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Le Morlaisien Glenn Le Saout, jeune militant, fait partie de ceux qui ont quitté le Parti socialiste. « Je suis parti parce que j'ai eu l'impression que, quand on est militant, on est juste bon à aller coller des affiches. J'en avais marre de me faire rembarrer, quand je voulais ouvrir la bouche, par des permanents qui n'ont pas compris que le monde évolue, qu'il faut penser autrement pour faire bouger les choses ». Plutôt en colère, Glenn Le Saout, à la hauteur de la fougue et de l'enthousiasme de ses 19 ans. Un enthousiasme et des convictions qu'il a mis, sans compter, quand il était lycéen, au service de la Fidl, puis du Mouvement des jeunes socialistes.
Le PS, il le vivait à 200 %. Jusqu'à la « déculottée » de la présidentielle en 2017 : « Je n'ai pas compris pourquoi les élus socialistes ne se sont pas posé les bonnes questions à ce moment-là », confie Glenn. Le jeune militant se dit également dégoûté quand il a vu que le premier secrétaire du PS du Finistère (*) n'était pas éjecté « alors qu'on savait très bien qu'il allait rejoindre LREM ». Pour autant, point d'amertume ni de dépit. Le jeune Finistérien rend ainsi hommage aux élus locaux qu'il « respecte : j'ai beaucoup appris avec Marylise Lebranchu, mais aussi avec Gwenegan Bui, avec qui on s'est mobilisés sur le terrain, pour sauver des écoles, par exemple. En fait, j'en veux surtout aux grandes têtes du parti qui nous ont lâchés et torpillés de l'intérieur... »
Glenn a donc décidé de faire une petite pause dans son engagement politique. Avant de rejoindre Génération- s de Benoît Hamon ? « Non, car je lui reproche d'avoir quitté le PS sans avoir persévéré à faire bouger les choses ». Le jeune homme envisage plutôt de se tourner vers le Parti communiste : « Il y a une centaine de militants dans le secteur de Morlaix qui sont très actifs et présents sur le terrain. Je suis tenté de les rejoindre car cela correspond à mon engagement pour les valeurs de gauche ».
* Marc Coatanéa.
TENTATIVE DE MEURTRE CONTRE L'HÔPITAL PUBLIC ET LA SÉCURITÉ SOCIALE
RENNES VENDREDI 6 AVRIL 10H30
DEVANT L'ARS
6 PLACE DES COLOMBES
TOUS ENSEMBLE PERSONNELS HOSPITALIERS, USAGERS, CITOYENS
Dans le cadre de la journée mondiale contre la marchandisation de la santé, relayée en France par le collectif Notre Santé En Danger, une initiative régionale est portée en Bretagne par la Coordination Nationale de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité et les collectifs locaux de défense des hôpitaux publics (pour notre département les comités de défense des hôpitaux de Douarnenez, Concarneau, Brest-Carhaix, Morlaix), des syndicats de la santé (CGT et Sud impliqués localement), des partis politiques dont le PCF.
Cette action qui vise à interpeller l'ARS Bretagne et à alerter l'opinion publique se déroule en un moment où hôpitaux publics et EHPAD, sont dans une situation d'une gravité extrême, qui a motivé la décision de nos parlementaires d'engager un tour de France des hôpitaux, où la protection sociale est menacée comme jamais, où les attaques contre le ferroviaire public et la forte mobilisation des cheminots mettent au cœur des débats et des luttes la question des services publics.
Il est important que nous communistes soyons présents et visibles car la lutte pour l'hôpital et plus généralement les services publics est un marqueur de notre engagement.
Déroulement de la journée :
Rendez-vous devant l'ARS 6 place des Colombes à 10h30 où une délégation sera reçue à 11h puis nous défilerons jusqu'à la place de la République (celle de la mairie a été refusée).
Nous instruirons le procès des politiques de santé qui nous ont conduits à ce désastre et ferons des propositions pour sortir de cette catastrophe.
PROGRAMME :
· 11H. : rencontre avec direction de l'ARS (une délégation reçue par le directeur adjoint) et préliminaires de l’enquête
· Défilé avec déplacement des "blessés" (l'hôpital public et la Sécu) vers la place de la République
· Faites du bruit : chants, slogans…
· Présentation de la cartographie des « crimes et châtiments » des hôpitaux et de la Sécurité Sociale
dus à l'ARS BRETAGNE (projet régional de santé), bras armé des gouvernements successifs depuis
trop longtemps.
· Procès des accusés avec témoignages de ceux qui subissent les choix politiques (usagers, salariés,
élus…)
· 13 h Pique nique, cantine, café (une asso proposera des repas)
· Faites du bruit (chansons, musique…)
· 15 h verdict avec prise de parole du juge des assises et notification à toutes et tous des revendications remises à l'ARS

Intervention d’Eric Guellec, Vice-président de Brest Métropole, délégué à la proximité territoriale et à l’urbanisme réglementaire:
Monsieur Le Président,
Chers collègues,
Quelques mots pour expliquer notre positionnement.
Il y a maintenant plus de deux ans, plusieurs conseils municipaux de commune de la métropole votaient un vœu défendant l’autonomie du Crédit Mutuel Arkéa au sein de de la confédération auquel il appartient.
Ce vœu, les élus communistes l’avaient soutenu afin de défendre et de consolider l’emploi sur notre territoire.
C’était un vœu rassurant pour les salariés.
Le vœu qui nous est présenté aujourd’hui ne porte plus sur une autonomie à l’intérieur de la maison mutualiste mais sur une volonté d’indépendance du Crédit Mutuel Arkéa. Il porte sur sa sortie de la confédération.
Sur le fond, ce projet de scission nous pose question, comme il pose question aux syndicats CGT, UNSA, CFDT et SNB (syndicat national de la banque) qui sont très inquiets. Nous le sommes également.
Quelle pérennité pour les salariés des 332 caisses locales concernées par la scission? N’y aura-t-il pas risque de voir s’installer des agences concurrentes sur les territoires où existent déjà des agences Arkéa?
Par ailleurs, les communistes, s’ils ne croient pas au mythe du banquier philanthrope, sont attachés aux valeurs mutualistes.
Et aujourd’hui, comme en témoignent les mises en garde de la Banque Centrale Européenne et de la Banque de France, le modèle mutualiste du CM Arkéa pourrait ne plus être assuré en cas de scission.
Cette possible démutualisation est tout sauf rassurante.
Enfin, sur la forme, et ça nous ramène directement à la question du vote, nous, groupe des élu-e-s communistes et de progrès, estimons que notre conseil de Brest métropole, n’a pas à donner son aval à cette stratégie d’entreprise qui pourrait avoir des effets néfastes pour les salariés.
Aussi, nous avons décidé de ne pas prendre part au vote de ce vœu.
Je vous remercie.
Pour info, la Caisse locale de Saint Brieuc, présidée par Armand Allouard a voté hier soir contre la scission proposée par Jean Pierre Denis.
Il n'est pas dans nos habitudes, locales, d'intervenir dans les stratégies bancaires. Une fois que l'on a exposé notre proposition de "pole public bancaire", généralement on s'en tient là.
Pourtant les établissements bancaires mutualistes et coopératifs représentent une part déterminante des activités financières (gestion des dépôts, prêts...) qui financent l'économie des régions et du pays.
Si l'on considère les 4 plus grands réseaux de banques mutualistes- le Crédit Agricole, la Caisse d'Epargne, le Crédit Mutuel dont fait parrtie le CMB, la Banque populaire -ils comptent à eux seuls 58 750 administrateurs "bénévoles" et 25,9 millions de sociétaires.
Les banques mutualistes françaises ont été créées au cours du 19e siècle et font partie à leur fondation de ce que l'on appelle "le mouvement ouvrier et progressiste". Certaines des caisses locales du Crédit Mutuel ont d'ailleurs été créées par la CGT et le PCF !
Elles avaient toutes, à l'origine, la même vocation : financer l'activité de catégories professionnelles qui n'avaient pas, auparavant, accès au crédit.
Elles participent à ce vaste mouvement de l'Economie Sociale et Solidaire où l'on retrouve les SCOP, les Coopératives agricoles, les Coopératives d'achat pour ne citer qu'elles que nous avons il est vrai considéré avec distance pendant tout un temps.
La préparation du Congrès, le déploiement de notre réflexion sur les sujets touchant à l'économie, à la démocratie, à la participation commune à la gestion des entreprises des usagers et des salariés nous conduisent certainement à réévaluer nos approches et nos propositions concrètes.
C'est cette approche nouvelle et expérimentale par bien des aspects qui nous conduit à nous préoccuper des grandes manœuvres dont le Crédit Mutel de Bretagne-ARKEA fait l'objet depuis sa prise de contrôle par Jean Pierre Denis, libéral grand teint.C'est un dossier que nous suivons depuis 2016. Il faut dire que le coté remake des Beaux Niais Rouges de 2013 nous avait un peu énervé et l'association capital-travail-élus locaux dFN au PS en passant par l'UDB- tentation régionaliste-binious et flon-flon dissimulait mal une simple opération de captation et de prédation menée par JP Denis et sa bande.
Cependant Jean Pierre Denis et ses potes poursuivent leur petit bonhomme de chemin et travaillent à la sécession du CMB ARKEA de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel Et ce malgré les mises en garde du Michel Sapin en son temps, du ministère des finances actuel, de la Banque Central Européenne et de la Banque de France ces jours ci.
Mais pourquoi nous en mêler ? Pour tout un tas de bonnes raisons...Au hasard et sans ordre de priorité:
Cette liste de bonnes raisons n'est pas exhaustive et nous en trouverons bien d'autres en avançant.
Alors revenons-en au CMB ARKEA.
Nous pouvons "profiter" de la tentative de sécession de la Caisse Nationale, qui met en danger les sociétaires, les clients et le salariés, pour lancer au niveau de Finistère et peut être de la Région, la bataille contre de le découplement qui ne ferait qu'aggraver la dérive et pour le retour aux valeurs mutualistes.
Enfin pour terminer mais "last is not the least" comme disent les grands bretons, le secteur Economie Sociale et Solidaire du CN est très intéressé par notre démarche et y participe sans l'ombre d'une hésitation.
L’origine du mouvement mutualiste bancaire se situe en Allemagne, en Rhénanie, plus précisément. Un fonctionnaire municipal, issu d’un milieu de pauvreté, Frédéric-Guillaume Raiffeisen, marqué par la grande disette qui a sévi entre 1846 et 1847 crée une caisse de secours aux agriculteurs pour lutter contre l’usure. La première caisse mutuelle de dépôts et prêts, permettant aux agriculteurs disposant de finances de recevoir un intérêt en déposant leurs avoirs dans cette caisse qui prêtait cet argent aux paysans, à taux faibles, pour leur permettre de survivre, de s’installer ou d’investir. Cette caisse fait rapidement des petits en Alsace, qui fonctionnent grâce aux bénévoles qui décident d’y consacrer leur temps. Cette idée, dans ces régions, émane d’un courant « chrétien-social ». Les premières caisses mutuelles de dépôts et prêts crées en Bretagne, sont également initiées par ce même courant, et sont d’ailleurs ouvertes le plus souvent dans les presbytères.
Un autre courant de pensée et d’action participe à la mise sur pieds de fédérations de crédit mutuel, le syndicalisme (principalement la CGT) et la gauche ouvrière, singulièrement le Parti Communiste. Longtemps, les dirigeants du Crédit Mutuel Méditerranéen et du Dauphiné-Vivarais (Pierrev Juvin qui fut aussi Président de la MACIF), étaient des communistes. La fédération du Sud-Ouest (Angoulême/Bordeaux) a été crée par les militants CGT de la poudrerie d’Angoulême.
Au fil du temps, le besoin de fédérer ce mouvement s’est traduit par la création de La Confédération Nationale du Crédit Mutuel. Cette « unification » du Crédit Mutuel a mis plusieurs décennies avant d’aboutir.
En Bretagne, les Caisses Rurales et Urbaines du CM du sud finistère, les Caisses d’Entraides des Côtes d’Armor et la Fédération du CM de Landerneau, qui se nommait déjà CMB, ont fusionné dans la période allant de fin des années 1970 au début des années 1980.
La philosophie du mouvement mutualiste est : "un homme, une voix". C’est sur la base de ce principe que chaque fédération se Crédit Mutuel est représentée au niveau confédéral en fonction du nombre de sociétaires qu’elle compte en ses livres.
Lors de la privatisation du groupe CIC, le Crédit Mutuel d’Alsace (le plus puissant financièrement) s’est porté candidat au rachat, en obtenant l’appui politique des autres fédérations du CM, et a emporté la mise.
Dans le même temps, les regroupements se poursuivent en interne et rapidement, trois groupes cohabitent : l’Alsace qui s’entoure de 10 fédérations satellites ( Champagne-Ardennes, Lyon, Ile de France, Nantes, Laval, La Roche/Yon, Caen, Chateaudun, Méditerranée, Dauphiné-Vivarais) Ce groupe, ainsi constitué est appelé CM11/CIC. La fédération de CM du Nord conserve son indépendance politique, tout en dépendant de l’informatique du CM11/CIC. Le CMB s’allie au CM du Sud-Ouest et au CM Massif Central et dispose de son informatique propre, ainsi que de sa compagnie d’assurance vie et IARD (SURAVENIR).
Ces trois groupes possèdent chacun un nombre important de filiales, telles que des banques en ligne.
2008 : arrivée à la tête du CMB, qui avait déjà fait le choix de se nommer « Groupe Arkéa », Jean-Pierre Denis, ex directeur de cabinet de Chirac à la mairie de Paris et ex membre du cabinet de Sarkozy à l’Elysée.
Homme de droite et libéral convaincu, Jean-Pierre Denis crée rapidement la Société des Cadres de Direction(SCD) qui devient prestataire de service pour diriger toutes les sociétés du groupe. A son arrivée, la rémunération des principaux dirigeant étaient inférieure à 100 000€/an.
Très rapidement, la rémunération s’emballe pour atteindre 1,6 millions € en 2016.
Pas très mutualiste dans la démarche comme dans les montants…
Pour comparaison, La rémunération annuelle du Président de la Confédération du CM est de 800 000€ en 2016.
Au regard des ces faits, on peut mieux comprendre la volonté d’indépendance de Jean-Pierre Denis qui ne veut à aucun prix rendre des comptes à la Confédération et continuer à acquérir ou prendre des participations dans les secteurs qu’il juge opportuns.
L’organisation nationale du CM implique une solidarité financière entre tous les membres de la Confédération et les résultats, ainsi que le ratio prudentiel consolidé servent de critère aux agences internationales de notations pour apprécier la solidité de l’entité Crédit Mutuel.
La note attribuée par ces agences influe sur les taux de refinancement que paie le CM sur les marchés.
L’indépendance du Groupe Arkéa aura, inévitablement une influence sur les taux pratiqués, ce qui risque fort d’entraîner, mécaniquement, une hausse des taux appliqués aux sociétaires et clients ainsi qu’une augmentation significative des frais de gestion facturés.
Dans une logique capitaliste de réduction des coûts, nous savons à l’avance qui devra payer l’addition : ce sont les salariés.
De plus, cette indépendance implique la perte de la « marque » Crédit Mutuel et donc, selon toute vraisemblance, la perte du statut de banque mutualiste. Pour quel statut ???
Notre responsabilité politique tient à demander qu’un médiateur soit nommé par le gouvernement pour que les liens soient renoués et que l’aventure de la sécession soit évitée.
La Fédération du Finistère du Parti Communiste Français
1 er MARS 2018
Le Samedi 17 février, le Ouest-France a publié notre communiqué sur le conflit au Crédit Mutuel Arkéa. Merci au journal de faire son travail pour l'expression du pluralisme politique
Arkéa: les communistes contre le "divorce"
La fédération du Finistère se positionne sur la situation du CMB Arkéa et le conflit qui pourrait mener à "un divorce qui, pour nous, aurait des conséquences très dangereuses pour les salariés et la pérennité de l'activité". Les communistes se disent "très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste". Selon eux, "la scission comporte des risques et des interrogations multiples".
Ils évoquent ainsi le risque de la dégradation de la note du CMB-Arkéa, ce qui pèserait sur le coût des ressources; le risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées; la perte de la "marque" Crédit Mutuel, et pour quel statut bancaire: mutualiste, coopératif, banque classique...? ; l'abandon de la solidarité nationale interfédérale.
Les élus communistes soulignent aussi que "la crainte la plus importante à nos yeux, ce sont les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leurs conditions de travail et leurs emplois".
Pour conclure, ils indiquent que "si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter viennent à se réaliser, les dirigeants du CMB Arkéa, et singulièrement son président, porteraient une très lourde responsabilité".
Ouest-France, pages Finistère, samedi 17 février 2018
Fédération du Finistère du Parti Communiste Français, 16 février 2018
CMB-ARKEA: un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses!
La volonté exprimée par les dirigeant du CMB-ARKEA et de la fédération du CMB de quitter la confédération Nationale du Crédit Mutuel s’affirme de jour en jour. Les administrateurs des caisses locales vont avoir à exprimer leur choix.
Les communistes qui ont été à l’origine de la création de plusieurs fédérations de Crédit Mutuel (Marseille, Valence, Angoulême), sont très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste et souhaitent attirer l’attention de chacun(e) sur les enjeux du conflit en cours.
La scission comporte des risques et des interrogations multiples :
-Risque de dégradation de la note du CMB-ARKEA , comme Standars & Poors vient de le signifier, ce qui pèserait sur le coût des ressources, voire sur le ratio prudentiel à moyen terme
-Risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées
-Perte de la « marque » Crédit Mutuel qui est la banque préférée des français, pour quel statut bancaire (mutualiste, coopératif, banque classique…?
-Abandon de la solidarité nationale interfédérale
Enfin, une crainte importante à nos yeux concerne les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leur conditions de travail et leurs emplois.
Les craintes que nous exprimons sont également exposées dans les conclusions du rapport commandé par la Direction Générale du Trésor et la Banque de France à Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France : « Le maintien de l’unité serait nettement préférable, tant pour la stabilité de l’ensemble du monde bancaire mutualiste et la crédibilité du modèle mutualiste eu sein de l’union bancaire, que d’un point de vue prudentiel dans la mesure ou la viabilité d’ARKEA dans un scénario de séparation reste à vérifier »
Le Crédit Mutuel, composé de multiples caisses départementales ou régionales a mis des décennies avant de trouver son unité nationale. Un retour en arrière aurait un effet désastreux sur l’image de cette « famille » mutualiste en risquant de fragiliser fortement les composantes essentielles et historiques que constituent le Crédit Mutuel de Bretagne et le CMB-ARKEA.
D’ores et déjà, la fédération du Crédit Mutuel Massif Central, qui fait partie d’ARKEA, jusqu’à présent, s’est désolidarisée de la démarche engagée.
Si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter venaient à se réaliser, les dirigeants du CMB-ARKEA, et singulièrement son Président, porteraient une très lourde responsabilité.
Il n’est jamais trop tard pour renouer un dialogue et entrer en négociation sur le champ d’autonomie qui pourrait être reconnu au CMB-ARKEA, ce que n’interdisent pas les statuts de la CNCM. La nomination d’un médiateur pourrait faciliter cette démarche, le gouvernement ne pouvant se désintéresser d’un sujet aussi brûlant.
Après Morlaix-Communauté, Guimaëc, Plourin-les-Morlaix, Morlaix, Carhaix, Douarnenez, les élus de de Quimper, Brest, Pont L'Abbé, Le Relecq Kerhuon ont voté une motion pour la libération de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri détenu de manière arbitraire par les Autorités militaires israéliennes sur ordre du ministre d'extrême-droite Avigdor Liberman pour sa seule résolution à défendre les prisonniers politiques palestiniens dans le cadre de ses nouvelles activités d'avocat.
Rappelons que c'est Piero Rainero, élu PCF d'opposition à Quimper, qui a été à l'origine d'un appel des élus et d'une lettre à Macron pour qu'il intervienne résolument pour la libération de Salah Hamouri, appel qui, relayé par plusieurs partis de gauche et régionalistes, plusieurs associations et personnalités du département, a réuni près de 175 signatures d'élus.
On continue le combat jusqu'à la libération de Salah Hamouri et des autres prisonniers politiques palestiniens: Ahed Tamimi, Khalida Jarrar, Munther Amira, Marwan Barghouti, et 350 enfants de 12 à 18 ans !
Cela fait 175 signatures d'élus bretons qui demandent la libération de Salah Hamouri, 157 pour le 29, 14 pour le 56, 4 pour le 22.
Dont pour le Finistère : 17 maires, 6 conseillers départementaux, 4 conseillers régionaux, 2 sénateurs:
Monsieur le Président de la République,
Nous avons l'honneur d'attirer votre attention sur la situation de notre compatriote Monsieur Salah Hamouri, 32 ans, avocat spécialisé dans la défense des Droits de l'Homme, emprisonné en Israël depuis le 23 août dernier sans qu'aucun motif ne lui ait été signifié, ni à ses avocats.
Un tribunal israélien a décidé il y a quelques jours son maintien en « détention administrative » pour une durée de 6 mois renouvelable sans aucune inculpation ni jugement. Il s'agit là d'une procédure héritée du mandat britannique sur la Palestine au début du siècle dernier qu'appliquent les autorités de Tel-Aviv et qui peut conduire à des internements administratifs par périodes de 6 mois renouvelées indéfiniment sans aucun jugement.
L'arbitraire a déjà marqué la vie de ce jeune avocat franco-palestinien demeurant à Jérusalem. Il a dû subir en effet, alors qu'il était étudiant, de 2005 à 2011, 7 longues années de prison reposant sur des accusations infondées, les faits qui lui étaient reprochés n'ayant jamais, et pour cause, été établis. Le Président Nicolas Sarkozy et le Ministre des Affaires Etrangères de l'époque, Monsieur Alain Juppé, prenant acte de cette absence totale d'éléments à charge, étaient intervenus auprès du gouvernement israélien pour obtenir sa libération. Dans un communiqué le Ministère des Affaires Étrangères s'était même « réjoui » de cette libération.
L'acharnement contre Monsieur Salah Hamouri, qui vise à travers lui la lutte légitime du peuple palestinien pour le respect de ses droits et de sa liberté, pour le respect des décisions de l'ONU, n'a que trop duré.
Aujourd'hui face à un tel arbitraire notre compatriote ne peut compter que sur les autorités françaises pour retrouver la liberté.
Nous nous permettons de vous indiquer que de très nombreuses associations, la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, l'Union Juive pour la Paix, le Syndicat des Avocats de France, l'Association France-Palestine Solidarité, entre autres, réclament la libération immédiate de Monsieur Salah Hamouri. De même que des personnalités aussi diverses que MM. Michel Warschawski (historien israélien, fils de l'ancien Grand Rabbin de Strasbourg), Pierre Joxe (ancien ministre), Christiane Hessel (veuve de M. Stéphane Hessel), Jean Ziegler (vice-président de la commission des Droits de l'Homme de l'ONU), Rony Brauman (fondateur de Médecins sans Frontières), Michel Tubiana (Président d'honneur de la LDH), Richard Falk (professeur de droit international aux USA), ainsi que des députés, des sénateurs, des syndicalistes, des intellectuels, des journalistes, des artistes...Des conseils municipaux, départementaux ont également adopté des vœux en ce sens.
Nous vous demandons par conséquent, Monsieur le Président de la République, d'agir au plus vite et avec fermeté, de faire entendre la voix de la France pour exiger la libération de l'un des siens comme vous avez su le faire pour obtenir la libération des prisons turques du journaliste Monsieur Loup Bureau.
Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.
ALEXANDRE Delphine,conseillère municipale et communautaire de Lorient, PCF-FDG, (56)
ANDRÉ Solène, conseillère municipale de Plouégat-Guerrand
ANTOINE Jean-Marc, adjoint au maire de Carhaix
APPÉRÉ Patrick, élu municipal de Brest, Autre Gauche-BNC
ASSELBOURG Patrick, adjoint au maire de Plourin-lès-Morlaix, PCF
ASSIH Isabelle, conseillère départementale, Quimper, PS
AUDIC Stéphane, conseiller municipal de Roscoff, M1717
AUDOUIN Pascale, conseillère municipale de Caudan (56)
AUFFRET Isabelle, conseillère municipale déléguée de Carhaix
AUFFRET Martine, conseillère municipale de Cléguérec (56)
BABCERES Jean-Philippe, conseiller municipal de Morlaix, coopérative citoyenne
BELLEC Claude, conseillère municipale déléguée de Brest, PCF
BELLEGUIC Pierrot, maire de Kergloff
BENHENNI Djelloul, conseiller municipal de Rosporden, Front de gauche
BERGOT Bertrand, conseiller municipal de Carhaix
BERNARD Jo, conseiller municipal délégué de Carhaix
BEUGNARD Antoine, adjoint au Maire de Plouzané, EELV
BEUZIT Michèle, maire de Lannéanou
BILLIRIT Jacqueline, conseillère municipale de Carhaix, PS
BINAISSE Élisabeth, conseillère municipale de Morlaix, PS
BIZIEN Edith, conseillère municipale de Carhaix
BLONDIN Maryvonne, sénatrice, PS
BODILIS Alain, élu à Plounéour-Menez
BOEUF Jacques, conseiller municipal de Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche
BOIREAU Josselin, conseiller municipal de Saint Thégonnec, EELV
BOURNOT-GALLOU Claudie, adjointe au maire du Relecq-Kerhuon, PCF
BRABAN-JÉGOU Corinne, conseillère municipale de Carhaix, PS
BUI Gwenegan, conseiller régional, PS
BURLOT Jeannine, conseillère municipale de Cléguérec (56)
CADIOU Alain, conseiller municipal délégué de Carhaix
CAILLAREC Daniel, premier adjoint au maire de Motreff
CHALINE Nathalie, adjointe au maire de Brest et conseillère communautaire de BMO, EELV
CLOAREC Jean-Marie, adjoint au maire de Rosporden-Kernével, Front de gauche
CLOAREC Jean-Pierre, conseiller municipal de Morlaix, coopérative citoyenne
COANT-JAOUEN Marie-Pierre, première adjointe au maire de Berrien
COCHENNEC Patrick, conseiller municipal de Cléden-Poher
COMPAIN Xavier, adjoint au maire de Plouha, conseiller communautaire, PCF
CORRE Christian, conseiller municipal de Plourin-lès-Morlaix
COTTEN Daniel, adjoint au maire de Carhaix
COTTY Stéphane, adjoint au maire de Plounévézel
COUTELLER Serge, adjoint au maire de Carhaix
CREIGNOU Michel, adjoint au maire de Guissény
CROGUENNEC Jean-François, adjoint au maire de Pleyber-Christ
DAVID Jean-Claude, conseiller municipal de Plourin-lès-Morlaix
DERRIEN Christian, maire de Langonet et conseiller départemental du Morbihan (56)
DESMARRES Thierry, adjoint au maire de Plougasnou, EELV
DILASSER Martine, élue municipale à Pleyber-Christ, conseillère communautaire
DIVARD Ronan, conseiller municipal de Loperhet, UDB
DROUGLAZET Claude, conseiller municipal de Concarneau, gauche antilibérale
DUPONT Ismaël, élu à Morlaix et Morlaix-Communauté, PCF-Front de gauche
EUZEN Maxime, conseiller municipal de Plourin-lès-Morlaix, M1717
FER Michel, adjoint au maire de Pleyber-Christ
FICHET Jean-Luc, sénateur du Finistère, PS
FILIPE Roselyne, élue municipale de Brest, Autre Gauche-BNC
FOUILLÉ Jean-Pierre, conseiller municipal de Quistinic, PCF, (56)
FRENAY Sylvaine, Ergué-Gabéric, conseillère communautaire de QBO, La Gauche Gabéricoise
GAUGAIN Astrid, conseillère municipale de Bénodet, EELV
GAUTIER Patrice, maire d’Évran et conseiller communautaire de Dinan Agglomération (22)
GENIEZ Chantal, adjointe au maire de Kergloff
GERBAUD Serge, conseiller municipal et communautaire de Hennebont, PCF-FDG (56)
GOUÉDARD Hervé, conseiller municipal de Morlaix, PS
GOUÉROU Anne, conseillère municipale de Quimper, Kemper écologie à gauche
GRAMOULLÉ Gilbert, conseiller municipal et communautaire de Quimper, PS
GRIVEAU Jean-Louis, conseiller municipal de Douarnenez, Ensemble Douarnenez
GUEGUENIAT Paul, conseiller délégué à Saint-Yvi, UDB
GUELLEC Éric, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole, PCF
GUÉMÉNÉ Yannick, élu à Plouégat Guerrand et délégué à Morlaix-Communauté
GUEN Gérard, adjoint au maire de Botmeur
GUEYE Marie, vice-présidente du conseil départemental, Brest, PS
GUEZENNEC Pierre, conseiller municipal de Brest, EELV
GUILLEMOT Hélène, adjointe au maire de Carhaix
GUILLEMOT Matthieu, conseiller municipal et communautaire de Poher Communauté, NPA
GUILLEMOT Philippe, conseiller municipal de Spézet, conseiller communautaire de Haute Conouaille
GUILLERM Françoise, adjointe au maire de Langonnet (56)
GUYADER Cédric, conseiller municipal de Carhaix
HÉRÉ Jacqueline, adjointe au maire de Brest, PCF
HÉRÉ Roger, conseiller municipal de Plouigneau, PCF-Front de gauche
HUET Joël, adjoint au maire de Pleyber-Christ
HUIBAN Serge, conseiller municipal de Kergloff
HUON Joëlle, conseillère municipale de Plouigneau, conseillère départementale, PS
INIZAN Frédéric, conseiller municipal de Pleyber-Christ
JADE Évelyne, conseillère municipale de Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche
JAN Marianne, conseillère municipale de Concarneau, gauche antilibérale
JAOUEN Marie-Christine, maire de Saint-Hernin
JAOUEN Roland, conseiller municipal de Plonéour-Lanvern, FI
JEUDY Jean-Pierre, maire honoraire de Carhaix
JUMEAU Philippe, conseiller municipal de Lanester (56), PCF/FDG
KERDRAON Anne-Marie, conseillère municipale déléguée de Carhaix
KERGUILLEC Julien, conseiller municipal de Pleyber-Christ, FI
KERMAREC Charles, élu municipal de Brest, Autre Gauche-BNC
KERNEIS Yann-Fanch, conseiller municipal de Plouzané, conseiller communautaire de BMO, EELV
KERVERN Anne-Marie, adjointe au maire de Brest, UDB
KUCHEL Émilie, adjointe au maire de Brest, PS
LAINÉ Jérémy, adjoint au maire de Guimaëc, PCF
LAINÉ Marie-Thérèse, adjointe au maire de Kergloff
LARHANTEC Danièle, adjointe au maire de Pleyber-Christ
LE BAIL Siméon, adjoint au maire de Kergloff
LE BELLEC Étienne, conseiller municipal du Guilvinec, PCF
LE BIGOT Daniel, conseiller municipal de Quimper, Kemper écologie à gauche
LE BIHAN Marie-Madeleine, adjointe au maire de Rosporden, divers gauche
LE BLEIS Yannick, conseiller municipal d'Ergué-Gabéric, président de La Gauche Gabéricoise
LE BOEDEC Nadine, conseillère municipale de Lanester, FDG, (56)
LE BRAS Olivier, conseiller régional, Saint Thégonnec, PS
LEBRETON Fabrice, conseiller municipal d'Hennebont, FDG, (56)
LECOMTE Jean-Yves, conseiller municipal de Plouigneau
LE CORRE Karen, conseillère municipale d'Ergué-Gabéric, La Gauche Gabéricoise
LE GOFF Pierre, maire de Guimaëc
LE GUÉLAFF José, maire de Motreff
LE GUEN Yvette, conseillère municipale de Brest, Autre Gauche-BNC
LE GUENNOU Thierry, adjoint au maire de Baye
LE LORC'H Jean-Michel, conseiller municipal délégué de Brest, PCF
LE MESTRALLAN Michel, conseiller municipal de Ploemeur, PCF-FRG, (56)
LE MOAL Karen, adjointe au maire de Rosporden-Kernével, Front de gauche
LÉON Éric, conseiller municipal de Plouégat-Guerrand
LE RAY Jean-François, conseiller municipal de Kergloff
LE SCOUARNEC Michel, maire honoraire d'Auray, ancien sénateur, PCF
LE TANNOU Valérie, adjointe au maire de Carhaix
LEYZOUR Félix, maire honoraire de Callac, ancien parlementaire PCF (Sénat et Assemblée nationale) (22)
LIZIAR Pierre-Yves, conseiller municipal du Relecq-Kerhuon, PCF
LOUSSOUARN Marif, adjointe au maire de Brest, EELV
LUCAS Jean-Michel, conseiller municipal et communautaire de Landeleau, FI
LUZU Brendan, conseiller municipal de Carhaix
MACOUIN Nolwenn, conseillère municipale de Quimper, PS
MADEC Jacques, adjoint au maire de Locmariaquer (56)
MANACH Yann, conseiller municipal délégué de Carhaix
MAZEAS Jacqueline, adjointe au maire de Carhaix, vice-présidente de Poher Communauté
MAZELIN Isabelle, adjointe au maire du Relecq Kerhuon, PCF
MOAL Pierre-Yves, maire de Lomélar, UDB
MOISAN Yves, maire de Plouézoc'h, vice-président de Morlaix Communauté, PS
MORVAN Pierig, conseiller municipal de Rosporden-Kernével, PCF-Front de gauche
MONTANARI Isabelle, adjointe au maire de Brest, PS
NEDELEC Yohann, maire du Relecq-Kerhuon, PS
NÉDELLEC Philippe, adjoint au maire de Kergloff
NIOCHE Françoise, conseillère municipale de Rosporden-Kernével, PCF
NIOCHE Robert, membre du conseil consultatif de Kernével
NOLL Sarah, élue à Morlaix et Morlaix-Communauté, coopérative citoyenne
OGET Marie-Renée, ancienne députée des Côtes d’Armor, PS (22)
OLIVIER Alain, conseiller municipal de Plozévet, PCF
PARCHEMINAL Jean-Michel, maire de Plounéour-Menez
PAULUS André, conseiller municipal de La Feuillée, PCF
PENCALET Françoise, élue municipale et communautaire, Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche
PENNEC Guy, maire de Plourin-lès-Morlaix
PEREIRA Véronique, maire du Cloître Saint Thégonnec
PIERRET Sorence, conseillère municipale de Douarnenez, Ensemble Douarnenez
PICHON Ronan, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole Océane, EELV
PIRIOU Thierry, maire de Pleyber-Christ, PS
PORODO Patrice, conseiller municipal de Rosporden-Kernével, PCF-Front de gauche
POULIQUEN Guy, maire de Locquénolé
QUELENNEC Ludovic, conseiller municipal de Kerlaz, PCF
QUEMENER Paul, maire de Berrien
QUILLEROU Marie-Antoinette, conseillère municipale déléguée à Carhaix
QUILTU Catherine, 1ère adjointe au maire de Carhaix
RAINERO Piero, conseiller municipal de Quimper, PCF
RANNOU Jacques, maire-délégué de Kernevel, PCF
RÉA Larry, conseiller municipal délégué du Relecq-Kerhuon, PCF
REBOURS Alain, conseiller municipal de Plounéour-Menez, Ensemble
RICHARD Anita, conseillère municipale de Rosporden, PCF
RIVIÈRE Gilles, conseiller municipal de Châteauneuf du Faou, PCF
ROBERT Paul, conseiller municipal de Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche
RODDE Sylvie, conseillère municipale de Pleyber-Christ
SALAMI Réza, adjoint au maire de Brest, vice-pésident de Brest Métropole
SCATTOLIN Valérie, conseillère municipale de Morlaix, FDG
SEGALEN Pascal, conseiller municipal du Relecq-Kerhuon, PCF
STERVINOU Matthieu, conseiller municipal de Quimper, PS
TANGUY Jean-Marc, conseiller départemental, élu municipal et communautaire de Quimper, PS
THOMIN Mélanie, conseillère municipale de Quimper, PS
TROADEC Christian, maire de Carhaix, conseiller départemental
TUPIN Hugues, conseiller municipal de Douarnenez, PCF
TURLAN Émile, conseiller municipal de Landivisiau
VALLÉE Brigitte, conseillère municipale de Kergloff
VERMOT Jean-Paul, conseiller départemental, élu municipal et communautaire de Morlaix, PS
VIGNON Laurence, conseillère municipale de Quimper, PS
VIGOUROUX Gaëlle, conseillère régionale
VILMIN Jocelyne, conseillère déléguée du Relecq-Kerhuon
VULPIANI Sylviane, conseillère régionale, PS
Coût du travail ou coût du capital?
A. Bompard, PDG de Carrefour, annonce 2400 suppressions d'emplois. Si l'on ajoute les salariés des magasins de proximité dont il entend se séparer, ce sont 4500 emplois qui sont menacés.
Objectif proclamé : réduire les "coûts" de 2 milliards d'euros. Comme si les salariés étaient un coût alors qu'ils sont les producteurs de richesses...
2 milliards d'euros...Tiens justement, c'est ce que Carrefour a versé en dividendes à ses actionnaires en 5 ans, dont 516 millions pour la seule année 2016...Voilà un coût dont on parle peu : le coût du capital!
Et encore plus curieux : 2 milliards d'euros, c'est aussi le montant des aides publiques dont Carrefour a bénéficié en 5 ans (CICE et cadeaux fiscaux divers), sans aucune contrepartie.
Cherchez l'erreur!
Ce qui représente un coût social, humain, économique insupportable, c'est bien la rémunération du capital, et c'est à ce pillage qu'il faut mettre fin.
Ci-dessous des photos prises ce matin au Carrefour de Quimper où les grévistes, avec Michelle Laurent, déléguée CGT, et Sandrine Allain, secrétaire de l'union locale de Quimper, informaient les clients et leur proposaient une pétition de soutien.
Les communistes, leurs élus, sont totalement engagés aux côtés des salarié-es de Carrefour en lutte aujourd'hui dans tout le pays.
Yvonne Rainero, PCF Quimper.
Viviane, caissière gréviste à Carrefour : « Je gagne 950 €, pour 30 heures par semaine » | Anne Kiesel
Publié le 1/04/2018
Les employés de Carrefour ont entamé ce samedi un mouvement de grève, très suivi selon leurs syndicats, pour dénoncer la restructuration de leur entreprise qui prévoit notamment le départ volontaire de 2 400 salariés en France. Partout en France, les salariés ont bloqué des magasins. Au Carrefour de Langueux, près de Saint-Brieuc, les premiers salariés sont arrivés dès 3 h du matin.
Il est 8 h 45, ce samedi de Pâques, sur le parking du magasin Carrefour de Langueux, dans l’immense zone commerciale juste à côté de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Des chariots bleu pétant, en longue rangées, bloquent toutes les entrées du parking. Sous un petit barnum, des salariés du magasin discutent.
Les premiers sont arrivés dès 3 h du matin, pour bloquer le magasin, dans le cadre de la grève menée par les salariés sur tout le territoire ce samedi. C’est-à-dire avant l’heure des prises de poste. « Ceux qui commencent le plus tôt sont les boulangers, à 4 h. Puis c’est l’épicerie et les fruits et légumes, à 5 h. Ils mettent les produits en rayon. » Mais aujourd’hui, l’écrasante majorité du personnel du magasin est en grève.
Des drapeaux des deux syndicats, CGT et CFDT, sont plantés à proximité. Des automobilistes font des signes d’encouragement en passant. Une dizaine de motards, qui se sont réunis, sur un parking tout proche, avant de partir en balade, font vrombir leurs moteurs en passant devant les grévistes, en guise d’hommage. L’ambiance est bon enfant, le barbecue déjà prêt pour les galettes saucisse de ce midi.
Sur le fond, évidemment, les humeurs sont moins joyeuses. « Les actionnaires ont été augmentés de 45 %, dit un gréviste. Et nous, les salariés, on a vu notre participation diminuée de 90 %. » C’est la goutte qui a fait déborder le mécontentement, et déclenché le mouvement.
« Carrefour a fait 773 millions de bénéfices l’an dernier, détaille Cyrille Toulot, délégué syndical CFDT, et assistant de vente au rayon bazar. Les salariés, au titre de la participation, se partagent 0,9 % de cette somme. Les actionnaires ont 45 %. Et Carrefour garde le reste. » À Langueux, dit-il, ça fait 50 € net par salarié, à condition de travailler 35 h, et de n’avoir eu aucun arrêt maladie dans l’année. « L’an dernier, c’était 610 €. Et facilement un mois de salaire il y a quelques années. » Le complément promis par la direction ? « Nous n’avons aucune certitude… »
« Combien de suppressions d’emploi, déjà ?, lance une femme, en interpellant sa collègue. C’est 2 400 ou 5 200 ? » Tellement énorme qu’elle s’y perd. « 2 400 chez Carrefour, 5 200 avec les anciens magasins Dia », répond la collègue.
13 h 30. Quelques rares clients, venus à pied, errent dans le magasin. Les rayons sont pleins, mais les allées sont vides. L’un ressort avec deux baguettes de pain. Un couple, avec un gamin qui pleure, a fait quelques courses. Il y a de rares clients dans les 35 boutiques de la grande galerie commerciale.
Viviane Boulin, assistante de caisse, est déléguée syndicale CGT. « En semaine, déplore-t-elle, il n’y a plus que 10 à 12 caisses ouvertes, sur les 32. Avant qu’ils installent les 6 caisses libre-service, nous avions 40 caisses. » Elle explique comment les emplois s’évaporent : « Il y a la "file unique", qui dessert une dizaine de caisses, avec une machine qui vous dit vers laquelle vous diriger. Pour nous, c’est l’usine à gaz, on n’a plus jamais trois secondes pour souffler. »
Pour des raisons politiques, elle refuse d’aller aux caisses en libre-service. « Ni comme salariée : à Carrefour, on n’y envoie que des volontaires. Ni comme cliente. Ça détruit l’emploi. Il y a 10 ans, nous étions 72 caissières en CDI. Aujourd’hui, nous sommes 32. »
Qui alors assure les postes aux caisses libre-service ? « On y recase des personnes qui ont des problèmes d’inaptitude, répond Cyrille Toulot. Des gens qui souffrent de troubles musculosquelettiques. » Les fameux TMS, qui sont bien souvent des maladies professionnelles dues aux mouvements répétitifs.
Viviane Boulin travaille 30 heures par semaine. « Je gagne 950 €. Et on dit que nous sommes bien payés, chez Carrefour ! » Quand elle a été embauchée, il y a 13 ans, on ne proposait plus de contrats de 35 heures aux caissières. « Si on veut faire 5 h de plus, c’est dans un autre rayon que le sien. Ils appellent ça la polyactivité. Je l’ai fait 2 ans et demi. J’étais à la mise en rayon des yaourts, le mardi matin, de 5 h à 10 h 15. Et ensuite je prenais ma caisse, de 11 h à 17 h. J’ai arrêté. C’était trop de douleurs. Les deux métiers sont durs. Mais, en rayon, tu soulèves beaucoup. Quand tu as trois palettes à décharger, puis qu’il faut aller en caisse et faire d’autres gestes, et tenir depuis 5 h du matin jusqu’à 17 h, c’est vraiment difficile de tenir. »
Doux, la fin d’un mythe !
Une nouvelle fois, les salariés du groupe Doux sont les premières victimes d’une stratégie industrielle qui n’a que trop durée.
Depuis longtemps, la preuve était faite que l’activité ne pouvait trouver sa rentabilité sans les énormes aides publiques qui ont contribuées à bâtir la fortune du propriétaire historique. Malgré les alertes depuis une dizaine d’années pour réorienter la production, les directions successives n’ont pas voulu écouter.
C’est un véritable gâchis industriel, économique et social avec près de 5000 salariés licenciés et de multiples éleveurs abandonnés sur cette longue période.
A plusieurs reprises, la Cgt a été force de proposition pour trouver des alternatives industrielles pour préserver les activités et l’emploi dans les différents bassins d’emploi où le groupe s’était implanté.
Ces propositions portées par les salariés dans de nombreuses manifestations, particulièrement le 2 août 2013 à Quimper, et mises en avant lors des discussions sur le Pacte d’Avenir pour la Bretagne n’avaient pas, à l’époque, retenu l’attention des décideurs.
La Cgt apprécie le fait qu’aujourd’hui, enfin, des dispositions pour réorienter l’activité principale du groupe, soient à l’ordre du jour avec l’appui du Conseil Régional et de l’Etat.
La préservation des emplois actuels, par une reprise collective du groupe volailler, la réorientation sur des créneaux qui répondent aux besoins, le recentrage sur le marché intérieur, sont autant de pistes qui peuvent permettre de redynamiser une activité et des bassins d’emploi. Les politiques publiques doivent être mises au service des activités industrielles et des emplois dans une logique maitrisée, concertée et raisonnée.
Ce n’est pas ce qui a été fait jusqu’à présent ; la transition d’un modèle à un autre est donc solution. En tout état de cause, la Cgt œuvrera pour permettre une reprise qui favorise une réorientation industrielle ainsi qu’une stratégie de formation qui permette au personnel de garder leur emploi.