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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 05:00

Le référendum sur le transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes organisé le 26 juin était d'une légitimité douteuse quant à son périmètre qui avait un intérêt évident pour le gouvernement, celui d'exclure les habitants des autres départements des régions Pays-de-Loire et Bretagne qui financeraient l'aéroport et les infrastructures connexes (notamment le ferroviaire) tout en payant les conséquences de la création de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en terme d'aménagement du territoire, de polarisation des financements et des emplois, de fermeture d'aéroports de proximité.

Légitimité douteuse aussi parce que ce sujet est devenu plus que régional, une question politique nationale, et que chacun voit bien que le choix du type de développement que symbolise la création éventuelle de cet aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne concerne pas que les habitants de Loire-Atlantique.

Pour ma part, comme de nombreux communistes de l'ouest, je vais continuer à me battre pour que cet aéroport de Notre-Dame-des-Landes refusé par une partie du monde paysan, la CGT Pays de Loire et la CGT Vinci, porté par le MEDEF local, la droite et le PS, ne voit pas le jour, en participant aux manifestations, en défendant ceux qui résistent à ce projet capitaliste et productiviste portant une vision de la croissance et de l'aménagement du territoire d'un autre âge. En tout cas, nous ne serons jamais du côté des CRS et de l'appareil répressif d'Etat face à une lutte populaire défendant une cause d'intérêt général contre l'action des lobbies et l'aveuglement des politiques.

Il y a des résultats du référendum qui plaident clairement dans ce sens: 73,5 % des habitants de Notre-Dame-des-Landes ne veulent pas de l'aéroport, plus de 49% des habitants de Nantes qui se sont exprimés (100 voix d'écart entre le oui et le non) et 49,3% des habitants de Bouguenais: c'est donc que les nuisances liés au survol des avions n'ont pas été perçues comme un élément archi-déterminant.

Sans être unanime, loin de là, la direction de mon parti a un fait choix malheureux et très contestable en prenant en compte de manière prioritaire les arguments des pro-aéroport de la fédération PCF de Loire-Atlantique face aux arguments des nombreuses fédérations communistes de l'ouest qui ont manifesté leur hostilité ou leur réserve par rapport à cet aéroport.

En dehors du fait qu'en tant que communiste je me revendique écologiste naturellement, car attaché aux biens communs, conscient de leur vulnérabilité, et refusant leurs privatisations au nom du profit privé, je me sens concerné par ce possible transfert d'aéroport par mes attaches familiales. Ma famille maternelle vient de la campagne de Loire-Atlantique, au nord-ouest de Nantes, à 20 km de Notre-Dame-des-Landes. J'ai pas mal d'amis à Nantes. Sans généralisation hâtive et sans méconnaître les évolutions récentes, je connais la tendance conformiste et conservatrice des traditions électorales dans cette région marquée par les guerres de Vendée qui explique en grande partie le vote pour Notre-Dame-des-Landes. Je suis aussi profondément attaché à ce terroir, breton jusqu'en 1941, et je n'ai pas envie de le voir ravagé par le béton pour satisfaire les intérêts de milieux d'affaires, sans utilité réelle pour le trafic aérien et les besoins humains.

Ismaël Dupont.

Lire aussi: Notre-Dame-des-Landes: contre l'avis national des communistes disent "non" (Ouest-France, page Loire-Atlantique, vendredi 24 juin)

C'est au peuple d'enterrer le grand projet inutile d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes! (Ismaël Dupont)

Pourquoi la CGT Vinci s'oppose au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Notre-Dame-des-Landes: le dossier de la CGT des Pays de Loire et de Loire-Atlantique conclut à la non pertinence du projet de nouvel aéroport

aéroport de Nantes-Atlantique

aéroport de Nantes-Atlantique

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 11:07
Le Télégramme, 30 juin 2016

Le Télégramme, 30 juin 2016

Scandaleux!

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 10:59
Loi travail: interview de Philippe Martinez au Parisien ce 30 juin 2016: "ça va se jouer dans la rue"

Loi Travail : « Ça va se jouer dans la rue... », prévient Philippe Martinez

Au gouvernement qui propose d’assouplir — un peu — sa loi Travail, Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, répond que ça ne suffit pas. Le bras de fer continue.
Le Parisien, édition du 30 juin 2016, propos recueillis par Boris Cassel et Vincent Vérier.
Lien vers l’article

Au gouvernement qui propose d'assouplir — un peu — sa loi Travail, Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, répond que ça ne suffit pas. Le bras de fer continue.

C'est l'impasse.Mercredi, le Premier ministreManuel Valls a reçu les organisations syndicales, sur la loi El Khomri. Et, pour tenter de trouver une issue au conflit qui dure depuis quatre mois, le gouvernement leur a présenté deux modifications du texte de loi. S'il n'est pas question de revenir sur le fameux article 2, qui donne la primeur des accords d'entreprise sur les accords de branche (temps de travail, déclenchement des heures supplémentaires etc.), le gouvernement dit être prêt à y mettre des garde-fous. Ainsi, la pénibilité et l'égalité professionnelle ne seront négociées qu'au niveau de la branche. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, considère ces avancées « largement insuffisantes ». Interview.

François Hollande affirme, une nouvelle fois, dans une interview aux « Echos » publiée ce jeudi, qu'il ne touchera pas à l'article 2. Il n'écarte pas non plus de recourir au 49.3. Qu'en pensez-vous ?

PHILIPPE MARTINEZ. Ce n'est pas un scoop. Comme son Premier ministre, le président de la République n'écoute pas le peuple. Pour le 49.3, on peut entendre qu'il se trompe une fois. Mais deux, ça confirme que lui et son gouvernement sont bien éloignés de la vie des citoyens et des travailleurs. Ils ne veulent pas trouver de solutions. Face à un tel mur, comme souvent, ça va se jouer dans la rue.

Le gouvernement a commencé à adapter sa loi. Y voyez-vous l'effet de votre mouvement ?

Evidemment. Le gouvernement peut dire ce qu'il veut, mais la mobilisation pèse et l'a obligé à lâcher du lest. Ce qui est pris, n'est plus à prendre. Manuel Valls recule petit à petit. Mais nous sommes encore très loin du compte. Manuel Valls ne peut pas faire comme si rien ne se passe dans le pays. L'opinion publique est clairement défavorable à ce texte. La question de la hiérarchie des normes (NDLR : le fameux article 2) demeure. Nous avons redit au Premier ministre qu'il y avait un risque de dumping social. Il nous a répondu : j'assume ce risque. Valls ne veut pas dialoguer.

En adaptant son texte, comme il vient de le proposer, le gouvernement peut-il diviser le front syndical ?

Entre la CGT et les autres organisations syndicales, dont Force ouvrière, il n'y a aucun problème. J'ai croisé Jean-Claude Mailly aujourd'hui (hier), nous avons exactement les mêmes positions sur le respect de la hiérarchie des normes. Nous n'avons aucune différence d'appréciation sur le projet gouvernemental.

L'été est souvent fatal aux mouvements sociaux. Le temps joue-t-il contre vous ?

On a mobilisé et nous allons continuer à le faire. Il y aura de nombreuses initiatives cet été, notamment dans les villes départs du Tour de France pour discuter avec la population. Ensuite, à la rentrée, nous aurons de nouveau l'occasion de montrer que nous ne sommes pas d'accord avec cette loi.

Oui, mais elle sera alors définitivement adoptée...

Une loi votée peut ne jamais être appliquée. Le contrat première embauche en est l'exemple. La loi avait été adoptée en 2006 mais les décrets n'ont jamais été publiés.

Comment interprétez-vous la fermeté de Manuel Valls ?

On a l'impression que, pour lui, ce qui se passe dans la rue n'existe pas. C'est grave. La loi Travail est pour le Premier ministre une façon de se construire son avenir politique. L'enjeu de cette loi, c'est l'avenir des salariés et pas de déterminer qui sera candidat à l'élection présidentielle. J'ai l'impression que ces échéances électorales le préoccupent plus que la loi Travail !

Y'aura-t-il dans les heures qui viennent d'autres contacts avec Matignon ?

Je sors aujourd'hui (hier) du bureau de Manuel Valls sans date de rendez-vous. Mais, bon, il a mon numéro de téléphone. Et, au cas où il n'aurait pas bien compris, je veux bien lui réexpliquer les choses.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 10:55
Le Télégramme, 30 juin 2016

Le Télégramme, 30 juin 2016

Lien avec la pétition pour la rénovation de la ligne transmise par des camarades de la CGT

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 10:53
Bertrand Frélaut avait Vannes au coeur

Vannes. Nécrologie : Bertrand Frélaut avait Vannes au cœur
http://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/vannes-necrologie-bertrand-frelaut-avait-vannes-au-coeur-4333883

Hommage à un historien que nous avons lu et apprécié et qui nous a donné les clefs de compréhension de la ville de Vannes. Ces érudits sont pour une ville d'indispensables passeurs de mémoire - I.D

Ouest-France

L’historien, enseignant, conférencier, président d’associations, conseiller municipal s’est éteint à 70 ans. Il défendait, par l’histoire, sa ville, son passé. Et son avenir.

Il connaissait sa ville sur le bout des doigts, semblait en savoir chaque pierre, chaque rue, chaque maison, chaque quartier. Chaque histoire. Bertrand Frélaut avait Vannes au cœur et le don de la conter.

Il s’est éteint lundi soir, des suites d’une longue maladie. Laissant, comme un cadeau à la ville qui l’a vu naître, une trentaine de publications et les textes des Fêtes historiques.

Né dans une famille vannetaise, petit neveu du célèbre peintre-graveur Jean Frélaut, il était passionné d’histoire, de patrimoine et de sa ville, consacrant sa thèse de doctorat à la Révolution à Vannes. « Nous perdons un passionné de Vannes, un amoureux de la ville d’aujourd’hui, investi dans la vie locale », déplore David Robo, maire.Un homme engagéAgrégé d’histoire, Bertrand Frélaut a enseigné 37 années à Saint-Paul tout en s’impliquant effectivement dans la cité en tant que conseiller municipal socialiste.

« Il était trop dans l’action pour rester dans l’opposition, il lui fallait toujours du concret, que ça avance, que ça bouge », se rappelle avec émotion, Philippe Meyer, qui vient de perdre un ami.

Pour lui, il était « l’historien de ce siècle, le plus important de Vannes. Très cultivé, il avait le goût de l’histoire, une façon de l’aborder qui ouvrait sur l’avenir en gardant un œil sur les leçons du passé. On discutait souvent de la qualité de ce qu’on construit aujourd’hui : c’est le patrimoine de demain ».

Il avait trouvé d’autres voies d’action, au sein de la Société polymathique, dont il était le président.

« Il était une pierre parmi les pierres, dit la vice-présidente. Il défendait le patrimoine pour ne pas qu’il s’abîme, mettait tout son cœur à le préserver. Il était très impliqué pour la culture. C’est une grande perte pour la ville, le département et la Bretagne », en tant que membre de la Société d’histoire et d’archéologie bretonne.

Rétablir la vérité

Il a beaucoup œuvré également avec les Amis de Vannes dont il a été président 20 ans et dont il était président d’honneur.

Pour Jean Guitard, qui a pris la relève, « il rétablissait souvent la vérité historique. Dernièrement, il défendait la chapelle Saint-Yves, comme il l’a fait pour la cathédrale. Il était une référence, critique et constructif. Il ne lâchait rien et était très précis, vérifiait tout, même dernièrement ».

Rigueur et précision. Un avis partagé par Hubert Poupard, directeur des archives municipales pendant 40 ans : « Il était un des auteurs les plus prolifiques et pointus du département. Passionné, très rigoureux, il racontait la petite histoire qui nourrit la grande. »

Il traitait de tous les sujets comme la peinture en Bretagne ; et même les moins faciles comme le mouvement nationaliste breton.

Tous gardent de Bertrand Frélaut, le souvenir d’un homme « cultivé », « charmant »,« extrêmement gentil », « abordable ». Egalement aquarelliste, il aimait peindre la Toscane, chère à son cœur. Après Vannes.

Les obsèques seront célébrées vendredi 1er juillet, à 14 h 30, en la cathédrale Saint-Pierre de Vannes.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 06:23
"conseil municipal: beaucoup d'affaires courantes" le titre de l'article de Sarah Maquet, à signaler que nous n'avons pas remarqué l'absence de personnel de la cuisine centrale au dernier comité technique, mais l'absence d'élus d'opposition pour connaître les raisons d'un vote non unanime sur la délibération en question

"conseil municipal: beaucoup d'affaires courantes" le titre de l'article de Sarah Maquet, à signaler que nous n'avons pas remarqué l'absence de personnel de la cuisine centrale au dernier comité technique, mais l'absence d'élus d'opposition pour connaître les raisons d'un vote non unanime sur la délibération en question

article de Ronan Tanguy dans le Télégramme

article de Ronan Tanguy dans le Télégramme

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 06:15
Municipales partielles à Guimaec: 10 candidats sur la liste de Pierre Legoff (Ouest-France), dont notre camarade Jeremy Lainé

La liste. Jean-Charles Cabon, retraité, 70 ans ; Geneviève Denis-Keranforn, professeure d'économie, 59 ans ; Jean-Yves Joncour, retraité, 64 ans ; Nathalie Kervarrec, aide-soignante, 52 ans ; Jéremy Lainé, technico-commercial, 37 ans ; Sandrine Le Pape, commerciale, 39 ans ; Yvonne Pénil, retraitée, 70 ans ; Frédéric Perrot, brasseur, 30 ans ; Maryannick Terry, directrice d'école, 55 ans ; Alain Tirilly, retraité, 65 ans.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 06:07

Attentat/Istanbul : « La politique guerrière d'Erdogan alimente le terrorisme »

Un nouvel attentat suicide à l'aéroport d'Istanbul, et attribué à l'organisation Etat islamique (Daesh), vient d'endeuiller la Turquie. Il fait suite à une longue série d’attaques meurtrières qui, depuis deux ans, frappe des dizaines de civils innocents et défenseurs des droits humains et démocratiques en Turquie.

Le Parti communiste français tient à exprimer sa profonde tristesse et à assurer les familles des victimes, les rescapés, les forces démocratiques et progressistes turques et tous les peuples de Turquie de son entière solidarité et de son soutien.

Le peuple turc paie aujourd’hui la complicité qu’a entretenue, pour lutter contre les Kurdes et contre les démocrates turcs, le président Recep Tayyip Erdogan avec les organisations djihadistes.

Des cellules terroristes ont proliféré en toute impunité dans tout le pays ; des troupes l'ont maintes fois traversé pour accéder au front à Kobané et attaquer les forces démocratiques syriennes. Des individus parfaitement identifiés depuis longtemps ont été laissés en liberté comme ceux qui ont commis l’horrible carnage d’Ankara le 10 octobre 2015 contre la manifestation populaire pour la paix et la démocratie.

Après avoir rompu les négociations avec Abdullah Ocalan, en vue d’instaurer un processus de paix avec les Kurdes, Erdogan a mis en œuvre une stratégie totale du chaos en déclenchant une guerre meurtrière dans la région du Kurdistan turc tout en bombardant le Kurdistan d'Irak et de Syrie, détruisant en Turquie des villes entières, faisant un millier de victimes et provoquant l’exode de 200 000 femmes, hommes et enfants.

Erdogan s’ingénie depuis des mois à instaurer une dictature en Turquie : il emprisonne et poursuit des journalistes pour délits d'opinion, des intellectuels, des militants politiques et syndicaux, y compris à l'étranger et avec l'assentiment des gouvernements européens ; il active les réseaux ultranationalistes turcs, encourage les pogroms.

Il y a quelques semaines, le président turc a réussi tant bien que mal à faire lever l’immunité parlementaire de 51 députés du HDP (Parti démocratique des peuples de Turquie) parmi lesquels son co-président qui encourt une sentence de 480 ans de prison (!) pour s'opposer aux choix du « sultan fou ». Erdogan poursuit son délire d’imposer un régime hyperprésidentiel sans aucun contre-pouvoir.

La Turquie est devenue un bateau ivre de plus en plus isolé sur le plan diplomatique, qui ne trouve plus d'appui que dans le régime d'extrême droite israélien dirigé par Benjamin Netanyahou et dans le silence complice et cynique des pays membres de l'UE, Allemagne et France en tête.

La politique de Recep Tayyip Erdogan est un des principaux facteurs d’instabilité régionale, un des principaux obstacles à la paix au Proche et Moyen-Orient ; elle alimente le terrorisme et le déplacement de populations entières, la misère et la guerre.

L'Union européenne, elle-même en pleine crise de légitimité, ne peut plus décemment cautionner la tyrannie d'Erdogan.

La France a le devoir d'appuyer de toutes ses forces les militants et organisations démocratiques, progressistes, les syndicats et associations citoyennes turques, qui cherchent à ouvrir pour les peuples de leur pays et de la région une véritable perspective de paix et de solidarité.

Le PCF entend interpeller sans relâche le gouvernement et le président français qui, depuis maintenant plusieurs années, ont fourvoyé la politique française en en faisant un soutien actif du régime turc.

Attentats terroristes d'Istambul: la politique guerrière d'Erdogan alimente le terrorisme (PCF)
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 04:29

Rencontre avec le Premier ministre et la ministre du Travail

Intervention liminaire de la délégation CGT

INTERVENTION LIMINAIRE DE LA DELEGATION CGT

Philippe Martinez, Catherine Perret, Fabrice Angeï, Mohammed Oussedik

Monsieur le Premier ministre,

Madame la ministre du Travail,

Vous connaissez notre position sur le contenu de la loi qui mobilise, aujourd’hui, contre elle une majorité de l’opinion publique, une majorité des organisations syndicales représentatives de notre pays et qui ne parvient pas à réunir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Vous connaissez aussi nos propositions en faveur d’un Code du travail du XXIe siècle, à même de protéger les salariés contre les effets de la course au moins-disant social sur fond de précarisation du travail et de ceux qui l’exercent.

Je vais donc concentrer mon propos sur ce que, peut-être, vous ignorez encore : avant même son éventuelle adoption, la loi dite travail que porte votre gouvernement viole de façon magistrale les conventions fondamentales de l’OIT.

En effet, en 2012, le comité de la liberté syndicale de l’OIT a jugé une affaire très similaire concernant un projet de réforme du gouvernement grec de l’époque organisant la décentralisation de la négociation collective au niveau des entreprises. Souvenez-vous, la Grèce était alors dans le viseur de la Troïka qui avait imposé au pays un bouleversement des règles de négociation collective ressemblant à s’y méprendre à l’article 2 de votre projet de loi.

Les conclusions du comité ne laissent aucun doute possible quant à l’infraction que constitue ce type de réforme par rapport aux conventions de l’OIT. Je me permets de vous en citer un court extrait qui résonne comme un avertissement :

« Le comité souligne que la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau supérieur peut conduire à déstabiliser globalement les mécanismes de négociation collective ainsi que les organisations d’employeurs et de travailleurs et constitue en ce sens un affaiblissement de la liberté syndicale et de la négociation collective à l’encontre des principes des conventions 87 et 98 ».

Pour la CGT, la signification de cette jurisprudence est claire. Elle transforme en avorton l’article 2 du projet de loi dit travail.

Si le gouvernement s’entêtait à le maintenir, il est clair qu’il exposerait la France à une violation grave et immédiate des conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT qui, je vous le rappelle, protègent les libertés syndicales et la négociation collective dans le monde.

Il serait irresponsable de demander la semaine prochaine aux députés d’adopter une loi bafouant aussi clairement le droit international du travail, et encore davantage d’utiliser une nouvelle fois le 49-3 à cette fin.

Nous prendrions alors immédiatement nos responsabilités en alertant l’opinion publique sur ces violations et en portant plainte devant les instances habilitées de l’OIT. Et croyez-moi, nous trouverons une majorité des organisations syndicales de ce pays pour le faire.

De notre point de vue, vous n’avez par conséquent, pas d’autre choix que de retirer immédiatement l’article 2 de la loi.

Mais il y a plus grave encore, Monsieur le premier ministre. Il n’y a pas que l’article 2 qui contrevient aux engagements internationaux de la France.

Le projet de loi dans son ensemble viole le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Si vous lisez les communiqués de la CGT, vous savez sans doute que nous sommes intervenus le 5 juin dernier à Genève lors de l’examen de la France par le Comité des Droits Économiques, Sociaux et Culturels des Nations-Unies. Nous avons alerté ce comité sur le climat social en France, la stigmatisation et la répression du fait syndical, les dispositions du projet de loi Travail ainsi que son processus d’adoption.

Il y a quelques jours, les experts du comité ont rendu leur rapport. Il est accablant pour la France. Là encore, je me permets d’en citer de courts extrait. Voici ce que disent les experts des
Nations-Unies de votre projet de loi de manière générale :

« Le Comité est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail (…), y compris pour accroître la flexibilité du marché du travail, sans qu’il ne soit démontré que l’État partie a considéré toutes les autres solutions possibles. Le Comité engage l’État partie à s’assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n’ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur. Il l’exhorte également à s’assurer que toute mesure rétrograde concernant les conditions de travail :

a) Est inévitable et pleinement justifiée (…) ;

b) Est nécessaire et proportionnée à la situation, (…) ;

c) N’est pas discriminatoire (…). »

Et voici ce que ces mêmes experts onusiens disent des atteintes aux droits syndicaux en France :

« Le Comité déplore les actes de représailles contre les représentants syndicaux signalés. Il constate aussi avec inquiétude que l’espace démocratique de négociation des conventions collectives s’amenuise. Le Comité engage l’État partie à prendre des mesures efficaces de protection des personnes engagées dans des activités syndicales, et de prévention et de répression de toute forme de représailles. Il l’engage également à assurer l’effectivité de la négociation collective et du droit de bénéficier d’une représentation syndicale conformément aux normes internationales afin de protéger les droits des travailleurs (…) ».

Je vous épargne, Monsieur le premier ministre, les infractions qu’auraient pu constituer au regard du droit international les éventuelles interdictions de manifestation que vous vous êtes permis d’agiter la semaine dernière.

Vous l’aurez compris, le projet de loi « travail » est hors-la-loi internationale. Il l’est doublement : devant l’Organisation internationale du Travail et devant les Nations-Unies. Vous n’avez pas d’autre option que de le retirer. Sans quoi, nous n’aurons pas d’autre choix que de poursuivre la mobilisation contre un projet injuste et illégal.

Intervention liminaire de la CGT lors de son entrevue avec Manuel Valls le 29 juin
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 16:05
Carhaix: incident au moment de la venue de Marisol Touraine ce mercredi 29 juin

Carhaix. Incident au cours de la visite de Marisol Touraine [Vidéo]
http://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/carhaix-incident-a-l-arrivee-de-marisol-touraine-video-29-06-2016-11128689.php

Voir aussi cette condamnation par le PCF de la loi santé et des Groupements Hospitaliers de Territoire

La loi santé et les GHT de vrais dangers vendredi 24 juin 2016

Globule Rouge, le journal de la commission nationale santé et protection sociale du PCF, donne en ce mois de juin de nombreux éléments sur la mise en place de la loi santé, et tout particulièrement sur les groupements hospitaliers de territoire à l’origine de nombreuses réactions et luttes : il n’y a pas de bons GHT !

Edito

En fait, il s’agit de viser le démantèlement de tout le dispositif sanitaire mis en place depuis la Libération . Au travers de la mise en place de la loi Santé, nous assistons à l’une des plus graves attaques contre le système de santé français depuis la création de la Sécurité sociale. Avec la loi Santé, c’est la première fois que tous les hôpitaux vont être confrontés dans le même temps à une restructuration régressive d’ampleur inégalée… L’outil en est la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoires). Ces GHT doivent regrouper dans une même entité les établissements sanitaires et médico-sociaux publics du territoire. C’est ce principe même qui est contestable… Il n’y a pas de bons GHT dans ce contexte-là. Pour cette raison, il est indispensable de s’opposer à cette loi et aux GHT et d’exiger leur retrait. C’est dans leur logique même que la loi et les GHT sont dangereux… Il ne peut y avoir de mise en œuvre douce ou acceptable… D’autres forces sont en train de prendre conscience des enjeux catastrophiques de cette loi. Le rassemblement large est possible. Nous devons y travailler sans relâche. Le contenu professionnel, les conditions de travail, la reconnaissance professionnelle sont bafoués dans les GHT. Mais au-delà, ce sont les conditions de réponses aux besoins diversifiés et de proximité de la population qui sont en jeu. Nous devons tout faire pour nous opposer à la mise en œuvre de cette loi ! Il n’est jamais trop tard ! Nous avons de nombreuses propositions en matière d’organisation de la santé, de réponses aux besoins de la population, de conditions de travail pour les professionnelle-s et les personnel-le-s. Nous ne sommes pas à court de propositions alternatives… Une autre politique est possible, une politique vraiment de gauche pour la santé et la protection sociale existe…Soyons imaginatifs, déterminés et rassembleurs…

Maryse Montangon - animatrice de la commission Santé/protection sociale

Jean-Luc Gibelin

Lire Globule rouge

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