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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 16:31
Les vingt-six plus riches du monde détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité.. (OXFAM)
Les vingt-six plus riches du monde détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité..

lundi 21 janvier 2019

Selon Oxfam, 82 % des richesses créées dans le monde l’année dernière ont bénéficié aux 1 % les plus riches, alors que la situation n’a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent
Pour mettre un terme à la crise des inégalités, il est indispensable de construire l'économie autour des citoyen-ne-s ordinaires, et non des riches et des puissant-e-s.

Le nombre de milliardaires a connu l'année dernière sa plus forte hausse de l'histoire, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours. Ce boom incroyable équivaut à sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées dans le monde l'année dernière ont bénéficié aux 1 % les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

Les travailleuses et travailleurs pauvres s'échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l'extrême richesse d'une minorité. Les femmes occupent les postes les plus difficiles tandis que la quasi-totalité des grandes fortunes sont entre les mains d'hommes. Les États doivent créer une société plus équitable en privilégiant la main-d'œuvre ordinaire et les petits producteurs et petites productrices de denrées alimentaires, et non les riches et les puissant-e-s.

Capital: Avec un total de 431 milliards d'euros cette année, jamais les 100 plus grandes fortunes françaises n'ont amassé autant d'argent!

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 16:28
Traité franco-allemand : M. Macron, ne mettez pas la France à l’heure allemande (Ian Brossat - PCF)

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Traité franco-allemand : "M. Macron, ne mettez pas la France à l’heure allemande" (Ian Brossat - PCF)

 

En signant demain un nouveau traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron et Angela Merkel cherchent à cacher le fait que le couple franco-allemand est en panne, et l’Europe en crise.

De fait, ce nouveau traité est quasiment muet sur les questions les plus brûlantes qui se posent à nous en 2019. Crise sociale, environnementale, accueil des migrants : le document n’affiche aucune ambition progressiste sur ces sujets cruciaux qui sont pourtant au cœur de l’actualité et qui agitent les peuples.

En revanche, dans son article 4, loin des priorités des Français, il encourage les coopérations militaires et de défense. Quelle ironie. Les dirigeants franco-allemands s’avèrent incapables de taper du poing sur la table ensemble pour mettre fin à la crise économique et sociale, mais ils sont capables d’organiser une coopération de tous les instants en matière militaire, au sein d’un « Conseil franco-allemand de défense et de sécurité ».

Pire, l’article 20 créé un Conseil franco-allemand d’experts économiques composé de dix experts indépendants « afin de présenter aux deux gouvernements des recommandations sur leur action économique ». En imposant une convergence avec les politiques économiques menées en Allemagne, ce traité comporte un risque non négligeable pour les salariés français. Doit-on craindre l’importation en France des mesures Hartz IV qui ont créé outre-rhin une population de plus de 7 millions de travailleurs pauvres, avec notamment les « jobs à 1€ de l’heure » ? Nul doute que ce comité sans aucune légitimité démocratique ne servira qu’à cautionner la fuite en avant austéritaire de Macron et Merkel.

Non, M. Macron, nous ne relancerons pas l’idée européenne attaquée par les populistes en mettant la France à l’heure allemande, mais au contraire en révolutionnant l’Union Européenne et en rompant avec l’ordo-libéralisme qui appauvrit les peuples et enrichit une minorité.

Non, M. Macron, ce n’est pas du côté de l’Allemagne de Mme Merkel que se trouve l’avenir de l’Europe, mais bien plutôt du côté des pays qui, comme l’Espagne et le Portugal, œuvrent pour une Union du progrès social.

 

Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes,

Paris, le 21 janvier 2019.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 11:18
PCF. Des vœux culturels à la fédération du Finistère  (Le Télégramme, 20 janvier 2019)

Le Télégramme, 20 janvier 2019

PCF. Des vœux culturels à la fédération du Finistère

Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération (au centre), a présidé la cérémonie des vœux, entouré de Glenn Le Saout (à gauche) de Morlaix, candidat du PCF aux Européennes*, et de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de la section de Kerhuon et conseiller municipal (à droite).

Samedi après-midi, à l’Auditorium du Relecq-Kerhuon, la fédération du Finistère du Parti communiste français organisait sa cérémonie des vœux. La fédération du Finistère compte 850 adhérents, répartis dans 19 sections. Elle avait invité les forces syndicales, les politiques de gauche et diverses associations.

« Le président des riches »

Ismaël Dupont, secrétaire départemental, a évoqué le mouvement social populaire en cours, avec « un soutien aux gilets jaunes, qui remettent la question sociale de l’égalité au centre du débat. Une réaction contre la politique de casse sociale menée par le président et son gouvernement. Avec Macron, on touche un sommet de mépris des classes populaires et de la population. La seule mesure soustraite au débat est la suppression de l’ISF, Macron est le président des riches… ».

« Un gros effort d’éducation populaire »

Le secrétaire était entouré de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de la section de Kerhuon et conseiller municipal, et de Glenn Le Saout, de Morlaix, qui sera un des candidats du PCF aux élections européennes*. « Le PCF s’engage dans un gros effort d’éducation populaire. La politique ne se résume pas à des échéances électorales. Des économistes, des scientifiques et des artistes seront invités au niveau des sections locales », a poursuivi Ismaël Dupont, avant d’annoncer la venue, le 1er février, de Ian Brossat, la tête de liste du PCF, adjoint au logement à la mairie de Paris, pour préparer les Européennes.
Après les discours, le public a assisté à la représentation de « Bonsoir m’amour », une pièce musicale et chantée, drôle et émouvante, du théâtre de la Corniche.

* Glenn Le Saout a été présenté comme potentiel candidat finistérien sur la liste conduite par Ian Brossat "L'Humain d'abord". Liste qui fera l'objet d'un vote au Conseil National du 26 janvier et d'un vote des adhérents PCF jusqu'au 2 février.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:39
Marie-Hélène Bourlard est ouvrière. Vous l'avez peut-être vue dans Merci Patron. Elle sera candidate aux élections européennes aux côtés de Ian Brossat, en position éligible

Marie-Hélène Bourlard est ouvrière. Vous l'avez peut-être vue dans Merci Patron. Elle sera candidate aux élections européennes aux côtés de Ian Brossat, en position éligible

Elle pourrait être la première ouvrière française à entrer au Parlement européen, en position éligible pour le PCF. Marie-Hélène Bourlard, historique militante CGT du textile dans le Nord et figure du documentaire césarisé "Merci Patron !", consacre son combat à "ceux qui n'y arrivent plus".

Sa vie pourrait se résumer en une succession de "bagarres" : pour améliorer les conditions de travail dans son ancienne usine de costumes haut de gamme, lutter contre les délocalisations, défendre les territoires "abandonnés"...

Née au Quesnoy, petite ville de l'Avesnois, elle perd son père à 16 ans, quitte l'école et entre comme presseuse à l'usine Bidermann, à Poix-du-Nord, tout près. Très vite elle adhère à la CGT, puis au PCF. Qu'elle ne quittera plus. "J'ai appris qu'il fallait toujours se battre pour obtenir quelque chose", ne serait-ce qu'installer la climatisation dans les ateliers, poursuit l'ancienne déléguée syndicale, 61 ans, élue en 1980 pour son "punch" - et mise à pied de nombreuses semaines pendant ces années "d'entraide", de "fierté de leur savoir-faire" en dépit des "conditions très dures".

Mais l'industrie du textile périclite rapidement, les délocalisations s'enchaînent. L'usine devenue Ecce, sous-traitant de LVMH, perd dès les années 1990 les griffes Pierre Cardin, Yves-Saint-Laurent, Kenzo. "Elle a participé aux négociations, pour que les salariés aient une compensation de la perte de leur travail, et renégocier les mutations", raconte Guy Facq, ancien adjoint PCF de Poix-du Nord. "Elle savait entraîner ses troupes", même si "son franc parler ne plaît pas à tout le monde".

Celle que beaucoup décrivent comme "joviale", "sincère", "spontanée", négocie directement avec le directeur général, qui se rappelle une déléguée "très dévouée aux autres et ne se battait pas pour son cas personnel". "Elle n'était pas dans la haine ni dans l'outrance", assure Jean-Damien Waquet.

"Peur" de personne

Un certain François Ruffin s'intéresse alors à ces ouvrières et sympathise avec cette femme "hyper ouverte" et "entraînante". "Elle constitue une sorte de passerelle entre l'univers médiatique, culturel, intellectuel, et anciennement son usine", estime le député France insoumise, dont elle est restée proche. Sur ses conseils, elle achète une action et prend la parole face à Bernard Arnault en 2007 en assemblée générale des actionnaires de LVMH à Paris, pour son documentaire "Merci patron !", César en 2017.

L'usine fermera définitivement peu après. Celle qui n'a "peur" de personne, ni des "grands patrons", ni des "députés européens" ni des "lobbys", se reconvertit, devenant ambulancière pour une entreprise familiale locale, jusqu'à sa retraite en 2017. 

Depuis, elle fait du bénévolat aux Restos du Coeur et manifeste chaque samedi avec les "gilets jaunes", dont elle connaît tous les prénoms. "On a les mêmes revendications, la hausse du

pouvoir d'achat, ils n'y arrivent plus, c'est pas normal", s'emporte cette petite femme au léger accent du nord qui "représente toute la dignité de la classe ouvrière" selon Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

"Quand on n'est pas sectaire, on ne peut que l'apprécier", juge la maire LR du Quesnoy, Marie-Sophie Lesne. Et la maire centriste d'Orsinval (Nord), Elisabeth Debruille, où elle réside, d'ajouter :

"C'est une femme de convictions, qui défend toujours les gens et tout notre territoire."
Smic européen

"Ian (Brossat) m’a contactée à la journée à la mer de Malo-les-Bains", cette sortie organisée chaque année par les communistes du Nord pour que les enfants puissent aller à la plage, racontait-elle à "l'Humanité" en novembre. "Il voulait quelqu’un qui vienne du terrain."

Si elle est élue, cette fan de Martha Desrumaux, figure historique du mouvement ouvrier, se battra pour un "Smic européen", face aux "multinationales qui commandent, décident de l'austérité en France, mais s'en mettent plein les poches".

"Ici il n'y a pas d'infrastructures, les gens doivent faire des km pour les services publics, les postes ferment, il n'y a plus de commerces dans les petits villages, on manque de médecins", déplore celle qui préfère "parler aux gens" plutôt que les réseaux sociaux. Quant à Emmanuel Macron...

"Il devrait sortir de temps en temps et voir la réalité."

"Une réalité" qu'elle veut faire entendre à Bruxelles, à condition que la liste de Ian Brossat - sur laquelle elle devrait être 2e ou 4e, officialisée le 26 janvier - fasse au moins 5%.

A. R. (Avec AFP)
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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:39
La campagne européenne pour la liste PCF conduite par Ian Brossat débute à Morlaix.
La campagne européenne pour la liste PCF conduite par Ian Brossat débute à Morlaix.
La campagne européenne pour la liste PCF conduite par Ian Brossat débute à Morlaix.
La campagne européenne pour la liste PCF conduite par Ian Brossat débute à Morlaix.

La campagne européenne pour la liste PCF conduite par Ian Brossat débute à Morlaix.
Comme la semaine dernière pour un tract défendant le pouvoir d'achat, l'augmentation des salaires et la justice fiscale, en soutien aux revendications sociales du mouvement des Gilets Jaunes, les communistes étaient présents aujourd'hui sur le marché de Morlaix place des Otages et Place Allende pour annoncer le meeting de Ian Brossat au Relecq Kehuon le vendredi 1er février. Beaucoup d'échanges chaleureux et intéressants. La semaine prochaine, nous y serons encore! On lâche rien!

Ismaël Dupont - samedi 19 janvier 2019

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:27
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche

Salle comble ce samedi 19 janvier pour les voeux du PCF Finistère et de la section du PCF du Relecq-Kerhuon à l'auditorium Jean Moulin.

Après les discours de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du Relecq-Kerhuon, qui a rendu hommage à son prédécesseur Ronan Tanguy et développé les nombreuses activités de la section (solidarité concrète, vente de fruits et légumes, présence dans les quartiers, tournoi de boules, banquet républicain) et mon discours sur la situation politique, l'activité et les objectifs du PCF dans le Finistère, les élections européennes et la présentation de Glenn Le Saout, peut-être futur candidat finistérien aux Européennes sur la liste de Ian Brossat, un étudiant de 20 ans, nous avons eu droit au magnifique spectacle musical "Bonsoir m'amour" du Théâtre de la Corniche, spectacle poignant et drôle sur la grande guerre, création originale interprétée par Antoine Asnar, Jerôme André, Claude Bonnard. Des moments d'émotion et de bonheur partagé! En point d'orgue, une très belle interprétation de la chanson de Craonne.

Merci à l'AFPS, l'Université Européenne de la Paix, le Secours populaire, le Comité de défense de l'hôpital de Concarneau, le PS pour leur présence à nos vœux.

Ismaël Dupont.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:17
Intervention de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF, au congrès départemental du PCF 29 à Plounéour Lanvern le 10 novembre 2019

Intervention de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF, au congrès départemental du PCF 29 à Plounéour Lanvern le 10 novembre 2019

Le peuple souverain. Référendum d’initiative citoyenne, démocratie : quelle République ?

Avec François Auguste, ancien vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, délégué à la démocratie participative, Michèle Riot-Sarcey, historienne et Olivier Caremelle, adjoint au maire PS de Lomme (Nord).

Rappel des faits. Avec le mouvement des gilets jaunes monte l’exigence d’une démocratie directe, avec notamment le référendum d’initiative citoyenne (RIC).

  • L’irruption citoyenne par François Auguste, ancien vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, délégué à la démocratie participative

François AUGUSTEConseiller régional et membre du conseil national du PCFcredit : DR(libre de droit)La principale caractéristique, inédite, du mouvement des gilets jaunes, c’est l’irruption d’un mouvement citoyen, populaire et massif, dans le champ politique. Et c’est sa durée, déjouant toutes les tentatives de le dévoyer, le casser, le réprimer.

Il exprime une colère partagée par des millions de Français, face à la baisse du pouvoir d’achat, l’injustice fiscale, la régression des services publics. Colère aussi face à une représentation politique, institutionnelle en décalage total, dans sa majorité, avec la vie réelle, à cause de la monarchie présidentielle. Les revendications d’urgence sociale et d’égalité sont associées, à juste titre, à l’urgence démocratique.

Le référendum d’initiative citoyenne leur est apparu comme une réponse à cette crise de la représentation. Il emprunte à l’expérience suisse. Sans être un modèle, celle-ci est intéressante. Elle a créé une culture du débat et une réelle participation aux décisions. Ce n’est pas l’usage du référendum, même répété, qui encourage l’abstention. Celle-ci est liée à l’intérêt ou pas de son objet. Chaque référendum crée un large débat. Il faut avoir confiance dans la force de conviction des idées progressistes et confiance aussi dans l’intelligence populaire. Je rappelle que quelques semaines avant le référendum de 2005, le oui était encore majoritaire, et le formidable débat populaire et citoyen a renversé la vapeur. J’ajoute que si le référendum avait été souverain, le traité constitutionnel européen (TCE) ne passait pas. La seule limite qu’il faut mettre à la pratique référendaire, et elle est importante, c’est de ne pas toucher aux droits fondamentaux et aux acquis obtenus de haute lutte qui les ont enrichis, je pense bien sûr à la peine de mort, à l’avortement, au mariage pour tous. Le RIC doit-il se substituer au pouvoir législatif des élus ? Non, mais on pourrait inventer un nouveau processus d’élaboration des lois incluant le RIC.

Si une loi est proposée par une pétition de 1 million de personnes par exemple, un projet de loi pourrait être proposé par le Parlement, soumis à l’avis des Français, puis voté par le Parlement. Le RIC à lui tout seul ne réglera pas la crise de la représentation. Le problème est le suivant : instaure-t-on un contre-pouvoir citoyen en laissant intactes les institutions actuelles ou bien décide-t-on de construire un nouveau système de représentation, une nouvelle République qui mêle représentants élus et participation citoyenne sous toutes les formes possibles, dont le RIC ? Il va bien falloir s’attaquer à la cause principale de cette crise : la monarchie présidentielle construite au fil des décennies depuis le socle de 1962, avec des réformes et une pratique toujours plus autocratiques.

La suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel est un préalable. On peut garder la fonction, réduite à quelques prérogatives, avec un président élu par l’Assemblée nationale. Le deuxième acte fondateur est la mise en œuvre d’un processus citoyen de coélaboration d’une nouvelle Constitution.

L’irruption citoyenne sous de multiples formes dans les processus de décision à tous les niveaux, en partenariat avec les élus, permettra la création d’un nouveau système de représentation. Cela implique de le démocratiser, d’avoir des élus à l’image de notre peuple et un vote à la proportionnelle à toutes les élections. On pourrait transformer le Sénat en assemblée citoyenne composée pour un tiers d’élus locaux, pour un tiers de syndicats et d’associations, pour un tiers de citoyens tirés au sort. Cela implique aussi le droit de vote aux étrangers. Les formes de la participation citoyenne sont multiples : réunions publiques, transparence des projets et des choix, budgets participatifs, tirage au sort pour la participation à des instances, RIC… De nombreuses et belles expériences existent dans nombre de collectivités et montrent que c’est possible, dans l’enthousiasme des acteurs concernés, élus et citoyens.

Le mouvement populaire actuel appelle un vrai grand débat et la construction d’une VIe République, démocratique, citoyenne et participative.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:13
A Versailles, Macron fait la cour aux grands patrons (Lola Ruscio, L'Humanité -21 janvier 2019) ... et ça se passe le jour anniversaire de la décapitation du Roi Louis XVI
À Versailles, Macron fait la cour aux grands patrons
Lundi, 21 Janvier, 2019

Alors que le chef de l’État convie, ce lundi, 150 grands patrons à son événement Choose France, Attac dénonce l’impact négatif des sociétés du CAC 40 sur l’économie française. La CGT appelle à manifester.

Emmanuel Macron choisit ses rendez-vous avec goût. C’est ce lundi 21 janvier, date anniversaire de la décapitation de Louis XVI par les révolutionnaires, que le président jupitérien reçoit sous les ors du château de Versailles le gratin de la finance et de l’industrie. À la veille du Forum économique mondial de Davos, 150 dirigeants de multinationales étrangères et françaises sont attendus pour la deuxième édition de son événement, Choose France, en anglais dans le titre.

Pour ce « sommet de l’attractivité de la France », le chef de l’État a convoqué le ban et l’arrière-ban de son gouvernement à fouler les tapis rouges versaillais. Tout ce beau monde, renforcé par plusieurs présidents de région, est censé faire la cour à cette floppée de grands patrons en route pour la Suisse. Près de 400 rencontres bilatérales doivent se tenir, de même que des ateliers sur l’intelligence artificielle ou le Brexit. En VRP autoproclamé de l’« entreprise France », Emmanuel Macron recevra les dirigeants de Microsoft, Mittal, General Electric on Snapchat, Procter & Gamble, ainsi qu’Aliko Dangote, la première fortune africaine à la tête du conglomérat nigérian éponyme.

En recevant les grands patrons, le président compte faire valoir tous les cadeaux qu’il leur a offerts pour les inciter à investir en France. Ses services parlent de « faire de la pédagogie sur les réformes économiques menées depuis dix-huit mois et sur ce qui reste à faire ». Malgré les revendications sociales des gilets jaunes, Emmanuel Macron ne prévoit aucun changement de cap : « Pour les investisseurs et les agents économiques, la stabilité et la prévisibilité sont très importantes. Donner des gages, des garanties de stabilité, est important pour le président », assure son entourage. L’an dernier, le premier sommet Choose France avait promis trois milliards et demi d’euros d’investissement, de la part de six grands patrons sur les 140 réunis. Un an après, les promesses ont été tenues, estime la présidence de la République, s’appuyant sur un recensement effectué par Business France de 340 projets d’investissement français ou internationaux de plus de dix millions d’euros réalisés depuis dix-huit mois. Combien tirent-ils leur origine du premier grand raout business à Versailles ? Mystère. Et ces trois milliards et demi d’euros représentent cinq cents millions d’euros de moins que ce que rapportait, seul, feu l’impôt sur la grande fortune.

Des entreprises qui créent bien de la richesse, mais qui s’évapore aussi vite

Pas sûr que faire la cour à ce point aux grands patrons rapporte. Un décompte d’Attac, publié hier, jette un voile sombre sur l’apport des grands groupes du CAC 40 à l’économie française. Ces entreprises créent bien de la richesse, mais qui s’évapore aussi vite. Côté pile, entre 2010 et 2017, leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 %. Côté face, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 44 % en valeur absolue, le salaire moyen de leur pdg a atteint 4,68 millions d’euros. Soit « 257 fois le Smic par an et 119 fois plus que la moyenne de la rémunération de leurs salariés », dénonce l’association. Et les impôts versés par ces grandes écuries du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. La faute à leurs quelque 2 500 filiales déclarées dans des territoires identifiés comme des paradis fiscaux ? Autre statistique lourde de sens, les effectifs de ces multinationales cotées à Paris ont fondu de 20 % et leurs investissements, hors secteur des banques-assurances, ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2007, à soixante-neuf milliards d’euros contre soixante-quinze milliards dix ans plus tôt. « La révolte sociale qui secoue la France depuis fin 2018 a pour revendications principales la défense du pouvoir d’achat, la justice fiscale, sociale et écologique. Autant d’exigences légitimes auxquelles les grandes entreprises du CAC 40 tournent le dos ! » fustige Attac. « Ces multinationales, actrices principales de la mondialisation, ne manqueront pas de prononcer, cette année encore, au sommet de Davos, de belles déclarations sur leurs responsabilités sociale et environnementale qui ne devraient pas tromper les 99 % qui en subissent les effets délétères », lit-on dans le rapport. De ces injustices, le « président des riches », comme le surnomment les opposants d’Emmanuel Macron, ne devrait en piper mot à ses convives versaillais. C’est compter sans la CGT Île-de-France, qui appelle à manifester aujourd’hui devant le château de Versailles.

Lola Ruscio
A Versailles, Macron fait la cour aux grands patrons (Lola Ruscio, L'Humanité -21 janvier 2019) ... et ça se passe le jour anniversaire de la décapitation du Roi Louis XVI
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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:00
Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Photo de Jean-Marc Nayet Conférence de Dominique Noguères - Mardi de l'éducation populaire 15 février 2019, PCF Morlaix

Prochains mardis de l'éducation populaire au 2 petite rue de Callac à Morlaix:
 
Mardi 5 février: Pierre Outteryck sur Martha Desrumaux, militante cégétiste et communiste, grande figure du Front Populaire et de la Résistance dans le Nord, déportée
 
Mardi 5 mars: François Rippe, Thierry Seigland, Yann Crenn (AFPS Morlaix) - De retour de mission de solidarité en Cisjordanie:  la vie des Palestiniens sous occupation et colonisation dans les camps de réfugiés et en Cisjordanie 
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 20:40
 TURQUIE : LA DEPUTEE LEYLA GÜVEN (HDP) AU SEUIL DE LA MORT (PCF)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
TURQUIE : LA DEPUTEE LEYLA GÜVEN (HDP) AU SEUIL DE LA MORT (PCF)
 
La députée Leyla Güven du HDP (Parti démocratique des peuples, Turquie) est désormais entrée dans une phase de coma après près  de 75 jours de grève de la faim. Ses jours sont désormais comptés. Avec 226
prisonniers, elle réclame la fin de l'isolement du leader du peuple kurde Abdullah Ocalan emprisonné sur l'ïle d'Imrali en violation de toutes les règles internationales.
La Turquie de Recep Tayyip Erdogan porte la responsabilité entière du nouveau drame qui frappe le peuple kurde.
Le PCF et le député européen, Patrick Le Hyaric, directeur du journal l'Humanité, ne cessent depuis plusieurs semaines, aux côtés des organisations kurdes et démocratiques turques, d'alerter les autorités françaises et européennes afin qu'elles fassent pression sur Ankara.
La dictature islamo-conservatrice montre ainsi son vrai visage, celle d'un régime qui piétine les droits humains dans l'indifférence généralisée. Il est grand temps que cela cesse.
L'arrogance et la violence envers tous les démocrates de Turquie et plus particulièrement les femmes, le retour de la torture dans les prisons, les agressions contre le Rojava (Syrie) avec des supplétifs djihadistes, doivent conduire les démocraties à mettre au ban le pouvoir de l'AKP.
 
Le PCF a participé ce jour aux manifestations, place de la République à Paris et partout en France, pour éviter un nouveau crime et clamé #StopERDOGAN afin que prévalent enfin dans la région la paix, la justice, le respect du droit international et le droit des peuples.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 20 janvier 2019
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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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