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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:36
De gauche à droite: Roger Héré, Serge Puil, Ismaël Dupont, Jean-Luc Le Calvez Alain David, Michèle Bourven

De gauche à droite: Roger Héré, Serge Puil, Ismaël Dupont, Jean-Luc Le Calvez Alain David, Michèle Bourven

Le PCF Morlaix distribuait un tract pour la campagne des Régionales et contre la politique économique du gouvernement ce samedi 4 octobre au marché de Morlaix

Voici le tract que nous avons distribué:

Élection régionale des 6 et 13 septembre: Ensemble reconstruire l'espoir!

A ces élections Régionales le Front de Gauche présentera, en région Bretagne, une liste de large rassemblement antilibéral et anti-austérité, liste qui sera conduite par Xavier COMPAIN (PCF) et Sylvie LARUE (ENSEMBLE !).

Nous vivons une véritable crise politique, sociale, culturelle, écologique, qui touche à la fois nos régions, la France, l'Europe, et qui met en cause les équilibres mondiaux des territoires.

Mais nous ne nous résignons pas à ce constat. Une ambition politique beaucoup plus forte s'avère de jour en jour plus nécessaire pour faire face aux défis qui se posent à nous.

Car l'aspiration au changement est grande. Des femmes et des hommes agissent tous les jours concrètement contre les conséquences d'un système qui les broie et menace la planète. Ils et elles se mobilisent pour sauver le climat, développer l'agriculture paysanne, reprendre leur entreprise en Scop, défendre les droits des salariés, produire de l'énergie renouvelable, développer les services publics, accueillir les migrants...

Pour donner force politique à ces engagements, nous voulons construire un projet commun avec toutes celles et ceux qui veulent promouvoir un nouveau modèle économique, écologique et social, nous voulons co-élaborer et porter collectivement des politiques publiques au service du bien commun contre les logiques de compétitivité, contre les logiques productivistes. A l'occasion des élections régionales de décembre prochain, nous avons une responsabilité: ces femmes et ces hommes, dans les organisations politiques, les collectifs, les associations, les syndicats, sont prêts à unir leurs forces, dans un paysage politique nettement droitisé, et à porter une vision commune de la justice sociale, et environnementale dans les territoires.

Nous voulons contribuer à créer des synergies entre tous les échelons de décision, développer les territoires de manière équilibrée et pour cela donner les moyens aux collectivités de mener à bien leurs projets. Il est temps de stopper le désengagement de l'État et en finir avec les réductions des dotations de fonctionnement, et les logiques d'austérité. Il est temps de dénoncer les Partenariats Publics Privés qui fleurissent dans notre région comme partout en France, dont l'objectif est de pomper les finances publiques au profit d'entreprises privées et d'actionnaires qui s'enrichissent sur notre dos comme c'est le cas pour le projet de centrale à gaz de Landivisiau.

Parce que nous sommes attachés aux services publics, outils essentiels de l'égalité, la région doit se fixer comme objectif leur développement dans tous les bassins de vie, à commencer par l'accès de tous les lycéens à un établissement public proche de leur domicile.

Pour permettre à tous de se déplacer, et répondre aux enjeux écologiques nous voulons privilégier les lignes ferroviaires de proximité plutôt que le tout TGV ou le développement d’aéroport comme celui de NDDL qui ne profitent qu'à une minorité et s'inscrivent dans une logique de compétitivité et de mise en concurrence des régions à l'échelle européenne.

Pour favoriser l'accès à une alimentation saine et équilibrée, il devient urgent de construire la souveraineté alimentaire de chaque pays, chaque région, et d'en finir avec un modèle agricole productiviste et exportateur, en agissant pour garantir aux agriculteurs un revenu digne du rôle qu'ils jouent dans la société.

Nous proposons une véritable nouvelle ambition agricole et écologique pour la Bretagne. Parce nous pensons que les salarié-e-s peuvent et doivent de plus en plus intervenir dans la gestion de leur entreprise, nous proposons de soutenir tous les projets de coopérative, et de conditionner les aides publiques à des contraintes fortes en matière d'égalité salariale, et de respect strict de critères sociaux et environnementaux.

Le Front de Gauche aurait souhaité, qu’en Bretagne comme dans d’autres régions de France (en région PCA par exemple), qu’EELV soit partie prenante de ce rassemblement. Les militants d’EELV n’ont pas souhaité malgré des négociations qui ont montré de nombreux points communs : nous le regrettons.

Nous continuerons à assumer tous les principes politiques qui nous animent : démocratiques, sociaux, écologiques.

Notre intention est de réaliser sur le terrain, chez les Bretons eux-mêmes, l'unité de la gauche sociale et écologiste.

  1. La démocratie au cœur de notre projet.

  2. Pour travailler mieux, privilégions la solidarité, la coopération, et l'égalité des droits

  3. Pour se former, se cultiver et s'émanciper, donnons la priorité aux services publics et aux initiatives citoyennes.

  4. Pour l’accès de toutes et tous à une alimentation saine, sortons du productivisme et privilégions l'agriculture paysanne et la pêche artisanale.

  5. Pour développer de manière équilibrée les territoires, sortons des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée.

Nous voulons écarter le risque grandissant d'une victoire généralisée de la droite et de l'extrême-droite, dont les conséquences seraient désastreuses pour le pays et les politiques publiques en région. Nous voulons contribuer à l'élection de nouvelles majorités régionales porteuses de choix de gauche pour des politiques publiques sociales, solidaires, écologiques, résistant aux logiques d'austérité et les faisant concrètement reculer.

Il y a beaucoup à gagner pour tous dans cette bataille : des élus utiles aux populations, des mesures concrètes qui amélioreront la vie au quotidien, des forces supplémentaires pour reconstruire une alternative politique dans le pays. Alors la voix de celles et ceux qui veulent des actions publiques vraiment de gauche, protectrices, solidaires et écologiques, sera en situation d'être écoutée et respectée de tous.

MACRON et les fonctionnaires: le monde du travail encore attaqué!

Pas un mois sans que le ministre des finances, le banquier Macron ne fasse la démonstration qu'il ne comprend rien au monde réel : « Il faut des jeunes français qui aient envie de devenir milliardaires », « Le travail du dimanche, c'est plus de liberté », « Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre »… et maintenant « Le statut des fonctionnaires n'est plus adapté au monde tel qu'il va ».

Ces déclarations ne se font pas au hasard. Le gouvernement Valls, aux abois et coupé du peuple, braconne sur les terres de droite. Il utilise ces déclarations démagogiques et mensongères pour justifier sa politique, qui s'attaque aux droits des salariés du privé (le code du travail), comme ceux du public !

Les fonctionnaires font un bouc-émissaire de plus pour les populistes de tous poils, ceux qui pointent au gouvernement comme ceux de droite ou d'extrême droite. Pourtant, les salaires des agents publics sont gelés depuis 5 ans. Et on demande toujours plus aux hospitaliers, aux fonctionnaires de police, aux enseignants,… car ils sont le service public, celui qui protège et travaille au bien commun.

Prétendre, au nom de l'égalité, niveler par le bas les droits des salariés en s'attaquant au statut des fonctionnaires va-t-il solutionner un seul problème ? Quel bénéfice le pays, l'économie et les foyers français tireraient d'un tel recul ? Aucun, au contraire, c'est un pas de plus vers la précarité. Le gouvernement ferait mieux de s'attaquer aux vrais tabous, la fraude et l'évasion fiscale, le pouvoir de la finance...

Décidément, pour l'ex-banquier d'affaires chez Rotschild, devenu Ministre de l'économie et des finances par la divine volonté présidentielle, enfiler des clichés de droite est devenu une activité à temps plein. Et gare aux « illettrés » qui se rebelleraient devant ses poncifs.

Récemment, il s'en était pris une fois de plus aux 35 heures, devant un parterre de patrons béats d'admiration : « La gauche a cru que la France pourrait aller mieux en travaillant moins ». C'est beau comme du Sarkozy !

Loin d'être des « maladresses », ces déclarations témoignent de la feuille de route du gouvernement inspiratrice de la loi Macron :

  • oins de droits pour les salarié-es et déréglementation du travail (Travail le dimanche, prud'hommes cassés, inspection du travail diminuée.. )

  • Moins de services publics (privatisations, déréglementation des transports, marchandisation de la santé, encouragement de la vente de HLM au secteur privé..)

  • Moins de protection pour les locataires, moins de contrôle écologique pour les citoyens, moins de moyens pour les associations …

En somme, c'est la même politique réactionnaire que la droite. Macron casse les droits sociaux et graisse la patte aux actionnaires : des recettes éculées, ringardes.

Dernière attaque en date de Macron, la fonction publique.

Le statut des fonctionnaires est hérité de la loi « Le Pors » de 1983, du nom du ministre communiste Anicet Le Pors.

Elle fixe les grands principes de la fonction publique : égalité, responsabilité et indépendance du pouvoir politique. Ce statut est bien la garantie de la neutralité et de la continuité du service public, au service de l'intérêt général. Précariser les fonctionnaires, c'est précariser la puissance publique.

Au-delà, il n'y a pas de fatalité à ce que la garantie de l'emploi soit un régime d'exception réservé aux fonctionnaires. La sécurisation des parcours professionnels pourrait bénéficier également aux salariés du privé. C’est le sens des propositions des communistes et du Front de gauche avec la création d'une « sécurité sociale de l'emploi ».

Le PS feint de protester en demandant à Macron de cesser de réfléchir à haute voix. Assez de double langage, si le PS comme le gouvernement ne partageaient pas ses choix libéraux et de droite, ils sanctionneraient Emmanuel Macron en le suspendant de ses fonctions comme le demande Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Dans les scrutins à venir comme dans le mouvement social et citoyen, le peuple aura l'occasion de dire ce qu'il veut, et de ce qu'il ne veut pas, les politiques libérales qu'elles soient menées par la droite ou l'actuel gouvernement socialiste.

Le PCF Morlaix distribuait un tract pour la campagne des Régionales et contre la politique économique du gouvernement ce samedi 4 octobre au marché de Morlaix
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:29

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LA PAIX

Tir du missile nucléaire M51 : irresponsabilité et gabegie financière


Alors que se tient une assemblée générale des Nations Unies, c’est un bien mauvais message que la France adresse à la communauté internationale en procédant a un nouvel essai du missile M51. Ce missile d’une portée de 8000 kilomètres peut être porteur de 6 a 8 bombes atomiques ayant chacune sa trajectoire propre et une puissance individuelle de plus de 100 fois la puissance d’Hiroshima.

Alors que les trois-quarts des États représentés aux Nations Unies ont à plusieurs reprises exprimé leur souhait de la mise en place d’un traité d’interdiction des armes nucléaires face au danger de catastrophe humanitaire qu'elles représentent, que l’opinion publique en France est favorable à un processus de désarmement nucléaire, qu’un large front se constitue au plan mondial réunissant tant les églises, les élus, les syndicats etc. La France persiste dans sa violation du Traité de non prolifération.

Par une lettre du 9 septembre, nous demandions au Président de la République d’annoncer à la tribune de l’ONU que la France gelait la modernisation des armes atomiques françaises. En vain, le Président de la République persiste dans la voie de l’irresponsabilité que constitue cette violation du droit international et de la gabegie financière puisque ces modernisations coûtent de l’ordre de 4 milliards d’euros au budget de la France et qu’au même moment, le gouvernement demande une coupe de 3,5 milliards d’euros dans le budget de la santé. C'est pourquoi le Mouvement de la Paix condamne le tir du M 51.

Plus que jamais l’action de l’opinion publique est nécessaire est nécessaire pour obtenir un traité d'interdiction des armes nucléaires.

Communiqué de presse du mouvement de la Paix: Tir du missile M51: irresponsabilité et gabegie financière
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:24

Les affrontements récurrents sur l’esplanade des mosquées où les provocations des juifs religieux extrémistes qui rêvent de construire un nouveau temple et violent le statu quo de 1967 ont mis le feu aux poudres la semaine dernière. La réponse de Benyamin Netanyahou a été de déclarer la « guerre aux lanceurs de pierres » en autorisant les tirs à balles réelles.

Dans ce contexte, la mort de deux Palestiniens – dont une jeune femme tuée par balles par l'armée israélienne dans un check-point d’Hébron parce qu’elle « allait poignarder un soldat » (selon la version de l’armée qui a été remise en cause par Amnesty International) – ou encore l’agression par des soldats israéliens, vendredi dernier, de deux journalistes de l’AFP, jetés à terre, leurs appareils brisés, sont révélateurs d'une situation qui alimente le désespoir.

A Jérusalem et en Cisjordanie la tension est à l’extrême, au point que le président Mahmoud Abbas a alerté lors de son séjour en France sur les risques d'une troisième intifada. Alerte confirmée par un récent sondage effectué par le Centre palestinien pour la recherche politique et les études stratégiques, entre le 15 et le 19 septembre, qui indique que 57 % des Palestiniens soutiendraient une intifada, alors qu’ils n’étaient que 49 % au mois de juin. Dans ce même sondage, 65 % des Palestiniens estiment que la création d’un État palestinien « n’est plus possible », et ils sont même 51 % à se dire désormais « opposés » à la solution des deux États. Il faut certainement y voir la conséquence des échecs successifs des plans de paix, des trop maigres progrès de la diplomatie palestinienne et des mécontentements populaires à l'égard de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, ou vis-à-vis du Hamas à Gaza.

La France devait présenter à l'ONU un plan visant à résoudre dans les 18 mois le conflit israélo-palestinien pour « atteindre, à travers des négociations, une solution juste, durable et globale, et faute d'accord à l'issue de ce délai devait reconnaître officiellement l’État de Palestine ». Ce plan bien qu’insuffisant à nos yeux a malgré tout été retiré sous les pressions israéliennes et américaines alors que l'heure est à l’urgence d’une mobilisation internationale pour stopper ce qui est conçu par Tel Aviv comme une stratégie de pourrissement de la situation.

Samedi 10 octobre, nous pouvons faire entendre cette exigence à l'occasion d'une journée d’action nationale et décentralisée pour la reconnaissance de l’État palestinien.

Monsieur François Hollande, il n’est plus possible d’attendre !

Le vote des parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat de décembre 2014 pour la reconnaissance de l'Etat palestinien doit être respecté.

La reconnaissance de l’Etat palestinien, c’est maintenant !

Nous appelons tous les pacifistes à multiplier les initiatives pour cette journée du 10 octobre partout en France et à Paris, place de la République.

Palestine : Monsieur Hollande, il n'est plus possible d'attendre !
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:21
Ils n’ont pas honte ! Le Grand Journal 
 de Canal plus, 
qui a vanté 
le « discours 
de vérité » du front national, a été applaudi par les pontes de l’extrême droite.

Maïtena Biraben, la journaliste-¬animatrice du Grand Journal de Canal Plus, n’a visiblement pas mesuré la gravité de ses propos. Jeudi dernier, face à l’avocat Éric Dupont-Moretti, elle vantait un « discours de vérité » que tiendrait « le Front national » et dans lequel « les Français se reconnaissent ». Formation ¬politique qualifiée, au passage et faussement, de « premier parti de France ». Rien de moins. Des affirmations étayées par la reprise in ¬extenso d’argumentaires frontistes qui en ferait ¬bafouiller de joie son service communication. Et pompon sur le casque à pointe : cette ¬repoussante séquence arrive peu après l’invitation controversée de Robert Ménard, maire lepéniste de Béziers, gratifié par la même Maïtena Biraben de « pro de la com ».

Le lendemain, acculée à une explication de texte, l’animatrice a assuré, avec une certaine suffisance, qu’elle avait disserté « sur la forme, pas sur le fond », balayant toute forme de critiques. Un peu court. À tel point qu’elle nous ferait presque regretter Jean-Michel Aphatie, remercié par Canal Plus il y a peu.Cet indéboulonnable réac en chef (il officie désormais sur Europe 1) s’est d’ailleurs offert le plaisir d’épingler la prestation de celle qui lui a succédé au travers d’un billet de blog vachard. « En associant Front national et vérité, elle a tranché à sa manière une question qui taraude la société depuis des lustres. Outre son illégitimité, s’ajoute la violence de la manière. » De son côté, la bande des Collard, Le Pen et Philippot a applaudi des deux mains, prenant là une revanche historique sur la chaîne qui, jusqu’à sa reprise en main par Vincent Bolloré, se faisait un devoir de les étriller ; pitreries du bouffon Cyrille Eldin mises à part. « La caste perd la tête : lyncher une journaliste car elle pose des questions qui déplaisent aux chantres de la pensée unique », a ainsi dénoncé Florian Philippot. Le Grand Journal de Canal Plus applaudi par les caciques du FN. La chaîne cryptée qui a prospéré sur le foot et le porno réserve encore bien des surprises

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:16
La leçon des migrants de Calais

HUMANITE DIMANCHE

La chronique de Christophe Le Duigou (*)

COMMENT POUVAIT-ON PENSER QUE LA MONDIALISATION SE LIMITERAIT À L’ÉCONOMIE ET PAS À LA CIRCULATION DES PERSONNES ?

Confrontée au problème de l’immigration et des réfugiés, l’Europe peine à mettre en œuvre les mesures d’urgence qu’impose la situation, et se divise. Plus grave encore, derrière les discours compassionnels, elle se refuse à appréhender la nature nouvelle des flux migratoires.

La cause immédiate des mouvements de populations qui viennent de mobiliser l’opinion est connue : les guerres – qui se sont intensifiées dans de nombreuses régions du monde et, singulièrement, en Afghanistan, en Syrie, en Irak – ont déplacé 60 millions de personnes. Les pays occidentaux ne peuvent se dédouaner de leurs responsabilités dans les conséquences de nombre de ces conflits, dont ils sont partie prenante. Accueillir une partie de ces réfugiés qui frappent aux portes de l’Europe et qui représentent entre 0,1 % et 0,2 % de la population de l’Union ne devrait pas être un problème.

Mais peut-on continuer à s’abriter derrière l’interprétation étroite du droit d’asile, sur laquelle s’arcboute la France ? L’immigration est toujours liée aux mouvements structurels du capital à l’échelon du monde. Mais cette foisci, le phénomène prend une tout autre dimension, comme nous le montrent les migrants de Calais qui cherchent à s’installer en Angleterre. Ils nous font comprendre que la mondialisation a changé la donne. Ces hommes et ces femmes veulent être aussi libres de circuler que les marchandises dans lesquelles ils se cachent pour traverser la Manche ! Comment pouvait-on penser que la mondialisation se limiterait à ses aspects économiques et financiers sans s’accompagner de la circulation des personnes ? Par le passé, les entreprises cherchant de la main-d’œuvre à bas coûts organisaient les migrations vers la métropole. Aujourd’hui, les mêmes, visant des profits à court terme, préfèrent délocaliser leur production dans les pays émergents, sans souci de contribuer à un développement économique cohérent des pays où ils s’implantent, si bien qu’une partie de la population de ces pays, notamment la plus formée, n’y trouve pas sa place et regarde légitimement vers les pays donneurs d’ordre. Ce mouvement est entretenu par une politique de drainage de la main-d’œuvre qualifiée par les pays qui se présentent comme les pôles actifs de la mondialisation – la Californie, l’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne, l’Australie et désormais l’Allemagne. Une fois de plus, la théorie économique est vérifiée. La croissance des flux économiques dans une logique sélective de marché, ignorant des droits humains, ne réduit pas l’importance des flux migratoires, mais gonfle au contraire ces derniers.

N’en déplaise à Mme Le Pen, qui réclame « la fin de l’immigration », c’est seulement sur la base d’une mobilité organisée dans le cadre de coopérations avec les pays du Sud que peuvent se concevoir les réponses efficaces à ce nouveau défi. À l’heure d’Internet et de la télévision par satellite, penser la France et l’Europe comme des forteresses dans lesquelles on vivrait entre soi, hors des grands courants d’échanges, n’a pas de sens.

La seule solution crédible et durable est de passer d’un schéma de mondialisation où domine la logique de la pure compétitivité et du chacun-pour-soi à une logique de développement solidaire avec les pays d’immigration. La France ne peut bien sûr pas accomplir cette tâche toute seule. Mais c’est le sujet qu’elle devrait placer en priorité de l’ordre du jour de la conférence internationale annoncée par François Hollande.

(*) Économiste et syndicaliste.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:29

http://www.humanite.fr/pour-ali-mohammed-585144

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin :

À l’heure même où s’écrivent ces lignes, la vie d’Ali Mohammed est suspendue à un rien. Ce rien nous hante, il nous est insupportable.

Il y a des moments où nous devons accepter que certains hommes deviennent des symboles, parce que l’ignominie du sort qui leur est réservé a valeur universelle. Ainsi en est-il d’Ali Mohammed Al Nimr, désormais âgé de 20 ans, mais aux mains de ses tortionnaires de la monarchie théocratique saoudienne depuis l’âge de 17 ans. Son crime ? Avoir participé à une manifestation antigouvernementale, en 2012, dans la province chiite de Qatif. Que risque-t-il ? D’être décapité, avant que son corps ne soit crucifié jusqu’à son pourrissement. En Arabie saoudite – comme dans l’espace occupé par Daech –, la loi, issue de la Charia, prescrit en effet la crucifixion comme sanction possible pour des « cas graves » de sorcellerie, d’hérésie, d’injure à l’égard du prophète, mais également pour fait de révolte contre l’État, considéré autant comme un crime politique que religieux. Cette obscurantiste sentence a été prononcée, puis confirmée, et l’ultime appel définitivement rejeté. Cette mise à mort peut donc survenir à n’importe quel moment. À l’heure même où s’écrivent ces lignes, la vie d’Ali Mohammed est suspendue à un rien. Ce rien nous hante, il nous est insupportable.

D’autant plus insupportable que les « puissants » du monde se trouvent au siège des Nations unies, ces jours-ci, et que, du côté de la diplomatie française, l’une des principales alliées de l’Arabie saoudite, rien ne semble trop beau pour ne pas indisposer le roi Salmane, ce grand acheteur de Rafale, de vedettes et d’hélicoptères de combat. La vie d’un manifestant vaut-elle quelques avions de chez M. Dassault ? François Hollande a bien sûr demandé à son interlocuteur privilégié de renoncer à l’exécution, la France étant « opposée à la peine de mort ». Ces mots a minima résonnent comme une défaite, sinon une allégeance, à l’image de l’ONU d’ailleurs, qui vient de nommer un représentant de l’Arabie saoudite pour diriger son Conseil des droits de l’homme... La disponibilité pour se battre – même pour un homme du bout du monde – dépend et se nourrit toujours de la conscience de l’utilité de le faire. L’Humanité juge utile et indispensable de lancer une grande mobilisation pour sauver Ali Mohammed de ses bourreaux. Le temps presse.

Pour Ali Mohammed, opposant saoudien menacé de décapitation et de crucifixion (L'Humanité)
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:26
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:41
Le Télégramme 29/09/2015

Le Télégramme 29/09/2015

Le Télégramme 30/09/2015

Le Télégramme 30/09/2015

Le Télégramme 39/09/2015

Le Télégramme 39/09/2015

Ouest-France, 29/09/2015

Ouest-France, 29/09/2015

Ouest-France, 30/09/2015

Ouest-France, 30/09/2015

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 05:59
Rémunération des fonctionnaires: le projet Lebranchu mort mais pas enterré (Le Télégramme, 30 septembre)

C'est un sérieux revers pour la ministre de la Fonction Publique, la morlaisienne Marylise Lebranchu: la CGT, premier syndicat de la Fonction publique (23,1%) a annoncé, hier, qu'elle ne signerait pas le projet d'accord sur la rémunération des fonctionnaires, un chantier inédit depuis 25 ans.

Le ministère temporise, la CGT voit rouge

Après les refus déjà entérinés de FO (18,6%) et Solidaires (6,86%) cette décision enterre théoriquement le texte qui, pour être validé, devrait recueillir l'aval de syndicats représentant au moins 50% des voix aux élections professionnelles. A ceci près que le ministère de la Fonction Publique s'est refusé, hier soir, à acter l'échec de l'accord.

Evoquant une "situation inédite où les signataires et les non-signataires sont plus ou moins 50%" Marylise Lebranchu et le Premier Ministre, Manuel Valls, ont repoussé à aujourd'hui leur communication sur ce dossier.

Une incertitude qui a fait bondir la CGT, laquelle a averti, d'emblée: "Pas question de remettre en cause la règle de l'accord majoritaire à 50% qui est une pierre angulaire de notre démocratie".

Le texte visait à rendre les carrières "plus attractives". Il proposait de revoir d'ici 2020 toutes les grilles de rémunération (catégories A, B, et C) moyennant un allongement des carrières. En clair, il aurait fallu plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire (25 ans actuellement).

Dernier syndicat à se prononcer, la CGT a jugé le calendrier d'application du protocole d'accord à partir de 2017 "inacceptable". Dénonçant le "chantage du gouvernement", elle a réaffirmé la "priorité absolue qui doit être donnée à l'augmentation immédiate de la valeur du point d'indice" gelé depuis 2010.

Lire aussi dans la Gazette des Communes:

La CGT, première organisation syndicale de la fonction publique a décidé de ne pas signer le projet d'accord sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR), a-t-elle annoncé mardi 29 septembre 2015. Le texte n'ayant pas reçu d'accord majoritaire (plus de 50 % des voix recueillies lors des dernières élections professionnelles), les mesures qu'il contenait ne devraient pas être appliquées. Mais une conférence de presse de bilan de la négociation est prévue demain mercredi midi.

Dans son communiqué, la CGT évoque « de fortes insuffisances » dans le texte. « La première partie du protocole réaffirme de manière forte un certain nombre de principes fondamentaux quant au statut et à la conception républicaine de la fonction publique, mais l’écart n’en reste pas moins considérable entre cette réaffirmation et la politique concrète de ce gouvernement qui met la fonction publique à la diète, poursuit les suppressions de postes, coupe dans les budgets, met à mal les missions publiques », développe-t-elle dans le communiqué.

Les représentants syndicaux ne manquent pas aussi de dénoncer les récentes déclarations de Emmanuel Macron : « Les déclarations anti-fonctionnaires du ministre de l’Economie confirment qu’en la matière, les engagements gouvernementaux ne peuvent être pris pour argent comptant. »

Autres critiques : l’application tardive de l’accord, dont les premières mesures entreraient en vigueur à partir de 2017. Par ailleurs, plusieurs engagements « sont trop diffus et leur application n’est pas datée », la réforme des agents de maîtrise par exemple.

La CGT signale aussi des problèmes de reclassement. « Certains agents, notamment en fin de carrière, se trouveraient sur certaines périodes à un indice inférieur à celui qu’ils auraient eu avec les grilles actuelles. »

Problème de confiance

Le syndicat évoque en outre un problème de confiance : « Plusieurs des accords précédemment signés n’ont pas été pleinement appliqués », comme celui sur la résorption de la précarité et sur la santé au travail. « Sur plusieurs points, le gouvernement actuel n’a pas œuvré à les faire respecter », insiste-t-on.

La CGT conclut en renvoyant la responsabilité au gouvernement : « Dès le début de la négociation, nous avions signalé les points durs du texte, tels que la faiblesse des mesures indiciaires et la suppression de l’avancement d’échelon à la durée minimale. Le gouvernement a fait le choix de laisser les choses en l’état », insiste Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT Services publics.

Le syndicat se dit disponible pour une reprise des négociations « sur des bases nouvelles » et dénonce « le chantage inacceptable du gouvernement » qui indique être prêt aujourd’hui, faute d’un accord, à renoncer à toute mesure de revalorisation du point d’indice et des carrières.

Une conférence de presse bilan est prévue demain mercredi au ministère de la Fonction publique.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 08:58
« Construisons les convergences qu'attendent les citoyens »

L’HUMANITE DIMANCHE

Le Front de gauche tient, les 24 et 25 septembre, ses journées parlementaires. À cette occasion, André Chassaigne, président du groupe GDR à l'Assemblée, explique pourquoi il faut « désintoxiquer » le pays de la finance et travailler avec les députés de gauche critiques à l'égard du gouvernement.

HD. Quel est l'état d'esprit des députés du front de gauche en cette rentrée parlementaire ?

André CHASSAIGNE.

Nous n'avons aucune illusion sur un changement de cap de la politique menée par le gouvernement. Mais nous conservons notre détermination à combattre sa dérive libérale menée sans complexe. Et nous ne lâcherons pas dans notre volonté d'infléchir ses orientations, notamment pour le dissuader de servir une nouvelle fois la soupe à un MEDEF mis en appétit par le rapport Combrexelle. Tout est fait aujourd'hui pour transformer notre droit du travail en bouc émissaire des difficultés économiques. Nous aurons une parole forte pour expliquer que les difficultés viennent de l'absence d'une harmonisation sociale de haut niveau en Europe et du triomphe de la logique du marché qui n'a cure de l'économie réelle et de l'emploi. Expliquer aussi que la conférence de Paris sur le climat ne pourra aboutir si nous ne posons pas collectivement le constat de l'impasse sociale et écologique dans laquelle nous conduit le modèle économique actuel.

HD. Le débat budgétaire est le grand rendez-vous parlementaire de cet automne, comment allez-vous l'aborder ?

André CHASSAIGNE.

Le gouvernement vient d'annoncer qu'il abandonnait le projet d'une grande réforme fiscale, pourtant si nécessaire à notre pays. Dans le même temps, il confirme les orientations du funeste « pacte de responsabilité » qui permettra aux entreprises de bénéficier d'une baisse de leurs prélèvements de 41 milliards d'euros en 2017. C'est inacceptable ! Notre système fiscal est profondément injuste et inefficace. Une politique de gauche serait de le rendre plus progressif, plus transparent et de mettre à contribution ceux qui en ont les moyens, les grandes entreprises et les foyers les plus fortunés, pour permettre à l'État et aux collectivités de mener une politique ambitieuse. Nous continuerons aussi à porter avec force nos propositions pour « désintoxiquer » notre pays des marchés financiers, favoriser l'investissement utile et créateur d'emploi, lutter contre la fraude et l'optimisation fiscales. Nous agirons pour qu'elles puissent faire l'objet d'initiatives communes dans l'hémicycle. C'est une étape essentielle à la construction de l'alternative à la politique libérale du gouvernement.

HD. vous parlez d'initiatives communes avec d'autres députés : sous quelle forme ? Un nouveau groupe ?

André CHASSAIGNE.

Nous travaillons aujourd'hui au sein d'un groupe qui réunit deux composantes : les députés du Front de gauche et les députés ultramarins. Ce groupe de la Gauche démocrate et républicaine rassemble déjà des parlementaires de gauche libres dans leur expression. C'est sans doute ce qui fait sa force... et sa bonne santé ! Au-delà du groupe, sans se laisser impressionner par les déclarations du premier ministre proclamant qu'il n'y a pas d'alternative à gauche, les députés du Front de gauche multiplient les démarches pour faire émerger cette alternative constructive et force de propositions. Un exemple : lors du projet de loi Macron et du vote sur l'article 49-3, nous avons proposé à tous les « frondeurs » et aux « écolos » de porter une motion de censure de gauche. Nous avons, certes, échoué mais nous somme s convaincus que cette nécessité de construire des convergences finira par s'imposer tant elle est attendue par les citoyens. Aussi, en cette rentrée, nous avons décidé de concrétiser une collaboration avec d'autres députés de gauche en rupture avec la politique gouvernementale. Elle se traduira par des rencontres régulières pour un travail parlementaire commun. Quant à la construction d'un nouveau groupe, c'est un objectif que nous n'écartons pas. Mais pour que ce ne soit pas une simple alliance de circonstance, une telle démarche ne peut s'inscrire que dans un processus de travail collectif sur un projet commun. C'est ce que nous mettons en œuvre.

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