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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 08:39
Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, 15 janvier 1919: La révolution assassinée

Il y a 100 ans, la semaine sanglante de Berlin mettait fin à l’espoir d’un changement révolutionnaire en Allemagne. Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht étaient assassinés sur ordre du ministre SPD de la guerre, Gustav Noske. À lire ce mardi dans l’Humanité, un dossier spécial consacré à la révolution spartakiste

Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. La révolution assassinée
Mardi, 15 Janvier, 2019

Il y a cent ans, la semaine sanglante de Berlin mettait fin à l’espoir d’un changement révolutionnaire en Allemagne né en octobre-novembre 1918. Le 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg étaient assassinés sur ordre du ministre SPD de la Guerre, Gustav Noske. Un acte qui pèsera très lourd lors de la montée du nazisme.

« Est-il vrai que Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg soient morts ? Est-il vrai qu’ils aient été tous deux abominablement assassinés ? Nous voudrions pouvoir douter de l’authenticité de l’atroce nouvelle. Hélas ! Il semble bien qu’aucun doute n’est permis. » Le 18 janvier 1919, l’Humanité exprime sa stupéfaction et sa tristesse. « Par quelle fatale loi faut-il que le sang des martyrs soit nécessairement la semence d’où sortiront les temps nouveaux ? » observe Amédée Dunois. Une communauté de destin liait Jean Jaurès, tué par un nationaliste le 31 juillet 1914 au café du Croissant, et les deux dirigeants spartakistes abattus par des membres des Freikorps, à Berlin, ce 15 janvier 1919. Entre ces deux crimes, la Première Guerre mondiale, qu’ensemble ils avaient voulu empêcher, avait décimé toute une génération de jeunes Français et Allemands.

Autant de conditions pour réussir une révolution socialiste

Cette exécution sommaire va frapper à mort la révolution de novembre, qui avait suscité tant d’espoirs dans le mouvement ouvrier, chez les penseurs marxistes. Un haut niveau de développement, une classe ouvrière nombreuse et organisée, un Parti social-démocrate le plus ancien et le plus puissant d’Europe étaient autant de conditions pour réussir une révolution socialiste. Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg n’ont pas été assassinés par des ennemis de classe traditionnels, monarchistes ou nationalistes, leur mort a été commanditée par des dirigeants sociaux-démocrates, des hommes qui peu de temps auparavant siégeaient au Reichstag dans le même groupe parlementaire que Karl Liebknecht.

Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, tous deux nés en 1871, appartenaient à l’aile gauche du SPD, le mouvement spartakiste qui en avril 1917 s’est constitué en une structure autonome, l’USPD (« unabhängig » : indépendant). Karl est le fils de Wilhelm Liebknecht, qui fut un dirigeant de la Ligue des communistes aux côtés de Karl Marx et Friedrich Engels à partir de 1847, puis cofondateur du SPD. Avocat, Karl Liebknecht est député au Reichstag. Rosa Luxemburg est née dans une famille juive à Zamosc, en Pologne, à l’époque intégrée à l’Empire russe. Son père est marchand de bois. Brillante élève, elle s’engage en politique dès l’adolescence en intégrant un groupe socialiste clandestin. Après le lycée à Varsovie, Rosa s’installe en Suisse pour échapper aux discriminations antisémites et y poursuivre des études de philosophie et d’économie. Ayant obtenu la nationalité du Reich, elle adhère au SPD, où elle travaille comme journaliste pour la presse socialiste et comme enseignante à l’école du parti.

En août 1914, Karl Liebknecht est le seul député qui se prononce contre la guerre. À la mi-juillet, quelques jours avant l’assassinat de Jean Jaurès, il avait participé à un meeting franco-allemand à Condé-sur-l’Escaut (Nord). Le groupe l’Internationale, du nom de la revue dirigée par Rosa Luxemburg, à l’origine du mouvement spartakiste, mène clandestinement une propagande pacifiste. En mai 1915, un tract popularise un texte de Liebknecht : « L’ennemi principal du peuple allemand est en Allemagne : l’impérialisme allemand, le parti de la guerre allemand, la diplomatie secrète allemande. C’est cet ennemi qu’il s’agit pour le peuple allemand de combattre dans une lutte politique, en collaboration avec le prolétariat des autres pays, dont la lutte est dirigée contre ses propres impérialistes. » Le 1er mai 1916, les spartakistes réussissent à organiser un rassemblement, le député y prononce un discours antiguerre qui lui vaut la prison jusqu’en 1918. Embastillée à Breslau (aujourd’hui Wroclaw) depuis 1915, Rosa Luxemburg ne retrouvera Berlin que le 10 novembre 1918, au lendemain de l’abdication de Guillaume II et à la veille de l’armistice. Berlin est alors en pleine révolution.

De port en port, la révolte se propage

1918, qui s’achève, a été marquée par une montée de la contestation. Sur le front et dans toutes les contrées sous domination germanique, l’opposition à la guerre est renforcée par la perspective d’une possible défaite. De plus, la révolution russe d’octobre 1917 a un grand écho dans les couches populaires. Depuis Brest-Litovsk, les combats ont cessé à l’Est, des scènes de fraternisation entre soldats allemands et russes inquiètent l’état-major. La chute du tsar affaiblit la position du Kaiser. Pour pouvoir présenter un visage plus avenant aux puissances de l’Entente en vue des négociations de fin de conflit, un nouveau gouvernement présidé par le prince de Bade est constitué avec la participation du SPD.

Mais dans les tranchées, les usines, les quartiers ouvriers aux Mietskasernen surpeuplées et insalubres, la colère monte contre la monarchie, les capitalistes, l’armée et les junkers, l’aristocratie foncière qui domine la vie politique. Un simple ravalement de façade institutionnel suffira-t-il à calmer les attentes ? Faut-il au contraire un changement révolutionnaire ? Sur ce débat qui traverse le mouvement ouvrier dans tous les pays, le socialisme allemand va se fracasser au cours d’une confrontation sanglante.

Fin octobre. Les marins de Kiel se mutinent contre l’ordre qui leur a été donné d’entreprendre une sortie contre la flotte anglaise. De port en port, la révolte se propage. Les régions du Sud lui embrayent le pas. Dans de nombreuses villes jusqu’en Bavière, on proclame la République. Sur le modèle des soviets, se sont constitués des conseils d’ouvriers et de soldats (Arbeiter und Soldatenräte) qui se manifestent au grand jour comme des structures délibératives, alternatives au pouvoir qui s’effondre.

Berlin, capitale d’un empire en perdition, vit une situation chaotique. Les tensions politiques tournent à l’affrontement. Défilés d’ouvriers drapeaux rouges déployés soutenant les spartakistes et réclamant le pouvoir des conseils ouvriers, automobiles armées de mitrailleuses en patrouille, soldats en déshérence prêts à se vendre comme mercenaires pour rétablir l’ordre dans les quartiers rouges et qui seront plus tard les premières recrues du parti nazi. On chante l’Internationale et l’hymne socialiste « frères en avant vers le soleil et la liberté », mais on ne fait pas que chanter, on se bat aussi, ouvriers contre membres des corps francs mais aussi entre sociaux-démocrates et spartakistes.

Face à l’armée, le courage des révolutionnaires ne suffira pas

Signe de cette division, le 9 novembre, la République est proclamée deux fois : le social-démocrate Philipp Scheidemann, au Reichstag, annonce la « République allemande », prenant de vitesse Karl Liebknecht, qui du balcon du château de Hohenzollern lance devant la foule enthousiaste « Vive la République socialiste et libre ! ». Deux options vont s’avérer inconciliables. Le pouvoir aux conseils et le socialisme défendu par le Parti communiste allemand (KPD), qui naît le 1er janvier 1919, les spartakistes en formant la composante essentielle. En face, la social-démocratie choisit l’alliance avec l’armée pour réprimer l’aile révolutionnaire. Dans un télégramme aux troupes, le maréchal Hindenburg annonce que le haut commandement est disposé à agir avec Ebert pour empêcher l’extension du bolchevisme en Allemagne. Le 10 novembre, une assemblée des conseils ouvriers et soldats n’apporte pas au camp de la révolution le soutien attendu. La majorité souhaite la fin de la guerre fratricide dans le camp ouvrier.

Début janvier, la destitution du préfet de police Emil Eichhorn, membre de l’USPD, va être l’occasion saisie par le gouvernement pour écraser la révolution. 150 000 manifestants défilent en soutien à Eichhorn à l’appel du Parti communiste et de l’USPD. Face à l’armée, le courage des révolutionnaires ne suffira pas. Du 6 au 15 janvier, la troupe sous les ordres de Gustav Noske se livre à un massacre, les révolutionnaires arrêtés sont abattus sur place. Noske, ministre de la Guerre et dirigeant du SPD, avait déclaré : « Il faut que quelqu’un fasse le chien sanguinaire : je n’ai pas peur des responsabilités. »

Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht refusent d’abandonner les ouvriers berlinois. Arrêtés, emmenés à l’hôtel Eden, ils sont mis à mort par les nervis des corps francs, dirigés par le commandant Waldemar Pabst aux ordres de Noske. Assommée à coups de crosse, Rosa Luxemburg est jetée dans le Landwehrkanal, Karl Liebknecht est abattu dans le Tiergarten.

La semaine sanglante frappe le monde ouvrier de stupeur. Mais la révolution continue dans les régions. À Brême, déclarée « république socialiste », les affrontements avec l’armée font une centaine de morts. Dans la Ruhr, les ouvriers veulent socialiser les charbonnages et occupent le siège du patronat à Essen. Et partout, le ministre SPD réplique par la terreur (tirs sur la foule, exécutions sommaires…).

Les spartakistes ont mal apprécié le rapport de forces et commis des erreurs tactiques. Dans les deux articles publiés par Die Rote Fahne la veille et le jour même de leur disparition, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg analysent lucidement leur échec. Mais c’est bien le SPD qui porte devant l’Histoire l’immense responsabilité d’avoir creusé dans la gauche allemande une fracture irrémédiable qui contribuera quelques années plus tard à son incapacité à faire front contre la montée du nazisme. Et avec quelles conséquences !

Poursuivre la lecture avec : - Histoire de l’Allemagne contemporaine, de Gilbert Badia, deux volumes. Éditions sociales, 1987. - Lettres et textes choisis, de Rosa Luxemburg. Le Temps des cerises, 2014. - Rosa Luxemburg, l’étincelle incendiaire, de Michael Löwy. Le Temps des cerises, 2018. - Alfred Döblin, Novembre 1918, Agone, 2010.
Jean-Paul Piérot

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 07:20
Patrice Bessac - Maire communiste de Montreuil, président de l'ANECR

Patrice Bessac - Maire communiste de Montreuil, président de l'ANECR

 « LA FRANCE N’EST PAS UN PAYS COMME LES AUTRES »

Déclaration de l’ANECR

« LA FRANCE N’EST PAS UN PAYS COMME LES AUTRES »

mardi 15 janvier 2019[]

Déclaration de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains du 15 janvier 2019 :



La formule est juste. La prise de conscience, elle, bien trop tardive de la part d’un Président de la République forcé d’ouvrir les yeux sur une colère sociale qu’il a contribué à attiser mais dont les racines puisent dans l’histoire longue de nos institutions et de choix politiques délétère assumés sans discontinuité ou presque depuis près de 40 ans.

Après un an et demi d’exercice jupitérien du pouvoir, le Chef de l’Etat est confronté à une crise sociale sans précédent, autant sur la forme que sur le fond.

C’est l’expression d’un peuple qui ne parvient plus à se faire entendre et à se faire reconnaître, un peuple qui ne veut pas disparaître, fondu ou absorbé par la « start-up nation » et la compétition métropolitaine européenne.

En colère, victime de la raréfaction des services publics, du chômage de masse, de salaires et de pensions toujours plus faibles et menacé dans son quotidien par l’augmentation continue du coût de la vie, une partie du peuple a donc décidé de reprendre la parole et de resurgir au coeur de la scène politique et médiatique.

Privé des corps intermédiaires qu’il a consciencieusement désavoués depuis son élection, le Président de la République se retrouve à court de solutions, droit dans ses bottes mais nu face à cette exigence démocratique et sociale qu’il ne comprend pas et appelle désormais à l’aide celles et ceux dont il entendait jusqu’à présent se passer.

Aussi les élu·e·s locaux·ales sont-ils appelés à jouer, écrit-il dans sa lettre aux français·e·s « un rôle essentiel » dans le débat national qu’il a décidé de lancer en réponse à cette profonde crise qui secoue notre pays et que nous ne résumerons ni aux violences ni à la couleur d’une chasuble.

Les élu·e·s locaux·ales, en contact direct et permanent avec toutes les populations, avec toutes leurs difficultés et toutes leurs richesses, n’ont pas attendu pour dénoncer les fractures territoriales, s’insurger contre la casse des services publics de proximité et exiger des Gouvernements successifs qu’ils répondent à la triple urgence sociale, démocratique et écologique.

Jamais nous n’aurons été aussi peu entendus que depuis deux ans.
Un débat national est désormais lancé. Il ne se limite pas aux modalités mises en oeuvre depuis les bureaux de l’Elysée.

Partout en France, dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, nos concitoyen·ne·s, à la faveur de milliers de mobilisations, se sont re-saisis ces dernières semaines de questions essentielles pour notre destin collectif.

Les élu·e·s de l’Association nationale des élus communistes et républicains sont à leurs côtés dans leur exigence de débat et leur construction de solutions alternatives à la crise qui secoue notre pays et dont ils·elles sont, bien souvent, les principales victimes.

Je les appelle à continuer de prendre toutes les initiatives nécessaires pour que s’exprime la colère populaire et que se construisent, dans un débat sans tabou, les solutions.

Dans les villages et les villes où nos concitoyen·ne·s nous ont choisis pour exercer des responsabilités, nous pouvons être fier·e·s de nos expériences, de nos combats, de nos propositions et de l’énergie que nous mettons toutes et tous à servir l’intérêt général.

Les partager le plus largement possible autour de nous, continuer à être à l’écoute de ce que vivent les femmes et les hommes de notre pays, offrir des perspectives concrètes à chacune et à chacun, ce sont là des exigences fondamentales rappelées par nos concitoyen·ne·s et que les élu·e·s communistes et républicain·e·s s’attachent et s’attacheront à faire vivre au quotidien.

Patrice Bessac, Président de l’ANECR, Maire de Montreuil.

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 07:00
La députée européenne Marie-Pierre Vieu en soutien à Leyla Güven (députée kurde du HDP emprisonnée)

Avec mes collègues Miguel Urban de Podemos, Martina Anderson du Sinn Fein, Anna Miranda des Verts et la députée kurde du HDP Sibel Yigitalp pour affirmer notre solidarité à Leyla Guven. La Turquie doit appliquer la convention européenne des droits de l’Homme. Respect des droits fondamentaux pour les prisonniers politiques, libération de Demirtas. #Democratie.

Dans toute l’Europe et en Turquie, des grèves de la faim se multiplient pour dénoncer l’odieux régime d’isolement dont fait l’objet le leader kurde Abdullah Ocalan.

La députée Leyla Güven (HDP), incarcérée à Diyarbakir, est désormais entre la vie et la mort. Le PCF appelle les gouvernements français et des pays membres de l’Union européenne à interpeller la Turquie sur le sort de Leyla Güven et d’Abdullah Ocalan. Les violations des droits humains sont devenues la règle dans la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan.

Défendre les prisonniers politiques de Turquie, dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils sont maintenu-e-s en détention, c’est affirmer sa pleine solidarité avec tou-te-s les partisan-e-s de la paix et de la démocratie avec les peuples de Turquie.

Le PCF réitère son soutien aux grévistes de la faim de Strasbourg, et avec Leyla Güven qui doit être libérée immédiatement.

Parti communiste français,

Paris, le 14 janvier 2019.

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 06:55
La justice sociale et fiscale en tête des doléances
Mardi, 15 Janvier, 2019

L’Association des maires ruraux de France a remis au Parlement l’intégralité des requêtes formulées dans leurs communes

«Les maires ont la clé » pour résoudre les problèmes du pays. L’Association des maires ruraux de France (AMRF) l’a répété, hier, devant l’Assemblée nationale, avant d’aller ­remettre ses solutions au Parlement, compilées sur une clé USB. « Depuis début décembre et l’apparition du mouvement des gilets jaunes, nous avons lancé l’opération “mairie ouverte” dans plus de 3 500 communes. Des milliers de citoyens sont venus écrire, témoigner de leur vie quotidienne, de leurs problèmes. Ils ont proposé des solutions. Nous sommes venus remettre l’intégralité des doléances et propositions formulées au président de l’Assemblée nationale », raconte Philippe Geslan, maire de Méricourt (Yvelines).

C’est le président de l’AMRF, Vanik ­Berberian, qui a conduit la délégation. Une synthèse a également été produite. Que disent les citoyens ? Ils réclament, en tout premier, davantage de justice sociale (cette demande arrive en tête dans 17,2 % des cas). Puis, plus de justice fiscale (14,3 %) et, enfin, une « nouvelle organisation politique et territoriale » (14 %), qui serait plus démocratique et respectueuse de la ruralité. Ceux qui ont pris la plume écrivent que « l’argent doit être au service de l’humain et non le contraire ». Ils exigent « l’abolition de la pauvreté », veulent « remettre à plat le système de l’impôt en France » et attendent un « exercice plus collectif du pouvoir ». La hausse du Smic, le retour de l’ISF et la limitation des écarts de salaires, la retraite à 60 ans en indexant les pensions sur le coût de la vie, la mise en place du RIC et de la proportionnelle aux législatives font partie des demandes récurrentes.

« Personne ne me voit, mais je suis là, ne m’oubliez pas »

« Les revendications sont les mêmes dans tout le pays. Souvent, les citoyens nous disent aussi “j’existe, personne ne me voit, mais je suis là, ne m’oubliez pas”. J’espère que les propositions seront entendues par le gouvernement car ce n’est pas une lettre qui va changer les choses. Annoncer un grand débat en disant qu’on ne va pas changer de cap, comme le fait Emmanuel Macron, ce n’est pas une bonne idée », mesure Philippe Geslan. « Il faudra bien que le gouvernement ne fasse pas l’impasse. Ce serait une erreur », observe Jacques Guérin. Pour le maire de Gommecourt (Yvelines), cela fait « trente ans que l’on attend le mouvement des gilets jaunes, parce que la redistribution des richesses n’est pas bien faite ». Selon les deux élus, il faut remettre le citoyen et la commune au cœur de la République, et ne surtout pas diminuer les services publics, auxquels les Français sont attachés.

Aurélien Soucheyre
La justice sociale et fiscale en tête des doléances (L'Humanité, 15 Janvier 2019)
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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 06:35
Brexit: réaction de Ian Brossat (15 janvier 2019)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Brexit : Réaction de Ian Brossat (PCF)
 
Les députés britanniques ont massivement rejeté l'accord de divorce avec l'Union européenne conclu par Theresa May.
Ce vote est un épisode de plus dans la longue série de difficultés rencontrées par la Grande-Bretagne depuis son vote en faveur du Brexit.
Au vu de ces turpitudes, on se dit que l'idée d'une sortie de l'UE serait une folie pour la France.
La preuve : alors que la Grande-Bretagne était moins intégrée que la France au sein de l'Union européenne, elle rencontre les plus grandes difficultés à en sortir.
Il n'y a pas donc pas d'autre choix qu'une transformation profonde de l'Union européenne, en rupture franche avec les logiques libérales et les traités qui les soutiennent.
C'est le message que les communistes entendent porter dans la campagne des élections européennes qui s'engage.
 
Ian Brossat, tête de liste aux Européennes et porte-parole du PCF,
 
Paris, le 15 janvier 2019.
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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 09:17
Cécile Cukierman, co-porte-parole du PCF avec Ian Brossat

Cécile Cukierman, co-porte-parole du PCF avec Ian Brossat

 

Lariboisière : "La crise de l’hôpital public doit être au cœur du grand débat national" (Cécile Cukierman - PCF)

 

Selon l’enquête interne, le décès survenu à l’hôpital Lariboisière à Paris en décembre dernier résulte du manque de moyens humains et financiers.

Ce drame nous montre, s’il le fallait encore, les conséquences et la dangerosité des politiques d’austérité appliquées depuis des années à l’hôpital public. En 2018, Emmanuel Macron exigeait près d’un milliard d’euros d’économies pour les hôpitaux publics (960 millions d’euros). Dans le budget 2019, ce sont désormais 650 millions d’euros supplémentaires.

Depuis des mois, personnels soignants, patient-es et élu-es ne cessent d’interpeller Emmanuel Macron sur la détérioration du service public de santé.

Pourtant les fermetures se succèdent. C’est le cas de la Maternité du Blanc (Indre), ou encore de celle de Creil (Oise), occasionnant protestations et démissions comme celle de Loïc Pen, chef des urgences de Creil, fin décembre.

Combien de décès, de démissions et de coups de gueules faudra-t-il encore pour que le gouvernement rompe avec cette politique mortifère ?

Pour que ce drame de Lariboisière n’en appelle pas d’autres, nous formulons trois propositions :

- L’arrêt pur et simple des fermetures d’hôpitaux et de maternité,

- Un plan d’investissement d'1 milliard d’euros pour répondre aux besoins d’urgence,

- Une hausse immédiate des salaires des personnels soignants, et le paiement des heures supplémentaires qui leur sont dues.

Enfin, dans le cadre du grand débat national qui s’ouvre cette semaine, nous invitons tous les Français à défendre leur système public de santé à travers les cahiers de doléances.

 

Cécile Cukierman, porte-parole du PCF, sénatrice de la Loire,

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 22:00

 

 

De l’arnaque du grand débat national aux provocations et tentatives de division, toutes les ruses de la majorité échouent face à un mouvement inventif qui bouscule tous les codes. La lettre du président adressée aujourd’hui aux Français n’échappera pas à la règle.

Ce n’est pas avec une lettre sur le grand débat national qu’Emmanuel Macron reprendra la main. Englué dans la crise, le pouvoir multiplie les ruses pour discréditer et éteindre la colère populaire. Mais rien n’y fait. Miser sur un essoufflement après les fêtes ? Non seulement l’acte IX de samedi a remobilisé massivement, mais il a même dépassé celui du 15 décembre, avec 84 000 participants, dont 8 000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Mieux, de nouveaux manifestants rejoignent le mouvement (voir ci-contre), loin du « noyau dur venu pour casser et pour tuer », selon l’Élysée, qui avait parié sur un climat de violences incontrôlable. Mais, samedi, les défilés se sont déroulés dans une ambiance, bon enfant, au point que Christophe Castaner lui-même a fini par concéder qu’« aucun incident notable » n’était à déclarer.
Dans les cortèges qui ont arpenté la capitale, l’ambiance était sereine
Encore loupé, donc, pour le gouvernement, empêtré dans une crise sociale et politique inédite, dont il refuse toujours de comprendre l’ampleur et l’enracinement, comme en témoigne encore la lettre publiée aujourd’hui par Emmanuel Macron (voir ci-contre). La majorité avait pourtant mis les bouchées doubles, en fin de semaine, pour souffler sur les braises à la veille d’une mobilisation qui s’annonçait inflammable. Le ministre de l’Intérieur s’était même dépassé en annonçant que « ceux qui viennent manifester dans des villes où il y a de la casse qui est annoncée savent qu’ils seront complices de ces manifestations-là ». Conséquences de la stratégie autoritaire de répression, les policiers étaient quasi aussi nombreux que les manifestants dans tout l’Hexagone. Mais les gilets jaunes ne sont pas tombés dans le piège.
À Paris, dans les différents cortèges qui ont arpenté la capitale, de Bercy aux Champs-Élysées, en passant par République et Bastille, l’ambiance était même plutôt sereine. Des dizaines de brassards blancs portés par des manifestants en tête et en bord des cortèges ont fait leur apparition avec l’idée de créer un « service d’ordre structuré ». « L’objectif, c’est que ça ne chauffe pas. On fait tampon, on prendra peut-être des trucs (coups et projectiles – ndlr), mais ça évitera que tous les autres manifestants en prennent », explique à l’AFP Bryan, employé dans le bâtiment de 36 ans, qui s’est porté volontaire le matin. Car les violences policières sont dans toutes les bouches. Place de la République, où le « mouvement citoyen des gilets jaunes » tient chaque samedi une table pour organiser sa « consultation citoyenne sous forme de votation », des gilets jaunes se félicitent « qu’ici au moins, il y a moins de casseurs ! ». « C’est un rassemblement pacifiste et, depuis le début, il n’y a pas eu d’incident parce qu’on veille à ce que ça se passe bien », explique Kamel Amriou, président de l’association. « Je préfère venir à République car c’est plus calme, confie Monique, une retraitée parisienne qui survit avec 1 200 euros par mois, dont plus de la moitié part dans son loyer. La dernière fois (le 15 décembre - NDLR), aux Champs-Élysées, j’ai vraiment eu peur de mourir. » D’autres s’agacent : « Oui, mais ici il ne se passe rien ! » lance une jeune femme qui cherche en vain où peut se trouver le « grand » cortège des gilets jaunes… Car le jeu du chat et de la souris, inventé par les organisateurs pour semer les forces de police, déconcerte aussi certains manifestants, perdus dans les rues de Paris à la recherche du point de rendez-vous.
Mais c’est aussi une grande force du mouvement : être là où la police ne l’attend pas. Ainsi, samedi, plus de 200 personnes ont manifesté près de la villa des Macron dans la très chic station balnéaire du Touquet. Le 22 décembre, quand on les attendait à Versailles, c’est finalement dans les rues de Montmartre que les gilets jaunes s’étaient rassemblés. « Les poulets se sont fait poser un lapin », pouvait-on lire sur les réseaux sociaux.
« La lutte des classes s’habille en jaune »
Les gilets jaunes laissent aussi leur empreinte dans l’imaginaire collectif, qu’elles soient peintes à la hâte sur les murs ou écrites au dos de leurs gilets : « Nous ne voulons plus être des moutons tondus dirigés par des oies qui se gavent. » « Les capitalistes vivent au-dessus de nos moyens. » « La lutte des classes s’habille en jaune. » « Macron et les Cac-40 voleurs »… Autant de slogans chantés ou tagués samedi dans les rues de la capitale, qui ont résonné des habituels « Macron démission ! ». Le matin, une banderole « La foule haineuse porte l’uniforme » avait ouvert le cortège parti de Bercy, en référence aux propos du président de la République, qui avait fustigé, lors de ses vœux, les « porte-voix d’une foule haineuse ». Vendredi, lors d’une de ses rares interventions publiques, et encore, elle se déroulait entre les murs de l’Élysée, Emmanuel Macron a récidivé, affirmant que « les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés, au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté ». Une provocation qui vient s’ajouter à une longue série de propos méprisants. « Il se fout de nous ! Ça fait trente ans qu’on nous rabâche qu’il faut faire des efforts ! s’insurge Vanessa, une enseignante parisienne. Moi, je suis prof, donc je ne suis pas la plus à plaindre, et pourtant, ça fait des années qu’on n’y arrive plus, qu’on peut plus se payer des petits plaisirs. » « Les riches, ils en font des efforts pour créer de l’emploi, pour payer leurs impôts ? » demande une militante d’Attac qui distribue aux manifestants de faux billets de 60 milliards d’euros pour symboliser le racket de l’évasion fiscale.
Car le mouvement des gilets jaunes, en dépit des tentatives de récupération de l’extrême droite ou des manipulations du gouvernement (lequel voulait introduire le Mariage pour tous dans le grand débat…), a chassé les paniques identitaires pour remettre au cœur du débat public les urgences sociales. « Le rétablissement de l’ISF arrive largement en tête des votations », explique Kamel Amriou devant une urne remplie à ras bord. Quelles que soient les annonces du pouvoir, qu’il tente la carotte ou le bâton, la majorité n’a plus aucune prise sur le mouvement. D’autant que de nombreuses convergences s’organisent sur le terrain. À Toulouse, CGT et gilets jaunes (lire page 7) ont décidé de se mobiliser ensemble pour « bloquer les camions, et donc l’économie ». Une expérience qui pourrait faire tache d’huile.
Maud Vergnol
Gilets jaunes. Ce mouvement déjoue les pièges du pouvoir - Maud Vergniol, LHumanité, 14  janvier 2019
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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 16:01
Maternité de Creil: une mise en danger de la vie d'autrui (PCF, 14 janvier 2019)

 

Fermeture de la maternité de Creil : "Une mise en danger de la vie d'autrui" (PCF)

 

L'ARS a confirmé la fermeture de la maternité de Creil fin janvier en vue d'un transfert vers le site de Senlis.

Malgré l'opposition des personnels concernés, de la population, des élu-es, malgré la démission le 26 décembre dernier du chef des urgence Loic Pen, la décision est tombée : la maternité de niveau 3 va fermer.

Cette décision est scandaleuse. La fermeture de cette maternité réalisant plus de 1500 accouchements par an est un cap franchi dans les attaques contre le système public de santé.

Cette décision ne prend pas en compte la spécificité d'un bassin de vie très populaire où près de 40% de la population ne possède pas de véhicule ce qui compromet l'accès aux soins.

Le PCF soutient la décision de certains élu-es de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, tel que vient de le faire pas exemple Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire.

Le PCF sera de toutes les batailles et de toutes les mobilisations pour sauvegarder la maternité de Creil et ainsi permettre l'accès aux soins des populations.

A l'heure où le Président de la République engage un grand débat avec des questions sur l'avenir des services publics, le gouvernement s'honorerait de mettre en place un moratoire sur les projets de fermeture de services publics et en premier lieu sur celle de la maternité de Creil.

Parti communiste français,

Paris, le 14 janvier 2019.

 

Lire aussi:

Le chef des Urgences de Creil (Oise, Hauts-de-France), Loïc Pen, démissionne pour dénoncer la fermeture de la maternité par l'ARS

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 15:58
Turquie: la députée Leyla Güven (HDP) entre la vie et la mort - Communiqué du PCF, 14 janvier 2019

Dans toute l’Europe et en Turquie, des grèves de la faim se multiplient pour dénoncer l’odieux régime d’isolement dont fait l’objet le leader kurde Abdullah Ocalan.

La députée Leyla Güven (HDP), incarcérée à Diyarbakir, est désormais entre la vie et la mort. Le PCF appelle les gouvernements français et des pays membres de l’Union européenne à interpeller la Turquie sur le sort de Leyla Güven et d’Abdullah Ocalan. Les violations des droits humains sont devenues la règle dans la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan.

Défendre les prisonniers politiques de Turquie, dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils sont maintenu-e-s en détention, c’est affirmer sa pleine solidarité avec tou-te-s les partisan-e-s de la paix et de la démocratie avec les peuples de Turquie.

Le PCF réitère son soutien aux grévistes de la faim de Strasbourg, et avec Leyla Güven qui doit être libérée immédiatement.

Parti communiste français,

Paris, le 14 janvier 2019.

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 06:25
Brice Lalonde - quand l'écologie s'arrête à la frontière de la propriété: Et pour quelques mètres de sentier au bord de mer à St Briac (L'Humanité, 11 janvier 2019)
Brice Lalonde - quand l'écologie s'arrête à la frontière de la propriété: Et pour quelques mètres de sentier au bord de mer à St Briac (L'Humanité, 11 janvier 2019)
Brice Lalonde - quand l'écologie s'arrête à la frontière de la propriété: Et pour quelques mètres de sentier au bord de mer à St Briac (L'Humanité, 11 janvier 2019)
Brice Lalonde - quand l'écologie s'arrête à la frontière de la propriété: Et pour quelques mètres de sentier au bord de mer à St Briac (L'Humanité, 11 janvier 2019)

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