finalement devenu fer de lance.

C'est l'histoire d'un mec qui s'auto-qualifie de « timide », « sans âme de leader » et dépourvu de « talents d'orateur ». L'histoire d'un quadragénaire qui dit n'avoir jamais « levé le doigt pour arriver à son poste » mais qui a fini par devenir, en 2010, secrétaire de la CGT des cheminots quimpérois. Autrement dit à la tête du syndicat le plus représenté au dépôt SNCF de la préfecture finistérienne avec 79 syndiqués sur environ 120 cheminots.

« Se bagarrer » pour ses droits

Dire que Gabriel André, 45ans, est parvenu à son poste par défaut ou par chance serait exagéré et lui faire offense. « Comme je le dis toujours, ma place est à prendre », reprend-il, sourire timoré aux lèvres.

Comment s'est-il retrouvé là alors? Peut-être grâce à ses idées. « Dès mon entrée à la SNCF, en 1998, j'étais jeune et j'avais conscience qu'il allait falloir se « bagarrer » pour garder nos droits. Voire pour en gagner d'autres. » Sa volonté et sa force de conviction, même enfouie derrière ses airs timides, le font vite « monter » dans la hiérarchie de la CGT quimpéroise. D'abord à l'union locale. Puis à la tête de la branche du syndicat consacrée aux cheminots.

S'il n'a pas l'image bougonnante d'un Philippe Martinez, le réservé Gabriel André peut toutefois se targuer d'avoir une qualité nécessaire pour assurer à la tête du syndicat : « Je crois avoir une certaine force de travail. Je ne compte pas mes heures. »

Depuis un mois et demi, le natif de Lorient (Morbihan) est à la tête de la contestation cheminote à l'échelle quimpéroise contre le gouvernement et son projet de réforme de la SNCF. « En ce moment, je n'ai pas vraiment de planning. L'agenda est chargé entre les grèves, le militantisme sur les jours de repos... et le travail. »

Car oui: être secrétaire CGT cheminots ne l'exempte pas de toute activité professionnelle. Quand il n'est pas en grève, comme c'est le cas deux jours sur cinq depuis début avril, « Gabi », comme il est surnommé, est aux manettes de TGV qu'il conduit jusqu'à Paris, ou de TER circulant sur les rails de Bretagne. « Il faut bien gagner un peu d'argent pour faire vivre ses proches. »

« Ma liberté a un coût »

Une vie de famille mise à mal ces temps-ci pour l'homme marié et père de deux enfants. « Forcément, c'est compliqué. Outre mon emploi du temps chargé, il y a mon salaire qui a fondu de moitié avec la grève. » Et si certains de ses collègues de lutte reprennent épisodiquement le travail pour subvenir aux fins de mois, Gabriel André, lui, ne loupe pas un jour de conflit. « Si je manifeste, c'est pour acheter ma liberté. Et elle a un coût ! » Et tant pis s'il faut se serrer la ceinture.

 

Ce vendredi matin débute le 19ejour de grève. « On n'est pas encore fatigué, même si c'est dur, précise le syndicaliste. On a l'impression que le gouvernement mise sur le pourrissement du conflit. Il se trompe: plus ça avance, plus on sent le soutien de la population. Plus ça va, plus on nous demande de tenir bon. Ça nous encourage. »

Des propos qui seront rapportés aux grévistes de la SNCF, réunis ce matin devant la gare de Quimper en assemblée générale. Au micro pour prêcher sa bonne parole, Gabriel André. Lui, le timide, devenu finalement fer de lance du mouvement cheminot quimpérois.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Gabriel André est venu témoigner à Carhaix à l'occasion de la venue du député européen PCF - Front de Gauche Patrick Le Hyaric avec Yvon Coat et Anne-Véronique Roudaut, secrétaire de l'UD CGT, du mouvement des Cheminots, de l'ampleur de la casse de la SNCF voulue par Macron et son gouvernement de droite ultra-libérale, du courage des cheminots investis dans la grève pour la défense d'une certaine idée du service public, conscients que cette étape est décisive pour notre capacité ou non à faire échec au projet de transformation profonde de notre société de Macron, dans le sens des intérêts du capitalisme financier. 

19 ème jour de grève à la SNCF - Gabriel André, le timide devenu meneur de troupes (Basile Caillaud, Ouest-France - 18 mai 2018) - très beau portrait d'un des courageux animateurs du mouvement de résistance des Cheminots en Bretagne
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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 05:43
Massacres à Gaza, spoliation et oppression des Palestiniens: lettre ouverte de Piero Rainero, élu communiste à Quimper, au président Macron

M.Piero RAINERO

Conseiller municipal de Quimper.

 

À Monsieur le Président de la République.

Sous couvert de Monsieur le Préfet du Finistère.

Quimper le 15 mai 2018

Monsieur le Président de la République,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation dramatique du peuple palestinien et particulièrement des habitants de Gaza victimes d'une agression criminelle de la part des forces d'occupation israéliennes qui encerclent leur territoire.

Les Palestiniens commémorent depuis plusieurs semaines la Nakba, période durant laquelle (1947-1949) près de 800 000 d'entre eux furent chassés de leurs maisons, de leurs villages, par la force et la terreur, contraints à l'exil, et à vivre depuis la dure condition de réfugiés reclus dans des camps.

À leur volonté exprimée pacifiquement et massivement de vivre dans la dignité et de voir respectés leurs droits fondamentaux reconnus par l'ONU et toutes les instances internationales, le gouvernement israélien répond par des tirs à balles réelles contre des civils désarmés, opérant un véritable massacre : depuis le 30 mars ce sont 114 personnes qui ont été tuées, parmi lesquelles des enfants (y compris des bébés), des femmes, des vieillards, et plus de 6 000 blessées, plusieurs centaines très gravement.

Il n'est pas possible de tolérer un tel carnage à nos portes, aux portes de l'Europe.

Il faut y mettre fin de toute urgence, les autorités israéliennes doivent entendre la volonté des citoyens, des ONG, des institutions.

L'émotion, la désapprobation et la colère des défenseurs des droits de l'Homme s'expriment en France et partout dans le monde, y compris en Israël où des manifestations se déroulent dans plusieurs villes.

Reporters sans frontières saisit la Cours Pénale Internationale pour « crimes de guerre ».

Plusieurs gouvernements européens ont pris eux aussi des mesures : l'Irlande renvoie l'ambassadeur d'Israël, le Royaume-Uni et l'Allemagne demandent une commission d'enquête indépendante.

Vous êtes Monsieur le Président de la République, dépositaire par votre fonction de l'autorité de la France dans le monde.

Je vous demande par conséquent :

1 – d'intervenir fermement auprès du gouvernement de Tel-Aviv afin qu'il mette fin sans délais au massacre de manifestants pacifiques par ses forces militaires.

2 – d'agir au sein de l'ONU afin que soient prises des dispositions pour mettre le peuple palestinien sous protection internationale, à Gaza, en Cisjoranie, y compris à Jérusalem-Est.

3 – de lancer une opération humanitaire pour porter secours aux blessés palestiniens en envoyant dans le port de Gaza un navire-hôpital, des personnels et des équipements médicaux.

4 – de saisir la Cours Pénale Internationale pour enquêter sur les crimes de guerre commis contre la population de Gaza afin que les responsables de ces actes en rendent compte.

5 – d'agir pour la levée immédiate du blocus de Gaza qui affame le peuple gazoui et le prive de ses droits élémentaires.

En vous remerciant, Monsieur le Président de la République, de l'attention que vous porterez à cette demande pressante, et dans l'attente de votre réponse, je vous prie de bien vouloir agréer l'expression de ma considération distinguée.

 

Piero RAINERO

Conseiller municipal de Quimper.

 

24 octobre 2017: rassemblement à Quimper pour la libération de Salah Hamouri. Prise de parole de Piero Rainero

24 octobre 2017: rassemblement à Quimper pour la libération de Salah Hamouri. Prise de parole de Piero Rainero

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:42
Finances Publiques: une semaine de mobilisation en Finistère. « Non au tout numérique oui aux agents aux guichets » (Pierre Chapin, Le Télégramme Finistère, 15 mai 2018)

C'est une "semaine noire" qui s'ouvre aujourd'hui pour les Finances publiques dans le Finistère. A l'appel de l'intersyndicale FO, Solidaires, CGT, CFDT, la semaine qui s'ouvre sera en effet ponctuée d'actions unitaires menées dans les différentes antennes de la DGFIP du département, pour demander la fin des suppressions d'emplois et réorganisations des services. La coup d'envoi de cette série d'actions était donné ce lundi matin à Brest.
 

Face aux menaces de restructuration, c'est une « semaine noire » que promet l'intersyndicale de la direction des Finances publiques, dans le département. Le coup d'envoi en était donné lundi matin, au centre de la rue Duquesne.

Le tout dématérialisé n'est manifestement pas encore d'actualité, en ce qui concerne les impôts. Lundi, à 8 h 30, des dizaines de contribuables attendaient en effet l'ouverture des portes du centre des Finances publiques, rue Duquesne. À quelques jours de la date butoir pour déclarer, sur papier, ses revenus 2017, le flux de visiteurs ne s'est guère tari de la journée. Un constat en forme de preuve par l'exemple, pour l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires et CFDT, qui combat depuis des semaines les réductions d'emploi et restructurations que subit la direction générale des Finances publiques. « On représente seulement 5 % de la fonction publique d'État, et pourtant, ces seize dernières années, on a perdu 38.000 postes, soit plus de 95 % des suppressions d'emplois de cette même fonction publique, au motif que l'État veut du tout Internet. Mais il faut des agents au service du public ! ». Un message qu'une partie des agents, en grève à Brest ce lundi, ont décidé de porter directement aux usagers, comme ce sera également fait à Châteaulin, Quimper ou Morlaix cette semaine. Le Finistère, après avoir perdu 350 agents ces dix dernières années, pourrait en effet voir 250 postes supprimés à l'horizon 2022.

 

Nouvelles fermetures redoutées en 2019

 

Dans ce décor, le site brestois n'est pas le plus mal loti, loin de là. Fort de quelque 150 agents, c'est même le deuxième plus important de Bretagne en nombre de visiteurs, estimés entre 800 à 1.000, quotidiennement, en cette dernière ligne droite des déclarations de revenus. « Et pourtant, le centre est fermé deux demi-journées chaque semaine, et des fiscalistes se transforment en assistants utilisateurs, car il manque du personnel pour accueillir correctement le public », décrit Éric Guerry (FO). Mais les inquiétudes des agents ne se limitent pas à ce seul pôle. « Le centre de Guipavas a fermé le 1e r janvier. On évoque les fermetures des trésoreries de Daoulas, Rosporden et Lannilis en 2019, celle de Lanmeur dans deux ans. Ce sont les populations rurales et les plus fragiles qui vont encore trinquer », anticipe Stéphane Douet (Solidaires). Selon l'intersyndicale, le prélèvement à la source ne réglera rien à ces difficultés, « car il y aura toujours une déclaration à faire ». Les syndicats réclament donc la fin des suppressions d'emplois et des fermetures de trésorerie, pour le maintien de « moyens nécessaires à un vrai service public de proximité ».


© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/impots-non-au-tout-numerique-oui-aux-agents-aux-guichets-15-05-2018-11959013.php#ZpYECu8e9aC2bI45.99

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 05:49
Halte au massacre à Gaza: rassemblement devant le monument au mort ce mercredi 16 mai à Brest, dans le haut de la rue de Siam, à 18h
 PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
 
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62 
@ : pcf_brest@yahoo.fr
 
 
 
A la veille du 15 mai, jour de la commémoration de la Nakba et alors que plus de 35 000 palestinien-ne-s manifestent en différents points de Gaza dans le cadre des Marches pour le droit au retour et contre l’implantation de l’ambassade américaine à Jérusalem, l’armée israélienne est en train de commettre un nouveau massacre.
 
A cette heure et pour ce seul 14 mai, il faut compter  55 morts et 1300 blessés qui s’ajoutent aux 53 palestiniens assassinés et aux 2 000 blessés par des tirs à balles réelles depuis le 30 mars, début des Marches.
 
Dés le premier jour, le PCF, inquiet de l’escalade, avait demandé - sans résultat- au président Macron d’intervenir et de passer de la parole aux actes.C’est l’ensemble de la communauté internationale qui, en laissant agir le gouvernement israélien en toute impunité par son silence et son inaction, est complice de ce terrible massacre.
En prenant la décision provocatrice et contraire au droit international de déplacer son ambassade à Jérusalem, les États-Unis portent une responsabilité particulière.
 
De nombreux observateurs étrangers et des experts ont pu constater combien l’usage de la force contre les manifestants palestiniens pacifiques était disproportionné. Les snipers de l’armée israélienne tirent avec l’ordre de tuer.
 
Au vu de ces nouveaux évènements pourtant prévisibles, la section du pays de Brest du  PCF réitère sa demande au gouvernement de sortir de son coupable silence et d’agir pour protéger le peuple palestinien. Elle appelle à participer au RASSEMBLEMENT DEVANT LE MONUMENT AUX MORTS A BREST CE MERCREDI 16 MAI à 18 h
 
 
 
 
 
 
 
 
Halte au massacre à Gaza: rassemblement devant le monument au mort ce mercredi 16 mai à Brest, dans le haut de la rue de Siam, à 18h
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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 12:16
Rencontre-débat avec Dominique Vidal le mercredi 23 mai à la Fac Ségalen à Brest et le 25 mai à Quimper, 20h30 aux Halles St François
Rencontre-débat avec Dominique Vidal le mercredi 23 mai à la Fac Ségalen à Brest et le 25 mai à Quimper, 20h30 aux Halles St François
Le mercredi 23 mai, l'AFPS reçoit Dominique Vidal pour une conférence autour de son ouvrage : "Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron".
Cela se passera à la fac Ségalen (amphi 1) à 18 h.
 
Sont associés à cette initiative : l'AFPS, Les Amis du Monde diplomatique, le CCFD-Terre solidaire, La Ligue des droits de l'Homme, Université européenne de la Paix, 4ACG. 
 
Le Vendredi 25 mai, Dominique Vidal sera à Quimper pour une autre conférence-débat, à 20h30 aux Halles St François.  
Rencontre-débat avec Dominique Vidal le mercredi 23 mai à la Fac Ségalen à Brest et le 25 mai à Quimper, 20h30 aux Halles St François
Rencontre-débat avec Dominique Vidal le mercredi 23 mai à la Fac Ségalen à Brest et le 25 mai à Quimper, 20h30 aux Halles St François
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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 18:30
Dessin de Mathieu - projets de visuels

Dessin de Mathieu - projets de visuels

Dessins de Mathieu - projets de visuels

Dessins de Mathieu - projets de visuels

Dessin de Mathieu - projets de visuels

Dessin de Mathieu - projets de visuels

Mathieu, 17 ans, lycéen et jeune communiste à Nantes - le communisme, c'est une utopie qui vaut le coup qu'on se batte pour elle!

Mathieu, 17 ans, lycéen en première à Nantes, membre des Jeunesses Communistes depuis la fin 2016 et du PCF depuis septembre 2017 suite à son adhésion à la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, nous parle des raisons de son engagement, des formes qu'il prend dans ces mois de résistance à la réforme du lycée et de l'université, et plus généralement à la politique de Macron. Vendredi 11 mai, il a tenté de résister aux CRS qui évacuaient la fac de Nantes occupée par les grévistes. 

Mathieu, à quand tu daterais ta première prise de conscience politique ?

A partir de la loi travail en 2016, je veux m'engager dans une organisation politique pour agir, sachant que j'étais déjà très mobilisé dans mon collège, en 3ème, aux côtés des lycéens en grève ...

Je savais qu'il y avait des problèmes dans le monde depuis que j'étais petit mais j'ai pris part aux manifestations contre la loi El Khomri sans faire encore partie d'un comité.

J'ai participé au blocus de mon collège et de mon lycée avec des lycéens, les organisateurs étant en première et en terminale et ne faisant pas partie d'organisation politique.

Qu'est-ce que tu as fait que tu as été attiré par le communisme ?

Les jeunesses communistes étaient le groupe avec lequel j'avais le plus de contact. J'en avais déjà entendu parler et j'avais entendu parler des événements révolutionnaires d'Europe et du reste du monde à travers l'histoire, je me suis dit qu'il fallait militer dans une organisation politique qui voulait transformer la société.

Je voulais me mettre vraiment à militer et je ne savais pas encore qu'exister d'autres manières de militer et comités hors des partis politiques. J'étais attiré par le marxisme. Ma sœur, déjà militante des JC et du PCF, m'avait conseillé de lire « Le Manifeste du Parti Communiste » et je l'ai lu en seconde. Cela m'a apporté une pensée politique politique derrière : une thèse et une solution pour éradiquer les problèmes mondiaux. J'ai été marqué par le lien du texte avec la réalité sociale et économique d'aujourd'hui. Les descriptions du communisme que j'ai pu lire m'ont paru claires et logiques.

Est-ce que tu n'as pas l'impression de faire des choix à contre-courant ? Est-ce que tu penses d'abord que les partis ont encore un avenir, un potentiel d'attraction et une utilité ?

Je ne sais pas si je suis bien placé pour répondre à cette question, mais un parti t'apporte une idéologie structurante, un lien avec une pensée politique, des points d'appui au niveau du militantisme, des compagnons de lutte. Au niveau des actions, cela n'a pas été toujours ce que j'attendais. Je suis en désaccord avec certaines décisions du Parti, comme les décisions par rapport à la Zad ou les propos de dénonciation sur les black blocks. 

Que représente le communisme pour toi ? Comme pratiques et valeurs ?

Les valeurs historiques du communisme ont eu une portée et une importance capitale au XIX e et au XXe siècle, elles ont permis des grandes avancées, ce sont des valeurs humaines et sociales essentielles qu'on essaie de faire oublier en mettant en exergue simplement les dictatures, le stalinisme, les échecs d'expériences autoritaires qui ont été souvent des caricatures de communisme.   

La définition de ce que représente le communisme en deux trois mots ?

L'humain d'abord avant le profit égoïste de quelques-uns. Le partage des richesses. Une utopie qui vaut le coup qu'on se batte pour elle.

Est-ce que tu penses que le communisme a encore un avenir ?

Le communisme aura toujours des partisans de par le monde. Les dernières élections ne sont pas représentatives. Beaucoup de communistes se sont sentis obligés de voter pour Mélenchon par vote utile. Avec les réseaux sociaux, on arrive à développer la pensée communiste, au-delà des adhérents communistes, il y a aussi pas mal de sympathisants qui se reconnaissent dans les valeurs, les combats, les symboles. Plein de gens se rendent compte compte que le communisme est la pensée politique que leur plaît le plus et qui explique le plus le désordre du monde en offrant une voie pour sortir de ce système, et des valeurs qui sont les plus propices pour se battre pour un monde meilleur. Dans mon lycée qui est plutôt bourgeois à Nantes, en dehors des apolitiques, la majorité des jeunes, on a un clivage net entre les gens qui sont pour le capital, déjà petits ou grands bourgeois et contents de l'être, et d'autres jeunes qui se réclament du socialisme, du communisme, de l'anarchisme, qui veulent faire changer la société et visent l'égalité. 

Qu'est-ce que tu penses de France Insoumise et de la dynamique qu'a incarné la candidature Mélenchon ?

On ne peut nier qu'ils ont bien réussi leur coup en atteignant un score satisfaisant pour un groupe que on peut classer à l'extrême-gauche par certains aspects. Malheureusement, ils ont fait une campagne de diabolisation par rapport au PCF après. Il n'y a plus de dynamique unitaire entre eux et nous or seule l'unité peut faire reculer les nationalistes, les identitaires, et la droite libérale représentée par Macron ou Les Républicains.

Est-ce que tu as eu des lectures politiques qui t'ont marqué après la lecture du « Manifeste » ?

Des lectures de textes néo-situationnistes comme ceux du Comité Invisible.  Des récits sur la guerre d'Espagne. Un récit de prolétaire au XIXe siècle entre 1865 et 1890. L'écrivain américain Thoreau qui a influencé les idées de désobéissance civile.

En quoi consistent tes actions militantes depuis quelques mois ?

Depuis peu, il y a un comité lycéen nantais qui a été créé auquel je participe beaucoup avec d'autres camarades des JC. On organise des blocus de différents lycéens : plus de 3 lycées bloqués à Nantes entre le 22 mars et les vacances de Pâques pour dénoncer la réforme du lycée et de l'Université, la loi ORE qui renforce la sélection sociale à l'école et ne pas donne les moyens de fonctionner. De plus, on organise des cortèges lycéens, c'est-à-dire le départ de plusieurs centaines de lycéens avec nos banderoles et nos drapeaux du comité. Je réalise d'ailleurs des visuels et des banderoles pour notre comité lycéen nantais (CLN).

J'ai aussi manifesté en solidarité avec la ZAD pour éviter leur évacuation violente, dénoncer la répression policière qu'ils subissent. 300 blessés à la ZAD, c'est écœurant !

Avec les Jeunesses Communistes, on se croise dans les manifestations, on fait des collages et des réunions où on débat et où on parle de nos prochaines actions.

Qu'est-ce que tu penses que représentent Macron, son arrivée au pouvoir et sa politique ?

On a la nouvelle droite, ultra-capitaliste, qui est en train de détruire les droits sociaux et démocratiques par ses réformes. Dès ses premiers mois au pouvoir, il enlève l'impôt de solidarité sur la fortune. Des réformes anti-corruption ont été désamorcés. C'est du "deux poids, deux mesures" : on met des personnes en prison parce qu'elles sont pauvres et qu'elles volent, dealent, pour des délits mineurs, alors que des politiques ou des patrons volent la collectivité, le FISC, et s'en sortent toujours très bien. En France, la prison, c'est pour les pauvres et jamais pour les riches, qui s'en sortent toujours très bien face à la justice française.

Qu'est-ce que tu attends du congrès du PCF ?

Je n'ai pas trop suivi ce qui va être débattu précisément. Cela serait bien qu'il y ait une campagne de recrutement pour les Jeunesses Communistes, qu'on crée des cortèges Jeunesses Communistes, qu'on dynamise le recrutement militant. Aujourd'hui, beaucoup de gens veulent s'investir sans savoir ce que c'est exactement que le PCF, comment militer avec lui, etc... Il y a un gros effort de communication à faire. 

Propos recueillis par Ismaël Dupont

 

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 19:03
Ouest-France
Quimper. Les cheminots votent pour la poursuite de la grève

Publié le 28/04/2018

Samedi matin, devant les locaux de la CGT cheminots à Quimper.

 

Samedi matin, devant les locaux de la CGT cheminots à Quimper. | Ouest-France

Déjà le 11e jour de grève pour les cheminots de Quimper. Ce samedi 28 avril, ils ont décidé de poursuivre le mouvement national.

La grève se poursuit, à la SNCF. Ce samedi 28 avril, dès 10 h, une trentaine de cheminots, certains avec leurs enfants, étaient présents aux locaux de la CGT, derrière la gare de Quimper (Finistère). Rassemblés pour se serrer les coudes, alors qu’ils entament leur 11e jour de grève. "On tient bon."

"Les organisations syndicales ont quitté la négociation avec la ministre des Transports. Après un premier refus, le Premier ministre a accepté de rencontrer les organisations syndicales, le 7 mai", explique Gabriel André, secrétaire général de la CGT cheminots de Quimper.

La grève entame les salaires

"Nous voulons maintenir un haut niveau de mobilisation d’ici là." Alors que la direction de la SNCF annonce un nombre de grévistes en baisse, Gabriel André l’assure, "sur Brest, Quimper et Auray, il y a eu plus de 60 intentions de grève sur 85 cheminots". Pourtant, la grève commence à peser sur les salaires. "On a reçu la fiche de paye. Le décompte s’arrête mi-avril, mais c’est déjà plus de 400 € en moins. En mai, ce sera plus encore."

Certains savent qu’il faudra plusieurs mois pour s’en remettre financièrement, d’autres feront peut-être un crédit à la consommation pour payer les charges et le quotidien. Mais ils ne lâchent pas. Y compris ceux qui ont une bonne partie de leur carrière derrière eux. "On n’a rien à gagner, nous, disent-ils. On fait ça pour la boîte."

La reconduction de la grève a été votée à l'unanimité. Prochaines journées de perturbation dans les gares : jeudi 3 et vendredi 4 mai.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-les-cheminots-votent-pour-la-poursuite-de-la-greve-5729136

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