Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 08:52
Les communistes présents au festival du Bout du Monde à Crozon

Festival du Bout du Monde à Crozon 

Samedi 4 Août de 14h00 à 17H00  à l'entrée des cars du festival ( chemin d'accés au festival)

Parce que la fête et le partage n'interdisent pas la réflexion et la conscience politique ... 

des militants communistes finistériens iront à la rencontre des festivaliers, distribueront des flyers pour la féte de l'huma, vendront la vignette de bon de soutien de la fête de l'Humanité (ouvrant droit à l'entrée pour les 3 jours), feront signer la pétition pour exiger une autre République que celle de la monarchie présidentielle des présidents qui se succèdent depuis des décennies, dérive autoritaire qu'accentue encore Emmanuel Macron. 
 
 
 
Les communistes présents au festival du Bout du Monde à Crozon
Partager cet article
Repost0
3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 11:50
Contre la généralisation des tests osseux pour les jeunes migrants bénéficiant d'une assistance de mesure éducative et d'une reconnaissance de minorité, 11 associations, syndicats, partis politiques finistériens s'associent pour dénoncer cette forfaiture morale!

COMMUNIQUE DE PRESSE

23/07/2018 11 associations 2 syndicats 4 mouvements politiques s’associent

Nous venons d‘apprendre avec stupéfaction que le parquet de Quimper entreprend de faire passer des tests osseux à, d'une part des mineurs en attente de reconnaissance de minorité et, d'autre part, à des mineurs bénéficiant d‘une Assistance de Mesure Educative.

 

Nous ne pouvons accepter que de tels tests aient lieu dans notre département.

 

Qu'est ce que les tests osseux?

 

La détermination de l'âge osseux est opérée à partir d'une radiographie de la main et du poignet sur la base de laquelle une évaluation est faite en application d'une grille d'interprétation établie en 1935 par les professeurs Greulich et Pyle. Elle s'appuie sur une évaluation de la maturité osseuse observée sur une population d'individu de type caucasien. Les auteurs de cette méthode ont eux-mêmes reconnu la fiabilité toute relative de leur méthode.

 

Dans un procès-verbal  du 29 mars 2018, le comité d’éthique du Centre Hospitalier Régional universitaire de Brest, a émis un avis stipulant que ledit test pose un problème éthique sérieux, le fait, pour un médecin, connaissnat par ailleurs les conséquences possibles de son diagnostic et la très grande imprécision scientifique des examens pratiqués, de rendre des résultats sans les assortir équitablement de précisions concernant la marge d’erreur objective qu’ils contiennent, à tout le moins sous la forme d’une fourchette d’âge.

 

Ces mêmes tests sont condammés par le Défenseur des droits: «ces tests sont inadaptés, inefficaces et indignes».

 

Les mêmes conclusions sont rendues par Le Comité consultatif national d'éthique (Avis CCNE n° 88, 23 juin 2005, n° 88), par le Haut Conseil de la santé publique. Ce dernier  a par ailleurs considéré, dans un avis du 23 janvier 2014, que la détermination de l'âge physiologique sur le seul cliché radiologique est à proscrire (Haut Conseil de la santé publique, Avis relatif à l'évaluation de la minorité d'un jeune étranger isolé).

 

Enfin, le Comité Européen d’Action Spécialisé pour l’Enfant et la Famille, condamne les pratiques abusives cherchant à déterminer l’âge d’un mineur à travers l’analyse de la densité de l’os (avis publié le 15 juin 2018).

 

Compte tenu de ce qui précède, nous ne pouvons accepter que les Parquets de Quimper et de Brest décident d'engager de tels tests et nous leur demandons l’arrêt immédiat de ces pratiques unanimement condamnées.

 

Le Temps Partagé/Fraternité Quimper et Douarnenez/Collectif citoyens solidaires/Pays de Morlaix Solidarité Migrants/LDH Quimper Presqu’île de Crozon Brest/Cent pour un toît Cornouaille/Cimade Finistère/Comité Génération.s Ouest Cornouaille Pays de Quimper/Association PARESSE/CNT29/FSU29/PCF Quimper et PCF Finistère /NPA29/Ensemble !/France insoumise Quimper

Partager cet article
Repost0
3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 11:43
Macron Gate: l'urgence d'une 6ème République sociale et démocratique (PCF Finistère)
En quelques jours seulement, l'affaire Benalla est devenue une affaire Macron.
 
Devant le scandale d'État que constituait la présence et les agissements de ce barbouze au plus niveau de l'État, les tergiversations et les mensonges de l'Elysée soulèvent chaque jour de nouvelles interrogations sur les raisons de sa protection, y compris au détriment des services de police. Jusqu'à quand le scandale va-t-il durer sous les yeux effarés du pays tout entier? 
 
Sans les révélations du Monde, personne ne saurait rien et tout continuerait comme avant. Sans la pression des parlementaires, il n'y aurait pas de commission d'enquête comme l'avaient demandé les députés communistes tout de suite après le 1er mai.
 
La suspension, jusqu'à nouvel ordre, du débat parlementaire sur la révision constitutionnelle, que réclamaient les communistes, est un premier recul de l'Élysée obtenu sous la pression parlementaire.
Maintenant, la vérité doit être établie en urgence sur le scandale Benalla.
 
Les député-es, les sénateurs et les sénatrices communistes s'y emploieront notamment dans le cadre des commissions d'enquête parlementaire.
Le débat constitutionnel ne pourra reprendre sur les bases sur lesquelles il était engagé, en tenant les citoyens à l'écart. Il ne faut plus renforcer mais diminuer le pouvoir personnel du Président de la République. C'est à une véritable République démocratique qu’il faut retravailler, une VIème République citoyenne.
 
Car cette affaire montre le danger qu'il y a à accroître encore les pouvoirs personnels du Président. Le Président a trop de pouvoirs, la preuve en est une nouvelle fois faite. C’est d'une autre Constitution dont le pays a décidément besoin. La leçon doit être retenue.
 
Il faut en finir avec le présidentialisme, aller vers une 6ème République véritablement sociale et démocratique.
 
La fédération du Finistère du Parti Communiste Français appelle les citoyen-nes à signer la pétition sur www.stopmonarchiemacron.fr pour exiger un référendum.
 
Fédération PCF du Finistère, 23 juillet 2018 
Partager cet article
Repost0
7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 15:06
Les fêtes d'été du Travailleur Bigouden 2018 organisées par la section PCF : le vendredi 13 juillet sur le port du Guilvinec, le samedi 21 juillet au port de Lesconil, le vendredi 17 août à Loctudy

FETES D’ETE DU TRAVAILLEUR BIGOUDEN 2018

Nos fêtes d’été se dérouleront cette année aux dates et lieux ci-après :

vendredi 13 juillet 2018                           LE GUILVINEC     (parking du Port)

samedi 21 juillet 2018                             LESCONIL            (Terre-plein du Port)

vendredi 17 août 2018                            LOCTUDY            (entrée du Port)

en présence d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Les fêtes d'été du Travailleur Bigouden 2018 organisées par la section PCF : le vendredi 13 juillet sur le port du Guilvinec, le samedi 21 juillet au port de Lesconil, le vendredi 17 août à Loctudy
Les fêtes d'été du Travailleur Bigouden 2018 organisées par la section PCF : le vendredi 13 juillet sur le port du Guilvinec, le samedi 21 juillet au port de Lesconil, le vendredi 17 août à Loctudy
Partager cet article
Repost0
3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 14:57
 Selon l’ARS Bretagne, la fermeture de la maternité de Guingamp sera actée dès les premiers mois de 2019. Samedi, 2500 personnes ont manifesté à Guingamp pour son maintien.(Photo Claude Prigent) (MOB)

Selon l’ARS Bretagne, la fermeture de la maternité de Guingamp sera actée dès les premiers mois de 2019. Samedi, 2500 personnes ont manifesté à Guingamp pour son maintien.(Photo Claude Prigent) (MOB)

Le Télégramme, l'info vous suit partout

Maternité de Guingamp. Fermeture évidente pour l’ARS

 

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 14:28
Sans dire un mot mais avec les panneaux levés et les enfants sur les genoux, les parents d’élèves de l’école Diwan Montroulez se sont invités au conseil communautaire

Sans dire un mot mais avec les panneaux levés et les enfants sur les genoux, les parents d’élèves de l’école Diwan Montroulez se sont invités au conseil communautaire

Lundi 2 juillet, les parents d’élèves de l’école Diwan Montroulez à Morlaix se sont invités au conseil communautaire. Leur but : permettre à l'école d'ouvrir ses portes à la rentrée 2018.

Sans dire un mot mais avec les panneaux levés et les enfants sur les genoux, les parents d’élèves de l’école Diwan Montroulez ont voulu faire passer un message lors du conseil communautaire, lundi 2 juillet, à Morlaix (Finistère) : sauver l’école Diwan.

En effet, avec la fin des CUI-CAE (Contrat unique d’insertion-contrat d’accompagnement dans l’emploi) remplacés par les PEC (Parcours emploi compétence) Diwan Morlaix n’est plus en mesure de reconduire quatre CAE à la rentrée. Il lui manque 25 000 € pour ouvrir ses portes à la rentrée.

Manque à gagner

Les communes qui ont des enfants scolarisés à Diwan ne participent pas au forfait scolaire. Un sérieux manque à gagner.

Agnès Le Brun, maire de Morlaix, appelle à la solidarité de tous : « Ce n’est pas parce que cela ne concerne pas des enfants de notre commune que ce n’est pas notre problème. »

Une position partagée par Thierry Piriou, président de Morlaix communauté : « J’appelle à la solidarité communautaire ».

Ismael Dupont, secrétaire départemental du Parti communiste français, est plus catégorique : « Il y a peu de chances de sauver la langue bretonne sans Diwan. 

Le sujet sera abordé lors du conseil municipal jeudi 5 juillet.

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 06:10
Henry Moore

Henry Moore

Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art

 

 

Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace.

- Par Renaud Faroux

 

Tous les grands musées du monde possèdent des œuvres de Henry Moore. Si l’artiste a atteint les sommets de la réputation internationale, ses œuvres restent assez peu vues en France. Autant dire le très grand intérêt de la rétrospective présentée par la Fondation Leclerc. Elle ne se limite pas à une simple exposition entre les murs du musée mais présente des pièces monumentales dans les villes de Landerneau jusqu’à Brest. Elles fascinent les passants en inscrivant leurs silhouettes spectaculaires hors les murs où le ciel, la mer, les arbres et les bâtiments servent de toiles de fond à leur présentation. Ce mariage réussi entre la Fondation et la ville, l’atelier et le paysage, illustre à merveille les désirs du sculpteur qui affirmait : «  Je préfère voir ma sculpture dans un paysage, même indifférent, plutôt que dans le plus beau bâtiment… »

 

 

Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art

Une fusion dans le paysage :

La majorité des œuvres exposées viennent de la Henry Moore Foundation de Perry Green, un musée en pleine campagne à cinquante kilomètres de Londres où les sculptures sont posées comme tout naturellement sur du gazon au milieu des moutons et où se trouve encore son atelier. Pour Moore « la sculpture est un art de plein air » et à Landernau, pour évoquer l’atmosphère champêtre de son lieu de travail, plusieurs pièces se trouvent à dehors. A l’entrée, sur le parvis de la Fondation Leclerc, trois bronzes monumentaux symbolisent les grandes préoccupations du maître : une femme à l’enfant, une belle figure allongée et une imposante forme sphérique trouée en son milieu et au titre tout surréaliste de « Locking Piece », « sculpture fermant à clef ». Sur le quai du Léon s’impose une de ses figures caractéristiques : une monumentale silhouette féminine abstraite entrecoupée de vides qui accaparent l’espace et donnent un aspect fantastique à l’œuvre ; face à la mairie trône une grande « Arche » en fibre de verre ; sur la rive du Penfeld aux Ateliers des Capucins de Brest, un colossal bronze d’un personnage allongé tranché en son milieu. Michel Edouard Leclerc insiste : «  C’est une vraie gageure pour notre Fondation que de pouvoir porter un projet d’une si grande envergure ! C’est grâce à Jean-Louis Prat que la Henry Moore Foundation nous a ouvert ses portes, lui à qui l’on doit l’historique rétrospective Henry Moore à la Fondation Maeght de Saint Paul de Vence en 2002. »

Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art
Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art

La mère à l’enfant :

La première salle d’exposition s’ouvre sur un mur de dessins avec une série de feuilles consacrées au thème de la mère et l’enfant incarnée en volume dans une petite sculpture de 1930 toute en rondeur et en sensualité. Christian Alandete, le commissaire de cette présentation insiste sur ce thème repris en de multiples variations par l’artiste et rappelle un souvenir freudien du sculpteur : « le jeune Moore a éprouvé une des plus fortes sensations de sa vie un jour où sa mère lui demanda de lui masser le dos. Le volume de l’omoplate, la peau féminine roulant sous l’os dont il sent la forme géométrique bizarre rappellent soudain au jeune enfant la terre de sa campagne natale du Yorkshire et les pierres qui affleurent à la surface. »

Très tôt s’impose à l’artiste cette fusion entre la lande des « Hauts de Hurlevents » et la femme, la terre et la mère. Ce thème « œdipien » scande toute l’exposition dans différentes sections. Après cette première approche se découvrent deux divisions en vis-à-vis consacrées à l’abstraction et au surréalisme. Cette période est surtout marquée par un intérêt pour le matériau. Sous l’influence de ses compatriotes Jacob Epstein et Gaudier Brzeska, ne s’autorisant que la taille directe, utilisant les étrangetés de la nature, Henry Moore précise : «  les coquillages représentent la forme dure, mais creuse de la nature et possèdent la merveilleuse complétude d’une forme unique. Les cailloux et les rochers révèlent la manière dont la nature travaille la pierre. Les galets roulés par la mer exposent le processus d’usure, de frottement de la pierre et les éléments d’asymétrie. Les rochers divulguent le traitement de la pierre ébréchée, cassée, et ont le rythme d’un bloc anguleux et nerveux… » Ainsi le matériau par sa forme, sa consistance, ses accidents prédétermine l’œuvre. Le bronze, le plâtre, le marbre, l'albâtre, le cumberland, la pierre d'Ancaster, l'ébène, le fer, le bois de noyer, le plomb...

Henry Moore sculpte tous les matériaux. Issu d'une famille de travailleurs miniers, encouragé par sa professeure de travaux manuels, il développe rapidement une affection particulière pour les "cailloux anglais" : "Au début de ma carrière, je me faisais un honneur d'utiliser les matériaux indigènes, parce que je pensais qu'étant Anglais je me devais de comprendre nos pierres. Elles étaient moins coûteuses et je pouvais aller voir un tailleur de pierre pour lui acheter des pièces aux formes et tailles aléatoires. J'ai essayé d'utiliser des pierres anglaises qui n'avaient encore jamais été utilisées en sculpture."

 

Dans ses premières figures couchées, se découvre aussi l’influence du cubisme et de la sculpture précolombienne et en particulier la figure du dieu Chac-Mool de Chichèn-Itzà. Les formes alanguies ou cousues entres-elles par des fils de sa période surréaliste rappellent les « Concrétions » de Hans Arp, les grèves infinies de Yves Tanguy, les découpes aériennes de Calder aussi bien que les objets contondants d’Alberto Giacometti. Jean-Louis Prat souligne que « l’originalité du travail de Moore n’est compréhensible que si l’on se souvient qu’il hantait aussi bien les salles d’art égyptien ou de l’art des Cyclades, au British Museum, que le Natural History Museum où il découvrait les pierres fossiles et les ossements des premiers occupants de la planète ! » On pourrait compléter les influences en citant Michel-Ange, Brancusi, Archipenko, Picasso… André Breton quant à lui se souvient qu’ : « Apollinaire avait rêvé, par opposition à toutes les autres, d’une statue en creux qui fut construite dans la terre : c’est  cette statue qui, par l’art de Moore, a réussi à joindre l’autre, la statue pleine, et en toute harmonie, à l’étreindre. »

Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art

Du dessin au monumental :

Les années 30 furent les plus heureuses et les plus inventives de Moore. Installé à Parkhill Road dans le quartier de Hampstead à Londres il a comme voisins des artiste comme Roland Penrose, Barbara Hepworth, des écrivains comme le poète engagé dans la lutte des classes Stephen Spender, l’historien d’art Herbert Read… C’est à cette époque qu’il forme le groupe « Unite One » avec Barbara Hepworth, Ben Nicholson, Paul Nash, Edward Wadsworth, Edward Burra et l’architecte Wells Coates.

Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art
Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art
Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art

Homme de gauche, pacifiste, vétéran de la première Guerre Mondiale, horrifié par la seconde, partisan des Républicains espagnols, sympathisant communiste… matérialiser ce qu'il ressent ne lui suffit pas et l'artiste s'engage également dans des actions politisées.

Élevé par un père mineur et syndicalisé, Moore a vécu de près les grèves qui ont précédé la grande crise de 1929 et qui nourriront son engagement socialiste ultérieur. Il n'hésite pas à critiquer publiquement la politique de non-intervention de son gouvernement face aux exactions nazies en Espagne, puis en Tchécoslovaquie.

Lorsqu'il souhaite se rendre dans la péninsule ibérique avec une délégation pour témoigner son soutien aux Républicains, sa demande de sortie du territoire lui est refusée.

Ses œuvres sont classées "art dégénéré" en Allemagne, et systématiquement détruites. Son engagement explique certainement la commande publique reçue en 1942 pour documenter, à l'aide de dessins, le travail des mineurs britanniques : "Si l'on demandait à quelqu'un de décrire l'enfer, ceci ferait l'affaire", raconte Moore à propos des mines qu'il reproduit à l'aide de pastels gras, crayons et aquarelles dans des tons extrêmement sombres, variations de gris et de noir. A nouveau, le corps est au cœur de ses toiles. Un corps anonyme, presque translucide, vulnérable. Ses descriptions de la terrible vie des mineurs sont comme un complément visuel aux fameuses descriptions de Georges Orwell dans « Down the Mine ».

Dans les années 1940, pendant le « Blitz », dans les stations du métro de Londres utilisées comme abris anti-aériens, Moore exécute une extraordinaire série de dessins rehaussés de craies et de couleurs : des corps couchés, transis, collés les uns aux autres qui rappellent les corps fossilisés par les cendres du Vésuve découverts à Pompéi et filmés par Roberto Rossellini dans « Voyage en Italie ». Avec cette série connue sous le nom de « Shelter drawings » son œuvre va devenir très populaire : ses dessins deviennent non seulement un "war art", un art de guerre militant, mais influencent surtout la perception de la guerre de toute une nation : nombreux sont les Britanniques qui associent la seconde guerre mondiale aux tableaux prégnants de Moore. Par la suite, l'artiste ne manque pas de décrier les horreurs de l'ère atomique, comme en témoigne « Atom Piece » à mi-chemin entre un crâne humain et un champignon nucléaire. Certaines figures d'après-guerre « Girl Seated against Square Wall », étranges réminiscences des êtres destitués d'Alberto Giacometti, font sciemment écho aux horreurs de la Shoah. Moore donne aussi vie à des masques et des figures de guerriers qui évoquent autant « Guernica » que « L’homme à cheval » de son collègue, le sculpteur italien Marino Marini. Comme ce dernier Henry Moore va se lancer dans une géométrisation de la figure humaine qui va lui permettre de travailler dans le monumental. Il met en œuvre comme on le découvre dans la grande vitrine qui recompose son atelier deux découvertes fondamentales : le trou et le corps constitués d’éléments détachés. Il précise : « le premier trou que j’ai fait à l’intérieur d’une pierre fut une révélation. Le trou connecte une face à l’autre, et donne tout de suite une plus grande dimension tridimensionnelle. Un trou peu avoir autant de signification qu’une masse solide.

 

Le mystère du trou renvoie à la fascination pour les cavités au milieu des collines et des falaises. » Les objets-personnages aux fortes carrures par rapport aux têtes minuscules créent des effets de clair obscur qui les subliment. Moore invente des compositions disloquées qui mettent en relation corps et paysage où les genoux et les seins deviennent des montagnes. Une fois que ces parties sont séparées, le sujet n’est plus une sculpture naturaliste et on découvre la figure comme un paysage. Plus il géométrise, plus les œuvres se font grandes, plus les formes s’allongent, s’assouplissent, deviennent organiques. La pierre semble contenir la vie comme dans sa splendide série de lithographies consacrées aux pierres levées de Stonehenge qui transforment ces pesants mégalithes en véritables formes humaines. A l’inverse de l’approche métaphysique de Giacometti qui donne un sens tragique au destin de l’homme, celle de Moore est toujours pleine de vie et d’espoir et annonce déjà les préoccupations d’artistes aussi divers qu’Anish Kappoor, Richard Long, Richard Deacon, Thomas Schütte où Marc Quinn.

 

Dans ce vaste parcours linéaire une des réussites de l’exposition est aussi liée à la scénographie d’Eric Morin qui fait communiquer visuellement toutes les différentes sections par des mises en perspective. Le choix de grands fonds colorés rappelle la nature anglaise et conjuguent avec brio la mise en situation de différentes échelles. Ainsi par exemple la dernière salle consacrée aux œuvres monumentales s’ouvre tout naturellement vers l’extérieur et les pièces imposantes du parvis semblent se fondre naturellement dans l’espace intérieur et illustrent habilement un des mantras de Moore : «  la sculpture comme un paysage et le paysage comme une sculpture. »

 

Renaud Faroux

Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art
Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art
Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art
Henry Moore : Engagements et establishment, les noces de la pierre et de l’espace. - Par Renaud Faroux, historien et critique d'art
Partager cet article
Repost0
1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 16:21
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore

Samedi 30 Juin à Landerneau: pour la troisième fois en un an, le PCF Finistère organisait une visite de l'exposition temporaire des Capucins à Landerneau: cette fois-ci, après Picasso et les artistes de la Figuration Libre, le sculpteur, peintre et dessinateur anglais Henry Moore, mondialement reconnu, un des premiers artistes star dans son pays (notamment parce qu'il a représenté la détresse des londoniens pendant le Blitz et leur résistance face aux bombardements nazis), mais peu connu en France, qui bénéficie là d'une exposition exceptionnelle. Henry Moore, fils de mineur de Yorkshire, fait partie des précurseurs de la sculpture contemporaine, se formant entre maîtrise académique, explorations surréalistes et abstraites, empreinte de Picasso et Cézanne. Son passé dans l'avant-garde engagée à gauche, prête à s'engager pour les brigades internationales et l'Espagne Républicaine, ne l'a pas empêché de faire progressivement partie de l'establishment sans perdre pour autant sa créativité et son audace formelle.   

Un vrai coup de foudre qui nous a été rendu pleinement intelligible grâce à la médiatrice culturelle des Capucins et notre critique et historien d'art préféré, Renaud Faroux, venu faire une conférence lumineuse de gai savoir donnant de l'appétit pour l'art et la culture in situ et aux Mille-Clubs de Landerneau de 12h à 13h30, avant un déjeuner sur l'herbe sur la rive de l'Elorn par un grand soleil. 30 personnes ont pu bénéficier de ces moments très privilégiés autour de l'art, du plaisir de découvrir et de mettre en lien, de la réflexion entre la création, le social et la politique. De l'Education populaire avec un grand E et un grand P. Renaud Faroux devrait venir au Congrès départemental du PCF Finistère à Plonéour Lanvern dans le Pays Bigouden le 10 novembre comme témoin privilégié sur les politiques publiques en matière culturelle, les rapports du parti communiste à la culture et à son rôle social et des artistes à l'ambition d'émancipation.

 

Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore
Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore

Pas de règles de l'art sinon la joie d'explorer, de découvrir, de créer, d'emprunter et de détourner, de mettre du trou, de la profondeur, de la rupture et de la brisure comme de la rondeur et de la sensualité dans la matière. Renaud Faroux nous explique Henry Moore par Michel-Ange, Picasso, Gauguin, Brancusi, Giacometti, Cézanne, la sculpture aztèque et maya, Freud et cie, la nature (galets, coquillages, moutons, collines représentées comme des nus et les nus comme des collines) et l'art néolithique. A nouveau, la trentaine de chanceux qui a bénéficié de sa conférence en images organisée par le PCF Finistère a eu le sentiment d'être en une heure trente plus cultivée et initiée sur les arcanes de la création et de l'histoire de l'art. Affaire à suivre pour la prochaine exposition des Capucins à l'automne prochain.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 15:45
30 juin - Manifestation pour la sauvegarde de la maternité de Guingamp: les élus et militants communistes bien présents!

Quel bonheur de retrouver notre sénatrice communiste des Côtes d'Armor, Christine Prunaud, une semaine après son arrestation en Turquie, aux côtés de Xavier Compain, candidat Front de Gauche aux dernières régionales, élu communiste à Plouha, et de Claudine Le Bastard et Cindérella Bernard, conseillères départementales PCF, pour exiger le maintien de la maternité de Guingamp !

 

Arrêtée quelques heures par les autorités turques, dimanche, la sénatrice communiste, Christine Prunaud, témoigne dans l’émission Sénat360. « Ils considéraient que nous n’avions rien à faire dans un bureau de vote » ​

Par Public Sénat - 25 juin 2018 
 

Dimanche, lors de la réélection du président turc, Recep Tayyip Erdogan, dès le premier tour avec plus de 52 % des suffrages, une délégation communiste française, venue observer les élections à l’invitation du parti kurde, le HDP, a été arrêtée quelques heures dans la ville d’Agri à l’Est de la Turquie. Parmi eux, la sénatrice communiste des Côte d’Armor, Christine Prunaud. « C’est en rentrant dans la ville d’Agri que nous avons été arrêtés lors d’un contrôle. On nous a pris nos passeports et nous a demandé de les suivre à la gendarmerie » raconte la sénatrice, contactée par téléphone dans l’émission Sénat360.

La délégation communiste a été arrêtée pour « délit d’activités illégales ». « Ils considéraient que nous n’avions pas à soutenir un parti d’opposition. Ils considéraient également que nous n’avions rien à faire dans un bureau de vote même pour en voir le déroulement. Il n’était pas question de manipuler les gens (…) c’était uniquement une observation qui nous avait été demandée par le HDP et ceci ne convient absolument pas au gouvernement Erdogan » poursuit Christine Prunaud avant d’ajouter qu’à l’issue « d’un interrogatoire de plus de 5 heures » les autorités turques ont convenu « qu’il n’y avait pas d’activités illégales ».

Contactée depuis Istanbul, la délégation communiste rentrera en France ce soir. « Le plus dur est passé » conclut la sénatrice.

  Et alors qu’une mission d'observateurs internationaux a dénoncé, ce lundi, l'absence « d'opportunités égales » pour les candidats, Pascal Torre, membre de cette délégation communiste, a lui affirmée « n’avoir jamais vu de fraudes aussi massives ». « Je pense que M. Torre le dit à raison » a déclaré Eliane Assassi, président du groupe communiste au Sénat, qui s’est dite très choquée par cette arrestation.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 14:24

 Jean-Claude Cariou, militant de l'ANACR et du PCF, nous apprend que la maison du peintre Chamaillard achetée et renovée par des Anglais fut celle de Jean et Christine (Titine) Charlès jusqu'en 2016. .

Chamaillard, douze ans de vie à Châteaulin

Ce dernier envisage aussi d’écrire un livre sur cette maison. « Je pense qu’elle est chargée d’histoire à plus d’un titre », affirme-t-il. Lui et Rachael en sont convaincus : ils habitent désormais la même maison qu’Ernest de Chamaillard, célèbre peintre de l’école de Pont-Aven, né en 1862 à Gourlizon et mort en 1931. Chamaillard, dont un lotissement châteaulinois porte le nom, a vécu à Châteaulin de 1893 à 1905. À l’époque, il connaît déjà Gauguin, qu’il a rencontré en 1888. Il travaille alors comme avocat afin de gagner sa vie, parallèlement à son activité de peintre. « D’ailleurs, notre maison est située à deux pas de l’ancien tribunal de Châteaulin.

Sur une de ses peintures (« Jardin fleuri près de l’église à Châteaulin », NDLR), il a représenté l’église ainsi que des plantes qui ressemblent beaucoup au jardin derrière la maison ». « C’est une sorte de jeu avec la réalité, c’est quelque chose qui se pratique beaucoup en peinture », affirme Rachael, légitime pour s’exprimer sur la question. « Notre notaire a certifié que Chamaillard avait bien vécu ici », poursuit Stephen, photographe.

 Pour eux, un tel héritage serait lourd de sens. « Cela voudrait dire que des gens comme Paul Gauguin ou Paul Sérusier sont passés dans cette maison », s’enthousiasment Rachael et Stephen, imaginant déjà une plaque qui rappellerait le lien de Chamaillard avec leur propriété. « Nous sommes allés au musée de Pont-Aven pour tenter d’en savoir plus sur lui mais nous n’avons pas encore réussi à confirmer définitivement ce lien, même si nous sommes persuadés qu’il a vécu ici ». De leur côté, Guy Leclerc, historien local et Marie Simon, au service culturel de la Ville, confirment avoir aussi travaillé sur la question, sans plus de succès jusqu’à présent.

  

 Un abri pour la Résistance ?

 Une chose dont ils sont sûrs à 100 %, en revanche, c’est que la maison a appartenu à un communiste convaincu. « Les murs à l’étage étaient recouverts de vieilles coupures de presse, nous les avons enlevées ». Des publications engagées, telles que l’Humanité ou encore Le Peuple, quotidien syndicaliste belge. « Nous avons également découvert une affiche datant probablement des années 1930 ou 1940, cachée dans le mur ». Celle-ci, imprimée par le Parti communiste, représente un homme d’affaires français serrant la main à un officier nazi. « Nous avons également retrouvé de vieilles cartouches d’armes en cassant les murs », explique Stephen, en ouvrant une petite boîte dans laquelle sont rangées les munitions.

 Cette demeure aurait-elle été un bastion de la Résistance locale, quelques années après avoir abrité un peintre de l’école de Pont-Aven ? Stephen et Rachael ne peuvent pas encore l’affirmer. Mais ils ont sacrément envie d’y croire. « Habiter la maison qui a servi de refuge à la Résistance, ce serait vraiment la classe ! », sourit le couple.


Le Télégramme 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011