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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 08:29
En mémoire de Razan el-Najjar, une soirée de solidarité avec Gaza à Saint Martin des Champs le 5 novembre 2018 à 19h
Association France Palestine Solidarité du Pays de Morlaix
 

"RAZAN, UNE TRACE DU PAPILLON", EST UN FILM DOCUMENTAIRE DE 30 mn, TOURNÉ CET ÉTÉ A GAZA PAR LE CINEASTE PALESTINIEN IYAD ALASTTAL.

 

RAZAN EL-NAJJAR, jeune infirmière palestinienne de 21 ans, a été tuée le 1er juin 2018, lors de la Grande marche du retour, sur la bordure orientale de Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza. Alors qu’elle travaillait comme secouriste et portait une veste avec le logo des services sanitaires, Razan a été mortellement touchée d'une balle explosive tirée par un sniper de Tsahal (l'armée israélienne).

 

DÉBATS AVEC LES PARENTS DE RAZAN ET LE RÉALISATEUR

Dans ce film documentaire, réalisé par Iyad Alasttal, jeune cinéaste de Gaza, nous allons suivre mère de Razan et sa famille, dans sa maison, dans le quartier et rencontrer les voisins, pour apprendre de la vie de cette jeune femme, et découvrir des images des grandes marches du retour qui se tiennent tous les vendredis à Gaza, depuis le 30 mars 2018...

Iyad Alasttal et Sabreen et Ashraf Al-Najjar, les parents de Razan, ont réussi à passer la frontière de Rafah avec l'Egypte. Ils sont arrivés à Paris début octobre où le film a été présenté à Paris, en avant-première, le mardi 9. Et depuis, il est présenté dans plus de 20 villes de France à l'invitation des Associations de Solidarité avec la Palestine, AFPS, UJFP, BDS et la Coordination des Palestiniens en France...

 

L'AFPS DU PAYS DE MORLAIX S'EST INSCRITE DANS CETTE TOURNEE ET VOUS INVITE A LA PROJECTION DU DOCUMENTAIRE SUIVI D'UN ECHANGE AVEC SON REALISATEUR, IYAD ALASTALL MAIS AUSSI AVEC SABREEN ET ASHRAF AL-NAJJAR,

LES PARENTS DE LA JEUNE RAZAN.

 

N'OUBLIEZ PAS !

C'EST LE LUNDI 5 NOVEMBRE à 19H

SALLE GALLOUEDEC à St MARTIN des CHAMPS

En mémoire de Razan el-Najjar, une soirée de solidarité avec Gaza à Saint Martin des Champs le 5 novembre 2018 à 19h

A LIRE un article de POLITIS du 9 octobre 2018

Razan el-Najjar, emblème d’une Palestine blessée à mort

 https://www.politis.fr/articles/2018/10/razan-el-najjar-embleme-dune-palestine-blessee-a-mort-39432/?fbclid=IwAR3ztrf4ZKU2wkRxP9GBh0l2v4I7iR3rH79TrfWMb21vh4qwpN8c_5Lq7XM

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 10:18
Apocalypse Brésil - Patrick Le Hyaric, éditorial de l'Humanité, mardi 30 octobre

Le plus grand pays d’Amérique latine – dixième économie mondiale -, le Brésil, vient allonger la trop longue liste des pays basculant dans le nationalisme d’extrême droite. Le politicien de troisième zone qui vient d’y être élu n’a pour ligne politique que la haine, l’apologie de la dictature, de la torture, du racisme, de l’homophobie et de la misogynie, jusqu’au meurtre surtout pour « les rouges ». Derrière cette élection plane l’ombre de l’âme damnée de M. Trump, M. Bannon qui sévit aussi depuis quelques mois en Europe.

Cette élection ne profitera en rien aux pauvres des favelas de Rio, ni à la classe ouvrière, ni aux peuples indigènes, ni aux paysans sans terre, ni aux femmes, ni aux cadres. Il sera le président des grands secteurs de l’agro-business et des trafiquants de bois contre la biodiversité, des grandes firmes cotées en bourse contre l’emploi, des évangélistes et des militaires, des milices privées et de certains grands médias. M. Trump trouve ici un nouvel allié de poids au cœur de l’Amérique latine  contre l’accord de Paris sur le climat ou comme soutien à Israël et ennemi du Venezuela et de Cuba.

Ces derniers mois de campagne électorale ont accentué tous les maux de la crise qui taraude le Brésil. Et le refus de Bolsonaro de débattre avec le candidat du Parti des travailleurs, F. Haddad, n’a été que le révélateur non seulement de son inconsistance et de son incompétence mais surtout de son rejet foncier de l’essence même de la démocratie qui implique la confrontation des idées et des projets. Son essor a pris racine dans la crise financière mondiale de 2008 puis dans cette crise politique amplifiée par le coup d’Etat parlementaire de 2016 contre Dilma Roussef qui avait eu le tort, selon les milieux patronaux, de convoquer une constituante et l’outrecuidance  de vouloir réunir une commission nationale de Vérité pour faire la lumière sur les violations des droits humains perpétrées par l’Etat sous la dictature. Celle que Bolsonaro défend justement. Ajoutons-y  la récession économique, le désastreux gouvernement Témer et  cette prétendue opération « main propre » qui n’avait  pour seul objectif que d’emprisonner Lula pour l’empêcher de se présenter à cette élection présidentielle contre l’avis de l’ONU. Ce fut la version brésilienne du « Hitler plutôt de le Front Populaire ».

Ce nouveau coup de tonnerre dans la géopolitique mondiale risque de porter ses violents éclats jusqu’ici avec  le rejet de l’accord climat, le soutien à la militarisation, l’amplification de la concurrence pour exporter encore plus de produits agricoles en Europe.  Au-delà, le nouveau modèle d’indépendance des pays dit « émergents »  des BRICS risque d’être remis en cause. Et les dirigeants américains trouvent un nouvel allié pour créer les conditions de détruire tout projet de construction européenne alternative pour permettre aux puissances financières de leur pays de renforcer leur domination au cœur d’une crise économique inquiétant jusqu’à de nombreux cercles libéraux dans le monde. Le débat politique en Europe et dans notre pays doit se nourrir sérieusement de ce qui vient de se passer et aider à analyser sans œillères les raisons de cette déflagration nouvelle. Les démocrates, les travailleurs, les syndicalistes et tous les progressistes du Brésil vont avoir besoin sans attendre de notre vigilance et de notre solidarité pour  empêcher l’apocalypse.  Au-delà, notre responsabilité est immense pour contrecarrer cette nauséeuse vague brune qui s’étale ici et sur le monde entier.

Vous trouverez ci-dessous un communiqué du Parti communiste brésilien, et celui du Parti des travailleurs au lendemain de l’élection.

 
Malgré la croissance ces derniers jours d’une vague démocratique d’opposition à la menace posée par la candidature fasciste, l’élection de Jair Bolsonaro à la présidence de la République a été confirmée. La société brésilienne est confrontée à un nouveau stade de domination capitaliste dans notre pays. Le cycle de la conciliation de classe a été vaincu et une nouvelle phase de la politique brésilienne commence désormais.

Comme l’atteste l’approbation d’un décret présidentiel créant un Groupe de travail national chargé de réprimer les organisations qui « affrontent l’État brésilien et ses institutions », laissant ainsi la voie à la criminalisation généralisée des mouvements sociaux et des organisations de gauche, Temer gouvernait déjà sous les ordres de Bolsonaro.

Les invasions arbitraires d’universités menées par des agents fédéraux et des représentants de la Justice Électorale, combinées à des actions brutales contre la presse de gauche (comme la perquisition du journal Jornal de Fato) et contre les entités qui menaient des assemblées et des activités contre le fascisme, démontrent que nous vivons déjà dans un état d’exception, qui considère qu’une position politique claire en faveur de la libre circulation des idées et des libertés démocratiques est un crime.

La période entre l’annonce du résultat des élections et l’investiture du nouveau dirigeant peut représenter une grave menace pour la classe ouvrière, les femmes, les Noirs et les Noires, les indigènes, les LGBT, les Immigrés, les habitants du Nordeste, les organisations sociales et politiques de gauche, les syndicats, et surtout pour les communistes.

Il existe des risques réels que la haine et la violence déjà employées pendant la campagne électorale et ayant provoqué des agressions physiques et causé plusieurs morts, soient davantage diffusées par les hordes fascistes encouragées par le clan Bolsonaro et ses partisans.

En outre, de nouvelles attaques contre le droit du travail, les services publics, la souveraineté nationale et les droits démocratiques pourront être menées par un gouvernement et un congrès moribonds souhaitant rendre service au nouveau chef.

Le gouvernement Bolsonaro sera un gouvernement fondé sur la conjugaison entre des forces réactionnaires, parmi lesquelles se trouvent des secteurs importants des forces armées, un Congrès plus conservateur que l’actuel et une Justice sous contrôle. Nous avons pu le constater lors de la campagne électorale du second tour, lorsque diverses allégations d’irrégularités et de crimes commis par le candidat victorieux, telles que la « caisse noire » utilisée pour financer un flot de fake news et de propagande fasciste en tout genre sur Whatsapp, ces accusations ont tout simplement été ignorées par les instances suprêmes de la Justice brésilienne.

Nous serons confrontés à un état d’exception institutionnalisée, fortement militarisée, avec le soutien de groupes paramilitaires fascistes et le soutien social obtenu par la propagande idéologique anticommuniste et antidémocratique qui se manifeste dans divers secteurs de la société.

Bolsonaro, pour se faire élire, a construit une base sociale de soutien à ses idées et ses propositions néo-fascistes, appartenant aux couches supérieures de la bourgeoisie et aux classes moyennes.

Grâce à un stratagème mafieux de propagande frauduleuse financée par de grands hommes d’affaires et diffusée par des groupes ultraconservateurs, à la tête de pasteurs sans scrupules d’églises néo-pentecôtistes, il a réussi à répandre l’irrationalité et la haine et à captiver le cœur et l’esprit des couches populaires et de la classe ouvrière. Ils ont réussi à faire croire que le plus grand mal à combattre au Brésil était la corruption du PT, comme si ce parti avait inventé la corruption, phénomène systémique dans le capitalisme, et qui s’était déjà produite à grande échelle, y compris pendant les gouvernements militaires nés du coup d’État de 1964, mais la censure, la terreur et la peur ne permettaient pas à l’époque ni de la rendre publique, ni de la punir.

Le nouveau gouvernement va approfondir les mesures de criminalisation des mouvements sociaux, de l’activisme social et politique de toutes les tendances et de la gauche en particulier. Il va vouloir faire avancer le processus de privatisations de l’État, la subordination aux intérêts de l’impérialisme américain et la livraison de notre richesse nationale, comme l’a annoncé le nouveau président lors de la campagne, en affirmant que  » l’Amazonie n’est pas à nous ».

S’il met effectivement en œuvre ce qu’il a promis pendant la campagne électorale, Bolsonaro entend accélérer le retrait des droits civils, politiques, sociaux et du travail, détruire le système unifié de santé pour favoriser les grandes entreprises qui gèrent des plans de santé privés, privatiser l’enseignement public, introduire des cours à distance pour l’école primaire, en plus de lancer par la loi le célèbre projet de « l’École sans parti », c’est-à-dire, l’École bâillonnée.

Le fascisme brésilien est en marche, mêlant des caractéristiques du fascisme traditionnel – comme le recours à la violence contre la gauche et le mouvement ouvrier organisé, la haine de la raison, de la culture et du savoir, l’utilisation de symboles et slogans xénophobes, une idéologie ultra conservatrice dans tous les domaines – avec un modèle économique ultralibéral et basé sur les privatisations. Mais ils ne jouent pas seuls. Une grande partie de la population brésilienne a rejeté le vote pour le candidat du PSL.

C’est pourquoi il est nécessaire d’organiser la résistance, qui sera dure et difficile, mais qui tendra à grandir dès que les gens qui ont cru en ce projet réaliseront qu’ils ont été trompés sans scrupules.

Il est nécessaire que toutes les forces populaires et démocratiques s’unissent immédiatement autour de la construction d’un large front antifasciste qui mobilise les différents couches sociales insatisfaites de l’élection de Bolsonaro et celles qui verront leurs droits affectés par les attaques à venir.

Au sein du front démocratique antifasciste (qui doit rassembler des mouvements, partis et entités représentatifs d’un large éventail de forces démocratiques, progressistes et même libérales), et surtout dans les luttes populaires et dans le mouvement syndical et ouvrier, il faut d’abord renforcer l’unité des organisations politiques et sociales anticapitalistes et anti-impérialistes à travers le Brésil. Seule la classe ouvrière organisée vaincra le fascisme !  »

Comité central du Parti communiste brésilien (PCB)

« La candidature de Fernando Haddad et de Manuela D’Avila, représentants de la démocratie et du projet de développement à l’inclusion sociale inauguré dans le gouvernement de l’ancien président Lula, a recueilli le vote de plus de 47 millions d’électeurs. Nous avons obtenu le plus grand nombre de sièges à la Chambre des députés et l’une des plus grandes représentations aux assemblées législatives, quatre gouverneurs du PT et de nombreux partis alliés.

Nous remercions tous les militants du PT, du PCdoB, du PSB, du PROS, du PSOL, du PCO et de tous les autres partis qui ont voté Haddad pour la défense de la démocratie et des droits du peuple. Lors de ce second tour, un véritable front démocratique s’est formé, défendant la loi et la civilisation, menacé par la candidature fasciste de Jair Bolsonaro ; un front qui a maintenu la lutte pour le progrès et la justice sociale.

Le processus électoral a été marqué dès le début par la violence et la haine politique, à commencer par l’annulation de la candidature de l’ancien président Lula. Le pouvoir judiciaire a ignoré une décision de l’ONU sur le droit de Lula à être candidat. Et il a été incapable de contenir l’industrie du mensonge sur les réseaux sociaux financée par « caixa 2 » (caisse noire) de Jair Bolsonaro. Pour la première fois depuis la nouvelle démocratisation, nous avons eu des élections sans débat au deuxième tour.

Devant la société brésilienne et les observateurs internationaux, témoins des déviances et de la violence de cette campagne, la justice électorale et la Cour suprême fédérale a le devoir d’enquêter sur les événements dénoncés par la population, la presse et le PT lors de la campagne de Jair Bolsonaro.

Le PT et Fernando Haddad continueront à être aux côtés des travailleurs, des personnes en détresse, de la souveraineté du Brésil et de la démocratie, comme il le fait depuis près de 40 ans. Nous défendrons des mouvements sociaux, tels que le MST et le MTST, ainsi que les personnes qui pensent ou se différencient de Bolsonaro : les Noirs, les autochtones, les LGBTI. Contre la violence qui a déjà été démontrée par des assauts et même des meurtres d’opposants à la candidature de Bolsonaro.

Résistons la réforme de la pension que Michel Temer et Jair Bolsonaro veulent faire, contre les retraités et les travailleurs. Résistons à la remise du patrimoine national, des entreprises stratégiques, de la richesse naturelle du Brésil aux intérêts étrangers. Nous résisterons à la soumission aux États-Unis. Notre drapeau est celui du Brésil. Nous n’embrasserons jamais le drapeau des États-Unis comme l’a fait Bolsonaro.

Nous résisterons à l’extinction du ministère de l’Environnement et à tous les revers qui affectent l’agriculture familiale, les droits des Noirs et des femmes, la valorisation de la culture et les droits de l’homme.

Face aux menaces qui pèsent sur les organisations et à l’intégrité physique des défenseurs de la démocratie, notamment une attaque organisée contre les universités, nous construirons un front de résistance pour les libertés, l’organisation et l’expression démocratiques.

Créons un réseau démocratique de protection de la solidarité, avec pour devise « Tu n’es pas seul, réunissant des avocats bénévoles pour répondre à des affaires de violation des droits de l’homme et des droits civils, des libertés d’organisation, de presse et d’expression.

Nous renforcerons la campagne Lula Livre au Brésil et à l’étranger, non seulement pour que justice soit rendue à ceux qui ont été condamnés arbitrairement et emprisonnés, mais aussi parce que cette campagne symbolise la défense de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme.

Nous avons appelé les directions régionales et municipales à s’intégrer aux mouvements sociaux, au Front populaire brésilien et au Front populaire sans peur, en organisant des réunions plénières de la résistance de demain.

L’élection d’un fasciste est le résultat d’une campagne de haine et de mensonges qui, ces dernières années, a manipulé le désespoir et l’insécurité de la population.

Résistons par un grand front pour la démocratie et les droits du peuple. »

São Paulo, le 30 octobre 2018

Comité exécutif national de PT

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 09:49
La menace nucléaire revient en force (Patrick Le Hyaric, éditorial de l'Humanité Dimanche, 30 octobre 2018)

Décidément rien n’arrête M. Trump et les Etats-Unis dans leur chantier de démolition de ce qu’il reste de l’ordre multilatéral. Après le trait de plume biffant l’accord sur le climat, la poubelle ouverte pour y jeter l’accord sur le nucléaire iranien, le chiffonnage du traité anti-missile balistique (ABM), voici que le président des Etats-Unis a annoncé dans un meeting électoral, le 20 octobre dernier, la mise à mort du traité américano-soviétique de 1987 sur les arsenaux nucléaires terrestres de portée intermédiaire.  Ce traité, d’une cruciale importance, signé entre Mikhail Gorbatchev et Ronald Reagan, interdisait aux deux grandes puissances qu’ils dirigeaient de tester, produire et déployer des missiles sol-sol, balistiques et de croisière de portée allant de 500 à 5000 kilomètres. Il était adopté au terme d’un puissant mouvement en Europe, et particulièrement en France, animé par « le Mouvement de La Paix » et « l’Appel des cent » sous l’impulsion de Georges Séguy derrière le mot d’ordre « Ni Pershing, Ni SS 20 » du nom des missiles soviétiques et américains. Depuis, le nombre de ces engins de mort a été réduit de 75 000 à 16 000. La France, qui n’était pas signataire de ce texte a, depuis, démantelé la composante terrestre de son arsenal nucléaire et deux de ses six sous-marins lanceurs d’engins. Dans le prolongement de cet accord, quarante ans plus tard, l’Organisation des Nations-Unies a ouvert à signature un nouveau traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) le 7 juillet 2017. Malheureusement, les autorités françaises, une fois encore, n’en sont toujours pas signataires.

C’est dans un contexte de crise du capitalisme qui annonce de nouveaux krachs boursiers, où Proche et Moyen Orient connaissent les guerres, où les Etats-Unis et l’Occident en général perdent leur « leadership » mondial au profit de nouvelles grandes nations, de la Chine à l’Inde, de l’Indonésie à l’Afrique du sud ou au Brésil, et que nul sait comment finira la guerre économique engagée contre la Chine, que les dirigeants nord-américains prennent une décision, potentiellement ravageuse pour le monde, notamment pour le continent européen. L’Europe deviendrait le champ de bataille nucléaire de puissances extérieures.  Face à une telle menace, les peuples européens doivent se parler, faire entendre ensemble, leur voix sans tarder, en lien avec les forces de paix, les forces progressistes des Etats-Unis, de Russie, de Chine et d’ailleurs. Les institutions européennes doivent sortir de leur silence et chercher les moyens et les alliés permettant de stopper cette stratégie irresponsable et macabre. Certes, La Russie est visée par l’initiative américaine mais plus encore la Chine, comme on a pu l’observer à l’écoute de plusieurs interventions de dirigeants des Etats-Unis dont  celle du vice-président impulsant cet inquiétant tournant vers   une deuxième guerre qui ne serait pas que froide, si on se réfère à cette déclaration de M. Trump : « A quoi cela sert d’avoir des armes nucléaires pour ne pas s’en servir ».  On ne peut qu’en avoir froid dans le dos !

Le combat pour la paix et pour le désarmement se doit donc de prendre une vigueur nouvelle. Exercer une forte pression sur les parlementaires de la majorité et sur le Président lui-même en est une des dimensions. Il faut en effet obtenir que la France prenne des initiatives diplomatiques pour que l’Union européenne, et au-delà, pèse en faveur d’un multilatéralisme adapté aux conditions de nos temps incertains mais aussi un nouveau type de coopérations visant la préservation des biens communs de l’Humanité, une sécurité de vie pour chaque être humain et le progrès social. Parmi celle-ci, ne pourrait-on envisager une conférence pan-européenne de sécurité et de coopération, ouverte aux Etats de tout le continent, associant les représentants des peuples et les mouvements engagés pour la paix ?

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 19:45
Décès du concarnois Louis Monfort, militant communiste finistérien depuis 1946, à l'âge de 90 ans: hommage de Piero Rainero et de la fédération PCF du Finistère
Piero Rainero vient de nous annoncer la triste nouvelle du décès de Louis Monfort.
Il retrace ce que fut la vie militante bien remplie de Louis.
Nous donnons ici lecture du message de Piero sur l'engagement communiste de Louis Monfort en nous associant à la peine de ses compagnons de lutte, camarades, de sa famille, de ses proches et en manifestant la gratitude des communistes finistériens par rapport à son engagement d'une vie.
La Fédération du Finistère du Parti Communiste Français - 1er novembre 2018
 

" Un camarade ayant joué un rôle politique important dans notre parti vient de nous quitter brutalement.

Louis MONFORT de la section de Concarneau avait 90 ans. Ses amis l'appelaient familièrement et avec affection Lili, j'étais de ceux là.

Il avait adhéré en 1946 et, de 1950 à 1996 il fut membre du Comité Fédéral, celui de la fédération départementale jusqu'en 1970 puis celui de la fédé du Sud-Finistère jusqu'en 1986 puis celui de la fédération départementale réunifiée. Il a connu toutes les évolutions du parti dans notre département.

De 1970 à 1977 il fut trésorier de la fédé du Sud Finistère, un trésorier politique, efficace, très proche des directions de sections, et membre du bureau fédéral jusqu'en 1980.

Il a été également pendant plusieurs années le responsable de l'association départementale des "vétérans communistes" (50 ans d'appartenance ininterrompue au parti).

C'est lui qui, pendant près de 20 ans a été la cheville ouvrière de l'organisation du stand de la fédération à la fête nationale de l'Huma ainsi que l'organisateur de la fête départementale que nous avons organiser pendant plusieurs année en ville-close à Concarneau.

Membre de la direction de la section de Concarneau il était aussi un diffuseur régulier de l'Huma-Dimanche, ne comptant jamais son temps pour aller voir ses lecteurs mais aussi pour distribuer des tracts sur les marchés, le port et aux portes des entreprises, organiser des collages d'affiches.

Lili était un militant, un responsable communiste, d'un dévouement et d'une générosité exemplaire, toujours disponible, toujours présent avec courage et gentillesse qui n'hésitait pas à parcourir le département, dans les années 50 en mobylette, puis ensuite avec sa voiture.

Louis Monfort aura été une figure politique marquante de notre parti.

Je partage la tristesse de tous ceux qui l'ont bien connu et ont eu le bonheur de militer à ses côtés

Piero Rainero

Ancien secrétaire départemental du PCF

Ancien membre du Comité Central"

 

"  Avec Lili, on perd un militant inlassable. En 2008, l'année de ses 80 ans, il faisait partie, pour la dernière fois, de l'équipe de montage du stand de la fête de l'Humanité. Et il n'a pas laissé sa part ( de travail ) avec les autres. Tant qu'il a pu, il a fait ! 

 

Les obsèques vont se dérouler dans l'intimité familiale"

 

Jean-Louis Pascal, secrétaire de section de Concarneau

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 08:47
Centenaire de la Grande Guerre, Mémoires de 14-18: exposition de photos de Jean-Marc Nayet et Philippe Grincourt à Locquénolé jusqu'au 11 novembre 2018

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 08:21

« Nous les femmes, luttons pour un monde où nous serions "socialement égales, humainement différentes, et totalement libres", dans notre diversité mais dans notre résistance. »
Le dernier discours de la communiste Marielle Franco, militante féministe, noire, lesbienne, lâchement assassinée le 14 mars 2018 à Rio de Janeiro.

Publié sur le site Lundi Matin ce 30 octobre 2018

Publié sur la page Facebook de Rosa Moussaoui, journaliste à l'Humanité

Brésil : Les roses de résistance naissent dans l’asphalte: le dernier discours de Marielle Franco, militante féministe, lesbienne, communiste, assassinée à Rio de Janeiro le 14 mars 2018
Brésil : Les roses de résistance naissent dans l’asphalte

Marielle Franco (†)

paru dans lundimatin#163, le 30 octobre 2018
https://lundi.am/Les-roses-de-resistance-naissent-dans-l-asphalteMarielle-Franco
 
 

Ce texte est la traduction de la dernière intervention de Marielle Franco à la chambre des députés de Rio de Janeiro, à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, le 8 mars 2018.
Originaire de la favela1 du Maré à Rio de Janeiro (Brésil), Marielle Franco (1979-2018) était une militante noire, lesbienne, socialiste, engagée dans les luttes LGBT, féministes, anti-racistes, anti-militaristes et anti-répressives. Sociologue de formation, elle était l’auteure en 2014 d’une thèse analysant la mise en place des Unités de Police Pacificatrice (UPP) dans les favelas de Rio comme renforcement de l’État pénal, de la militarisation et de l’incarcération de la pauvreté.
Affiliée au Parti Socialisme et Liberté (PSOL), Marielle Franco a coordonné en tant qu’assistante parlementaire à l’assemblée municipale de Rio (2006-2016), l’aide juridique et psychologique aux proches de victimes d’homicides, y compris policiers. Élue députée en 2016, elle présidait la Commission de Défense de la Femme.
Marielle Franco a été abattue avec son chauffeur Anderson Pedro, le 14 mars 2018 à Rio, six jours après avoir prononcé ce discours. L’enquête n’a jusqu’à aujourd’hui désigné aucun suspect.

Bonjour à toutes, fondamentalement en ce jour. Et bonjour à tous. Je salue la présidence de la députée Tânia Bastos, et les autres députés de cette maison. Je salue les conseillères et les assistantes embauchées en sous-traitance, en ce jour de lutte et de résistance. Nous avons un mot d’ordre pour notre vie, au cœur de cette crise : c’est que nous puissions vivre avec le respect pour toutes, chacune avec son corps et chacune à sa manière. Et chacune, dans sa forme de résistance quotidienne.

Nous toutes, en ce 8 mars, qui occupons à peine sept fauteuils ici au Parlement Municipal, nous devons toujours nous demander : qu’est-ce qu’être femme ? Qu’est-ce que chacune d’entre nous a déjà renoncé à faire, ou a fait difficilement, en raison de son identité de genre, du fait d’être une femme ? La question n’est pas rhétorique. Elle est objective. Elle porte le cachet de la réflexion au jour le jour, au pas à pas de toutes les femmes, dans l’ensemble de la « majorité de la population », comme on dit, mais qui est malheureusement sous-représentée.

Ce 8 mars est un mars historique, un mars où l’on parle de fleurs, de luttes et de résistances. Mais c’est un mars qui ne commence pas maintenant. Et c’est, encore moins, le seul mois pour mettre à l’agenda la centralité de la lutte des femmes. La lutte pour une vie digne, la lutte pour les droits humains, la lutte pour le droit à la vie des femmes, doit être rappelée, et elle ne date pas d’aujourd’hui, mais de plusieurs siècles. Elle trouve notamment son origine au siècle passé, dans les grèves et manifestations. Les femmes russes principalement, au cours de la période pré-révolutionnaire, luttèrent fermement pour les droits des travailleurs…

(Un député salue Marielle) Bonjour, monsieur le député, merci. On lutte, on occupe une fois de plus la tribune. Je suis très contente, très à l’aise parce que cette tribune, ce lieu légitime, que nous n’occupons pas seulement le 8 mars, est le lieu où nous pouvons parler contre les réformes de la sécurité sociale [1], où nous pouvons parler depuis notre position d’opposition au gouvernement Marcelo Crivella [2], où nous pouvons parler du processus d’intervention fédérale [3]. Donc, occuper la tribune en ce jour de lutte pour les droits, vient renforcer symboliquement et objectivement la lutte des femmes.

Mais la lutte des femmes commence comme je l’ai dit bien avant nous. Elle commence dans la révolution dont nous commémorons, luttons et saluons, en 2017, le siècle. Elle commence dans la lutte des femmes indigènes pour la démarcation [4]. Elle commence dans la lutte de mes sœurs, femmes noires, qui étaient là avant nous, qui résistèrent à l’absurdité que fut la période d’esclavage. Elle commence dans la lutte pour la fin de toute forme d’oppression, qu’elle se reflète dans le racisme, ou la misogynie. Elle commence dans la lutte contre le patriarcat.

Ainsi nous les suivons dans la lutte. Le 5 mars, lundi, c’était l’anniversaire d’une femme qui est pour moi une référence. Une femme qui a affronté le grand Parti : Rosa Luxemburg. Et qui était boiteuse. L’histoire raconte qu’elle se tenait là, du haut de ses 1,5 mètre, en première ligne, en ligne de front de la lutte politique de son moment de l’Histoire. S’il est temps pour un autre moment historique, il est bien temps de célébrer le 8 mars ; il est bien temps de revendiquer que ce 8 mars commence avant. Comme dirait Rosa – qui fêtait son anniversaire le 5 – nous les femmes, luttons pour un monde où nous serions « socialement égales, humainement différentes, et totalement libres », dans notre diversité mais dans notre résistance.

Y compris en ce moment, où la démocratie se fait fragile, alors que l’on se demande s’il y aura ou non un processus électoral, que l’on voit tous les scandales en rapport avec le parlement, parler des femmes qui luttent pour une autre manière de faire de la politique dans le processus démocratique est fondamental. Même en des temps de justification de la crise, de la précarisation, la difficulté de la vie des femmes se présente, avec beaucoup de difficulté réelle !

Il est temps de parler de l’école. Où sont les places de crèche promises par le maire Marcelo Crivella, qui allaient être augmentées ? Où sont les éducatrices et les éducateurs reçus au concours, et qui n’ont toujours pas été nommés ? Comment se trouvent les enfants qui, en cette période d’intervention militaire… (Le député Italo Ciba remet une fleur en main propre à Marielle Franco) Vous n’allez pas m’interrompre maintenant, non ! ? Un homme qui fait son « hommise », mon Dieu du ciel. Merci Italo, merci beaucoup ! Amen. Merci. Merci aux députés. Comme je l’ai déjà dit, et comme je le disais aujourd’hui à la fondation Oswaldo Cruz, les roses de résistance naissent dans l’asphalte. Nous recevons des roses, mais nous aurons bientôt aussi les poings fermés, et nous parlerons depuis notre lieu de vie et de résistance contre les ordres et les désordres qui affectent nos vies. (Acclamation dans l’assemblée)

Il n’est pas seulement question du moment actuel. Le député la semaine dernière, alors que je parlais des violences dont souffrent les femmes au Carnaval, me demandait d’où je tirais les données présentées. Les femmes, quand elles sortent dans les rues, pour la manifestation du 8 mars, tout-à-l’heure sur l’avenue Candelária, le font parce que, sur 83 pays, le Brésil est le septième le plus violent. Je le répète une fois encore, données de l’OMS à l’appui. Ce cadre va en s’empirant, les violences ont augmenté de 6,5 % l’année dernière. Chaque jour, douze femmes sont assassinées au Brésil. La dernière donnée que nous ayons dans l’État de Rio de Janeiro est de 13 viols par jour. (Un homme hurle) Voilà la relation avec la violence contre les femmes !

Il y a là un monsieur qui défend la dictature et va me dire le contraire, c’est ça ? Je demande que la présidente de l’Assemblée, si d’autres manifestations venaient à perturber ma prise de parole, procède comme nous le faisons quand la Galerie interrompt n’importe quel député. Je ne serais pas interrompue ! Je ne tolère pas l’interruption par les députés, je ne la tolérerai pas venant d’un citoyen qui vient ici, et qui ne sait pas écouter le positionnement d’une femme élue, et présidente de la Commission de la Femme dans cette maison ! (Acclamation)

(Présidente Tânia Bastos : Députée Marielle, je voudrais demander pardon à votre Excellence, pour avoir été un peu distraite. Je n’ai pas entendu la manifestation du citoyen. S’il vous plaît, je voudrais que les vigiles ouvrent l’œil et soient attentifs, s’il vous plaît).

Je vous remercie, présidente Tânia. D’autant que nous savons malheureusement que ce n’est ni la première, ni ne sera la dernière fois. Ces provocations sont une routine pour qui vient de la favela. Dans mon intervention je parlais de la violence contre les femmes, pendant vingt minutes. Il y a longtemps que nous sommes violées et violentées, à tous moments.

En ce moment par exemple, alors que l’intervention fédérale se concrétise en intervention militaire, je voudrais savoir comment font les mères et les parentes des enfants arrêtés ? Comment font les femmes médecins qui ne peuvent pas travailler dans les centres de soins ? Comment font les femmes qui n’ont pas accès à la ville ? Ces femmes sont légion. Elles sont des femmes noires, des femmes lesbiennes, des femmes trans, des femmes paysanes. Ce sont des femmes qui construisent cette ville où divers rapports, que ces messieurs le veuillent ou non, démontrent leur centralité et leur force, comptent aussi leurs nombres.

Par exemple, The Intercept a publié un dossier sur le lesbocide. En 2017, il y a eu une lesbienne assassinée par semaine. Le lesbocide est un concept que les femmes lesbiennes sont en train de forger, tout comme nous avançons dans le débat sur l’homicide perpetré contre les femmes, désormais constitué en féminicide. Ces données montrent la réalité inouïe qui victimise effectivement, oui, notre diversité. Les femmes noires, par exemple, quand elles passent dans la rue, entendent encore des hommes qui osent de parler de leur large bassin, de leurs grandes fesses, de leur corps, comme si nous vivions encore l’époque de l’esclavage. C’est fini mon cher ! Nous vivons en démocratie ! Vous allez devoir vous faire aux femmes noires, trans, lesbiennes, qui occupent la diversité des espaces ! (Acclamation)

Pour ceux qui aiment le port d’armes par exemple, qui font allusion au militarisme et qui ont l’audace de vouloir venir crier, en plein exercice républicain et démocratique, aujourd’hui, nous rejetons dans cette maison ce qui pourrait être un processus d’armement. D’autres municipalités l’ont refusé. Ils n’ont pas d’écho, ces lieux où même la Police Militaire n’est pas préparée pour utiliser des armes à feu. Pour contextualiser, avez-vous vu ce qui s’est passé place São Salvador hier ? [5] Eh bien, heureusement que les gardes municipaux qui étaient là-bas n’étaient pas armés, et ont couru pour se protéger comme tous les autres citoyens ! Parce que s’ils avaient sorti des armes à feu, ils auraient certainement été assassinés et nous aurions perdu deux vies de plus parmi les agents de service public de la ville de Rio de Janeiro. C’est pourquoi les hommes et les femmes qui pensent dans le cadre du processus démocratique sont contre ce qui peut affaiblir encore plus la population de la ville de Rio de Janeiro. Contre cet armement.

En temps de violence et de négation des droits, avoir plus d’armes signifiera un recul des droits. La condition pour une issue tient dans les conditions de travail dignes pour les travailleurs et travailleuses. C’est pour cette raison et pour de nombreuses autres que nous défendons, oui, la présence de plus de femmes. Je veux saluer ici la présence de la députée Rosa Fernandes, une référence. Bien que nous ayons des divergences, des différences de parti, elle est une femme qui m’a accueillie. Elle me reçoit et me traite avec le respect dû et attendu.

La député Tânia Bastos a parlé plus tôt. Je suis heureuse qu’elle m’aie citée quand elle évoquait les femmes en politique. Le mouvement que nous avons engagé pour prendre plus de place dans les espaces de décision vise à ce que les politiques publiques entendent le pourquoi d’un wagon, nécessaire en temps de harcèlement [6]. À ce que nous puissions parler de mobilité à partir de la perspective de genre. À ce que l’on puisse parler d’économie solidaire. Je salue la présence ici de Edjane, Cristina, Juliana, Simone, des femmes qui sont ici, de Renata Stuart. Enfin de mon corps consultatif, des femmes qui construisent ce mandat et qui élaborent cette politique avec affect ! Le mandat est composée de 80 % de femmes, parce qu’on comprend que la devise « Une femme qui monte en tire une autre » doit être concrétisée. Une écrivaine que j’aime beaucoup, Chimananda [7], dit que les choses ne changeront que si les femmes qui sont dans l’espace de pouvoir s’entraînent, s’évadent, s’embrassent, s’accueillent, et construisent ensemble, avec les autres femmes.

Si ce parlement est formé d’à peine 13 % de femmes, nous sommes la majorité dans les rues. Et comme nous sommes la majorité dans les rues, nous sommes les forces qui exigent la dignité et le respect des identités. Malheureusement, ce qui se passe là nous victimise encore plus. La devise cette année – car dans peu de temps nous serons sur l’avenue Candelária – l’une des devises que l’on porte pour valoriser la vie des femmes, c’est celles des femmes internationalistes qui disent « Stop », dans les grèves internationales, celles qui disent : « nous sommes diverses, mais nous ne sommes pas dispersées ». Nous construisons une société qui, de fait, étant à la base de la pyramide, construit cette ville, tout comme la cheffe d’orchestre Chiquina Gonzaga [8] l’a construite. Car tout-à-l’heure, à la fin de la journée, nous, parlementaires, et nous, femmes, décernerons ici la Médaille Chiquinha Gonzaga à Dida [9] (Applaudissements). Une femme qui fait de la politique avec affect et avec gastronomie, qui organise un lieu de résistance sur la Praça da Bandeira, ce lieu de rencontre des femmes noires puissantes, le Dida Bar.

Pour finir, je voudrais renforcer et en dire plus sur les femmes noires qui sont nos références. Je voudrais citer Audré Lorde. Femme noire, lesbienne, écrivaine d’origine caribéenne mais aux États-Unis, féministe et activiste pour les droits civiques : « Je ne suis pas libre tant qu’une autre femme est prisonnière, même si ses chaînes sont différentes des miennes ». C’est pourquoi nous allons ensemble, luttant contre toute forme d’oppression. Il existe une diversité de luttes sur l’agenda pour la vie des femmes, sur l’agenda pour la légalisation de l’avortement, sur l’agenda du combat des maternités, sur la culture, sur l’entrepreneuriat, pour les femmes de la Zone Ouest. Et je trouve fondamental de remercier, finalement, et nominalement Elaine, Júlia, Vitória, Mônica, Fernanda, Fabíola, Mariana, Lana, Rossana, Priscila, Renata, Iara, Bruna, Rogéria, Natália e Luna. Les femmes qui construisent cette histoire, qui sont avec moi.

En avant ! (Vamos que vamos !)

[1NdT : La réforme de la sécurité sociale (Reforma da Providência), entamée juste après la destitution de la présidente élue Dilma Rousseff et la prise de pouvoir du gouvernement Michel Temer, en septembre 2016, prévoyait en particulier l’allongement de la durée de cotisation et la réduction des pensions de retraite.

[2NdT : Marcello Crivella, maire de Rio de Janeiro depuis janvier 2017, affilié au Parti Républicain Brésilien (PRB), droite conservatrice, et évêque de l’Église Universelle du Royaume de Dieu (EURD), dénomination évangélique doublée d’un empire économique, fondée par son oncle Edir Macedo.

[3NdT : Le processus d’intervention fédérale, décrété par le gouvernement Temer en février 2018 dans le cadre de la crise économique, suspend l’autonomie de l’État de Rio de Janeiro, en particulier en matière de politique sécuritaire, sous tutelle militaire du gouvernement fédéral.

[4NdT : Démarcation des « terres indigènes », reconnues comme traditionnellement habitées par les peuples indigènes et protégées contre l’appropriation.

[5NdT : Dans la soirée du 7 mars 2018, un échange de tirs avait fait deux morts sur la place São Slavador, dans l’arrondissement Flamengo, au centre de Rio.

[6NdT : Référence à la mise en place de wagons de métro réservé aux femmes, à Rio.

[7NdT : Chimananda Ngozi Adichie, auteure notamment du roman Americanah.

[8NdT : Chiquinha Gonzagua (1847-1935), musicienne née à Rio d’une famille métisse modeste, fût l’une des fondatrices du choro brésilien, et la première femme cheffe d’orchestre au Brésil.

[9NdT : Dilma Nascimento, économiste retraitée originaire de Rio, patronne d’un restaurant valorisant les cultures africaines et noires, dans le centre-ville.

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 07:08
Pierre Darhéville

Pierre Darhéville

Le loi de financement de la sécurité sociale est celui d’un nouveau tour de vis

mercredi 31 octobre 2018

Le 30 octobre l’Assemblée a adopté le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019. 335 députés ont voté pour, 190 ont voté contre (voir le scrutin)

Le Groupe de la Gauche démocrate et républicaine a voté contre.

Explications de vote par Pierre Dharréville

Extraits :

Le budget que vous nous présentez est celui d’un nouveau tour de vis. « Nous avons donné un quart de tour de moins », nous dites-vous, comme si cela pouvait suffire à nous consoler. En 2019, la sécurité sociale devra réaliser 5,7 milliards d’euros d’économies, dont 3,8 milliards sur les seules dépenses d’assurance maladie. Au total, vous avez programmé 15 milliards d’économies dans la sphère sociale tout au long du quinquennat, pour répondre à des injonctions insensées et démesurées comme seuls les marchés financiers peuvent en inventer.

Ce sont les retraités qui, pour la deuxième année consécutive, en feront les frais. Avec le quasi-gel de leurs pensions, vous gagnerez sur leur dos 2,8 milliards d’euros, que vous auriez pu aller chercher ailleurs – suivez mon regard... C’est le premier étage de la réforme des retraites que vous préparez à grand renfort de slogans trompeurs : vous commencez à baisser le niveau des pensions.

L’aide personnalisée au logement – APL – et les allocations familiales font partie du même lot. Vous économiserez 800 millions d’euros sur le dos des familles, en l’occurrence les plus modestes. Vous nous parlerez du reste, vous nous ferez un numéro de bonneteau, « je le prends ici, je le mets là », mais à la fin du tour, sous quel gobelet se trouve le pouvoir d’achat ? Il a disparu !

Par ce nouveau budget de compression, vous continuez de rétrécir notre modèle social et notre service public, empêchés de s’épanouir comme ils le devraient. Vous nous dites qu’il faut désormais une protection sociale qui se contente de s’attacher aux plus vulnérables, aux plus fragiles, en demandant pour cela des efforts à celles et ceux qui le sont un peu moins. Cela peut paraître du bon sens. C’est pourtant indécent quand on voit les sommes d’argent captées par un tout petit nombre de grands propriétaires ou celles injectées dans les circuits de la finance. C’est une rupture avec notre modèle universel et solidaire, qui renvoie la sécurité sociale à un rôle de dispensaire social, alors qu’elle est faite pour garantir à chacune et à chacun le même niveau élevé de droits.

Un nouveau tour de vis pour la sécurité sociale - Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône
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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 07:02
Sébastien Jumel à l'assemblée nationale

Sébastien Jumel à l'assemblée nationale

Dans une question au gouvernement, Sébastien Jumel, député de la Seine-Maritime dénonce la hausse des prix du carburant, "un hold-up" qui ne finance que marginalement la transition écologique, pourtant si nécessaire.

""Après les coups de rabot sévères sur les APL, la nouvelle augmentation du prix du gaz, la panne sur les pensions et sur les salaires, la goutte d’essence se transforme en océan d’écologie punitive et vient noyer ceux n’ont qui pas d’autre choix, pas d’autre alternative que de prendre leur voiture pour aller travailler, se former, se soigner.

Ils sont près de 9 millions en France dans cette situation auxquels s’ajoutent chez nous notamment les agriculteurs et les pêcheurs."

Rassemblement à Dieppe contre ce hold-up du pouvoir d’achat, le vendredi 16 novembre à 18 heures devant l’hôtel de ville.

 

Fiscalité des carburants

M. le président. La parole est à M. Sébastien Jumel, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

M. Sébastien Jumel. Monsieur le Premier ministre, alors que la fatigue semble gagner le sommet de l’État, entendez-vous le cri sourd de la France en colère ? Après avoir sacrifié le pouvoir d’achat des retraités, au point que ceux que je rencontre chez moi se demandent ce qu’ils ont bien pu faire au Gouvernement pour être si mal traités, voilà que vous vous en prenez à la France qui travaille, à celle qui souffre, à celle qui manque. Après les coups de rabot sévères sur l’aide personnalisée au logement, la nouvelle augmentation du prix du gaz et la panne des pensions et des salaires, la goutte d’essence se transforme en océan d’écologie punitive et vient noyer ceux qui n’ont pas d’autre choix, pas d’autre alternative que de prendre leur voiture pour aller bosser, se soigner, se former, ou même pour accéder aux services publics que chaque jour vous éloignez un peu plus d’eux.

M. Pierre Cordier. Bien dit !

M. Sébastien Jumel. L’augmentation de la taxe intérieure sur les carburants, combinée à l’augmentation des prix du pétrole, alourdit d’une manière insupportable, vous le savez, la facture d’un plein d’essence.

Alors que tout le monde s’accorde à souligner, chiffres à l’appui, que ce racket, que ce véritable hold-up ne servira pas à financer la nécessaire transition écologique – les mesurettes préconisées par M. de Rugy l’attestent –,…  

M. Erwan Balanant. Pas vous, Jumel !

M. Sébastien Jumel. …alors que vous avez repoussé l’ensemble des propositions concrètes que nous avons formulées dans le cadre du projet de loi de finances, la colère gronde.

Elle grondera à Dieppe, le 16 novembre prochain, à la veille de la foire aux harengs et à la coquille Saint-Jacques, parce que les pêcheurs ne sont pas épargnés par l’augmentation du prix du carburant.

M. Marc Le Fur. Eh oui !

M. Sébastien Jumel. Elle grondera à la veille d’une mobilisation citoyenne légitime, qui portera la colère des territoires humiliés de la République. Alors que la France s’est enrichie de 146 000 millionnaires depuis que vous êtes arrivés aux responsabilités, allez-vous, enfin, comme le proposent les communistes, prendre l’argent là où il est, pour le rendre à ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

M. le président. La parole est à M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire.

M. François de Rugy, ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire. Monsieur le député, vous le savez, la question de l’énergie, qu’il s’agisse du chauffage ou du carburant, est notre préoccupation constante depuis le début du quinquennat. Disons-les choses clairement : doit-on céder à la tentation, que vous avez exprimée – je l’ai compris –, de diminuer les taxes sur les carburants, qui existaient avant l’arrivée de ce gouvernement et que nous avons votées en toute transparence,…

M. Sébastien Jumel. Prenez l’argent là où il est.

M. François de Rugy, ministre d’État. …en attendant la prochaine hausse du prix du pétrole sur le marché mondial ?

M. Sébastien Jumel. Prenez l’argent là où il est.

M. François de Rugy, ministre d’État. Car telle est la principale source de la hausse.

M. Fabien Di Filippo. C’est faux !

M. François de Rugy, ministre d’État. J’espère que vous l’expliquez à vos concitoyens, y compris à ceux qui travaillent dans l’industrie automobile, puisque celle-ci est présente dans votre territoire.

M. Pierre Cordier. Il a bon dos le prix du baril !

M. François de Rugy, ministre d’État. Leur expliquez-vous, avec nous, que nous voulons nous protéger, demain, des hausses du prix du pétrole sur le marché mondial, en accompagnant le changement,…

M. Olivier Faure. Ce n’est pas ce que vous faites.

M. François de Rugy, ministre d’État. …ou, au contraire, que nous ne devons rien modifier s’agissant de l’automobile ou du chauffage ?

M. André Chassaigne. Caricature !

M. François de Rugy, ministre d’État. Voilà l’enjeu d’aujourd’hui, au-delà même de la question du climat et de celle de la santé : je ne pense pas que vous la balayiez d’un revers de la main. Du moins, je l’espère. Votre collègue Dharréville, qui est assis deux rangs plus haut que vous, m’a encore parlé récemment de la pollution de l’étang de Berre. (Exclamations sur les bancs des groupes GDR et SOC.)

M. David Habib. Cessez d’accabler les uns et les autres !

M. François de Rugy, ministre d’État. Nous traitons globalement ces questions, tout en donnant aux Français des moyens pour passer le cap. Nous augmentons tout d’abord le chèque énergie. J’espère que vous le dites à vos concitoyens. Même si vous ne votez pas le budget – ce n’est pas grave –, dites-leur, parce qu’ils peuvent bénéficier de 50 euros supplémentaires en 2019 pour passer ce cap. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM.) Quant à la prime à la conversion, elle passe à 2 000 euros pour les ménages non imposables, s’ils achètent une nouvelle voiture, même d’occasion. (Exclamations sur les bancs des groupes GDR et SOC.) Dites-le à vos concitoyens : vous leur donnerez ainsi l’occasion de se protéger des hausses des prix des carburants. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM.)

Assemblée nationale: Sébastien Jumel (député PCF Seine-Maritime) dénonce la hausse des prix du carburant dans une question au gouvernement
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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 06:59
Fraternité, humanité et dignité pour nos concitoyens du foyer Bara de Montreuil ! - Pétition lancée par Patrice Bessac, maire communiste de Montreuil
Fraternité, humanité et dignité pour nos concitoyens du foyer Bara de Montreuil !

mercredi 31 octobre 2018

Patrice BESSAC, maire de Montreuil a lancé une pétition :

Nous, citoyennes, citoyens, élu.e.s, artistes, sportifs, représentants d’organisations associatives, humanitaires, politiques, syndicales ; porteurs, dans notre diversité, de valeurs de justice, d’égalité, de solidarité, sommes profondément attachés au respect de l’être humain.

Depuis des années, nous sommes témoins des conditions de vie indignes infligées aux travailleurs migrants, vivant parmi nous pour certains depuis 30 ou 40 ans et entassés dans des foyers dortoirs d’un autre temps.

À Montreuil, rue Bara – aux portes de Paris cette réalité nous heurte tout particulièrement. Depuis plusieurs semaines, plus de 200 résidents de ce foyer officiellement reconnu insalubre et dangereux depuis 2013, ont investi, avec le soutien de la municipalité de Montreuil, un bâtiment, propriété de l’État, vide depuis bientôt trois ans. Cette occupation temporaire, rendue légale par la prise d’un arrêté de réquisition du Maire, vient d’être remise en cause à la demande du Préfet de Seine-Saint-Denis. L’ordonnance du Tribunal administratif prononce l’évacuation du bâtiment sous 8 jours.

L’avenir et le respect de la dignité de ces hommes ne peuvent se construire par un retour au sein de leur ancien foyer voué à la démolition afin d’être reconstruit. Un bâtiment dont personne ne peut aujourd’hui ignorer la sinistre réalité.

Nous demandons la levée immédiate des menaces d’évacuation qui pèsent sur ces hommes alors que les locaux vides qu’ils occupent représentent la seule alternative à leur ancienne situation.

Nous demandons aux acteurs du dossier et en premier lieu au Préfet de la Seine-Saint-Denis qu’une solution de logement digne soit mise en oeuvre.

Nous apportons notre soutien aux résidents et à toutes celles et ceux qui, comme nous, exigent une réponse humaine et respectueuse des valeurs de fraternité de la République.
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 07:02
HAUSSE DU PRIX DES CARBURANTS , mobilisons-nous pour faire reculer le gouvernement! (PCF)

HAUSSE DU PRIX DES CARBURANTS , le PCF - Parti Communiste Français se mobilise.

Mobilisons-nous largement pour faire reculer le Gouvernement ! Les communistes sont aux côtés du monde du travail en colère !

La hausse massive des prix des carburants crée une émotion légitime. Tous les habitants sont touchés, quels que soient leurs revenus. Nombreux sont les salariés disposant de petits revenus qui sont obligés d’utiliser leurs véhicules pour aller travailler, et pour qui ces hausses représentent une perte lourde de pouvoir d’achat.

Le PCF demande l’annulation de la hausse de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques pour 2019 pour l’ensemble des carburants.

La mesure gouvernementale est un nouveau racket. Pendant que les patrons sont câlinés par Macron et son Premier ministre Édouard Philippe, le peuple trinque : depuis cinq ans, faire le plein de sa voiture coûte en moyenne 500€ de plus par an pour les habitants des campagnes, 400€ de plus pour ceux qui habitent en ville.

Il est temps de prendre l’argent là où il est, dans les poches des actionnaires de multinationales pétrolières, chez les plus riches qui ne payent plus d’impôt sur la fortune, et d’investir vraiment dans des transports en commun publics qui permettent à chacun de se rendre à son travail, dans les villes et les campagnes.

Parce que ce sont les classes populaires et les classes moyennes, les salariés, les précaires, ceux qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller au travail qui vont subir de plein fouet la hausse de l’essence et du gazole.

Les communistes militent pour une fiscalité écologique socialement juste. Il faut réduire massivement la production de gaz à effet de serre, et évidemment celles émises par les véhicules particuliers. Mais la hausse indifférenciée des prix des carburants n’est pas la bonne méthode : elle frappe le pouvoir d’achat des plus pauvres, pendant que les plus riches gardent leurs « droits de polluer ». Sous couvert de fiscalité écologique, le gouvernement ne fait qu’essayer de combler en partie le trou qu’il a creusé dans les caisses de l’État avec ses cadeaux aux plus riches et aux entreprises. Le racket sur les automobilistes frappe le pouvoir d’achat des plus modestes et n'a aucun impact sur l’environnement.

Il faut dissuader l’acquisition de véhicules polluants en pénalisant fiscalement l’achat de grosses voitures polluantes et mettre en place une politique pour une automobile plus vertueuse, conjuguée avec des investissements massifs pour les déplacements en transports publics.

Parti Communiste Français

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