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Présentation du livre de Georges Cadiou:
Marcel Cachin, un breton émancipé
Yoran Embanner, 2021 - 16€
Compagnon de Jean Jaurès, directeur de « L’Humanité » pendant 40 ans, député, sénateur, Marcel Cachin est surtout connu pour avoir été le principal fondateur du Parti communiste français lors du célèbre Congrès de Tours à la fin du mois de décembre 1920. Né à Paimpol, Marcel Cachin fut, tout au long de sa vie, un fervent anticolonialiste, ardent défenseur de la République espagnole, antifasciste militant, soutien de la cause arménienne. Il fut aussi un militant breton, défenseur acharné de la langue bretonne qu’il parlait. En 1947, avec Pierre Hervé, député communiste du Finistère, originaire de Lanmeur, il présenta à l’Assemblée nationale un projet de Loi sur l’enseignement du breton à l’école publique, projet qui fut ensuite dénaturé par la coalition dite de Troisième force, socialistes et centristes, pour donner la pâle Loi Deixonne. Marcel Cachin savait que la Bretagne était davantage qu’une région, il l’a dit et écrit dans ses carnets personnels publiés voici quelques années par le CNRS.
Georges Cadiou, déjà connu pour avoir dénoncé les dérives du Mouvement breton au moment de l’Occupation dans son livre « L’hermine et la croix gammée » revient ici sur la vie foisonnante de Marcel Cachin, ce « Breton émancipé » qui fut à l’origine d’une association de Bretons de la Région parisienne portant ce nom dans les années 1930.
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Il faut effectivement augmenter les salaires, mais comment s’y prendre ? On serait tenté de répondre à la question d’abord en affirmant qu’il n’y a qu’à réduire les profits du capital. Effectivement, il y a de quoi faire de ce côté-là. Entre 2009 et 2019, selon les données de l’Insee, la part des profits dans la valeur ajoutée produite en France est passée de 31,8 à 33,5 %, progressant ainsi de près de 2 points. Ce « bonus », le capital l’a obtenu grâce à un tassement de la part des salaires dans la valeur ajoutée, elle est passée de 57,9 à 57,6 %, et aussi, et surtout, en raison d’une baisse de la contribution patronale au financement de la protection sociale. Durant cette période, les cotisations à la charge des employeurs ont été diminuées par la droite de 15,2 à 14,5 % de la valeur ajoutée. Cela a permis de gonfler outrageusement les profits bruts qui sont ainsi passés de 556,5 à 722,6 milliards d’euros, progressant de 166 milliards et de près de 30 % ! Pour combler le « trou » dans les caisses de la Sécurité sociale, la CSG a été augmentée en 2018.
Mais, si l’on veut véritablement engager une nouvelle politique salariale favorable à tous les travailleurs - en n’oubliant pas notamment les fonctionnaires -, et également bénéfique à l’économie, cela ne fait pas le compte, il faut aller au-delà. Il faut se donner les moyens d’augmenter sensiblement la valeur ajoutée, créer beaucoup plus de richesses. Cela suppose d’enclencher un processus de transformation considérable. On peut augmenter la valeur ajoutée de plusieurs façons : d’abord en augmentant la productivité du travail grâce à des investissements destinés à changer la production de biens et de services. Cela suppose particulièrement de former les salariés concernés aux technologies nouvelles mises en œuvre. On peut aussi mettre plus de monde au travail, créer des emplois. Cela nécessite encore de former et aussi de trouver des débouchés, sachant que les nouveaux salariés embauchés et leurs familles en constituent un qui s’ajoutera à celui créé par l’augmentation de l’ensemble des salaires. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, si l’on veut que les dépenses de formation engagées ne soient pas gâchées, il faut sécuriser l’emploi et les salariés. Pour y parvenir, il y a deux impératifs : mobiliser les financements bancaires qui le permettront, permettre aux salariés de peser sur les choix de gestion à effectuer en leur accordant des droits et pouvoirs d’intervention. Même à l’approche de Noël, le monde du travail ne trouvera pas cela spontanément dans ses chaussures : rien ne s’obtiendra sans luttes.
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Le principal problème de la gauche, ce n'est pas qu'elle est découpée en chapelles, c'est qu'elle s'est coupée du peuple.
C'est ce lien-là que nous voulons reconstruire avec Fabien Roussel.
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PCF - Parti Communiste Français on Facebook Watch
Le principal problème de la gauche, ce n'est pas qu'elle est découpée en chapelles, c'est qu'elle s'est coupée du peuple. C'est ce lien-là que nous...
https://www.facebook.com/Particommuniste/videos/592791095358121/
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Ce 2 décembre aura, au fond, représenté un moment de vérité. L’Assemblée nationale se trouvait, en effet, saisie de la proposition de résolution du groupe de la Gauche démocratique et républicaine, demandant au Garde des sceaux de rappeler aux parquets que la condamnation d’un individu pour incitation à la haine raciale pouvait être assortie d’une peine complémentaire d’inéligibilité, dans les conditions fixées par la loi de 1881 sur la liberté de la presse.
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Sans vraie surprise, la droite parlementaire aura boycotté un débat dont le seul objectif était de favoriser une meilleure application de la loi républicaine, laquelle considère que le racisme et l’antisémitisme ne sont pas une opinion mais un délit devant être sanctionné sans faiblesse. Ce qui, à bien le considérer, était dans la logique des choses, après que le débat entre candidats Les Républicains à l’élection présidentielle ait révélé l’ampleur de la zemmourisation — ou de la lepénisation, comme on voudra — des programmes du côté de ce courant politique.
Nous aurons, en revanche, eu la satisfaction de voir toute la gauche faire front commun pour voter le texte présenté, depuis la tribune de l’Hémicycle, par Fabien Roussel. Accompagnée, une fois n’est pas coutume, par le groupe UDI, qui aura choisi de privilégier une position de principe sur des considérants boutiquiers. Ce qui n’aura pas été le cas, on le sait, des députés de La République en marche, qui auront rendu minoritaire la proposition de résolution, par 32 voix contre 22.
L’insignifiance des arguments, du côté de la Macronie, aura été le grand enseignement de ce débat parlementaire. Du ministre Fesneau justifiant la position de la majorité en expliquant qu’il fallait débattre avec les tenants de la haine plutôt que de les sanctionner pénalement, à la députée Avia exhortant les élus de la nation à faire preuve de « distance » et de « constance » — comprenne qui pourra ! —, en passant par Monsieur Dupont-Moratti finissant par avouer piteusement que l’attitude du pouvoir était motivée par de pures motivations tacticiennes, c’est à une véritable forfaiture que nous aurons assisté.
Oui, une forfaiture, dans la mesure où un exécutif qui se targue à chaque instant de vouloir défendre une « France ouverte » contre les partisans du « repli » aura cyniquement joué sur le déchaînement de l’abomination raciste, espérant manifestement en tirer un bénéfice électoral si le président candidat à sa réélection devait affronter l’extrême droite au second tour de la présidentielle. Il se confirme ainsi que, pour Emmanuel Macron et les siens, tout doit être mis en œuvre pour favoriser ce scénario délétère dont l’immense majorité du pays ne veut pourtant pas.
Le résultat est que ces gouvernants sans principes auront in fine délivré un message de passivité aux porteurs d’une parole nauséabonde. Le hasard du calendrier aura voulu que, candidat désormais déclaré, Zemmour ait, trois jours plus tard, révélé la violence de son projet à l’occasion de sa grande parade de Villepinte. Violence des mots choisis pour stigmatiser nos compatriotes d’origine étrangère ou porteurs d’une culture jugée inassimilable par les hérauts de la « France millénaire », et violence des coups portés par des nervis enfiévrés à des militants et militantes de SOS-Racisme venus dénoncer pacifiquement l’obsession xénophobe et identitaire.
Chaque jour le démontre davantage : c’est la République, dans les fondements égalitaires et fraternels que lui renouvelèrent les organisations membres du Conseil national de la Résistance en 1946, qui s’avère aujourd’hui la cible désignée de forces réactionnaires se livrant entre elles aux pires surenchères.
Il se trouve que, à une poignée de jours près, la proposition de résolution communiste aura coïncidé avec la date-anniversaire de l’exécution, par les nazis, au Mont-Valérien, de 75 otages parmi lesquels se trouvait Gabriel Péri. Nous commémorerons, cette année, le 80e anniversaire de ce 15 décembre 1941.
Les communistes, avec toutes celles et tous ceux qui sont conscients du danger, n’en seront que plus déterminés à défendre l’identité républicaine de la France.
Christian Picquet
membre du CEN
Dans le cadre du centenaire du Parti communiste français, l'exposition « Libres comme l'art » dévoile des « trésors » offerts par de nombreux artistes. Une autre façon de lire l'histoire du XXe siècle et l'histoire de l'art en 150 œuvres. Toutes ont en commun le rêve de liberté.
Il est possible de visiter cette exposition extraordinaire au siège du PCF à Paris place du colonel Fabien à Paris du mercredi au samedi de 14h à 18h jusqu'au 31 janvier (Entrée Libre).
Une exposition du centenaire du PCF, "Libres comme l'art" que nous avons eu la chance de visiter le 11 décembre avec l'apport précieux des commissaires et concepteurs de l'exposition dans le chef d’œuvre de Oscar Niemeyer, l'architecte communiste brésilien, à Colonel Fabien, Renaud Faroux, bien connu dans le Finistère de nombreux camarades et sympathisants du PCF pour ses conférences d'histoire de l'art, mêlant art, culture, idées, social et politique, et Yolande Rasle, avec la scénographie de Éric Morin.
Un magnifique travail collectif, accompagné et facilité pendant plusieurs années par Pierre Laurent, Julien Zoughebi et Myriam Massou, pour mettre en valeur 100 ans d'histoire et de rapports féconds du parti communiste français et des artistes, très souvent à l'avant-garde des modernités et révolutions artistiques et culturelles, en prise avec leur temps.
Difficile d'échapper à l'émotion et aux tremblements face à ces œuvres qui nous parlent tellement d'aujourd'hui, des convulsions du monde, des souffrances et du désir de justice!
Un certain nombre de ces œuvres appartiennent au PCF, à la fédération de Paris, d'autres ont été prêtés par des musées, des collectionneurs privés, des ayant droits, ou les artistes eux-mêmes.
Ismaël Dupont
Renaud Faroux, Yolande Rasle, et les membres du conseil national du PCF devant La mort de Danielle Casanova de Boris Taslitzky (1949-1950): "Il y aura des fleurs quand vous reviendrez". Exposition Libres comme l'art a Colonel Fabien.
Femme d'Alger", le "Che", "Fidel". Ces trois tableaux de Bernard Rancillac sont exposés depuis ce lundi à Espace Niemeyer - Siège du Parti communiste Français, dans le cadre de l'exposition "Libres comme l'art". Bernard Rancillac devait être parmi nous lors du vernissage de l'exposition. Il est décédé juste avant.
Femme d'Alger de Bernard Rancillac (années 90, oeuvre témoignant de la souffrance des femmes pendant la guerre civile des années de plomb en Algérie), décédé il y a quelques jours, juste avant l'inauguration de l'exposition
Tableau de Edouardo Arroyo dénonçant la dictature au Portugal dans les années 60 - Un des deux tableaux du diptyque "La colombe est étranglée"
Tapisserie d'Aubusson du PCF à partir d'un livre accordéon d'hommage à Paul Eluard réalisé par Fernand Léger quelques mois après la mort de son ami, l'immense poète communiste - Cette tapisserie est exposée aux étages de Colonel Fabien en temps normal
Mark Brusse, Alep et ses corbeaux, libérée? - 2017. Exposition libres comme l'art a Colonel Fabien pour les 100 ans du PCF.
Michel Parret - Français, encore un effort si vous voulez devenir républicains, 1969 - Collection PCF Fédé de Paris
L'expo comprend deux oeuvres de Jacques Villeglé, un artiste déjà exposé deux fois au musée de Morlaix
C'est un scandale, 2020 - Jerk 45 - acrylique sur toile réalisée pendant le montage de l'exposition et pour celle-ci
En cent ans d'existence, le Parti communiste français a toujours entretenu des liens étroits avec les avant-gardes artistiques et culturelles. Mais si certains peintres sont bien connus comme « compagnons de route » du parti, tels Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, d'autres, comme Giacometti, Fernand Léger, Henri Matisse, André Masson, etc., ont aussi cultivé des relations avec celui-ci, à divers degrés, qu'ils aient été militants, sympathisants ou observateurs critiques. En témoigne les formidables collections d’œuvres offertes au parti et déposées depuis dans divers musées.
À l'occasion du centenaire du Parti communiste français, et pour annoncer l'exposition qui se tiendra au printemps 2021, ce livre d'art raconte cette histoire à la fois politique, sociale et artistique à travers la reproduction de 150 œuvres et les éclairages de Yolande Rasle et Renaud Faroux, le conférencier historien d'art avec lequel travaille depuis plusieurs années le PCF Finistère dans le cadre de sa démarche d'éducation populaire autour de l'art, autour notamment des expositions d'art moderne et contemporain de Landerneau et de Pont-Aven.
L'ensemble de l'ouvrage permet de redécouvrir des artistes majeurs que le marché minore ou dont l'histoire obère la part d'engagement sans laquelle leur œuvre perd une part de son sens.
Avec plus de 150 œuvres ainsi rassemblées, ce livre présente un parcours totalement inédit et incarne un message toujours actuel : « D'un siècle à l'autre, l'art nous change et change le monde. »
Éditions de l’Atelier, 256 pages, 23X27 cm. 36,50€
Préface de Pierre Laurent.
Dans le Finistère, possibilité de commander ce magnifique livre catalogue de l'exposition auprès de la fédération du PCF et de Ismaël Dupont (dupont.ismael@yahoo.fr) ou à commander dans vos librairies.
Le second des "Jeudis Rouges" de la saison 2021/2022 aura lieu
le 16 décembre de 18h30 à 20h30
salle Isole Espace Benoîte Groult au Coat Kaer Quimperlé
Nous y aborderons la situation actuelle en Afrique du Sud
avec Jacqueline Derens
ancienne militante anti apartheid,
amie de Dulcie September représentante de l'ANC en France assassinée le 29 mars 1988
Pendant de longues années l'Afrique du Sud s'est trouvée au cœur des préoccupations des militants progressistes . La libéralisation de Nelson Mandela – icône emblématique de la l'opposition internationale à l'apartheid et la fin du régime discriminatoire -largement soutenu par les puissances occidentales- ont constitué une des grandes victoires de la fin du 20éme siècle. Mais aujourd'hui où en somme nous?Où en est le pays ? Où en sont celles te ceux qui ont été aux premiers rangs de la lutte ?
Alors que les élections locales, marquant un nouveau recul de l'ANC viennent de se dérouler, Jacqueline Derens nous aidera à y voir clair.
Elle nous parlera aussi de son dernier ouvrage « Femmes d'Afrique du Sud-Une affaire de résistance ». Ed Non lieu 2019.
Nous espérons vivement vous retrouver à cette occasion, dans le respect du protocole sanitaire en vigueur !
Le réseau « Partage des Savoirs » animé par des militants du PCF