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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:31
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
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Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
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Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest

Débat sur l'industrie maritime brestoise au bar le Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest. Organisée par la section PCF de Brest dans le cadre des états généraux du Progrès Social, animée par Remi Salaün, ancien travailleur de l'arsenal, et Erwan Rivoalan, tous deux membres du PCF et de la CGT, avec des interventions introductives de Guy Jourden, président du conseil de développement économique pour la métropole de Brest, de Olivier Le Pichon, secrétaire de l'UL CGT, de Stephane Créach, représentant le comité régional CGT, l'union départementale, membre du Ceser, puis des interventions notamment de travailleurs de l'industrie maritime et de la construction navale, comme Christian Gagou et un employé de Damen, de Dominique Gontier, pour la commission maritime du PCF Finistère, de Roland de Penanros, pour l'Université européenne pour la paix, de Louis Aminot, de Gérard Le Briquer, ancien responsable Transport, mobilité à la direction nationale de la CGT, ce débat qui a duré 2h, réuni une trentaine de personnes, et était enregistré par la radio locale Pikez, a été particulièrement riche.

L'industrie est passée depuis 30 ans de 20% à 12% dans la part de la richesse nationale, c'est le fruit du choix du retrait de l'Etat, des privatisations, de l'absence de pilotage stratégique et de planification, du choix de la concurrence et des plus-values pour les actionnaires. Par exemple, il ne faudrait que 100 millions d'euros pour financer les équipements relançant la construction navale à Brest, à rapporter aux 43 milliards versés aux actionnaires qu'à coûté le CICE à l'Etat. Aujourd'hui, le plan EMR breton de constructions d'hydroliennes semble patiner alors que c'est un secteur d'innovation industrielle et de production énergique durable essentiel. Depuis 20 ans, le personnel construction, réparation navale est passé de 9000 à 10000 emplois à Brest, à 3500, dont 600 salariés simplement à statut d'état à Naval Group. Le secteur de la déconstruction, qui doit être investi avec une protection des salariés contre l'amiante, présente un potentiel d'une centaine d'emplois nouveaux. Le progrès social suppose une véritable stratégie industrielle, qu'on ne laisse pas le marché décidé, que l'Etat reprenne une main-mise sur des secteurs qu'il n'aurait jamais dû privatiser, a fait valoir Olivier Le Pichon. Il faut des pôles publics industriels et une planification des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Aujourd'hui, on laisse les groupes à capital privé se concurrencer stérilement plutôt que de développer l'activité de manière cohérence: Alstom produit ainsi des éoliennes offshore contre EDF et GDF. Pour ce qui est de la construction de navires militaires, cela doit s'intégrer à une réflexion politique globale sur les conditions de la guerre, sur la défense que nous voulons, mais il faut, si on construit des navires, que la production soit 100% publique, sous contrôle des arsenaux. La réparation navale civile, avec ses enjeux en termes de sécurité sur mer et d'écologie, doit aussi recevoir un financement public pour être développée dans nos ports. 75 000 bateaux passent par le rail d'Ouessant, bien plus s'arrêteraient pour réparation si les règles internationales de sécurité maritime étaient plus strictes et si on développait l'infrastructure de réparation sur Brest. Malheureusement, le choix de développer le nucléaire militaire à l'île longue a figé également des possibilités de développement de la construction et réparation navale civile sur Brest. Pour Guy Jourden, tout cumulé, les emplois liés à la mer dans l'agglomération brestoise représentent 15 000 emplois, 23% de l'emploi local. Pour lui, les champs d'éoliennes flottantes sont bien programmés, vont créer beaucoup d'emplois de maintenance, et le polder à Brest va servir, inévitablement. 2 éoliennes flottantes à installer par mois comme c'est prévu dans la programmation, cela fait du boulot. Les usines de fabrication se trouvent au Havre et à St Nazaire. Les grands groupes privés de bétonneurs comme Vinci et Bouygues se positionnent. L'industrie maritime reste un des avenirs de Brest, mais pas le seul. Un bateau de pêche à construire ou déconstruire, c'est aussi de l'industrie. La Britanny Ferries fait construire un bateau en Allemagne, réparer en Pologne, alors qu'elle est financée par le Conseil Régional: est-ce normal? Mais avons nous les capacités aujourd'hui de proposer le service en Bretagne? Stephane Créach a rappelé que Brest restait le 1er port de réparation navale civile. Il a avancé aussi que pour la première fois, à l'échelle nationale et régionale, on était en train d'écrire une stratégie de la mer et du littoral. Auparavant, en dépit du potentiel, la France n'apparaissait pas comme un grand pays maritime. L'économie maritime est et doit rester une économie diversifiée. C'est quand on fait de la mono-activité qu'il y a des coups durs. C'est la mixité qui fait qu'on a une richesse industrielle. A l'époque, il y a 30 ans, l'armée de croyait pas en la déconstruction navale, on préférait faire appel au Bangladesh pour ces tâches peu valorisées et ingrates. On a vu ce que ça a donné en terme social, de santé publique, d'écologie. Il n'est plus acceptable non plus d'océaniser nos navires avec des métaux lourds. La richesse de Brest, c'est sa diversité industrielle: la recherche, le nautisme, la navale militaire, la réparation navale civile, ce sont des activités complémentaires qui ne se contredisent pas. Après, la question, c'est comment on implique les salariés, les citoyens, les territoires dans les choix de développement, y compris dans les stratégies d'entreprise. Pour Stephane Créach, l'enjeu aujourd'hui est de dépasser les constats et les déclarations pour travailler sur un projet maritime progressiste. Les énergies renouvelables marines se développent avec des fonds publics: 220 millions investis par l'Etat, la région, la métropole. Cela doit aboutir: c'est budgété. Les salariés doivent être porteurs de revendications et de projets, ils ne doivent pas se cantonner dans un rôle de réaction par rapport à ce que d'autres décident pour eux. Ils doivent proposer, mettre en débat. Pour Stephane Créach, ce qui est dangereux, c'est la volonté de spécialisation des ports, les activités mixtes sont une garantie. Pour le reste, on ne peut pas expliquer les restructurations par la mondialisation. C'est simplement le choix de verser par exemple le marché de l'armement, extrêmement juteux, vers des intérêts privés. L'industrie maritime pour Stephane Créach a de l'avenir à Brest avec la construction-conversion-déconstruction des navires, de la flotte sous-marine, le passage à 35% d'énergie renouvelable en Bretagne. Ensuite, le salarié de Damen présent à fait état des départs en retraite non remplacées dans la boîte, faisant passer l'effectif salarié de 220 à 150, avec des recrutements surtout d'hollandais et de travailleurs détachés.

Suite du compte rendu du débat plus tard...

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