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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 16:47
Paroles de nouveaux adhérents: Sophie Boranian, une militante belge au PCF Finistère

" Je suis Belge d'origine Arménienne par mon Grand-père qui a fui son pays après le massacre des Arméniens par les Ottomans.
J'ai commencé à travailler à l'age de 15 ans mais j'ai repris et achevé mes études secondaires après 3 ans d'interruption. J'ai travaillé dans divers secteurs en tant que vendeuse, barmaid, vestiairiste en discothèque, gérante d'un magasin de jouets, assistante de direction dans une société de fabrication de pâtes artisanales, employée responsable expédition dans le secteur transport et logistique. Je suis malheureusement en arrêt de travail depuis 2008 pour raisons médicales.
En 2013, j'ai choisi de quitter la Belgique avec ma fille pour nous installer à Malte où nous avons vécu pendant 5 ans. Nous avons décidé de quitter l'ile car nous ne pouvions plus supporter de voir comment les migrants qui avaient traversé la Méditerranée pour trouver un "monde meilleur" étaient traités.
Nous avons choisi de venir nous installer dans le Finistère pour la beauté sauvage des paysages et l'accueil chaleureux des personnes que nous avons rencontrées lors de notre séjour durant l’été 2016.
J'ai pris la décision d’adhérer au PCF après une longue conversation avec une amie militante qui vit non loin de Paris.
L’état actuel de la société française m'interpelle car les valeurs de la République "Liberté, Égalité, Fraternité" sont de plus en plus oubliées et bafouées. La montée de l'extrême-droite m'effraie !! Il est grand temps de secouer les mentalités.
Le PCF est pour moi le seul parti politique français qui défend les valeurs avec lesquelles j'ai eu la chance d’être "éduquée" : valeurs humaines, sociales, égalitaires, écologiques, morales, etc...
Étant arrivée récemment en France et ne connaissant pas encore grand monde, je propose de m'impliquer en tant que militante communiste en apportant, pour commencer, une aide administrative bénévole au parti".

Interview recueilli pour le journal du PCF Finistère, Rouge Finistère n°4 (février 2019)

Paroles de nouveaux adhérents: Sophie Boranian, une militante belge au PCF Finistère
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 11:12
Non à la répression gouvernementale et policière du mouvement populaire: exigeons l'amnistie des Gilets Jaunes

Le Chiffon Rouge (PCF Morlaix) et Rouge Finistère (PCF Finistère) relaient une pétition initié par Le Media pour l’amnistie des manifestants arrêtés lors de l’actuel mouvement social: https://amnistiegj.fr/

Nos députés communistes par la voix d’André Chassaigne ont déposé une proposition de loi pour l’amnistie lors des mouvements sociaux. A lire l’article sur la  Justice de classe : Prison ferme pour Maria et ses camarades de Valence.

Article de Libération sur le nombre de blessés graves : tirs-de-flashball-grenades-combien-y-a-t-il-eu-de-blesses-graves-parmi-les-gilets-jaunes.

 

Voici un texte commun de dénonciation des violences et répressions contre les manifestants qu'ont co-signé nos camarades du PCF Quimper: 

 

« On dit d'un fleuve emportant tout

qu'il est violent

Mais on ne dit jamais rien

de la violence des rives qui l'enserrent »

Bertold Brecht

 

Déjà plus de 1500 personnes ont été blessées, certaines gravement, voire tuées comme cette personne âgée de Marseille décédée des suites d'un tir de flashball alors qu'elle fermait ses volets, dans les manifestations des Gilets Jaunes, par des armes policières comme le GLI- F4 ou le LBD 40 : 

93 blessés graves parmi les Gilets Jaunes depuis le 17 novembre, dont 68 par des tirs de lanceurs de balle de défense, et au moins 13 qui ont perdu un œil.

 

Mais le gouvernement Macron/ Philippe n'en a cure.

Il poursuit son offensive répressive avec le projet de loi annoncé qui va multiplier les interdictions de manifester par les arrestations préventives et les interdictions de manifestation pour toutes personnes à l'égard desquelles il existe des "raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave ».

Où cela s'arrêtera-t-il ?

La mise en œuvre d'un état autoritaire et policier passe toujours par la suppression des libertés de celles et ceux d'en bas.

Nous refusons la nouvelle loi en préparation et exigeons l'interdiction des armes comme les flashballs , les grenades de désencerclement et demandons l'amnistie pour toutes et tous les manifestants illégitimement condamnés.

Nous exigeons la satisfaction, comme le réclament les Gilets Jaunes, des revendications sociales : une vraie hausse du SMIC, des salaires, des retraites et des minima sociaux;la justice sociale et fiscale, le rétablissement de l'ISF, la fin du CICE, la fin de la casse et le développement des services publics ….

Nous soutenons les mobilisations des Gilets Jaunes et les revendications convergentes avec celles du mouvement syndical et associatif.

Nous serons également dans la rue le 27 Janvier pour le climat et la justice sociale.

Collectif "S'unir pour ne pas subir"

Co-signataires: Solidaires, FSU, ATTAC, Collectif Anti Fasciste de Quimper, Actes en Cornouaille, Convergence des services Publics, Comité Bigouden ZAD, LDH, EELV, Ensemble, NPA Kemper, PCF du pays de Quimper

 

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:24
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes: Laurence Cohen interpelle Marlène Schiappa: où est l'argent contre ces violences?
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes

jeudi 17 janvier 2019

Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne,interpelle, dans une question écrite, Marlène Schiappa sur le manque de moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment suite au rapport 2018.

’’Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ?’’

Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes



Question n° 08531 adressée à a secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

Laurence Cohen interroge la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les moyens nécessaires pour lutter contre les violences faites aux femmes.

En effet, le haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié une évaluation intermédiaire du cinquième plan interministériel (2017-2019) et de la politique contre les violences faites aux femmes.

Si ce bilan montre que des améliorations ont été possibles grâce aux politiques publiques menées depuis des années, il montre également la persistance des violences faites aux femmes et l’insuffisance des moyens consacrés.

Cette insuffisance est également dénoncée dans le rapport de 2018 « où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? » élaboré par le conseil économique, social et environnemental (CESE), la fondation des femmes, le fonds pour les femmes en méditerranée (FFMED), le haut conseil à l’égalité (HCE) et le « women’s worldwide web » (W4).

Dans ce rapport, comparant de façon très détaillée, action par action, les moyens existants et les moyens nécessaires, il est établi que le besoin financier minimum pour une prise en charge de qualité des femmes victimes de violences conjugales s’élève à environ 506 millions d’euros, alors que les ressources actuellement mobilisées atteignent 79 millions d’euros, soit six fois moins.

Aussi, elle lui demande si le Gouvernement, qui a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause du quinquennat, entend tenir compte de ce rapport et augmenter considérablement les moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:06
Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Prélèvement à la source des multinationales : proposition de loi des député·e·s communistes

lundi 14 janvier 2019[]

Les député·e·s communistes viennent de déposer une proposition de loi visant à instaurer le prélèvement à la source des multinationales.

La proposition de loi envisage d’imposer "la part du chiffre d’affaires" réalisée en France, et feront l’objet d’une interdiction d’exercer sur le territoire français en cas de "refus" du paiement de l’impôt.

Les députés communistes déposent un projet de loi pour le prélèvement à la source des multinationales
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:01
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 22:05
Votez Ian Brossat: l'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent!
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 20:49
Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
Parti Communiste Français, Premier Parti de France
La Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques vient de publier au journal officiel les comptes des Partis Politiques au titre de l’exercice 2017. Et là, surprise, le PCF apparaît comme le premier parti de France.

Le PCF, 1er parti en 1945, 1er parti en 2017

La CNCCFP est la seule autorité légitime en matière de partis politiques.

Et la seule certitude en matière politique se résume par la question de Staline "Combien de divisions ?".  C'est justement la question à laquelle ne veut pas répondre la majorité des dirigeants de partis. Révéler le nombre de ses militants actifs, ce peut être avouer son obsolescence politique.

Les partis politiques doivent cependant tous déclarer leurs comptes. Tous ne le font pas comme par exemple la Droite Populaire de Thierry Mariani. En fait, sur les 523 formations politiques déclarées à la CNCCFP, seuls 404 ont déposé leurs comptes.

Or, ces comptes affichent le montant des cotisations des adhérents. C’est la preuve irréfutable de la représentativité d’un parti politique. C’est une mesure bien plus sûre que les sondages concoctés par des instituts aux méthodes statistiques plus que douteuses.

Et là, surprise, le Parti Communiste Français arrive en tête du classement :

 

cotisation-des-adherents-partis-politiques-francais-2017

 

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

Avec le PCF, Lutte Ouvrière et l’Union Populaire de François Asselineau restent les principales victimes de ce traitement médiatique inique. Classés respectivement premier, cinquième et sixième, loin devant Europe Ecologie Les Verts ou le Modem, ils ne sont que rarement invités sur les plateaux de télévision.

Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 12:25
COMMUNIST’ART - Erik Satie

Article pour Rouge Finistère:

COMMUNIST’ART

Erik Satie

Né à Honfleur en 1866 et mort à Paris en 1925, Erik Satie est un compositeur français atypique, authentique et inclassable. Son œuvre se concentre exclusivement sur l’essentiel. Il fait peu cas des démonstrations de virtuosité de ses pairs car pour cet homme simple, humble et fragile l’absence de volonté de plaire est prégnante. Jeune, et jugé sans talent par ses professeurs, il sera renvoyé du conservatoire de musique. Mais si les musiciens classiques de son époque le boudent, le peuple, lui, connaît tout de Satie. Satie, c’est en quelque sorte tout le monde. Il aimait d’ailleurs à dire «  Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde ».

Sa musique est anti-bourgeoise. Elle n’a pas pour vocation d’en mettre plein la vue. Il a influencé des peintres, des écrivains. Jean Cocteau fera appelle à lui notamment. John Cage dira de lui, plus tard, qu’il est et restera indispensable. Sa popularité auprès d’un très large public le démontre encore aujourd’hui.

Au lendemain de l’assassinat de Jaurès, il exprime son indignation en s’inscrivant à la SFIO (Section française de l’internationale ouvrière).  En 1898, à l’âge de 32 ans, et à Arcueil, il s’engage politiquement avec les communistes à l’issue du congrès de Tours. Il est élu municipal en 1923, jusqu’à son décès.  Durant son mandat, il est à l’origine du développement d’œuvre sociale comme celle de l’enfance défavorisée à laquelle il donne et offre un accès gratuit à la musique. Il place l’art comme vecteur de rencontre, de partage et d’éducation.  Aujourd’hui encore, près d’un siècle après sa disparition, sa notoriété est intacte dans la mémoire populaire. Et il est à parier que son œuvre et son engagement résisteront encore longtemps à l’épreuve du temps.

Gymnopédie – Trois morceaux en forme de poire – Préludes flasques pour un chien.

Hector Calchas

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:53
Fabien Roussel : Macron ferme la porte de l’ISF et des salaires, nous l’ouvrirons - Grand interview à l'Humanité, 18 janvier 2019 - Julia Hamlaoui
Fabien Roussel : « Macron ferme la porte de l’ISF et des salaires, nous l’ouvrirons »
Vendredi, 18 Janvier, 2019

Parti communiste. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, appelle à amplifier la mobilisation et veut « bousculer » les cadres imposés par le gouvernement au grand débat pour que « les exigences populaires l’envahissent et se traduisent en actes concrets ».

Deux mois se sont écoulés depuis l’acte I des gilets jaunes, qui a bousculé les organisations politiques et syndicales. Quels enseignements en tirez-vous ?

Fabien Roussel C’est un mouvement historique qui va marquer profondément notre pays. C’est plus qu’un mouvement social, il s’agit d’une révolte populaire. Ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Face aux mesures prises par le « président des riches » dans son premier budget, dès le mois de janvier 2018 les retraités avaient manifesté contre la hausse de la CSG, puis ce fut au tour du personnel pénitencier, des pompiers, des blouses blanches, du personnel des Ehpad, des cheminots… Des luttes portées par des intersyndicales très larges. Jamais la majorité En marche ! n’a bougé d’un iota. À cause de l’intransigeance du gouvernement, sourd aux souffrances du pays, le doute s’est installé : « Quand on s’unit, on ne nous écoute pas. Qu’est-ce qu’il faut faire pour se faire entendre ? » C’est là le véritable problème démocratique. Emmanuel Macron a oublié qu’il a été élu par 20 % de la population au premier tour et ensuite par défaut face à l’extrême droite. Mais, pour saisir la profondeur de ces mobilisations, il faut revenir à la crise économique de 2008 et au quinquennat de Sarkozy, avec le sauvetage des banques que les Français ont payé. Puis, Hollande est arrivé au pouvoir sur un slogan : « Mon ennemi, c’est la finance. » Il a trompé son électorat. À sa suite, Macron met un coup d’accélérateur ultraviolent à la financiarisation de l’économie. Dix ans de tromperies, d’austérité acharnée ont alimenté cette exaspération, cette colère. C’est un phénomène très profond, qui remet au centre du débat la lutte des classes et la démocratie.

Alors que les revendications des gilets jaunes portent sur la justice sociale, fiscale et démocratique, votre formation, comme le reste de la gauche, ne perce pas dans les sondages, contrairement à l’extrême droite. Pourquoi la gauche ne parvient-elle pas à traduire ces aspirations ?

Fabien Roussel La gauche est trop souvent réduite à l’expérience du quinquennat Hollande, à des déceptions. Pour autant, les aspirations portées par cette révolte populaire, pour beaucoup d’entre elles, rejoignent les valeurs de gauche : la justice sociale et fiscale, la solidarité, le partage des richesses. Quand les gilets jaunes disent : « Pas d’allocation mais une véritable hausse des salaires », ce n’est pas l’extrême droite qui porte cela, c’est la gauche. Mais ces idées ne sont pas celles qui ont été mises en œuvre par le gouvernement Hollande. Donc, il nous faut redonner de la crédibilité à une vraie politique qui répondra aux attentes des Français. Participons à ce mouvement, à cette révolte populaire, même s’il existe de nombreuses contradictions avec parfois des idées qui s’opposent. Menons le débat, alimentons-le.

Le PCF va-t-il participer au grand débat organisé par le gouvernement ?

Fabien Roussel Nous refusons que ce débat se déroule sans espoir, sans perspective et sans les Français. Nous voulons le bousculer, créer les conditions pour que les exigences populaires l’envahissent et se traduisent en actes concrets. Nous y porterons aussi nos propositions. Dès la semaine prochaine, nous mettrons à disposition des cahiers d’espérance et de propositions. À partir de ces initiatives, nous formulerons, en mars, des propositions concrètes et des lois d’initiatives citoyennes. Quand le président de la République ferme la porte de l’ISF ou de l’augmentation des salaires, nous devons l’ouvrir. Il tente de reprendre la main avec quelques concessions pour mieux maintenir son dogme de réduction de la dépense publique. C’est une bataille idéologique qui se mène là. En même temps, pour être entendu, il faut que le mouvement social se poursuive, donc y participer.

Le référendum d’initiative citoyenne cristallise une partie des revendications et des polémiques. De telles consultations directes peuvent-elles suffire à résoudre la crise démocratique ?

Fabien Roussel Soyons ouverts sur ce sujet. Discutons-en. Nous avons défendu un texte de loi pour un référendum d’initiative populaire (RIP) à partir de 500 000 signataires. Pour que ce soit clair, nous sommes contre l’organisation de référendums qui remettent en cause l’IVG, la peine de mort ou le mariage pour tous. Les droits humains et les droits fondamentaux doivent être garantis. Ces consultations doivent être adossées au respect de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou encore aux conventions internationales comme celle de l’OIT. Mais l’organisation de référendums ne peut répondre seule à la crise démocratique et de défiance vis-à-vis des élus et des partis. Une réforme constitutionnelle profonde doit ouvrir la voie à une VIe République. Toutes les questions doivent être sur la table : consultation citoyenne, construction et application des lois, représentativité, donc rôle des élus… Nous comptons mener le débat car les revendications qui s’expriment à ce sujet sont porteuses de contradictions, et le président de la République compte bien s’en servir. Par exemple, comment des députés pourraient-ils être mieux à l’écoute en étant moins nombreux avec des circonscriptions qui passeraient de 100 000 à 200 000 habitants ?

Dans un contexte où Macron comme Le Pen tentent de limiter le débat à leur face-à-face, comment abordez-vous les prochaines élections européennes ?

Fabien Roussel Depuis 1979 et les premières élections européennes, le PCF a toujours présenté une liste en portant une position originale à gauche. Nous étions les seuls pendant longtemps à contester cette construction purement économique au service des marchés, favorisant la concurrence entre les peuples. Nous serons donc présents en mai pour porter cette voix-là et appeler à la construction d’une autre Europe, respectueuse de la souveraineté des nations, mais qui favorise aussi la co-opération entre les peuples. Nous ne sommes pas favorables au Frexit. Car, comme on le voit avec ce qui se passe en Grande-Bretagne pour préserver la City, sortir de l’Europe n’est pas un projet politique en soi. La question, c’est dans quelle Europe voulons-nous vivre ? Changer de voie passe par la sortie des traités pour une Europe plus solidaire, plus juste, plus humaine. C’est urgent. Si nous ne transformons pas radicalement l’Europe, elle va exploser, livrée aux nationalismes.

Avec des institutions européennes verrouillées, beaucoup doutent que ce soit possible…

Fabien Roussel Le besoin de changer les institutions devient un consensus, on le voit en ce moment à l’échelle de la France. La question, c’est : « Au service de quel projet ? » C’est là que le PCF porte une voix originale. Pour nous, il s’agit de créer un rapport de forces populaire dans chaque pays, mais aussi au Parlement européen. Travaillons avec les forces progressistes des pays européens pour porter des projets, des coopérations qui nous permettent de vivre en paix et de répondre aux besoins des peuples.

Où en êtes-vous de votre liste ?

Fabien Roussel Elle sera aux couleurs du monde du travail et des colères qui s’expriment. Elle sera présentée à notre conseil national le 26 janvier, puis soumise aux communistes à la fin du mois. Plus nombreux seront les communistes qui participeront à cette consultation et plus cette liste aura de force. Nous la présenterons ensuite lors de notre meeting de lancement de campagne, le 5 février à Marseille. Et nous maintiendrons la porte ouverte pour construire une liste avec les forces à gauche qui le souhaiteraient. Les discussions continuent, notamment avec Génération.s.

Vous avez récemment dénoncé l’évasion fiscale pratiquée par Google au siège parisien de l’entreprise, ce sujet sera-t-il un pilier de votre action des mois à venir ?

Fabien Roussel Oui, l’exigence d’une meilleure répartition des richesses, donc de la lutte contre l’évasion fiscale, est largement partagée par nos concitoyens. Notre rencontre avec Google a été riche d’enseignement. Eux-mêmes ont reconnu que, s’ils pratiquent l’optimisation fiscale, c’est parce que c’est permis et que tout le monde le fait. Si les lois changeaient, ils paieraient, disent-ils. Ils sont filous, évidemment, et dirigés par des actionnaires guidés uniquement par la rentabilité, mais si vous leur laissez le moindre espace, ils s’en saisissent. À l’inverse de la taxe très restrictive proposée par le gouvernement, nous défendons le prélèvement à la source de toutes les multinationales, pas seulement des Gafa. Google France a aussi reconnu que s’ils n’osaient pas demander le crédit d’impôt recherche auquel ils pourraient prétendre, ils ne peuvent pas refuser le Cice car ils le reçoivent automatiquement. Le gouvernement verse donc des aides publiques à une entreprise qui n’en a pas besoin, qui réalise d’énormes bénéfices et qui de surcroît pratique l’évasion fiscale ! J’ai donc à nouveau interpellé cette semaine Bruno Le Maire pour connaître le montant de ces aides, entreprise par entreprise. Le gouvernement y oppose traditionnellement le secret industriel. Mais ce n’est plus possible. Les Français ont le droit de savoir.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Fabien Roussel : Macron ferme la porte de l’ISF et des salaires, nous l’ouvrirons - Grand interview à l'Humanité, 18 janvier 2019 - Julia Hamlaoui
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:52
Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre
Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre

Invitation: après-midi Théâtre
 

Bonsoir m'amour au Relecq-Kerhuon, 17h
 

Vœux du PCF Finistère, samedi 19 janvier, 16h30

Belle année 2019!

Une année utile pour reconstruire de l'espoir et des capacités de transformation et de résistance à gauche.

La fédération du Finistère du Parti Communiste Français a le plaisir de vous inviter à sa cérémonie des vœux de nouvelle année le samedi 19 janvier à 16h30 à l'Auditorium Jean Moulin du Relecq-Kerhuon.

Cérémonie des vœux partagée avec la section PCF du Relecq-Kerhuon

Le discours des vœux aura lieu à 16h30.

Puis à 17h, Théâtre avec la représentation de "Bonsoir m'amour", la pièce musicale et chantée drôle et émouvante du Théâtre de la Corniche (Antoine Asnar, Jérôme André, Claude Bonnard) sur la Grande Guerre, déjà programmée le 11 novembre 2018 par le PCF à St Martin des Champs pour le centenaire de l'armistice.

Ce moment est public, n'hésitez à amener vos conjoints, amis, familles.

Apéritif convivial à 18h30 après le spectacle.

Résumé de la pièce "Bonsoir m'amour" (Théâtre de la Corniche: Claude Bonnard, Jérôme André, Antoine Asnar)

« 1925, le 11 novembre, dans un bar à Morlaix. A la fin de la commémoration de l'armistice, le bar a programmé une évocation de la grande guerre en chansons. Pour animer la soirée on retrouvera un musicien ambulant et le petit fils du cabaretier. Le premier a été sur le front et a surmonté les horreurs de la guerre grâce à la musique, le jeune, lui, aurait aimé avoir l'âge de combattre surtout depuis la mort de son père en 1917. Ça discute, ça s'apostrophe, ça évoque la mémoire des amis disparus, les faits d'armes du maréchal Foch, le voisin de Ploujean, ou des planqués de l'arrière, plus occupés à faire des affaires qu'à remonter le moral des troupes. Ça chante les refrains de l'époque qui traduisent bien l'évolution des états d'esprits, de la fleur au fusil des premières semaines au découragement ressenti devant l'interminable mitraille. Le tout devant la philosophie du patron qui, lui, a connu celle de 70 et le siège de Paris par les Prussiens, et qui a donné à son bistrot le nom d'une chanson à succès du début du siècle « Bonsoir m'amour » dont l'air avait été utilisé par les auteurs anonymes de la chanson de Craonne alors encore interdite! »

Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre
Invitation aux voeux du PCF Finistère - après-midi théâtre au Relecq-Kerhuon, 16h30-19h, samedi 19 janvier: Bonsoir m'amour, un bijou de pièce sur l'impact de la Grande Guerre
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