Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 05:34
ECOLE DE LA CONFIANCE OU MISE AU PAS DE L'INSTITUTION SCOLAIRE ("Cause Commune" - Juillet Août 2019 - revue d'action politique du PCF)
ECOLE DE LA CONFIANCE OU MISE AU PAS DE L'INSTITUTION SCOLAIRE ("Cause Commune" - Juillet Août 2019 - revue d'action politique du PCF)
ECOLE DE LA CONFIANCE OU MISE AU PAS DE L'INSTITUTION SCOLAIRE ("Cause Commune" - Juillet Août 2019 - revue d'action politique du PCF)
ECOLE DE LA CONFIANCE OU MISE AU PAS DE L'INSTITUTION SCOLAIRE ("Cause Commune" - Juillet Août 2019 - revue d'action politique du PCF)
Partager cet article
Repost0
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 05:42
SUBSTITUER LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN AU TAUX DE PROFIT DANS LES MODÈLES DE GESTION DES ENTREPRISES  (Revue PCF "Progressistes" -  janvier, février, mars 2019)

À propos de « Progressistes »

 

La revue Progressistes est un trimestriel articulant les enjeux du monde du travail, de l’environnement, et les avancées scientifiques et techniques.

Chaque numéro est organisé autour d’un dossier spécifique et des rubriques régulières en lien, plus ou moins distendu, avec l’actualité immédiate.

Nombre de ses articles font appel à des spécialistes dont les préoccupations vont bien au delà des seuls aspects purs de la science, de la technologie ou de la technique qu’on peut habituellement retrouver ailleurs.

Au cours de ce mois d’août notre Blog vous propose quelques articles de « Progressistes » parus entre novembre 2018 et août 2019.

********************************************************************

 

SUBSTITUER LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN AU TAUX DE PROFIT DANS LES MODÈLES DE GESTION DES ENTREPRISES  (Revue PCF "Progressistes" -  janvier, février, mars 2019)
SUBSTITUER LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN AU TAUX DE PROFIT DANS LES MODÈLES DE GESTION DES ENTREPRISES  (Revue PCF "Progressistes" -  janvier, février, mars 2019)
SUBSTITUER LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN AU TAUX DE PROFIT DANS LES MODÈLES DE GESTION DES ENTREPRISES  (Revue PCF "Progressistes" -  janvier, février, mars 2019)
SUBSTITUER LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN AU TAUX DE PROFIT DANS LES MODÈLES DE GESTION DES ENTREPRISES  (Revue PCF "Progressistes" -  janvier, février, mars 2019)
Partager cet article
Repost0
17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 05:29

Comment le néolibéralisme met la main sur un modèle conçu à l’origine pour s’attaquer au capitalisme et « ubérise » les petits producteurs.

par Pierre Ginet

Le néolibéralisme grave son action dans les sociétés, les économies et les territoires qu’il recompose. Face à une population plus lucide mais intellectuellement encore trop peu armée, les élites néolibérales poursuivent leur pillage et proposent avec cynisme de réparer le monde et de l’améliorer !
L'exemple des projets alimentaires territoriaux et de leur déploiement, illustre ce processus cynique et implacable.

DES CIRCUITS COURTS AUX PROJETS ALIMENTAIRES TERRITORIAUX (« Cause Commune » - Revue d’action politique du PCF – Mars 2019).

Les circuits courts en réaction au modèle capitaliste

Dans un contexte de crise agroenvironnementale, puis face au modèle agroindustriel dominant, aux effets sociétaux, environnementaux et sanitaires catastrophiques, émerge dans les années 1960, la notion de circuit court, avec les teikei (partenariats) japonais, puis leurs variantes, association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) et Ruches en France, Groupes d’achats solidaires de l’agriculture paysanne (GASAP) en Belgique, etc. Elle correspond à la structuration de bas en haut (bottom up) de systèmes de production et de distribution d’aliments dans des espaces restreints, orchestrée par des petits exploitants indépendants, au contact direct (ou quasi direct) des consommateurs. Un modèle d’organisation viable, vivable et équitable qui présente de nombreux atouts : sécurité alimentaire, réduction de l’empreinte territoriale, recyclage des déchets organiques, restitution au producteur du bénéfice de la vente, réduction du budget alimentaire des ménages…

 

Conceptualiser pour accaparer : Des circuits courts au système alimentaire territorialisé

Les circuits courts autogérés constituent une alternative démocratique et durable au modèle agroalimentaire néolibéral… et par conséquent un risque pour les néolibéraux, en raison du manque à gagner financier, pour eux, d’une telle organisation. Aussi proposent-ils d’autres solutions, de prétendues solutions dont le but n’est pas de remédier aux problèmes qu’ils ont contribué à créer mais de ne laisser aucune nouvelle forme d’organisation du marché échapper à leur insatiable cupidité. En sapant l’instauration de modèles économiques qui évitent les passages obligés que sont l’emprunt, le crédit, la banque, la grande distribution, l’industrie agroalimentaire. Un outil conceptuel est créé pour cela : le système alimentaire territorialisé (SAT ou SALT). Il replace la notion de circuit court dans la perspective néolibérale : ces SAT « cohabitent le plus souvent avec le système agro-industriel sur un même territoire, la complexité et la diversité des modèles en résultant étant présentées comme un atout pour la sécurité alimentaire » (Fournier et al., 2014) ! Le concept de SAT, en hybridant circuit court citoyen et structure agroalimentaire capitaliste, place nolens volens ce premier dans la perspective de son instrumentalisation capitaliste, quand bien même, à l’origine, il en était à l’exact opposé !

« Le concept de SAT, en hybridant circuit court citoyen et structure agroalimentaire capitaliste, place ce premier dans la perspective de son instrumentalisation capitaliste quand bien même, à l’origine, il en était à l’exact opposé ! »

 

Des SAT aux projets alimentaires territoriaux, l’adoubement de la logique marchande par la strate politique

La notion de SAT forme un sas sémantique entre la notion de circuit court et celle, politiquement instrumentalisée, de projet alimentaire territorialisé de bas en haut, dispositif opératoire légalisé par le droit (Ndlr : néolibéral), permettant in fine aux néolibéraux de contrôler démocratiquement les circuits courts (voir ci-dessus). Ainsi, l’association des régions de France et l’État soutiennent depuis 2014 la mise en place de tels systèmes au travers de la loi d’avenir pour l’agriculture qui prévoit un ancrage territorial de l’alimentation. Insidieusement abordées dans les années 2010 par la clef d’entrée du développement  des circuits courts, de nombreuses métropoles mettent depuis en place des projets alimentaires territoriaux (PAT). Une  gestion multiniveaux  organise la perpétuation de la suprématie des poids lourds du secteur. Des réseaux de recherche-action analysent les SAT et donnent aux acteurs locaux les connaissances pour les aider à mettre en œuvre leur PAT. Le lien démontré entre bio et santé facilite la transition. Une institutionnalisation encadre ce réagencement soigneusement écoblanchi : « Les projets alimentaires territoriaux introduits par la loi du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt ont l’ambition de fédérer les différents acteurs d’un territoire autour de la problématique centrale de l’alimentation, contribuant ainsi à la prise en compte de ses dimensions sociales, environnementales, économiques et de santé » (Le Foll, 2017). L’émergence de cinq cents nouveaux PAT à l’échéance 2020 est prévue. À la clef : l’ubérisation des petits producteurs, hausse des prix et captation des bénéfices.

 

Le cas de la Lorraine : masochisme ou trahison politique ?

La gestion des circuits courts une fois légitimée et organisée par la puissance publique, le secteur privé prend les rênes. Le 13 avril 2017 sont organisées dans les locaux de l’hôtel de ville de Nancy les « rencontres sur le territoire », conférence-débat animée par des experts de l’alimentation, des sociologues, des acteurs du territoire pour répondre ensemble et de façon concrète à la construction d’un projet alimentaire territorial durable. En clair, une initiative du groupe privé Sodexo (chiffre d’affaires 2017 : 20 milliards d’euros, 425 000 salariés), adoubée par le maire de Nancy, et légitimée à l’instar d’autres projets par des scientifiques pourvoyeurs de caution scientifique. Une stratégie de dépeçage territorial de plus de la Lorraine, déjà région-victime. Lors de cette manifestation, autour de la question générale, produire et consommer local : « Comment construire un modèle durable pour demain ? », les questions ouvrant à des arguments en faveur de la légitimation de ce projet… durable (on notera le double sens et l’ironie du terme) sont abordées. La logique de néolibéralisation à l’œuvre n’est pas dénoncée. Au même moment, Sodexo s’engage à acheter 40 % de produits locaux pour alimenter la cuisine centrale de Nancy (Journal des entreprises, 2017).

 

De la surface des choses à leur analyse géopolitique

Les projets alimentaires territoriaux s’appuient sur le double langage habituel des néolibéraux : officiellement témoigner de leur intérêt pour  réparer le monde qu’ils saccagent ; en sous-main, définir les règles qui métaboliseront les circuits courts, devenus conceptuellement des SAT puis légalement des PAT, règles qui, in fine, permettront aux prédateurs capitalistes (grandes surfaces, banques, etc.) de conserver le contrôle d’un marché et d’un monde réorganisé… pour eux. Une escroquerie en bande organisée remarquablement conduite, laissant paraître pour vertueux un processus toxique.

 

Pierre Ginet est géographe. Il est professeur à l’université de Lorraine.

Cause commune n° 10 • mars/avril 2019

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 06:04

 

Avec pas moins de 2 500 interviews, les matinales TV et radio ont accueilli en moyenne neuf invités chaque jour. Où ce sont souvent les mêmes qui trustent les places.

La proportionnalité politique n’est pas la même que la proportionnalité médiatique. La compilation, effectuée par le Figaro, à partir des données du site Internet Politiquemedia, des principales interviews politiques matinales dans l’audiovisuel (1) témoigne d’une écrasante surreprésentation du tandem gouvernement/majorité parlementaire.

Avec la crise des gilets jaunes, ministres et secrétaires d’État, envoyés sur les plateaux ou les studios pour diffuser les éléments de langage ou effectuer la « pédagogie des réformes », se taillent la part du lion des 2 500 passages analysés avec 745 passages en tout (+ 153 par rapport à l’année dernière). Tous médias audiovisuels confondus, le gouvernement est le plus représenté le matin sur les antennes, à raison de… deux interviews par jour en moyenne. Premier de cette classe, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer (47 passages). Mais moins que Yannick Jadot qui, sur la même période, s’est vu invité 54 fois, à la faveur de la campagne des européennes. Troisième sur le podium, Benjamin Griveaux, comme porte-parole du gouvernement puis candidat à la Mairie de Paris. En quatrième position, figure François de Rugy, qui a écumé plateaux et studios pour se défendre, avant et après sa démission forcée du gouvernement.

Le décalage est flagrant selon l’appartenance politique

Le palmarès reflète en creux le besoin des grands médias de « bons clients » ; ainsi, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est… la cinquième personnalité la plus invitée durant la période étudiée (1) avec 38 passages en un peu moins d’un an, tout en ayant réalisé 3,5 % aux dernières élections européennes. Pourtant, hormis Olivier Faure (PS, 30 passages) et Stanislas Guerini (LaREM, 22), les chefs de parti n’apparaissent guère. C’est parfois une stratégie de garder la parole rare, donc solennelle. Si Jean-Luc Mélenchon, avec 2 passages, a quasiment déserté les émissions matinales, c’est le député Adrien Quatennens (31) qui est désormais la première figure médiatique des Insoumis. Année électorale, 2019 a vu l’émergence de têtes de liste nouvelles, comme Raphaël Glucksmann (13 passages), François-Xavier Bellamy (LR, 20) ou Manon Aubry (FI, 30). Les invitations, une fois l’élection passée, se sont taries…

C’est si l’on prend ces chiffres par ventilation partisane que le décalage est flagrant. Sur 2 500 passages médias, gouvernement et majorité s’en arrogent 1 062. Juste derrière, « Les Républicains » cumulent 504 passages. Puis viennent le PS, avec 197 passages, le Rassemblement national de Marine Le Pen (180 passages), la France insoumise (165 passages), EELV avec 93 invitations, et enfin le PCF, avec 56 occurrences, en dépit de posséder deux groupes parlementaires et 7 500 élus. Lesquelles invitations doivent beaucoup, si l’on regarde plus en détail, au fait qu’une campagne électorale s’est tenue. Ainsi sa tête de liste aux européennes, Ian Brossat, cumule 41 % des invitations faites au PCF.

(1) Liste établie entre le 21 août 2018 et le 13 juillet 2019. Émissions étudiées : RTL Matin (7 h 45), l’Interview politique sur Europe 1 (8 h 15), l’Invité politique sur France Inter (8 h 20), l’Interview de Jean-Pierre Elkabbach sur CNews (8 h 5), l’Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC (8 h 35), l’Invité de 8 h 30 Aphatie sur France Info (8 h 30), les 4 Vérités sur France 2 (7 h 35), l’Invité politique de Guillaume Durand sur Radio classique et Paris première (8 h 15), l’Invité du matin de RFI (7 h 50), l’Invité de Territoires d’infos sur Public Sénat et Sud Radio (8 heures).

Lionel Venturini

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 06:03

 

Le gouvernement a prévenu qu’il choisirait les mesures à appliquer dans le cadre du projet promis par le chef de l’État. Des propositions retiennent déjà l’attention des élus.

«Hors-sol ou plein champ ? » questionnait la Gazette des communes au sujet de l’« agenda rural », dont un premier rapport a été remis à la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, le 26 juillet. La question du journal destiné aux élus municipaux, qui se veut d’ordinaire pragmatique, n’est pas anodine. Les habitants des campagnes françaises sont échaudés par les annonces successives censées redynamiser les territoires où ils vivent, tandis que se poursuivent sous leurs yeux les fermetures des services publics et des commerces. Face à cela, lors du grand débat qu’il a lancé, Emmanuel Macron avait repris l’idée d’élaborer un « agenda rural », dont les conclusions pourraient être rendues à l’occasion du congrès de l’Association des maires ruraux, à la mi-septembre. Le député Daniel Labaronne (LaREM), le sénateur Patrice Joly (PS) et les maires Dominique Dhumeaux (se présentant comme sans étiquette), Cécile Gallien (LaREM) et Pierre Jarlier (Parti radical) ont élaboré les 200 propositions. Et ils semblent plutôt confiants.

Un passe numérique déjà existant ou le permis à 1 euro par jour

Rien d’étonnant, au regard de leur pedigree politique. Cécile Gallien, édile de Vorey (Haute-Loire) et l’une des rares macronistes à siéger dans l’Association des maires de France, où, en tant que vice-présidente, elle s’applique à défendre la politique gouvernementale, a été plusieurs fois prise à partie par les gilets jaunes. Ce sont ces mêmes mobilisations qui ont conduit le gouvernement à accélérer sa politique à l’égard des milieux ruraux.

C’est donc un rapport aux multiples facettes, dont certaines retiennent l’attention de nombreux maires. On y trouve notamment la création d’un pack jeunesse délivré aux jeunes de 16 ans et comprenant un passe culture, un passe numérique (déjà existant) ou encore le permis à 1 euro par jour.

Aucun dispositif pour conserver les services publics existants

Le rapport propose aussi d’ouvrir l’expérimentation de la 5G aux territoires ruraux et celle du « territoire zéro chômeur de longue durée ». Il s’agirait « d’élargir le dispositif des emplois francs aux zones rurales les plus fragiles » en faisant bénéficier une entreprise ou une association « d’une prime pour l’embauche en CDD de plus six mois ou en CDI d’un demandeur d’emploi résidant dans ces zones fragiles ». Des aides financières aux employeurs dont on sait que les expériences passées n’ont pas donné les résultats prétendus sur l’emploi. D’autres mesures visent à lutter contre l’isolement, avec notamment 1 000 cafés en zone rurale ou avec la garantie de l’accès à un socle de service universel à moins de 30 minutes de trajet. L’obligation pour les internes en médecine de réaliser des stages en milieu rural représenterait l’équivalent de 3 000 médecins immédiatement disponibles, croient savoir certains observateurs. En revanche, aucun dispositif n’est mentionné pour conserver les établissements ou les services publics existants.

La perspective de planification, via la mise en œuvre d’un agenda rural, est saluée par les maires ruraux. L’AMRF parle d’« un marqueur d’une nouvelle écoute du monde rural, sans doute motivée par la nécessité impérieuse d’apporter des réponses aux habitants ayant exprimé leur ras-le-bol et leur sentiment d’être abandonnés par les acteurs publics, à l’exception de la mairie », tout en demandant à l’exécutif et au Parlement de « prévoir les moyens financiers adaptés à la mise en œuvre effective des propositions les plus urgentes ». Lors de la présentation des pistes de l’agenda par Jacqueline Gourault dans l’Allier, le président de l’Association des maires ruraux du département, Dominique Bidet (PCF), a rappelé qu’un suivi de cet agenda serait nécessaire. Reste à voir si le gouvernement joue aussi sa partition dans les négociations sur la politique agricole commune, dont le budget est prévu à la baisse par la Commission européenne. Il concerne les premiers acteurs de la ruralité, les agriculteurs.

Olivier Morin

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 05:56
QU'EST CE QU'UNE POLITIQUE INTERNATIONALE DE LA PAIX (Cause commune - Juillet Août 2019 - revue d'action politique du PCF)
QU'EST CE QU'UNE POLITIQUE INTERNATIONALE DE LA PAIX (Cause commune - Juillet Août 2019 - revue d'action politique du PCF)
Partager cet article
Repost0
15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 05:44
CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE FACE A LA HAINE ET AUX DÉRIVES DE DÉMOCRATIE (CAUSE COMMUNE - revue PCF)
CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE FACE A LA HAINE ET AUX DÉRIVES DE DÉMOCRATIE (CAUSE COMMUNE - revue PCF)
CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE FACE A LA HAINE ET AUX DÉRIVES DE DÉMOCRATIE (CAUSE COMMUNE - revue PCF)
CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE FACE A LA HAINE ET AUX DÉRIVES DE DÉMOCRATIE (CAUSE COMMUNE - revue PCF)
Partager cet article
Repost0
14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 06:54
Communiqué du PCF Bretagne - 13 août 2019
Le PCF Bretagne apporte son soutien à Vincenzo Vecchi qui ne doit pas être extradé en Italie
 
Vincenzo Vecchi, citoyen italien vivant depuis 8 ans à Rochefort-en-Terre, militant altermondialiste et antifasciste, a été condamné en Italie à 11 ans et 8 mois de prison en vertu d'une loi inique pour participation aux manifestations contre le libre-échange et le capitalisme financier au G8 à Gênes en 2001. La répression féroce de ces manifestations par le gouvernement de Berlusconi avait été caractérisée à l’époque par Amnesty International comme « la plus grande violation des droits humains et démocratiques dans un pays occidental depuis la Seconde Guerre mondiale»:  un jeune homme, Carlo Giuliani, avait été abattu et des centaines d’altermondialistes tabassés, blessés, torturés ou détenus arbitrairement. 
 
Et pourtant Vincenzo Vecchi est convoqué ce jeudi 14 août à la chambre d'instruction de Rennes qui pourrait décider de son extradition dans l'Italie de Salvini, où les droits humains sont de plus en plus bafoués et où il deviendrait un prisonnier politique, un prisonnier d'opinion.
 
10 manifestants du contre-sommet du G8 à l'issue des violences déclenchées par la police et les brigades spéciales du gouvernement avaient été condamnés à des peines de 6 à 15 ans  en recourant au délit de « dévastation et saccage ». Un élément du Code pénal italien, introduit par les fascistes de Mussolini en 1930, et remis au goût du jour par Berlusconi, qui permet, dans les faits, au nom de la notion de simple « concours moral » aux événements, de sanctionner avec des peines de 8 à 15 ans de prison la simple présence et la participation à des manifestations considérées comme insurrectionnelles.
 
Il faut dire que la justice italienne reproche aussi à Vincenzo Vecchi la participation à une manifestation interdite contre l'extrême-droite à Milan en mars 2006.
 
Ce serait une entorse grave aux droits de l'homme et au droit d'asile d'extrader Vincenzo Vecchi en Italie, dans un contexte où l'extrême-droite a pris le pouvoir et en abuse sans respect des droits humains. 
 
Le PCF Bretagne soutient Vincenzo Vecchi et se félicite de l'élan rencontré par son comité de soutien et du rassemblement citoyen en solidarité avec lui à 9h devant la cour d'appel de Rennes le mercredi 14 août. 
 
Vincenzo ne doit pas être extradé en Italie"
Le PCF Bretagne apporte son soutien à Vincenzo Vecchi qui ne doit pas être extradé en Italie
Partager cet article
Repost0
14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 06:52

 

La « police des polices », mise en doute pour son dernier rapport sur la mort de Steve Maia Caniço, a toujours été visée pour sa consanguinité avec ceux qu’elle contrôle.

En 1880, on écrit déjà à la police pour se plaindre d’elle, en l’occurrence d’un « sergot », un sergent de ville. L’auteur de la lettre est un certain Paul Verlaine, et son voisin de palier l’« insulte et (le) menace en dehors du service ». Si l’on ignore les suites données à la lettre du poète, une « Inspection générale des services » de la police existe bel et bien depuis 1854. Elle est compétente seulement pour Paris et la petite couronne, et il faudra attendre Charles Pasqua à l’Intérieur pour que soient fusionnées l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l’Inspection générale des services (IGS). La création d’un corps de contrôle est concomitante à la visibilité donnée à la police, depuis qu’en 1829 ceux que l’on appelle les sergents de ville sont dotés d’un uniforme bleu et d’un chapeau à cornes.

«Des policiers au-dessus des lois »

L’IGPN, dont le dernier rapport sur la mort de Steve Caniço soulève un tollé, avec ses responsables affirmant n’avoir « jamais eu la volonté de blanchir qui que ce soit », a souvent été sous le feu des critiques. Les « bœuf-carottes », surnommés ainsi car censés cuisiner longuement leurs interlocuteurs, sont longtemps restés hors du champ de l’opinion publique. C’est singulièrement une série de bavures à l’été 1986 puis la mort de Malik Oussekine, sous les coups des voltigeurs le 5 décembre de la même année, qui vont mettre en lumière la « police des polices ». En 1984, 14 % seulement des affaires communiquées à l’IGS étaient le fait de citoyens, contre 30 % aujourd’hui, selon le dernier rapport concernant l’année 2018. La mise en place d’une plateforme de signalement en ligne facilite, il est vrai, la prise en compte de plaintes quand, dans les commissariats, on répugne à incriminer des collègues.

C’est tout le problème d’un corps dont les membres sont des collègues. Loin d’un Jean Rochefort campant avec droiture à la télévision le commissaire Venturi de l’IGPN dans les années 1990, les bœuf-carottes ont aussi reçu en interne le surnom moins glorieux de « cimetière des éléphants ». Là où l’administration nomme ceux dont elle ne sait que faire, des galonnés en fin de carrière guère désireux de bousculer l’institution policière ou de déplaire. À l’étranger, comme l’a relevé un article du site Arrêt sur images, « les organismes de contrôle des policiers sont plus transparents ou plus indépendants », même si « leur efficacité est fréquemment remise en cause » également. Il a fallu attendre 2017, en France, pour que la police des polices soit dotée d’un outil institutionnel de recensement des « personnes blessées ou décédées à l’occasion des missions de police par l’usage des armes, par l’emploi de la seule contrainte physique ou encore du seul fait de la personne elle-même ».

Pour l’inspection, « pas de faute » quand 151 lycéens de Mantes-la-Jolie, en novembre dernier, sont alignés en rang, genoux à terre et mains sur la tête. Ni pour la poursuite mortelle de Zyed et Bouna en 2005 à Clichy-sous-Bois, la mort de Zineb Redouane à Marseille fin 2018, et tant d’autres. En février 2017, l’IGPN conclut à un « accident » dans l’affaire Théo, quand le juge poursuit le policier pour viol. En 2012, l’IGPN est accusée d’avoir sanctionné par des mutations les sept maîtres-chiens de la brigade canine de Seine-et-Marne qui avaient eux-mêmes accusé des membres de leur unité d’alcoolisme, vols, dégradations ou corruption. L’IGPN fut même accusée de barbouzerie en 2007, où des policiers catalogués à gauche furent pointés du doigt pour du trafic de titres de séjour. Parmi eux, l’officier de sécurité de Daniel Vaillant. L’ex-ministre de l’Intérieur socialiste n’hésita pas à dénoncer au sein de l’IGPN un « coup monté pour complaire au pouvoir dans le contexte de l’élection de 2007 ». Tous furent blanchis en appel en 2011. L’un des avocats, David Lepidi, dénoncera « la totale impunité (de l’IGPN) en cas de dysfonctionnement ». « France, des policiers au-dessus des lois », dénonçait Amnesty International au début des années 2000.

De trop nombreuses plaintes sont écartées

Pourtant, la question des violences policières ne permet pas de se retrancher, comme le fait l’IGPN dans le cas de son premier rapport sur Steve, derrière les limites d’une enquête administrative. De trop nombreuses plaintes sont écartées. Au détour de son rapport 2018, l’IGPN décrit bien son mode de pensée : « L’usager ignore souvent que le fait de ne pas respecter l’ordre de dispersion justifie légalement l’usage de la force (…). Cela peut parfois conduire à des divergences avec une analyse médiatique qui part du principe, erroné, que l’usage de la force dépend de la motivation ou du mobile du manifestant. »

L’IGPN n’a en outre pas de pouvoir de sanction direct. En 2018, selon le dernier rapport, sur 1 447 enquêtes, elle a proposé à l’administration 337 sanctions. En 1987, sur un volume traité comparable (1 306 affaires instruites), la police des polices, selon les informations du livre éponyme de Jean-Marc Ancian, avait mis en cause 748 policiers. 58 avaient été condamnés par la justice, 54 exclus de la police. Paradoxe d’une époque où le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, pouvait affirmer aux policiers : « Je vous couvrirai », tout en se montrant sévère envers les « ripoux ». Prenant ses fonctions en 1986, le nouveau directeur de l’IGPN, Marcel Leclerc, dit au Figaro que « les bavures ne sont pas les plus graves défaillances », ne mettant pas en cause « l’honorabilité de la police ». « Les policiers marrons en revanche doivent être éliminés. » La doctrine ne semble pas avoir véritablement changé depuis.

Lionel Venturini

 

Partager cet article
Repost0
14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 06:50
LES CERTIFICATS D'ECONOMIE D'ENERGIE : UN EXEMPLE D'ESCROQUERIE DU CAPITALISME VERT
LES CERTIFICATS D'ECONOMIE D'ENERGIE : UN EXEMPLE D'ESCROQUERIE DU CAPITALISME VERT
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011