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28 août 2023 1 28 /08 /août /2023 05:40

 

 

 

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26 août 2023 6 26 /08 /août /2023 06:00
Pourquoi la moitié des infirmières quittent-elles l’hôpital après 10 ans de carrière ? - Julia Hamlaoui, L'Humanité, 24 août 2023
Pourquoi la moitié des infirmières quittent-elles l’hôpital après 10 ans de carrière ?

Selon une étude de la Drees, près d’une infirmière sur deux n’est plus en poste à l’hôpital après 10 ans d’exercice. En cause, les conditions de travail et de rémunération, font valoir les personnels. Mais la première ministre, Élisabeth Borne, ne semble pas décidée à changer de cap.

L'Humanité, Jeudi 24 août 2023
 

Les personnels soignants paient les pots cassés des politiques menées à l’hôpital. Résultat, « près d’une infirmière hospitalière sur deux » avait quitté l’hôpital voire changé de métier après dix ans de carrière, selon une étude de la direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees) basée sur « trente ans » d’observation Et la crise sanitaire liée au Covid n’est pas en cause puisque les données portent sur la période 1989 et 2019.

Dix ans après leur premier poste, seules 54 % de ces professionnelles sont toujours salariées d’un hôpital public ou privé, et 11 % restent infirmières salariées, mais pour un autre type d’employeur, comme un Ehpad ou une administration publique, selon cette étude. La part de celles restées à l’hôpital après dix ans a par ailleurs « décru au fil des générations », passant de 60 % pour celles ayant commencé au début des années 90 à 50 % pour celles ayant débuté entre 2005 et 2009.

Certaines se tournent vers l’exercice libéral, mais 11 % des professionnelles n’ont plus aucun emploi en France après dix ans (essentiellement chômeuses, inactives ou parties à l’étranger). Si le fait de devenir mère « conduit à diminuer son volume de travail salarié », cela « n’explique pas les sorties de l’emploi », analyse la Drees.

« Comment s’étonner que des infirmières sous-payées, en sous-effectif ne restent pas à l’hôpital ? »

Et depuis 2019, la situation ne s’est pas arrangée. « Un mouvement avait mobilisé les services d’urgences puis s’était étendu à tout l’hôpital public » avec des revendications auquel « le gouvernement est resté sourd », rappelle Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et chroniqueur de l’Humanité. Encore aggravées par le Covid, « la dégradation des conditions de travail et l’absence d’espoir d’une amélioration, ont conduit les démissions et les départs de la profession à s’accélérer. Le constat est catastrophique : 200 000 infirmier.e.s en âge de travailler ont abandonné le métier », assure-t-il.

« Comment s’étonner que des infirmières sous-payées, en sous-effectif (…) ne restent pas à l’hôpital ? », ajoute le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI-CFE CGC), dans un communiqué, en réaction à l’étude de la Drees. « Le Ségur de la santé nous a fait passer de moins 20 % sous le salaire infir­mier euro­péen à moins 10 % », fait-il valoir pointant également que les « normes inter­na­tio­na­les sont de 6 à 8 patients par infir­mière » mais qu’en France c’est « sou­vent le double ». « Alors qu’il y a déjà 60 000 postes infir­miers vacants et que 10 % des soi­gnants sont en mala­die, épuisement, dépres­sion, bur­nout, il y a urgence à agir. Nous avons besoin d’un plan Marshall pour sauver l’hôpi­tal », insiste Thierry Amouroux porte-parole du syndicat.

La première ministre, Élisabeth Borne, malgré le constat accablant, ne semble pas décidé à changer de cap. Interrogée mercredi sur France Bleu par un infirmier à propos de ce qu’il peut « vivre au quotidien du fait du manque de personnel », la locataire de Matignon se contente de renvoyer aux « revalorisations importantes » du Ségur de la santé et à son souhait de « progresser dans l’organisation du travail » pour une « gestion de proximité très importante pour redonner de l’attractivité à ces très beaux métiers ».

 

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25 août 2023 5 25 /08 /août /2023 06:00
Sébastien Jumel : « Sur l’énergie, il faut créer un rapport de force à l’échelle européenne » - Interview à l'Humanité avec Diego Chauvet- 24 août 2023
Sébastien Jumel : « Sur l’énergie, il faut créer un rapport de force à l’échelle européenne »

Pour le député PCF de Seine-Maritime Sébastien Jumel, l’électricité et le gaz doivent sortir des logiques du marché. S’il salue le travail parlementaire sur le retour aux tarifs réglementés, il compte accentuer la pression sur le gouvernement dès la rentrée.

Jeudi 24 août 2023 - L'Humanité
 

Comment est-il possible que des fournisseurs alternatifs puissent adresser des factures de plusieurs milliers d’euros ?

Le marché n’a jamais protégé personne. Il faut sortir l’énergie, bien commun de première nécessité, de cette logique. Trente ans de libéralisation du secteur de l’énergie ont fait mal aux territoires, à l’emploi, et aux ménages. Ces dix dernières années, le coût de l’énergie a augmenté de 70 %. Le gouvernement a annoncé sortir du bouclier tarifaire, incomplet, peu efficace et coûteux, et il s’est révélé incapable de décorréler les prix de l’électricité de ceux du gaz.

Le sénateur Fabien Gay a dénoncé le hold-up des fournisseurs alternatifs. Non seulement il leur arrive de procéder à des rappels de règlement insurmontables pour les gens, mais ce sont de surcroît les mêmes qui ont bénéficié avec l’Arenh de tarifs à bas coûts qui ont saigné EDF dans des conditions parfaitement déloyales, et même anticoncurrentielles du point de vue des libéraux. Ils y ont donc gagné deux fois, ce qui est inacceptable. Je ne compte pas le nombre de nos interventions à l’Assemblée comme au Sénat pour le dénoncer.

Que proposez-vous ?

Nous avons été à l’initiative d’une proposition de projet de loi, votée par les deux assemblées, pour permettre un retour aux tarifs réglementés. Il manque encore une dernière lecture au Sénat pour qu’elle soit mise en œuvre, et je compte sur un groupe communiste renforcé pour reprendre ce combat. La compétitivité de nos industries est remise en cause par l’explosion des prix de l’énergie.

Quand on parle de souveraineté et que l’on refuse de régler ce problème, on entretient une illusion. On ne peut pas accélérer le développement des énergies renouvelables si on ne sort pas de la logique de marché, ni envisager d’accélérer la modernisation du parc nucléaire.

Pour sortir de la logique de marché, faut-il sortir du marché européen de l’énergie ?

C’est la solution. Il faut créer un rapport de force à l’échelle européenne pour obtenir la reconnaissance que l’énergie est un bien spécifique qui doit échapper aux règles du marché. La France ne risque rien à engager ce combat. Les renoncements à établir un tel rapport de force sont surréalistes. De quelles mesures de rétorsion l’Europe dispose-t-elle contre un pays comme la France ? Aucune.

Puisque vous parlez de rapport de force, comment accentuer la pression au-delà de votre travail de parlementaire ?

L’intersyndicale des électriciens et gaziers est alignée sur ces positions. J’en profite d’ailleurs pour souligner que j’ai saisi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour protester contre la convocation de Sébastien Menesplier (CGT énergie) par la gendarmerie (lire ci-contre). Il est inacceptable de transformer ceux qui luttent en délinquants. On a aussi gagné des choses. On a fait reculer le gouvernement sur le projet Hercule qui aurait démantelé EDF. On l’a même contraint à reprendre la main avec un capital 100 % public

L’Assemblée a mis le gouvernement en minorité à quatre reprises sur le retour aux tarifs réglementés pour les artisans et les collectivités locales. Il y a donc un espace politique pour considérer que l’énergie est un sujet stratégique, un enjeu de souveraineté. La rentrée devra remettre ces questions au cœur de l’actualité politique et parlementaire, pour dire stop et reprendre la main. 

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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 13:52
Précarité étudiante: une forte augmentation pour la rentrée (MJCF, CommunisteS du 24 août 2023)
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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 13:39
Contre l’austérité et la guerre, tous et toutes mobilisés pour gagner ensemble ! - Igor Zamichéi, coordinateur du comité exécutif national du PCF

En cette rentée, le coût de la vie explose et aggrave le quotidien de millions de Français·es. Hausse sur un an de 31 % des prix de l’électricité, hausse de 18,4 % en un an et demi des prix alimentaires, hausse de 10 % des prix des fournitures scolaires… tout augmente, sauf les salaires ! Et voilà qu’on apprend désormais que le gouvernement envisage de doubler les franchises en matière de santé et faire supporter des coûts supplémentaires sur les médicaments et les consultations à l’immense majorité des Français·es.

A chaque régression sociale, la République recule. Comme elle recule quand Nahel est tué à Nanterre pour un refus d’obtempérer et quand un enfant meurt à Nîmes dans une fusillade sur fond de trafic de drogues. Elle recule quand les forces de l’ordre n’ont pas les moyens de protéger la population et quand l’État de droit est attaqué pour ouvrir la voie à une justice d’exception pour ceux qui parmi eux tuent ou mutilent. A cela s’ajoute l’inquiétude face au réchauffement climatique qui bouleverse la vie des peuples ici comme partout dans le monde et face à une situation internationale où la guerre et la militarisation prospèrent et nécessitent la reconstruction d’un grand mouvement pacifiste. Préparons partout la journée internationale pour la paix du 21 septembre avec une grande ambition.

La France s'inquiète de la guerre.
La France souffre du chômage et de la précarité.
La France a faim.
La France crève de chaud dans des logements non rénovés à l’heure du réchauffement climatique.
La France renonce aux soins.
Et la France se fait réprimer quand elle lutte !

Alors nous serons très nombreux le 6 septembre prochain pour soutenir Sébastien Ménesplier, secrétaire général de la FNME-CGT, convoqué à la gendarmerie pour avoir lutter courageusement avec nos camarades énergéticiens pour la défense du droit à la retraite et le service public.

Cette situation faite au peuple est intenable, insupportable ! Elle est la source de tant de drames, de luttes mais aussi d’une colère de plus en plus brune.

Dans cette situation, les communistes ont un grand rôle à jouer pour désigner le vrai ennemi, le capital, et non le voisin ou l’étranger, et transformer la colère en espoir et en mobilisation populaire. Et nous avons de grands atouts pour cela : notre force militante, l’action de nos milliers d’élus locaux et de nos parlementaires, et la place grandissante de notre secrétaire national, Fabien Roussel, dans la vie politique de notre pays alors qu’il est désormais la première personnalité de gauche en France.

L’université d’été de notre parti qui se tient à la fin de la semaine sera un moment important pour approfondir l’ensemble des enjeux de la période. Et la fête de l’Humanité doit être plus que jamais cette belle et grande fête populaire, mettant en valeur notre journal si utile au pays. Organisons des milliers de points de rendez-vous dans les jours qui viennent pour diffuser le bon de soutien, c’est essentiel pour le journal et la réussite politique de la fête !

L’heure est à révéler aux Françaises et aux Français les raisons de la crise. Le capital coûte cher, très cher à la France. Car cette explosion des prix n’est pas le fait d’une main invisible mais des exigences de profits du CAC 40 nourrissent l’explosion des prix ! Les fournisseurs privés d’électricité se goinfrent, tout comme les grandes entreprises de l’agroalimentaire. Servir la finance, quoi qu’il en coûte, voilà leur unique boussole !

L’heure est plus que jamais à la lutte, car ils préparent une cure d’austérité sans précédent. Le budget de la sécurité sociale, comme le budget de l’État en préparation sont des budgets exclusivement au service du capital, des budgets de combat contre le monde du travail ! Alors que se dessine une grande journée européenne de grèves et de manifestation en octobre, mobilisons massivement pour sa réussite.

L’heure est à construire l’alternative à ce pouvoir.

Partout dans le pays, nous les communistes, soyons à l’initiative, contribuons à la solidarité concrète, multiplions les rencontres publiques larges, ouvertes aux syndicalistes, aux forces de gauche, pour rassembler et construire avec les travailleuses et les travailleurs et les habitants de nos villages et de nos quartiers.

Engageons le débat sur l’emploi, les salaires, le climat, la guerre, et sur le rôle du capital dans la crise actuelle pour construire des mobilisations fortes et victorieuses.

Engageons le débat, avec notre chef de file, Léon Deffontaines, sur les politiques européennes austéritaires qui sont au cœur de la crise de la perte de souveraineté industrielle, énergétique, alimentaire, sanitaire de la France, et qui saccagent les vies de millions de nos concitoyennes et concitoyens.

Et dans toutes nos initiatives, renforçons notre parti pour être toujours plus nombreux à construire la France des Jours heureux dont le pays a tant besoin !

Igor Zamichiei, coordinateur du comité exécutif national 

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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 13:19
Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration… ce qu’il faut retenir de l’interview de Macron - Julia Hamlaoui, L'Humanité, 24 août 2023
Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration… ce qu’il faut retenir de l’interview de Macron

C’est aussi la rentrée pour Emmanuel Macron. Une rentrée à droite toute. Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration, rétablir l’autorité à l’école… autant de sujets abordés dans l’interview accordée par le président de la République au Point ce jeudi, dans laquelle il détaille également l'« initiative politique d’ampleur » promise cet été.

Publié le
Jeudi 24 août 2023
 

Après la catastrophe des « 100 jours d’apaisement » - d’abord rattrapés par les casserolades contre la réforme des retraites puis par les émeutes suite à la mort de Nahel -, le président de la République avait promis au cœur de l’été « une initiative politique d’ampleur » pour la rentrée. Il en livre les détails dans une très longue interview dans l’hebdomadaire Le Point de ce jeudi.

Si Emmanuel Macron y assure qu’une coalition n’est pas possible en l’état, les perspectives politiques qu’il y déroule ont tout pour séduire la droite LR. Le chef de l’État a d’ailleurs pris soin de téléphoner mardi soir au patron des Républicains, Éric Ciotti. « Le président lui a parlé de son “initiative”, qui serait une sorte de séminaire où chacun pourrait parler librement » avant « une longue discussion » sur « l’immigration, l’actualité internationale ou l’économie », a expliqué à l’AFP l’entourage du député des Alpes-Maritimes. Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration, rétablir l’autorité à l’école… ce qu’il faut retenir de l’interview présidentielle

Les éternels « pognon de dingue » et « travailler plus »

La formule n’est pas reprise, mais l’esprit reste le même : les dépenses sociales coûtent « un pognon de dingue » . « C’est une réalité que nous avons un haut niveau de dépenses publiques et que nous devons continuer à le faire baisser en commençant par réduire les dispositifs exceptionnels mis en place pour faire face à la crise des prix de l’énergie », juge Emmanuel Macron qui pointe également « la dépense sociale qui représente près de la moitié des dépenses publiques ». Le cap de la réduction des déficits - et de l’austérité qui l’accompagne et à laquelle Élisabeth Borne a commencé à préparer les esprits – est réaffirmé : « Nous commencerons à diminuer le poids de la dette en 2026 et repasserons sous les 3 % de déficit en 2027. »

Se félicitant des très contestées réformes des retraites (qui « accroît justement la quantité de travail ») et de l’assurance chômage, « je ne saurais me contenter d’un taux de chômage à 7 % », prévient le chef de l’État alors qu’il est interrogé sur de possibles nouvelles «  réformes du marché du travail ». Et de plaider, dans la foulée, pour un « système d’assurance-chômage véritablement contracyclique – donc d’autant plus protecteur que le taux de chômage est élevé et inversement – et en allant chercher ceux qui sont en chômage de longue durée ».

« Reciviliser » les quartiers populaires, le mépris de classe brandi en étendard

Les mots sont plus élégants, mais on n’est pas loin du « nettoyage au karcher » proclamé en son temps par Nicolas Sarkozy . « J’ai parlé de décivilisation il y a quelques mois. C’est bien cela que nous avons vu. Il faut donc s’atteler à reciviliser », déclare Emmanuel Macron à propos des émeutes qui ont secoué les quartiers populaires après la mort de Nahel abattu à bout portant par un policier en juin dernier. Sans un mot pour les violences policières, le chef de l’État - s’il ne fait pas de lien direct avec l’immigration ( « ce ne sont pas les étrangers qui ont causé ces émeutes, 90 % sont nés français ») - pointe  « l’intégration » comme le problème central. Et de l’une à l’autre il n’y a qu’un pas : « En résumé oui, il faut réduire l’immigration, mais il faut continuer en parallèle d’agir par l’école, l’intégration, l’autorité, la République. Et l’économie », assure-t-il d’ailleurs plus loin. Un gage de plus donné à l'extrême droite.

D'ailleurs, l'hôte de l’Élysée en profite pour creuser le sillon de décrédibilisation du mouvement écologiste entrepris par l'exécutif depuis des mois : « le radicalisme suscite toujours des réactions et crée des clivages dangereux pour la cause même que l'on entend servir », estime-t-il renvoyant les  activistes du climat à « un hyperindividualisme où chacun estime détenir seul la vérité ».

« Cela montre que le chantier de la famille est essentiel. Ensuite, il y a la place de l’école, de la régulation des écrans, de l’intégration par l’économie et l’emploi », ajoute le président à propos de la réponse aux émeutes. Faire de l'éducation une priorité serait plutôt une bonne nouvelle. Mais, là encore, le projet présidentiel ressemble à s'y méprendre aux vieilles lunes de la droite. « Il y a ce travail en profondeur : l’apprentissage de la langue, le retour de l’autorité du maître à l’école, le travail avec les parents », explique le chef de l’État qui déroule la martingale du retour « des savoirs fondamentaux, lire, écrire, compter, se comporter » au cœur des apprentissages qui seront évalués chaque année en primaire.

« Nous devons laisser plus d’autonomie aux établissements, dans leurs projets, dans leurs recrutements, comme nous l’avons fait à Marseille », vante aussi le chef de l’État qui plaide en faveur d'une rentrée scolaire dès le 20 août pour les élèves « qui en ont besoin », ou encore pour la refonte des programmes d’histoire et d’ « instruction civique ». S’il évoque le problème de l'absence de remplacements des profs absents, il ne précise pas les moyens qui seront alloués à le résoudre. Et, pour le collège, il mise aussi sur une pré-orientation : « Dès la cinquième, il s’agit de faire entrer les métiers au collège.  »

Des œillades aux LR en vue de la réforme sur l’immigration

« Est-ce qu’on est submergés par l’immigration ? Non. C’est faux de dire cela. Cela dit, la situation que nous connaissons n’est pas tenable et nous devons réduire significativement l’immigration, à commencer par l’immigration illégale. Nous avons une obligation de résultat », a déclaré le président de la République. Un « non, mais » qui en dit long sur un sujet objet de surenchères permanentes entre la droite et l’extrême droite.

 Pour ce faire, il faut mieux protéger nos frontières extérieures, européennes, car rappelons-le, la France n’est pas un pays de première entrée en Europe, mais surtout d’immigration secondaire pour des étrangers entrés par un autre pays de l’Union européenne », poursuit Emmanuel Macron en annonçant qu’il va «  mandater dès la rentrée le ministre de l’Intérieur pour repartir du projet du gouvernement, échanger avec toutes les forces d’opposition qui vont dans ce même sens et construire un projet le plus efficace possible » .

Une « initiative politique d’ampleur » résumée à une rencontre avec les chefs de partis

On allait voir ce qu’on allait voir. Après l’échec des « 100 jours d’apaisement », le chef de l’État avait promis une « initiative politique d’ampleur » pour la rentrée. Au final, celle-ci se résumera en une rencontre la semaine prochaine avec « toutes les forces politiques représentées » au Parlement. La réunion, qui pourrait avoir lieu mercredi 30 août selon certains partis politiques conviés, portera « sur la situation internationale et ses conséquences sur la France, et sur les nuits d’émeutes que nous avons vécues, avec pour objectif de prendre des décisions pour renforcer l’indépendance de notre pays et rebâtir notre nation et tout ce qui la tient ». « Sortiront de ces travaux des décisions immédiates, des projets et propositions de loi, mais aussi des projets de référendums », ajoute Emmanuel Macron, dans cette interview-fleuve.

Parmi ceux-ci, pourrait revenir la réforme des institutions abandonnée lors du premier quinquennat ou encore le chantier de la décentralisation.« Nous devons poser la question de l’organisation territoriale qui est confuse et coûteuse, dilue les responsabilités. On voit bien qu’entre les communes, intercommunalités, départements et régions, on a trop de strates et un problème de clarté des compétences », estime l'hôte de l’Élysée, en écho au « conseiller territorial » voulu par Sarkozy en son temps et qui n'avait finalement pas vu le jour.  

Sur l'international, des positions réaffirmées 

« Une bonne négociation sera celle que les Ukrainiens voudront », affirme Emmanuel Macron à propos de la guerre menée par la Russie chez son voisin. L'hôte de l'Elysée assure qu'il discutera « quand ce sera utile » avec Vladimir Poutine à qui il reproche de nourrir « le désordre du monde »« tout en étant membre du Conseil de Sécurité de l’ONU ». Le président de la République avait aussi assuré dès mercredi, à l'occasion d'un sommet, que la France ne reconnaissait pas « l'annexion par la Russie de territoires ukrainiens », après des propos controversés de son prédécesseur Nicolas Sarkozy qui avait jugé « illusoire » un  « retour en arrière » sur la Crimée. 

Quant aux interventions militaires françaises au Sahel, elles « ont été des succès », estime-t-il malgré la détérioration des relations avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Concernant ce dernier pays, le chef de l’État appelle  à la « restauration de l’ordre constitutionnel » et à la libération du président Mohamed Bazoum, renversé le 26 juillet par des militaires« Ce coup d’État est un coup contre la démocratie au Niger, contre le peuple nigérien et contre la lutte antiterrorisme ».

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23 août 2023 3 23 /08 /août /2023 06:44

Dans le journal "La Terre", une expression forte de Fred Giraud au nom de la fédération PCF des Deux-Sèvres sur les procédures judiciaires à l'encontre des opposants aux méga-bassines.

La fédération des Deux-Sèvres du PCF appelle à soutenir les camarades poursuivis, dont un qui a eu un verdict d'un an de prison ferme en août, d'autres d'un an avec sursis, et à soutenir David Bodin, secrétaire de l'UD CGT et militant par ailleurs du PCF, convoqué avec d'autres militants syndicaux opposés aux mega-bassines le 8 septembre au tribunal correctionnel de Niort. Sophie Binet sera présente pour le soutenir le 8 septembre à Niort devant le tribunal. Saint-Soline, un cas d'école de la brutalité et de la violence des pratiques du président Macron et de son gouvernement face au mouvement social, syndical, écologiste, et aux oppositions citoyennes.

Photo Le Convoi de l’eau : @lessoulevements

Photo Le Convoi de l’eau : @lessoulevements

Non à la guerre de l’eau ! Vive La Paix De L’eau

 

Par Frédéric GIRAUD, secrétaire départemental Fédération PCF en Deux-Sèvres.


Le tribunal Correctionnel de Niort a prononcé début août la condamnation à un an de prison pour Loïc S., militant écologiste et « anti-bassines », de la prison avec sursis pour trois autres participants à la manifestation de Sainte-Soline !

En parallèle, le secrétaire de l’Union Départementale CGT du département des Deux-Sèvres, également adhérent du PCF, est cité à comparaître le 8 septembre prochain devant le même Tribunal, au motif de « soupçons d’organisation de manifestation interdite ». Ce camarade sera jugé avec 7 autres militants anti-bassines, de Sud Solidaires, de la Confédération Paysanne, de BNM (Bassines Non Merci), des Soulèvements De La Terre,…

Après le dramatique bilan humain de la manifestation du 25 mars 2023 à Sainte-Soline,
la répression de l’État Macron s’abat sans discernement : garde à vue, tabassage d’un militant chez lui par des « barbouzes », recours à la brigade anti-terroristes, emprisonnement pendant plusieurs semaines avant sa comparution pour Loïc S., traçage ADN, etc… et poursuites judiciaires de plusieurs militants… Mais aucun des gendarmes qui ont blessé des manifestants, y compris très grièvement, ne sont à ce jour poursuivis et ne le seront jamais faute de pouvoir les identifier !!!

Ces actions qui utilisent systématiquement la violence, la peur, l’intimidation et amalgament les manifestants à des factieux ne relèvent en aucun cas d’un État de droit. Elles participent d’une stratégie de pourrissement du mouvement massif et déterminé contre les méga-bassines et contre la privatisation de l’eau. Il en a été de même lors du mouvement contre la réforme des retraites et auparavant, contre les Gilets Jaunes.

Nous saluons le rapport des observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme sur les « faits » qui se sont produits lors de la manifestation de Sainte-Soline. Ils sont incontestables : il s’est agi d’« empêcher l’accès à la bassine quel qu’en soit le coût humain ». Rappelons que la bassine n’était alors qu’un trou de terre entouré de grilles !

Nous, militant.es du PCF présent.es lors de cette manifestation, restons choqué.es d’avoir vu un tel déploiement de violence de la part des forces de l’ordre qui ont frappé les manifestant.es présent.es dans les cortèges avec des armes de guerre, grenades de désencerclement, grenades lacrymogènes et assourdissantes, et autres quads armés !… 3200 gendarmes, 9 hélicoptères !

« Quel que soit le décompte exact de l’utilisation des armes à Sainte-Soline, nous retiendrons qu’il a été fait usage de plusieurs milliers de munitions d’armes de guerre dont certaines dysfonctionnaient, mettant encore plus en danger les manifestant•e•s. Elles étaient tirées de manière indiscriminée pendant quasiment deux heures, témoignant d’une intensité exceptionnelle et d’un usage immodéré du recours à la force » (extrait du rapport définitif de la LDH du 10 juillet 2023).

Six experts de l’ONU ont indiqué dans une lettre au gouvernement français leur inquiétude sur les violences policières et plus largement la non prise en compte de la problématique de l’eau par ce gouvernement : « Nous sommes profondément préoccupés par la criminalisation des individus qui manifestent contre les méga-bassines, ainsi que les dérives de la stratégie du maintien de l’ordre…par la poursuite du développement des projets de méga-bassines en France » .

Que faut-il de plus, à ce gouvernement, qui se dit garant de la République, pour reconnaître l’impasse de la répression et l’impasse écologique des méga-bassines ? Des morts ?

Avec le collectif BNM dans lequel le PCF 79 est impliqué depuis le début du mouvement, avec les SDLT, la Confédération Paysanne, l’UD CGT 79, Sud Solidaires, de nombreuses associations, des élu.es politiques dont les élu.es régionaux PCF à la Région Nouvelle Aquitaine, nous demandons un moratoire de tous les chantiers en cours qui permette d’établir un dialogue sur la construction d’un projet de territoire de gestion de l’eau et de l’agriculture, élaboré démocratiquement.

Plus largement, l’eau est vitale et doit être partagée, son accès ne doit pas être source de conflit entre les pays, entre les peuples et entre les régions. Le défi climatique renforce l’exigence d’un nouveau modèle de coopération basé sur l’entraide, inséparable du désarmement et de la consolidation de la paix dans le monde.

Pour le PCF, protéger et défendre l’eau et son usage dans le Marais Poitevin, c’est aussi construire la paix, en France et dans le monde !

Le maintien de l’ordre doit garantir la liberté de manifester, qui est un droit constitutionnel fondamental de notre République. Il doit être respecter point barre.

Pour que vive la paix de l’eau et non la guerre de l’eau !


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22 août 2023 2 22 /08 /août /2023 18:35
À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien - Fabien Gay
À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien
Publié le Lundi 21 août 2023 - l'Humanité

Chers lectrices et lecteurs, Alors que l’été n’est pas encore achevé et que notre rédaction est mobilisée pour continuer de décrypter l’actualité, un mauvais coup est venu frapper le groupe l’Humanité. Dans la nuit du mercredi 16 août au jeudi 17 août, le bâtiment où nous avons nos bureaux a été cambriolé. Quasiment toutes les entreprises de l’immeuble ont également été visitées et je veux leur apporter notre plein soutien.

En ce qui nous concerne, ce sont une cinquantaine d’ordinateurs qui ont été dérobés avec d’autres outils informatiques, comme le matériel vidéo, auxquels s’ajoutent des dégradations importantes qui occasionnent des désagréments importants pour notre vie commune.

Un mauvais coup dans une période charnière

C’est d’autant plus un mauvais coup qu’il se produit dans une période charnière pour toutes nos équipes. Nous avions récemment renouvelé l’ensemble de nos outils informatiques pour assurer dans les meilleures conditions le changement d’outil éditorial le 4 septembre et le lancement de notre nouvelle plateforme numérique, de notre nouvelle liseuse et la création de notre application numérique pour le 15 septembre prochain.

Depuis, des milliers de messages de soutien nous parviennent. Cela nous va droit au cœur.

De plus, tout le service de la Fête de l’Humanité qui devait emménager ce jeudi 17 août sur le terrain pour assurer le montage, l’accueil des militants et des prestataires se retrouve sans outils informatiques.

Grâce à la solidarité de nos équipes, nous avons pu assurer la sortie des éditions et les équipes de la Fête ont pu s’installer sur le terrain ce week-end. Depuis vendredi, des milliers de témoignages nous parviennent pour nous soutenir et nous apporter des mots de réconfort. Cela nous va droit au cœur et révèle l’émoi qui dépasse notre seule rédaction.

Mais, maintenant, nous avons besoin de vous, lectrices et lecteurs, amies et amis et toutes celles et tous ceux qui sont attachés à nos titres et à la Fête de l’Humanité pour assurer le lancement de notre « révolution numérique » le 15 septembre et la Fête de l’Humanité.

Nous appelons chacune et chacun à se mobiliser et à venir en nombre à la Fête, pour y débattre, y échanger, s’amuser, se cultiver et nous soutenir. Nous vous appelons à vous munir du bon de soutien auprès des militants communistes. Nous donnons d’ores et déjà rendez-vous au plus grand nombre le jeudi 14 septembre à 18 h 30 à l’Agora de l’Humanité pour l’inauguration de la Fête.

Une souscription exceptionnelle « Solidarité avec l’Humanité »

Nous lançons dès maintenant une souscription exceptionnelle « Solidarité avec l’Humanité ». Les assurances nous rembourseront, mais les délais seront longs, peut-être de plusieurs mois voire d’un an ou deux. Et c’est maintenant que nous devons remplacer ce matériel pour assurer nos missions à votre service.

En cette fin de mois d’août, nous connaissons des difficultés de trésorerie qui avaient déjà motivé un appel précédent à souscription et qui ne nous permettent pas de faire face à cette nouvelle épreuve. C’est pour cette raison que nous faisons appel à votre générosité pour nous soutenir.

Chaque geste, même modeste, nous sera utile pour permettre l’acquisition rapide de matériel. Nous avons encore une fois besoin de vous et je sais que l’Humanité, bien commun du mouvement social et des progressistes, peut encore et toujours compter sur vous. 

 Pour aider l'Humanité :

  • Je fais un don
    Votre don donne droit à une réduction d'impôt de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
    Par exemple, si vous donnez 100 €, vous récupérez 66 €. Si vous donnez 200 €, vous récupérez 132 €. Si vous donnez 500 €, vous récupérez 330 €...
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20 août 2023 7 20 /08 /août /2023 07:56
Concentration dans les médias, des empires pour le pire - Cathy Dos Santos, L'Humanité, 12 août 2023
Concentration des médias, des empires pour le pire
Publié le
Samedi 12 août 2023
 

La mort dans l’âme, une majorité de nos consœurs et de nos confrères ont décidé de quitter la rédaction du « Journal du dimanche » (« JDD »), au terme d’une grève de six semaines. Ils abandonnent une « maison », poussés dehors par un patron obsédé par l’ivresse du fric et de l’info trash qui peut rapporter gros. Le fait qu’Arnaud Lagardère, sous la coupe du groupe Vivendi détenu par le milliardaire Vincent Bolloré, refuse une charte interdisant les propos racistes dans les colonnes du « JDD » est sidérant. Cette posture en dit long sur la brutale détérioration de l’espace médiatique, de l’indépendance de la presse et, in fine, de la conception de la déontologie du métier qu’ont les actionnaires.

Les craintes soulevées par l’arrivée de l’extrémiste Geoffroy Lejeune à la tête du « JDD », condamné pour haine raciale alors qu’il dirigeait « Valeurs actuelles », se vérifient déjà. Le groupie d’Éric Zemmour a ramené dans ses cartons des représentants de la réaction putride, dont Cyril de Bektech, ancien collaborateur de « Minute » et de « National hebdo ». Dans ces conditions, la reparution de l’hebdomadaire ne réjouit que ses dirigeants. Les problèmes de fond pointés par les grévistes, eux, restent sans réponse. D’ailleurs, la pusillanimité du gouvernement durant le conflit du « JDD » est éloquente. Pourtant, les problèmes avancés ne concernent pas que la profession ; elles minent l’existence de la presse et, de facto, la vie démocratique de notre pays. Les ordonnances de 1944 du Conseil national de la Résistance ont garanti, au lendemain de la Libération, la liberté d’expression et l’indépendance des titres vis-à-vis des puissances de l’argent et de l’influence de l’État. « La presse n’est pas un objet commercial mais un instrument de culture », affirmait à l’époque la Fédération nationale de la presse française dans sa déclaration des droits et des devoirs. Ce cadre est en train d’exploser sous la pression de la concentration médiatique.

En France, onze milliardaires détiennent 80 % de la presse quotidienne généraliste, près de 60 % de la part d’audience des télévisions et la moitié des audiences de la radio. Cette concentration entre les mains d’une poignée de dirigeants a, bien sûr, des objectifs économiques. En témoigne la guerre qu’ils se livrent avec les géants du numérique pour capter l’énorme marché de la publicité. L’autre versant est la domination idéologique. L’accaparement des médias par des grands groupes capitalistes a pour but de constituer des empires de l’information (et de la désinformation !) à même d’agir sur les États, les organismes politiques et économiques. Leur ascendant n’a pas de frontières. Leur domination sur l’information est telle que les titres qu’ils dirigent contribuent à façonner et à manipuler l’opinion publique afin de servir leurs intérêts économiques et leurs croisades politiques. Le système Bolloré a transformé les médias en forces de frappe où la vacuité des débats côtoie un torrent de désinformation, rabâchée jusqu’à la nausée. Elles servent de marchepied à l’extrême droite et offrent une tribune aux thèses complotistes et obscurantistes.

Les médias indépendants sont les premiers à souffrir de cette profonde restructuration qui piétine l’information, le pluralisme, la pensée et les idées. Le président a confirmé la tenue d’états généraux de l’information en septembre. Chaque citoyen est en droit d’en questionner leur finalité. Ils n’auront de crédibilité que s’ils prennent en compte les propositions de loi qui sont déjà sur la table. Elles posent enfin un cadre avec des lois efficaces qui limitent la concentration des médias et offrent des garanties d’existence aux médias indépendants avec des aides publiques priorisées. « Un journal, disait Albert Camus, c’est la conscience d’une nation. » On ne peut rester les bras croisés face à la crise démocratique que connaît notre pays.

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20 août 2023 7 20 /08 /août /2023 07:52
Le journal « L’Humanité » cambriolé, son directeur appelle à la solidarité avant la Fête de l’Huma »

Fabien Gay, sénateur de Seine-Saint-Denis et directeur de la publication du journal évoque « un préjudice conséquent » après le cambriolage des locaux.

Les locaux de la rédaction du quotidien L’Humanité, situés à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été cambriolés jeudi matin et du matériel informatique a été dérobé.

Les faits se sont déroulés peu après 6h dans un immeuble situé dans le quartier Pleyel à Saint-Denis. Les auteurs, vêtus de tenues d’ouvriers, ont cassé une vitre située au rez-de-chaussée pour pénétrer dans l’immeuble de cinq étages abritant plusieurs entreprises, selon des sources proches de l’enquête.

Fabien GAY (sénateur PCF de Seine-Saint-Denis et directeur de la publication) a évoqué « un préjudice conséquent en pleine préparation de la Fête de l’Humanité et du lancement de notre nouveau site le 15 septembre. » « Nous appelons à la solidarité de toutes et tous ! »

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a dénoncé « une attaque majeure contre le travail de la presse et, au-delà, à notre démocratie »« Nous appelons à la solidarité financière la plus large avec le journal », ajoute-t-il.

Alors apportons notre aide à L’HUMANITE  : il est possible de faire un don en ligne (site du journal).

Le journal l'Humanité cambriolé: son directeur Fabien Gay et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, appellent à un sursaut de solidarité vis-à-vis du journal L'Humanité
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