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Assemblée Générale du PCF 29 à la MPT de Logonna Quimerc'h ce samedi 8 décembre, en présence de représentants de plusieurs des 18 sections communistes du Finistère, avec Vincent Boulet, un des responsables nationaux du PCF en charge du secteur Europe, dont les éclaircissements sur les enjeux de la gauche progressiste et anti-libérale européenne ont été passionnants.
Retour sur le Congrès d'Ivry des 23, 24, 25 novembre, sur le mouvement social des Gilets Jaunes (plusieurs camarades ont rejoint la manif à Brest à 14h), sur notre projet pour l'Europe et l'enjeu des élections européennes. Discussion sur le lancement du travail sur les élections municipales dans le Finistère, à partir d'axes de projets construits avec les habitants pour servir leurs intérêts.
Une belle ambiance, de la détermination des camarades.
46 adhésions ont été recensées jusqu'ici cette année 2018 au PCF Finistère, portant notre nombre d'adhérents à 850, dont 4 nouvelles adhésions la semaine dernière.
Compte rendu de l'intervention de Vincent Boulet, un des animateurs du réseau Europe du PCF, à l'AG Départementale 8 décembre 2018.
On peut utiliser certaines brèches pour passer à un autre système.
L’Union Européenne dans son organisation progressivement construite est un outil du capital. Le PCF a fait campagne contre tous les traités européens qui régissent aujourd'hui son fonctionnement, défendant une politique libérale et austéritaire, au service du tout-marché, des banques et de la concurrence au détriment des souverainetés populaires et des conquêtes sociales. L’union européenne crée des marchés de toute pièce comme celui de l’électricité ou du transport. Elle impose le pacte de stabilité et de croissance ainsi que le pacte budgétaire.
Ce système accélère et aggrave le fossé entre les blocs de pays européens avec d’un côté des pays riches comme la France et l’Allemagne et de l’autre des pays comme la Grèce ou l’Italie.
La crise de 2008 a vu ses effets amplifiés en Europe par le système même des règles adoptées. L’UE décide alors d’aller encore plus loin et de renforcer le pacte budgétaire : lutte contre la dépense publique excessive ; appel à la réforme du système éducatif pour l’adapter au marché du travail ; approbation de la réforme des retraites …
Face à cela, une sortie de l’euro et de l’UE n’implique en rien une sortie du capitalisme et des logiques en œuvre au sein de l’UE. On doit s’attaquer à la classe dominante européenne et nationale en s’appuyant sur les forces concrètes européennes.
Contexte politique en Europe
L’environnement politique en Europe est défavorable au progrès. En effet il y a très peu de gouvernements de gauche et la Grèce est un échec. Syriza s’est retrouvé face à l’ensemble des classes dirigeantes et la gauche européenne a été incapable de soutenir le gouvernement grec. La Grèce a servi d’exemple avec le chantage de la sortir de la zone euro, qui aurait été synonyme de chaos.
Au Portugal, le parti socialiste minoritaire gouverne avec une alliance comprenant le PC Portugais et le Bloc de gauche. C’est ce rapport de force qui permet d’avoir des avancées politiques progressistes. Le Portugal applique des réformes en restant actuellement dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance.
Le piège tendu par cette classe dominante à travers Macron est de présenter que deux voies possibles. Une voie pro européenne libérale, une autre nationaliste. Le PCF défend une voie progressiste de gauche.
Quand à l’extrême droite européenne, elle mènera une campagne basée sur le slogan « on est chez nous ». Elle obtiendra vraisemblablement en ¼ et 1/3 des sièges au parlement européen.
Suite au Brexit, Macron et la classe dirigeante européenne essayent de remettre en place un imagier européen. Mais le gouvernement Allemand est en crise et Macron qui était érigé comme un modèle de remplacement de Merkel par la classe dominante se trouve aujourd’hui avec la crise des gilets jaunes devant une crise politique importante.
La sociale démocratie européenne se trouve elle aussi dans une grave crise, comme le montre les cas Allemand et Français. Les seuls pays où la sociale démocratie se maintient sont ceux où il y a un virage à gauche : Portugal, Angleterre, Espagne.
La souveraineté des peuples
Pour le PCF, la politique européenne doit être basée sur le principe de la souveraineté des peuples. Ainsi les peuples doivent choisir les projets de coopération sur lesquels ils veulent participer.
Il est aussi urgent de remettre en cause l’indépendance de la BCE. BCE qui est indépendante du contrôle démocratique, mais totalement dépendante des marchés financiers. Cela doit être complété avec un fond d’investissement européen.
L’idée qui guide le PCF et qui doit guider les forces progressistes est de créer une brèche. Le parlement européen est codécisionnaire des réformes européennes. Ainsi la libéralisation des chemins de fer a été adoptée avec seulement 24 voix d’avance sur 750. Le parlement européen vote aussi des déclarations sur lesquelles on peut s’appuyer comme la reconnaissance de l’Etat Palestinien.
Rapport du PCF avec les autres Partis Communistes européens
Le PCF appartient à la GUE qui comprend 21 partis politiques et du PGE qui comprend 31 partis (1 parti = 1voix). Les approches européennes des différents partis communistes peuvent être très différente les une des autres selon les situations nationales. Le PGE n’est pas un Komintern. Les partis communistes européens ne sont pas tous dans la GUE ou le PGE.
Le PCF au Parlement européen
Le PCF appartient au groupe de la GUE qui a actuellement 54 députés sur 750 parlementaires. Ce groupe a une importance particulière. Ainsi la lutte contre la libéralisation des ports et des docks a été engagée et gagnée par le combat des parlementaires de la GUE.
Les attaques libérales continuent en essayant de passer outre les institutions démocratiques. Pour exemple, les accords du CETA s’appliquent de façon provisoire suite au refus du parlement de Wallonie de le ratifier. Il s’appliquera de façon définitive quand tous les parlements l’auront ratifié.
La réponse à l’injonction d’une politique libérale européenne ne se situe pas dans un choix entre moins ou plus d’Etat mais dans des coopérations européennes.
Le PCF a des propositions prioritaires :
Les dépenses sociales ne doivent pas être comptabilisées comme de la dépense publique.
Il faut stopper la paupérisation des travailleurs pauvres en Europe passant de 7 à 10% alors que le PIB européen ne cesse de croitre passant de 15 000 milliards à 17 000 milliards.
Interdiction des délocalisations intracommunautaires.
Renforcer les droits des travailleurs détachés.
Lutter efficacement contre l’évasion fiscale avec un prélèvement à la source des profits.
Transformation de la PAC
Rénovation énergétique
Question de la paix et du désarmement. Refus d’une défense européenne intégrée et de porter à 2% du PIB le budget de l’armée. Désengagement de l’OTAN avec une conférence pan européenne large comprenant des pays hors UE comme la Russi , portant sur la paix et la sécurité en Europe.
La condition de la représentation du PCF au parlement européen est la suivante : avec 5% des voix, le PCF obtiendra entre 4 et 5 députés. En dessous de 5% des voix, le PCF n'aura pas de député.
Article Le Télégramme, 1er décembre:
Plus de 200 personnes ont manifesté samedi 1er décembre à Locmaria-Berrien contre la fusion avec Poullaouen. Une procession a été organisée jusqu’à la mairie. Dans le cortège, plusieurs maires des monts d’Arrée, qui, avant le défilé ont témoigné de leur solidarité au micro.
Éric Prigent, maire de Botmeur et président de Monts d’Arrée Communauté : « On est solidaire. On était contre ce projet. On estime que Locmaria a toute sa place dans les monts d’Arrée. On subit cette fusion dont on peut d’ailleurs penser que c’est peut-être les prémices de ce qu’on veut nous imposer pour le futur. On sent bien que raccrocher Locmaria (à Poullaouen et à Poher communauté, NDLR), peut permettre une proximité avec Huelgoat (…). En termes de procédures, on attend maintenant l’arrêté préfectoral, ensuite on se doit de discuter des conditions patrimoniales de sortie car ne n’est pas neutre pour notre territoire (MAC demande un million d’euros pour la zone du Vieux Tronc, NDLR) ».
Paul Quéméner (maire de Berrien) : « Le préfet a demandé à la communauté de communes de trouver un accord avec Locmaria-Berrien. Pour qu’un accord puisse être trouvé, il faut qu’il y ait des discussions. Or, le maire de Locmaria a refusé toute discussion. La sous-préfète dit être à notre écoute. J’en doute. Il ne faut pas attendre grand-chose de l’exécutif. Nous serons à vos côtés et peut-être que nous réussirons à faire quelque chose ».
Jean-Yves Crenn (maire de Lopérec) : « Je partage complètement vos idées. Je crois aux communes rurales, aux valeurs qui les animent. Une commune rurale a une identité. Votre histoire, vous la connaissez ; on ne peut pas la balayer d’un claquement de doigt ».
Yves-Claude Guillou (maire de Saint-Rivoal) : « Saint-Rivoal célébrera ses 100 ans en 2025. Si elle n’était pas une commune mais un hameau de Brasparts, elle n’aurait plus rien : ni école, ni bibliothèque, ni épicerie. Je suis de tout coeur avec vous. Sachez aussi
Communiqué PCF.
Le projet de fusion des communes de Poullaouen et Locmaria-Berrien est caractéristique du déni de démocratie actuel.
Les fusions de communes doivent être validées pour la fin de l’année 2018, car à compter du 1er janvier 2019 celles-ci ne pourront se faire, c’est donc une course de vitesse qui s’engage. Le prétexte du coût de réfection du réseau d’eau pour Locmaria-Berrien n’apparaît plus dans les discours des deux Maires, ni les soucis de voirie. Hors, la séparation d’avec la Communauté des Monts d’Arrée pourrait être bien plus élevée en terme financier.
Selon les dernières informations, le Préfet, donc le représentant de l’État, entend aller vite quitte à pousser Locmaria-Berrien à rétrocéder à Huelgoat sa partie de la Zone du Vieux Tronc. Incroyable mais possible. C’est pourquoi la section PCF de Carhaix-Huelgoat s’associe au collectif citoyen des Habitants de Locmaria-Berrien et appelle à venir les soutenir samedi 1er décembre à 15H au bourg de Locmaria-Berrien.
Il faut que les habitants soient entendus ; Locmaria-Berrien n’appartient pas aux deux édiles et encore moins au Préfet.
Un livre à conseiller de notre ami universitaire Olivier Coquelin que nous avions eu déjà eu le bonheur de publier dans le Chiffon Rouge:
https://autogestion.asso.fr/soviets-irlandais-experiences-autogestionnaires-dans-lirlande-revolutionnaire-1918-1923-12/
Pour comprendre les particularités de l’Irlande contemporaine, l’auteur nous invite à un voyage dans une histoire des revendications émancipatrices du peuple irlandais.
La partition de l’île d’Irlande, qui perdure à ce jour, fut l’une des conséquences de la Révolution de 1916-1923. Inachevée, la rupture avec l’ordre ancien contribua surtout à renforcer le pouvoir des forces conservatrices, à l’œuvre des deux côtés de la frontière.
Pareil phénomène oblige à s’interroger sur la nature même des mouvements politiques (révolutionnaires comme constitutionnels) et sociaux (agraires comme ouvriers) irlandais qui se réclamèrent du nationalisme, à partir du siècle des Lumières.
Dans quelle mesure se faisaient-ils les partisans de desseins progressistes dans la perspective d’une Irlande indépendante, autonome ou maintenue dans le giron britannique ?
Collection : « Histoire : enjeux et débats »
Auteur-e : Olivier Coquelin
Parution : Novembre 2018
Pages : 544
Format : 150 x 210
ISBN : 978-2-84950-693-6
"Dix organisations finistériennes (AFPS, ATTAC, Émancipation, Ensemble29, France Insoumise, FSU 29, LDH Brest, NPA 29, PCF 29 et Solidiaire 29) organisent une tournée de conférences avec Sarah Katz et Pierre Stambul afin de faire connaître le combat de ces deux membres de l’Union Juive Française pour la Paix.
Il y sera question d’origine du conflit israélo-palestinien et d’actions militantes réalisées en soutien aux palestinien.ne.s victimes des politiques israéliennes.
Pierre Stambul vient notamment d’écrire un livre "La Nakba ne sera jamais légitime". Sarah Katz était quant à elle présente sur le Al Awda, bateau de la flottille pour Gaza qui a tenté de faire parvenir des médicaments et du matériel à Gaza cet été. Sarah et Pierre rencontreront également des lycéens et lycéennes de Diwan à Carhaix le lundi 3 décembre.
En cliquant sur le lien suivant, vous pourrez prendre connaissance du carnet de voyage de Sarah Katz : ICI
Enfin, voici les grands thèmes développés dans le livre de Pierre Stambul :
Alors que la Palestine vit chaque jour une situation de plus en plus tragique, ce livre essaie de répondre à plusieurs questions clés pour que notre solidarité soit plus efficace.
Oslo a été une gigantesque illusion. L’agenda des « deux États vivant côte à côte » est totalement obsolète.
La question du sionisme est incontournable. Cette idéologie est à la fois un colonialisme, un nationalisme, une théorie de la séparation, un suprématisme, une manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. Il n’y aura pas de paix juste avec le maintien de cette idéologie plus que jamais à l’œuvre.
Combattre le racisme et en particulier l’antisémitisme est indispensable. Dans ce livre, je revendique mon identité juive d’enfant de rescapés du génocide. Le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme, il s’en est servi pour pousser les Juifs à émigrer. Le sionisme n’a aucun droit à s’emparer de la mémoire du génocide nazi. Des dirigeants sionistes éminents ont eu un comportement coupable à l’époque du nazisme. Israël a été dès le départ une société raciste. Pas seulement contre les Palestiniens, mais aussi à l’intérieur de la société juive israélienne.
Le mouvement de solidarité pour la Palestine en France a des problèmes importants d’orientation et d’unité.
Nous devons répondre à des questions essentielles : oui, la création d’Israël, indissociable du nettoyage ethnique de 1948, est illégitime. Non, on ne réparera pas un nettoyage ethnique par un autre. La solution juste ne passe pas par l’expulsion des Juifs israéliens, mais elle passe par le démantèlement de l’État juif. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».
Tant que ce régime criminel ne sera pas puni, la destruction de la Palestine se poursuivra. Le BDS est un outil totalement indispensable. Il ne s’agit pas de « convaincre » nos dirigeants qui sont consciemment complices de ce régime d’apartheid. Il s’agit de créer un rapport de force imposant les sanctions.
Si pour Philippe Jumeau, le secrétaire départemental du PCF, « 2018 ne sera pas la plus forte des éditions », Catherine Quéric, la présidente de la fête, note « une très belle édition. Il y avait plus de monde que l’an passé au concert du samedi avec 1 500 spectateurs, on devrait être sur la même jauge que l’an passé, autour de 5 000 visiteurs ».
Les différents militants du Parti communiste sont notamment très satisfaits de la fréquentation à l’espace cinéma, aux différents débats, celui sur la santé a attiré dimanche matin 300 spectateurs, celui sur les retraites 150 participants. « C’est une victoire d’équipe, préparée par les quatre fédérations », souligne Mme Quéric.
Philippe Jumeau note d’autres satisfactions. « On a donné la place juste et visible aux Gilets jaunes samedi soir. On a eu aussi la possibilité d’échanger avec d’autres forces sociales (syndicales et politiques) qui ont donné leur point de vue », dit-il.
Il restera maintenant aux militants à effectuer rapidement le bilan financier et politique de cette édition avant de se consacrer aux élections européennes où « nous espérons que Ian Brossat soit à la tête d’une liste de large rassemblement », précise le secrétaire départemental communiste.
Et l'article de samedi 1er décembre:
La 27e Fête de l’Humanité Bretagne a débuté ce samedi, au parc des expositions de Lanester. Le Parti communiste, qui organise cet événement annuel, propose un programme à la fois militant et culturel. Pour la première journée, le public, essentiellement composé de militants, a répondu au rendez-vous pour assister aux différents débats et spectacles.
C’est le nouveau chef de file du PCF aux élections européennes, Ian Brossat, qui animera le meeting politique, ce dimanche, à 15 h 30. L’élu parisien devrait aller à la rencontre des gilets jaunes qui occupent le rond-point de Lann-Sévelin durant la journée. Trois d’entre eux ont été invités à s’exprimer samedi soir avant le premier concert et ont rappelé leurs revendications.
À 10 h 30 : projection du film « Dis leur que j’existe : une histoire sahraouie », en présence d’Oubi Bouchraya du front Polisario ; à 11 h : conférence sur le thème « Vieillir en France, l’humain d’abord » ; à 13 h 30 : concert de Vocal Barbak, groupe vocal féminin ; à 14 h : conférence sur les retraites ; à 15 h 30 : intervention politique de Ian Brossat, chef de file PCF aux élections européennes ; à 16 h : concert de Motivés ; à 17 h 30 : concert de Bass Culture.
Ian Brossat était l’invité politique de cette 27e édition de la Fête de l’Huma Bretagne, dimanche 2 décembre. Il y a eu aussi de la musique, des rencontres littéraires.
La Fête de l’Huma Bretagne va bientôt refermer ses portes, ce dimanche 2 décembre, à Lanester. Les organisateurs affichent une grande satisfaction.
« Le succès est au rendez-vous, dit Catherine Quéric, présidente de la Fête, sur la grande scène. Des milliers de citoyens sont venus faire la fête, débattre, se cultiver. »
Satisfaction également du côté de Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF. « C’est une réussite politique. Nous avons eu de bons débats, notamment samedi soir au sujet des Kurdes. Nous avons aussi ouvert des discussions intéressantes avec toutes les forces de gauches, ce qui est prometteur pour les prochaines échéances. »
Ian Brossat, tête de liste aux élections européennes, a notamment insisté sur l’enjeu des élections européennes. « Le parlement européen est un lieu très important. Les décisions qui y sont prises, ne sont pas éloignées de notre vie quotidienne, d’où l’importance de voter le 26 mai. »
La Fête de l’Huma, c’est aussi des nourritures terrestres : crêpes, huîtres, paëlla, kig ha fars, saucisse de Molène… De nombreux stands ont permis aux estomacs de se caler. Et de la musique aussi. Au fil de ces deux jours, le chœur Vocal Bardak a lancé des impros
L’espace livres a également bien fonctionné. « Je viens depuis quatre ans, confirme Betty Marescaux-Tyteca, auteure, les gens sont d’une grande gentillesse, on y fait de belle rencontre. »
Pour les deux copines, Marie-Thé et Pascale, la Fête de l’Huma Bretagne, c’est tous les ans. « Et pour rien au monde je ne manquerai ça, confie Pascale, sympathisante, mais pas encartée ! Je veux rester libre. » Une fête de l’Huma qui s’est refermée en musique ce dimanche soir avec Motivés ! et Bass Culture.
Ian Brossat, qui a été tête de liste du Parti communiste aux Européennes, est aussi maire adjoint de Paris délégué au logement, à l’habitat durable et à l’hébergement d’urgence. (Photo : MAXPPP, Le Parisien)
Oui, j’irai les voir dimanche sur le terrain car je soutiens à 100 % la mobilisation des Gilets jaunes. Je le fais à chacun de mes nombreux déplacements. Je partage cette colère légitime et cette exaspération. Ce mouvement met en lumière le problème terrible du pouvoir d’achat. La France est en train de devenir un pays de travailleurs pauvres. Cette augmentation des taxes sur les carburants va encore davantage mettre la tête sous l’eau au mode du travail et aux familles modestes. Le rôle du Parti communiste est à la fois d’entendre cette colère et de faire des propositions.
La transition énergétique ne doit pas être payée par les familles modestes
La transition énergétique ne doit pas être payée par les familles modestes mais par les gros pollueurs, les entreprises et les ménages les plus aisés. Concernant le financement de cette transition énergétique, il faut mettre à contribution les compagnies pétrolières. Nous sommes actuellement dans un système absurde dans lequel les gros pollueurs ne paient pas la taxe carbone. Il faut également taxer le kérosène sur les vols intérieurs. Autre proposition, je plaide pour une diminution de la TVA à 5,5 % sur les transports en commun et les voitures propres.
Nous n’avons pas d’ennemis à Gauche mais je perçois mal les contours de ce rassemblement en construction. En tant que ministre des Affaires étrangères de Macron, Jean-Yves Le Drian est responsable du bilan de ce gouvernement et des difficultés supplémentaires qui pèsent sur les familles modestes. Quant à la France Insoumise, je constate que le mouvement de Mélenchon a choisi de tracer son propre chemin. C’est son droit mais je ne partage pas cette stratégie. Mais il faudra bien qu’un jour la Gauche retrouve la voie du rassemblement pour peser sur les choix de ce pays. Les communistes vont partir sans attendre en campagne car les questions européennes sont au cœur de l’actualité.
Il, faut en finir avec les délocalisations et revoir les conditions du travail détaché
Quand le Premier ministre annonce en septembre le gel des retraites, des allocations familiales et des APL (aides personnalisées au logement, NDLR), il le fait en disant qu’il faut rentrer dans les clous budgétaires fixés par Bruxelles. L’Europe, ce n’est pas cela. On nous a vendu l’Union européenne comme un espace de paix, de prospérité et de démocratie. Aujourd’hui, l’Europe ne répond à aucune de ces promesses car c’est une Europe dédiée à l’argent et au marché. Il faut réorienter l’Europe. Exemples : il faut en finir avec les délocalisations et revoir les conditions du travail détaché. Sur ce dernier point, il faut s’assurer qu’un travailleur qui vient en France signe un contrat français. Sinon on entre dans une logique de concurrence déloyale. De la même manière, je défends l’interdiction des délocalisations intra-européennes pour éviter les mêmes abus de concurrence. Quant aux services publics, et notamment en zone rurale, il faut en urgence un moratoire sur les directives de libéralisation.