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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 06:46

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 06:44

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:21
QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN (Jean-Emmanuel Ducoin)

QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN
Emmanuel Macron juge "légitime" de rendre hommage à Pétain, avec les sept autres maréchaux de la Grande guerre, samedi aux Invalides, soulignant que le dirigeant du régime de Vichy avait été "pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a "conduit des choix funestes" pendant la Deuxième...
Un peu de mémoire ! Pétain n'est plus "maréchal" et le nommer encore ainsi relève d'une réécriture odieuse de l'Histoire, puisque ce traître à la France a été frappé d'indignité nationale et donc déchu de ses titres militaires lors de son procès en 1945. Plus personne n'a le droit de l'appeler "maréchal".
Macron ajoute à propos de Pétain: "La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire." Mais que veut-il dire? Parle-t-il de l'humaine nature de Pétain? C'est une honte, une insulte et encore une fois une offense à l'Histoire. Nous pensons à Guy Môquet, au Colonel Fabien, à Jean Moulin, à Pierre Brossolette et à tous les martyrs résistants. Nous pensons aux milliers de Juifs de France, massacrés, gazés, parce que Juifs. Nous pensons à l’abolition de la République, à la collaboration, au statut des Juifs, à la répression des résistants, à l’aide à la déportation, à la rafle du Vél d’Hiv, aux crimes de la milice...
Macron dira-t-il bientôt que Jean-Marie Le Pen a lui aussi été un "grand soldat" durant la guerre d'Algérie? Et si l'Allemagne rendait hommage à Hitler, puisque celui-ci était forcément un bon soldat durant la Première Guerre mondiale? On croît rêver...

Jean-Emmanuel Ducoin

QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN (Jean-Emmanuel Ducoin)
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:17
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:13
Report de la taxe Gafa : Macron, président des riches, se couche devant les géants du numérique (Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes)
Report de la taxe Gafa : Macron, président des riches, se couche devant les géants du numérique
Le ministre des Finances Bruno Le Maire s’est dit « ouvert à un report de l’entrée en vigueur » d’un projet européen de taxation des géants du numérique, dont Google, Apple, Facebook et Amazon.

C’est un recul inacceptable face à ces multinationales toutes-puissantes. Jamais un gouvernement ne se sera fracassé avec plus d’entrain contre le mur de l’argent. Avec ce report, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire font le choix de mettre à l’abri les profits pharaoniques de ces firmes multinationales qui pratiquent pourtant l’optimisation fiscale à haute dose, au moment même où ils frappent les Français durement avec leur gourdin fiscal.

Les impôts que ces multinationales ne paient pas, c’est nous qui les payons à leur place (CSG, taxe sur les carburants, etc.). Et les citoyens ordinaires n’auront droit, eux, à aucun report pour payer…

Cette annonce est d’autant moins compréhensible qu’Emmanuel Macron avait fait mine, ce matin même au micro d’Europe 1, d’être attaché à cette taxe. Cette annonce intervient donc comme un désaveu cinglant pour le chef de l’État, dont l’impuissance sur la scène européenne apparaît en pleine lumière.

Il est temps de mettre un terme à l’impunité fiscale des puissants.

Nous formulons une proposition concrète : tout bénéfice réalisé dans un pays doit donner lieu au paiement de l’impôt dans ce pays. La régulation des géants du numérique doit devenir un enjeu européen, afin que les pays se coordonnent et aient toutes les possibilités de faire respecter les législations locales et fiscales.

 

Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 05:56
Mineurs non accompagnés: Sortir vite de cette situation indigne, Roland Foissac, vice-président honoraire du Conseil général du Tarn, président de l'association des élus communistes et républicains du Tarn, à l'ouverture du congrès de l'ADF
Mineurs non accompagnés : Sortir vite de cette situation indigne

mercredi 7 novembre 2018

Déclaration de Roland FOISSAC, vice-Président honoraire du Conseil général, Président de l’Association des Elus communistes et républicains du Tarn, sur les mineurs non accompagnés, à l’ouverture du Congrès de l’ADF.

Au premier rang des graves préoccupations des Conseils départementaux, l’accueil des mineurs non accompagnés, ici des dizaines de gamins qui se retrouvent chez nous au terme d’un parcours semé d’obstacles, poussés à l’exil par la misère, par la faim, par les violences, tout simplement par le besoin irrépressible de vivre et de se donner l’espoir d’un avenir humain.

A qui incombe la gestion des politiques migratoires, sinon à l’Etat dont c’est incontestablement une politique régalienne ?

Or, lâchement, le gouvernement se décharge sur les Conseils départementaux, sous le prétexte fallacieux que c’est à eux qu’incombe la politique de l’enfance.

La préfecture du Tarn, que le Conseil départemental a bien tort de ne pas interpeller,ferme les yeux dans une attitude d’indifférence coupable. Devant l’insupportable tableau de jeunes sans solution d’hébergement, que fait donc le Conseil départemental du Tarn ? Il a recours à des palliatifs tels des « méthodes d’évaluation » vigoureusement contestées par les associations de défense des Droits de l’enfant parce qu’elles conduisent à se débarrasser de dizaines de jeunes et à les jeter à la rue.Alors, des bénévoles, mus par l’élémentaire devoir de solidarité, prennent en charge et hébergent ces malheureux « déboutés » . Ces situations sont insupportables et notre association d’élu-e-s soutient la demande, formulée depuis juillet dernier, par le Réseau éducation sans frontières du Tarn (RESF81) d’être reçue par le président du CD. Nous demandons la tenue, dans les meilleurs délais, d’une table ronde regroupant avec le Préfet et le Président du CD, l’ensemble des associations départementales impliquées. Et nous voulons espérer qu’à Rennes, cette fin de semaine, devant tous le représentants de Conseils départementaux et en présence des ministres, un signal fort sera lancé pour sortir vite de cette situation indigne de la France.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 07:15
Incroyable mais vrai - Morlaix. Absence de direction : la crèche collective n’est pas autorisée à ouvrir (Le Télégramme, 6 novembre 2018)

C'est inadmissible ! Des parents vont se trouver sans solution ! Et que va-t-il se passer pour le personnel ? Incroyable mais vrai! L'opposition avait alerté dans une question orale lue au dernier conseil municipal par Sarah Noll, et écrite par elle.

- Question orale posée par les huit élus de l’opposition de gauche au conseil municipal du 20/09/18

Quels investissements d'avenir ?

A l'heure où la majorité nous dévoile enfin ses projets d'investissement pour l'avenir de la ville, on peut s'interroger sur certaines priorités qui sont données dans le grand jeu des arbitrages financiers.

Le contexte national avec les baisses de dotations de l'Etat impose aux communes une maîtrise accrue des dépenses. Agnès Le Brun et son équipe affirment avoir redressé la barre et remis à flot les finances de la ville, c'est leur leitmotiv. Ils peuvent donc se permettre d'investir sur de grands projets d'avenir (musée, tiers lieu, funiculaire).

Cependant en dehors de ces équipements, la majorité n'est-elle pas en train d'oublier que le plus important des investissements d'avenir qu'un territoire puisse faire réside dans sa jeunesse. En l'occurrence, au niveau de sa compétence, c'est sur la petite enfance que nous devrions investir.

Pourtant voilà 3 ans que la majorité demande aux équipes du pôle petite enfance de faire des économies.

En 2017, se sont 70 000€ d'économie qui ont été demandée. Des économies conséquentes qui ont pu être réalisées grâce à la bonne volonté des directions sur le budget matériel.

En 2018, la demande a été faite de maîtriser la charge salariale. Dans un secteur où les normes en matière de nombre d'encadrants sont extrêmement réglementées pour des raisons évidentes de sécurités, et alors que les équipes gagnent en ancienneté, il n'est pas difficile de comprendre que cela coince.

La crèche collective fonctionne à flux tendu sur un nombre de postes tout juste au dessus du minimum imposé par la réglementation. En effet, Le taux d'encadrement minimum exigé par la PMI est de 11.34 et la crèche est à un taux de 11.60. 0.26 de plus que le minimum ce qui correspond à quelques heures seulement. Ce qui signifie qu'il n'y a presque aucune marge pour permettre aux agents de prendre leurs RTT ou congés annuel et pallier les arrêts quand ils arrivent.

Dès lors, ce sont les équipes qui travaillent en tension et qui ne peuvent prendre les temps de repos nécessaire dans des métiers extrêmement énergivores ; ce sont les activités et sorties annexes qui sont annulées ; ce sont les directrices qui remplacent pour assurer les normes de sécurité et le bon fonctionnement de cet espace d'accueil et d'éducation de nos enfants. Et cela au détriment du temps de direction indispensable au bon fonctionnement d'une structure.

Les exemples ne manquent pas : des directrices qui sont sommées de remplacer tous les postes lorsqu'ils sont défaillant (que ce soit en cuisine ou en accueil des enfants), des sorties estivales réduites car elles demandent plus de taux d'encadrement que le nombre de postes limité ne permet plus, des temps de rencontres qui ne peuvent plus avoir lieu comme les papotines par manque de disponibilités et avec cela un intervenant extérieur pourtant bénévole qui est remercié.

Pourtant, la crèche collective est portée et animée par une équipe en or, porteuse d'un projet humaniste et bienveillant, très à l'écoute des enfants et de leurs parents. Nombreux sont celles et ceux qui ont pu trouver auprès de cette équipe, une écoute attentive, rassurante et guidante dans leur rôle de parent.

Dans un courrier en date du 25 juin 2018 une quarantaine de parents écrivaient à Madame le Maire pour faire part de leurs inquiétudes quant à la prise en charge de leurs enfants. Tout en rappelant leur entière confiance et leur soutien à l'équipe de la crèche collective qui se retrouve elle-même victime de cette politique de maîtrise des dépenses notamment de fonctionnement.

Votre réponse évoque la pérennisation d'un demi-poste de remplacement supplémentaire. Une phrase somme toute équivoque puisque vous pérenniser un poste déjà existant et qu'il n'est donc pas en supplément. En réalité, c'est un poste supplémentaire qu'il faudrait ajouter à celui que vous proposez de pérenniser pour permettre à l'équipe de fonctionner correctement et leur assurer la possibilité de prendre les temps de repos qui leur sont dû.

De même, vous évoquez une subvention versée à la crèche collective en constante augmentation depuis 3 ans. En dehors du fait qu'il nous paraît étonnant que la mairie verse une subvention à son propre équipement. Nous n'avons pu vérifier ces chiffres car les demandes que nous vous avons faites par mail et lors de la commission pour avoir les budgets du pôle et de la crèche collective n'ont pas été satisfaites.

Enfin, vous abordez la question du projet pédagogique qui devra faire l'objet d'une révision à la demande de la CAF. Mais la CAF demande la révision du projet social et non du projet pédagogique. Le projet social est du ressort du politique qui définit par là ce que la ville souhaite pour la petite enfance. Or, les directives données aux directrices quant à la gestion des ressources humaines, qui ont pour conséquences directes la qualité du travail en équipe et donc l'accueil de nos enfants démontre votre méconnaissance de la petite enfance.

Alors, pourquoi vouloir détériorer cet outil formidable, en déconstruisant un projet qui avait pris le temps de se construire dans l'écoute et la bienveillance. Pourquoi vouloir détériorer cet équipement aussi précieux pour nos enfants et donc l'avenir de notre territoire ? Pourquoi une politique budgétaire si stricte lorsque l'on parle d'humain, d'éducation, de co-éducation ? Pensez vous que le malaise ressenti par les équipes n'a pas de conséquences sur nos enfants ? Pourquoi ne pas investir dans ce poste supplémentaire ? Car à quoi bon investir dans des musées, des tiers lieux, des funiculaires si l'on oublie nos enfants ?

 

La crèche municipale de Morlaix fait à nouveau parler d’elle. Ce mardi soir, la ville a annoncé sur son compte Facebook qu’elle n’était pas autorisée à ouvrir.

« En raison de l’absence de la directrice et de l’absence soudaine de la directrice adjointe, la crèche collective n’est administrativement pas autorisée à ouvrir. Nous avons conscience des désagréments occasionnés et nous vous remercions de votre compréhension », a communiqué la municipalité.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:22
A propos du communiqué dit de la coopérative citoyenne paru dans la presse aujourd'hui - mise au point d'Ismaël Dupont

Le Ouest-France publie aujourd'hui un communiqué dit de la Coopérative citoyenne qui n'existe plus en tant que telle puisque son bureau directeur a été mis en sommeil en mars 2018, et qu'il semble que certaines composantes aient exclu d'autorité les adhérents du PS et de Génération.s qui faisaient partie de la coopérative citoyenne et du bureau. 

Rappelons par souci de vérité que la Coopérative citoyenne est mise en sommeil depuis mars 2018, qu'elle ne réunissait plus guère de personnes ces derniers temps, qu'elle n'avait pas vraiment d'activité de terrain depuis les municipales, et surtout qu'elle n'a pas pu se réunir en tant que telle après l'annonce de notre construction de programme de gauche pour Morlaix avec le PCF, le PS, Génération.s, le PRG, et que Jean-Pierre Cloarec, Sarah Noll et Michel Le Saint n'ont aucunement consulté son comité directeur pour s'exprimer en son nom, et publier une lettre extrêmement violente signée par Michel Le Saint et Jean-Pierre Cloarec sur la page Facebook de la Coopérative Citoyenne où je suis qualifié de "politicard" avec Jean-Paul Vermot. Le comité directeur de la Coopérative Citoyenne dans lequel se trouvent Hervé Gouédard (PS) et Catherine Tréanton (Génération.s). Rappelons aussi que Jean-Paul Vermot (PS) est membre de la Coopérative Citoyenne, si on considère qu'elle existe toujours, et qu'il était même son candidat majoritairement élu en 2014... 

Tout ou presque est faux, tendancieux ou approximatif dans ce communiqué.

"Ces citoyens non encartés et leurs alliés (les Verts pour le moment) rappellent le contexte..."

Rappelons que plusieurs personnes qui s'expriment là, et ils ne sont pas nombreux (les dernières réunions de la coopérative citoyenne réunissaient une quinzaine de personnes), sont pour plusieurs d'entre eux membres ou sympathisants de France Insoumise. Quant aux Verts, c'est un, deux ou trois adhérents sur Morlaix... Alliés des citoyens non encartés, sûrement, mais comme tout le monde car on ne fait pas une ville simplement pour et avec les citoyens cartés...

"La coopérative citoyenne a commencé une démarche de rassemblement de toute la gauche en vue d'une liste unitaire pour les élections municipales de 2020".

C'est vrai que la première réunion en octobre 2017 qui rassemblait les forces de gauche pour discuter, très en amont, d'une union aux municipales a été proposée par Jean-Pierre Cloarec au nom de la coopérative citoyenne. Les Insoumis avaient refusé d'y participer à l'époque parce que le PS y était invité et avait envoyé une lettre très rude sur le mode du "jamais avec eux".

On a décidé d'essayer de voir si on pouvait aller au-delà de ce refus de principe et des personnes présentes qui avaient la double casquette FI-Coopérative citoyenne se sont chargées de voir si FI ne pouvait pas revoir sa position à certaines conditions. Le 21 mars, les élus de la coopérative citoyenne  suite à une réunion de la coopérative citoyenne, nous faisaient part, à Valérie Scattolin et moi (Front de Gauche) de l'exigence des membres de France Insoumise signifiées à la coopérative citoyenne pour intégrer une construction unitaire à gauche: un collectif citoyen, l'abandon des étiquettes partisanes, le fait que les organisations politiques ne se présentent pas en tant que telles.

A ce moment là, nous avons part du fait que le PCF ne serait certainement pas d'accord avec cette exigence d'effacement des partis politiques, et cela d'autant plus que l'on savait bien que le noyau dur des Insoumis ne voulait pas d'alliance à gauche (avec le PS du moins) et qu'on prétendait nous imposer le cadre de l'union sans garantie que celle-ci tienne jusqu'au bout. Encore une fois, ceux qui ont rédigé le communiqué omettent de dire omettent de dire qu'au mois de juin, c'est le PCF qui a pris l'initiative d'inviter l'ensemble des composantes de la gauche du pays de Morlaix pour envisager sur un contenu de projet et de programme les conditions d'un rassemblement de ces différentes composantes sur le pays de Morlaix.

Appel du Parti Communiste dans le Pays de Morlaix à l'unité des électeurs et forces de gauche pour les Municipales dans les communes de Morlaix-Communauté sur des projets vraiment de gauche, utiles à la population

L'appel, avec les axes directeurs d'un projet de gauche que nous voulions mettre en avant, nous, au PCF, a été rendu public, ce qui a à l'époque grandement déplu à France Insoumise et à certaines personnes membres ou proches d'EELV. Nous, nous n'avions pas le droit de manifester publiquement notre volonté de réaliser le rassemblement de la gauche à Morlaix et dans les communes de Morlaix-Communauté... Nous avions invité les différentes organisations de gauche à notre local à Morlaix et FI, qui nous a taclé dans un communiqué suite à notre appel au rassemblement, et Jean-Pierre Cloarec nous ont demandé que la rencontre à laquelle nous invitions se fasse dans un lieu plus neutre. Cela a été l'ancien lycée de Kernéguès, en l'occurrence. 

La réunion qui s'est tenue le 27 juin a été assez tendue et peu constructive, Marianne Allain (FI-Coopérative citoyenne) me qualifiant même de "politicien professionnel" (je suis professeur documentaliste a plein temps et j'ai 80 euros d'indemnité de conseiller municipal que je reverse à mon parti, ma vie de "politicien professionnel", c'est 40 heures de bénévolat par semaine pour le service des idées d'égalité et de justice sociale auxquelles je crois), et le PCF et le PS étant particulièrement ciblés par des propos peu amènes ou plein de suspicions de certains représentants de FI.  

Une nouvelle réunion a été convoquée fin septembre entre les différentes sensibilités de gauche pour voir comment on pourrait avancer ensemble sur les Municipales. Au PCF, nous ne refusions pas par avance le principe du collectif citoyen et de la règle "1 personne=1 voix" même si nous avions une' préférence pour un consensus à trouver entre formations politiques et parties prenantes de l'union de la gauche. Par contre, nous demandions à pouvoir débattre avant en se donnant le temps de le faire et en vérifier ainsi notre capacité à travailler ensemble, qui était loin d'être évidente compte tenu des propos tenus par certains, notamment à FI, des axes directeurs de notre programme pour Morlaix avant d'ouvrir le collectif aux citoyens. Génération.s

Cela nous a été refusé par FI, Michel Le Saint et Jean-Pierre Cloarec, les personnes présentes proches de leur sensibilité, lesquels s'étaient tous rencontrés et mis d'accord ensemble. On nous a posé un ultimatum pour la réunion projetée le 19 octobre, présentée par eux comme "une réunion de la dernière chance": soit vous acceptez que l'accord sur la constitution immédiate d'une coopérative citoyenne bis avec la règle une personne=1 voix et un cadre associatif précède la discussion sur le programme, soit il y aura deux listes. A cette réunion, Catherine Tréanton pour Génération.s, Hervé Gouédard pour le PS, et les 5 représentants du PCF ont fait part de leur désaccord avec cette approche qui ne manifestait pas une réelle volonté de construire un consensus prenant en compte les positions des uns et des autres.  

Par suite, après consultation des adhérents dans les 3 formations politiques - PCF, PS, Génération.s - nous avons fait le choix de travailler tout de suite entre ces trois formations, et avec le PRG, intéressé, à la construction des bases d'un programme municipal en prenant appui sur des consultations d'habitants et d'acteurs sociaux, culturels, associatifs, économiques, plutôt que de s'insérer dans un collectif qui aurait toute chance de donner lieu à une lutte d'influence contre-productive bloc contre bloc et où les conditions n'étaient pas réunies pour travailler ensemble de manière constructive et confiante.

Le mercredi 17 octobre, nous avons annoncé via la presse à la population l'intention du PS, du PCF, de Génération.s, du PRG de travailler ensemble à un projet de gauche pour Morlaix, dans le cadre d'une envie de travailler ensemble plus largement au niveau de la communauté d'agglomération, et sans exclure par avance ni EELV, ni France Insoumise, ni des composantes non cartées de la Coopérative Citoyenne, mais sans nous soumettre à un cadre rigide imposé que l'on n'approuvait pas.

L'appel de la Coopérative citoyenne pour l"unité de la gauche. Qui ne l'approuverait pas en le lisant rapidement?

"Plus que 2 ans avant les municipales. Si l’on veut porter une alternative crédible lors de ces élections, il faut s’y préparer dès à présent, car l’élaboration d’un projet participatif demande du temps.

Évitons de reproduire les erreurs du passé, ne laissons pas les forces vives de gauches se diviser sur cet enjeu de local ! Pour rompre avec la résignation, pour que la démocratie, la solidarité et l’écologie soient enfin réellement mises en pratique à Morlaix, il est indispensable que toutes celles et ceux qui croient sincèrement en ces valeurs se lèvent et fassent mouvement ENSEMBLE.

Les soussignés appellent à la constitution de ce rassemblement citoyen avant l’été."

Le diable est peut-être dans les détails. La volonté de mettre de côté des organisations politiques qui travaillent toute l'année pour la population et qui ont des élus. C'est la diversité de la gauche quand elle est unie qui fait sa force, Partis et mouvements politiques, et citoyens.

200 personnes qui ont signé cette pétition sur internet - et encore dans un contexte où il s'agissait de mettre ensemble tout le monde, dont le PS, le PCF, Génération.s - avec EELV, FI, ce n'est pas non plus un raz-de-marée citoyen sur une ville de 15 000 habitants ! 

Ce communiqué de la dite Coopérative Citoyenne est aussi mensonger en oubliant une nouvelle fois la présence de Génération.s.

Oubliant à nouveau que Génération.s le mouvement de Benoît Hamon s'est solidarisé du PS et du PCF sur la méthode que nous voulons pour construire une liste d'union de gauche cohérente avec un projet réaliste et en accord avec les attentes populaires et les enjeux financiers, économiques et sociaux pour Morlaix.  Surtout ce communiqué laisse croire que ce sont juste des dirigeants du PS et du PCF qui ont refusé de laisser s'exprimer la démocratie citoyenne. C'est la difficulté à trouver un compromis qui tienne compte des positions de départ des uns et des autres et à trouver des relations d'échange sereins avec des militants de FI et Michel Le Saint et le refus qui nous a été fait de pouvoir discuter du programme avant de lancer un processus public de constitution d'un nouveau collectif citoyen de gauche qui fait que nous ne sommes pas ensemble aujourd'hui.

Le PS, Génération.s, le PCF se sont vus plusieurs fois pendant l'été, à la suite de la demande de rencontres bilatérales qu'avait faite le PCF du pays de Morlaix en juin. Ni FI, ni EELV n'ont répondu ni donné suite à notre proposition de rencontre, celle du PCF, entre organisations politiques.  

Il se trouve qu'avec le PS et Génération.s, nous avons vérifié que nous pouvons parler sereinement et fraternellement de tout, avec des accords de fond sur la campagne que nous voulions mener, évitant l'entre soi et les discussions interminables et luttes d'influence d'un petit groupe politisé, allant à la rencontre de tous les habitants, des "vrais gens", à partir d'un premier travail de construction des grands axes du projet. 

Sur les grandes lignes du programme, son ancrage à gauche, son ambition et son sérieux, auquel nous voulions aussi donner une dimension communautaire, avec un souci de rassemblement dans les autres communes du pays de Morlaix, nous sommes sur la même longueur d'onde. 

Sur la place des organisations politiques, qui n'ont aucune raison de disparaître à l'occasion des élections municipales, car ce sont aussi des cadres démocratiques de discussion et d'élaboration, nous sommes d'accord. 

Sur notre volonté d'organiser la participation et la consultation réelle des habitants, au-delà d'un petit groupe d'une petite centaine de citoyens politisés, nous sommes d'accord.  

Le Parti Radical de Gauche était aussi en phase avec cette approche. 

La réunion du 19 octobre avait été présentée sous forme d'ultimatum par les Insoumis et Michel Le Saint comme une réunion de la "dernière chance" (soit vous acceptez nos conditions, c'est à dire intégrer une nouvelle coopérative citoyenne tout de suite, où l'on met le cadre avant le contenu, soit il y aura deux listes).

La nature des échanges en juin et en septembre nous avaient rendu sceptiques tant ces échanges étaient tendus avec certains, sur notre capacité à construire ensemble dans un climat de confiance, fraternel et serein, et surtout ensuite à bâtir une majorité qui tienne la route, le PCF, le PS, et Génération.s, qui s'étaient prononcés de la même manière à la réunion de la gauche fin septembre sur la nécessité de continuer à travailler sur un programme avant de construire un cadre associatif, ont décidé ensemble, en organisations politiques adultes et responsables, d'annoncer leur commune volonté de travailler ensemble et avec tous les citoyens qui se retrouveraient dans notre démarche d'union, les valeurs que nous portons, et le travail que nous avons déjà accompli dans l'opposition. 

Le but est de construire une alternative de gauche à Morlaix afin de battre la droite et de mettre en route une politique qui relance la ville, l'emploi, l'habitat, le soutien à la vie associative, qui défende les services publics et s'oppose clairement au libéralisme de Macron et de sa majorité.

Tout en travaillant avec la gauche des autres collectivités pour co-construire un projet communautaire bien à gauche et écologique pour le territoire de Morlaix-Communauté. 

Nous n'en sommes qu'au début de notre travail pour construire un projet et une campagne les élections municipales de 2020 et dans notre conférence de presse, nous avons dit que la porte restait ouverte pour travailler avec EELV, les Insoumis, et d'autres mouvements de gauche.

Seulement, nous ne voulons pas le faire dans des luttes d'influence internes, sur un terrain d'affrontement et une structure qui efface ou marginalise l'apport des organisations politiques, qui existent de toute façon à une autre échelle (Morlaix-Communauté).   

Nous voulons construire une campagne politique municipale sur la base d'un accord de fond sur les grands axes du projet local et sa mise en pratique, d'une pratique fraternelle, d'une capacité à construire du compromis, d'une volonté d'intégrer dans la liste des habitants des quartiers et acteurs sociaux de Morlaix qui ne seraient pas forcément politisés, et d'avoir un programme et un mode de communication plus accessibles et ancrés dans les préoccupations de l'ensemble de la population que celui de la Coopérative la dernière fois.  

Cette démarche d'union de la gauche PS-Génération.s, PCF, PRG, témoigne d'un vrai souci de rassemblement pour l'intérêt de Morlaix et des Morlaisiens car nous avions été dans des démarches différentes au premier tour des élections municipales de 2014 et nous ne sommes pas d'accord sur tout sur le plan de la politique nationale, même si nous partageons des valeurs de gauche importantes. 

Pour autant, nous avons construit depuis quatre ans des rapports de travail et de confiance et nous avons pu nous parler et nous mettre d'accord sur la manière de travailler ensemble.

Nous aurions préféré être tous réunis à gauche mais cela aurait exigé une volonté de construire du compromis et moins d'ambiguïté dans la démarche de nos partenaires, Insoumis et sympathisants EELV de la Coopérative Citoyenne, qui s'organisaient plus pour nous tordre le bras et construire du rapport de force que pour discuter d'égal à égal et faire chacun un pas vers l'autre.

Notre démarche de rassemblement à gauche est soutenue par 6 des 8 élus actuels de l'opposition: Valérie Scattolin et moi (PCF-Front de Gauche), Jean-Paul Vermot, Hervé Gouédard, Claire Thomas, Elisabeth Binaisse (PS). 

Ces élus ont travaillé et sérieux avec constance depuis qu'ils sont en fonction, au service de la population, et ont refusé les facilités de la démission. 

Ismaël Dupont - le 7 novembre 2017

  CF.

Communiqué de Morlaix Coopérative et Citoyenne

« Venez bousculer les anciennes pratiques démocratiques »

Comme vous le savez, la coopérative citoyenne a initié une démarche de rassemblement de toute la gauche en vue d’une liste unitaire pour les municipales de 2020.
Environ 200 personnes ont signé un appel en ce sens.

Pourtant les chefs de file du PS et du PC morlaisien ont refusé le principe d’une personne = une voix qui met les citoyens à égalité dans l’élaboration du programme et dans la constitution d’une liste.

Si vous souhaitez bousculer les anciennes pratiques démocratiques, et démontrer que seule une liste citoyenne peut battre Agnès Le Brun, venez nombreux donner votre avis samedi 10 novembre à 18h à l’ancien lycée de Kernégues.

 

     

 

 

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:22
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
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Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche
Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

C'était hier, lundi 5 novembre 2018, le Conseil Communautaire, de Morlaix-Communauté à la CCI de Morlaix.

Une trentaine de membres du collectif pour le développement du transport en commun dans le secteur sud de Morlaix-Communauté (Plourin, Plougonven, Le Cloître) étaient présents pour manifester leur mécontentement face aux insuffisances et incohérences des moyens proposés pour les deux lignes expérimentales nouvelles (fréquences et correspondances insuffisantes, absence de service le samedi pour la ligne 36+, service flexo peu utile pour Le Cloître, aucun service sur l'axe Le Pillion-rue Guy Le Normand et rues adjacentes, pourtant de plus en plus peuplés) et le manque de contact direct de l'exécutif de Morlaix-Communauté avec le collectif depuis l'ouverture de ces lignes, alors que la promesse avait été faite d'une rencontre pour faire un bilan d'étape et les réajustements nécessaires. 

Le collectif, qui s'investit depuis deux ans pour une offre de transport en commun digne de ce nom sur le secteur sud de Morlaix, s'appuie sur l'expérimentation par la mairie de Plourin six samedis matin en juin et début juillet de mini-bus à trajets fréquents, avec un très grand succès, qui l'amène à demander une ligne 36+ renforcée avec un passage toutes les heures le mercredi et le samedi toute la journée, un service renforcé pour le Cloître ces deux mêmes derniers jours passant par Le Pillion et la rue Guy Le Normand, un départ de ligne pour St Eutrope et la route de Callac à Morlaix au bourg de Plougonven plutôt qu'à Plouigneau, avec une fréquence renforcée, des points d'arrêt plus nombreux (éléments de revendications tirés du communiqué du collectif).

Le collectif avait demandé la parole en début de conseil mais Thierry Piriou, le président de l'agglomération, l'a refusé. Hervé Penven pour le collectif a regretté ce refus, alerté sur le manque de contact avec Morlaix-Communauté depuis le début de l'expérimentation, l'absence de réponses aux courriers.

Guy Pennec, maire de Plourin, a pris la parole pour soutenir les revendications du collectif Transport et demandé à ce que Morlaix-Communauté se saisisse sérieusement avec le délégataire Kéolis du dossier de la mobilité en milieu rural.

Christian Le Manac'h (Plouégat Guérand) a plutôt défendu le statut quo tant que des communes de la communauté d'agglomération, dont la sienne, ne seraient pas desservies par le transport en commun.  

Pour ma part, j'ai rappelé qu'une occasion avait été ratée au moment du renouvellement de contrat DSP de tout remettre à plat avec un projet ambitieux pour le développement du transport en commun péri-urbain (un projet précis élaboré par le Front de Gauche en 2014 avait été remis au vice-président transport d'alors), et la création de plusieurs nouvelles lignes pour favoriser la mobilité à partir des bourgs autour de Morlaix, pour les jeunes et les personnes âgées, l'accès de tous aux services centraux, le soutien au pouvoir d'achat, compte tenu de la cherté des voitures et des carburants, la prise en compte des enjeux d'avenir en matière de lutte contre le réchauffement climatique, contre l'enclavement des zones péri-urbaines et rurales. J'ai affirmé qu'on ne pouvait s'en tenir à une approche comptable sur les transports car les familles aussi comptaient actuellement un renchérissement de la facture liée au carburant, aux transports. Que ce devait être une cause d'intérêt général prioritaire. Qu'il fallait que Morlaix-Communauté examine dès aujourd'hui les demandes fondées et appuyées sur des attentes sociales du collectif et plus largement, car il ne s'agit pas d'opposer les besoins des uns à ceux des autres, les possibilités d'un développement véritable des transports péri-urbains d'usage quotidien sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté de manière à préparer l'entrée en place d'un nouveau réseau à la fin du contrat actuel avec le délégataire Kéolis.  J'ai dit aussi que l'expérimentation de lignes de bus nouvelles, pour être probante, devait s'accompagner de conditions d'utilisation (fréquences, jours d'ouverture de la lignes) et d'une durée suffisante qui encourage l'utilisation du bus comme alternative à la voiture individuelle ou possibilité alternative pour ceux qui n'en ont pas l'usage. Sans moyens suffisants, sans offre attractive, on condamne l'expérimentation, et ce peut même être une stratégie. Il faut que la proposition par son caractère pratique et bien pensé, avec des moyens suffisants pour être attractive pour les usagers, rentre peu à peu dans les usages. Ce qui ne peut être le cas aujourd'hui compte tenu notamment du manque de liaisons le samedi, du trop petit nombre de trajets aller-retours, des incohérences du trajet.

Mon intervention et celle de Guy Pennec ont été saluées par les membres du collectif Transports présents dans la salle, avant qu'ils ne quittent le conseil communautaire.

Agnès Le Brun a ensuite demandé à ce que l'on puisse entendre les Jeunes Agriculteurs présents dans la salle au début du Conseil Communautaire et qui avaient demandé une prise de parole à Thierry Piriou, comme d'ailleurs les opposants, représentant de 26 requérants ayant fait un recours et de 1300 pétitionnaires, au projet de poulailler à Carantec (30 000 poules, élevage décrit comme de plein air) qu'ils défendent, également présents. Thierry Piriou a justifié le fait de refuser la parole aux uns et aux autres, qui l'avaient demandé, en disant que l'instance communautaire n'était pas un tribunal, qu'on ne pourrait maîtriser les échanges s'ils venaient à s'envenimer, et que ce n'était pas le rôle de l'instance communautaire pour organiser un débat sur ce sujet, qui n'est pas de sa compétence, mais il a regretté le délai d'instruction des contentieux en justice qui peuvent enterrer des projets industriels et agricoles qui répondent à une logique économique et remplissent les conditions légales pour être mis en œuvre.   

La CGT de Morlaix-Communauté était présente aussi à l'entrée du Conseil pour alerter sur la remise en cause des aménagements de travail pour un agent dont le fils est handicapé, autiste, et qui a besoin de se rendre fréquemment à des rendez-vous médicaux.

Le Conseil de Communauté a installé un nouvel élu en remplacement de Serge Le Pinvidic, Marc Rousic, adjoint à St Martin des Champs. Le nouveau vice-président aux Finances sera élu mi-décembre probablement.

Je suis intervenu, indépendamment de cette intervention liminaire sur les transports en commun:

- Sur le fond de concours de 40 000€ attribué à la commune de Plouigneau pour l'aménagement d'une maison de santé pluri-disciplinaire (coût global de 466 826€) sur l'emplacement de l'ancienne perception en faisant référence aux débats qui avaient animé le conseil municipal de Plouigneau, avec notamment les interventions de mon camarade Roger Héré. J'ai voté la délibération qui comprenait aussi des fonds de concours pour l'aménagement d'un cabinet infirmier au bourg de Botsorhel (fonds de concours de 5470€) et l'aménagement d'une place publique au centre bourg de Botsorhel (fond de concours de 11 116€) tout en indiquant des réserves sur l'efficacité du projet, les centres de santé, par lesquels les collectivités salarient directement les professionnels de santé, étant plus adaptés pour fidéliser le personnel médical, grâce à des possibilités qu'ils offrent de prendre en compte leurs nouvelles demandes d'équilibre entre les temps de travail et temps de vie personnelle et familiale, les demandes de temps partiels, liées aussi à la féminisation de la profession et aux nouvelles attentes des médecins et professionnels de santé. Agnès Le Brun est allée dans le même sens de la défense des centres de santé en disant que les centres de santé et dispensaires sont regardés actuellement sous un jour très favorables au regard des expériences concluantes dans l'association des maires de France, quand les maisons de santé constituent parfois des investissements publics à fonds perdus, à défaut de professionnels intéressés sur la durée pour y travailler. J'ai demandé, Thierry Piriou aussi, à ce qu'on puisse organiser et travailler un portage collectif, intercommunal, voire communautaire, des projets de maisons ou de centre de santé.

- Je me suis exprimé aussi très positivement sur la présentation du projet d'aménagement de l'anse du Diben et de renforcement du port actuel par un réaménagement des espaces bâtis et du terre-plain, un renforcement et sans doute un élargissement de la digue, un projet associant toutes les dimensions d'utilisation du site et ses potentialités (pêche, industrie avec les viviers, chantiers navals, promenade, plaisance, tourisme) sans parier sur un nouveau développement improbable de la plaisance, un projet pragmatique construit en faisant discuter tous les acteurs, de manière participative, conçu pour être polyvalent et ouvert sur l'avenir, ne dénaturant pas le paysage, sans impact sur la bio-diversité, partant de toutes autres présupposés et d'une ambition bien plus modeste et raisonnable, mais aussi contemporaine, que le projet de port à flot voté à la fin des années 2000 mais finalement jamais mis en œuvre, suite notamment aux dernières municipales à Plougasnou.  Le pari du projet n'est pas d'augmenter le nombre de bateaux de plaisance et d'attirer un tourisme de luxe et des investisseurs dans l'immobilier mais d'offrir à des plaisanciers qui tendent à vieillir plus de confort et de sécurité, un meilleur niveau de service, et de renforcer aussi le support des activités de pêche. Nouveau ponton pour les bateaux de pêche professionnels qui va évoluer en fonction des hauteurs d'eau, travaux sur la digue, mise en place de pontons échouants, sécurisation des annexes et des mouillages, rationalisation des carénages, sont les options retenues. Mise en place possible d'une maison de la pêche et des pêcheurs, amélioration de la capitainerie, restauration rapide pourraient accompagner ce projet s'il est déclaré faisable. Un projet global dont la plus grande somme sera engagée pour maintenir le caractère portuaire du site, et renforcer la digue, dont la préparation basée sur la participation des intéressés, y compris ayant des avis divergents par le passé, a été conduite par Claude Poder, les services de Morlaix-Communauté, et un cabinet d'étude, et qui a été voté à l'unanimité. J'ai salué le changement de paradigme par rapport au projet initial de port au Diben, très coûteux et un tantinet pharaonique, disproportionné par rapport à l'évolution des usages de la plaisance, non dénué d'impact environnemental et sur le paysage, j'ai défendu ce renforcement d'un pôle d'attractivité actuellement très sous-exploité dans le Tregor, pour rééquilibrer le rapport au côté léonard de la baie de Morlaix, sinon à la côte du Sud-Bretagne, avec un investissement qui peut avoir des impacts plus larges sur le secteur est de Morlaix-Communauté.  Un projet qui respecte l'originalité de la côte du Tregor, son cachet, comme la bio-diversité, les équilibres marins, qui ne vise pas non plus l'investissement immobilier à tout prix...

- Je suis intervenu aussi dans le débat sur la présentation du rapport d'activité 2017 de la CCI MBO pour  l'exploitation du port de Morlaix, DSP très largement déficitaire, et dont la conduite n'a pas été jugée tout à fait satisfaisante par Thierry Piriou, Marc Madec, et Agnès Le Brun, pour revenir et contredire les propos d'Agnès Le Brun culpabilisant les gens qui vivent à l'année sur les bateaux et les rendant en partie responsables, avec les jeunes qui font la fête et l'envasement, de la "saleté" chronique du port de Morlaix. J'ai dit qu'il ne fallait aucun cas généraliser et que les propriétaires des bateaux étaient des habitants légitimes du port et de Morlaix. J'ai aussi, prenant l'exemple de Vannes, où le quartier du port a été considérablement dynamisé depuis 15 ans, mis en avant le potentiel sous-exploité du port de Morlaix comme prolongement du centre-ville, lieu de vie sociale et touristique, avec des tas de choses à penser: cheminements doux, pour les vélos, food trucks, guinguettes, animations, expositions, jeux pour enfants, espaces de convivialité, voire skate park.. 

compte rendu non exhaustif et basé sur ses interventions personnelles par Ismaël Dupont - 6 novembre 2018   

Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos et son travail constant de couverture de la vie politique et sociale locale.   

         

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:17

Cette nouvelle copie séduit les élus de Morlaix communauté, réunis en conseil, lundi 5 novembre. Exit les 500 places en eau profonde, place à 100 places sur pontons. Et, peut-être, à une estacade très touristique. Toute l'anse bénéficiera d'un lifting.

Quel est le contexte ?

« Depuis 2012 (date à laquelle a été voté un projet, depuis enterré), le climat n’était pas apaisé », remarque Claude Poder, vice-président à la mer et au littoral. Cette copie du port du Diben était en effet loin de faire l’unanimité.

La démarche initiée pour le nouveau projet à Plougasnou est tout autre. « On a organisé trois ateliers, qui ont chacun regroupé 80 personnes, des plaisanciers, des pêcheurs, des habitants, etc. »

Tout le monde s’est mis autour de la table pour expliquer ses attentes. Cela donne un projet « co-construit » avec les utilisateurs du port, Morlaix communauté et Wiinch (conseil, étude et accompagnement en nautisme et plaisance).

Cette fois-ci, l’investissement n’est plus concentré sur le port. « On a travaillé sur l’ensemble de l’anse du Diben, en essayant de répondre à tous les besoins : plaisance, pêche, tourisme, commerce, animation… » Tout cela en préservant « l’esprit quartier du lieu ». De quoi « réveiller cette belle endormie », glisse Adrien Sanquer (Wiinch), chef de projet du groupement.

Qu’est-il prévu côté port ?

Premier constat : sans digue, pas de port. Et la digue du Diben a sérieusement besoin d’être confortée. Ce sera sans doute l’un des premiers chantiers, estimé à plus de six millions d’euros. « Puisqu’on la conforte, on va aussi l’élargir, et faire un complément de descente de mise à l’eau, indique Claude Poder. Soit la cale actuelle sera doublée, soit cette cale partira du terre-plein du port. » Autre nouveauté : un ponton pour favoriser l’accès à tous les bateaux de pêche, une quinzaine d’unités au Diben.

Concernant le port de plaisance en lui-même, l’idée d’un port en eau profonde avec 500 places, au fond de l’anse, est abandonnée, du moins pour le moment.

Creuser, avec pour conséquence l’envasement, est un investissement considéré trop lourd et peu cohérent avec le contexte économique actuel de la plaisance. À la place, une centaine de places sur pontons, accessibles à partir du terre-plein et échouants.

Dans cette hypothèse, les 250 corps-morts actuels seraient maintenus, mais organisés autrement. Il est enfin prévu un système de navette pour permettre a des plaisanciers de rejoindre leur bouée, ou traverser l’anse.

Et pour les professionnels ?

Sur le terre-plein nord, les pêcheurs auront une zone technique et une maison de la pêche, sur le modèle de ce qui a été fait à Locquémeau, « et qui a bien dynamisé ce port ». Un endroit leur permettant notamment de stocker leur matériel et faire de la vente directe.

Une aire de carénage publique est prévue au Chantier Rolland, au fond de la baie. « Caréner à l’eau de javel dans le port, c’est fini. »

Le terre-plein des viviers serait maintenu dans sa vocation industrielle, mais retravaillé pour le rendre plus attractif. | Photo Ouest-France

Le terre-plein des viviers serait maintenu dans sa vocation industrielle, mais retravaillé pour le rendre plus attractif. | Photo Ouest-France

Le terre-plein accueillant la maison de la pêche sera pourvu d’environ 1 000 m2 de locaux au total, permettant également de créer une capitainerie, un local pour le club de plongée, un espace associations, un local pour la SNSM et un bistrot ou snack.

Quid de l’aspect touristique ?

C’est peut-être le volet le plus séduisant du projet. À l’image de ce que l’on peut voir à Pornic, la rive est de l’anse pourrait être pourvue « d’un ouvrage sur pieux, type estacade, de 2,50 m de large », détaille Adrien Sanquer.

Le cheminement irait soit jusqu’à Milaudren, soit jusqu’à Rhun Predou, voire jusqu’à l’anse de Trégastel, soit plus d’un kilomètre. « Aujourd’hui, le cheminement est derrière les arbres. On modifierait considérablement la perception du lieu. »

Coût estimé dans la version complète : de trois à quatre millions d’euros. Pour le volet attractivité, on peut aussi citer cette place sur le terre-plein nord qui pourrait accueillir des animations l’été. À noter que dans toute l’anse, les cheminements et stationnements seront revus, pour privilégier les déplacements doux et « libérer les vues sur la mer ».

Quel calendrier ?

En raison du coût global du projet, estimé à 16 millions d’euros, et de contraintes liées notamment à l’occupation d’espaces littoraux, Thierry Piriou, président de l’Agglo, prévient « que ce n’est pas un projet qui se fera en deux ans. On imagine au moins six ans, par étapes ». Mais quelques aménagements seront visibles dès la saison prochaine.

Comment les élus ont-ils reçu ce projet ?

Très bien puisqu’ils ont validé ce schéma d’orientation à l’unanimité. Pour Nathalie Bernard (Plougasnou), « on a réussi un pari pas facile : réunir tout le monde et se mettre d’accord ». Solange Creignou (Saint-Thégonnec) salue « un projet qui répond à plusieurs besoins » et « qui ne défigurera pas l’anse. Au contraire, il valorisera le territoire tout entier ».

 

Pour Ismaël Dupont (Morlaix), cela pourrait permettre de réduire « le déséquilibre Trégor-Léon en termes d’attractivité ». « C’est simple, pratique et percutant », s’enthousiasme Cathy Lucas (Lanmeur). Agnès Le Brun (Morlaix) ferme le bal : « C’est un projet qui a l’humilité et l’ambition du Trégorrois. »

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