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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 16:36
Communiqué section PCF Huelgoat-Carhaix - Non au projet de fusion précipité des communes de Poullaouen et Locmaria-Berrien

Communiqué section PCF Huelgat-Carhaix - 5 novembre 2018

Le projet de fusion des communes de Poullaouen et Locmaria-Berrien amène les communistes de Carhaix-Huelgoat à s’exprimer et à se positionner.
La loi interdisant les regroupements de communes l’année précédant les élections municipales de 2020, celles-ci ne seront donc plus possibles à compter du 1er janvier 2019.
C’est pour cela que ce projet de fusion, il nous semble, a été précipité et cela sous l’œil bienveillant du Préfet.
Sous prétexte de coups de pouces financiers aussi dérisoires que provisoires, le gouvernement actuel entend ainsi poursuivre sa mise en place de la réforme territoriale, l’objectif inavoué étant de passer de 36 000 communes à 3600. 
Les communistes ne sont pas, par principe, opposés à des regroupements de communes, dès-lors que ceux-ci reposent sur des projets  utiles et partagés, présentés à la population dans la transparence et soumis au vote des habitants de chaque commune.
C’est un principe démocratique qui ne peut-être bafoué.
Le projet de fusion entre Poullaouen et Locmaria-Berrien se fait sans légitimité car non inscrit dans les programmes des deux équipes municipales.
Les Élus qui veulent que leur commune fusionne avec d’autres pourront présenter leurs arguments à la population en toute transparence, sans précipitation, ni confusion à l’occasion des élections municipales de 2020. Ce sera l’occasion d’un bon exercice démocratique.
Pour les communistes de Carhaix-Huelgoat, les votes différenciés de toutes les communes des deux communautés de communes des Monts d’Arrée et du Poher, ainsi que le débat autour de la zone d’activités du Vieux Tronc, devraient inciter M. le Préfet à ne pas entériner ce projet de fusion, mal ficelé et aux implications néfastes pour les Monts d’Arrée. 

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 16:31
Anthony Valente, employé à la collecte des déchets de Morlaix communauté.

Anthony Valente, employé à la collecte des déchets de Morlaix communauté.

Le Télégramme, 5 novembre 2018

« Tu dois choisir entre ton travail et ton fils ». C’est par ces mots qu’une ancienne cadre de Morlaix communauté aurait répondu aux demandes d’Anthony Valente, employé à la collecte des déchets. Depuis 2012, il réclame un accord écrit de son employeur pour entériner un planning aménagé afin de pouvoir s’occuper de son fils Merlin, diagnostiqué autiste. Sans réponse, il a entamé lundi une grève de la faim.

Pour se préparer à cette grève qu’il espère brève, Anthony Valente est allé se renseigner sur Internet : « Ceux qui parviennent à tenir longtemps conseillent de boire de l’eau sucrée ». Installé dans une petite caravane de la CGT en face du siège de Morlaix communauté, il considère ce mode opératoire comme « un dernier recours ».

Un rendez-vous par jour pour son fils

Son fils Merlin est autiste. Chaque jour, il a rendez-vous chez un spécialiste différent : orthophoniste, orthoptiste ou éducateur. Quand Anthony Valente apprend le diagnostic, il demande à Morlaix communauté de lui accorder un horaire aménagé fixe, lui laissant tous les mercredis et samedis libres, afin qu’il puisse anticiper les rendez-vous de son fils. Sa demande est acceptée mais il est alors transféré dans une autre équipe, au sein du service déchetterie. L’accord n’est alors qu’oral, il demande qu’il soit confirmé par écrit, depuis six ans. « Chaque année, c’est la même chose, mon planning est validé par la direction en janvier mais on me met la pression en septembre », tonne-t-il.

Actuellement, il ne sait pas s’il pourra conserver ses deux jours disponibles en janvier prochain. Anthony Valente dit aussi « subir des pressions de la part du service des ressources humaines de la collectivité, qui sollicite l’avis de ses collègues sur son planning de travail ». « Je ne comprends pas pourquoi mes collègues, qui ne vivent pas le handicap de mon enfant au quotidien, doivent donner leur accord pour mon planning ». « Anthony est en situation de détresse. Il demande juste un papier signé ! Tous les collègues le soutiennent », affirme Marc Corbel, représentant syndical à Morlaix communauté.

« Une situation particulière… et 200 personnes à gérer », soutient la direction

Morlaix communauté affirme travailler en ce moment sur la situation d’Anthony Valente. Brigitte Hévin, directrice des ressources humaines, dit hériter d’un dossier ancien, traité au départ par des acteurs qui ne font désormais plus partie de la collectivité. Elle ajoute que le cas d’Anthony Valente est un cas particulier, et que la collectivité doit gérer 200 autres employés.

Vincent Martin, directeur général adjoint de Morlaix communauté, soutient que cette grève de la faim survient stratégiquement, à l’approche des élections professionnelles : « C’est un coup médiatique de bon aloi en préparation des élections », affirme-t-il.

Photos Pierre-Yvon Boisnard, devant l'entrée de la CCI avant le Conseil Communautaire avec les militants de la CGT Morlaix-Communauté: Marc Corbel, Manuel Audigou, Anthony Valente

Photos Pierre-Yvon Boisnard, devant l'entrée de la CCI avant le Conseil Communautaire avec les militants de la CGT Morlaix-Communauté: Marc Corbel, Manuel Audigou, Anthony Valente

Photos Pierre-Yvon Boisnard, devant l'entrée de la CCI avant le Conseil Communautaire avec les militants de la CGT Morlaix-Communauté: Marc Corbel, Manuel Audigou, Anthony Valente

Photos Pierre-Yvon Boisnard, devant l'entrée de la CCI avant le Conseil Communautaire avec les militants de la CGT Morlaix-Communauté: Marc Corbel, Manuel Audigou, Anthony Valente

Photos Pierre-Yvon Boisnard, devant l'entrée de la CCI avant le Conseil Communautaire avec les militants de la CGT Morlaix-Communauté: Marc Corbel, Manuel Audigou, Anthony Valente

Photos Pierre-Yvon Boisnard, devant l'entrée de la CCI avant le Conseil Communautaire avec les militants de la CGT Morlaix-Communauté: Marc Corbel, Manuel Audigou, Anthony Valente

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 16:23
Ian Brossat adjoint au logement de la ville de Paris - chef de file des communistes aux élections européennes

Ian Brossat adjoint au logement de la ville de Paris - chef de file des communistes aux élections européennes

Lire aussi:

Ian Brossat traîné au tribunal par l'oncle de Bachar-al-Assad, Rifaat Al Assad, le boucher de Hama et de la prison de Palmyre

Article Le Figaro, 6 novembre 2018

Un élu communiste de Paris, Ian Brossat, et un journaliste, attaqués en diffamation par l'oncle de Bachar al-Assad pour avoir qualifié une de ses propriétés parisiennes de "bien mal acquis", ont été relaxés aujourd'hui par la justice française.

LIRE AUSSI - Paris exproprie la famille el-Assad pour bâtir des HLM

En septembre 2016, dans une chronique diffusée sur la radio RTL, le journaliste Rémi Sulmont avait dévoilé le projet de la mairie de Paris de construire des logements sociaux sur un terrain en friche d'un arrondissement huppé de Paris, dont Rifaat al-Assad avait été exproprié. Ce "bien mal acquis, obtenu avec de l'argent volé au peuple syrien par l'un des pires régimes au monde, va servir à l'intérêt général", avait salué Ian Brossat, adjoint au logement, selon des propos rapportés par le journaliste.

Le tribunal de Nanterre, à l'ouest de la capitale française, a considéré que les propos de Ian Brossat "reposaient sur une connaissance précise du dossier" et qu'en conséquence, l'excuse de bonne foi pouvait être retenue. En outre, les propos du journaliste, qui "a mené une enquête complète et sérieuse", ne dépassent pas "les limites de la liberté d'expression", a relevé le tribunal. M. Sulmont "avait connaissance des résultats de l'expropriation de Rifaat al-Assad et de l'information judiciaire ouverte contre lui", a-t-il détaillé dans son jugement.

Rifaat al-Assad, oncle de Bachar contraint à l'exil en 1984 à la suite d'un coup d'État manqué contre son frère Hafez, est inculpé pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée" et "détournement de fonds publics" depuis juin 2016. Plusieurs de ses propriétés ont été saisies par la justice, notamment deux hôtels particuliers à Paris, un haras et un château dans le Val d'Oise, en région parisienne, ou encore 3.000 m2 de bureaux à Lyon (centre-est).

"Aujourd'hui, les saisies par la justice à l'échelon européen sont de l'ordre de 400 ou 500 millions d'euros", avait souligné à l'audience l'avocat de M. Brossat, William Bourdon, également président de l'association Sherpa, à l'origine de la procédure judiciaire contre Rifaat al-Assad. "Il est le recordman des biens mal acquis, il pulvérise tous les dictateurs africains", avait-il dénoncé. Rifaat al-Assad a de son côté toujours soutenu avoir reçu cet argent de la part du roi Abdallah d'Arabie Saoudite, qui souhaitait financer ses activités d'opposant au régime de Damas.

Dans une procédure distincte lancée en Suisse en 2013, Rifaat al-Assad fait également l'objet d'une enquête pour crimes de guerre. La justice cherche à déterminer son rôle dans les massacres de Tadmor en 1980 et Hama en 1982 qui a fait, selon les estimations, entre 10.000 et 40.000 morts. Il dirigeait à l'époque les Brigades de défense de la révolution, le corps d'élite du régime syrien.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 07:02

 

Le nouveau patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a de grandes ambitions pour les entreprises et l’éducation nationale. Ce n’est pas nouveau, mais il y insistait hier dans le Journal du dimanche : « Il faut adapter davantage les formations aux besoins des entreprises. » Sauf qu’il y a un souci : « L’image des métiers est aussi celle que donne l’éducation nationale », et donc « nous devons travailler collectivement, en faisant intervenir les secteurs dans les écoles ». En fait, il faudrait penser l’école, de la maternelle à l’université, comme une chaîne d’hypermarchés, la foire aux bestiaux étant un peu d’un autre temps. Les enseignants seraient pilotés par une direction patronale, soucieuse de placer en tête de gondole les élèves répondant aux besoins des secteurs, donc, dans une région donnée, ce qui serait très commode. À condition bien sûr d’écarter les mauvais produits. Imaginons qu’un élève Rimbaud se mette en tête d’écrire des poèmes, qu’un petit malin aille écrire au tableau E = MC2… Oh là, mon petit bonhomme, pas de ça ; ça sert à quoi ?

 

 

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 07:01

Monsieur le Premier ministre, vous venez de présenter un vaste plan de destruction de la fonction publique (MM. Roger Karoutchi et Christian Cambon sourient.) par la baisse des effectifs et la fragilisation du statut.

Ce plan poursuit le vieux rêve d’un État faible face au jeu des intérêts privés. Que proposez-vous ? Cinquante mille fonctionnaires d’État en moins, après une baisse de 11 % depuis vingt ans, une casse du statut avec un appel massif aux contractuels.

Monsieur le Premier ministre, la France ne peut se gérer comme une start-up, les règles du service public et le sens de l’intérêt général ne sont pas compatibles avec l’objectif de rentabilité.

Votre plan impose aussi une réduction de 70 000 postes dans la fonction publique territoriale. C’est un non-sens : chacun sait que la défaillance du service public d’État est prise en charge par les collectivités locales. D’ailleurs, les points de contact que vous annoncez existent déjà, ce sont les mairies !
Monsieur le Premier ministre, votre plan libéral est en totale contradiction avec les besoins de notre société. Quand admettrez-vous que la casse du service public, de ce qui ne se marchandise pas, brise le trait d’union, la solidarité sociale territoriale au sein de notre République ?

Monsieur le Premier ministre, la voie que vous avez choisie est sans issue, et elle interroge sur l’avenir de notre pays et de l’Europe. Nous attendons de votre part un sursaut républicain pour stopper la saignée que vous imposez aux services publics nationaux et locaux. Allez-vous y mettre fin ?

(Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics. (Exclamations sur des travées du groupe Les Républicains. Un poids lourd ! sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)

M. Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics. Madame la sénatrice Cukierman, comme l’a dit M. le président du Sénat, vous avez réussi à rejoindre Paris malgré un épisode neigeux, qui nous donne, aux uns et aux autres, l’occasion de saluer le travail des fonctionnaires.

Je saisis cette opportunité pour rappeler notre attachement, à la fois, au service public et aux fonctionnaires. (Exclamations sur plusieurs travées.) C’est justement parce que nous y sommes attachés que nous menons une réforme de transformation.

Cette réforme a pour objectif de simplifier le dialogue social, tout en garantissant la totalité des droits des agents. Nous sommes en effet convaincus qu’en simplifiant ce dialogue, nous pourrons donner plus d’opportunités de mobilité, plus de réactivité à l’administration, et rendre celle-ci plus performante pour faire face aux défis qui nous attendent et aux besoins de la population.

Nous ferons en sorte que soit mieux reconnu l’engagement de chacun des agents publics de ce pays en permettant une individualisation, un intéressement, individuel ou collectif. Nous pourrons ainsi mieux accompagner les agents publics dans la tâche qui est la leur au quotidien.

Nous donnerons aux employeurs publics plus de marge de manœuvre et plus de liberté pour choisir celles et ceux qu’ils doivent recruter pour mener à bien leur mission. Il s’agit ainsi de permettre l’élargissement des conditions de recrutement des contractuels, sans remettre en cause le principe général de l’occupation des emplois permanents par des agents titulaires.

Nous ferons en sorte, aussi, de mieux accompagner les transitions professionnelles et les mobilités, et de garantir une plus grande transparence des emplois publics.

Parce que les services et les besoins évoluent, parce que le numérique s’impose à la fonction publique comme à l’ensemble du pays, notre objectif est de former et d’accompagner les agents publics afin qu’ils aient un avenir et des perspectives d’emploi dans la fonction publique, et afin que ceux d’entre eux qui le souhaitent puissent rejoindre, sur la base du volontariat, le secteur privé.

Nous accompagnerons ces transformations d’une réorganisation du réseau territorial.

Le Premier ministre nous a donné une consigne : privilégier l’échelon départemental comme moyen d’action. Vous le savez, à la suite d’interventions de nombreux élus de la Loire, nous avons notamment pris la décision de maintenir les trésoreries de Bourg-Argental et de Renaison. Nous savons en effet que la proximité compte, et c’est dans cet esprit que nous voulons travailler. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – M. Jean-Marc Gabouty applaudit également.)

M. le président. La parole est à Mme Cécile Cukierman, pour la réplique.

Mme Cécile Cukierman. Vous l’avez évoqué, monsieur le secrétaire d’État, cette nuit, nous avons manqué de fonctionnaires dans mon département. Cette nuit, des femmes et des hommes qui sont restés bloqués dans leur voiture n’ont vu personne venir à leur secours ou se soucier de la situation dans laquelle ils étaient.

Cette nuit, nous avons manqué de fonctionnaires d’État et de fonctionnaires départementaux. Voilà quelle est la réalité !

Avec votre réforme, vous voulez faire une fonction publique sans fonctionnaires, de même que vous voulez un Parlement sans parlementaires ! 

(Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain. – Des sénateurs du groupe Les Républicains frappent sur leur pupitre.)

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 06:59

 

Chèques culture, bons d’achat, places de cinéma… la plupart des activités sociales et culturelles (ASC) offertes ou subventionnées par les comités d’entreprise (CE) sont exonérées de cotisations sociales. 

Mais un amendement adopté, en première lecture, dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019 modifie les conditions d’attribution de ces activités. Le texte prévoit la mise en place d’un plafonnement d’exonération de 331 euros par an et par salarié (662 euros en cas d’enfant à charge), pour « l’exercice d’activité sportive », « l’accès aux biens et prestations culturels ou au titre d’aides aux vacances ». Pour enfoncer le clou, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a déposé un sous-amendement pour y inclure les chèques-vacances dans les entreprises de plus de 50 salariés. Ce qui « permettrait la fiscalisation sur le volume des chèques-vacances qui pourrait réduire la possibilité des CE d’en faire usage », a alerté la CGT par communiqué. Ces nouveaux dispositifs représentent une « attaque sans précédent contre le droit aux vacances, l’accès à la culture et au sport », pour « faire payer aux salariés le redressement du budget de l’État et de la Sécurité sociale », a dénoncé le syndicat

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 21:29

Autour de 60 000 €, c'est ce que coûtera à la ville de Morlaix la décision du gouvernement Philippe-Macron et de Blanquer de rendre obligatoire l'école dès 3 ans et de faire financer les maternelles privées et confessionnelles par les collectivités.

Le budget de fonctionnement éducation hors personnel passerait ainsi à la ville de Morlaix en 2019 de 252 350€ à 312 000€ (document du débat d'orientation budgétaire). 

Un effet d'aubaine extraordinaire pour les écoles privées, sachant que plus de 90% des parents scolarisaient déjà leurs enfants à 3 ans.

Cet argent n'aurait-il pas été mieux utilisé à financer l'école de la République, laïque, qui doit de plus en plus faire face aux difficultés liées à la suppression des postes pour des raisons d'économie budgétaire et à la perte de mixité sociale?

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche, membre de la commission Enseignement.

5 novembre 2018

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 21:06
Eric Bocquet

Eric Bocquet

Il était une fois la dette…

lundi 5 novembre 2018

Un éternel endettement de la France ? - Par Eric Bocquet

"Quand nous étions enfants on nous racontait des contes pas toujours sympathiques, des histoires de grands méchants loups et d’ogres qui nous faisaient peur et nous empêchaient ensuite de fermer l’œil de la nuit. Eh bien chaque année, et surtout au moment du débat budgétaire au Parlement, les gouvernements nous rappellent l’existence de cette dette, au cas où nous l’aurions oublié.

Les ministres Le Maire et Darmanin, en charge de l’économie pour l’un et du budget pour l’autre, n’ont pas failli à la tradition : « La France vit au-dessus de ses moyens… si nous ne réalisons pas les économies nécessaires, les marchés financiers augmenteront nos taux pour nous punir et nous aggraverons encore notre dette… ». On se demande même pourquoi il faut encore débattre du budget puisque les jeux sont faits, Commission de Bruxelles, Cour des Comptes, agences de notation et marchés financiers ont donné leurs… j’hésite entre deux termes, recommandations ou injonctions.

Notre groupe a initié un débat au Sénat, la semaine dernière, c’est mon collègue et ami, Pascal Savoldelli (sénateur du Val de Marne) et moi-même qui étions à la manœuvre pour le groupe. L’occasion de faire quelques rappels utiles, le discours sur la dette est à la fois catastrophiste et culpabilisant.

Quelques rappels. Les 2 200 milliards de dette de la France représentent, disent-ils, 100% du PIB. Première question, on compare un stock de dettes (44 années de budgets déficitaires) à la richesse produite en une seule année. Si on appliquait le même raisonnement à un ménage voilà ce que nous obtiendrions : ce couple dispose d’un revenu de 35 000 euros par an, fait l’acquisition d’un logement de 200 000 euros et emprunte la somme pour 25 ans. L’endettement de ce foyer, rapporté à son revenu annuel lui fait un taux de 625% de dette. Cela a-t-il du sens ?

Ensuite, dans cette dette il y a les 1 400 milliards d’intérêts payés aux marchés financiers, les recettes disparues du fait des dégrèvements, exonérations, cadeaux fiscaux, remboursements aux détenteurs de très gros patrimoines et fortunes diverses, et bien sûr de l’évasion fiscale.

Que l’on m’explique enfin pourquoi les marchés financiers continuent à nous prêter à taux faible sans difficultés ? La France rembourse 43 milliards d’intérêts cette année et réemprunte 195 milliards… Philanthropie financière ou confiance absolue en la capacité de remboursement de la 6ème puissance économique du monde ? La France vit avec un crédit revolving, alors c’est la dette pour l’éternité ? Voilà qui me turlupine depuis quelques temps… On y reviendra après avoir travaillé le sujet."

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 15:25

 

Le référendum concernant l'accession à la pleine souveraineté et à l'indépendance s’est tenu le dimanche 4 novembre  en Nouvelle-Calédonie.

Si c’est sans conteste le NON qui l'a emporté, le PCF estime que le statu-quo institutionnel ne saurait être de mise. Il convient en effet de poursuivre et d’amplifier le processus d'autonomie et de responsabilité engagé afin de favoriser le développement endogène pour faire face au « tout transfert de marchandises » - un véritable couloir de consommation - entre la métropole et la Nouvelle-Calédonie.

Cela implique une politique de substitution à cette dépendance dans la production agricole et industrielle, des outils financiers impliquant l'épargne locale et les fonds publics, y compris européens.

Cela implique aussi la possibilité de nouer des accords commerciaux et d'échanges et des coopérations régionales. Il faut aussi travailler à la transmission de l'histoire et à la préservation de l'identité des populations pour extirper les relents colonialistes et les discriminations raciales qui perdurent.

Cette reconnaissance de l'ensemble des valeurs culturelles et de la place des populations Kanak est un des éléments de la prise en main de son destin par le peuple lui-même.
A l’issue de ce scrutin historique pour ce territoire, la responsabilité de la France est donc pleinement engagée.

 

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 15:23

 

Il n'est pas anodin que le plus vaste exercice militaire organisé par l'OTAN depuis la fin de la guerre froide, et baptisé Trident Juncture 2018, se déroule en Norvège, pays qui partage une frontière terrestre et maritime avec la Russie. Pour la première fois depuis les années 1980, un porte-avion nucléaire américain, va franchir le cercle polaire arctique. Le gouvernement français s'en fait le complice en envoyant 3 000 soldats français y participer.

Dans le même temps, la Belgique achète pour 4 milliards d'euros un avion de combat américain F35 pour sa « capacité à porter des bombes nucléaires américaines ».


Dans un contexte de course aux surarmements et de militarisation des relations internationales, l'OTAN ne fait pas partie de la solution, mais du problème. Vouloir jouer à la guerre, c'est prendre le risque de la déclencher.


Le PCF, partisan du démantèlement de l'OTAN, appelle à ouvrir la voie à la création d'un cadre pan-européen inclusif de coopération et de sécurité collective.

La France se grandirait en faisant une proposition diplomatique allant dans ce sens. Le Centenaire de la fin de la grande boucherie impérialiste que fut la Première Guerre mondiale offre l'occasion d'engager nos pays dans des politiques internationales et européennes de sécurité humaine collective, de dénucléarisation, de désarmement, et de coopérations solidaires et mutuellement bénéfiques. Le PCF entend faire de la lutte pour la paix et la solidarité internationale un axe fort de campagne pour les élections européennes de 2019.

 

 

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