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Militant du Mouvement de la Paix (il l'avait représenté à l'ONU au moment de la guerre en Irak, avait participé à de nombreux rassemblements pour le désarmement nucléaire à Crozon), sympathisant communiste, qui avait été l'ami de Dédé Moat quand il vivait au port de Roscoff sur son bateau, Yvon Le Corre avait réalisé pour les communistes morlaisiens la fresque du Pont de la Corde exposée au local du PCF Morlaix.
C'était surtout un formidable artiste, qui enseigna le dessin et la peinture notamment à Titouan Lamazou, un aventurier, un passionné de mer, de voyages, d'explorations, quelqu'un qui sut vivre et créer avec une intensité remarquable.
Nous avons appris ce matin par notre camarade Pol Huellou le décès d'Yvon Le Corre hier. Nous avons une pensée pour ses amis, notamment ceux du mouvement de la Paix (Pol Huellou, Roland Nivet), pour sa famille et ses proches. Et nous saluons chaleureusement le talent, l'originalité et les engagements de cet homme hors norme.
Le Trégor, 25 août 2020
https://actu.fr/bretagne/treguier_22362/treguier-le-peintre-yvon-le-corre-est-decede_35714337.html
Le peintre Yvon Le Corre est décédé, mardi après-midi, à Tréguier à l’âge de 81 ans. Pour ses 60 ans de peinture, deux expos lui sont consacrées cet été à Lannion et à Tréguier. Il aura eu le temps de les voir.
Lire aussi : Peinture. Yvon Le Corre expose à Tréguier et à Lannion
« Une vie de peinture et de mer ». Ainsi peut se définir le parcours de ce peintre hors normes » un peu anar sur les bords » comme il aimait à le rappeler.
Né en 1939 à Saint-Brieuc, Yvon Le Corre a fait l’école des Beaux-Arts et fut l’élève d’Emile Daubé, dont la famille est à Trébeurden et qui créa le musée de Saint-Brieuc.
Lire aussi : Yvon Le Corre affiche les mots de sa colère
Ce dernier le prend sous son aile : » Il a donné un sens à ma vie » disait Yvon Le Corre.
Dès lors, il sera un peintre et un infatigable baroudeur. De l’Antarctique au Spitzberg, des Caraïbes à Madagascar, un carnet à la main, il croque, saisit, trace.
Une vie d’aventures mais aussi d’engagements, de coups de coeur et de combats. Il a refusé deux fois d’être peintre de la Marine, tout comme il a décliné la médaille de chevalier des Arts et lettres. Il a accepté néanmoins en 2012, des mains d’Erik Orsenna, le prix Mémoires de la mer.
A l’image de ce que lui avait donné Emile Daubé, il a transmis ce sens du croquis de voyage au célèbre navigateur Titouan Lamazou, qu’il a formé à la peinture et à la mer quand il était professeur à Marseille dans les années 70.
A bord d’Eliboubane, une chaloupe sardinière, ou de Girl Joyce, un ligneur anglais, il sillonne les mers et s’ancre définitivement il y a 30 ans à Tréguier. Non loin de la maison de Renan, il installe son atelier. Sur un mur, une devise de Che Guevara : « Endurcis toi sans jamais perdre la tendresse ».
Là il crée sans cesse.
Chaque peinture est toujours une épreuve,
lâchait-il en juin dernier lors du vernissage des expositions.
Pour la première fois cet été il a exposé à Tréguier, mais aussi à Lannion. En 2016, une grande rétrospective lui avait été consacrée au château de la Roche Jagu.
Il est aussi l’auteur d’une douzaine de livres dont le dernier, Azouyadé, paru en 2015. En 2011, il avait raconté son parcours et sa peinture dans un important ouvrage composé à la main, L’Ivre de mer.
Dans sa dernière exposition encore visible à Tréguier, ses tableaux sont de plus en plus abstraits. Il se justifiait :
Je suis un peintre qui cherche le mouvement et la lumière. »
Les expositions Yvon Le Corre à Tréguier et Lannion sont visibles jusqu’au 10 octobre.
Beaucoup de gens ne le savent pas.
La première femme élue dans le Finistère (1925), la première femme maire (1945), la première femme députée (1948) dans le département étaient communistes.
Le Chiffon Rouge leur rend hommage.
A l'instar de ce qui s'est passé en Union Soviétique juste après la révolution d'Octobre, qui sonnait aussi comme la fin d'un ordre conservateur oppressif pour les femmes, le mouvement communiste au XXe siècle, même s'il était pas étranger aux préjugés du corps social en son temps, et de culture machiste et d'inégalité entre les hommes et les femmes, eut au moins le mérite d'affirmer le droit des femmes à prendre des responsabilités à égalité avec les hommes et de faire émerger, mais elles le doivent surtout à elles-mêmes, des femmes qui ont joué un grand rôle sur la scène politique et sociale, et dans l'histoire de notre région.
Congrès du PCF à Strasbourg en 1947 - Daniel Trellu, chef des FTP du Finistère, le premier à gauche: à ces côtés, Gabriel Paul, député communiste de Brest à la Libération, Pierre Le Rose, résistant à Concarneau, responsable du Front National de Libération de la France dans le Finistère, secrétaire départemental du PCF de 1953 à 56, Marie Lambert, secrétaire départementale du PCF en 1947 et députée de 1948 à 1951, puis journaliste (Photo des archives Pierre Le Rose/ PCF Finistère)
Marie Perrot-Lambert (1913 – 1981): la première femme députée du Finistère fut communiste
Portrait de Marie Mahé, maire de Kernevel en 1945, Document du congrès départemental du PCF Finistère, 1947
1945, cinq maires finistériennes sont élues sur dix-neuf en France. Leur point commun : l’histoire les a quelque peu invisibilisées. Suzanne Ploux était la plus connue. Marie Digoy a été à la tête de Saint-Renan jusqu’en 1953, Jeanne Berthelé à Ouessant, jusqu’en 1951, Marie Mahé de l’ancienne commune Kernével et Marie-Thérèse de La Grandière d’Espiès, à Langolen.
Photo Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, et les camarades du Morbihan fêtent les 100 ans du Parti communiste et d'Eugène Crépeau, ancien maire communiste d'Hennebont
Photo Ouest-France - Eugène Crépeau, maire communiste entre 1959 à 1979, a fêté ses 100 ans le dimanche 16 août
Maire communiste d’Hennebont (Morbihan) entre 1959 et 1979, Eugène Crépeau a 100 ans ce dimanche 16 août 2020. Ouest-France a pu le rencontrer quelques jours avant son anniversaire.
Il y a quelques jours, à l’approche de son centième anniversaire, quand on lui avait demandé son sentiment sur cet âge à trois chiffres, il avait ri : Je ne sais pas, c’est la première fois !
Né un 16 août 1920, à Saint-Vincent-Sterlanges (Vendée), Eugène Crépeau, maire communiste d’Hennebont (Morbihan) de 1959 à 1979, conserve une vivacité d’esprit de jeune homme. Je suis né la même année que le Parti communiste français
, s’amuse-t-il encore. La petite histoire dans la grande, en quelque sorte. Imbriquée l’une dans l’autre des décennies durant.
Cet ex-enseignant – il a terminé sa carrière comme principal adjoint au collège de Kérihouais – se souvient : J’ai adhéré au parti sur le tard, quand j’avais 30 ans, après avoir côtoyé le milieu ouvrier des Forges.
Soixante-dix cotisations plus tard, l’homme a toujours du rouge à l’âme.
Depuis mi-juillet et une mauvaise chute, Eugène Crépeau se rétablit au Centre de réadaptation Eudo de Kerlivio. Quand il nous y reçoit, le futur centenaire se montre rassurant : Je reprends du poil de la bête.
Et de préciser : s’il a répondu favorablement à la sollicitation de Ouest-France, ce sera aussi pour parler du Parti communiste.
Il évoque l’appel de Stockholm, lancé en 1950 contre l’arme atomique et soutenu par le PCF. C’est sur cette base, cette adhésion pour la paix
, qu’il décide de s’encarter. Et aussi pour les positions sociales du parti, son anticolonialisme, la Résistance… Je sais bien que tout n’est pas parfait, il y a eu des erreurs, le parti a mis du temps à évoluer, à se détacher de l’Union soviétique.
Mais l’ancien élu en est convaincu, le PCF, dont l’influence ne cesse de s’étioler, peut avoir un avenir : L’idéal reste valable.
Retiré de la vie politique depuis 1995, il n’en demeure pas moins un observateur avisé de l’actualité locale. Mais rien à faire, fidèle à son habitude, il ne dira pas un mot sur ses prédécesseurs. Question d’élégance.
Et puis, il n’est pas dupe, les temps ont changé pour les élus locaux. Aujourd’hui, le poids de l’agglomération est considérable
, constate par exemple Eugène Crépeau. Il se remémore son accession aux responsabilités en 1959, les baraques d’après-guerre encore omniprésentes, l’absence d’infrastructures sportives, etc. La ville est à reconstruire.
À l’époque, on ne nous disait pas qu’il n’y avait pas d’argent,
note-t-il. On déposait un dossier et l’État finançait, la commune ne payait rien.
Il dresse le parallèle avec les politiques d’austérité actuelles
et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qui fait beaucoup de dégâts
. Pour Eugène Crépeau, les difficultés financières sont aussi l’affaire de la bonne volonté politique
.
Le Hennebontais, qui a longtemps espéré accéder à la députation – il a échoué à six reprises aux législatives -, déplore d’ailleurs la perte de confiance
dans le politique, avec des taux de participation aux élections en chute libre. Mais Eugène Crépeau a foi dans la jeunesse. Chaque génération a ses problèmes et ses idées. Greta Thunberg par exemple, je la trouve fantastique.
Aux esprits chagrins qui regrettent le bon vieux temps, l’ancien élu rappelle que le passé n’est pas tout rose
.
Ce qui n’empêche pas l’ex-prof de s’y plonger avec gourmandise à travers ses lectures. Sur sa table de chevet, on trouve en ce moment Magellan, de Stefan Zweig, prêté d’ailleurs par un de ses successeurs communistes à la mairie, Gérard Perron. Il faut se distraire, il n’y a pas que les choses sérieuses dans la vie !
, sourit Eugène Crépeau. À qui il tarde tout de même de battre à nouveau le pavé, lui qu’on a pu croiser encore récemment dans la rue lors du mouvement contre la réforme des retraites. Les communistes, c’est les manifs ! Et j’espère bien en faire encore au moins une !
Déclaration de la Fédération du Finistère: Pollution de l'Aulne
L'eau du robinet n'est plus bonne à consommer dans cinquante communes du département.
L'usine d'eau potable de Coatigrac'h, à Châteaulin a relevé une concentration élevée en ammoniaque
Des résidus de méthanisation provenant de la centrale de production de biométhane de Châteaulin, exploitée par le groupe Vol-V, sont à origine de cette pollution qui touche des milliers de foyers.
La préfecture du Finistère a pris un arrêté pour restreindre l'usage de l'eau dans 50 communes dont celle de Chateaulin, Crozon, une large partie du Pays Bigouden notamment.
Les communes impactées et leurs habitants se voient dans l'obligation de se procurer pour les besoins alimentaires de l'eau en bouteille.On imagine sans peine le coût de ces achats imprévus pour les familles te les collectivités territoriales.
L'enquête diligentée permettra d'établir certainement les responsabilités dans cet invraisemblable accident
Mais dès à présent la société en charge de la centrale de méthanisation doit s’engager à prendre en charge les dépenses des particuliers et des collectivités locales liées à la pollution dont les équipements qu'elle gère sont à l’origine.
Ils étaient plus d’une soixantaine, ce mardi, à attendre à l’extérieur de la préfecture du Finistère à Quimper, l’ouverture du service d’accueil des étrangers. (Le Télégramme/Lannig Stervinou)
« Chaque mardi c’est la honte. Tout Quimper parle de nous. Le touriste qui passe, il regarde et se dit : mais c’est quoi ça ? Même à Paris, ils sont plus organisés que ça. J’espère qu’ils vont vite trouver une solution ». Mohamed, Guilviniste d’origine tunisienne, comme tous ceux qui attendent d’être reçus par le service d’accueil des étrangers de la préfecture du Finistère, est désespéré. Pour avoir une chance d’entrer, certains étaient là dès 6 heures du matin, pour une ouverture à 13 h 30. Ils patientent sous le soleil qui brûle les peaux et les averses qui détrempent les habits. Dominique Brunel, président de la Ligue des Droits de l’Homme à Quimper, discute avec chacun, tente de rassurer et s’insurge. « On ne peut pas accepter ça ! », dit-il. Ce mardi, ils étaient une soixantaine, les précédents, près de cent. Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, toutes couleurs de peaux et toutes origines.
Faire attendre des familles dans ces conditions est indigne, inacceptable et révèle une organisation inadéquate.
Le service d’accueil des étrangers exige, dans le cadre de la procédure, et pour pouvoir avoir un premier rendez-vous, afin d’examiner la future demande de titre de séjour, que le demandeur se présente au guichet pour obtenir ledit premier rendez-vous. Auparavant, ce service de la préfecture était ouvert tous les jours, du lundi au vendredi, les matins et les après-midi. En raison de la Covid-19, l’accueil se fait dorénavant uniquement les mardis après-midi. « Faire attendre des familles dans ces conditions est indigne, inacceptable et révèle une organisation inadéquate », s’indigne Dominique Brunel. Dans un courrier en date du 17 août, adressé à Pascal Lelarge, encore préfet du Finistère jusqu’à la fin du mois, il demande « de mettre les moyens qu’il convient pour que ces personnes puissent être reçues rapidement et dans des conditions humaines dignes ».
Mais ce passage obligé n’est qu’une étape dans un véritable parcours du combattant, comme en témoigne Mohamed, qui vit en France depuis onze ans, est marié à une Française et père d’un enfant de dix mois malade du cœur. « Je paie mes impôts, je travaille en CDI. Depuis le 22 avril 2019, date à laquelle j’ai présenté un dossier de renouvellement de carte de séjour, il ne se passe rien. Aujourd’hui, mon récépissé a expiré. Je passe mon temps à contacter la préfecture et personne ne répond. C’est mon jour de repos et je suis venu pour avoir des nouvelles. Je peux vous citer au moins dix personnes de mon entourage dans le même cas que moi ».
Mathilde Maillard fait partie des nouveaux visages du Parti communiste promus aux responsabilités au seind e la majorité Cuillandre. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)
Belle interview de notre camarade Mathilde Maillard, médecin et militante communiste de 29 ans, benjamine de l'exécutif municipal et des adjoints brestois (le plus jeune élu du conseil municipal, Taran Marec, est aussi communiste à Brest), chargée de la politique du bien-vieillir et de l'inclusion des personnes en situation de handicap, dans le Télégramme d'aujourd'hui. Mathilde Maillard est une des 7 élus communistes à Brest avec Eric Guellec, responsable communiste et adjoint, Jacqueline Héré, maire de quartier à Bellevue, Jean-Michel Le Lorc'h, vice-président de l'agglomération, Taran Marec, Sandra Le Roux, Anne-Catherine Cleuziou.
Il y avait déjà une une présentation de Mathilde Maillard dans Ouest-France et Côté Brest en juillet:
Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Jean-Michel Le Lorc'h, Eric Guellec, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, Taran Marec - 7 élus communistes à Brest
Intervention du groupe des élu.e.s communistes
Par Eric Guellec, responsable du groupe des élus communistes brestois
Conseil Municipal du 17 juillet 2020
Permettez-moi, car nous n’avons pas eu l’occasion de le faire lors du précédent conseil, de vous féliciter au nom des communistes brestois et brestoises, Monsieur le Maire, pour votre élection.
Mesdames, Messieurs,
Chers Collègues, nous avons vécu ces deux tours de scrutin dans un contexte particulier. La crise sanitaire de Covid-19 que nous traversons a bouleversé nos vies et le fonctionnement de nos sociétés. Et risque de les bouleverser durablement. Le second tour des élections municipales a dû être reporté. Il a ensuite fallu faire campagne différemment. Innover dans la manière de diffuser les propositions, de convaincre, d’échanger avec la population. C’est ce que notre liste s’est attachée à faire avec dignité, le regard tourné vers l'avenir, vers le progrès social et écologique, quand d’autres choisissaient d’utiliser des moyens parfois détestables sur la forme, en se donnant des objectifs sur le fond que nous ne partageons pas. A l’issue de ces deux tours de scrutin, c’est une majorité de gauche et écologiste, renouvelée et élargie dans ses composantes, qui l’a emporté et va avoir la responsabilité de la gestion de notre belle cité durant les six prochaines années. A ce titre, nous assurons les Brestois et les Brestoises que cette victoire, nous la mettrons au service de toutes et tous, sans exclusive.
Agir dans le sens de l’intérêt général, répondre aux besoins de la population, dans la perspective d’une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle. C’est ce qui nous anime depuis toujours et c’est ainsi que nous allons continuer à conduire l’action publique ces six prochaines années. Nous nous appuyons sur un long travail déjà mené pour Brest sur un projet municipal que nous avons construit avec la population. Un projet qui prend à bras le corps les défis qui nous sont posés pour aujourd’hui, bien sûr, mais également pour demain. Durant cette nouvelle mandature, notre équipe aura à cœur de mettre en œuvre, de traduire en actes, le projet que nous avons porté pendant la campagne. C’est là notre conception de l’action publique, tenir ses engagements. Les 7 élus communistes membres de la majorité s’y attelleront avec rigueur et exigence, profondément attachés à l’esprit d’équipe. Esprit d'équipe qui, s'il ne garantit pas la réussite, en est la condition sine qua non dans la durée. Ces élections municipales 2020 se sont donc déroulées dans un contexte totalement inédit. Et les signaux envoyés sont clairs.
- Ces élections ont montré que face aux difficultés de leur vie quotidienne, beaucoup de nos concitoyens ont sanctionné sévèrement la politique d’Emmanuel Macron. C’est un échec lourd pour toutes celles et ceux qui espéraient conquérir une multitude de villes avec l’étiquette de la république en marche. C’est un premier coup d’arrêt électoral pour le Président des riches.
- Ces élections ont également montré, mes chers collègues, que l’abstention s'est révélée très forte partout en France, notamment dans les quartiers populaires. Et l’explication d’un tel niveau d’abstention dépasse la question conjoncturelle de la crise sanitaire que nous traversons. Elle est aussi le signe d’un sentiment de rupture éprouvé sur l'ensemble du territoire national par une partie de la population. Ce message de nos concitoyens, il nous faut l’entendre, le prendre en compte et y répondre, même si, bien évidemment, les solutions ne sont pas que locales, loin s'en faut.
- Enfin, ces élections municipales 2020 ont montré que là où les forces de gauche et écologistes se sont unies et ont donc travaillé ensemble à un projet, social, écologique et démocratique, un projet en phase avec les besoins des populations, elles ont bien souvent emporté la victoire ! C’est le cas ici à Brest, mais aussi à Quimper, à Rennes, à Nantes, etc. Dans une période où la crise sanitaire a accentué les situations de précarité chez beaucoup, les services publics doivent être le pivot de la sortie de crise, buts et moyens d'un mode efficace de développement écologique et social. Investir dans le service public local, dans le bien public, est plus que jamais notre priorité. Ce mandat sera l’occasion pour notre majorité de continuer à développer des politiques sociales toujours plus ambitieuses dans toute la ville, dans tous les quartiers :
- Il nous faudra ainsi poursuivre le travail mené notamment par notre camarade Claude Bellec, élue communiste sortante que nous saluons et remercions pour son engagement depuis 2008, dans le domaine du renforcement des solidarités.
- L’évolution de la tarification sociale de l’eau et le développement d’un réseau d’épiceries solidaires accessibles au plus grand nombre constitueront de nouvelles étapes importantes de nos politiques sociales, pour un Brest toujours plus solidaire.
- Par ailleurs, la crise sanitaire met en lumière, de façon aveuglante, les enjeux de santé et les grandes difficultés que connaît l’hôpital public depuis de nombreuses années. Les fortes inquiétudes qui pèsent sur notre service public hospitalier, dont le CHU représente le pilier ici à Brest, nous conduisent à exiger que tout soit mis en œuvre pour que notre centre hospitalier dispose des moyens adaptés aux enjeux de santé et d’accès aux soins. La priorité doit être donnée à l’humain au-delà des logiques purement budgétaires et comptables. Au niveau de la ville, nous serons vigilants à ce que le travail concernant la création d’une mutuelle santé communale soit rapidement enclenché et à ce que de nouvelles solutions d’accès aux soins puissent voir le jour.
- Enfin, l’enjeu des solidarités ne saurait se penser sans une ambition toujours réaffirmée pour la vie associative brestoise et la promotion de l’éducation populaire dans les quartiers. Le soutien à la vie associative est le terreau de la solidarité et de la cohésion sociale. Renforcer les dynamiques collectives dans les quartiers, pour la construction de nouvelles solidarités, pour l’émancipation de chacune et chacun. Soyez assuré, et j’en terminerai là mon propos, que les communistes apporteront toute leur énergie au seul service qui vaille, le service à la population. Avec pour objectif, le seul objectif qui vaille, la construction d'une société meilleure. Monsieur le Maire, je vous remercie.