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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:31

André Chassaigne dénonce le "mépris total" du gouvernement envers les parlementaires

mercredi 18 mai 2016

Le président des députés Front de gauche André Chassaigne, a dénoncé le 17 mai 2016 un "mépris total" du gouvernement envers les parlementaires qui portent des "idées différentes", assorti d’un "mépris" du mouvement social contre la loi travail.

"Je suis élu depuis 2002, j’ai beaucoup participé aux travaux parlementaires, je n’ai jamais fait le constat d’autant de mépris du gouvernement contre les parlementaires et contre les députés particulièrement", a déclaré le député communiste devant la presse. "Ce n’est pas seulement le rejet systématique de ce que l’on peut proposer, de façon caricaturale en essayant de dénaturer ce que l’on porte comme alternative, cela se manifeste aussi par des actes, par des gestes, par des comportements", a-t-il poursuivi.

L’élu du Puy-de-Dôme a notamment évoqué les débats sur la motion de censure déposée par la droite et votée par des députés du Front de gauche, dénonçant "des ministres qui se gaussent, qui se moquent des différents intervenants". Lors de son intervention, André Chassaigne avait interrompu son discours pour demander au secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, "d’écouter et d’être un peu respectueux avec ceux qui s’expriment". Le député a assuré avoir reçu une "multitude de messages" après cette séquence, déplorant une "dévalorisation très forte de la représentation nationale". "Je crois qu’il y a une dérive terrible aujourd’hui d’un gouvernement qui est en rupture totale avec l’opinion publique (...) et qui traite ceux qui portent des idées différentes avec un mépris complet", a insisté André Chassaigne, pour qui il y aussi un "véritable mépris du gouvernement du mouvement social".

André Chassaigne ne se faire "beaucoup d’illusions" sur les quatre propositions de loi que va présenter son groupe dans le cadre de la journée qui lui est réservée le 26 mai ("niche parlementaire"), dont une portant sur l’encadrement des rémunérations dans les entreprises, alors que François Hollande a menacé mardi de légiférer.

Concernant la loi travail, il a indiqué que, dans la matinée, des députés du Front de gauche avaient rencontré des écologistes et "frondeurs" socialistes. Ils ont convenu d’avoir des "rencontres régulières", notamment pour voir comment réussir à recueillir les 58 signatures requises pour déposer une motion de censure "de gauche" lorsque le texte reviendra à l’Assemblée si la loi travail n’est pas "retirée avant".

Source : l’Humanité du 17 mai 2016

André Chassaigne dénonce le mépris total du gouvernement envers les parlementaires (L'Humanité, 17 mai 2016)
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 10:55
Pique nique revendicatif organisé par l'association "Landivisiau doit dire non à la Centrale à Gaz" le dimanche 5 juin

Déjà 4 ans d'opposition au projet de centrale à gaz de Landivisiau, 4 ans d'existence de l'association "Landivisiau doit dire Non à la Centrale" (plusieurs centaines de membres, une vraie assise populaire dans la région de Landivisiau).

site internet: http://www.nonalacentrale-landivisiau.fr/

Un projet inutile, dévorateur d'argent public pour les profits d'un groupe financier, Direct Energie, conçu dans des conditions démocratiques plus que douteuses.

Le dimanche 5 juin, l'association "Landi doit dire non à la Centrale à Gaz" propose un nouveau rendez-vous festif et revendicatif à travers un pique-nique citoyen.

Rendez-vous sera à 11 H 30 au rond point du Drennec.

Réservez dès à présent cette date.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:53

Pierre Laurent : « C’est le Parti communiste qui tient la gauche debout » (Humanité)

37è congrès du PCF

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SÉBASTIEN CRÉPEL

MARDI, 17 MAI, 2016

À seize jours de l’ouverture du congrès du PCF, son secrétaire national, Pierre Laurent, estime que les communistes ont la « responsabilité » de faire converger les forces de gauche qui refusent la politique actuelle afin d’aboutir à un socle politique et des candidats communs en 2017.

Avec l’épisode de la motion de censure de gauche qui a réuni 56 députés socialistes, communistes, Front de gauche, écologistes et divers gauche sur les 58 signatures requises pour la déposer, une étape a-t-elle été franchie en vue du rassemblement de la gauche pour une autre voie en 2017 ?

Pierre Laurent C’est un événement très important. C’est un des résultats de la mobilisation sociale. Pour la première fois à ce niveau, des députés de toutes les familles de la gauche ont pris ensemble la résolution de ne pas laisser le gouvernement continuer à agir impunément. Cet événement doit connaître des suites, puisque l’exécutif n’aura pas davantage de majorité en deuxième lecture après le retour du Sénat du projet de loi El Khomri. Le retrait de la loi est plus que jamais notre objectif. Mobilisation sociale et unité politique sont les deux clés de la victoire. Au-delà, nous devons amplifier le travail de construction d’un nouveau socle politique pour une nouvelle majorité en 2017.

Y a-t-il encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à ce socle commun ?

Pierre Laurent Oui, beaucoup de travail, mais la convergence pour le dépôt de la motion de censure montre que c’est possible. Cela fait des mois que je dis que les forces existent pour faire émerger ce projet. Je le dis en m’exposant aux critiques, aux doutes, voire aux sarcasmes de certains. La preuve est faite que cette voie peut être féconde. Maintenant, il faut passer d’un socle critique à un socle de propositions comme la réduction du temps de travail, la sécurisation de l’emploi, le conditionnement des aides aux entreprises, la maîtrise publique des banques ou la lutte contre l’évasion fiscale. Nous pouvons aussi converger sur des propositions de refondation démocratique et solidaire de l’Europe et sur des mesures d’urgence démocratique comme la suppression de l’article 49-3 de la Constitution, l’introduction de la proportionnelle aux élections, l’inversion du calendrier électoral pour redonner la primauté au Parlement...

Chez les frondeurs du PS, on évoque désormais ouvertement la nécessité d’écarter une nouvelle candidature de François Hollande à la présidentielle. Est-ce une bonne nouvelle ?

Pierre Laurent Évidemment, mais je le répète, pour réussir à bâtir la convergence nécessaire de forces très diverses à gauche, un nouveau projet et une majorité politique pour le porter, les enjeux des élections de 2017 doivent devenir des questions populaires. Le projet d’une motion de censure de gauche n’aurait jamais été possible sans la mobilisation sociale et la pression populaire, ce sera la même chose pour dégager une solution politique. La parole citoyenne qui s’exprime dans les grèves et les manifestations, dans des pétitions massives sur Internet ou sur les places de Nuit debout, doit faire irruption sur le terrain politique.

Dans son discours du 3 mai, au Théâtre du Rond-Point, François Hollande a théorisé l’idée, reprise en boucle par Manuel Valls et ses amis, qu’il y aurait une gauche qui assume le pouvoir et une autre qui le refuse, faute de politique crédible à proposer. Que leur répondez-vous ?

Pierre Laurent Où est la gauche dans la politique de François Hollande et Manuel Valls ? Ce gouvernement s’est battu bec et ongles pour imposer la déchéance de nationalité aux binationaux ; c’est un gouvernement dans lequel siège Emmanuel Macron, qui veut rompre avec tous les fondamentaux de la gauche. Tout cela est une imposture. En vérité, leur discours sur les deux gauches vise à la briser définitivement pour tourner la page d’une alternative de transformation sociale. Aujourd’hui, la gauche ne peut être fidèle à ses valeurs qu’en rompant avec le libéralisme. Hollande et Valls font le lit du Medef et de la droite. Au contraire, un grand projet de gauche qui proposerait la maîtrise publique de l’argent, un changement radical d’orientation de l’Union européenne, une nouvelle République et la relance de la production et des services publics sur la base d’un nouveau modèle économique est capable de redresser la France et d’unir les Français.

Le 49-3 n’a pas stoppé le mouvement contre la loi travail, mais celui-ci peine à retrouver l’élan du début. N’existe-t-il pas un risque de radicalisation des modes d’action au détriment de l’élargissement du mouvement ?

Pierre Laurent C’est ce que veut faire croire le gouvernement qui utilise la tension pour dénaturer le mouvement, mais toutes les enquêtes d’opinion montrent que l’opposition à la loi travail reste archimajoritaire. Le mouvement engagé doit donc en même temps afficher sa détermination et élargir ses formes d’action pour permettre à un nombre toujours plus grand de citoyens d’exprimer leur exigence du retrait de la loi. C’est ce que viennent de décider les organisations de jeunesse en lançant des votations citoyennes. En appui du travail syndical, les militants et les élus communistes peuvent aussi multiplier les formes d’expression populaire sur les lieux de travail, dans les communes, dans des réunions de quartier, pour arracher le retrait de la loi. Cet objectif est à notre portée car rien n’est fini.

Êtes-vous préoccupé par les violences qui ont fait une dizaine de victimes dans le service d’ordre de la CGT, jeudi dernier ?

Pierre Laurent Il est capital que les manifestations se déroulent sans violence, car c’est une des conditions de leur élargissement populaire. À ceux qui veulent nous entraîner sur ce terrain, nous devons opposer notre détermination à permettre l’exercice du droit de manifester. De petits groupes ultraminoritaires et violents salissent l’image du mouvement, et l’attitude des forces de police attise la tension avec un usage disproportionné de la force dans les cortèges. J’ai interpellé le gouvernement pour qu’il mette fin à cette spirale extrêmement dangereuse.

Cinq mois après les élections régionales, la question sociale a pris le dessus sur les thématiques identitaires et xénophobes. Mais l’intensité de la confrontation à gauche sur cette question ne peut-elle pas conduire à sous-estimer la permanence du danger de la montée de la droite et de l’extrême droite ?

Pierre Laurent C’est un risque, en effet. L’acharnement du gouvernement provoque une très grande colère et un désarroi démocratique parce que la parole politique est bafouée. Cette colère conduit à un niveau inégalé de désaveu du pouvoir actuel. Cette situation peut effectivement conduire à oublier ou à relativiser le très grave danger qu’il y aurait à laisser basculer le pays dans les mains de la droite flanquée d’une extrême droite à un très haut niveau. Le seul moyen de faire barrage à cela est de reconstruire un véritable espoir de changement à gauche. La détermination des communistes à y parvenir exige que nous y consacrions toutes nos forces dans les mois à venir, quelles que soient les difficultés.

Si l’orientation que vous soutenez en vue du congrès du PCF du 2 au 5 juin à Aubervilliers a été adoptée par 51,2 % des voix, jamais autant de communistes n’ont voté pour des orientations alternatives. Est-ce l’idée d’une primaire, au moment où les désaccords à gauche sont si nombreux, qui explique ce résultat ?

Pierre Laurent Oui, c’est en effet l’un des facteurs qui a compté dans le vote. Les communistes ont voulu clairement signifier leur refus d’une primaire qui risquait, à leurs yeux, de nous placer dans le sillage de François Hollande ou de tout autre candidat équivalent. Nous avons clarifié totalement cette question, en écartant cette possibilité. Quand nous avons décidé de laisser la porte ouverte à une primaire, c’était d’ailleurs avec l’objectif d’ouvrir un chemin derassemblement aux forces qui ne veulent justement pas se retrouver derrière une candidature de François Hollande. Mais si le chemin n’est pas celui-là, la convergence de toutes ces forces reste une nécessité. D’ici à la fin de l’année, la montée en puissance de la primaire de la droite et de la campagne du FN, et le discrédit grandissant de François Hollande vont rendre cette convergence plus nécessaire aux yeux de millions de gens. Le congrès du PCF doit répondre à ce défi politique en proposant, sur la base d’une offre politique clarifiée par nos débats, une nouvelle vague d’initiatives et un calendrier pour que, d’ici à l’automne, nous débouchions sur une étape de convergence nationale. La grande consultation citoyenne que nous avons lancée est un outil de cette construction. Les élections législatives doivent aussi en être un objectif central. La construction d’une candidature présidentielle la plus rassembleuse possible doit rester l’objectif.

Y a-t-il des points à éclaircir ou à modifier dans la base commune de discussion au congrès pour rassembler les communistes sur une même orientation ?

Pierre Laurent Les communistes ont exprimé des votes divers, mais ils sont décidés à converger. Il y a une demande de clarté dans le processus et le calendrier, le congrès devra dire jusqu’à quelle échéance nous proposons de poursuivre nos efforts de rassemblement des forces à gauche et fixer la date de notre conférence nationale prévue par les statuts. Il y a d’autres sujets dans le débat des communistes : le souci d’une impulsion nouvelle pour notre parti qui doit déboucher sur un relevé de décisions engageant des transformations concrètes du Parti communiste, comme la demande d’une meilleure lisibilité de notre projet politique, « le Temps du commun ». Les congrès locaux et départementaux et la commission qui travaillent sur nos textes sont engagés dans un travail de réécriture pour permettre un congrès de clarté et d’unité des communistes.

Actuellement, le candidat qui apparaît le plus sérieux et le plus crédible au vu des sondages pour porter un autre projet de gauche en 2017 est Jean-Luc Mélenchon. Qu’est-ce qui empêche les communistes de le soutenir comme en 2012 ?

Pierre Laurent La candidature de Jean-Luc Mélenchon a été annoncée dans des conditions qui ne conviennent à aucune des autres formations du Front de gauche. Nous voulons l’unité mais sa candidature ne suffit pas à répondre en l’état à l’ampleur du défi politique qui est devant nous. Si nous laissons faire les choses, il y aura d’autres candidats dans l’arc de forces que nous souhaitons rassembler. La division se paierait cher. Leur multiplication est un risque très réel. Je sais qu’il existe la peur du vide, une sorte d’appel par défaut à résoudre immédiatement le problème parce que le scénario paraît ainsi plus rassurant, mais je constate pour le moment qu’aucune hypothèse, pas plus la candidature de Jean-Luc Mélenchon qu’une autre, n’empêche le scénario d’un duel droite-extrême droite au second tour de l’élection présidentielle et, dans ces conditions, un risque de désastre aux législatives. Consacrer l’année 2016 à résoudre ce problème, ce n’est pas perdre du temps. J’ajoute que ce qui se joue n’est pas seulement la bataille de 2017, c’est la reconstruction durable d’une gauche capable de maintenir en France un projet majoritaire de transformation sociale. La France est l’un des pays d’Europe où ce scénario demeure possible, et nous devons prendre en charge la construction de cette alternative majoritaire à gauche. En Espagne, la force des événements vient de rendre possible un accord d’unité populaire pour les législatives entre Podemos et Izquierda Unida, que Podemos refusait jusque-là. L’unité s’est imposée comme la seule manière de faire face aux responsabilités.

Les communistes ne sont-ils pas les derniers à croire en la possibilité d’aboutir à une candidature commune de la gauche de transformation sociale en 2017, quand certains ont fait une croix sur la primaire ou que d’autres s’ingénient à la repousser ?

Pierre Laurent Il y a deux obstacles : ceux qui ne souhaitent pas cette convergence, peut-être en pensant qu’ils seront assez forts tout seuls, et puis il y a ceux qui n’y croient pas et qui, d’une certaine manière, ont tiré un trait sur 2017, en pensant que le temps de la reconstruction viendra après. Réfléchir ainsi est dangereux car c’est sous-estimer, devant le discrédit du gouvernement, la vague de droite et d’extrême droite qui risque de tout submerger. Je préfère miser sur les nouveaux espoirs qui émergent : le réveil de la mobilisation du peuple de gauche contre la loi El Khomri, l’irruption de la jeunesse dans le champ politique, la recherche de nouvelles issues par des intellectuels... Ces nombreux signes d’espoir butent encore, c’est vrai, sur la difficulté à converger politiquement. Mais raison de plus pour que les communistes prennent leurs responsabilités. Des trois partis qui ont structuré la gauche ces dernières décennies (le PS, le PCF et les Verts – NDLR), le Parti communiste est le seul qui tient la gauche debout. C’est son devoir d’enclencher le débat nécessaire entre toutes les forces susceptibles de converger. Des communistes peuvent être saisis par le doute devant la difficulté, mais le congrès, par la force de notre débat collectif, doit au contraire nous convaincre que cet effort est notre raison d’être dans ce moment historique pour la France et pour la gauche.

Le 5 juin, un pique-nique en hommage au Front populaire.À la fin de leur congrès, le dimanche 5 juin, les communistes invitent les forces de progrès à un pique-nique citoyen pour célébrer les quatre-vingts ans du Front populaire, devant la station de métro du même nom, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Le secrétaire national du PCF élu y prononcera le discours de clôture du congrès. « Venez avec vos paniers », invite le PCF, qui s’occupe de dresser les tables et promet un dimanche « en chansons et en luttes ». Pour Pierre Laurent, « ce sera une belle manière de tracer un trait d’union entre cette page d’histoire et les responsabilités qui sont les nôtres aujourd’hui, celles de constituer durablement un nouveau Front populaire et citoyen ».

Pierre Laurent (photo Humanité)

Pierre Laurent (photo Humanité)

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 05:46

Arnaud Montebourg s'est présenté lui-même ce week-end dans le Morvan au sommet du mont Beuvray comme potentiel candidat aux Présidentielles, se fendant d'un appel aux Français pour "bâtir un grand projet alternatif".

Il était entouré de députés PS frondeurs (Laurent Baumel, Philippe Baumel, Christian Paul), d'Aurélie Filipetti, ex-ministre de la culture, sa compagne.

L'homme est plutôt brillant dans le verbe. Nous avions appris à le connaître après 2002 quand, à peu près seul parmi les socialistes, il faisait publiquement une analyse sans concession et lucide des causes qui avaient conduit à l'élimination de Jospin au 1er tour des présidentielles, remettant en cause déjà les institutions de la Ve République. Pendant longtemps, il a été celui au sein du PS qui a porté avec le plus de détermination et d'obstination le thème de la VIe République, avant de se fondre sans aucun problème, à la manière d'un Mitterrand en son temps, dans le moule monarchique de la Ve République.

En 2005, avec Benoît Hamon et Vincent Peillon notamment, il défendait le Non au Traité Constitutionnel Européen, jugé trop libéral et représentant toute la dérive néo-libérale de l'Union Européenne.

En 2012, sa campagne au sein du PS pour les Primaires lui a permis de développer souvent de manière convaincante le thème de la démondialisation. Seulement, tout cela s'est terminé de manière pathétique, avec un soutien à François Hollande au second tour de la Primaire, pourtant perçu par tous comme l'homme de la droite du PS, qui lui permettait de monnayer un grand ministère.

En tant que ministre de l'économie et du redressement productif, Montebourg a mis en oeuvre et cautionné une politique pro-patronale, libérale, incapable de sortir le pays de l'ornière économique et de lutter contre le chômage. Sa démagogie sur le "patriotisme économique", "les entreprises patriotes" faisait un peu penser au discours économique vichyste et sonnait le glas de la lutte des classes. C'était la grosse blague du "Produit en France" quand des centaines d'entreprises licenciaient et délocalisaient, que les travailleurs détachés commençaient à affluer pour niveler par le bas les salaires et conditions sociales.

Le goût du strass, des paillettes, du vedettariat de Montebourg, son opportunisme et sa facilité à jouer de la sophistique pour maquiller les errements et la nullité d'une politique, son éclectisme idéologique à la Ségolène Royal, ses revirements, le rendent décidément peu digne de confiance et ce n'est assurément pas sur celui qui se réclame de l'héritage "de Colbert et de Roosevelt", plus que de Jaurès et de Marx, que nous miserons pour tenter d'unir la gauche de gauche et de lui faire faire le meilleur score possible aux Présidentielles de 2017.

Montebourg est par ailleurs assez fermé à la préoccupation écologique qui doit être centrale dans un projet politique de gauche au service de l'intérêt général et humain aujourd'hui.

Et bien peu de Français lui font confiance a priori: trop de gueule, trop d'enfumage par une communication verbeuse, trop de sinuosités, pas assez d'esprit de suite, d'humilité et de convictions.

En creux, cela dit notre difficulté, voire notre incapacité à accorder le moindre crédit pour porter un projet alternatif authentiquement de gauche rompant avec le libéralisme et de progrès social, démocratique et écologique, aux dirigeants socialistes qui aujourd'hui dénoncent la politique du gouvernement Valls et de Hollande (critiquant notamment la loi Macron, la déchéance de nationalité et l'état d'urgence, la loi El Khomri), sans aller jusqu'à vouloir renverser ce gouvernement, quand ils ont voté, accepté et mis en oeuvre les principales dispositions libérales des trois premières années de la présidence Hollande: le TSCG, pacte budgétaire européen, la réforme des retraites, l'ANI, le CICE, l'austérité, la hausse de la TVA, la réforme de l'hôpital. Quand ils ont justifié précédemment toute les trahisons démocratiques de Hollande.

Il y a dans leurs rebellions assez tardives comme toujours au PS une forme de jeu politicien pour préparer le coup d'après, après la défaite, s'inscrire comme incontournable dans les recompositions du pouvoir interne.

Ce n'est pas de ces égotismes carriéristes et de ces jeux politiciens dont les Français veulent, mais de sincérité, d'esprit de suite, de courage et de sens des responsabilités.

Ismaël Dupont

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 05:24
Grève des cantines et des ATSEM à Brest: cinq semaines de lutte (Ouest-France, 18 mai)

Grève des cantines à Brest. « Nous ne sommes pas des Mmes Pipi ! »
http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/greve-des-cantines-brest-nous-ne-sommes-pas-des-mmes-pipi-4233359

Laurence GUILMO.

Cinq semaines de lutte. Certaines revendications obtenues. Et pourtant, elles continuent… Une détermination qui interpelle.

Hier matin, avec la CGT, une délégation a été reçue par François Cuillandre. Une rencontre qualifiée de« courtoise » par la CGT. Mais le maire refuse toujours la prime mensuelle de 100 €. C’est là où le bât blesse. Pour autant, au même titre que les autres fonctionnaires, les Atsem bénéficieront d’une hausse générale de 1,2 %. Elles vont aussi profiter de la revalorisation générale des carrières. Mais ça ne leur suffit pas !

Vote à bulletins secrets« Nous nous occupons de la garderie, de la pause 12 h-14 h. Nous travaillons en binôme avec les enseignants qui eux, obtiennent une prime de 800 € », explique Claudie, agent depuis dix ans à Kerangoff. Surtout, depuis trois ans, les Atsem animent des Temps d’activité périscolaire. « C’est du boulot. Et si un enfant se blesse, nous sommes responsables ! On nous a dit que ce serait valorisant. C’est vrai. Mais on veut aussi une reconnaissance financière ! »

Ce midi, à la maison des syndicats, elles se réunissent à huis clos. Pour un vote à bulletins secrets.

Lire aussi sur ce sujet les interventions des élus communistes de Brest en soutien de la bataille des ATSEM:

Conseil municipal de Brest: intervention de Jacqueline Héré, adjointe communiste et porte-parole du groupe, sur le mouvement des ATSEM

Le groupe communiste à Brest Métropole soutient les ATSEM en lutte: déclaration d'Eric Guellec

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 05:22
Mahmoud Abbas et le pape François (photo L'Humanité)

Mahmoud Abbas et le pape François (photo L'Humanité)

Bon, il y a tout de même l'absolution et le renouvellement de confiance pour le triste cardinal Barbarin qui nous rappelle que l'Eglise est l'Eglise, mais nous devons avouer que les propos de ce pape, trop peu cités par la presse et les médias qui se concentrent sur les histoires de pédophilie et Barbarin (pas plus de respect pour l'Eglise que pour le Parti Communiste, deux vieilles institutions désuètes pour les médias capitalistes post-modernes), détonnent dans le paysage de chefs d'Etat réactionnaires, obscurantistes, et ultra-libéraux: il dénonce un monde de prédation capitaliste, les rapports coloniaux et néo-coloniaux nord-sud, l'impérialisme occidental, les théories du choc des civilisations, l'essentialisation culturaliste ou ethnique de l'Europe, il réclame la lucidité dans les rapports internationaux pour préserver la paix, le désarmement, le caractère inconditionnel de l'accueil pour les réfugiés, la tolérance et la compréhension pour les musulmans.

Ce Pape est animé par l'esprit des évangiles. Il rehausse la médiocrité, l'irresponsabilité et le cynisme ambiant parmi les responsables politiques du monde. C'est une voix d'humanité, de générosité et de raison à entendre.

« Le pire accueil est de les ghettoïser alors qu’il faut au contraire les intégrer » a dit le pape lors de son entretien à La Croix (visite du pape du camp de réfugiés de Moria le 16 avril 2016). / Filippo Monteforte/AFP

La Croix : Dans vos discours sur l’Europe, vous évoquez les « racines » du continent, sans jamais pour autant les qualifier de chrétiennes. Vous définissez plutôt « l’identité européenne » comme « dynamique et multiculturelle ». Selon vous, l’expression de « racines chrétiennes » est inappropriée pour l’Europe ?

Pape François : Il faut parler de racines au pluriel car il y en a tant. En ce sens, quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme. Jean-Paul II en parlait avec une tonalité tranquille. L’Europe, oui, a des racines chrétiennes. Le christianisme a pour devoir de les arroser, mais dans un esprit de service comme pour le lavement des pieds. Le devoir du christianisme pour l’Europe, c’est le service. Erich Przywara, grand maître de Romano Guardini et de Hans Urs von Balthasar, nous l’enseigne : l’apport du christianisme à une culture est celui du Christ avec le lavement des pieds, c’est-à-dire le service et le don de la vie. Ce ne doit pas être un apport colonialiste.

Vous avez posé un geste fort en ramenant des réfugiés de Lesbos à Rome le 16 avril dernier. Mais l’Europe peut-elle accueillir tant de migrants ?

Pape François : C’est une question juste et responsable parce qu’on ne peut pas ouvrir grand les portes de façon irrationnelle. Mais la question de fond à se poser est pourquoi il y a tant de migrants aujourd’hui. Quand je suis allé à Lampedusa, il y a trois ans, ce phénomène commençait déjà.

Le problème initial, ce sont les guerres au Moyen-Orient et en Afrique et le sous-développement du continent africain, qui provoque la faim. S’il y a des guerres, c’est parce qu’il y a des fabricants d’armes – ce qui peut se justifier pour la défense – et surtout des trafiquants d’armes. S’il y a autant de chômage, c’est à cause du manque d’investissements pouvant procurer du travail, comme l’Afrique en a tant besoin.

Cela soulève plus largement la question d’un système économique mondial tombé dans l’idolâtrie de l’argent. Plus de 80 % des richesses de l’humanité sont aux mains d’environ 16 % de la population. Un marché complètement libre ne fonctionne pas. Le marché en soi est une bonne chose mais il lui faut, en point d’appui, un tiers, l’État, pour le contrôler et l’équilibrer. Ce qu’on appelle l’économie sociale de marché.

Revenons aux migrants. Le pire accueil est de les ghettoïser alors qu’il faut au contraire les intégrer. À Bruxelles, les terroristes étaient des Belges, enfants de migrants, mais ils venaient d’un ghetto. À Londres, le nouveau maire (Sadiq Khan, fils de Pakistanais, musulman, NDLR) a prêté serment dans une cathédrale et sera sans doute reçu par la reine. Cela montre pour l’Europe l’importance de retrouver sa capacité d’intégrer. Je pense à Grégoire le Grand (pape de 590 à 604, NDLR), qui a négocié avec ceux qu’on appelait les barbares, qui se sont ensuite intégrés.

Cette intégration est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que l’Europe connaît un grave problème de dénatalité, en raison d’une recherche égoïste de bien-être. Un vide démographique s’installe. En France toutefois, grâce à la politique familiale, cette tendance est atténuée.

La crainte d’accueillir des migrants se nourrit en partie d’une crainte de l’islam. Selon vous, la peur que suscite cette religion en Europe est-elle justifiée ?

Pape François : Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui une peur de l’islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l’islam. L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter, avec la même idée de conquête, la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations.

Devant l’actuel terrorisme islamiste, il conviendrait de s’interroger sur la manière dont a été exporté un modèle de démocratie trop occidentale dans des pays où il y avait un pouvoir fort, comme en Irak. Ou en Libye, à la structure tribale. On ne peut avancer sans tenir compte de cette culture. Comme disait un Libyen il y a quelque temps : « Autrefois, nous avions Kadhafi, maintenant, nous en avons 50 ! »

Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité. Les musulmans y vénèrent la Vierge Marie et saint Georges. Dans un pays d’Afrique, on m’a rapporté que pour le Jubilé de la miséricorde, les musulmans font longuement la queue à la cathédrale pour passer la porte sainte et prier la Vierge Marie. En Centrafrique, avant la guerre, chrétiens et musulmans vivaient ensemble et doivent le réapprendre aujourd’hui. Le Liban aussi montre que c’est possible.

La Croix : L’importance de l’islam aujourd’hui en France comme l’ancrage historique chrétien du pays soulèvent des questions récurrentes sur la place des religions dans l’espace public. Quelle est, selon vous, une bonne laïcité ?

Pape François : Un État doit être laïque. Les États confessionnels finissent mal. Cela va contre l’Histoire. Je crois qu’une laïcité accompagnée d’une solide loi garantissant la liberté religieuse offre un cadre pour aller de l’avant. Nous sommes tous égaux, comme fils de Dieu ou avec notre dignité de personne. Mais chacun doit avoir la liberté d’extérioriser sa propre foi. Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire. De même, si un catholique veut porter une croix. On doit pouvoir professer sa foi non pas à côté mais au sein de la culture.

La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. Cela provient d’une manière de considérer les religions comme une sous-culture et non comme une culture à part entière. Je crains que cette approche, qui se comprend par l’héritage des Lumières, ne demeure encore.

La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:14
mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France
mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France
mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France
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mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France
mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France
mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France
mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France
mardi 17 mai: 220 manifestants réunis à Morlaix contre la loi El Khomri, d'importantes mobilisations partout en France

Dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail, 220 personnes selon le Télégramme étaient réunies au centre-ville de Morlaix, ce mardi matin.

Une soixantaine de manifestants se sont ensuite rendus à la gare, où ils bloquaient les voies vers 12h30.

A Brest, toujours selon le Télégramme, il y avait 800 manifestants contre la loi El Khomri, et 500 manifestants à Quimper, une centaine à Carhaix, 2000 à Rennes, 3500 à 10000 à Nantes.

[DIRECT] Loi Travail. Gare bloquée, défilé dans le centre de Quimper
http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-des-manifestants-contre-la-loi-travail-sur-les-rails-4233197

Bretagne : les anti-loi Travail une nouvelle fois mobilisés
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/bretagne-les-syndicats-une-nouvelle-fois-mobilises-contre-la-loi-travail-999295.html

Loi Travail : la rocade de Rennes en partie paralysée par les routiers
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/loi-travail-les-routiers-paralysent-la-rocade-de-rennes-999017.html


Loi Travail à Brest. Entre 700 et 800 manifestants dans les rues
http://www.ouest-france.fr/economie/emploi/loi-travail/loi-travail-brest-entre-700-et-800-manifestants-dans-les-rues-4233169

Au niveau national, la sixième journée d’action contre la loi El Khomri a été aussi une journée de grève, parfois reconductible, pour certains secteurs. Transports maritimes, aériens et terrestres, mais aussi les industries pétrochimiques ont fait une entrée remarquée dans le mouvement.

Loi Travail. Sixième journée d'action, la mobilisation ne faiblit pas
http://www.ouest-france.fr/economie/emploi/loi-travail/loi-travail-sixieme-journee-daction-la-mobilisation-ne-faiblit-pas-4233406

Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations ont rassemblé 68.000 personnes dans toute la France.

Un chiffre minimisé évidemment que conteste la CGT qui estime dans un communiqué que les défilés ont rassemblé "plus de 220.000 manifestants", soit "deux fois plus" que la précédente journée d'action du 12 mai.

Des actions lancées à l'aube par les fédérations des transports CGT et FO ont conduit à la paralysie de la zone portuaire et industrielle du Havre, du port de Saint-Nazaire et de la raffinerie de Donges, près de Nantes. Opérations escargot et barrages filtrants ont été organisés à Rennes, Calais, Caen, à l'aéroport de Perpignan ou encore à Fos-sur-Mer.

Voici le communiqué de la CGT, co-organisateur de cette 6e journée d'action syndicale avec 6 autres syndicats dont FO, Solidaires, la FSU, les syndicats lycéens et étudiants majoritaires:

Journée d’action du 17 mai

Nouvel et important élan de mobilisation

Plus de 220 000 manifestants recensés ce jour aux quatre coins du pays : C’est 2 fois plus que le 12 mai et ce alors que les modes d’actions diversifiés se multiplient.
La CGT tient à saluer le sérieux avec lequel les services d’ordre des organisations syndicales ont assuré la sécurité des manifestants alors même que cela relève du rôle de l’état.

La puissante mobilisation des chauffeurs routiers démarrée hier et reconduite dès ce soir par les assemblées générales a conduit à de nombreux blocages et rassemblements dans différentes régions (Nord pas de Calais, Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Aquitaine, …)

Le secteur du raffinage et de la pétrochimie entre dans la danse et déjà les raffineries de Donges (44), la Mède (13) sont à l’arrêt et où bloquées.

L’ensemble des ports Français étaient à l’arrêt ce jour à l’appel des dockers, des salariés portuaires et des marins du remorquage.

Le mouvement social continu ce soir à la SNCF avec un appel à la grève de 48 heures, il s’annonce d’ores et déjà très puissant. Les salariés des sociétés d’autoroutes, de secteurs entiers de l’industrie à l’instar des groupes verriers, Vérralia, Owens Illinois, St Gobain (…) sont fortement mobilisés
Dans de nombreux réseaux de transports urbains, dans l’aérien, de multiples initiatives ont été organisées, se poursuivent et s’amplifient.

Tous les indicateurs démontrent la vitalité des mobilisations et annoncent une montée en puissance dans les heures à venir et particulièrement le jeudi 19 mai. L’opinion publique soutient ce mouvement social en continuant d’affirmer très majoritairement son opposition à ce projet de loi synonyme de reculs sans précédents.

Le président Hollande et son premier ministre doivent sortir de postures purement politiciennes et carriéristes et écouter, ENFIN, la colère et le refus qui s’expriment.
La mobilisation loin de faiblir va se poursuivre et s’amplifier jusqu’ au retrait du projet de loi travail et l’ouverture de véritables négociations pour l’obtention de droits nouveaux pour tous les salariés.

Montreuil, le 17 mai 2016

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 11:54

"Aujourd'hui Israël contrôle 100% de la ressource en eau et en prélève 82% pour son propre compte. Le réchauffement climatique ne peut que contribuer à amplifier cette compétition pour l'eau, et par conséquent pour les ressources alimentaires"

( extrait de l'interview de Nedal Katbeh Bader, conseiller ministériel auprès de l'autorité palestinienne et négociateur en chef de la délégation palestinienne).

Et surtout, deux articles d'actualité du très informé Pierre Barbancey.

Israël-Palestine dans l'Humanité du 17 mai 2016
Israël-Palestine dans l'Humanité du 17 mai 2016
Israël-Palestine dans l'Humanité du 17 mai 2016
fresque murale à Béthléem (photo Ismaël Dupont)

fresque murale à Béthléem (photo Ismaël Dupont)

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 11:46
Georges Perros (1923-1978), photographié devant les halles par son ami Pichavant (1929-2009).

Georges Perros (1923-1978), photographié devant les halles par son ami Pichavant (1929-2009).

Les éditions Dialogues rééditent « Je suis toujours ce que je vais devenir », un entretien de Georges Perros avec le journaliste Michel Kerninon, enrichi par des illustrations de l'auteur. Il évoque l'écriture, la religion, les femmes... Et Douarnenez, bien sûr.

C'est un long entretien réalisé dans un café du Rosmeur en mai 1973 et paru dans les années 80 dans un relatif anonymat. Où Georges Perros se confie longuement à l'un de ses amis, le journaliste Michel Kerninon, abordant des tas de thèmes, du plus personnel au plus universel. « Je suis toujours ce que je vais devenir » vient de resurgir grâce aux éditions brestoises Dialogues, dans sa collection « La Petite Carrée » qui voit des écrivains partager un bout de leur Bretagne avec des textes mêlés à des illustrations.

À l'oral comme à l'écrit


« On peut parler d'un demi-inédit, tant le texte original est passé inaperçu : Michel Kerninon m'a relancé pour le rééditer, et ses relations avec les éditions Dialogues ont permis cette sortie », explique Frédéric Poulot, le fils aîné de Georges Perros. Il souligne ce que les lecteurs connaissant bien l'oeuvre de son père remarqueront vite : Perros parle comme il écrit, son style se retrouve immédiatement dans ces propos. « Avec plus d'humour », note Frédéric Poulot.

L'écrivain aborde dans cet entretien un tas de thèmes : son parcours, sa façon d'aborder l'écriture, son choix de venir à Douarnenez, son rapport à la religion (« on peut être un homme à peu près normal sans se foutre des béquilles de cet ordre »), à la politique, sa fascination pour les femmes... « La femme reste le miracle quotidien. Ce qui m'étonne, c'est qu'elles ne soient pas si étonnées d'être des femmes », dit-il. Pourquoi Douarnenez ? Son coeur a balancé un moment avec l'île de Sein, rappelle son fils. « Mais pour des raisons pratiques et personnelles, il choisit le Douarnenez magique des années 50 comme lieu d'inspiration après sa fuite parisienne ». Georges Perros saura s'entourer de complices Penn Sardin ! « C'est à cause de cette espèce de fréquentation entre complices que j'aime de moins en moins quitter Douarnenez parce qu'après tout, on est ensemble, et que ce n'est peut-être pas si mal d'être ensemble », indique l'écrivain dans l'ouvrage.

Peinture inédite


Celui-ci est superbement enrichi de dessins et petites peintures de Perros. Des créations griffonnées ou plus élaborées, oeuvres plutôt de la fin de sa vie. « Je les ai découvertes après sa mort, notamment une superbe toile restée par terre et à l'envers dans une cave pendant trente ans, présentée en inédit dans le livre », précise Frédéric Poulot. L'un des secrets à découvrir dans ce bel objet.

Pratique
« Je suis toujours ce que je vais devenir », éditions Dialogues. 102 pages, 14 €.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/georges-perros-un-livre-d-entretien-sort-de-l-oubli-17-05-2016-11070651.php#86tqZ6Zt0f5rQBPp.99

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:16
Dilma Roussef

Dilma Roussef

Chronique du lundi soir (19h15) sur la radio associative Art-Mada et publiée sur le site de J. Fort

Par José Fort - lu sur le BLOG du PCF PAYS BIGOUDEN: http://pcbigouden.over-blog.com/

Un coup d’Etat vient d’avoir lieu au Brésil. Il ne provoque aucune réaction en Europe. Le gouvernement français se réfugie dans un mutisme total. Comme si rien ne s’était passé.

La présidente Dilma Roussef a été « destituée » pour une période de 180 jours, le temps d’une enquête pour « maquillage » des comptes publics par des sénateurs dont plus de la moitié est poursuivie dans des affaires de corruption.

Première décision du nouveau gouvernement exclusivement composé d’hommes et présidé par un corrompu aux multiples gamelles: la suppression du Ministère de la Culture.

Quel crime a donc commis la présidente Dilma Roussef élue au suffrage universel ? S’est-elle enrichie sur le dos du pays ? A-t-elle violé la loi ? Rien de tout cela. Elle a « maquillé » les comptes publics, affirment ses détracteurs. La vérité est autre : elle a, comme cela se pratique couramment au Brésil comme partout ailleurs, transféré des lignes de crédits vers d’autres destinations budgétaires afin de combler les dépenses sociales, de recherches et de développement.

L’acharnement contre la présidente Dilma Rousseff n’a rien à voir avec un prétendu « maquillage » des comptes. C’est la politique économique et sociale progressiste menée depuis l’arrivée au pouvoir de Lula puis de Dilma qui est visée.

40 millions de Brésiliens sont sortis de la misère pendant les gouvernements progressistes brésiliens avec des réformes sociales d’envergure : création d’une caisse d’allocations familiales, politique scolaire, extension des universités publiques, bourses, nouveaux droits pour les minorités, mesures contre les discriminations, premiers pas vers une réforme agraire, développement de sociétés publiques, fin des privatisations. Une nouvelle classe moyenne a fait irruption dans la vie économique exigeant sa part du gâteau. Ces avancées sociales ont été obtenues grâce à une politique volontariste bénéficiant, il est vrai, d’une embellie économique aujourd’hui en nette perte de vitesse. Ces progrès sociaux ont été aussi financés, oh bien légèrement, par les grandes fortunes locales. C’est cela et seulement cela qui explique les événements actuels. Une politique insupportable pour la grande bourgeoisie et les couches moyennes aisées, la plupart du temps blanches dans un pays à majorité noire et métisse.

Ne soyons pas naïfs.

Des membres du Parti des Travailleurs, souvent proches du pouvoir, se sont vautrés dans la corruption. C’est vrai. Le Parti du Lula et de Dilma a parfois passé des alliances douteuses. C’est vrai aussi. Usure du pouvoir, affaiblissement de la bataille politique, de conviction et de lutte idéologique, c’est vrai également. Mais l’essentiel reste dans la volonté de l’oligarchie de mettre un terme à la politique populaire de la présidente Dilma Roussef.

Alors une question.

La majorité noire et les anciens pauvres, ceux qui ont profité des avancées sociales, vont-ils assister sans réagir au coup d’Etat, certains opposants à Dilma Rousseff rêvant même d’un retour des militaires au pouvoir ?

La situation au Brésil ne peut être isolée de l’offensive générale menée contre les gouvernements anti-impérialistes d’Amérique du Sud. En 2016, les officines US préfèrent aux putschs militaires, la déstabilisation économique, politique et médiatique comme par exemple au Paraguay avec la destitution en 2012 du président Fernando Lugo.

Question encore

Comment expliquer les revers électoraux survenus récemment en Argentine, en Bolivie, au Venezuela ?

Les ingérences impérialistes nord-américaines, sans aucun doute. La déstabilisation organisée par les oligarchies de ces pays et leurs médias tout puissants. Sans aucun doute aussi.

Mais, comme l’écrit mon ami Jean Ortiz, fin connaisseur de l’Amérique du Sud, « les sociétés ont changé, la politique par le haut a échoué et on ne peut pas faire campagne exclusivement sur un bilan, fût-il positif. Les électeurs ne votent pas que pour un bilan, mais pour ce que les partis annoncent et vont faire demain. »

Transformer en profondeur, c’est long et cela ne peut pas se faire sans avancées, sans affrontements, sans réformes de structures, sans échecs, sans reculs provisoires, sans épuisement des modèles choisis et sans victoires.

Une chose est certaine : les victoires ne sont jamais définitives.
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