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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:12
Photos Peuple des Dunes

Photos Peuple des Dunes

Quimper: 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion (Côté Quimper)

Côté Quimper

Quimper 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion
Le Peuple des dunes est opposé au projet d'extraction de sable en baie de Lampion. Accompagnés de pêcheurs et d'élus, tous ont manifesté à Quimper ce samedi 17 oct
obre.

Par Sébastien Joncquez

Bien sûr, la manifestation de ce samedi 17 octobre n’avait rien à voir avec celles organisées à Trébeurden – berceau de la contestation – et Lannion, en mai 2012 et en janvier 2015. Celles-ci avaient réuni respectivement quelque 4 000 et 8 000 opposants au projet d’extraction de sable porté par la Can( groupe Roullier). Néanmoins, les organisateurs ne se disent guère déçus : « Ce matin, il s’agissait d’une opération “coup de poing” qui n’avait pas vocation à réunir des milliers de personnes. Et il n’est pas dit que nous faisions d’autres opérations de plus grande ampleur », déclare Alain Bidal, président du collectif du Peuple des dunes.

Nous devons déposer un recours contre le décret devant le Conseil d’État avant le 16 novembre. Et nous aurons deux mois, à compter de la signature de l’arrêté, pour déposer un référé devant le tribunal administratif.

Ils s’opposent toujours à ce projet. Et ils l’ont fait savoir au préfet du Finistère, Jean-Luc Videlaine – compétent sur ce dossier. C’est en effet lui qui signera, dans les prochains jours, l’arrêté permettant le début des travaux. Arrêté qui fera suite au décret ministériel signé par le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, le 6 septembre dernier.
146 000 opposants

Ces deux textes seront dénoncés prochainement par les opposants. « Nous devons déposer un recours contre le décret devant le Conseil d’État avant le 16 novembre. Et nous aurons deux mois, à compter de la signature de l’arrêté, pour déposer un référé devant le tribunal administratif », explique le président.

Avec ces deux recours, les opposants espèrent bien empêcher le début des travaux d’extraction de sable prévu en janvier 2016. Et comptent s’appuyer sur les 146 000 signatures enregistrées à ce jour contre le projet.

http://www.cotequimper.fr/2015/10/17/200-manifestants-contre-lextraction-de-sable-en-baie-de-lannion/

Album photos de Pierre-Yvon Boisnard (le Homard Enchaîné)
https://www.flickr.com/photos/pyb29/albums/72157659978967805

Quimper: 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion (Côté Quimper)
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 12:25
Les camarades de la CGT distribuaient eux aussi un tract sur l'enjeu du climat, de la réindustrialisation et du rail

Les camarades de la CGT distribuaient eux aussi un tract sur l'enjeu du climat, de la réindustrialisation et du rail

Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche, Noëlle Péoc'h et François Rippe, candidats du Front de Gauche dans le Finistère

Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche, Noëlle Péoc'h et François Rippe, candidats du Front de Gauche dans le Finistère

A l'arrière plan, Martine Le Nozerh (à gauche), Erwan Rivoalan (candidat sur la liste du FDG, le 3e en partant de la droite) et Dominique Gontier, membres de la direction départementale du PCF

A l'arrière plan, Martine Le Nozerh (à gauche), Erwan Rivoalan (candidat sur la liste du FDG, le 3e en partant de la droite) et Dominique Gontier, membres de la direction départementale du PCF

Xavier Compain et Noëlle Péoc'h

Xavier Compain et Noëlle Péoc'h

Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat
Intervention de Xavier Compain

Intervention de Xavier Compain

Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat
Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat

Dans son intervention faisant suite à celle de l'animateur régional de la CGT des Cheminots, venu des Côtes d'Armor, Xavier Compain a défendu l'objectif de la justice climatique et des efforts particuliers des pays riches et industrialisés vis à vis des pays pauvres lors de la conférence climat. Il a montré le caractère restrictif de la politique du tout TGV ou du tout aérien, avec ce projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont beaucoup de bretons se demandent à quels besoins véritables il correspond au-delà de quelques intérêts financiers privés, au moment où les enjeux climatiques, écologiques et sociaux doivent amener à développer le réseau ferroviaire de proximité, les lignes régionales, le fret ferroviaire, le cabotage maritime. Il a défini les priorités de la campagne et de l'action publique du Front de Gauche en matière de solidarité, d'écologie et de développement des services publics, à mille lieues des logiques promues par la droite de Le Fur ou par la ligne gouvernementale des Macron, Le Drian et consorts.

Le tract du Front de Gauche sur la COP 21 et le développement du transport ferroviaire en Bretagne, à l'encontre des politiques de restructuration libérale, a été très bien reçu.

LA COP 21 PASSE PAR LE TRAIN POUR TOUS

TER/TET !? MILLE FOIS OUI !

La région a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs.

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions État/SNCF/Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000 €. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs/jour c'est encore peu car on sait que les Bretons sont parmi les Français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de trains et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs.

Par ailleurs alors que la Région avait fait de la présence humaine dans les gares une de ses priorités de très nombreux postes ont été supprimés par la SNCF, qu'il s'agisse de l'accueil, de la billetterie ou de la sécurité en gare, sans réaction de la région.

Nombre de gares ont été transformés en halte, nombre de guichets ont été fermés. La SNCF se prépare également à fermer ses boutiques à Concarneau, Douarnenez, et Crozon sans que les élus régionaux ne s'en émeuvent

MORALITE : TER IL Y A ENCORE DU PAIN SUR LA PLANCHE !

TGV ? OUI MAIS PAS QUE !

UNE POLITIQUE FERROVIAIRE REGIONALE OUTIL D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes (37 mn).

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que » de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que, dans la logique qui prévaut aujourd’hui, la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris (à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

LES BONS BARREAUX À LA BONNE ÉCHELLE

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur (le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des côtes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement :

Brest/Landerneau/Quimper

Paimpol/Charhaix/Rosporden/Concarneau

Saint-Brieuc/Loudéac/Pontivy/Auray

La Brohinière/Ploermel

Saint-Malo/Dol/Rennes/Messac/Redon puis Nantes.

Les élu(e)s régionaux du Front de Gauche exigeront le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une attention particulière sera portée, en terme de calendrier à la liaison Brest/Landerneau/Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Les élu(e)s FdG seront disponibles et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles la liaison Rennes/Fougères ou l'amélioration des trajets comme Saint-Malo/Dinan.

RECONQUÉRIR LE TRAFIC MARCHANDISE

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise ! Ce chiffre parle de lui même. C'est totalement insuffisant !

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructures de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon/Quimper nombre d'embranchements fret ont été déferrés. Pour exemples ceux de Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit-elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça !

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

UNE POLITIQUE DES TRANSPORTS FERROVIAIRES INTER RÉGIONALE ET OUVERTE A L'EUROPE

RENFORCER L'ARC ATLANTIQUE

Les Régions de l'arc Atlantique (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine) ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire Brest/Toulouse par Quimper et Redon/Nantes/Bordeaux alors que les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

GAGNER LA VOIE FERREE CENTRE EUROPE ATLANTIQUE

Dans le même esprit la Région Bretagne doit se rapprocher des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédiée au trafic marchandise. Cette ligne peut assurer entre Nantes et Chagny, point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe, du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle doit avoir des prolongements dans la desserte des ports bretons, départementaux et régionaux.

PAS DE TABOUS FISCAUX ET BUDEGETAIRES POUR FAIRE AVANCER LE TRAIN

Alors pas de tabous ! La multi-modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire voyageurs et marchandises en phase avec les objectifs de la transition écologique et la modernisation économique durable.

Les élu(e)s FdG pèseront pour mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elles et ils promouvront les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

Elles et ils se mobiliseront pour obtenir de nouveaux financements :

- taxes sur les bénéfices des sociétés d'autoroutes

- création d'un Livret d'épargne pour la modernisation et le développement des infrastructures ferroviaires

- récupération des intérêts de la dette du système ferroviaire français (1,5 milliard d'€) après sa reprise par l'État (la France ne finance que 32 % du ferroviaire contre 50 % en Allemagne ou 90 % en Suède)

DES TRAINS ACCESSIBLES POUR TOUS, UN FRET FERROVIAIRE EFFICACE C'EST

MOINS DE CARS, MOINS DE CAMIONS SUR LES ROUTES : MOINS DE POLLUTION, MOINS DE MACRON !

LES 6 ET 13 DECEMBRE PROCHAIN, ELECTIONS DES CONSEILLERS REGIONAUX

AVEC LE FRONT DE GAUCHE ON SE MELE DE CE QUI NOUS REGARDE

XAVIER COMPAIN SYLVIE LARUE

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 15:22

Réfugiés de guerre, migrants économiques ou climatiques, travailleurs pauvres exploités ou chômeurs, peuples européens sous la coupe de l'austérité... tous victimes, un seul ennemi: la finance !

Ce système fou du capitalisme financier ne recule devant rien pour accumuler toujours plus de profits : guerres, déséquilibres économiques mondiaux, dettes.

Et une aubaine que cette « crise des migrants » pour les xénophobes et les libéraux qui y voient une occasion d'activer la machine à diviser les plus démunis, d'attiser la haine de l'étranger !

REFUGIES, DES DOMMAGES COLLATERAUX DE GUERRES QUI RAPPORTENT

Toutes les guerres menées au Moyen-Orient sous couvert de défense de la démocratie, de lutte contre les tyrans … l’ont été en réalité pour préserver des intérêts économiques (interventions successives en Afghanistan, Guerre en Irak, « sauvetage » en Libye).

Seuls résultats évidents : confusion et chaos, épanouissement des Al Qaïda et Daech, massacres et misère pour la population. Comble de cynisme, on soutient et on vend des armes à des dictatures comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, premiers pourvoyeurs de fonds des groupements terroristes que l’on prétend combattre. La France est l’un des principaux fournisseurs d’armes des émirats et dictatures du Moyen Orient.

LES MIGRANTS, CA RAPPORTE AUSSI !

La mondialisation de l’économie, la circulation libre des biens et des capitaux (mais en aucun cas des personnes) ont été la porte ouverte au pillage des matières premières, des terres ou de toute autre source de profit, à la mise en concurrence des peuples, la mise en danger de l’écosystème. Conséquences : des économies locales détruites et des populations contraintes de migrer pour survivre. Mais ces mouvements migratoires sont aussi une source de revenus non négligeable pour le business qui s’organise autour du contrôle des frontières.

LES DETTES ET L’AUSTERITE, UN PLACEMENT SÛR

Les dettes sont bien utiles : après avoir fait éponger leurs pertes par les pouvoirs publics, les financiers y trouvent des sources de placements rémunérateurs. Et on en profite pour assécher les services publics qui ne rapportent rien, diminuer les salaires d’une main d’œuvre toujours trop chère, détruire les acquis sociaux pour des salariés que l’on préfère soumis et corvéables.

LA SOLUTION : SEULS LES PEUPLES PEUVENT L’IMPOSER

Instauration d’une paix durable au Moyen-Orient : protection des populations, embargo sur les armes, sanctions envers les états qui soutiennent les forces djihadistes, retrait des troupes israéliennes de Palestine … Créer les conditions d’un monde économiquement juste et solidaire: Régulation de la finance, fin des accords de libre-échange, du mode de production capitaliste … Il faut en finir avec la tyrannie des marchés financiers qui jette le monde entier dans la tourmente, réclamant aux peuples des sacrifices toujours plus grands, semant la misère et la mort, la haine et le chaos.

Quelques chiffres qui disent combien l’austérité imposée aux budgets sociaux ne semble pas concerner le lobby militaro-industriel.

De l’argent pour la guerre, le gouvernement en trouve, en même temps qu’il impose des restrictions budgétaires qui mettent en péril les services publics !

La France, bonne élève de l’Europe libérale, participe de la misère du monde !

Budget de la santé : Baisse de 3,5 Milliards d'euros

Modernisation des armes atomiques françaises : 4 Milliards d’euros

Septembre 2015 : Nouvel essai du missile M51 par la France. Ce missile d’une portée de 8000 kilomètres peut être porteur de 6 a 8 bombes atomiques ayant chacune sa trajectoire propre et une puissance individuelle de plus de 100 fois la puissance d’Hiroshima.

20 Milliards d'économies budgétaires prévues par le gouvernement socialiste sur les prestations sociales d'ici 2017

2014 : vente d'armes françaises : plus de 8,2 Milliards d'euros de chiffre d'affaires

2014 : Dépenses militaires dans le Monde : 1800 Milliards de dollars

Opérations de paix de l’ONU : 8,4 Milliards de dollars.

La France envisage l'accueil de 31750 réfugiés, d'ici 2 ans, soit 0,048 % de la population française, ce n’est pas vraiment l’ « invasion » dont parlent certain-es ?

Par contre les mises en rétention et les reconduites aux frontières deviennent une importante source de profit pour les sociétés privées chargées de la construction et de la gestion des lieux de rétention. L’Europe « forteresse », qui se dresse contre les flux migratoires, c’est la militarisation des frontières, la surveillance satellitaire, les drones maritimes, les systèmes de détection olfactive...

Un juteux marché que se partagent : Thales, Finmeccanica, Airbus, Eads, Ericsson, Gdf-Suez, Vinci...

Une certaine conception du monde que nous combattrons toujours Plus que jamais : La FINANCE DEHORS ! L'HUMAIN d'ABORD !

( Tract du Front de Gauche pays de Morlaix distribué la semaine du 10 au 17 octobre).

Réfugiés de guerre, migrants économiques ou climatiques, travailleurs pauvres, exploités ou chômeurs, peuples européens sous la coupe de l'austérité... tous victimes, un seul ennemi: la Finance!
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:10
Samedi 17 octobre: Albert Meslay au Théâtre de Morlaix dans le cadre de "La Charrette aux Merveilles"

Pour son nouveau spectacle, il a décidé de faire appel à des auteurs comiques issus de pays " de préférence à monnaie faible ".
Nous voilà donc avec des sketches écrits, entre autres par un jeune comique Tibétain qui vient de terminer son BTS Forces de ventes, un humoriste Grec ayant accepté d'étaler le paiement de son sketch sur 5 ans, voire un réfugié climatique du Bengla-Desh, ex-paysan sans terre, reconverti dans le stand up ...

Albert Meslay : " Je délocalise " le premier spectacle adapté à la crise.
Dans le cadre de LA CHARRETTE AUX MERVEILLES
Réservations au Théâtre 02 98 15 22 77
Ouverture des guichets samedi dès 19h30

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 13:29

Langues et culture de Bretagne

Nous avons une chance, celle d’avoir hérité de deux langues : le breton, une langue celtique (un peu moins de 200000 locuteurs, mais beaucoup d'en ayant pas un usage courant ni une maîtrise complète) et le gallo, une langue romane (5 à 10 % de locuteurs quotidiens).

Nous avons un problème : nos langues comme les 75 répertoriées et pratiquées en France (métropole et Outre-mer) sont classées en danger par l’Unesco. Leur disparition serait une perte inestimable pour l’humanité.

Nous avons une responsabilité : préserver et enrichir ce patrimoine encore vivant. Cela nous impose de les transmettre, de les apprendre et de les faire vivre. Cela ne remet pas en cause l’officialité de notre langue commune, le français.

Depuis les années 50, de moins en moins de familles transmettent ces langues, aussi l’École a un rôle majeur pour transmettre ces langues et assurer leur pérennité !

Quelle est la situation de l’enseignement?

L’enseignement bilingue (de la maternelle à la terminale) représente 16345 élèves : 43,60 % dans le Public, 31,40 % dans l’enseignement privé catholique et 25% à Diwan. Des disparités existent entre les départements : par exemple, dans le département du Morbihan, le service public d’éducation n’accueille que 33,50 % des élèves bilingues contre plus de 53% pour l’enseignement privé catholique. Le rectorat et les DASEN (ex-IA) sont totalement responsables de cette situation. On pourrait citer de nombreux exemples de refus d’ouverture pour laisser la place au Privé.

L’enseignement facultatif concerne le breton et le gallo (Initiation d’1h, option de 2 à 3h, LV2 ou LV3)

Dans le 1er degré, 7840 élèves reçoivent un enseignement d’initiation dans le primaire dans le Finistère où le Conseil général prend en charge des intervenants extérieurs.

Dans le second degré : près de 5300 élèves (dont 52 % dans le service public) suivent un enseignement facultatif (1) au collège et au lycée mais avec de grandes disparités d’offres et des ruptures entre le collège et le lycée.

La réforme du Collège supprime l’enseignement facultatif en 6ème au collège à la rentrée 2016, y compris pour les élèves qui ont bénéficié de l’initiation en primaire ! Les heures de breton ou de gallo seront prises sur les autres disciplines dans le cadre des Enseignements Interdisciplinaires (EPI) ! Et dire que l'article 40 de la loi de refondation de l’école de 2013 précisait que « l'enseignement des langues régionales serait favorisé » !

Dans les autres secteurs, près de 900 étudiants suivent un enseignement de breton à l’Université dont près de la moitié un cursus complet, plus de 3300 adultes suivent des cours de breton hebdomadaires, et près de 300 suivent une formation intensive de 3 et 6 mois.

Formation des enseignants et autres (petite enfance par ex. ) : des aides financières financées par la région et des conseils départementaux, ont été mises en place

Rappel :

1er degré : concours externe « special langues regionales »

2d degré : CAPES (breton-histoire-géo, breton-maths, breton-anglais, breton-lettres)

Des enseignants qui ont un autre CAPES mais qui sont titulaires par exemple du DCL (Diplême de Compétences en Langues) peuvent aussi être affectés pour enseigner leur discipline en breton.

Production et diffusion du matériel pédagogique : la Région cofinance le fonctionnement de Ti-Embann ar Skolioù (TES), service du Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) qui diffuse gratuitement dans les écoles des manuels scolaires en breton (35 000 chaque année).

L’Office Public de la langue bretonne (Ofis Publik ar Brezhoneg) est un établissement public de coopération culturelle. Il a été créé en 2010. Ses membres fondateurs sont l'Etat, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil régional des Pays de la Loire et les Conseils départementaux du Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor, de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.

Ses missions

Il a pour principales missions la promotion de la langue bretonne et le développement de son emploi dans l'ensemble des domaines d'usage d'une langue. L'établissement met en œuvre les politiques linguistiques qui lui sont confiées par les pouvoirs publics membres. L'Office Public concentre notamment ses efforts sur la structuration du développement de l'offre d'enseignement bilingue. Il participe aussi à la promotion des cours de breton pour adultes Il participe également pleinement à l'enrichissement du corpus de la langue ainsi qu'à son adaptation continue au monde contemporain. Pour en savoir plus : http://www.fr.brezhoneg.bzh/

Documents phare de la Région

Rapport voté en mars 2012 : une politique linguistique pour la Bretagne

http://www.bretagne.bzh/jcms/preprod_144323/fr/rapport-d-actualisation-de-la-politique-linguistique-pour-la-bretagne-session-du-conseil-regional-de-mars-2012

Convention Etat-Région spécifique (2015/2020) : la dernière en date est à l’ordre du jour de la session du 15 octobre 2015

C’est la 3ème convention de ce type.

Cette convention ne rencontre pas le soutien habituel. Elle est même contestée par le Conseil Culturel de Bretagne, par la FSU au CESER, par Aï ta qui parle de trahison etc.

L’Etat (le recteur de l’académie de Rennes) semble avoir tenu le stylo :

Ce texte = vœux pieux car de pas de plan programmé dans le temps, mêmes objectifs pour 2020 (20000 élèves en bilingue) que pour 2010 !!! + recherche de la limitation du nombre d’emplois !

  • inscription de seuils d’ouverture quelle que soit la taille de la commune ou de l’école (15 élèves en maternelle, refus de prendre en compte les 2 ans),
  • notion très théorique de » nombre de places vacantes » (cette vision a conduit à la mise en sommeil de classes qui ne se sont jamais réveillées car le véritable objectif était de fermer le site : c’est le cas en collège de Sizun, de Redon, de Pontivy et peut être de Rostrenen l’an prochain),
  • pas de priorité au service public, c’est toujours la complémentarité des réseaux qui est sous–jacente dans le discours de l’Etat affichée dans la convention comme un principe relevant de la cohérence géographique » : l’EN répond aux parents victimes des principes ci-dessus, mais il y a des classes bilingues dans l’enseignement privé catholique….
  • Un soutien très théorique à l’enseignement optionnel du breton ou du gallo au collège puisque la réforme le supprime,
  • Rien pour augmenter le nombre de candidats aux concours de PE et pas d’augmentation significative de de postes au CAPES. Baisse programmée du soutien de la région via les aides skoazel ; rien sur les contractuels ou l’offre de formation dans les universités (ex : l’UBS n’offre aucune formation complète en breton)
  • Pas de financement par l’Etat de congés-formation permettant à des enseignants en poste de se former pour l’enseignement bilingue (enseignement de leur discipline en breton) ou l’enseignement optionnel en breton ou en gallo.
  • Quasiment rien sur l’enseignement du gallo, une discipline qui est pourtant choisi par un nombre non négligeable d’élèves au bac en Haute-Bretagne.

Le Recteur est un bon petit soldat du gouvernement, et la Région se contente de bla-bla.

Promouvoir et valoriser l’apprentissage de nos langues régionales

Nos langues ne doivent pas disparaître ! La diversité culturelle est une richesse !

Nous agirons pour le développement :

  • des filières bilingues dans le service public d'éducation : tous les enfants doivent pouvoir trouver une classe bilingue à une distance raisonnable.
  • de l’initiation au breton ou au gallo à l’école primaire, de l’enseignement facultatif ou optionnel au collège, et la poursuite au Lycée et au LP.

Nous accompagnerons activement le réseau associatif et laique Diwan avec la perspective, notamment, de son intégration dans le service public d’éducation.

Nous soutiendrons activement le développement et la transmission de nos langues par le biais de leur diffusion (radios locales associatives, médias locaux, filière numérique, doublage),

Nous exigerons une renégociation de la « Convention entre l’Etat et la Région pour la transmission des langues de Bretagne » qui n’est pas acceptable en l’état : si la région a un rôle à jouer (aides, bourses, valorisation de la présence de nos langues dans l’espace public, l’Etat ne doit pas mettre des obstacles empêchant d’atteindre les objectifs (ex : seuils d’ouverture de 15 élèves irréalistes dans les petites et moyennes communes, recrutement d’enseignants en nombre insuffisant etc….) ; l’offre audiovisuelle est à renégocier également.

Nous nous impliquerons pleinement dans l’Office Public de la langue bretonne.

Nous organiserons des ETATS GÉNÉRAUX DE LA CULTURE ET DES LANGUES DE BRETAGNE avec toutes les associations, les organisations syndicales et autres acteurs impliqués pour co-élaborer des politiques ambitieuses.

Patricia Laborie, pour le Front de Gauche Bretagne.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 12:46
Le PCF distribue son journal santé, le Globule Rouge, analysant les conséquences néfastes de la loi santé de Marisol Touraine, aux salariés et aux patients des hôpitaux de Morlaix et Plougonven
Le PCF distribue son journal santé, le Globule Rouge, analysant les conséquences néfastes de la loi santé de Marisol Touraine, aux salariés et aux patients des hôpitaux de Morlaix et Plougonven
Le PCF distribue son journal santé, le Globule Rouge, analysant les conséquences néfastes de la loi santé de Marisol Touraine, aux salariés et aux patients des hôpitaux de Morlaix et Plougonven
Le PCF distribue son journal santé, le Globule Rouge, analysant les conséquences néfastes de la loi santé de Marisol Touraine, aux salariés et aux patients des hôpitaux de Morlaix et Plougonven
Serge Puil - Roger Héré- Alain David - Serge Bazin - Lucienne Nayet - Jean-Luc Le Calvez: Monique David a participé aussi à la distribution militante

Serge Puil - Roger Héré- Alain David - Serge Bazin - Lucienne Nayet - Jean-Luc Le Calvez: Monique David a participé aussi à la distribution militante

Le PCF distribue son journal santé, le Globule Rouge, analysant les conséquences néfastes de la loi santé de Marisol Touraine, aux salariés et aux patients des hôpitaux de Morlaix et Plougonven
Martine Carn, ancienne adjointe au maire, distribue le Globule Rouge, le journal santé du PCF à Plougonven

Martine Carn, ancienne adjointe au maire, distribue le Globule Rouge, le journal santé du PCF à Plougonven

Le PCF distribue son journal santé, le Globule Rouge, analysant les conséquences néfastes de la loi santé de Marisol Touraine, aux salariés et aux patients des hôpitaux de Morlaix et Plougonven

La distribution du tract PCF sur la santé, aux voitures des usagers et des personnels soignants, n’empêche pas les discussions de s’engager.
Ici au centre Le Guervenan de Plougonven le vendredi 16 octobre 2015.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 08:03

PROTEGEONS LE PEUPLE PALESTINIEN ! RECLAMONS DES SANCTIONS CONTRE L’ETAT D’ISRAEL.

Depuis plusieurs semaines, les violences entre l’État d’Israël et les résistants palestiniens s’intensifient à Jérusalem et dans toute la Cisjordanie. Parallèlement des bombardements réguliers continuent sur la population de Gaza victime du blocus (700 attaques israéliennes sur Gaza depuis le « cessez le feu » de 2014).

La politique israélienne visant à détruire la résistance palestinienne est bien calculée, rien n’est laissé au hasard.

Le partage criminel des rôles entre les colons israéliens et les représentants du gouvernement israélien, est bien huilé.

Une nouvelle génération de résistants palestiniens, des jeunes qui n’ont connu d’Israël que les forces militaires et les colons, se lève, mains nues et avec pour seules armes des pierres ou des cocktails Molotov. Constamment humiliée, sans espoir à l’égard d’une « autorité » palestinienne muselée par l’occupant, elle n’a plus rien à perdre. Sa résistance est un droit, un droit inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de décembre 1948.

Est-ce le commencement d’une troisième intifada? C’est la question que posent les médias, espérant parfois qu’aborder ainsi ces événements leur permettra de faire du buzz.

Or il ne s’agit pas de faire le buzz, il s’agit de ne pas mettre à égalité l’occupant et l’occupé en passant sciemment sous silence les multiples provocations de colons israéliens surarmés et soutenus par l’armée mais d’évoquer le non-respect par Israël du Droit international et des Droits de l’Homme depuis 67 ans.

Pourtant c’est trop souvent de cette manière que beaucoup de médias français traitent l’escalade des agressions à Jérusalem et en Cisjordanie.

Est-il besoin de nommer cette révolte, ou insurrection ? Nous savons que l’avenir du Proche et du Moyen Orient, voire du monde entier, sont indécis?

Nous savons aussi que le peuple palestinien continue de résister dans sa vie quotidienne et qu’un grand élan de solidarité internationale continue à se développer, qu’il s’agisse du soutien à de multiples projets permettant au peuple palestinien de survivre dignement ou qu’il s’agisse de la Campagne BDS (Boycott - Désinvestissement - Sanctions) pour mettre fin à l’impunité d’Israël.

Combien de temps encore faudra t-il attendre avant que la communauté internationale prenne des sanctions contre un état criminel : le gouvernement français se doit de faire appliquer le droit et en particulier les nombreuses résolutions de l’ONU que l’Etat d’Israël bafoue régulièrement. Pourquoi la France ne met-elle pas autant d’énergie et de moyens à protéger le peuple palestinien opprimé depuis 67 ans et à dénoncer le gouvernement israélien qu’elle le fait vis-à-vis d’autres dirigeants tel Bachar el Assad pour ne citer qu’un exemple ?

La reconnaissance d’un Etat palestinien souverain ne peut passer que par celle des droits d’un peuple et celle de ses réfugiés. Mobilisons-nous pour que cesse l’impunité d’Israël ! Soutenons la résistance du peuple palestinien !

Editorial de la lettre d'info du Front de Gauche Pays de Morlaix, 16 octobre 2015 - François Rippe.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:55
La jeunesse palestinienne à couteaux tirés avec Israël - Tribune de Michel Warschawski, Orient XXI

La jeunesse palestinienne à couteaux tirés avec Israël

Comment en est-on arrivé à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palestiniens se mettent à attaquer des Israéliens juifs à l’arme blanche ? Ceux que Benyamin Nétanyahou appelle « terroristes » sont pour la plupart nés après les accords d’Oslo, ont grandi avec l’échec désormais avéré du « processus de paix », dans la frustration, la peur et l’humiliation permanentes, sans perspective d’avenir. Las des idéologies, de la diplomatie et des slogans inopérants, ils sont passés à la reconquête d’une dignité bafouée. Quel qu’en soit le prix.

Michel Warschawski, Orient XXI, vendredi 16 octobre 2015

« Est-ce une troisième intifada ? » se demandent commentateurs et politiciens en Israël. Une question dont la pertinence me semble douteuse et à laquelle il est de toute façon beaucoup trop tôt pour répondre. Il est plus intéressant de comprendre comment nous en sommes arrivés à ce que des dizaines de Palestiniennes et de Palestiniens, des jeunes pour la plupart, en sont venus à attaquer le premier Israélien venu avec un couteau, un cutter ou un tournevis hâtivement ramassés sur la table de la maison familiale. Car il s’agit bel et bien d’initiatives individuelles et spontanées, derrière lesquelles ne se trouvent aucune consigne en provenance d’une quelconque organisation.

Benyamin Nétanyahou ment comme un arracheur de dents quand il affirme que c’est Mahmoud Abbas qui inspire ces jeunes, et il sait mieux que personne les efforts de ce dernier et de sa police pour tenter d’enrayer le processus en cours. Mais « Monsieur Sécurité » a besoin d’un bouc émissaire pour cacher son échec flagrant, lui qui avait centré toute sa campagne électorale sur son « expertise » démontrée dans le maintien du calme dans les territoires occupés. Un message qui avait été reçu cinq sur cinq par l’électorat.

Les médias, dans leur majorité, reprennent le discours récurrent de Nétanyahou sur le terrorisme, et depuis quelques jours on ne cesse d’utiliser les mots chers au premier ministre : « actes terroristes », « un terroriste âgé de 13 ans » [sic], « nous utiliserons tous les moyens pour arrêter le terrorisme ». L’opinion publique israélienne suit, sans broncher.

Qui sont ces « terroristes » et qu’est-ce qui a provoqué cette longue série d’attaques au couteau sur des Israéliens, en civil ou en uniforme ? Ce sont des jeunes, voire des très jeunes, nés après les accords d’Oslo et qui agissent individuellement (ou à deux au maximum), hors du cadre des organisations nationales, Hamas compris. Et pourquoi maintenant ? On assiste, semble-t-il, à la conjoncture de deux éléments qui ne sont pas liés l’un à l’autre, mais résultent tous deux de la politique de Benyamin Nétanyahou.

D’abord, l’échec reconnu par tous de ce qu’on a trop longtemps appelé « le processus de paix ». Les Palestiniens, y compris la jeunesse, ont laissé pendant des années Mahmoud Abbas gérer la stratégie de libération à travers la diplomatie, c’est-à-dire en utilisant lacommunauté internationale comme levier qui parviendrait à obliger l’État d’Israël à mettre fin à l’occupation coloniale. Même le Hamas avait fait le choix de ne pas entraver les tentatives du président de l’Autorité palestinienne, tout en insistant sur le fait que ledit processus négocié était voué à l’échec, et que ses compromis ne seraient récompensés par aucune contrepartie. Mais après près de dix ans pendant lesquels Abbas a fait les antichambres de toutes les chancelleries et accepté d’avaler d’innombrables couleuvres, on en est toujours à la case zéro. Pire, Israël a su profiter du temps qui passe pour élargir substantiellement la colonisation de la Cisjordanie et parachever la séparation de Jérusalem-Est de son arrière-pays palestinien.

Au bout de dix ans, le crédit d’Abou Mazen s’est complètement épuisé, en particulier auprès de la jeunesse, qui ne voit aucune avancée — si ce n’est celle des colonies. L’épuisement du crédit du président palestinien s’est accéléré avec la série de provocations du gouvernement Nétanyahou après sa réélection, en particulier les parades de députés et de ministres sur l’esplanade des Mosquées, le Haram el-Sharif. On ne peut en effet sous-estimer l’impact sur les jeunes Palestiniens des images où l’on voit des groupes de juifs prier (ou faire semblant de prier) sur ce lieu saint pour un milliard et demi de musulmans. Pire, aux provocations de politiciens en quête de popularité s’ajoute l’intervention violente de la police sur l’esplanade contre des jeunes musulmans venus protéger leur mosquée, et la profanation d’Al-Aqsapar des policiers qui souillent les tapis de prière avec leurs gros souliers.

Benyamin Nétanyahou a ainsi osé remettre en question le statu quo négocié en 1967 par Moshe Dayan et le roi Hussein de Jordanie sur la gestion de l’esplanade, y compris les horaires et les lieux spécifiques ou les non musulmans peuvent pénétrer sur l’esplanade. Le chef du gouvernement israélien aurait mieux fait d’écouter les mises en garde du roi Abdallah de Jordanie sur les risques d’explosion que provoquerait un changement du statu quo à Al-Aqsa. Mais le petit politicien et la peur de ce que diraient ses concurrents s’il interdisait la présence de juifs sur le site du Temple d’Israël ont vaincu l’homme politique et la crainte d’une explosion régionale généralisée.

Al-Aqsa est un symbole sacré pour tous les Palestiniens, athées et chrétiens compris. Avec les provocations sur l’esplanade des Mosquées, l’arrogance israélienne a heurté la dignité de tous les jeunes Palestiniens. La série d’attaques de passants israéliens au couteau ou au tournevis est la réponse d’une nouvelle génération palestinienne à l’arrogance israélienne et aux provocations de la droite au pouvoir, sur un arrière-fond d’échec reconnu de la stratégie négociée de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne. Le fait qu’en donnant l’ordre de tirer sur les « terroristes » pour les « neutraliser » Nétanyahou ait transformé ces attaques à l’arme blanche en attentats-suicides ne semble pas avoir eu d’effet dissuasif. Bien au contraire, chaque attaque en stimule d’autres.

J’ai rencontré il y a deux jours un groupe de jeunes Palestiniens de Bethléem, et Safa, une étudiante chrétienne si l’on en croit le crucifix qu’elle portait, me disait son admiration pour ses compatriotes qui attaquent des Israéliens au couteau. « Jusqu’à présent, c’est nous qui avions peur, mais maintenant c’est au tour des Israéliens : regarde comme il n’y a personne dans leur tramway, et même les rues de Tel Aviv sont complètement vides le soir. » Et d’ajouter : « Si j’avais plus de courage, je ferais la même chose… »

L’Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas ne signifient pas grand chose pour Safa et ses amis, et si le nom de Yasser Arafat les émeut encore, ils ne savent pas ce qu’est l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Bien dans l’esprit de leur temps, pour ces jeunes, les sigles, les slogans et les idéologies ont laissé la place au ressenti. Dans ce ressenti, il y a une place d’honneur pour une reconquête de la dignité perdue.

Par ses déclarations bellicistes et arrogantes, Benyamin Nétanyahou ne renforce pas seulement la détermination que l’on sent de plus en plus au sein de cette jeunesse palestinienne que l’on disait dépolitisée et démobilisée ; il fait de Mahmoud Abbas un politicien non relevant et rend quasiment impossible toute tentative de sa part de désamorcer la bombe qui risque non seulement de démultiplier les victimes — israéliennes et palestiniennes — mais aussi de provoquer la désintégration de l’Autorité palestinienne. C’est bel et bien la politique du pire. Mais n’est-ce pas exactement ce que recherche le chef du gouvernement israélien ?

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:50
Insurrection de la jeunesse palestinienne, repression coloniale israélienne: tribune de Marwan Barghouti

Tribune de Marwan Barghouthi

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé.

The Guardian, lundi 12 octobre 2015

Marwan Barghouthi, leader palestinien emprisonné, député, Président du groupe d’amitié avec la France au Conseil Législatif Palestinien, Membre du Comité Central du Fatah, souvent appelé « le Mandela palestinien »

L’escalade n’a pas débuté avec la mort de deux colons israéliens. Elle a débuté il y a longtemps, et s’est poursuivie durant des années. Chaque jour, des Palestiniens sont tués, blessés, arrêtés. Chaque jour, le colonialisme avance, le siège contre notre peuple à Gaza se poursuit, l’oppression et l’humiliation persistent. Alors que certains veulent que nous soyons accablés par les conséquences potentielles d’une nouvelle spirale de la violence, je continue à plaider, comme je l’ai fait en 2002 , pour que l’on s’attaque aux causes de cette violence : le déni de liberté pour les Palestiniens.

Certains ont suggéré que la raison pour laquelle nous ne sommes pas parvenus à conclure un accord de paix est le manque de volonté de feu Président Yasser Arafat ou du manque de capacité du Président Mahmoud Abbas, alors que tous les deux étaient prêts et capables de signer un tel accord. Le véritable problème est qu’Israël a choisi l’occupation aux dépens de la paix et a usé des négociations comme d’un écran de fumée pour faire avancer son projet colonial. Tous les gouvernements au monde connaissent pertinemment cette vérité élémentaire et pourtant nombre d’entre eux prétendent que le retour aux recettes éculées nous permettra d’atteindre la liberté et la paix. La folie c’est de répéter sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. Il ne peut y avoir de négociations sans un engagement israélien clair de se retirer complètement du territoire qu’Israël a occupé en 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, une fin de l’ensemble des politiques coloniales, la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris le droit à l’auto-détermination et au retour, et la libération de tous les prisonniers palestiniens. Nous ne pouvons coexister avec l’occupation israélienne, et nous ne capitulerons pas devant elle.

On nous a demandé d’être patients, et nous l’avons été, donnant une chance après l’autre pour la conclusion d’un accord de paix, y compris depuis 2005 et jusqu’à aujourd’hui. Il est peut-être utile de rappeler au monde que notre dépossession, exil et transfert forcés, et l’oppression que nous subissons ont duré près de 70 ans et nous sommes le seul point toujours à l’agenda des Nations Unies depuis sa création. On nous a dit qu’en ayant recours aux moyens pacifiques et aux cadres diplomatiques et politiques, nous engrangerions le soutien de la communauté internationale pour mettre fin à l’occupation. Et pourtant, comme en 1999 à la fin de la période intérimaire, la communauté internationale n’a pas réussi à adopter une seule mesure significative, y compris mettre en place un cadre international assurant la mise en œuvre du droit international et des résolutions onusiennes, et adopter des mesures pour mettre fin à l’impunité, y compris à travers le boycott, les désinvestissements et les sanctions, en s’inspirant des outils qui ont permis de débarrasser le monde du régime d’apartheid.

En l’absence d’intervention internationale pour mettre fin à l’occupation, et en l’absence d’actions sérieuses des gouvernements pour mettre fin à l’impunité d’Israël, et en l’absence de toute perspective de protection internationale accordée au peuple palestinien sous occupation, et alors même que la colonisation et ses manifestations diverses, y compris les attaques violentes des colons israéliens, s’intensifient, que nous demande-t-on de faire ? Laisser faire et attendre qu’une autre famille palestinienne se fasse brûler, qu’un autre jeune palestinien se fasse tuer, qu’une nouvelle colonie soit construite, qu’une autre maison palestinienne soit détruite, qu’un autre enfant palestinien soit arrêté, qu’une nouvelle attaque de colons ait lieu, qu’une autre agression contre notre peuple à Gaza soit lancée ? Le monde entier sait pertinemment que Jérusalem est la flamme qui peut inspirer la paix ou déclencher la guerre. Alors pourquoi demeure-t-il impassible alors que les attaques israéliennes contre le peuple palestinien dans la ville et les lieux saints musulmans et chrétiens, notamment Al-Haram Al-Sharif, continuent sans relâche ? Les actions et les crimes israéliens ne détruisent pas seulement la solution à deux Etats sur les frontières de 1967 et violent le droit international. Ils menacent de transformer un conflit politique qui peut être résolu en un conflit religieux éternel qui ne fera que déstabiliser plus avant une région qui fait déjà l’expérience de bouleversements sans précédents.

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé. Pendant la première Intifada, le gouvernement israélien a lancé une politique « briser leurs os pour briser leur volonté », mais une génération après l’autre, le peuple palestinien a démontré que sa volonté ne peut être brisée et ne doit pas être testée.

Cette nouvelle génération palestinienne n’a pas attendu les pourparlers de réconciliation pour incarner une unité nationale que les partis politiques ont échouée à réaliser, dépassant les divisions politiques et la fragmentation géographique. Elle n’a pas attendu d’instructions pour mettre en œuvre son droit, et même son devoir, de résister à cette occupation. Elle le fait sans armes, alors même qu’elle est confrontée à une des plus importantes puissances militaires au monde. Et pourtant, nous demeurons convaincus que la liberté et la dignité l’emporteront, et que nous triompherons. Et que le drapeau palestinien que nous avons levé avec fierté à l’ONU flottera au-dessus des murailles de la vieille ville de Jérusalem, pas pour un jour, mais pour toujours.

J’ai rejoint la lutte palestinienne pour l’indépendance il y a 40 ans, et fus emprisonné pour la première fois à l’âge de 15 ans. Cela ne m’a pas empêché de plaider pour une paix fondée sur le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais j’ai vu Israël détruire méthodiquement cette perspective année après année. J’ai passé 20 ans de ma vie dans les geôles israéliennes, y compris les 13 dernières années, et ces années n’ont fait que renforcer ma foi en cette vérité inaltérable : le dernier jour de l’occupation sera le premier jour de paix. Ceux qui veulent réaliser cette dernière doivent agir, et agir maintenant, pour précipiter la première.

Marwan Barghouthi prison de Hadarim cellule n°28

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 06:30

Le fisc estime la fortune des Balkany à 16,5 millions d'euros

Patrick Balkany, le 2 juin 2014, à Roland-Garros © ReutersAlors que Patrick Balkany a été mis en examen pour « fraude fiscale » jeudi 15 octobre, Mediapart dévoile une première estimation du patrimoine amassé par le couple. D'après le fisc, il atteignait 16,5 millions d'euros d'actifs taxables en 2013. Les élus vont devoir s'acquitter de l'ISF, dont ils s'étaient dispensés, au moins pour les années 2008 à 2013.

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