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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 09:28
N'abandonnez pas les routiers ! 14 eurodéputés écrivent à la ministre des transports
Les négociations entre les ministres des transports européens qui s'engagent lundi prochain vont être décisives quant à l'avenir des routiers et de leurs conditions de travail. Madame la ministre, la France ne doit pas abandonner les routiers !

Madame la Ministre,

Vous participerez le lundi 3 décembre au prochain Conseil "Transports, télécommunications et énergie" à Bruxelles. Ce Conseil, réunissant les ministres des transports de l’Union Européenne, a pour but d’établir une orientation générale sur les principales propositions relatives à l'accès au marché et aux aspects sociaux dans le secteur du transport routier dans le cadre du paquet législatif « Mobilité ». Ces propositions comprennent de nouvelles règles relatives aux aspects suivants :

  • les temps de conduite et de repos ;
  • les règles de détachement des conducteurs routiers ;
  • la lutte contre le cabotage systématique.

Ce paquet législatif est l’opportunité de fixer au secteur routier des règles claires et applicables pour mettre fin à la concurrence déloyale et au dumping social et fiscal qui sévissent depuis plusieurs années dans le domaine.

La France a un rôle clé dans la tenue des négociations. Nous vous demandons, dans la lignée de la déclaration de l’Alliance du Routier du 12 novembre 2018, de maintenir une position française claire et cohérente. Nous souhaitons notamment que soient défendus :

  • la garantie que les conducteurs soient rémunérés de manière égale sur le même territoire ;
  • des conditions de travail et de repos dignes pour les conducteurs routiers ;
  • l’interdiction du repos dans le véhicule ;
  • des règles de détachement strictes et applicables au premier jour ;
  • le retour régulier des conducteurs à leur domicile et des véhicules dans leur État membre d’établissement.

Nous comptons sur votre engagement pour la sécurité des usagers de la route, des passagers et des 3 millions de conducteurs professionnels en Europe.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’assurance de notre haute considération.

Marie-Pierre Vieu, députée européenne

Eric Andrieu, député européen 

Guillaume Balas, député européen

Karima Delli, députée européenne

Pascal Durand, député européen

Patrick Le Hyaric, député européen

Edouard Martin, député européen

Emmanuel Maurel, député européen

Younous Omarjee, député européen 

Christine Revault D'Allonnes, députée européenne

Michèle Rivasi, députée européenne

Virginie Rozière, députée européenne

Isabelle Thomas, députée européenne

Marie-Christine Vergiat, députée européenne

 

Source: Lettre d'info de Marie-Pierre Vieu, eurodéputée communiste

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 06:12
Martine Carn, présidente du Comité de défense des usagers de l’hôpital de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Martine Carn, présidente du Comité de défense des usagers de l’hôpital de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Ouest-France
Morlaix. La CGT et les usagers unis pour défendre l’hôpital

Publié le 01/12/2018

À l’appel de la CGT et du Comité de défense des usagers de l’hôpital de Morlaix, plus de soixante personnes se sont mobilisées, samedi 1er décembre, pour protester contre les réductions d’effectifs et de moyens au centre hospitalier.

L’entrée du bâtiment administratif du centre hospitalier du pays de Morlaix peinait à les contenir tous. Samedi 1er décembre, à 10 h 30, plus de soixante personnes se sont donné rendez-vous pour réclamer une offre de

soin de qualité sur le territoire morlaisien. Elles répondaient à un double appel, d’une part celui de la CGT, d’autre part celui du Comité de défense des usagers de l’hôpital public.

« La situation se dégrade depuis plusieurs décennies » , rappelle Martine Carn, infirmière à la retraite et présidente du comité de défense des usagers. Mais la mobilisation est montée d’un cran depuis que, en mai 2018, le centre a perdu son service cardiologie et son service des soins intensifs en cardiologie. Au total, 25 lits ont alors été supprimés. « Nous sommes en manque de cardiologues , déplore l’ancienne salariée du CHPM. L’hôpital ne compte qu’1,8 cardiologue en équivalent temps plein aujourd’hui, et le personnel des urgences ne peut pas assurer un suivi correct des patients. »

À ses côtés, le secrétaire de la section CGT de l’hôpital, Christophe Boudrot, renchérit : «  La direction nous avait promis la réouverture du service en novembre 2018. Mais elle l’a repoussée d’un an, à novembre 2019. » Leur crainte à tous ? Que le service ne disparaisse complètement du paysage du centre hospitalier de Morlaix.

« Quel est le prix d’une vie ? »

La cardiologie n’est pas l’unique motif de mécontentement des usagers et de la CGT. « D’autres services sont concernés » , précise Christophe Boudrot. L’infirmier en addictologie explique également que 14 lits sont amenés à disparaître dans le service psychiatrique et 24 en « chirurgie médecine obstétrique » , conséquence de la restructuration des services. « On supprime les postes et les lits uniquement pour des questions de rentabilité , dénonce le syndicaliste.  Mais on pose la question, quel est le prix d’une vie ? »

Signe que la mobilisation prend de l’ampleur : le comité de défense des usagers continue d’enregistrer des adhésions. Lorsqu’il a été créé en mai 2016, il ne comptait qu’une cinquantaine d’adhérents. Aujourd’hui, l’organisation compte 155 membres, plus du triple. Après un discours dans le hall d’accueil pour demander « un personnel en nombre suffisant et une amélioration de leurs conditions de travail » , les personnes mobilisées ont rejoint le centre-ville pour y distribuer des tracts et mieux faire connaître la situation à l’hôpital.

Une soixantaine de personnes ont rejoint le centre-ville de Morlaix depuis l’hôpital pour manifester contre la dégradation des soins au CHPM. | OUEST-FRANCE

Une soixantaine de personnes ont rejoint le centre-ville de Morlaix depuis l’hôpital pour manifester contre la dégradation des soins au CHPM. | OUEST-FRANCE

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 06:00
Anissa Shabani est en 3ème au collège de l’Harteloire à Brest.
D’origine albanaise, elle est scolarisée à Brest depuis le CM2.
 
C’est une élève parfaitement intégrée, studieuse, volontaire.
 
L’avocat des Shabani confirme que la famille est sous le coup d’une expulsion du territoire français dans les plus brefs délais.
 
Ses camarades de classe sont à l’origine d’une pétition qu’ils font circuler.
Tous les enseignants ont rédigé des courriers de soutien. Un communiqué de presse est envoyé ce soir, vendredi 30 novembre.
 
Rassemblés en collectif de soutien et mobilisés, les enseignants, les personnels et ses camarades de classes se réuniront le mercredi 5 décembre devant la sous-préfecture.
 
 
RENDEZ-VOUS MERCREDI  5 DECEMBRE, A 14H DEVANT LA SOUS-PREFECTURE  A BREST POUR SOUTENIR ANISSA ET SA FAMILLE. 
SOYONS NOMBREUX
 
Collectif de soutien de la cité scolaire de l’Harteloire à Anissa et sa famille.
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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 06:00
Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

L’examen budgétaire (partie dépenses) se poursuit au Sénat avec l’examen de la mission enseignement supérieur et recherche. 
Vous trouverez c-joint (et ci-dessous) l’intervention générale que Pierre a prononcée sur cette mission ainsi que le lien vers la vidéo.
Vidéo complète de la séance (toutes les interventions + les amendements) : http://videos.senat.fr/video.935920_5c058e940e007.seance-publique-du-3-decembre-2018-soir 
(Pierre à partir de 22 : 10 : 00)

Président, Madame la Ministre, Cher·e·s collègues,

C’est avec une certaine gravité que je porte, au nom des chercheurs, de leurs syndicats et de plusieurs sociétés savantes, devant vous, leur grande inquiétude devant le décrochage de la science française. D’année en année, la part du produit intérieur brut que la France consacre à la recherche ne cesse de diminuer. Elle était de 2,23 % en 2015 et elle devrait être de 2,19 % en 2017. Non seulement l’objectif ambitieux d’une part de 3 % du PIB s’éloigne inexorablement, mais son écart avec les taux de nos voisins ne cesse de s’accroître. Pour ne prendre que deux exemples, les dépenses de recherche de la Belgique rapportées à son PIB ont dépassé celles de la France en 2012 et ne cessent de progresser. Celles de l’Allemagne se trouvent quasiment au niveau de 3 % du PIB.

Plus grave encore, les dépenses de recherche et développement des industries de la construction spatiale et aéronautique sont en forte baisse de 3,2 %. Ce désengagement a des conséquences directes sur l’emploi des chercheurs, dans ces domaines, qui baisse de 1 %. À terme, c’est là toute la capacité de recherche, d’innovation et de développement de notre pays qui est menacée.

Au XVIe siècle, Jean Bodin affirmait : « il n’y a richesse, ni force que d’hommes ». La maxime s’applique avec encore plus d’évidence au domaine de la science : il n’y a pas de recherche, sans chercheuse et sans chercheur. Or, les opérateurs publics voient leurs effectifs se réduire inéluctablement. Certes, dans les documents budgétaires produits par le Gouvernement les plafonds d’emploi semblent préservés, mais pratiquement ils ne sont jamais atteints et il devient impérieux de nous interroger sur leur sincérité.

Je salue la qualité de l’analyse budgétaire produite par notre collègue Jean-François Rapin, rapporteur spécial pour la commission des finances. Il montre avec grande précision que le coût des mesures salariales décidées par le Gouvernement ne sont jamais intégralement compensées et que les opérateurs de la recherche publique sont donc obligés de réduire leur masse salariale pour équilibrer leur budget. Ainsi, pour le CNRS, le coût supplémentaire du financement du seul Glissement vieillissement technicité, le fameux GVT, est évalué, pour le budget de 2019, à 25,3 millions d’euros. Il impose au CNRS de réduire son recrutement de cinquante chercheurs et de le porter à un niveau historiquement bas qui compromet la crédibilité des concours et, en amont, la pérennité de nombreuses filières de l’enseignement supérieur. En deux ans, les effectifs du CNRS ont diminué de 375 équivalents temps pleins. La baisse est de plus de mille postes depuis 2011. Je partage totalement le propos de notre rapporteur spécial, notre collègue Jean-François Rapin, quand il déclare : « Alors que notre pays cherche à attirer des chercheurs, la baisse des effectifs envoie un signal singulièrement négatif ». J’ajoute que la fuite vers l’étranger est devenue la seule issue possible pour une génération de chercheuses et de chercheurs qui se sent sacrifiée.

Cette saignée a des répercussions sur la capacité de la science française à maintenir son rang. Ainsi, les financements obtenus par les équipes françaises pour le programme-cadre pour la recherche de l’Union européenne étaient encore de 13,5 % de son montant total, pour le cinquième programme, mais de 11,3 %, pour le septième, qui s’est achevé en 2013. De nombreux autres indicateurs attestent la baisse continue de l’influence de la science française. Je regrette vivement que vous ne donniez à votre ministère la seule ambition de l’accompagner.

À cet affaiblissement de la capacité d’action des opérateurs publics, s’ajoutent des choix stratégiques discutables qui concentrent davantage les aides apportées à la recherche privée sur un dispositif, le CIR, qui mobilise plus de six milliards d’euros, pour des résultats que désormais la représentation nationale considère comme difficilement quantifiables. Je note que le nouveau Fonds pour l’innovation et l’industrie, qui est destiné à « garantir la souveraineté scientifique et technologique de notre pays et de son développement économique », répond à un modus operandi totalement différent de celui du CIR. Ses axes stratégiques sont définis par un Conseil de l’innovation, ses programmes sont confiés à des responsables chargés de leur mise en œuvre, chaque action fait l’objet d’une convention et d’un rendu évalué. C’est le fonctionnement normal adopté pas tous les pays pour orienter et maîtriser leurs aides à la recherche privée. Il faut se demander pourquoi il ne s’appliquerait pas au CIR.

Comme la recherche publique, l’enseignement supérieur souffre d’un désinvestissement de l’État dont les conséquences catastrophiques se mesurent notamment sur le taux d’encadrement des étudiants qui ne cesse de diminuer. Comme pour les opérateurs de la recherche, les universités sont dans l’impossibilité d’atteindre leurs plafonds d’emploi. Ainsi, pour la période 2013-2016, seuls 76 % des emplois notifiés aux établissements ont effectivement été ouverts au recrutement. Dans un contexte de forte poussée de la démographie estudiantine, cette contraction ne permet pas d’améliorer l’accompagnement pédagogique qui était pourtant l’un des objectifs de votre loi pour la réussite des étudiant·e·s. S’agissant de son application, il est très regrettable que votre ministère ne nous ait pas fourni un bilan complet du dispositif Parcoursup avant cette discussion budgétaire. Pourtant, les premières données très générales disponibles montrent que les bacheliers des filières techniques et professionnelles ont subi des discriminations sur lesquelles nous aurions souhaité vous entendre.

Votre budget consacre le renoncement de votre Gouvernement, il organise une forme de déclin ou un étiolement accepté et nous voterons contre.

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 16:51
Annonces d'Edouard Philippe : Un moratoire ne va pas changer la vie des français (Fabien Roussel - PCF)

Annonces E.Philippe : "Un moratoire ne va pas changer la vie des français" (Fabien Roussel - PCF)

Après plusieurs semaines de mobilisations intenses partout en France, le Premier Ministre vient d'annoncer la suspension pour 3 mois de la hausse des taxes sur les carburants.

Ces annonces sont clairement insuffisantes face à un peuple qui souffre de ne pas pouvoir boucler ses fins de mois. Les revendications sont pourtant claires : il faut plus de mesures pour le pouvoir d'achat et cela ne peut passer que par une augmentation des salaires et des pensions.

Non seulement un moratoire ne changera pas la vie des français, mais pire elle serait aggravée puisque le Premier ministre menace qu’une telle mesure serait suivie d'une dégradation des services publics. Voilà la preuve que le gouvernement est complètement coupé des réalités du quotidien des français.

Edouard Philippe n'entend que de l'oreille droite. Il est temps qu'il se mette à écouter des deux oreilles.

Les communistes resteront mobilisés et accentueront leur campagne pour une meilleure répartition des richesses, plus de pouvoir d'achat et de services publics dans les villes comme à la campagne, pour taxer le capital et le rétablissement de l'ISF, et la hausse de 200€ net du SMIC.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,

Paris, le 4 décembre 2018.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,

Paris, le 4 décembre 2018.

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 05:54
En novembre 2018, parution de Irlande en révolutions, un essai historique de Olivier Coquelin aux éditions Syllepses

Un livre à conseiller de notre ami universitaire Olivier Coquelin que nous avions eu déjà eu le bonheur de publier dans le Chiffon Rouge:

Soviets irlandais : expériences autogestionnaires dans l’Irlande révolutionnaire (1918-1923) (1/2) par Olivier Coquelin

https://autogestion.asso.fr/soviets-irlandais-experiences-autogestionnaires-dans-lirlande-revolutionnaire-1918-1923-12/

 

Pour comprendre les particularités de l’Irlande contemporaine, l’auteur nous invite à un voyage dans une histoire des revendications émancipatrices du peuple irlandais.
La partition de l’île d’Irlande, qui perdure à ce jour, fut l’une des conséquences de la Révolution de 1916-1923. Inachevée, la rupture avec l’ordre ancien contribua surtout à renforcer le pouvoir des forces conservatrices, à l’œuvre des deux côtés de la frontière.
Pareil phénomène oblige à s’interroger sur la nature même des mouvements politiques (révolutionnaires comme constitutionnels) et sociaux (agraires comme ouvriers) irlandais qui se réclamèrent du nationalisme, à partir du siècle des Lumières.

Dans quelle mesure se faisaient-ils les partisans de desseins progressistes dans la perspective d’une Irlande indépendante, autonome ou maintenue dans le giron britannique ?

Entre nationalismes et conservatismes: une histoire politique et sociale (18e-20e siècles)

Collection : « Histoire : enjeux et débats »

Auteur-e : Olivier Coquelin

Parution : Novembre 2018
Pages : 544
Format : 150 x 210
ISBN : 978-2-84950-693-6

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 05:34
Ian Brossat, Philippe Martinez, et Fabien Roussel au coude-à-coude à la manif syndicale du 1er décembre 2018 à Paris
Ian Brossat, Philippe Martinez, et Fabien Roussel au coude-à-coude à la manif syndicale du 1er décembre 2018 à Paris

Ian Brossat: "Au côté de ceux qui se mobilisent pour le pouvoir d'achat et l'emploi, qu'ils portent un gilet jaune ou le gilet rouge de la CGT. Ici, avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF. Macron ne pourra pas continuer à ignorer la colère qui s'exprime dans notre pays. Le problème est connu : le pouvoir d'achat. Les solutions aussi : renoncer à la taxe supplémentaire sur les carburants, augmenter le SMIC et les retraites, rétablir l'ISF."

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 20:36
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, écrit à Macron !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, écrit à Macron !

"Depuis des semaines, la grande majorité des Français, qu’ils portent un gilet jaune ou non, expriment leur colère suite à l’annonce de la hausse des taxes sur l’essence et le diesel. Cette nouvelle augmentation fiscale est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Ceux qui travaillent dans le privé comme dans le public ne supportent plus de ne pas pouvoir boucler leur fin de mois alors qu’ils travaillent 35 heures par semaine. Que dire de ceux qui travaillent à temps partiel ? Comment vivre dignement avec 1150 euros par mois, montant du SMIC, quand toutes les factures augmentent : électricité, gaz, loyer, mutuelle, assurances, péage, cantine pour les enfants ?
Pourtant, dans nos usines, dans les entreprises du BTP, dans les hôpitaux, dans les EPHAD, dans de nombreux secteurs d’activité, les conditions de travail sont pénibles, difficiles. Et les salaires ne sont pas plus élevés.

Ceux qui ont travaillé durant 40, 42 ans et qui ont cotisé toute leur vie se retrouvent, eux, avec des pensions de misère ne permettant pas de profiter de cette période de la vie tant attendue. Ils n’ont jamais perdu autant de pouvoir d’achat ces dernières années. Certains ont même vu leur pension baisser avec la hausse de la CSG. Pour les plus âgés, leur mutuelle a fortement augmenté - 150 euros par mois en moyenne ! - et ils ont encore 30 à 50 euros par mois de dépenses de santé non remboursés ! Ils angoissent en imaginant leur séjour en EPHAD, dont les tarifs deviennent inaccessibles.

Cette colère, profonde et sincère, explose car cela fait des années qu’elle n’est pas entendue, que les salaires et les pensions n’évoluent pas favorablement alors que le coût de la vie ne cesse d' augmenter. Vous n’êtes pas comptable de toutes ces années durant lesquelles le pouvoir d'achat a baissé. Mais c’est vous qui êtes en responsabilité aujourd’hui.

Les gilets jaunes demandent à être entendus et respectés. Ils ne rejettent pas d’un revers de main les efforts à produire pour relever le défi climatique. Ils demandent juste que ceux-ci soient équitablement partagés et ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Peu à peu, ils s’organisent et ils ont récemment envoyé aux députés « Les directives du peuple », ci-jointes, pour que nous les transposions dans la loi. Il y a, dans ces 42 propositions, beaucoup d’idées que notre pays s’honorerait à mettre en œuvre pour répondre aux attentes légitimes de la grande majorité de nos concitoyens.

En écho à celles-ci, nous vous demandons de suspendre les hausses de taxes sur l’essence et le diesel et d’ouvrir rapidement le débat au Parlement sur ces propositions afin de les inscrire dans la loi rapidement.

Des échéances arrivent vite, telles que les fêtes de fin d’année. C’est aussi la date légale pour augmenter significativement le SMIC. L’année 2019 est effectivement celle qui pourrait permettre cette augmentation car le projet de loi de finances pour 2019 a prévu de budgéter une aide publique exceptionnelle à travers le CICE qui sera doublé ! 40 milliards d’euros seront versés aux entreprises, qu’elles en aient besoin ou non. Il y a peut-être là les moyens d’accompagner les entreprises pour mettre en œuvre une hausse des salaires.

Voilà un signal fort que vous pourriez envoyer aux Français dans les jours qui viennent afin de retrouver les voies du dialogue et de l’apaisement.

Les parlementaires communistes et moi-même souhaiterions vous rencontrer afin d’en discuter et de vous faire part de nos propositions en ce sens".

Rencontre avec le Premier ministre : Le PCF demande de déclarer l’état d’urgence sociale !

La paix civile et sociale de notre pays est aujourd’hui en jeu. Face à la politique d’injustice sociale et fiscale menée depuis un an et demi, nous avons demandé au Gouvernement de déclarer l’état d’urgence sociale.

L’urgence sociale impose de prendre en compte immédiatement les revendications portées par les « gilets jaunes », que nous avons relayées.

Nous avons ainsi demandé la suspension de l’augmentation des taxes sur l’essence et le diesel, l’augmentation du SMIC, des salaires et des pensions, la restauration des services publics notamment en matière de santé et le rétablissement de l’ISF.

Dès cet après-midi à l’Assemblée Nationale nous nous ferons l’écho de ces demandes légitimes et demanderons la suspension de la discussion budgétaire.

Par ailleurs, nous avons rappelé les propositions que nous portons depuis le début du quinquennat.

Propositions fiscales :
Non cumul en 2019 du CICE et de l’exonération de cotisations sociales patronales (plus de 40 milliards cumulés – Cela permettrait de dégager 20 milliards d’euros de marges de manœuvre).

Propositions sociales :
Revalorisation des prestations sociales (APL, allocations familiales) indexées sur l’inflation.
Annulation de la hausse de CSG, qui doit aller avec le rétablissement des cotisations sociales « assurance chômage » et « maladie ».

Propositions écologiques :
Fléchage intégral des taxes sur le carburant vers la transition écologique.
Élargissement du chèque énergie à 8 millions de personnes et revalorisation du montant du chèque énergie (de 200 euros actuellement à 600 euros) pour les plus modestes (forte hausse prévue des prix de l’électricité et du gaz en 2019).

Propositions institutionnelles :
Retrait du projet de loi constitutionnelle et organisation d’un référendum sur nos institutions

Si le Gouvernement ne décide pas de prendre immédiatement ces mesures, il ne sera pas en mesure de mettre fin à cette révolte pour la dignité.

Malheureusement, nous n’avons pas le sentiment que le Gouvernement prend la mesure de cette urgence sociale et nous n’avons que peu d’espoir d’avoir été entendu sur les mesures que nous lui avons proposées.

Notre motion de censure reste donc d’actualité, dans l’attente des mesures qui seront annoncées mercredi.

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 16:27
Israël-Palestine: Sarah Katz et Pierre Stambul de l'Union Juive française pour la paix (UJFP) en tournée finistérienne du 4 au 8 décembre - à Plourin les Morlaix, salle du Cheval Blanc, le 4 décembre à 20h
Tournée finistérienne de Pierre Stambul et Sarah Katz

"Dix organisations finistériennes (AFPS, ATTAC, Émancipation, Ensemble29, France Insoumise, FSU 29, LDH Brest, NPA 29, PCF 29 et Solidiaire 29) organisent une tournée de conférences avec Sarah Katz et Pierre Stambul afin de faire connaître le combat de ces deux membres de l’Union Juive Française pour la Paix.

Il y sera question d’origine du conflit israélo-palestinien et d’actions militantes réalisées en soutien aux palestinien.ne.s victimes des politiques israéliennes.

Pierre Stambul vient notamment d’écrire un livre "La Nakba ne sera jamais légitime". Sarah Katz était quant à elle présente sur le Al Awda, bateau de la flottille pour Gaza qui a tenté de faire parvenir des médicaments et du matériel à Gaza cet été. Sarah et Pierre rencontreront également des lycéens et lycéennes de Diwan à Carhaix le lundi 3 décembre.

En cliquant sur le lien suivant, vous pourrez prendre connaissance du carnet de voyage de Sarah Katz : ICI

Enfin, voici les grands thèmes développés dans le livre de Pierre Stambul :

Alors que la Palestine vit chaque jour une situation de plus en plus tragique, ce livre essaie de répondre à plusieurs questions clés pour que notre solidarité soit plus efficace.

Oslo a été une gigantesque illusion. L’agenda des « deux États vivant côte à côte » est totalement obsolète.

La question du sionisme est incontournable. Cette idéologie est à la fois un colonialisme, un nationalisme, une théorie de la séparation, un suprématisme, une manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. Il n’y aura pas de paix juste avec le maintien de cette idéologie plus que jamais à l’œuvre.

Combattre le racisme et en particulier l’antisémitisme est indispensable. Dans ce livre, je revendique mon identité juive d’enfant de rescapés du génocide. Le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme, il s’en est servi pour pousser les Juifs à émigrer. Le sionisme n’a aucun droit à s’emparer de la mémoire du génocide nazi. Des dirigeants sionistes éminents ont eu un comportement coupable à l’époque du nazisme. Israël a été dès le départ une société raciste. Pas seulement contre les Palestiniens, mais aussi à l’intérieur de la société juive israélienne.

Le mouvement de solidarité pour la Palestine en France a des problèmes importants d’orientation et d’unité.

Nous devons répondre à des questions essentielles : oui, la création d’Israël, indissociable du nettoyage ethnique de 1948, est illégitime. Non, on ne réparera pas un nettoyage ethnique par un autre. La solution juste ne passe pas par l’expulsion des Juifs israéliens, mais elle passe par le démantèlement de l’État juif. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

Tant que ce régime criminel ne sera pas puni, la destruction de la Palestine se poursuivra. Le BDS est un outil totalement indispensable. Il ne s’agit pas de « convaincre » nos dirigeants qui sont consciemment complices de ce régime d’apartheid. Il s’agit de créer un rapport de force imposant les sanctions.

Israël-Palestine: Sarah Katz et Pierre Stambul de l'Union Juive française pour la paix (UJFP) en tournée finistérienne du 4 au 8 décembre - à Plourin les Morlaix, salle du Cheval Blanc, le 4 décembre à 20h
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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 16:03
Rencontre à Matignon : Urgence à apporter des mesures concrètes (PCF, 3 décembre 2018)

Rencontre à Matignon : "Urgence à apporter des mesures concrètes" (PCF)

Ce matin, une délégation du PCF composée de Fabien Roussel, secrétaire national et député du Nord, Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat et Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis était reçue par le Premier ministre Edouard Philippe. Le PCF a réaffirmé l'urgence d'apporter des mesures concrètes pour répondre à la mobilisation dans le pays.

Le gouvernement ne peut jouer la montre et le pourrissement et doit répondre aux revendications exprimées notamment en matière de pouvoir d’achat.

Les débats ne peuvent pas se poursuivre au Parlement tant que le gouvernement n’aura pas annoncé les dites mesures. Il serait inconcevable que la représentation nationale continue son activité législative classique comme si rien ne s'était passé dans le pays, notamment sur le projet de Loi de Finances et sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale.

Pour répondre à la colère sociale, le PCF demande un moratoire sur les taxes carbones, le rétablissement de l’ISF, l’augmentation de 200 euros net par mois du SMIC, l’ouverture de négociations salariales dans le public comme dans le privé, la revalorisation des pensions et des minima sociaux et l’allocation de moyens pour les services publics.

Le gouvernement doit prendre la mesure de la situation nationale et annoncer rapidement ces mesures. Si rien n’est fait, les député-es communistes déposeront, avec leurs collègues, une motion de censure à l’Assemblée nationale.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué des député-es communistes, républicains et citoyens

http://www.communistes-republicains-partidegauche.assemblee-nationale.fr/expressions/communiqu%C3%A9s-de-presse

 

Parti communiste français,

Paris, le 3 décembre 2018.

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