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10 septembre 2023 7 10 /09 /septembre /2023 17:43
Un débat sur la formation des architectes et les ENSA en lutte à la fête de l'Humanité, le samedi 16 septembre à 15h30

La France a la chance que ses architectes soient très majoritairement formés dans des écoles publiques d'architecture mais les conditions concrètes d'étude et d'enseignement dans ces écoles, indépendamment de l'exigence, de la qualité et du caractère multi-disciplinaire des cours dispensés, laissent parfois à désirer.

Les conditions d'intégration des jeunes architectes dans le métier aussi (abus des stages, précarité des contrats, bas salaires, inégalités fortes de revenus entre architectes, chômage, etc).

Les violences et discriminations ou brimades sont aussi présentes au sein des écoles d'architecture, comme l'injustice sociale, aggravée par le manque de moyen de nos services publics d'enseignement.

Comme les écoles supérieures d'art, et l'enseignement supérieur public en général, les écoles d'architecture sont en effet victimes d'une sous-dotation en moyens humains et matériels pour garantir le meilleur enseignement aux étudiants qui ont pourtant été retenus dans des écoles très sélectives et exigeantes.

Comme l'architecture a pour les communistes un rôle essentiel dans la construction d'une cité et d'une société désirables, et plus égalitaire et durable, et comme nous défendons un enseignement de qualité et un enseignement supérieur de qualité accessible à tous, nous considérons qu'il est important de s'intéresser à la manière dont sont formés nos architectes. 

C'est pourquoi nous organisons: 

à l'espace Bretagne de débats de la fête de l'Humanité (à l'angle de la rue Elsa Triolet et de la rue Gisèle Halimi)

le samedi 16 septembre à 15h30

un débat avec des étudiants en architecture engagés dans le mouvement des ENSA en lutte:

- Baptiste Bourven, étudiant à l'ENSA de Paris Malaquais originaire de Morlaix, membre du CA de l'établissement, membre de la cellule d'écoute et de veille PSL contre les discriminations et violences sexistes, et porte-parole média des ENSA en lutte

- et Naël Huppert, étudiant à l'ENSA de Paris La Villette

Débat qui sera animé par Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère et membre du Conseil National du PCF.

Au mois d'avril 2023, les étudiants et enseignants des Écoles publiques nationales supérieures d'architecture ont publié un cahier de doléances qu'ils ont travaillé de manière collective entre étudiants de plusieurs écoles d'architecture.

Ce cahier de doléances des ENSA en lutte (voir en pièce-jointe) regroupant des enseignants, personnels et étudiants de plusieurs ENSA qui se sont coordonnés, s'articule notamment autour de plusieurs grandes orientations et axes de revendication:

1. L'abolition des précarités:

- une gratuité effective de l'enseignement public (prise en charge financière des voyages pédagogiques, du matériel de dessins et de maquette, des matériels et logiciels informatiques, abroger le droit des ENSA-P de demander de frais d'inscription supplémentaires)

- la fin des retards des bourses étudiantes, la lutte pour garantir aux étudiants les moyens d'étudier dans de bonnes conditions: 50% d'entre eux peuvent avoir des restes à vivre de 50€, le salariat pour financer les études est la première cause d'échec en licence, développer les résidences CROUS, garantir une allocation d'autonomie à tous les étudiants

- la lutte contre la précarité des enseignants contractuels et vacataires (+ d'un tiers des enseignants d'ENSA-P, 690 enseignants niveau BAC + 5) en augmentant leur indice salarial et par la titularisation des contractuels, des personnels ATS, la réduction des inégalités de statuts entre enseignants. Le collectif ENSA-P en lutte demande une juste revendication des vacataires, des doctorants et enseignants contractuels.

- la lutte contre la précarité des doctorants en architecture

2. La lutte contre les discriminations à l'intérieur des écoles d'architecture, contre les injustices et les violences, contre la culture de la sélection

31% des étudiants en architecture déclarent avoir été victimes d'agissements sexistes, la plupart du fait d'enseignants, et 6% déclarent avoir été victimes d'agressions sexuelles. Avec 60% d'étudiantes, les écoles d'architecture sont encore des lieux de violence de genre. Les femmes sont par ailleurs sous-représentées dans les postes de direction et d'enseignement titulaire (maîtres de conférence). Des violences pédagogiques peuvent également avoir lieu dans les ENSA-P avec notamment la culture de la charrette, des nuits à travailler pour pouvoir s'acquitter d'un travail trop conséquent dans des délais trop courts.

3. Des moyens pour avoir des conditions matérielles de travail et d'étude dignes.

L'enseignement supérieur accueille de plus en plus d'étudiants (+30% en 20 ans) mais la dotation financière de l’État par étudiant chute dans le même temps  (-10% en 10 ans), menant à une dégradation de l'accompagnement, et à des injustices croissantes en termes de réussite scolaire. Les ENSA-P accueillent moins d'étudiants ces 3 dernières années faute de moyens suffisants. L'attractivité de ces études les amène à être de plus en plus sélectives alors qu'un rapport de l'IGAC IGESR préconise de former davantage d'architectes chaque année. En effet, l'âge moyen des architectes est aujourd'hui de 51 ans, ce qui laisse augurer d'une pénurie d'architectes d'ici 10 ans. La France compte 0,4 architecte/ 1000 habitants alors que la moyenne européenne est de 0,8/1000 habitants. Actuellement, le taux d'admission moyen en ENSA est de 6,4%, ce qui est particulièrement faible. La plateforme des cahiers de doléance réclame donc plus d'architectes formés, la suppression de la sélection à l'entrée des ENSA-P, et plus d'ENSA-P par voie de conséquence.

Dans beaucoup d'ENSA-P, notamment ceux de Paris et des grandes métropoles, les locaux de centre-ville sont très exigus pour recevoir tous leurs étudiants et ne permettent pas de travailler dans de bonnes conditions, de stocker ses maquettes, matériels et ordinateurs. Les budgets de fonctionnement annuels sont sous-dotés, les lieux de travail collaboratif et de convivialité manquent.

4. Développer la démocratie au sein des ENSA-P

Le 7 juin dernier, l'Assemblée Nationale a adopté à 156 voix pour (celles de la droite et de l'extrême-droite) et 38 voix contre une résolution sur les ENSA-P contenant des préconisations que que le collectif des ENSA-P en lutte avait dénoncé, rencontrant plusieurs groupes parlementaires et leur adressant un courrier argumentaire. Cette résolution prévoie des frais pédagogiques supplémentaires et le développement de partenariats avec le privé pour augmenter les fonds propres des ENSA-P. Réduction de l'indépendance de l'enseignement supérieur vis-à-vis des pouvoirs et logiques économiques, augmentation de la sélection par l'argent, voilà ce à quoi peut conduire cette orientation. Stephane Peu pour le groupe GDR (celui des députés communistes) qui avait voté contre la résolution, s'était exprimé contre l'augmentation des frais d'inscription dans les ENSA, pour la nécessité d'avoir un débat approfondi sur le rôle des architectes dans la société, sur le rôle social de l'architecture (l'accès au beau et au bien-être dans l'habitat et les équipements publics pour tous) pour la prise en compte des mobilisations des étudiants et enseignants contractuels, la réduction de la précarité de ces enseignants

Un débat sur la formation des architectes et les ENSA en lutte à la fête de l'Humanité, le samedi 16 septembre à 15h30
Un débat sur la formation des architectes et les ENSA en lutte à la fête de l'Humanité, le samedi 16 septembre à 15h30
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10 septembre 2023 7 10 /09 /septembre /2023 05:59

 

Réunis en conseil national, les communistes appellent les citoyennes et les citoyens, les forces syndicales et associatives, et toutes les forces de gauche à investir pleinement la Fête de l’Humanité qui se déroulera les 15, 16 et 17 septembre prochains.

Elle sera l’occasion de partager un grand moment festif et culturel, de soutenir et de développer le journal l’Humanité et de participer à des centaines de débats pour contribuer à construire l’alternative aux politiques capitalistes en France, en Europe et dans le monde.

 

Agir pour la paix et la solidarité

Les communistes appellent à faire du mercredi 21 septembre une grande journée de mobilisation pour la paix, l’arrêt de la militarisation et la fin des conflits armés, partout dans le monde.

Alors que les morts se comptent par centaines de milliers, la France doit prendre l’initiative d’un plan de paix entre l’Ukraine et la Russie, comme l’a proposé Fabien Roussel au Président de la République. La France, en toute indépendance de la politique des États-Unis et de l'Otan, a les moyens de faire entendre sa voix et de mener une action diplomatique en faveur de la sécurité collective et de la paix.  Elle doit également changer profondément sa relation avec les pays et les peuples d’Afrique. Elle doit enfin porter l’ambition d’une solidarité européenne pour l’accueil des migrants, la construction de voies légales et sécurisées et développer la solidarité avec les peuples en lutte partout sur la planète. Notre campagne de solidarité avec le peuple cubain sera lancée à la fête de l’Humanité.

 

Développer les mobilisations

La rentrée est marquée par des hausses de prix qui étranglent les familles, les difficultés de logement, la casse des services publics d’éducation et de santé et par le réchauffement climatique. Dans ce contexte, l’heure n’est pas à alimenter la guerre, ni à entrer dans une économie de guerre, mais à répondre aux besoins sociaux et écologiques du pays !

Le PCF est pleinement mobilisé contre la politique du Président de la République et du gouvernement qui poursuivent leur offensive au service exclusif du capital avec la complicité des forces de droite et d’extrême droite. L’heure est à mettre en échec le plan d’austérité de 15 milliards d’euros annoncé par le gouvernement, à se mobiliser contre le projet de loi dit pour le « plein emploi » qui précarise les travailleurs par une politique capitaliste court-termiste et les projets de budget de la Sécurité sociale et de l’État. L'heure est au contraire à exiger un tournant majeur : donner la priorité à la formation et au développement de l'emploi, avec de bons revenus et salaires. C'est de la responsabilité des entreprises et des banques, ainsi que du pouvoir politique. Et si Emmanuel Macron veut organiser un referendum, les Français attendent toujours qu’il les consulte sur le report de l’âge légal de la retraite à 64 ans !

Aux côtés du collectif « Avortement en Europe, les femmes décident », nous appelons à manifester le 28 septembre, partout en France, pour défendre le droit à l'avortement qui reste menacé en France, notamment dans la difficulté d’accès à ce droit par la fermeture de centres IVG.

Les communistes appellent à la mobilisation la plus grande pour la réussite de la journée européenne de grève et de manifestations organisée par l’intersyndicale, le 13 octobre prochain. Elle sera l’occasion de se mobiliser tous et toutes ensemble, aux côtés des syndicats, pour gagner contre l’austérité. Elle permettra également de soutenir les milliers de militants et militantes syndicaux criminalisés par le pouvoir et de défendre les libertés syndicales et les libertés publiques.

Dès à présent, nous allons à la rencontre de nos concitoyens partout dans le pays, avec un tract imprimé à un million d’exemplaires pour présenter nos propositions pour la paix, une autre Europe et un autre ordre du monde et pour le climat, pour la baisse des prix alimentaires et des prix de l’énergie, pour l’augmentation des salaires, l’égalité professionnelle femmes-hommes, le développement de l’emploi et de la formation, pour de nouveaux pouvoirs des travailleurs et des citoyens sur les entreprises et les banques, le renforcement des services publics, la jeunesse, la construction d’une République sociale et démocratique. Le plan climat du PCF sera présenté le 6 novembre prochain, à notre siège national.

Aux côtés de notre secrétaire national qui poursuit son tour de France, nous organiserons dans les semaines qui viennent de 1 000 points de rencontre et réunions publiques partout dans le pays pour résister et construire l’alternative ! Ces rencontres seront aussi l’occasion de nous mobiliser pour une toute autre construction européenne, à quelques mois des élections et d’amplifier le mouvement d’adhésion à notre parti pour permettre à tous nos concitoyennes et concitoyens de nous rejoindre dans l’action. Les communistes organiseront, les 30 septembre et 1er octobre, un week-end national d’action contre l’inflation, lors duquel nous porterons nos propositions et l’appel à manifestation du 13 octobre.

 

Renforcer la République partout

La mort du jeune Nahel, les morts et mutilations d’autres jeunes en France, ont provoqué une immense émotion et ont mis à nouveau en lumière la violence des rapports entre une partie de la police et des jeunes de notre pays. Et les violences qui ont suivi ont montré que la colère provoquée par cette situation manque cruellement de débouchés politiques et pouvait être détournée au profit d’actes destructeurs à l’encontre de personnes, d’institutions, de biens. Toutes ces violences n’ont pas leur place en République.

L’heure est à renforcer la République partout, avec des services publics pour tous et toutes. Le PCF a mis en débat un plan pour la réconciliation nationale par l’égalité républicaine, publié début juillet et dont la construction se poursuivra lors des journées pour l’égalité républicaine que nous organisons les 19 et 20 septembre prochains. Nous prolongerons ces journées par des initiatives locales, dans le cadre des mille rencontres que nous organisons pour mettre en débat notre plan et construire les solutions avec les premiers concernés.

Au plan national, nous appelons à un Grenelle pour l’égalité des territoires et contre toutes les discriminations, rassemblant tous les acteurs et actrices des communes et quartiers concernés, pour qu’enfin une politique à la hauteur des enjeux soit décidée et mise en œuvre avec eux.

Les élections sénatoriales du 24 septembre prochain seront l’occasion de faire entendre cette exigence d’égalité territoriale. Les communistes appellent les grands électeurs·trices à renforcer le groupe CRCE au Sénat, par l’élection du plus grand nombre possible de sénateurs et sénatrices communistes.

 

Engager la campagne européenne

Les élections européennes du 9 juin 2024 seront très importantes pour notre parti, le seul parti de gauche à s’être opposé avec constance aux traités néolibéraux européens.

Ni sortie de l’actuelle Union européenne ou de l’euro, ni soumission au projet capitaliste, le PCF propose une refondation complète de l’Union européenne, en rupture avec les traités existants et résolument opposée à la course aux armements.

Face à l’austérité que l’Union européenne veut imposer aux peuples à marche forcée, nous voulons faire entendre la voix de femmes et d’hommes portant l’ambition d’une France libre, indépendante et porteuse d’exigences de progrès social, écologique et démocratique. C’est sur cette base que pourront se nouer des coopérations fructueuses avec d’autres peuples et États de l’UE qui partagent les mêmes objectifs.

Le 14 octobre prochain, lors de notre conférence européenne, nous rendrons publics, avec Léon Deffontaines, nos objectifs et notre stratégie pour ces élections et nous lancerons la construction de notre programme et d’une liste ouverte, large, celle d’une gauche populaire, sociale et républicaine, avec toutes les forces et personnalités qui partagent notre ambition pour bousculer le débat européen que Renaissance et le Rassemblement national voudrait imposer entre néolibéralisme et xénophobie.

 

Toutes et tous ensemble, construisons de nouveaux Jours heureux en France et en Europe !

 

Paris, le 9 septembre 2023

Le conseil national du

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7 septembre 2023 4 07 /09 /septembre /2023 05:16

 

 

 

 

 

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1 septembre 2023 5 01 /09 /septembre /2023 05:57
Retrouvez en kiosque et auprès des militants communistes L'Humanité magazine spécial Fête de l'Humanité avec tout le programme de la fête de l'humanité 2023 et un dossier sur le blues des profs

Le nouveau numéro de l’Humanité Magazine + le programme complet de la Fête de l'Humanité est à retrouver chez les marchands de journaux ou sur notre kiosque numérique : bit.ly/3lXAklY
➕🎁 En cadeau le poster de la fête de l'Humanité.

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1 septembre 2023 5 01 /09 /septembre /2023 05:53
Inflation : « Si rien ne bouge, nous ne paierons pas les Ehpad » - Entretien de Xavier Compain avec Diego Chauvet, L'Humanité, 31 août 2023
Inflation : « Si rien ne bouge, nous ne paierons pas les Ehpad »

Le maire de Plouha, Xavier Compain, est à l’origine d’un appel d’une quarantaine d’édiles des Côtes-d’Armor. Ils menacent de ne plus payer les factures des maisons de retraite face aux prix de l’énergie, et ont été reçus par Aurore Bergé.

Jeudi 31 août 2023 - L'Humanité

En juillet, l’élu communiste de Plouha, Xavier Compain, et une quarantaine de maires des Côtes-d’Armor ont lancé un appel, menaçant de ne plus payer les factures d’énergie des Ehpad, gonflées par l’explosion des prix du gaz et de l’électricité (jusqu’à 400 000 euros de déficit par commune). Ce jeudi, les édiles ont enfin été reçus par la ministre des Solidarités, Aurore Bergé, afin de rappeler l’État à ses responsabilités.

Vous menacez de ne pas payer les factures, de ne pas voter les budgets pour 2024. Où en êtes-vous ?

C’est toujours d’actualité. En janvier, si on n’a rien vu bouger concrètement pour nos établissements en difficulté, on ne votera pas les budgets des Ehpad. Un tel refus des maires, ce serait inédit. Je rappelle que dès qu’un établissement est déficitaire, c’est de la faute des maires… Or l’État n’assume pas complètement ses responsabilités. Nous sommes en train d’étudier ce problème juridiquement.

Nous participerons aussi aux mobilisations du 4 octobre dans les établissements avec la Fnadepa (Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées – NDLR). Notre mouvement, parti de Bretagne, se réunit également le 21 septembre sur la commune de Bégard. Nous sommes au moins cent maires mobilisés.

Êtes-vous satisfaits de votre entrevue avec la ministre des Solidarités, dans l’optique d’obtenir une aide de l’État pour faire face aux déficits des Ehpad publics ?

Les élus se sont invités dans ce débat. Nous avons obtenu la création de commissions départementales comprenant les services de l’État (la Direction générale des finances publiques) et les élus, dont les maires. Jusqu’ici, les discussions n’avaient lieu qu’entre les Ehpad en difficulté et les Agences régionales de santé.

Nous aurons également un comité de liaison rassemblant le ministère, les parlementaires et les maires, pour le travail à long terme. Enfin, nous renforcerons nos liens avec les députés et sénateurs dans la perspective des différents sujets qui vont arriver au Parlement : la loi grand âge, par exemple. Si nous n’avions pas bougé, il ne se serait rien produit de tout ça. Le débat parlementaire ne se fera pas sans nous.

Qu’avez-vous dit à la ministre ?

Sur les mesures de court terme, il s’agit de regarder la situation par Ehpad. Mais nous parlons d’intérêt général, pas de nos seuls établissements. En termes de financements, nous avons posé la question de rendre effective la cinquième branche de la Sécurité sociale (dédiée à l’autonomie et créée en décembre 2021 – NDLR), de l’intérêt de penser la dépendance à long terme.

Mais la ministre nous oppose des arguments financiers. Il faut pourtant répondre à cette mission à long terme : à la fin de sa vie, on doit avoir les moyens, parce qu’on a cotisé, d’obtenir un « lieu d’atterrissage » en cas de dépendance. Nous ne revenons pas mécontents de ce rendez-vous, ni naïfs… Il n’y a pas d’annonces en termes financiers. Mais la question est posée. Nous sommes pressés. Il nous faut vite des réponses pour nos établissements en cessation de paiements, et enclencher le travail parlementaire.

Votre mouvement s’élargit-il au-delà de la Bretagne ?

Ça bouge dans le Centre, dans le Limousin, un peu partout. C’est parti de chez nous. Nous étions trois le 12 mai à parler des Ehpad. Depuis ils sont des dizaines à nous avoir rejoints. Il fallait le faire. C’est bien de nous soutenir en cas d’agressions. C’est mieux de nous soutenir dans nos politiques publiques. 

 

Lire aussi: Entrés en résistance pour les Ehpad, cinq maires bretons vont rencontrer la ministre des Solidarités (Ouest-France, 29 août 2023)

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1 septembre 2023 5 01 /09 /septembre /2023 05:49
Fabien Roussel : « J'ai demandé de bloquer les prix, Macron a dit non » (Entretien à L'Humanité, 31 août 2023)
Fabien Roussel : « J'ai demandé de bloquer les prix, Macron a dit non »

Le secrétaire national du PCF revient sur l’échange de douze heures qui s’est déroulé entre le président de la République et les chefs de partis dans la nuit de mercredi à jeudi. Entretien.

Jeudi 31 août 2023, L'Humanité
 

Comment s’est déroulée la rencontre entre le président de la République Emmanuel Macron et les dirigeants des principaux partis politiques du pays ?

Nous avons eu un échange franc, respectueux, et sincère. Nous avons tous pu dire ce que nous avions à dire. C’était important. Je l’ai vécu comme une sorte de séance de réparation après la terrible séquence des retraites. J’ai fait part de ma blessure profonde, encore vive, et de celle des Français concernant cette réforme imposée par le gouvernement contre l’avis général.

Nous avons demandé au président de la République de revenir sur ce texte. Mais il refuse et dit assumer cette réforme. En tout, l’échange a duré douze heures. Je veux redire que dans une société il vaut mieux débattre et dialoguer plutôt que de s’invectiver. Mais nous avons surtout besoin de réponse concrète derrière. Le président semble avoir entendu certaines propositions, il a fait preuve d’écoute. Mais l’avenir nous dira s’il s’agissait d’une opération de communication, car ce sont les décisions qui seront prises qui feront la différence.

Du reste, je ne sais pas si c’est un clin d’œil de l’histoire, mais chacune des deux salles où nous avons été reçus sont ornées de portraits de Napoléon. C’est étonnant. Certes, nous étions à la Maison des jeunes filles de la légion d’honneur de Saint-Denis, mais rester douze heures avec un hyper président très bonapartien, sous l’œil permanent de Napoléon, je me demande si c’est fait exprès ou non…

Quels messages avez-vous fait passer ?

C’est seulement à partir de deux heures du matin que nous avons pu parler des gens qui ne vivent pas de leur travail. J’ai cité le cas des salariés de Clestra qui après 33 ans d’ancienneté gagnent 1 600 euros nets. C’est honteux qu’un travail soit si peu rémunéré. J’ai demandé l’indexation des salaires sur l’inflation, les autres forces de gauche aussi. Nous avons défendu la prise en charge des fournitures scolaires, le repas étudiant à 1 euro…

Dans sa réponse, le président a d’abord reconnu qu’il y avait un bien un problème de salaire. Je lui ai dit « le travail ne paie pas », il a répondu « oui le travail ne paie pas, oui les salaires n’augmentent pas ». Mais il a dit qu’indexer les salaires, selon lui, cela ne marche pas. Puis il a ajouté qu’il faut « un vrai dialogue social » pour que les salaires augmentent. Il n’a pas parlé de « conférence sociale » , mais s’il décide d’en faire une, je prends !

Enfin, Macron reconnaît qu’il y a une inflation forte et qu’elle n’est pas traitée, et que l’industrie a augmenté ses marges et contribue à l’inflation. Nous avons demandé de bloquer les prix, et il a dit non. Mais il a dit qu’il ferait appel à la « police des prix ». On attend de voir ce que c’est. Je vais d’ailleurs rendre compte de ces échanges à Sophie Binet de la CGT et Marylise Léon de la CFDT, pour qu’elles soient associées et bien informées des questions et réponses.

Des demandes de référendums ont-elles été formulées ?

J’ai demandé un référendum sur la réforme des retraites, et un autre sur le pacte budgétaire européen. Macron refuse. La droite et l’extrême droite veulent modifier les articles 11 et 89 de la Constitution afin d’organiser un référendum sur l’immigration. Ils souhaitent chacun un référendum sur leurs propres propositions de loi, sans que cela ne soit débattu au Parlement. Ce n’est pas respectueux.

Comment s’est déroulé l’échange autour de la thématique « faire nation » ?

Nous avions plein de propositions, car « faire nation », cela passe pour nous par les services publics, le travail, la jeunesse, le combat contre les inégalités femmes hommes, les libertés syndicales… Malheureusement, pour le président et sa première ministre, « faire nation » n’a été abordé que sous l’angle des événements tragiques de Nanterre.

J’ai rappelé le travail des maires, l’appel de Grigny et de Philippe Rio, car les propositions existent. Nous avons parlé de la police, de la sécurité, du racisme, car les noirs et les arabes se font contrôler 20 fois plus que les autres. La droite et l’extrême droite se sont relayées et n’ont parlé que de l’immigration comme responsable des violences urbaines. Je suis intervenu pour dire qu’il y a là erreur d’analyse. Je ne suis pas du tout d’accord, c’est se tromper de route. J’ai dénoncé la proposition de supprimer les allocations familiales.

En revanche, les services de la PJJ demandent plus de moyens pour faire appliquer les peines et accompagner les familles. Notre pays est en retard, il nous faut des moyens pour la justice, la prévention et l’accompagnement. Manuel Bompard, pour la FI, a rappelé des choses que nous partageons concernant le besoin de police de proximité, l’indépendance de l’IGPN, l’abrogation de la loi de 2017 sur l’usage des armes.

Et sur l’international ?

Il y a presque un consensus sur l’Ukraine. Nous sommes tous d’accord pour dénoncer la violation territoriale par la Russie, pour soutenir l’Ukraine dans sa défense de son territoire. Chez nous personne ne défend la Russie. Mais il y a débat sur quelle pourrait être une initiative politique de la France.

Nous avons bien sûr échangé sur l’Afrique. Et j’ai parlé de la question palestinienne, en rappelant qu’il ne peut pas y avoir 2 poids 2 mesures. J’ai appelé à une initiative française. Il y a enfin consensus sur la défense des Arméniens du Haut-Karabakh.

 

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31 août 2023 4 31 /08 /août /2023 12:26
Lettre de Fabien Roussel au président de la République Emmanuel Macron - 30 août 2023
Lettre de Fabien Roussel au président de la République Emmanuel Macron - 30 août 2023
Lettre de Fabien Roussel au président de la République Emmanuel Macron - 30 août 2023
Lettre de Fabien Roussel au président de la République Emmanuel Macron - 30 août 2023
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30 août 2023 3 30 /08 /août /2023 06:36
Entrés en résistance pour les Ehpad, cinq maires bretons vont rencontrer la ministre des Solidarités (Ouest-France, 29 août 2023)

Alarmés par les difficultés financières et de recrutement des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publics, des maires bretons craignent pour leur avenir. Et se mobilisent depuis le printemps. Jeudi 31 août 2023, une délégation d’élus sera reçue par la nouvelle ministre des Solidarités. Elle sera composée des maires d’Hillion, Plouha, La Roche-Jaudy, Plouaret (Côtes-d’Armor) et Plourin-lès-Morlaix (Finistère).

« Sept de nos Ehpad publics sur dix sont dans le rouge. Avec des coûts de l’énergie multipliés par deux ou trois, on ne s’en sortira pas sans dotation de l’État. » Face aux difficultés financières et de recrutement que rencontrent ces établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, des maires bretons sont entrés en résistance depuis le printemps. Et demandent des aides financières en adéquation avec la réalité des besoins.

Voir aussi, cet article de Béatrice Jérôme dans le journal Le Monde du 21 août 2023:

De plus en plus d’Ehpad au bord de l’asphyxie, entre crise de confiance et hausse des coûts
Partout en France, des établissements accueillant des personnes âgées ne parviennent plus à boucler leur budget, et certains sont contraints de fermer, comme à Lanobre, dans le Cantal. Les maires déplorent le manque de soutien de l’Etat.

Des mirabelles et des courgettes du jardin : « On est preneur ! », s’exclame Pierre Di Crescenzo. En ce mois d’août, le directeur de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Beauzac (Haute-Loire) fait appel à la « solidarité des familles ». En retour, des kilos de fruits et de légumes lui sont offerts pour les quiches et les desserts de ses pensionnaires. Autant de dons qui allègent ses dépenses. Cuisiner avec des produits locaux lui vaut déjà 20 000 euros de surcoût en 2023, à cause de l’inflation. Soit 12 % de hausse pour son budget « repas ». « On servait aux résidents du filet de bœuf au moins une fois par mois, dit-il. Maintenant, à cause du prix, ce sera tous les deux mois. »

A l’image de son établissement, les 7 500 Ehpad de France subissent une crise économique qui menace la qualité d’accompagnement de leurs 600 000 résidents. Leurs recettes chutent. Le nombre de lits inoccupés atteint un niveau record : 20 000 places sont vacantes, soit 4 % du parc. Une désaffection qui découle de la perte de confiance des familles depuis les révélations sur les pratiques du groupe privé d’Ehpad Orpea – maltraitances, irrégularités financières, etc. –, en 2022, et la pandémie de Covid-19, responsable du décès de 29 300 résidents entre 2020 et 2021.

 

Leurs dépenses, elles, sont décuplées par l’envolée des coûts de l’énergie, des denrées alimentaires, des produits d’hygiène. Mais aussi par l’insuffisante compensation par l’Etat des fortes revalorisations salariales depuis deux ans – accords du Ségur de la santé de juillet 2020, prime « grand âge », hausse du smic et du point d’indice pour les fonctionnaires. Enfin, le recours à l’intérim, pour pallier les difficultés de recrutement, fait exploser les charges salariales.

« La pandémie de Covid a provoqué une vague d’absences professionnelles qui a précédé de peu les démissions », observe le sociologue Philippe Bataille, dans Faire avec l’âge (Ed. de la Maison des sciences de l’homme, 240 pages, 12 euros). « Les Ehpad vivent une agonie silencieuse parce que les vieux, ça meurt sans faire de bruit », se désole Jean-Paul Laval, à la tête d’une fondation qui gère deux Ehpad en Haute-Loire.

Eponger les déficits

Selon la Fédération hospitalière de France (FHF), le secteur public – 48 % des établissements en France – comptait, en décembre 2022, 85 % d’Ehpad en déficit. Deux fois plus qu’en 2019. Avec un découvert moyen de 146 000 euros. « Sans réformes structurelles rapides, nous craignons pour la pérennité des établissements de notre secteur », alerte Marc Bourquin, conseiller stratégie de la FHF.

« La survie à court terme de certains établissements est en jeu », s’alarme la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées. « La situation est pire qu’avant le scandale Orpea, renchérit Jean-François Vitoux, directeur général du groupe associatif Arpavie, filiale de la Caisse des dépôts et consignations. Les groupes privés lucratifs vivent moins bien. Les Ehpad au statut privé non commercial ou public – qui pratiquent des prix modérés – sont au bord d’une forme d’asphyxie progressive. »

Dans ce contexte, certains Ehpad ferment. A Lanobre (Cantal), l’établissement de 30 lits a mis la clé sous la porte en avril. Il n’avait plus ni directeur ni infirmière ni médecin coordonnateur. Des plaintes de familles (toilettes bâclées, manque de soins) étaient parvenues à l’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, cotutelle de l’Ehpad avec le département. L’ARS a préféré prendre un arrêté de fermeture. « L’histoire de l’Ehpad de campagne de Lanobre restera celle d’une solution qu’on n’a pas voulu trouver », déplore le maire, Pascal Lorenzo (sans étiquette), qui alerte depuis deux ans sur le déficit qui s’élevait à 300 000 euros.

Comme celle de Lanobre, 700 maisons de retraite – 8 % des lits en France – sont gérées par un centre communal, ou intercommunal, d’action sociale (CCAS ou CIAS). Les municipalités doivent voter leurs budgets à l’équilibre. Mais les ressources des Ehpad dépendent des ARS et des conseils départementaux. Ces derniers fixent aussi le prix de journée pour les résidents. Dans la pratique, les CCAS sont de plus en plus nombreux à devoir voter des subventions pour éponger les déficits.

A Charensat, commune rurale du Puy-de-Dôme, le conseil municipal a dû voter en 2023 une avance de trésorerie de 150 000 euros pour payer – par le biais du CCAS – les factures de l’Ehpad. La note d’électricité a été multipliée « par sept ou huit » en un an, calcule le maire, François Blanchon (sans étiquette). Le gouvernement a instauré un « bouclier tarifaire » pour atténuer la hausse du prix de l’énergie dans les Ehpad. « Il a fonctionné en 2022. En revanche, nous n’avons rien obtenu de l’Etat en 2023 », déplore l’édile, qui doit combler les hausses de salaire du personnel « mal compensées par l’ARS malgré les promesses du gouvernement de les rembourser à l’euro près ».

Mesures sporadiques

Certains élus ont choisi de se rebeller. Dans les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan, plus d’une soixantaine de maires présidents d’un CCAS gestionnaire d’un Ehpad ne règlent plus les factures d’énergie depuis juin. « On veut que les dotations de l’ARS et du département compensent la totalité des hausses. Sinon on ne votera pas le budget de l’établissement à la fin de l’année, prévient Jean-Louis Even (divers gauche), maire de La Roche-Jaudy (Côtes-d’Armor). L’Etat sera obligé de mettre les Ehpad sous tutelle. »

En Bretagne, 36 % des maisons de retraite dépendent d’un CCAS. L’ARS a promis de débloquer en urgence 4,8 millions d’euros. Les versements devaient commencer le 20 août pour 80 Ehpad en difficulté, dont certains sont gérés par des hôpitaux. Un « dépannage bienvenu », saluent les maires, mais des mesures sporadiques ne suffiront pas à sauver durablement les Ehpad, ajoutent-ils. Ils ont demandé à être reçus par Aurore Bergé, la nouvelle ministre des solidarités et des familles.

Les Ehpad de campagne ne sont pas les seuls « dans le rouge ». A Brest (Finistère), deux Ehpad de 108 lits au total, gérés par le CCAS, vont devoir cesser leur activité. Leur fermeture est programmée d’ici trois ans. « Nos financeurs, le département et l’agence régionale de santé ont refusé nos demandes de subventions. Et juridiquement, les règles européennes sur la concurrence interdisent à la ville de Brest de compenser le déficit des Ehpad » au-delà d’un certain seuil, expliquait en juin le maire socialiste François Cuillandre dans le quotidien Le Télégramme.

A La Rochelle, le déficit des quatre Ehpad – et de la résidence autonomie – gérés par le CCAS s’est élevé à plus de 880 537 euros en 2021. Un trou creusé, en grande partie, par le recours à l’intérim – pour pallier les difficultés de recrutement – qui a renchéri les charges salariales du CCAS de 500 000 euros entre 2021 et 2022.

Les Ehpad associatifs (24 % du secteur) sont aussi lourdement touchés. « La crise frappe notre secteur au moment où les exigences de qualité et de sécurité de la société n’ont jamais été aussi fortes envers les Ehpad », remarque Jean-François Vitoux.

« Vous nous maltraitez ! »

Si tous les directeurs d’Ehpad cherchent les parades pour que la crise financière n’affecte pas la vie quotidienne des résidents, ils restent, malgré le recours à l’intérim, impuissants à combler le manque d’aides-soignants et le turnover des équipes nuit à la qualité de leur accompagnement. Faute de personnel suffisant, l’Ehpad de Mimizan (Landes) a fermé huit lits cette année. Les effectifs ont été redéployés pour « concentrer tous nos efforts sur l’accompagnement des repas », explique Thierry Caule, vice-président du CCAS gestionnaire de l’Ehpad communal. « Malgré tout, faute de soignants, il arrive qu’on ne lève pas certains pensionnaires pendant vingt-quatre à quarante-huit heures, ou le week-end, confie-t-il. On fait des toilettes au lit donc pas complètes. »

En Haute-Loire, Jean-Paul Laval, se demande s’il ne va pas devoir fermer le centre d’activités naturelles tirées d’occupations utiles (Cantou), l’unité protégée qui accueille les personnes ayant des troubles psychiques, dans les deux Ehpad qu’il gère. Le Cantou nécessite davantage de personnels par résident et il en manque. « Si je le ferme, s’inquiète-t-il, les personnes avec des troubles cognitifs devront aller en hôpital psychiatrique. »

Guy Pennec, maire socialiste de Plourin-lès-Morlaix (Finistère) avait supprimé le financement de personnels au chevet des résidents et un poste d’animateur en 2020 dans l’Ehpad communal, afin de réduire le déficit. Résultat : « On n’arrivait plus à doucher les gens une fois par semaine et les résidents s’ennuyaient dans leur fauteuil. » L’édile a préféré rétablir les animations et embaucher des agents… « Vous n’avez pas honte, monsieur le maire ? Une douche tous les quinze jours… Mais vous nous maltraitez ! », l’avait apostrophé Rolande P., 101 ans, une pensionnaire de l’établissement.

Lors du remaniement du gouvernement, le 20 juillet, Jean-Christophe Combe, ministre sortant des solidarités, avait confié son impuissance : « Je n’ai pas réussi à convaincre de la nécessité d’aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort dans l’adaptation de la société au vieillissement. » La proposition de loi « Bien vieillir » – dont l’examen prévu en juillet a été reporté – est « une priorité » de la nouvelle ministre Aurore Bergé. « Je souhaite que ce texte soit adopté par l’Assemblée nationale avant la fin de l’année », s’est-elle engagée dans Ouest-France, le 26 juillet. La proposition de loi du groupe Renaissance n’apporte toutefois pas de mesures structurelles pour prévenir une dégradation du fonctionnement des Ehpad. La crise qui les frappe met au défi Emmanuel Macron de ne plus tergiverser sur une réforme de leurs financements.

 
Béatrice Jérôme
 
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30 août 2023 3 30 /08 /août /2023 05:41

 

 

 

 

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29 août 2023 2 29 /08 /août /2023 05:39

 

 

 

 

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