Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 octobre 2023 4 05 /10 /octobre /2023 05:28
Un groupe communiste renforcé au Sénat

La veille des élections sénatoriales du dimanche 24 septembre, le journal Le Monde donnait dans son « scénario probable » 11 élus au groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste (CRCE), soit 4 de moins que dans la précédente   mandature et tout juste de quoi faire un groupe (10). Trouvons pour excuse au journal dit de référence que le groupe CRCE renouvelait 75 % de ses parlementaires, quand l’ensemble du Sénat en renouvelait la moitié. Quoi qu’il en soit, ils seront au final 18, c’est-à-dire trois de plus.

Le groupe garde des élus dans tous les départements où il était présent (mais quand il en avait deux dans le 93 et le 94, il n’en a plus qu’un) et s’implante en Meurthe-et-Moselle, Val-d’Oise, Seine-et-Marne, La Réunion et la Nouvelle Calédonie où il était jusqu’à présent absent. Le deuxième groupe de gauche compte 8 femmes, soit quasiment la parité dans un hémicycle qui avance doucement sur cet enjeu avec 36 % de femmes.

Respectant une tradition qui a du bon, le président reste une présidente avec Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire, qui prend la succession d’Éliane Assassi. Une présidence qui aura été notamment marquée par la commission d’enquête sur l’emprise des cabinets de conseil privé sur les politiques publiques et par la bataille contre la retraite à 64 ans.

Le Sénat, porte d’entrée du gouvernement

Les défis de manqueront pas pour le groupe CRCE renforcé. C’est bien dans la Chambre haute qu’arrivera en première lecture le 6 novembre prochain le projet de loi sur l’immigration, avec dans la foulée le projet de loi de finances. Et même si Gérard Larcher, tout nouvellement réélu pour la cinquième fois président, aime à dire que le Sénat est un « contre-pouvoir », le gouvernement, faute de majorité claire à l’Assemblée nationale, sait combien il peut compter sur la majorité de droite au Sénat pour faire avancer ses projets. Il sait aussi qu’il devra ferrailler avec un groupe communiste qui relaiera dans l’hémicycle du palais du Luxembourg les revendications et propositions de toutes celles et tous ceux qui refusent les rustines d’un système à bout de souffle.

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2023 4 05 /10 /octobre /2023 05:21
Ehpad : il y a urgence !
Ehpad : il y a urgence !
 
Depuis des mois, les maires et élu.e.s, président.e.s de CCAS, directeurs d’établissement des communes ayant des Ehpad publics sont mobilisé.e.s dans le Finistère comme dans d’autres départements bretons pour demander à l’État d’agir avant qu’il ne soit trop tard pour sauver ces Ehpad de la faillite financière et d’éventuelles fermetures ou rachats à l’euro symbolique par le secteur privé lucratif. En effet, sept Ehpad publics sur dix sont aujourd’hui en situation de déficit.
Comme les Ehpad associatifs, les Ehpad publics rencontrent des difficultés croissantes en termes de recrutement et d’épuisement des personnels : cela se traduit par une augmentation des coûts de recours à l’intérim médical. À cela s’ajoutent des factures d’énergie exorbitantes, nourries par la déréglementation du marché de l’énergie et l’ouverture à la concurrence, un seul trimestre pouvant représenter l’équivalent de la facture de l’année écoulée. L’inflation touche aussi tous les consommables, les denrées alimentaires, les produits d’hygiène, etc. Surtout, les dépenses nouvelles instaurées par l’État depuis la crise sanitaire (Ségur, prime Grand Age, revalorisation du point d’indice), essentielles pour les personnels et l’attractivité des métiers, ne sont pas compensées par des dotations correspondantes.
La charge supportée par les établissements est donc de plus en en plus lourde, même quand ces Ehpad n’ont pas de chambres inoccupées et sont très bien gérés. Tous nos Ehpad en sont fragilisés, tout comme le modèle breton qui privilégie les Ehpad à but de non lucratifs, qu’ils soient associatifs ou publics.
L’augmentation des taux directeurs des Ehpad habilités à l’aide sociale était une nécessité pour tenter de sauver l’équilibre financier des établissements, mais il faut avoir conscience que, en quelques années seulement, le coût d’hébergement des EHPAD a augmenté de plusieurs centaines d'euros par mois dans beaucoup d’endroits, atteignant des tarifs de plus en plus élevés. Il n'est pas raisonnable de faire supporter indéfiniment aux familles et aux résidents ces augmentations de charges quand on sait que les retraites et les retraites n’augmentent pas. Ce serait aggraver les inégalités sociales face à la perte d’autonomie liée au vieillissement qui est d’abord un problème de santé publique, devant être couvert par la solidarité nationale.
Il est impensable également de consentir à une dégradation de la qualité d’accueil pour les résidents d’EHPAD, quand on sait que les temps de disponibilités des personnels pour les personnes âgées en structure sont déjà limités : si les personnels absents ne sont plus remplacés pour des raisons budgétaires, ce serait encore aggraver cette situation.
Nous sommes aujourd’hui au bord de la rupture. Et pourtant, les associations d’usagers, de familles et les associations de directeurs d’Ehpad ne cessent d’alerter depuis des années sur le besoin de trouver un financement solidaire pérenne de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées. Ils et elles ont besoin d’accéder à une alimentation de qualité, à des animations, des sorties, des toilettes et des douches dans de bonnes conditions, des soins esthétiques et de confort.
Il y a une irresponsabilité terrible dans les reports successifs pour de bien mauvaises raisons d’une véritable « loi grand âge » assurant de nouveaux financements durables pour le secteur de la prise en charge des personnes âgées, notamment avec une intégration dans le cadre d’une nouvelle branche et de nouvelles recettes pour la sécurité sociale.
On ne peut donc faire l’économie, à l’échelle départementale comme à l’échelle nationale, d’une ambition forte pour soutenir et améliorer la qualité de travail et d’accueil des résidents dans les EHPAD. C’est un enjeu de civilisation essentiel.
 
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2023 2 03 /10 /octobre /2023 11:10

On ne saurait trop vous recommander la lecture du journal Le Monde de ce mercredi 4 octobre (dans l'édition numérique du mardi 3 octobre) qui présentera un article enquête et dossier très complet de la journaliste Laura Motet sur les soupçons d'escroquerie aggravée pesant sur la compagne de Jean-Luc Mélenchon depuis 2011, Sophia Chikirou, par ailleurs députée LFI de Paris, imposée par le gourou. 

La justice lui reproche d'avoir facturé par le biais de sa société Mediascop des prestations à des marges exubérantes à la France Insoumise et aux comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, le tout voué à être remboursé sur de l'argent public. Des marges supérieures aux autres professionnels du secteur de la communication qui permettent clairement un enrichissement personnel.

Celle qui fut proche de Laurent Fabius au PS puis qui, en 2007 avait brigué l'investiture de Nicolas Sarkozy pour se présenter aux municipales au nom de la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, celle qui ne recule devant aucune bassesse dès lors qu'il s'agit de nuire à un rival potentiel de Jean-Luc Mélenchon ou d'elle-même ou de solder un désaccord, profite de son statut de "femme du chef" pour s'enrichir de manière éhontée. 

Elle crée Médiascop après avoir été assistante de Jean-Luc Mélenchon au Parlement Européen en 2010. La quasi totalité des affaires de Mediascop se rattachent aux activités politiques de Jean-Luc Mélenchon, à part en 2013, où les activités de la société de communication sont plus diversifiées. 

En 2017, Mediascop facture à la LFI et au trésorier de campagne de Jean-Luc Mélenchon, 1,16 millions d'euros pour la campagne présidentielle. Sophia Chikirou est payée 600 euros par jour dans ses activités de directrice de campagne. Pendant que la plupart des salariés et stagiaires de Mediascop sont payés au SMIC, et que certains touchent 12,50€ de l'heure. A la fin 2016, Chikirou s'était versé 64 000 euros de dividendes sur les 76 000 euros de bénéfices dégagés sa société. En 2017, sa rémunération brute s'est élevée à 64 368 euros, à laquelle il faut ajouter une prime de 65 000 euros, qu'elle s'est versée l'année suivante.

Après la création du Média, au moment où elle est poussé vers la sortie à cause d'un conflit avec les journalistes, de son management autoritaire et sectaire, de son manque de déontologie professionnelle, elle cherche, alors qu'elle présentait son activité comme bénévole, à se faire payer une facture de 64 000 euros pour l'organisation de la levée de fonds pour la webtélé, puis de 67 000 euros pour le travail effectué au 1er trimestre 2018. Le deuxième versement a été bloqué par la banque, inquiète du manque de fonds du Média, rapporte la journaliste du journal Le Monde, avant que la webtélé ne dépose plainte contre X pour "vol".

En 2022, sa société de communication rebaptisée L'Internationale, capte plus de 100 000 euros de prestations de services pour les campagnes des législatives. Alors même que Sophia Chikirou est elle-même candidate, imposée par Mélenchon sans qu'aucun des militants du 20e arrondissement de Paris n'ait voté pour elle et son investiture.

Pour le reste, reportez-vous à cette enquête très complète du Monde et au dossier de l'émission d'investigation "Complément d'enquête" qui sera consacré à Sophia Chikirou sur la télévision publique le jeudi 5 octobre.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 06:55

Parcoursup et les réformes du lycée, la culture de la compétition en milieu scolaire, en vue de l'obtention des "meilleures" orientations futures, les plus rentables socialement et économiquement, et de l'admission dans les meilleures "écoles", ainsi que la dégradation des conditions d'enseignement communes (nombre d'heures par discipline, nombre d'élèves par classe, instabilité des programmes en fonction des réformes qui se suivent à un rythme soutenu et souvent dans l'incohérence), comme les progrès de la culture individualiste font que de plus en plus de familles ont recours à des cours de soutien et de renforcement privés pour leurs enfants. 

La France est l'une des championnes d'Europe en la matière rappelait un article du journal Le Monde d'Alice Raybaud le 26 septembre, avec un marché estimé à 2 milliards d'euros. Comme dans la santé, ou le sous-investissement dans le service public de santé et hospitalier contribue à nourrir le grossissement et les profits du secteur privé, les logiques sont les mêmes dans le secteur de l'éducation nationale. 

Ce secteur est alimenté par une économie souterraine et également par des mesures fiscales avantageuses de crédits d'impôt encourageant des familles qui appartiennent plutôt aux catégories moyennes ou aisées à déclarer des heures de soutien pour leurs enfants. L'argent public contribue ainsi à faire grossir ce marché des cours privés qui renforce le poids des inégalités économiques et sociales dans les différences de "réussite" scolaire. Acadomia, le leader du marché, constate une hausse de 19% de son chiffre d'affaires depuis 2018.

L'article d'Alice Raybaud dans Le Monde note que "le poids du contrôle continu qui compte depuis 2018 pour 40% dans la note du bac mais qui pèse aussi fortement pour la sélection à l'entrée du supérieur" incite les parents - ceux qui le peuvent bien sûr, et qui y sont incités par des dispositifs d'exonération fiscale - à recourir aux cours privés pour améliorer les "performances" scolaires de leurs enfants afin de les doter d'avantages dans la course à l'orientation. Les stages de prérentrée se multiplient pour certains, en vue de préparer des admissions postbac. Les cours de coaching et les cours particuliers se banalisent pour les enfants issus de milieux favorisés et des classes moyennes. En 2013, 13% des enfants de cadres, de commerçants, ou de personnes exerçant une profession libérale disposaient d'un soutien scolaire, contre 6% des agriculteurs. Ce sont les parents les plus favorisés, qui surveillent les notes, qui se positionnent dès la 3ème, avant même que de gros soucis apparaissent.

L'école française est déjà une des plus inégalitaires socialement et ces logiques de marchandisation de l'éducation et de recours grandissant à des acteurs privés ne font que renforcer cette tendance à renforcer par l'école les inégalités sociales pour les légitimer ensuite par une fausse  et illusoire "méritocratie". "Pour certaines familles favorisés, rajoute cet article du Monde, le soutien scolaire n'a plus rien d'un "soutien" à proprement parler mais constitue un outil de distinction an amont de Parcoursup", pour viser non pas un niveau correct et le passage en classe supérieure, mais un niveau excellent et une orientation sélective.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 06:09

Un article de Soazig Le Nevé dans le journal Le Monde du samedi 30 septembre le rappelle, sur un ton consterné:

"Rarement rentrée universitaire aura été aussi abrupte. Début septembre, les dirigeants des 74 universités françaises ont subi une attaque en règle de la part d'Emmanuel Macron, qui, tout de go, lors d'un échange avec le youtoubeur Hugo Travers, a affirmé qu'il n'y avait "pas de problèmes de moyens" dans l'enseignement supérieur public. Les chefs d'établissement ne seraient en fait, que de piètres gestionnaires, par ailleurs peu capables de faire évoluer l'offre de formations et d'assurer l'insertion professionnelle des étudiants. 

Dans la foulée, la ministre de l'enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, enjoignait aux présidents d'université de libérer de leurs fonds de roulement quelque 1 milliard d'euros d'"argent public qui dort" afin de financer la majeure partie des mesures en faveur du pouvoir d'achat des fonctionnaires, décidées en juillet par son collègue chargé de la fonction publique, Stanislas Guerini. Sauf que les sommes détenues dans ces fonds de roulement sont déjà largement gagées dans le cadre de projets d'investissements pluriannuels de rénovation énergétique des bâtiments ou d'achats d'équipement de recherche".

Le méprisant de la République a encore frappé! Il est vrai que les ministres du gouvernement, l'entourage d'Emmanuel Macron et la classe sociale d'où ils procèdent, préfèrent bien souvent que ses enfants fassent leurs études dans les classes prépa, les écoles de commerce, d'ingénieur, les grandes écoles, ou à l'étranger, qu'à l'université française.

Cela explique sans doute le sous-financement dramatique des Universités:

"Toutes les études convergent pour constater que les dépenses de l’État consacrées aux universités sont en chute libre. Entre 2008 et 2021, le nombre d'étudiants a augmenté de 25% quand le budget de l'enseignement supérieur a progressé de moins de 10% (en euros constants), d'où une baisse de 12% de la dépense par étudiant, a calculé l'économiste Thomas Piketty. Dans le même temps, l’État demande aux universités de le suppléer, en payant les frais résultant de l'avancement et des mesures catégorielles qu'engrangent, au cours de leurs carrières, les fonctionnaires que sont les enseignants-chercheurs, soit une manne équivalant à plus de 600 millions d'euros depuis 2012, selon l'association France Universités.

La conséquence d'un tel désengagement étatique est très concrète sur les campus: faute de moyens, les recrutements d'enseignants titulaires sont "gelés", la perte d'attractivité des métiers du supérieur s'aggrave. "Au total il faudrait ouvrir plus de 11 000 postes pour retrouver les taux d'encadrement de 2010" dans les universités, selon Julien Gossa, maître de conférence en sciences informatiques à l'université de Strasbourg".

Selon France Universités, près de 20 établissements étaient en déficit fin 2022 et la majorité des 74 le seront fin 2023, beaucoup d'universités s'abstenant de recruter pour pouvoir payer les factures et les dépenses de fonctionnement auxquelles la dotation d’État ne permet plus de faire face. Cette paupérisation des Universités entraîne un tassement des inscriptions et une augmentation des inscriptions dans la sphère privée, ce qui est sans doute l'effet recherché.  

La France, puissance moyenne, risque de décrocher complètement si elle abandonne ce qui a pu faire pendant des années une des raisons de son influence, la qualité de ses formations universitaires. Il y a une forme de suicide à force de myopie et de logiques comptables et libérales de courte vue à sous-financer la recherche fondamentale, la formation supérieure publique, là où les Indiens, les Chinois, forment des dizaines de millions de docteurs chaque année.

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 06:56
Scandaleux - A une courte majorité (députés macronistes + Les Républicains), l'Assemblée Nationale adopte 15 heures d’activités obligatoires pour les bénéficiaires du RSA

Projet de loi sur le plein de emploi : "Dans votre projet de loi, que de préjugés vis-a-vis des demandeurs d'emploi et des bénéficiaires du RSA qui profiteraient de la solidarité nationale ou refuseraient de traverser la rue pour trouver un emploi. Avec votre projet de loi, le travail est réduit à une contrainte permettant de répondre aux besoins économiques du marché." -

Yannick Monnet - député communiste, à l'Assemblée Nationale

 

Communiqués de presse

Projet de loi plein-emploi : le 49-3 déguisé doit être dénoncé avec force

La commission des affaires sociales examine depuis lundi après-midi le projet de loi pour le plein emploi. Un texte majeur qui, sous-couvert de réorganiser Pôle emploi, restreint les droits des demandeurs d’emploi et remet en cause l’allocation solidaire du RSA.

L’examen de ce texte qui comporte également des mesures relatives aux personnes en situation de handicap et à l’accueil du jeune enfant aurait mérité au moins une semaine de travail en commission. De fait, près de 1500 amendements avaient été déposés par l’ensemble des groupes parlementaires, un volume d’amendements justifié par l’ampleur du texte et impossible à examiner dans les délais sciemment fixés par la majorité à 2,5 jours.

De telles conditions d’examen visent à empêcher un travail sérieux sur un texte lourd de conséquences. C’est un choix délibéré pour entraver les travaux en commission et occulter les discussions qui permettraient, tant à nos concitoyens qu’aux journalistes, de prendre connaissance du contenu réel de ce texte.

Les travaux de notre Assemblée sont un pilier majeur et indispensable de notre démocratie. Le droit de débattre et d’amender un texte est le cœur même de l’expression des représentants du peuple et permet à chacune et chacun de mesurer les conséquences des réformes du gouvernement. Ce 49-3 déguisé doit être dénoncé avec force.

Communiqué des députés communistes

 

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 05:59
Fabien Roussel à la fête de l'Humanité 2023 - Photo de Daniel Laporte

Fabien Roussel à la fête de l'Humanité 2023 - Photo de Daniel Laporte

Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop

Selon un sondage Ifop pour Sud Radio, à part les sympathisants insoumis, l’essentiel des Français interrogés, qu’ils soient de gauche comme de droite, préfèrent le secrétaire national du PCF Fabien Roussel à Jean-Luc Mélenchon. Attention cependant à la notion de « préférence » en politique.

Voilà un sondage dont se félicitent les militants communistes, dans un contexte de tensions aiguës entre PCF et FI. Selon une enquête d’opinion Ifop-Fiducial publiée le 29 septembre 2023 pour Sud Radio, les Français interrogés préfèrent Fabien Roussel à Jean-Luc Mélenchon. Sur l’échantillon représentatif des 1004 sondés, 55 % disent préférer le secrétaire national du PCF contre 24 % pour le cofondateur de la France insoumise. 21 % n’aiment ni l’un ni l’autre. Cette enquête, sur laquelle il faut garder le même regard critique qu’avec tout sondage, confirme cependant une tendance déjà observée en janvier 2023.

L’enquête montre qu’il n’y a que chez les sympathisants insoumis que Jean-Luc Mélenchon est préféré (à 90 % contre 9 % pour Roussel, sans surprise le score est inverse chez les communistes). Côté gauche, 66 % des sympathisants socialistes et 56 % des sympathisants écologistes disent préférer le député PCF du Nord. Fabien Roussel a aussi la préférence des sympathisants de droite : les macronistes le préfèrent à 74 % (contre 11 % pour l’insoumis), les LR à 57 % (contre 11 %) et les RN à 62 % (contre 9 %).

En termes de catégories d’âge, Fabien Roussel est privilégié à Jean-Luc Mélenchon dans toutes les tranches d’âge, à l’exception des moins de 24 ans, qui préfèrent l’ex-candidat FI à 56 % contre 35 % pour le communiste.

Enquête réalisée auprès de Ifop-Fudicial auprès d'un échantillon de 1004 personnes pour Sud Radio: le regard des français sur Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon, septembre 2023

55% des personnes interrogées, entre Fabien Roussel et Mélenchon, préfèrent Fabien Roussel (contre 24% de préférence à Mélenchon)

Mélenchon inquiète 59% des personnes interrogées (et 53% pour les sympathisants de gauche), contre 14% pour Fabien Roussel (22% pour les sympathisants de gauche)

38% des personnes interrogées trouvent que Fabien Roussel incarne bien la gauche (contre 29% pour Jean-Luc Mélenchon)

27% considèrent que Fabien Roussel a une vision pour le pays (contre 26% pour Mélenchon)

28% considèrent que Roussel défend les intérêts de la France (contre 24% pour Mélenchon)

38% considèrent que Roussel est proche des préoccupations des Français, contre 24% pour Mélenchon

29% considèrent que Roussel est compétent (contre 24% pour Mélenchon)

35% estiment que Roussel est attaché aux valeurs démocratiques (contre 23% pour Mélenchon)

44% des personnes interrogées considèrent que Fabien Roussel est "sympathique" contre 20% pour Jean-Luc Mélenchon

 

Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop (L'Humanité, 29 septembre 2023)
Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop (L'Humanité, 29 septembre 2023)
Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop (L'Humanité, 29 septembre 2023)
Partager cet article
Repost0
27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 07:04
Sénatoriales : qui sont les six nouveaux visages du groupe communiste
Sénatoriales : qui sont les six nouveaux visages du groupe communiste
Sénatoriales : qui sont les six nouveaux visages du groupe communiste
Sénatoriales : qui sont les six nouveaux visages du groupe communiste
Sénatoriales : qui sont les six nouveaux visages du groupe communiste

Élus ce dimanche, six sénateurs vont rejoindre le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) du Sénat. Portraits de ces trois femmes et trois hommes qui promettent une « opposition de combat » à la droite sénatoriale et au gouvernement.

L'Humanité, Florient Le Du

La gauche se renforce légèrement. Après les élections de dimanche, les trois groupes de gauche au palais du Luxembourg seront composés d’une centaine d’élus. Dont 17, au minimum, au sein du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), contre 15 depuis 2020 – et en attente de la décision de deux autres sénateurs, de Nouvelle-Calédonie et de Martinique.

Six parlementaires font leur entrée, avec l’ambition de poursuivre le combat contre la politique de casse sociale et des services publics d’Emmanuel Macron, largement soutenu dans cette entreprise par la droite, majoritaire à la Chambre haute. Ils rejoignent ainsi quatre sénateurs élus en 2020 (Jérémy Bacchi, Céline Brulin, Marie-Claude Varaillas et Gérard Lahellec) et sept réélus dimanche (Fabien Gay, Cécile Cukierman, Cathy Apourceau-Poly, Pierre Ouzoulias, Pascal Savoldelli, Éric Bocquet et Michelle Gréaume).

Marianne Margaté

sénatrice PCF de Seine-et-Marne

Elle se définit comme une « militante communiste de toujours ». Première adjointe à la maire de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), conseillère départementale PCF depuis 2015, Marianne Margaté est aussi cadre territoriale spécialisée dans la formation professionnelle. À 52 ans, elle se dit « très heureuse d’entrer dans un groupe qui s’est renforcé » et fière de « reprendre le flambeau » de Michel Billout, dernier sénateur communiste de Seine-et-Marne élu de 2004 à 2017.

Pendant six ans, Marianne Margaté a prévu de « défendre un travail digne et un salaire décent » pour toutes et tous et d’agir « pour les services publics ». La question du pouvoir d’achat structurera également son mandat. Elle ne devrait pas passer inaperçue à la Chambre haute, où elle espère pouvoir « faire entendre la voix de son territoire ».

Jean-Pierre Corbisez

sénateur divers gauche du Pas-de-Calais

Jean-Pierre Corbisez n’est pas un novice en politique. Après avoir fait ses armes en travaillant auprès du député PS Albert Facon dès 1988, il a remporté la mairie d’Oignies (Pas-de-Calais) en 1995, gardant son fauteuil d’édile pendant vingt-deux ans. Élu sénateur sur une liste socialiste dissidente en 2017, il siégeait jusque-là au sein du groupe de gauche RDSE. Réélu dimanche avec Cathy Apourceau-Poly, Jean-Pierre Corbisez rejoint le groupe Communiste.

Ses priorités pour le mandat qui s’ouvre : « Améliorer le statut de l’élu, travailler avec les communes, approfondir la loi zéro artificialisation nette, qui n’est pas terminée et qui ne donne pas entière satisfaction. » Cet ingénieur en aménagement du territoire se dit en tout cas « fier » de siéger aux côtés des communistes et assure qu’il a été élu parce qu’il est « allé au contact des maires ».

Silvana Silvani

sénatrice PCF de Meurthe-et-Moselle

Conseillère départementale du canton de Nancy-3 depuis deux ans, Silvana Silvani était aussi vice-présidente à l’insertion. Elle s’est notamment investie dans le projet de territoire zéro non-recours, pour défendre l’accès aux droits sociaux des plus précaires, qui n’en font pas la demande dans environ un tiers des cas. « Le RSA n’est pas une faveur, c’est un droit. Il faut soutenir toutes les personnes concernées dans l’obtention de ce droit », insiste-t-elle.

Bora Yilmaz, secrétaire fédéral du PCF en Meurthe-et-Moselle, se réjouit de voir cette « jeune élue », avant tout « militante de base », prendre place au Sénat. Fille de sidérurgiste du bassin minier, ancienne formatrice à l’Union régionale des foyers ruraux de Lorraine et installée à Nancy depuis environ quarante ans, elle pourra défendre toutes les facettes de son territoire, qui n’avait plus de sénatrice communiste depuis 2017.

Ian Brossat

sénateur PCF de Paris

Maire adjoint au logement à Paris depuis 2014, Ian Brossat a activement participé au doublement du nombre de logements sociaux dans la capitale, passant de 13 % en 2001 à 25 % cet été. Porte-parole du PCF, il a également été tête de liste aux élections européennes de 2019. Populaire et apprécié au PCF, il y a adhéré à 17 ans, avant de rapidement prendre la direction de la fédération de Paris, puis d’être élu conseiller de Paris en 2008.

Ian Brossat a aussi fait de la capitale une ville pionnière dans l’encadrement des loyers du secteur privé et dans la régulation des locations Airbnb. Des outils de contrôle repris depuis par des villes dans tout le pays, longtemps démunies face à la masse de logements accaparés par la multinationale. Celui qui s’était attiré les foudres des bourgeois du 16e avec son projet de centre d’hébergement d’urgence pour SDF pourra désormais porter ses combats au Sénat.

Pierre Barros

sénateur apparenté PCF du Val-d’Oise

Cheveux en arrière, rouflaquettes et boucle d’oreille qui brille, Pierre Barros ne passera pas inaperçu dans le palais du Luxembourg. Au Sénat, cet architecte fan de Miles Davis promet d’« interpeller sans relâche le gouvernement sur l’état des collectivités et des territoires reculés », en défendant en priorité les services publics de proximité.

À 50 ans, Pierre Barros connaît très bien ces difficultés : depuis 2007, il est maire de Fosses (Val-d’Oise), commune de 10 000 habitants. En seize ans, il s’y est notamment battu pour créer un centre municipal de santé et repenser l’urbanisme de sa cité, en bon architecte. Écologiste, Pierre Barros a aussi mis un point d’honneur à ce que la ville n’empiète pas sur les terres cultivées, un « enjeu majeur », défend-il.

Évelyne Corbière

sénatrice PLR de La Réunion

Évelyne Corbière donne le ton : « Je serai une sénatrice qui ne ferme pas sa bouche. Je n’ai pas peur d’être seule face à des élus de droite », a-t-elle promis au site réunionnais Zinfos974. Professeure des écoles depuis 2003, l’élue de 42 ans s’est engagée d’abord dans la vie associative il y a dix ans, à la faveur d’une rencontre « décisive », avec Huguette Bello, ex-députée GDR, présidente du conseil régional de La Réunion et fondatrice du parti Pour La Réunion.

Évelyne Corbière adhère alors à l’Union des femmes de La Réunion et se forme à l’écoute et à l’accueil des femmes victimes de violences. Devenue présidente de l’organisation féministe, elle ne participe à sa première élection qu’en 2021, en devenant conseillère régionale. Au Sénat, elle promet de poursuivre son combat pour les droits des femmes, mais aussi d’agir en faveur du logement et contre la précarité des Réunionnais.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 06:53
Roussel comparé à Doriot: une insulte abjecte - Signez l'appel pour construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun et regardez le Désintox d'Arte qui met à jour la grossière manipulation de la France Insoumise sur les propos de Roussel

Roussel comparé à Doriot : une insulte abjecte !

 

Quelques jours après une Fête de l’Humanité qui fut un grand succès populaire et un formidable évènement politique pour le PCF et toutes les forces de gauche et sociales qui y ont participé, certain·es ont décidé de mener une offensive injurieuse contre Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

 

Ainsi, le pire étant toujours possible, des dirigeants insoumis, dont des parlementaires, relayent sur les réseaux sociaux des commentaires injurieux et calomnieux, d’une extrême gravité, mettant en parallèle Fabien Roussel et le collaborationniste Doriot.

Relayer de tels propos est un véritable appel à la haine et à la violence contre Fabien Roussel. Nous leur demandons de supprimer ces publications et de présenter leurs excuses.

 

Ces responsables politiques ignorent-ils à ce point l’histoire pour associer au nom du secrétaire national du PCF à celui de Doriot, qui combattit sous l’uniforme nazi sur le front de l’Est, pendant que des dizaines de milliers de communistes donnaient leur vie pour la libération de la France ?

Mesurent-ils à quel point ils contribuent ainsi à minimiser les théories défendues par tous les collaborationnistes du régime nazi, nourries d’anticommunisme et d’antisémitisme, au moment même où les extrêmes-droites travaillent partout en Europe et en France, à habiller leurs projets d’une dangereuse respectabilité ?

 

Comment des dirigeants de gauche peuvent-ils emboîter le pas à des éditorialistes viscéralement anticommunistes au point de ne plus savoir gérer le débat contradictoire, celui qui élève les consciences et permet la mobilisation populaire face aux offensives néo-libérales ?

Jamais dans l’histoire de la gauche, celles et ceux qui ont tant investi pour l’union dans les différentes formations n’ont subit des insultes d’une telle violence et d’une telle injustice. Les nombreux messages d’indignation que nous recevons montrent que militants et citoyens de toutes les sensibilités de gauche sont stupéfaits face à ces outrances.

 

Le PCF, ses militantes et militants, ses élu.e.s, n’accepteront jamais de se vautrer dans de telles dérives.

 

Nous avons toujours pris nos responsabilités face à l'extrême-droite et nous continuerons de le faire et de jouer pleinement notre rôle au service de notre pays et de sa classe travailleuse.

 

Jamais, nous n’avons choisi l’insulte pour alimenter le débat. Jamais nous n’utiliserons d’amalgames odieux pour faire vivre les idées.

Le PCF appelle les dirigeants de toute la gauche, les militants et sympathisants de tous les partis de gauche à exprimer leur refus de cette voie mortifère et calomnieuse. Il les invite au débat le plus exigeant sur les solutions à mettre en œuvre pour ouvrir enfin une véritable alternative à un système qui attise les divisions entre les peuples et les individus et rend insupportable vie de millions d’êtres humains et menace l’ensemble du vivant. C’est avec franchise, avec respect que les rassemblements les plus larges ont permis de construire des victoires.

 

Il les invite à venir commémorer le 22 octobre prochain, dans la carrière des fusillés de Chateaubriant, la mémoire de ces 27 militants du PCF et de la CGT, qui tombèrent sous les balles de l’occupant nazi et du collaborationniste Doriot, à entendre s’égrèner les noms de celles et ceux dont nous nous honorons qu’ils appartiennent à notre histoire commune.

 

Fabien Roussel y représentera le PCF et prononcera un discours en leur hommage.

 

En cliquant sur le lien ci-dessous tu arriveras sur le site la chaine TV ARTE qui propose un désintox « Pour Fabien ROUSSEL, la classe ouvrière « parle Français » ? ». Ce désintox démonte la cabale lancée contre notre camarade.

 

https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.arte.tv%2Ffr%2Fvideos%2F112262-110-A%2Fpour-fabien-roussel-la-classe-ouvriere-parle-francais%2F%3Fs%3D04%26fbclid%3DIwAR0ySR6PvLNHUJ1Kbv1EbxIBxtmu-oi699KrJJ17okEKH2WSzOjItMXuo_8&h=AT2Y6txTF5CqujW5hBbUpM2mt1LDDHWFxagYTgMvEQF2UXBU7ypf_pzlGFg0xRDtVUvjIqtwSTMWJRWknmBvi8P6UqMz8a4G0yloKuousBGIgUxIeZdIq6Fsn-s3xhZyrCNKr7HiBz-7HS3HAnxP&__tn__=%2CmH-R&c[0]=AT1r8zc45EWmkJnVn_ZG-VYCiSyb1gQhJpNoDTi7gp9DydP_HmNuolwl1RxekZH18E7QAs2daKDQyHa3csWQGkn_mz2Kr8WFpJbh9D0IP87g5PjdcSd0kzTQmKjzTPetUaC9oLbanZSkyzUS-h_HWyBXNvqF-Jt_7bI0j7E7ewTElOiH2k2Y4g

 

Intox ! Pendant la fête de l'Huma, de nombreux internautes ont relayé une vidéo de Fabien Roussel. Dans un court extrait de son discours, on entend le secrétaire national du Parti communiste dire ceci : « On parle à tout le monde, à toute la nation, et s'il y a une classe qu'on connaît bien, c'est la classe du monde du travail, c'est la classe ouvrière, c'est la classe travailleuse. Et cette classe, elle est belle, elle est grande, elle parle français et elle a beaucoup de choses à dire et à revendiquer. »

Une phrase, qui, isolée, revêt un accent xénophobe. Le journaliste Daniel Schneidermann a partagé la vidéo avec ce commentaire : « Combien de temps faudra-t-il avant de nommer ce que nous voyons et entendons ? » suivi de #Doriot et #déat, du nom de deux hommes de gauche des années 30 connus pour leur dérive fasciste. Depuis, le journaliste a retiré son post.

En réalité : cette séquence est tronquée. Le discours de Fabien Roussel fait référence au gouvernement qui ne comprend pas la classe ouvrière. Il dit par exemple : « On dirait que pour eux, les classes populaires elles vivent dans un autre pays, elles ne parlent pas la même langue. » Quand il dit de la classe ouvrière qu'elle parle français, c'est pour dire que, lui, l'entend.

Désintox a contacté l'équipe de Fabien Roussel. Celle-ci dénonce un détournement des propos de l’ex-candidat à la présidentielle : « C'est le principe de la phrase isolée. On lui fait dire ce qu'on a envie de lui faire dire. Quand Fabien Roussel parle des ouvriers qui « parlent le français », c'est pour sous-entendre que le gouvernement ne parle pas leur langue. Cela n'a évidemment strictement rien à voir avec les origines. »

Réalisation

Cédric Mathiot

Production

POURQUOI PAS LA LUNE

Producteur/-trice

Frédéric Lichau

 

 

Un Appel à construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun est lancée.

Nous, responsables, élu·es, militantes et militants des forces de gauche et écologistes, condamnons les propos extrêmement graves assimilant Fabien Roussel au collaborationniste Doriot.

 

Une telle injure qui bafoue l’histoire et nos valeurs communes est sans précédent dans notre camp, celui du progrès social, écologique et démocratique. Elle est inacceptable.

Le nécessaire débat à gauche doit se mener avec l’ambition d’un rassemblement majoritaire qui se construit dans le respect de chacune et de chacun ainsi que des idées et des projets en présence, sans invective ni volonté hégémonique.

 

Tu le trouveras sur le site national du PCF : la section PCF du Pays de Morlaix t'invite à le signer.

 

https://www.pcf.fr/construire_le_debat_a_gauche?fbclid=IwAR0FmEk8DExUYy6DDMVr1moMjqHXNi3pzviJvvMdLM4HdD9GKRMOzTZRk8M

Roussel comparé à Doriot: une insulte abjecte - Signez l'appel pour construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun et regardez le Désintox d'Arte qui met à jour la grossière manipulation de la France Insoumise sur les propos de Roussel
Partager cet article
Repost0
27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 06:33
Fabien Roussel à la fête de l'Humanité avec Chris Small, créateur du premier syndicat chez Amazon et licencié par Jeff Bezos. (photo Daniel Laporte)

Fabien Roussel à la fête de l'Humanité avec Chris Small, créateur du premier syndicat chez Amazon et licencié par Jeff Bezos. (photo Daniel Laporte)

Jusqu'où les anticommunistes primaires de la France Insoumise iront-ils dans l'abjection du révisionnisme, des fake news et des calomnies?

That is the question!

L'Humanité

Loin de calmer le jeu, Manuel Bompard a renchéri sur la polémique à gauche, après la comparaison par Sophia entre le secrétaire national du parti communiste Fabien Roussel et Jacques Doriot.

Manuel Bompard ne cherche pas à apaiser ses relations avec le PCF. Le coordinateur de la France insoumise voit dans l’indignation des communistes à la suite de l’injure faite à Fabien Roussel un « mauvais coup très calculé » visant à « faire accepter par les communistes la décision de (ce dernier) de rompre avec la Nupes ».

Comme si le secrétaire national du PCF tenait la plume de Sophia Chikirou et de Jean-Luc Mélenchon qui ont publié, la semaine dernière, un visuel sur Facebook assorti du commentaire : « L’histoire se répète, il y a du Doriot dans Roussel. » Le PCF a exigé des excuses, Jacques Doriot étant un ex-communiste devenu anticommuniste avant de se vautrer dans la collaboration avec les nazis.

Or, dans une note de blog publiée lundi, Manuel Bompard préfère s’indigner de « toute la bonne société médiatique » qui s’est « attelée à surjouer l’indignation ». Il explique que la référence à Doriot serait le « partage d’un article du journaliste Daniel Schneidermann ».

Ce qui n’est pas le cas, c’est un visuel du compte X, l’Œil gauche, qui était diffusé par les dirigeants insoumis, avec l’ajout de la comparaison avec Doriot. Mais, pour le coordinateur de la FI, il ne faut visiblement jamais s’excuser et toujours tenter de tout mettre à son avantage.

À ses yeux, l’épisode montre surtout qu’il ne servirait à rien d’ignorer la « stratégie d’isolement de Fabien Roussel ». « Il faut en rendre le peuple juge et le mettre en échec, en partant du réel et sans cacher nos désaccords », écrit-il. Voilà qui pourrait mettre tout le monde d’accord, puisque personne ne dit vouloir rompre la Nupes : la qualité du débat et le respect de tous en est sans doute la condition.

Et à lire sur France TV Info du 23 septembre:

Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, qui reconnaît savoir que Jacques Doriot était un "maire communiste qui a été un des pires collaborationnistes" français lors de la Seconde guerre mondiale, a toutefois soutenu que Sophia Chikirou et Jean-Luc Mélenchon ont "raison de pointer une dérive de Fabien Roussel qui est très inquiétante".

"Fabien Roussel doit choisir son camp"

Mathilde Panot (france info)

"Le rapport" avec Jacques Doriot est "que vous avez des dérives chez Fabien Roussel qui laissent 'une sorte d'arrière-goût'", selon les mots du journaliste Daniel Schneidermann cités par Mathilde Panot. "Lorsque Fabien Roussel parle des frontières qui seraient devenues des passoires" ou de "la France des allocs", "je m'inquiète de certaines idées qui avalisent des thèses de droite voire d'extrême droite", estime la députée du Val-de-Marne. "Fabien Roussel doit choisir son camp", conclut-elle.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011