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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 09:58
Après le remaniement, statut quo au gouvernement des riches - par André Chassaigne - L'Humanité, 19 octobre 2018

STATU QUO AU GOUVERNEMENT DES RICHES

 A peine plus d’un an après l’accession au pouvoir du président Macron, le quinquennat est englué dans un profond marasme, dans lequel nous ont plongés les valeurs néolibérales qui guident sa politique inégalitaire. Une réalité qui éclate au grand jour, comme la rupture entre une majorité de Français et un président-monarque profondément déphasé, désormais abandonné jusque par les siens. La manière dont ses propres ministres d’Etat en charge de l’Ecologie et de l’Intérieur ont quitté le navire gouvernemental en dit long sur l’esprit de fin de règne qui s’est d’ores-et-déjà installé en ce début de quinquennat. L’impuissance frappe déjà celui qui se rêvait en Jupiter.

 L’ordre du jour est désormais le suivant : sauver les apparences et être dans le déni. Mine de rien, droits dans leurs bottes, les deux têtes de l’exécutif font montre d’un dogmatisme qui dévoile les idéologues en chef qu’ils sont. Le néolibéralisme est leur religion et ils n’ont pas l’intention d’entreprendre une quelconque démarche de déradicalisation. La décision de ne pas nommer un nouveau gouvernement et de ne pas procéder à une déclaration de politique générale traduit cette volonté de continuité. Dictée par les riches et pour les riches, la feuille de route du « Gouvernement Philippe II-bis » est destinée à poursuivre une politique régressive sur le plan social, écologique et démocratique. 

 Ainsi, en recevant le trophée dit de « champion de la terre », le président Macron confirme son titre de « champion de la mystification » en matière de politique environnementale. Ce titre-là, c’est son propre ministre de la Transition écologique qui le lui a implicitement décerné lors de sa démission en signe de camouflet. Dans un aveu saisissant, la gorge serrée, Nicolas Hulot, avait reconnu qu’il se sentait « seul » au gouvernement pour lutter contre « la tragédie climatique ». Les forces de l’argent et des lobbies ont raison de toute action à la hauteur des enjeux du réchauffement climatique et de la sauvegarde de notre environnement. Elles bloquent tout plan d’action d’urgence globale pour répondre au défi de notre siècle.

 Si le président Macron a abandonné le front de la lutte contre le réchauffement climatique, il est un front où il est bien présent et actif : celui de la défense des plus fortunés. Il en a gagné un autre titre : celui de président des riches et des très riches, symbolisé par une série de choix fiscaux toujours aussi injustes : remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) limité aux seuls biens immobiliers ; création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux uniforme de 30% sur les revenus du capital… ! Selon une étude publiée en janvier 2018 par l’OFCE, les 5% de ménages les plus aisés devraient capter 42% des gains à venir des mesures socio-fiscales du gouvernement d’ici la fin 2019. Et c’est pour les 1% les plus aisés que l’amélioration s’avère même la plus importante ! La première année du quinquennat a donc consisté à concentrer le gain fiscal pour les plus riches des riches …

 A l’inverse, son gouvernement, le gouvernement des riches, n’a cessé de mener une politique anti-sociale d’une violence inouïe à l’encontre des salariés, des personnes privées d’emplois, des retraités, des jeunes… Une violence sociale et un mépris de classe qui transparaissent clairement des nombreuses images de face-à-face entre le président et nos concitoyens, les renvoyant au rang des privilégiés. Une politique dont l’ambition est de détruire notre modèle de protection sociale, comme l’atteste le premier bilan des « Ordonnances Travail », synonyme de facilitation des licenciements, d’affaiblissement des organisations syndicales et de dérégulation au service de la précarisation du monde du travail. Ou bien encore la hausse injuste de CSG pour les retraités, le gel de leurs pensions, les coups de rabots sur les APL et les allocations familiales. L’objectif est clair : faire une société de « débrouillards » tout en substituant à notre modèle social un système d’assistance pour les plus indigents.

 Enfin, la crise sociale entretenue par l’action gouvernementale se conjugue avec une profonde crise démocratique. La célébration du 60ème anniversaire de la Ve République n’a trompé personne. Les apologistes du régime soulignent la longévité/solidité de ses institutions, pour mieux ignorer la faible adhésion populaire à ce système. L’esprit de fin de règne qui souffle actuellement ne concerne pas seulement la majorité au pouvoir : c’est le régime lui-même qui est démonétisé, décrédibilisé aux yeux de nos concitoyens. Si la foi dans la Res publica demeure toujours prégnante, elle s’accompagne désormais d’un profond rejet de la pratique présidentialiste du pouvoir, qui consiste à la fois à concentrer le pouvoir à l’Elysée, à neutraliser le Parlement et à s’appuyer sur une technocratie acquise aux dogmes du néolibéralisme et soumise au marché. En cela, la présidence Macron marque l’avènement d’une « technocrature » foncièrement antidémocratique, animée par la volonté de satisfaire une extrême minorité de nantis, plutôt que par le sens de l’Etat, du peuple et de l’intérêt général. C’est pourquoi nous plaidons en faveur d’un véritable débat constituant qui soit de nature à fonder une authentique République démocratique.
 Elle portera un nom : la VIe République.

 

Tribune parue le 19 octobre 2018 dans L'Humanité

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 06:31
L'homme du jour: Patrice Bessac - le maire PCF de Montreuil réquisitionne des logements vides pour les migrants sans abris (L'Humanité, 22 octobre 2018)
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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 06:35
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l'Humain d'abord! (PCF)
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l'Humain d'abord! (PCF)
Avec Ian Brossat, en France et en Europe, l’humain d’abord !

Interview de Ian Brossat réalisée pour le journal l’Avenir (Ille et Vilaine) 

1 : Nous sommes à 9 mois des élections européennes. C’est une échéance électorale qui, souvent mobilise peu ; les enjeux sont pourtant importants. Peux tu nous dire pourquoi ?

En matière de participation électorale il y a une sorte de « loi de proximité » : plus l’élection concerne un échelon proche de nous, plus on vote. Ainsi, les Français votent volontiers pour les municipales, mais beaucoup moins pour les régionales. Quant aux européennes, les enjeux apparaissent comme très lointains : il s’agit d’une échelle continentale, et d’un parlement dont on ne sait pas très bien de quoi il s’occupe et quel est son pouvoir. Pourtant, paradoxalement, les sujets concernés par les élections européennes sont des sujets de vie quotidienne : l’alimentation, la qualité de vie, les transports, les normes de fabrication... Et ce sont aussi des sujets cruciaux, éminemment politiques : la question de la politique économique, de la monnaie, de l’austérité budgétaire, des politiques migratoires, du réchauffement climatique. Bref, il se pourrait bien que l’élection européenne soit en réalité la reine des élections, celle qui détermine des orientations politiques de très long terme. D’où la nécessité de l’investir. Ce n’est pas un hasard si plus de 10 000 organisations sont enregistrées à Bruxelles sur le registre officiel des lobbys de l’Union européenne, et si près de 30 000 lobbystes sont présents dans la capitale européenne. Les multinationales savent que c’est ici que ça se passe. Si on veut ne pas les laisser dicter leur loi, il faut envoyer des députés européens capables de défendre les intérêts du plus grand nombre.

2 : Dans cette campagne le risque est grand d être enfermé dans une proposition binaire : anti Europe, nationalistes, populistes d un côté ; partisans de la politique libérale déjà engagée de l autre. Quels axes comptes tu mettre en avant pour changer la donne ?

Macron va jouer à fond sur une fausse opposition entre « progressistes » libéraux et nationalistes à la Orban et Salvini. Mais quand on regarde les politiques économiques et migratoires de ces deux types de gouvernement, on voit qu’elles sont en réalité très convergentes : Macron, tout comme les gouvernements d’extrême droite hongrois, autrichien ou italien, ferme totalement la porte aux migrants et refuse d’organiser l’accueil en France. De la même façon, économiquement, Orban comme Salvini sont en train de mettre en place une fiscalité favorable aux plus riches, sur le dos des couches populaires et moyennes qui sont mises à contribution, exactement comme en France. Pour changer la donne, il faut ouvrir le vrai clivage, créer une vraie confrontation : celle entre les partisans de l’Europe fermée et néolibérale, et entre ceux d’une Europe ouverte, accueillante et sociale. D’un côté ceux qui veulent repousser les bateaux de sauvetage et faire des cadeaux fiscaux aux multinationales, de l’autre ceux qui veulent ouvrir des centres d’hébergement et répartir les richesses.

3 : Tu as été désigné chef de file du PCF, comment comptes tu mener cette campagne, et avec qui ?

Cette campagne, je la mènerai d’abord avec les communistes. Il y a une grande envie de défendre enfin nos couleurs, de faire en sorte que nos propositions existent dans le débat national. Partout où je vais, les militants des quatre coins de la France me disent qu’ils sont prêts à battre la campagne tambour battant. Pour une fois, nous sommes partis suffisamment tôt : cette chance, il faut la saisir et commencer à imprimer notre message dans le débat public. Bien sûr, il faut être lucide : il sera compliqué de faire un rassemblement de toute la gauche, d’abord parce que la FI et EELV ont purement et simplement fermé la porte à cette opportunité. Mais je ne renoncerai jamais à convaincre et à tendre la main, et j’ai bien l’intention d’élargir, de favoriser l’union. C’est d’ailleurs en existant d’abord sur notre nom propre que nous réussirons à rassembler : si on ne montre pas notre force, personne ne viendra nous chercher.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 06:24
Ian Brossat (PCF).  La gauche doit se retrouver (Le Télégramme, 21 octobre 2018, propos recueillis par Stephane Bugat)

Première tête de liste désignée, très en amont des élections européennes, pour porter les couleurs du Parti communiste, Ian Brossat, 38 ans, s’explique sur ses thèmes de campagne et sur sa stratégie d’alliance.


Désigné comme tête de liste du Parti communiste pour les prochaines élections européennes, votre parcours d’élu parisien ne vous a pourtant jamais conduit à vous intéresser particulièrement aux questions européennes ?

Je suis conseiller de Paris depuis 2008 et adjoint au logement depuis 2014. J’ai constaté que, pour changer la vie quotidienne des habitants, il est souvent nécessaire d’activer le levier européen. Ainsi, lorsque nous régulons les plateformes de locations touristiques, nous constatons qu’elles mènent un puissant lobbying auprès de la Commission européenne, au point de menacer nos dispositions. Autre exemple, le sort des réfugiés qui arrivent quotidiennement à Paris, depuis 2015. Malgré nos efforts, nous savons que leur situation ne peut se régler à l’échelle d’une ville ou même d’un État.

 


Quel sera votre message pour cette campagne ?

L’Union européenne, aujourd’hui, c’est la mise en concurrence partout et la justice sociale nulle part. Le Smic varie de un à huit, d’un pays à l’autre. Il est donc urgent de mettre en place une harmonie sociale par le haut. Sinon, c’est la jungle. Savez-vous qu’en Bretagne, il y avait 715 travailleurs détachés en 2005 et qu’ils sont maintenant huit fois plus ? C’est la conséquence d’un insupportable dumping social. L’Union doit mettre en place des règles contraignantes pour en finir avec cette concurrence déloyale.


Emmanuel Macron s’est saisi du dossier…

Effectivement, une directive récente pose le principe : à travail égal, salaire égal. Mais elle ne règle pas la question du financement de la protection sociale. De plus, qui va vérifier que ces règles sont appliquées ? Personne. Quant aux trois millions de travailleurs de la route en Europe, ils ne sont pas concernés par ces nouvelles règles et subissent encore la concurrence déloyale.


Avec une liste autonome, vous prendriez le risque de ne pas avoir d’élu. Pensez-vous vous allier et avec qui ?

Méfions-nous des sondages, si loin du but. C’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens. Cela étant, je regrette, moi aussi, que la gauche soit si dispersée. Face à l’extrême droite et à la politique antisociale de Macron, il va bien falloir se retrouver. C’est la raison pour laquelle j’ai adressé aux principaux leaders (*) une lettre leur proposant de nous mettre autour d’une table pour discuter sans plus attendre.

* Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Olivier Besancenot.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:28
PRÈS DE LA MOITIÉ DES JEUNES FRANÇAIS A DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES (L'Humanité, Lorenzo Clément, 19 octobre 2018)
PRÈS DE LA MOITIÉ DES JEUNES FRANÇAIS A DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES
Vendredi, 19 Octobre, 2018
Près de la moitié des jeunes Français déclarent avoir des difficultés financières, qui restreignent leur accès à la culture ou leur capacité à se nourrir sainement, selon une enquête du Secours populaire publiée ce vendredi.
Ils sont 47% à rencontrer des difficultés financières pour accéder à des activités culturelles et de loisirs et 46% pour se procurer une alimentation saine et équilibrée, selon ce sondage, réalisé pour l'association par l'institut Ipsos. "On voit de plus en plus de jeunes frapper à la porte de notre association pour demander une aide matérielle ou morale", expliqueChristian Lampin, l'un des secrétaires nationaux du Secours populaire. "Depuis deux ans, on a quasiment doublé nos antennes de distribution de nourriture pour les étudiants par exemple."
Les jeunes Français de 15 à 25 ans interrogés au cours de cette enquête déclarent également à 48% avoir du mal à s'acheter des vêtements convenables. Environ un tiers d'entre eux ont aussi des problèmes financiers pour payer certains actes médicaux ou pour régler leur loyer. Ces difficultés concernent plus les filles que les garçons, et sont davantage ressenties par les jeunes actifs et les demandeurs d'emploi que par les étudiants, selon l'enquête.
Ils partagent ces problématiques avec les jeunes d'autres pays européens, notamment les Britanniques. Eux sont 46% à peiner pour se cultiver ou se divertir et 50% à avoir du mal à manger sainement. Pour subvenir à leurs besoins, 80% des jeunes Français travaillent, soit par des "petits boulots" soit au moyen d'un emploi à temps partiel ou plein. C'est un peu moins que leurs voisins polonais (87%) ou britanniques (84%), mais un peu plus que les jeunes Italiens (77%).
Les jeunes Français dépendent également pour beaucoup de leurs parents: ils sont 59% à solliciter leur aide pour subvenir à leurs besoins, et 37% vivent chez leurs parents ou chez un proche pour économiser un loyer. L'hébergement familial est encore plus répandu chez leurs voisins du même âge: 60% des Italiens, 55% des Polonais et 47% des Britanniques y ont recours.
 
Enquête réalisée du 20 septembre au 8 octobre, auprès de 1.000 jeunes Français, 500 Britanniques, 500 Italiens et 500 Polonais, âgés de 15 à 25 ans, selon la méthode des quotas. 
Lorenzo Clément avec AFP
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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:24
Les communistes et Ian Brossat mobilisés avec la CGT pour défendre les femmes de chambre de l'hôtel palace Park Hyatt
Les communistes et Ian Brossat mobilisés avec la CGT pour défendre les femmes de chambre de l'hôtel palace Park Hyatt
Les communistes et Ian Brossat mobilisés avec la CGT pour défendre les femmes de chambre de l'hôtel palace Park Hyatt

Ian Brossat @IanBrossat

Elles sont femmes de chambre, gouvernantes, elles travaillent au Park Hyatt, l'un des plus beaux hôtels parisiens et réclament le respect. 
À leur côté pour les soutenir dans leur combat contre l'injustice.

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 09:11
Jean-Luc Mélenchon dans le texte: contre les journalistes de France Info

Jean-Luc Mélenchon dans le texte: contre les journalistes de France Info

Jean-Luc Mélenchon, dans un état de transe haineuse au moment de la perquisition judiciaire dont a été l'objet son mouvement pour enquêter sur des présomptions d'emplois fictifs de collaborateurs au Parlement européen et de surfacturation lors de sa campagne présidentielle, avec un conflit d'intérêt avec sa directrice de campagne dirigeant aussi une société privée de communication financée par le compte de campagne, et donc aussi par le contribuable, a osé commettre le fameux "La République, c'est moi ! ".

Référence à "L'Etat, c'est moi!" de Louis XIV? 

Non, la République, c'est le "nous", et ce qui permet à ce "nous" de vivre ensemble pacifiquement et de régler ses rapports selon des règles de démocratie, de justice et de tolérance pour préserver la liberté des uns et des autres. 

Il est bien loin en tout l'idéal républicain socialiste d'un Jaurès dans l'attitude d'un Jean-Luc Mélenchon qui méprise du haut de son olympe révolutionnaire de pacotille et vomit sur les juges, la justice, l'état de droit, les journalistes indépendants qui font leur travail, et qui montre toute son arrogance de caste face à une jeune journaliste qui avait le malheur de parler avec l'accent du midi et de lui poser une question dérangeante. 

La République, ce n'est pas l'hystérisation des rapports sociaux et politiques, la diabolisation des journalistes et de l'adversaire politique, le discours insurrectionnel quand on est rattrapé par la justice pour des soupçons de fraudes. 

La violence que dégage Jean-Luc Mélenchon et son premier carré de tontons flingueurs dans le moment est juste pathologique. 

Même si évidemment elle n'est pas dénuée d'arrière-pensée: Mitterrand, Pasqua, Le Pen, Fillon et tant d'autres ayant été habitués de créer des "affaires dans les affaires" qui les touchaient et de se poser en victime de complot, pour dériver l'attention de l'opinion publique.

Ainsi, il y a des précédents fâcheux au fait de traiter les journalistes ou les juges de "chiens" et de les traiter comme des chiens.  

Par contre, quand Mélenchon demande à ses partisans de chasser en meute, de "pourrir" les journalistes de France Info et de Radio France parce qu'ils ont été trop impertinents et qu'il traite les journalistes de France Info de "menteurs", d'"abrutis", de "tricheurs", c'est de l'inédit. 

Tout à sa stratégie populiste, Jean-Luc Mélenchon, renonçant aux fondements de sa culture politique républicaine et socialiste, est en train de se transformer en Trump national, un démagogue sans principes !

C'est triste, surtout pour ses électeurs de 2012 et 2017 qui ne dissocient pas les idéaux de gauche de la liberté et de l'indépendance des médias et de la justice, de la responsabilité politique, du respect humain. 

Ismaël Dupont       

SNJ-CGT France télévisions: L’intolérable mépris de Jean-Luc Mélenchon pour les journalistes (SNJ-CGT)

   

Site internet de France Info: 

Une lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

La Société des journalistes de Radio France (SDJ) a également réagi, samedi 20 octobre, dans une "lettre ouverte des ‘abrutis de franceinfo’ à Jean-Luc Mélenchon". La Société des journalistes s’interroge : "Que répondre à tels propos ? Mardi vous assuriez que votre personne était 'sacrée'. Alors voilà, M. Mélenchon, ce qui est 'sacré' pour nous : l’information."

"Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une personne habitée d’une 'haine juste et saine' et qui aurait mal interprété votre appel à 'pourrir' des 'abrutis', quelle serait alors votre réaction ?", a poursuivi la SDJ, qui rappelle que les journalistes de la cellule investigation de Radio France s’intéressent "autant aux comptes de campagne de la France Insoumise qu’à ceux de La République en Marche".

Une plainte du syndicat SNJ-FO

Le syndicat SNJ-FO a indiqué pour sa part qu’il allait porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon. "Nos avocats avaient reçu mandat d’étudier une procédure liée aux propos diffamatoires de Jean-Luc Mélenchon. Ils en étudient désormais une seconde pour cet appel à la haine et la violence", a expliqué le syndicat.

Jean-Luc Mélenchon est dans "son droit le plus strict" de démentir l’enquête de la cellule investigation de Radio France, assure de son côté le syndicat SNJ Radio France, mais "on répond à une enquête par des faits, pas par des insultes. Du moins, si on veut être crédible".

 

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 08:42
Le tribunal ordonne l'expulsion des migrants sans abris logés par la mairie de Montreuil - réaction de Ian Brossat

Le tribunal ordonne l'expulsion des travailleurs migrants de Montreuil installés depuis le 26 septembre dans un immeuble vide appartenant à l'État. 
Est-il acceptable que le droit au logement soit toujours sacrifié sur l'autel du droit de propriété ?
Soutien à Patrice Bessac, Maire de Montreuil, qui avait décidé de le réquisitionner.

Ian Brossat

Le tribunal ordonne l'expulsion des migrants sans abris logés par la mairie de Montreuil - réaction de Ian Brossat
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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 08:35
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)

Place Stalingrad, très beau rassemblement pour combattre la montée de l’extrême droite et de son candidat Bolsonaro avec Autres Brésils et France Amérique Latine.

Brésil: un front démocratique appelle à voter contre le fascisme

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 05:29
SALARIES, URGENCE ! VOTRE SANTÉ AU TRAVAIL EST EN DANGER. PROTEGEZ-LA EN VOUS MOBILISANT !

Le gouvernement est en train refondre notre modèle social. Dans ce cadre, le rapport Lecocq-Forest-Dupuis portant sur la santé au travail a été remis à sa demande au premier ministre le 28 août 2018 en vue d’un projet de loi dès 2019. Il  affirme vouloir renforcer la place de la prévention des risques professionnels en France, mais il préconise tout  le contraire !

Quels sont les principaux dangers de ce projet de réforme ?

  1.   L’  affaiblissement du code du travail et de l’inspection du travail : demain, tout employeur pourra contester les mesures de prévention fixées par la réglementation en opposant des mesures dites « équivalentes » ;
  2.   Le cantonnement du médecin du travail à un rôle de surveillance individuelle de la santé en limitant son temps passé en entreprise et son action directe sur votre poste de travail. Il  est également prévu la suppression de la fiche d’entreprise, qui contribue  aujourd’hui à l’évaluation des risques auxquels vous êtes exposés;
  3. L’arrêt des missions croisées de contrôle et conseil en santé et sécurité par les préventeurs des CARSAT (ex-CRAM). Aujourd’hui, les entreprises les plus à risques sont ciblées et accompagnées en prévention par la Sécurité Sociale, assureur solidaire. Demain, avec les propositions du rapport Lecocq-Forest-Dupuis, seules les entreprises les plus vertueuses et volontaires seront accompagnées en conseil par une agence régionale ou par des intervenants du secteur marchand.                 Tant pis pour les salariés des autres entreprises qui seront davantage victimes  d’accidents du travail  graves et de maladies professionnelles ?
  4. La suppression du document unique d’évaluation des risques professionnels, qui permet le recensement de vos situations de travail dangereuses, de quantifier les risques et de programmer des mesures de prévention correspondantes;
  5. La disparition à terme de la déontologie de prévention (transparence, respect de la personne et dialogue social) par une marchandisation à tout va de cette activité.  Demain, le libre choix d’un intervenant en prévention sans garanties conduira à des pratiques au rabais pour vos conditions de travail.

Ces  atteintes ajoutées à l’extinction programmées des CHSCTpréfigurent un risque de démantèlement de la branche accidents du travail et maladies professionnelles  de la Sécurité Sociale,  assureur des 19 millions de salariés du Privé.

A terme, en voulant faciliter la vie des entreprises et leur développement, cette réforme annoncée risque de  conduire à une augmentation de la sinistralité et des coûts sociaux  (accidents graves ou mortels, cancers d’origine professionnelle,  troubles musculosquelettiques et risques psychosociaux, …) et en parallèle à une judiciarisation des relations entre salariés et employeurs.

SIGNEZ POUR LE RETRAIT DE CETTE REFORME DANGEREUSE POUR NOTRE SANTÉ AU TRAVAIL

Mobilisez le plus largement possible vos collègues, amis, proches,  salariés ou employeurs progressistes sur cet enjeu important pour le monde du travail. Signez et partager cette pétition ...

Collectif pour la défense d’une prévention forte et solidaire

 

Relayez et signez cette pétition: 

 https://www.change.org/p/salaries-urgence-votre-santé-au-travail-est-en-danger-protegez-la-en-vous-mobilisant?recruiter=494238254&utm_campaign=signature_receipt&utm_medium=facebook&utm_source=share_petition

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