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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 04:27

Des interchangeables dont on attendrait du changement?

Avec la conversion totale des dirigeants du PS aux politiques néo-libérales et capitalistes, l'élargissement du camp politique en faveur des riches et de la finance est saisissante, et la droite peut faire de la surenchère sur ses propositions politiques de casse du droit du travail, du service public, de mise au service du monde de la finance et de la grande bourgeoisie, contre les intérêts de 90 % des Français.

Comment peut-on voir dans des gens comme Juppé, le premier fossoyeur de la Sécurité Sociale, de l'Hôpital Public et du Système des Retraites, en 1995, un des papes de la pensée unique libérale et post-démocratique à cette époque, une alternative ?

Hier, au moment où Hollande et Valls se préparaient à imposer la loi El Khomri de casse du travail dans un parfait mépris de la démocratie et du peuple par le 49-3, soit par la dictature présidentielle, Alain Juppé ne trouvait rien de mieux à dire en meeting au Palais des Congrès de Paris devant 1000 personnes avant la sortie de son livre Cinq ans pour l'emploi que, pour revenir à une « société de plein emploi » (ben voyons... on nous l'a déjà fait ), il faut faire retour à la première loi El Khomri pour aggraver ses dispositions de remise en cause du CDI, de sécurisation des licenciements, de renforcement de la primauté de l'accord d'entreprise sur la convention collective et la loi.

Un article du Monde ce mercredi 11 mai 2016 en dit long sur l'absence d'alternative constituée par l'ensemble des candidats à la primaire de la droite (20 et 27 novembre) par rapport aux logiques actuelles : « Avant la primaire, les candidats de droite se lancent dans une surenchère libérale ». Alors, les esclavagistes et les fossoyeurs du modèle social français vont-ils succéder à d'autres défenseurs du patronat, néo-libéraux, néo-conservateurs?

Que propose François Fillon ?
Un projet de rupture revenant sur plusieurs acquis sociaux : 110 milliards d'économies à réaliser (le PS a imposé 50 milliards d'économies entre 2012 et 2017, on voit avec quelles conséquences pour le chômage, l'égalité, les services publics, les collectivités locales), mais aussi, nous rappelle l'article du Monde, « fin des 35 ans, retraite à 65 ans, suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), facilitation des licenciements économiques... »

Que propose Alain Juppé le « républicain » et le modéré paraît-il des Républicains, celui en qui une partie de l'électorat traditionnel complètement déboussolé de la gauche voit un rempart contre le FN?
Des économies à hauteur de 100 milliards d'euros, la suppression des 35 heures et de l'ISF, la retraite à 65 ans. « L'esprit de son projet économique est déjà connu ; il visera surtout à relancer la compétitivité des entreprises par une politique de l'offre, et non à redonner du pouvoir d'achat aux classes moyennes.
Juppé propose aussi un contre-choc fiscal avec une baisse pour les impôts pour les particuliers (très certainement les plus aisés évidemment) de 25 milliards d'euros.

Que proposent Sarkozy et Le Maire ?
Ils plaident pour un plan d'économies massif de 100 milliards pour l'un, 90 milliards pour l'autre, pour la suppression de l'ISF et la retraite à 65 ans ainsi que la suppression des régimes spéciaux plus protecteurs et l'alignement des régimes du public et du privé.

« A cela s'ajoute la baisse des prestations sociales : les quatre favoris de la primaire sont favorables à la dégressivité des allocations-chômage et à la création d'une allocation sociale unique. Concernant la fonction publique, ils rivalisent aussi de propositions chocs.
M. Sarkozy veut supprimer 300 000 fonctionnaires en cinq ans, M. Fillon le double, M. Le Maire promet un million de postes en moins en dix ans, en abrogeant le statut de fonctionnaire territorial.
M. Juppé, lui, ne s'est pas engagé sur un chiffre précis, mais plaide pour un retour au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Dans ce concours, Hervé Mariton revendique la première place : « Le seul vrai libéral, c'est moi ! » assure le Député de la Drôme, qui va jusqu'à promettre 130 milliards d'économies, en proposant notamment de supprimer le code du travail et les subventions publiques au logement social ».

Pourtant, Le Monde rappelle que les principales mesures prônées par la droite ne font pas recette : 53 % des Français sont opposés à « supprimer les 35h » et 65 % à « reculer l'âge de la retraite ».

Moralité, pour les présidentielles et les législatives, inutile d'attendre quelque changement positif que ce soit ni des responsables du fiasco actuel, les Hollande, Valls, Macron et consorts, ni des autres valets du grand capital que sont les dirigeants des Républicains, prêts à vous tondre la laine sur le dos et à manger tout cru tous vos droits.

Comme le retour du fascisme ou de l'extrême-droite xénophobe et anti-démocratique n'est pas une issue envisageable, ces élections présidentielles et législatives nous mettent dos au mur, dans l'obligation de construire les conditions d'une large unité de la vraie gauche sur un projet de rupture avec l'austérité, les orientations libérales de l'Union Européenne, et pour un projet de progrès social, démocratique et écologique.

Ismaël Dupont

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 20:11

Jeudi 12 mai, il y a un rassemblement à 12h devant la sous préfecture de Morlaix pour dire Non au 49.3 pour faire passer la loi El Khomri.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 20:00
Motion de censure de gauche: liste des 56 qui ont voulu renverser le gouvernement Valls pour mettre en place une politique de gauche, loin des politiques ultra-libérales symbolisées par la loi El Khomri

Sur Médiapart:

Les «frondeurs» échouent à monter une motion de censure de gauche
"Il a manqué deux signataires aux députés de gauche (PS, EELV et PCF) opposés au texte pour pouvoir déposer une motion de censure contre le gouvernement. Les députés aubrystes, pourtant opposés, étaient aux abonnés absents."

Les députés front de gauche, frondeurs et certains écologistes devaient rassembler 58 suffrages pour déposer leur motion de censure avant ce milieu d’après-midi. A deux voix près, c’est l’échec. Seule la motion de droite, qui divise l’opposition de gauche, sera votée.

A l'expiration du délai de dépôt, à 16h35 ce mercredi après-midi, le projet de motion de censure de gauche "a recueilli 56 signatures, il en fallait 58", a déclaré à la presse le député socialiste frondeur Laurent Baumel. Il a précisé qu'il y avait "plus de 30 socialistes" parmi les signataires, mais aussi tous les députés front de gauche et certains écologistes. Les noms de tous les signataires seront publiés avec le texte du projet de motion.

Les députés Front de Gauche voteront la motion de censure déposée par la droite.

Le même Laurent Baumel a en revanche annoncé que les siens ne voteraient pas la motion de censure portée par les députés républicains.
A l’inverse, André Chassaigne, président du groupe parlementaire Front de gauche, a confirmé que les députés GDR voteraient la motion déposée par la droite. "Le seul moyen dont nous disposons pour obtenir le retrait de cette loi du travail, c'est de voter une motion de censure quels que soient ceux qui la présentent", a déclaré le député communiste.
La seule motion de censure, déposée par les groupes Les Républicains et UDI, a toutefois peu de chances d'être adoptée.

C’est la deuxième fois, après la loi Macron, que Manuel Valls a recours à ce procédé, cette fois-ci pour faire adopter le projet de loi travail.

Ils ont échoué à deux signatures près, dans une attaque rare et symbolique de la profonde division de la gauche. Des députés de gauche n'ont pas réussi, mercredi 11 mai, à déposer une motion de censure contre le gouvernement, au lendemain du recours gouvernemental au 49.3 sur le projet de loi Travail. A l'expiration du délai de dépôt, à 16h35, le projet de motion "avait recueilli 56 signatures, il en fallait 58", explique le frondeur socialiste Laurent Baumel. Voici la liste complète des signataires.

• Laurence Abeille, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Alexis Bachelay, député PS

• Pouria Amirshahi, député non-inscrit, démissionnaire du PS

• Brigitte Allain, députée Europe Ecologie-Les Verts

• François Asensi, député Front de gauche

• Isabelle Attard, députée écologiste, démissionnaire d'Europe Ecologie-Les Verts

• Danielle Auroi, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Laurent Baumel, député PS

• Huguette Bello, députée Pour la Réunion, de toutes nos forces, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine

• Jean-Pierre Blazy, député PS

• Alain Bocquet, député PCF

• Michèle Bonneton, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Isabelle Bruneau, députée PS

• Marie-George Buffet, députée PCF

• Jean-Jacques Candelier, député PCF

• Fanélie Carrey-Conte, députée PS

• Patrice Carvalho, député PCF

• Gaby Charroux, député PCF

• André Chassaigne, député PCF

• Dominique Chauvel, députée PS

• Pascal Cherki, député PS

• Sergio Coronado, député Europe Ecologie-Les Verts

• Marc Dolez, député Front de gauche

• Cécile Duflot, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Aurélie Filippetti, députée PS

• Jacqueline Fraysse, députée PCF

• Geneviève Gaillard, députée PS

• Yann Galut, député PS

• Linda Gourjade, députée PS

• Edith Gueugneau, députée PS

• Benoît Hamon, député PS

• Mathieu Hanotin, député PS

• Christian Hutin, député Mouvement républicain et citoyen, apparenté au groupe PS

• Serge Janquin, député PS

• Romain Joron, député PS

• Régis Juanico, député PS

• Laurent Kalinowski, député PS

• Jérome Lambert, député PS

• Jean Lassalle, député non inscrit, membre du MoDem

• Jean-Luc Laurent, député Mouvement républicain et citoyen, apparenté au groupe PS

• Christophe Léonard, député PS

• Noël Mamère, député écologiste, démissionnaire d'Europe Ecologie-Les Verts

• Alfred Marie-Jeanne, député Mouvement indépendantiste martiniquais, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine

• Jean-Philippe Nilor, député Mouvement indépendantiste martiniquais, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine

• Philippe Nogues, député non inscrit, démissionnaire du PS

• Christian Paul, député PS

• Michel Pouzol, député PS

• Patrice Prat, député PS

• Barbara Romagnan, députée PS

• Jean-Louis Roumégas, député Europe Ecologie-Les Verts

• Nicolas Sansu, député PCF

• Eva Sas, députée Europe Ecologie-Les Verts

• Gérard Sebaoun, député PS

• Suzanne Tallard, députée PS

• Thomas Thèvenoud, député non inscrit, exclu du PS

• Paola Zanetti, députée PS

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 12:39

Article de Sophie Prévost dans le Télégramme du jour, 11 mai 2016

Comme pour les footballeurs, certains transferts peuvent susciter inquiétudes, interrogations et jalousies. Celui de la compétence eau et assainissement des différents syndicats vers Morlaix communauté n'a pas échappé à la règle, lundi soir. Il en va, au final, du prix de l'eau et de la qualité du service pour les consommateurs. Récit du match.

1. Les joueurs.
Les 52 conseillers présents à la séance de lundi, à la CCI, avaient à se prononcer sur le transfert de compétences « eau et assainissement » à Morlaix communauté, au 1e r janvier 2017. Après une heure de débats, ils ont voté pour... un vote à bulletins secrets. Qui a abouti à l'approbation, avec 32 oui, 18 non et deux abstentions.

2. Le terrain.
Après le transfert de la collecte des ordures ménagères en 2003, la complexe gestion de l'eau et de l'assainissement va donc intégrer le budget communautaire, dans huit mois. « Cela équivaut au transfert de 500 M€ d'actifs ! », rappelle le président Jean-Luc Fichet. Aujourd'hui, 19 structures (13 communes et six syndicats) supportent la production, le transport et la distribution de l'eau potable, et 25 autres (21 communes et quatre syndicats) ont la compétence assainissement collectif. Un seul coach, Morlaix communauté, s'apprête à reprendre l'ensemble, avec tous les agents concernés au départ. « Cela s'annonce lourd à gérer », a souligné le Saint-Martinois François Hamon. « Il faudra trouver un schéma plus souple à l'avenir », ne cache pas Jean-Luc Fichet.

3. Les règles du jeu.
La loi NÔTRe rendait ce transfert obligatoire d'ici 2020. Le président a choisi d'anticiper, pour « être efficaces plus rapidement, sur cette question très complexe de l'eau ». « On intègre toutes les structures, ainsi que les investissements prévus. L'idée est d'harmoniser les services et aussi les tarifs, tout en sécurisant l'offre sur les 27 communes du territoire », insiste le président. Son engagement : « Qu'il n'y ait pas d'augmentation de prix avant 2020. Au-delà, on lissera petit à petit les tarifs, sur huit ou dix ans ». Le maire de Plouégat-Moysan François Girotto rappelle que « Les subventions de l'État augmenteront de 7 % si le transfert est fait plus rapidement. C'est aussi autant de moins sur le dos des usagers ».

4. Le carton rouge.
L'équipe Morlaix-Saint-Martin-des-Champs, via le Sivom, ne valide pas, dixit Agnès Le Brun, « un catalogue de bonnes intentions, fait dans la précipitation, sans chiffres ni évaluation d'impact précisés noir sur blanc dans la délibération. On nous demande de signer un chèque en blanc ! ». Le premier adjoint morlaisien (et président du Sivom) Bernard Guilcher, a fait le calcul : « D'après les documents du cabinet Safege (lire l'infographie), on voit que les Morlaisiens et les Saint-Martinois vont devoir débourser 4,4 M€ sur huit ans, au nom de l'équité territoriale. Nous avons mené des travaux et réussi à baisser le prix de l'eau de 1 €/m³ depuis huit ans... tout cela pour que la note redevienne aussi salée après 2020. Les bons élèves sont pénalisés ! »

5. L'arbitre Guy Pennec.
Pour le vice-président et maire de Plourin-lès-Morlaix, « il n'est pas sérieux et même irrespectueux d'agiter le chiffon rouge de l'augmentation du prix de l'eau ». « lI ne faut pas oublier que Morlaix communauté paiera aussi les 20 M€ d'investissement prévus par le Sivom jusqu'en 2020. Le surcoût pour chaque abonné pourrait avoisiner les 4 € par an après 2020. Est-ce si irréaliste, au regard du montant des travaux à venir ? ».

6. Les juges de ligne.
Il faudra aussi veiller, dit Solange Creignou à Saint-Thégonnec Loc-Éguiner, « à ce que les futurs investissements soient portés de manière égale sur tout le territoire ». Pour les communes en régie, « ne pas oublier l'impact du transfert sur les budgets généraux, ainsi que la part des captages privés (30 % de notre population)», note Jean-Michel Parcheminal, à Plounéour-Ménez. Le mot de la fin au Morlaisien Ismaël Dupont, qui aimerait activer le débat sur une gestion en régie directe : « Certes, le prix de l'eau potable peut être 75 % plus cher d'un côté à l'autre du territoire, et le coût de l'assainissement varier de un à quatre. Il n'en reste pas moins que le prix de l'eau lissé risque, au final, d'être plus élevé pour les usagers ».

En complément

Le conseil, en bref

Inondations et Papi. Après la création d'un Programme d'actions de prévention des inondations (Papi), en 2013, le conseil s'est prononcé sur les premières actions concrètes, sur trois ans et pour un coût de 1.277.800 € (dont 391.950 € du Syndicat mixte du Trégor, 280.860 € de l'État, 255.610 € de la ville de Morlaix, 194.040 € du conseil départemental et 155.340 € de Morlaix communauté). La convention porte d'abord sur l'acquisition de batardeaux, pour les commerçants et habitants du centre-ville (118.000 €). Une grosse partie du budget sera consacrée, dans un second temps, à la réalisation d'une quinzaine de bassins de rétention (847.000 €). 132.000 € sont budgétés pour du ralentissement dynamique (talus) et 180.000 € pour l'embauche d'un chargé de mission au Syndicat mixte du Trégor.

Solidaires avec drapeaux et banderoles. Comme ils l'avaient déjà fait lors du précédent conseil le 18 avril, les membres de Solidaires ont installé tables et chaises à l'extérieur, pour une réunion simultanée à celle des élus communautaires, devant les locaux de la chambre de commerce et d'industrie, lundi. L'occasion de rappeler qu'ils attendent toujours d'obtenir un local où se réunir, et espèrent toujours une rencontre avec le président Jean-Luc Fichet. Plusieurs d'entre eux sont venus avec leurs banderoles dans la salle du conseil. Avant de rebrousser chemin. « Cette fois-ci, nous restons calmes. Mais nous ferons plus de bruit lors du prochain conseil », ont-ils prévenu.

Interventions sur Capitaine Houat. Quinze jours après l'annonce brutale de la fermeture des Viviers de la Méloine, à Plougasnou, le maire Nathalie Bernard a redit que la stratégie industrielle mise en oeuvre par Capitaine Houat et le groupe Intermarché lui semble « incompréhensible ». « Nous avons rencontré, avec Jean-Luc Fichet, le directeur général Guénolé Merveilleux. Nous avons bien compris que l'humain et la compétence des salariés avait peu de poids dans la balance. À l'heure où le Plan de sauvegarde de l'emploi se lance, nous veillerons au meilleur accompagnement individuel possible ». Concernant les espoirs de reprise sur la partie vivier, Nathalie Bernard indique que des contacts ont été pris. « Le travail se poursuit », indique-t-elle encore.

Les subventions aux associations culturelles

Le conseil a voté l'attribution d'une subvention de fonctionnement de 5.000 € à l'association Cinétoile (qui gère le cinéma de Carantec). La salle du Roudour, à Saint-Martin-des-Champs, obtient 25.000 € pour soutenir son projet culturel. L'association La baie des livres est dotée cette année de 4.000 €. Le cinéma arts et essai La Salamandre obtient une subvention de 15.000 €, et le théâtre de l'Entresort 5.500 € au titre de ses actions de création, de diffusion et de formation dans le domaine du spectacle vivant. Le conseil accorde encore une subvention de fonctionnement de 130.000 € au Théâtre du pays de Morlaix. Pour la 14e édition du festival de contes La Charrette aux merveilles, l'association Ti an Oll est dotée de 3.500 €. Une somme que l'élu morlaisien (Front de gauche) Ismaël Dupont a jugé sous-estimée, compte-tenu d'une proposition « pivot pour le territoire ». « Oui. Mais la commission culture a aussi veillé à privilégier les petites associations », a répondu Marie Gallouedec.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/eau-et-assainissement-on-discute-le-transfert-11-05-2016-11063327.php

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 12:32

Tous à la Manu / An holl d'ar Manu #3 ? 14 et 15 mai 2016

Tous à la Manu / An holl d'ar Manu est une initiative artistique, citoyenne et festive organisée dans le cadre de la Fête de la Bretagne. Elle rassemble depuis 3 ans des acteurs locaux, associations, artistes, autour de valeurs communes : le partage, la solidarité, la convivialité

Entièrement gratuite, elle invite les jeunes comme les moins jeunes à découvrir la Manu, lieu de mémoire ouvrière et futur pôle culturel, à travers une programmation de concerts, expositions, installations artistiques, projections, spectacles, ateliers de création, animations développement durable, jeux, etc.

Cette année, la 3ème édition se place sous le signe de l'expérimentation et de la découverte. Du partage de savoir-faire en ateliers participatifs aux performances artistiques, spectacles et concerts en mode « sortie de fabrique », « Tous à la Manu » accueillera un véritable laboratoire d'idées et d'initiatives.

Tout le programme : https://lesmoyensdubord.wordpress.com/2016/01/12/tous-a-la-manuan-holl-dar-manu-3-14-et-15-mai-2016/

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 12:30
Ensemble des photos prises par Pierre-Yvon Boisnard lors du Conseil Communautaire du 9 mai 2016: ici dépouillement du vote à bulletin secret

Ensemble des photos prises par Pierre-Yvon Boisnard lors du Conseil Communautaire du 9 mai 2016: ici dépouillement du vote à bulletin secret

Compte rendu partiel par Ismaël Dupont - le 10 mai 2016

32 voix pour, 18 voix contre, 2 abstentions (dont la mienne): la droite a obtenu à l'arraché un vote à bulletin secret (il lui fallait 16 voix, 1 tiers de l'assemblée des élus présents pour cela, et 16 élus ont voté pour le vote à bulletin secret) après 1h30 de débat très tendu sur le passage à la prise de compétence communautaire sur l'eau potable et l'assainissement au 1er janvier 2017, facultative jusqu'en 2020 où la loi NOTRe la rend de toute manière automatique.

Seul mon propos a rappelé l'exigence d'une gestion publique de l'eau à expiration des contrats existants en regrettant que le débat politique n'ait pas eu lieu sur cette question qui conditionne en partie l'intérêt ou pas d'aller en gestion communautaire:

"Il est un peu excessif de prétendre comme certains (Joëlle Huon notamment) que Morlaix Communauté serait pleinement actrice de son destin et non en position de subir en prenant la compétence eau potable et assainissement dès 2017, il ne faut pas oublier que la délibération qui nous est proposée, qui manifeste de toute évidence un travail de concertation, et prend un certain nombre d'engagements importants, notamment pour neutraliser les effets de la prise de compétence sur les communes rurales qui avaient des régies, de l'emploi associé, s'adosse à la loi NOTRe qui impose des mutualisations et transferts de compétence à marche forcée, selon un régime de date butoir et d'encouragement passant par la bonne vieille méthode pédagogique de la carotte et du bâton, du chantage à une baisse moindre de la dotation d'Etat des collectivités.

Pour ma part, je suis contre l'esprit de cette loi NOTRe et ses modalités, elle prétend s'appuyer sur une exigence de rationalisation, d'économie budgétaire, mais dans les faits, les élus de la commission Finances ont reconnu eux-mêmes qu'il était illusoire d'attendre une baisse du tarif pour l'usager de la prise de compétence communautaire, comme une baisse de coût pour la collectivité: à l'inverse, en raison des investissements très importants à prévoir et des nouveaux personnels à engager pour le travail juridique, administratif, et le déploiement du service, il y a aura de toute façon une augmentation globale de la facture d'eau moyenne et de l'encours de dette.

Ceci dit, à partir du moment où la loi NOTRe impose le transfert automatique de compétence en 2020, l'anticipation de ce transfert, si c'est pour le réaliser progressivement dans de bonnes conditions et avec une ambition politique en termes de gestion publique cohérente n'est pas forcément une mauvaise chose.

Seulement, pour cela, il ne faut pas éviter justement la question politique du mode de gestion à viser, des besoins du service à construire, très différents si on reconduit les contrats en DSP en maintenant les particularismes locaux, si on les passe tous en DSP avec des prestataires privés, si on crée une DSP avec une entreprise publique comme à Brest avec les eaux du Ponant, ou si on passe en régie directe.

CF. Voir mon bref compte rendu de l'étude et des enseignements des débats de commission communautaire:

Vers un transfert rapide des compétences eau et assainissement à Morlaix Communauté au 1er janvier 2017? Conseil Communautaire du 9 mai 2016

Je regrette que l'étude commandée par Morlaix Communauté n'ait pas abordé cette question de l'harmonisation des modes de gestion aujourd'hui très diversifiés et des impacts et des conditions financières et techniques des différents choix possibles de modes de gestion à expiration des contrats.

C'est tout le débat politique.

Pour moi, le transfert à l'échelle communautaire de la gestion de l'eau potable et de l'assainissement se justifie surtout si on profite de l'échelon communautaire, de la force de frappe financière et technique que cela nous donne, pour orienter toutes les communes vers une gestion de type directe.

Il y a certes des arguments tendant à justifier le transfert de compétence à la communauté d'agglomération sur l'eau en dehors des conditions inacceptables dans lequel cela se fait dans le cadre de la loi NOTRe:

- pouvoir engager des investissements que les petites communes ou petits syndicats ont du mal à faire et qu'ils diffèrent au préjudice de la qualité de l'eau, de la viabilité de long terme des réseaux, ou de l'environnement

- harmoniser le prix de l'eau potable, qui peut être aujourd'hui 75% plus élevé dans une commune de Morlaix Communauté par rapport à une autre, et de l'assainissement qui peut être quatre fois plus élevé d'une commune à l'autre. Garantir à terme une bonne qualité de service à tous les citoyens de la communauté d'agglo pour un prix équivalent, rapprocher les tarifications de l'eau pour des habitants qui n'habitent parfois pas à plus de 10 kilomètres l'un de l'autre et qui ont des factures très différentes n'est pas en soi absurde, au contraire.

- la mutualisation peut dans certains cadres donner des résultats positifs sur la qualité du service, la gestion globale de la ressource (sécurisation de l'approvisionnement, protection de la qualité de l'eau).

Néanmoins, j'y vois aussi un vrai risque s'il n'y a pas de volontarisme politique pour le développement d'une gestion publique pour le maintien des régies communales, un risque pour les finances et l'emploi de proximité dans les petites communes.

De mon côté, en tant qu'élu du Front de Gauche et du PCF, représentant d'électeurs qui défendent le choix du service public et de l'eau, bien commun, droit essentiel qui ne doit pas être considéré comme une marchandise et un moyen d'enrichissement, je défendrai avec détermination l'option d'une gestion publique et je souhaite qu'on engage pas le débat de la prise de compétence communautaire sans engager en même temps celui de la gestion publique. Le choix de la gestion publique est important pour garantir une eau de qualité, la préservation de la ressource et de l'environnement, pour maintenir des prix abordables pour l'usager, notamment pour les ménages les plus modestes, et pour veiller à ce que l'argent des usagers n'aille pas remplir les poches des actionnaires des multinationales de l'eau".

Conseil communautaire du 9 mai 2016: un vote pour le passage en gestion communautaire de l'eau potable et de l'assainissement après un débat très musclé et un vote à bulletin secret
En début de Conseil, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, est intervenue avec conviction pour dénoncer les méthodes de Capitaine Houat qui a préparé sa relocalisation et son plan de licenciement qui laisse 37 salariés sur le carreau en le préparant pendant des mois sans discuter avec les élus propriétaires d'une partie des murs et qui ont voté depuis des années un certain nombre d'investissements pour l'entreprise

En début de Conseil, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, est intervenue avec conviction pour dénoncer les méthodes de Capitaine Houat qui a préparé sa relocalisation et son plan de licenciement qui laisse 37 salariés sur le carreau en le préparant pendant des mois sans discuter avec les élus propriétaires d'une partie des murs et qui ont voté depuis des années un certain nombre d'investissements pour l'entreprise

Jean-Michel Parcheminal a même annoncé un boycott personnel des rayons poissonnerie d'Intermarché

Jean-Michel Parcheminal a même annoncé un boycott personnel des rayons poissonnerie d'Intermarché

 Hamon, maire de St Martin, tout en se déclarant plutôt favorable au transfert de compétence en janvier 2017 pour l'eau potable et l'assainissement a émis quelques réserves sur les conséquences financières négatives pour Morlaix et St Martin des Champs et regretté l'absence de prise de compétence sur les eaux pluviales

Hamon, maire de St Martin, tout en se déclarant plutôt favorable au transfert de compétence en janvier 2017 pour l'eau potable et l'assainissement a émis quelques réserves sur les conséquences financières négatives pour Morlaix et St Martin des Champs et regretté l'absence de prise de compétence sur les eaux pluviales

Solange Creignou, maire de St Thégonnec - Loc Eguiner a dit que pour sa commune, il n'était pas possible de transférer la compétence dès 2017 même si elle trouve que cette prise de compétence à l'échelle communautaire anticipée est une bonne chose en soi

Solange Creignou, maire de St Thégonnec - Loc Eguiner a dit que pour sa commune, il n'était pas possible de transférer la compétence dès 2017 même si elle trouve que cette prise de compétence à l'échelle communautaire anticipée est une bonne chose en soi

Conseil communautaire du 9 mai 2016: un vote pour le passage en gestion communautaire de l'eau potable et de l'assainissement après un débat très musclé et un vote à bulletin secret
Les militants de Solidaires étaient présents à nouveau pour que les élus de Morlaix Communauté s'engagent pour que le syndicat puisse bénéficier d'un local: voir leur courrier à Morlaix Communauté.

Les militants de Solidaires étaient présents à nouveau pour que les élus de Morlaix Communauté s'engagent pour que le syndicat puisse bénéficier d'un local: voir leur courrier à Morlaix Communauté.

J'avais demandé à pouvoir présenter un vœu dans ce sens au président de Morlaix Communauté Jean-Luc Fichet, vœu envoyé vendredi (peut-être un jour trop tard au niveau des délais d'envoi) et on m'a prévenu le lundi du Conseil qu'il n'était pas possible de le présenter à ce Conseil Communautaire du 9 mai 2016 et qu'il fallait attendre le prochain Conseil Communautaire du 4 juillet pour discuter d'une délibération sur ce sujet, et non plus d'un voeu émanant d'un conseiller, sans plus d'indication sur son contenu.

Voilà le contenu du vœu qui n'a donc pas pu être présenté et discuté hier en conseil communautaire:

Vœu:

En appui des communes, Morlaix-Communauté doit assurer la possibilité pour tous les syndicats du territoire de bénéficier de locaux pour assurer leurs missions d'intérêt général.

En avril 2013, interpellé par une sénatrice à propos de la suppression en cours des locaux mis à disposition des organisations syndicales à Châteauroux et à Chartres, Michel Sapin, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, dans sa réponse, disait :

« Ces maisons des syndicats contribuent évidemment, par leurs permanences juridiques et sociales, par leurs activités de formation et d'éducation, à des services d'intérêt général à visée sociale. L'usage de la mise à disposition de locaux par les collectivités locales est confirmé dans sa généralité et constant depuis plus de cent ans.

Je vous le dis très clairement, la remise en cause de cet usage par certains élus, encore peu nombreux mais qui pourraient demain en entraîner d'autres, n'est pas acceptable à mes yeux. »

Dans sa réponse, le ministre indiquait qu'il « [avait] demandé à l'Inspection générale des affaires sociales, l'IGAS, de procéder à une évaluation de la situation du logement des antennes locales des syndicats en France, globalement, y compris sur le plan des risques de contentieux juridiques. »

Dans le document de synthèse et recommandations issu de ce travail de l'IGAS, le point [10] précise :

« L’usage est confirmé dans sa généralité et constance depuis 120 ans, d’une mise à disposition gratuite par les collectivités des locaux nécessaires à l’exercice des activités des syndicats, accompagné d’une inscription renouvelée de cette dépense à leur budget. L’intérêt général comme l’élévation de certains contentieux locaux justifient que ces solutions soient confortées au plan juridique. En effet force est de constater que les bonnes volontés collectives encadrée par les principes et l’histoire et les modalités conventionnelles ne suffisent plus. »

Alors que la demande de Solidaires est qualifiée de légitime par Mme le maire de Morlaix, ainsi que par le Conseil Communautaire, à travers la subvention qu'il a accordé à Solidaires, celle-ci ne couvre pas deux mois d'accès à une location.

Malgré l'implantation locale croissante, depuis plus de 10 ans, de Solidaires, son implication au service des salariés de la santé, de la poste, de l'éducation nationale, des collectivités territoriales, des douanes pour ne citer que les principales fédérations concernées sur cette zone géographique, les élu(e)s dans les instances paritaires, faute de cadre juridique contraignant, l'exercice du droit syndical des militants syndicaux de Solidaires est toujours injustement et fortement pénalisé.

Au nom des principes de démocratie sociale auxquels nous sommes attachés, nous, élus de Morlaix-Communauté, souhaitons l'attribution d'un local digne pour tous les syndicats, à commencer par la prise en compte de la demande de l'Union locale Solidaires qui nous a interpellés déjà à deux reprises au moment de Conseils Communautaires sur les aspects pénalisants que représentaient pour elle l'absence de local, dont peuvent bénéficier d'autres syndicats d'existence plus ancienne.

Conseil communautaire du 9 mai 2016: un vote pour le passage en gestion communautaire de l'eau potable et de l'assainissement après un débat très musclé et un vote à bulletin secret
Conseil communautaire du 9 mai 2016: un vote pour le passage en gestion communautaire de l'eau potable et de l'assainissement après un débat très musclé et un vote à bulletin secret

Sur les autres délibérations (sur lesquelles il y a eu très peu d'interventions, les élus étaient sans doute "fatigués" par la tension et la longueur du premier débat, et des votes tous unanimes, en dehors de mon abstention sur une subvention dans le domaine culturel), je me suis exprimé à trois reprises:

- Dans le cadre du programme zéro Gaspi, zéro Déchets, pour mettre au pied des immeubles des zones urbaines des composteurs collectifs avec une démarche de sensibilisation et de mobilisation des habitants, comme cela a pu déjà se faire à titre expérimental dans certaines quartiers d'habitat social circonscrits, demande déjà faite en commission Finances et en Commission Environnement.

Et cela pour permettre à tous, même ceux qui vivent en HLM, de faire un geste pour produire moins de déchets non réutilisés, pour diminuer le poids des poubelles et le coût du traitement des déchets pour la collectivité. On m'a dit que la généralisation des déposes de composteurs collectifs était déjà inscrite comme objectif. Avec le financement adéquat? Et à quelle échéance? Affaire à suivre.

- J'ai regretté la baisse de subvention de fonctionnement à l'association Ti an Oll- La Charette aux merveilles dans le cadre de l'organisation sur tout le territoire de Morlaix Communauté du festival de contes, de récits et de paroles, avec des associations impactées comme le Théâtre de la Corniche qui perdent déjà des subventions au niveau communal, et un nombre important d'intermittents concernés par le financement de ce festival de qualité qui séduit un public inter-générationnel et qui est pleinement rentré dans le paysage culturel de la région de Morlaix. Ti an Oll demandait 5500€ en 2016 pour l'organisation du festival de la part de Morlaix-Communauté et n'a obtenu qu'une subvention de 3500€ (proposition commission culture), contre 4000€ l'an passé. Françoise Raoult, vice-présidente à la culture, m'a répondu que la commission culture avait jugé le budget communication de l'événement un peu surdimensionné. Je me suis abstenu sur cette baisse de subvention parce que j'aurais souhaité que la subvention soit plus importante bien sûr.

- Par rapport à la mise en place d'un premier PAPI (Programme d'actions de prévention des inondations) dit "d'intention" pour la prévention des risques d'inondation d'un montant de 1 277 800€, j'ai mis en avant le fait que les mesures budgétés pour l'instant ne prenaient en compte qu'une partie (et la plus superficielle) du problème, éviter que le grossissement des rivières et l'accélération des ruissellements et du débit ne provoque des dommages pour les commerçants, les équipements publics, les particuliers, mais qu'on ne s'occupait pas encore, à travers les investissements en question, du problème de fond du comment réduire le niveau des rivières arrivant à Morlaix dans les périodes de précipitation, notamment la construction de bassins en amont, une politique de réorientation agricole, et surtout des dispositions contraignantes pour arrêter de continuer à bétonner les hauteurs. On m'a répondu qu'un Papi opérationnel encore en négociation suivrait ce Papi d'urgence avec des investissements beaucoup plus importants et commencerait à déboucher sur l'action à partir de 2018.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 10:25

http://quimper.pcf.fr/87539

En mémoire de la "Nakba", piquet de solidarité avec le peuple palestinien jeudi 12 mai à 17h30 rue Kéréon à Quimper

L'Association France Palestine Solidarité du pays de Cornouaille consacre son piquet mensuel de solidarité avec le peuple palestinien jeudi 12 mai à 17h30 rue Kéréon à Quimper à la mémoire de la Nakba. Voici son communiqué :

68 ans après, plus de cinq millions de réfugiés palestiniens

Les Palestiniens s'apprêtent à commémorer la « Nakba » (= la Catastrophe), le 14 mai, date-anniversaire de la création unilatérale de l'Etat d'Israël en 1948. Au cours de la Nakba, environ 700.000 à 800.000 Palestiniens (soit 85 à 90 % des Palestiniens qui habitaient dans ce qui est devenu Israël) ont été expulsés de chez eux, de décembre 1947 à décembre 1950. Ils ont été délibérément chassés, au cours de ce que l'historien israélien Ilan Pappe a qualifié de « nettoyage ethnique », par des groupes sionistes armés, puis par l'armée israélienne, utilisant la force et créant la peur par des massacres. Devenus des réfugiés, ils se sont installés dans des camps, qui existent toujours, dans les territoires palestiniens non annexés par Israël et dans les pays voisins. Les réfugiés palestiniens, recensés et pris en charge par un organisme de l'ONU, sont aujourd'hui plus de cinq millions. Leur droit au retour, reconnu en décembre 1948 par l'ONU, est rejeté par Israël. L'Etat de Palestine n'est toujours pas créé, alors que le plan de partage de la Palestine, adopté par l'ONU en novembre 1947, prévoyait la création de deux Etats. C'est à la Nakba que le groupe du Pays de Cornouaille de l'Association France-Palestine Solidarité consacrera son piquet de la solidarité avec le peuple palestinien, le jeudi 12 mai, à 17h 30, Rue Kéréon à Quimper.

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Ci-dessous, un article de Ben White publié par la Palestine Solidarity Campaign, équivalent britannique de l'AFPS, à l'occasion de la « Semaine sur la Nakba » et traduit par Yves Jardin, membre du groupe de travail de l'AFPS sur les prisonniers palestiniens.

"La Nakba: de 1948 à Aujourd’hui"

Qu’est-ce que la Nakba ?

La Nakba (« catastrophe » en arabe) renvoie au nettoyage ethnique des Palestiniens et à la destruction des communautés palestiniennes qui ont eu lieu lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Environ 85 à 90 % des Palestiniens qui vivaient dans ce qui est devenu Israël furent expulsés (quelque 700 à 800 000).Les quatre cinquièmes des villes et des villages palestiniens furent détruits, ou repeuplés par des Israéliens juifs.Dans des villes comme Haïfa et Acre, les quartiers palestiniens furent vidés, et réoccupés.

Le déplacement des Palestiniens était en bonne voie au moment de la déclaration unilatérale d’indépendance d'Israël. Entre le 30 mars et le 15 mai, quelque 200 villages palestiniens furent, selon les mots de l’historien israélien Ilan Pappe, « occupés et leurs habitants expulsés ». Ainsi avant même que la guerre « israélo-arabe » n’ait commencé, environ la moitié du total final des réfugiés palestiniens avaient déjà perdu leur foyer.

Le nettoyage ethnique n’a pas seulement commencé avant mai 1948, il a aussi continué pendant quelque temps après; l’expulsion des Palestiniens de Al-Majdal vers la Bande de Gaza, par exemple, n’a pas été totale jusqu’à la fin de 1950.Vidée de ses habitants palestiniens, Al-Majdal devint la ville portuaire israélienne d' Ashkelon.

Pourquoi les Palestiniens ont-ils quitté leur foyer ?

La raison primordiale de l’évacuation de centaines de villages palestiniens en 1947-48 a été un mélange de force et de peur, quelque chose longtemps maintenu par les historiens palestiniens.Le travail d’historiens israéliens comme Benny Morris en a fourni des preuves supplémentaires; selon Morris, sur à peu près les 400 villages palestiniens détruits qu’il a étudiés, « l’évacuation sur des ordres arabes » n’a été le facteur décisif dans l’évacuation de la population que dans six cas.

Les massacres par les forces sionistes – dont il y a eu au moins deux douzaines – a joué un rôle majeur pour répandre la terreur parmi les Palestiniens.Deir Yassin, où 100 à 120 villageois furent tués le 9 avril 1948, est l’atrocité la plus célèbre, mais il y en a eu beaucoup d'autres: à al-Dawamiya, en octobre 1948, plus de 100 villageois– hommes, femmes, et enfants – furent tués.

Dans beaucoup de villes et de villages, les Palestiniens furent expulsés sous la menace des armes, comme à Lydda and Ramla. Après que des centaines de personnes aient été tués dans la conquête des villes, on estime que 50 000 habitants furent forcés de partir à pied vers la Cisjordanie.Dans beaucoup d’autres villages, des colonnes de réfugiés furent la cible de tirs de mortiers pour « leur faire accélérer le train ».

Pourquoi les Palestiniens ne sont-ils pas retournés chez eux après la fin des combats ?

Les réfugiés palestiniens furent empêchés de retourner chez eux par la violence, et par les lois. Dès juin 1948, David Ben-Gourion – premier Premier ministre d'Israël – déclara à son cabinet que « aucun réfugié arabe ne doit être autorisé à revenir ». Il est resté fidèle à sa parole.

Les Palestiniens essayant de revenir furent qualifiés d’ « agents infiltrés » par les autorités israéliennes, et considérés comme une menace à la sécurité. En 1956, jusqu’à 5 000 réfugiés palestiniens essayant de revenir chez eux avaient été tués par les forces israéliennes; la plupart moururent alors qu’ils essayaient de retourner chez eux, d’avoir accès à leurs récoltes ou à leurs propriétés perdues, ou recherchaient ceux qui leur étaient chers.

Pendant ce temps, le gouvernement israélien a fait rapidement adopter des lois qui à la fois s’appropriaient les biens et les terres des Palestiniens expulsés, et aussi les dépouillaient de la citoyenneté qui leur avait été attribuée en tant qu’habitants du nouvel état.

Pourquoi des gens considèrent-ils ceci comme un « nettoyage ethnique »?

Il n’y a pas de définition formelle du nettoyage ethnique dans le droit humanitaire international, et ce terme tire son origine de la violence du début des années 1990 dans l’ancienne Yougoslavie.En 1994, un article du Journal Européen de Droit International a défini le but à long terme d’une « politique de nettoyage ethnique » comme « la création de conditions de vie qui rendent impossible le retour de la communauté déplacée ».

La Nakba correspond à notre compréhension du nettoyage ethnique: la peur et la violence ont été utilisées pour vider des centaines de villes et villages et leur habitants furent empêchés de revenir. En outre , les intentions de la direction sioniste antérieure à l’état, qui devint Ie premier gouvernement d'Israël, étaient claires.

Comme les recherches historiques l’ont montré, l’idée de « transférer » tous les Arabes de Palestine ou une partie d’entre eux en dehors du futur état juif était largement répandue parmi les cercles dirigeants sionistes, longtemps avant la Nakba.En 1930, par exemple, le président d'alors du Fonds National Juif déclarait: « S’il y a là d'autres habitants, ils doivent être transférés ailleurs. Nous devons prendre le contrôle des terres. »

Pendant la Nakba, encore, un ordre opérationnel commun donnait comme instruction aux forces israéliennes « de s’emparer des villages, de les nettoyer de leurs habitants (les femmes et les enfants devaient (aussi) être expulsés) » et « de brûler le plus grand nombre possible de maisons ». Quand on a demandé à Ben-Gourion ce qu’il fallait faire des habitants de Lydda et Ramla, sa réponse fut brève: « Expulsez-les ».

En 1900, la population de la Palestine était environ à 4 % juive et à 96 % arabe, et en 1947, les arabes palestiniens constituaient encore plus des deux tiers de la population.Ainsi, comme le journaliste et historien israélien Tom Segev l’a dit, « faire disparaître les Arabes se situait au coeur du rêve sioniste, et était aussi une condition nécessaire de sa réalisation ».

Les gens commémorent-ils la Nakba en Palestine/Israël?

Les Palestiniens commémorent le Jour de la Nakba le 15 mai, parmi lesquels les Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza Occupées. Beaucoup de citoyens palestiniens d' Israël, dans le même temps, commémorent la Nakba le « Jour de l’Indépendance » officiel de l’état, qui change chaque année car fondé sur le calendrier juif.

Ce jour-là, les citoyens Palestiniens, rejoints par un certain nombre d'Israéliens juifs, marchent vers le site d'un village détruit. Ceci n’est pas seulement une action de commémoration; ainsi au moins un quart des Palestiniens qui vivent à l’intérieur des frontières d’Israël d’avant 1967 sont qualifiés de « présents absents », ils sont des déplacés internes de la Nakba et jusqu’à ce jour, sont empêchés légalement de revenir sur leur terre et sur leurs propriétés.

Ces dernières années, le gouvernement israélien a cherché à saper la commémoration de la Nakba par la communauté palestinienne, en faisant passer une loi qui « punit d’amende les entités qui ouvertement rejettent Israël en tant qu’état juif ou qui célèbrent le Jour de l‘Indépendance d'Israël comme un jour de deuil ». En janvier 2012, la Haute Cour de Justice a rejeté une pétition contre la loi, bien qu’elle porte atteinte à la « liberté d'expression ».

Est-ce que la Nakba n’est que de l’"histoire ancienne"?

Les réfugiés palestiniens continuent à exiger que leur droit, internationalement reconnu, à la fois au retour et à la restitution de leurs biens soit respecté. Aujourd’hui il y a environ 5,2 millions de réfugiés enregistrés par l’ONU (le nombre total de Palestiniens dans la diaspora est de 7,5 millions), dont 2 millions vivant en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza sous gouvernement militaire israélien– et à quelques milles de distance de leurs terres.

Les Palestiniens font référence aussi à une « Nakba continue », dans le sens où Ies politiques israéliennes de déplacement forcé et de colonisation ont continué, et même pris de l’ampleur , au cours des décennies. Pendant la conquête israélienne en 1967 de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie, par exemple, quelque 300 000 Palestiniens ont fui ou ont été expulsés. Parmi ceux qui ont quitté la Cisjordanie, moins de 8 % furent autorisés par Israël à revenir.

Actuellement, les exemples en cours comprennent l’expulsion de familles palestiniennes par des colons israéliens à Jérusalem-Est occupée, ainsi que la démolition de maisons et le déplacement des Palestiniens dans diverses zones de Cisjordanie, parmi lesquelles la Vallée du Jourdain et le Sud des collines d’Hébron.

Avril 2016

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 09:51

Dès son entrée en fonction de ministre des affaires étrangères et du développement international, Jean-Marc Ayrault a cru bon de "rassurer" Benjamin Netanyahou sur la énième initiative française de paix, initiée par Laurent Fabius avant son départ pour le Conseil constitutionnel.

Revenant sur les principes démocratiques fondamentaux des votes du Sénat et de l'Assemblée Nationale, en décembre 2014, reconnaissant l'Etat palestinien, et laissés lettre morte depuis par le président Hollande - l'ancien premier ministre s'empressait d'affirmer que, même en cas d'échec de cette nouvelle tentative, la France "ne reconnaîtrait pas automatiquement l'Etat de Palestine".

C'était, avant même d'engager tout effort, jeter le gant. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que le chef de l'Exécutif israélien se soit permis, le jour même où la France annonçait officiellement la tenue d'une conférence à Paris le 30 mai prochain, de dire "non" à la démarche française.

Le message de Netanyahou ne souffre aucune ambiguïté: avec son gouvernement d'extrême-droite, il poursuit sans relâche et à un rythme soutenu la colonisation des territoires palestiniens pour morceler le territoire de Cisjordanie: après l'avoir coupée de Gaza, il s'agit d'accélérer un plan prévu de longue date, celui de mettre le monde devant le fait accompli d'une colonisation totale et de rendre "impraticable" la seule solution viable pour une paix juste et durable, la solution des "deux peuples, deux Etats".

Pour appuyer ce processus destructeur, le premier ministre israélien fait régulièrement bombarder Gaza dont les habitants n'en peuvent plus - du fait du blocus et des interdictions de sortie du territoire même s'ils sont porteurs de visas et d'invitations officielles à se rendre à l'étranger.

Il multiplie les humiliations des populations de Cisjordanie: la révolte d'une jeunesse désespérée qui se sent, à juste titre, trahie et abandonnée de tous, se traduit en quelques mois par plus de 240 morts côté palestinien dont des exécutions sommaires au nom de la "lutte contre le terrorisme", des centaines d'arrestations - pour beaucoup d'enfants - et de harcèlement permanent des populations de Cisjordanie et de Gaza.

Les colons et le pouvoir israélien ont choisi depuis longtemps la carte du pourrissement et de la violence permanente.

En en rabaissant sans cesse face au pouvoir colonial israélien, jusqu'à se contredire eux-mêmes quant à leurs prétendus grands principes de défense des droits humains et du droit international, la France, les Etats-Unis, l'Union Européenne ont perdu tout poids aux yeux des colons israéliens et du gouvernement à leur service. Et pendant ce temps, les peuples palestinien et israélien (l'occupé et l'occupant) demeurent privés de toute perspective d'avenir.

Le gouvernement israélien a trouvé des complices par lâcheté et cynisme, d'ardents militants dans les gouvernements européens. En France, au plus haut niveau de l'Etat, des encouragements répétés à la ligne Netanyahou ont pris la forme d'une campagne systématique de criminalisation (grâce aux circulaires Alliot-Marie et Mercier) des pacifistes et acteurs de la solidarité internationale en maniant les amalgames, les insultes et une féroce répression.

Pendant ce temps, de nombreux jeunes Français-es, binationaux, incorporent l'armée israélienne pour "servir dans les territoires" c'est à dire sécuriser l'avancée coloniale et mener une des pires guerres coloniales, longue de plus de 60 ans, de notre histoire.

Le Parti Communiste dont les membres sont résolument engagés pour la Paix, la solidarité, la justice et le développement partagé engage, à l'occasion de son 37e Congrès, une campagne vidéo pour accroître la mobilisation populaire en faveur de sanctions immédiates - par la suspension sine die des Accords d'association UE-Israël - et la reconnaissance de l'Etat palestinien.

Une délégation de haut niveau, conduite par son porte-parole Olivier Dartigolles se rendra cet été sur place pour exprimer son soutien et développer son action avec les pacifistes et progressistes palestiniens et israéliens.

Collectif PCF Palestine

dans Communistes, supplément à L'Humanité, 11 mai 2016

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 09:30

Instrumentalisation abjecte et schizophrénie

http://www.france-palestine.org/Instrumentalisation-abjecte-et-schizophrenie

La mémoire des femmes et des hommes qui ont arraché à la déportation et à la mort les enfants juifs pendant l’occupation doit être préservée, transmise et rester vivante dans les nouvelles générations. Elle est le témoignage d’une exigence absolue d’humanité face à la barbarie et constitue une manifestation exemplaire de courage et de détermination face à des lois injustes.

Nous savons malheureusement l’instrumentalisation malsaine qui est faite de longue date de la Shoah et de la déportation par l’Etat d’Israël. La récente visite en Israël et dans les territoires palestiniens d’élus du « réseau villes et villages des Justes de France » dont Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Nice ou Evry en est un dernier exemple. Scandaleux d’un double point de vue moral et politique.

Voir des élus se plier au rituel de la plantation d’arbres du KKL (Fonds national juif) dont l’objet premier est de transformer le paysage en cherchant à en effacer les traces de toute mémoire palestinienne est un paradoxe scandaleux s’agissant de personnalités qui se revendiquent de la mémoire.

Les voir participer à un dîner - débat sur Jérusalem et critiquant le vote de la France à l’UNESCO qui appelait à la préservation du patrimoine palestinien est éminemment choquant.

Qu’ils aient accepté de visiter des colonies installées en territoire palestinien en violation du droit international et humanitaire revient à torpiller l’initiative de la diplomatie française et la conférence annoncée pour le 30 mai.

Enfin, que le maire d’Evry ou un de ses adjoints ait été membre de cette délégation, alors qu’un certain Manuel Valls est toujours conseiller municipal de cette ville, en dit long sur les contradictions et la conduite schizophrénique de la politique gouvernementale. Il ne manquait que les déclarations de Bernard Cazeneuve devant les amis du CRIF critiquant lui aussi ouvertement le vote de la France à l’UNESCO pour en donner toute la pitoyable mesure.

Nous ne sommes pas dupes et la force du droit comme la réalité des faits parlent d’elles-mêmes : Jérusalem Est n’est pas israélienne mais palestinienne, tout comme la Cisjordanie et Gaza. Les manœuvres pour faire passer le noir pour blanc n’y changeront rien, mais font reculer dangereusement les perspectives de paix.

Le Bureau national de l'AFPS

--
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 09:23

Communiqué de la section PCF de Quimper:

Le parti communiste appelle au rassemblement contre la loi travail et le 49/3 jeudi 12 mai à midi devant la préfecture de Quimper

La section du pays de Quimper du PCF appelle à renforcer la mobilisation contre le projet de loi El Khomri.

Non content de mettre à bas des décennies de droits sociaux conquis par les luttes du monde du travail, le gouvernement Hollande-Valls se rend coupable d'un coup de force contre la démocratie en utilisant à nouveau le 49/3 pour imposer un projet massivement rejeté par 3 Français sur 4, 78% des salariés, 79% des étudiants, 84% des chômeurs, et même 55% des électeurs socialistes.

Ce recours à la force est l'aveu de faiblesse d'un gouvernement isolé, minoritaire dans l'opinion publique et même aujourd'hui au Parlement.

« Le 49-3 est une brutalité, le 49-3 est un déni de démocratie, le 49-3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire » .

Celui qui contestait ainsi avec virulence l'utilisation du 49/3 lorsque la droite essaya en 2006 de faire passer en force le CPE, était alors premier secrétaire d'un parti d'opposition et n'hésita pas quelques mois plus tard à réclamer l'abrogation de cet article pour restaurer les droits du Parlement...

Il s'appelle François Hollande et a nommé un premier ministre qui aujourd'hui assène le 49/3 comme arme de destruction massive pour museler la volonté populaire et réduire au silence ses propres élus.

Faut-il leur rappeler comment s'est terminé l'épisode du CPE ?

La mobilisation populaire peut empêcher ce recul majeur que représenterait l'adoption de la loi travail en tordant le coup à la démocratie.

Les communistes appellent à donner le plus grand retentissement aux journées d'action décidées par les syndicats les 17 et 19 mai.

Et sans attendre, faisons entendre dès aujourd'hui notre colère contre ce coup de force et ce recul de civilisation, notre volonté de défendre et d'élargir les droits sociaux et démocratiques, en participant nombreux au rassemblement qui a lieu ce jeudi 12 mai à midi à Quimper devant la préfecture du Finistère.

Yvonne Rainero, le 11 mai 2016

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