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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 06:24

L’Aquarius obligé d’abdiquer : honte à Emmanuel Macron ! (PCF)

 

Faute de pavillon, SOS Méditerranée et MSF sont obligés de stopper leurs missions de sauvetage en mer.

Alors que mardi dernier, 15 migrants ont été retrouvés morts de faim et de soif dans une embarcation de fortune au large de la Libye dans un silence complice de tous les pays européens, cette même Europe a été incapable de proposer un pavillon à l’Aquarius et de soutenir l'action de SosMéditerranée qui a sauvé 30 000 personnes depuis 2016.

Honte à Emmanuel Macron, à ces dirigeant-e-s européen-ne-s pour leur indifférence, leurs calculs mortifères et leurs attaques régulières contre la mission de SOS Méditerranée et de MSF dans la Méditerranée qui devient un cimetière.

Le Parti communiste français tient à saluer et féliciter les équipes d'SOS Méditerranée. Dans quelques jours, plus de 120 états vont se réunir à Marrakech pour débattre du Pacte mondial des migrations de l’ONU.

Il est du devoir de la France et de l’UE de rejeter la criminalisation des ONG qui opèrent en Méditerranée, de garantir la liberté d'action d'SOS Méditerranée aux et d’ouvrir les ports français de Méditerranée aux missions de sauvetage.

C’est un devoir d’humanité et le respect du principe de fraternité !

Parti communiste français,

 

Paris, le 6 décembre 2018

L’Aquarius obligé d’abdiquer : honte à Emmanuel Macron ! (PCF)
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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 06:20
Solidaires des lycéen-nes mobilisés pour leur avenir !
 
L’examen du budget pour l’enseignement scolaire qui s’est tenu mercredi soir au Sénat a donné lieu à une condamnation générale des mobilisations lycéennes par le Ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

Manifester est un droit constitutionnel dans notre pays, ce que J.-M. Blanquer semble oublier, ou pire nier !
Les violences qui peuvent s’exprimer du côté des manifestants lors de ces mobilisations doivent être condamnées, au même titre que les abus d’un maintien de l’ordre disproportionné.

L’hospitalisation de plusieurs lycéen-nes dans un état grave nous inquiète. Le placement en garde à vue de 6 élèves de première pour un tag à Ivry-sur-Seine est inacceptable. Les images de l’arrestation collective de 150 élèves, dont de très nombreux mineurs, hier à Mantes-la-Jolie choquent tout autant qu’elles révoltent. La réaction des forces de police est totalement disproportionnée. Nous dénonçons ce recours à l’intimidation pour faire taire les lycéen-nes.

Ils sont aujourd’hui mobilisés pour exiger notamment de la transparence sur le dispositif de sélection mis en place par ParcourSup, un dispositif qui renvoie aux jeunes l’image de leur passé alors que l’éducation doit parler à leur avenir ! Ils demandent la vérité sur les discriminations géographiques et sociales que les lycéen-nes de banlieue, des filières techniques et professionnelles, ont subies l’an dernier.

Le gouvernement doit sortir du mépris et de l’arrogance et répondre aux demandes légitimes des lycéen-nes de rompre avec la logique de ségrégation sociale, une exigence partagée aujourd’hui dans les revendications des gilets jaunes.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCÉ demandent à ce que le gouvernement revienne sur ses choix qui hypothèquent grandement l’avenir de la jeunesse en matière d’éducation : réduction des moyens notamment dans le secondaire et l’enseignement professionnel, dégradation des conditions d'études, dévalorisation du Bac, mise en place de la sélection sociale avec ParcourSup…

Le groupe CRCÉ continuera, aux côtés des lycéen-nes et des enseignant-es, à relayer et à soutenir leurs justes revendications.
 
Paris, le 7 décembre 2018
 
La communiste Eliane Assassi, présidente du groupe CRC

La communiste Eliane Assassi, présidente du groupe CRC

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 19:39
Une colère légitime contre l'injustice fiscale et le creusement des inégalités: la nécessité de construire une fiscalité plus juste, par Roger Héré

Les citoyens continuent d'exprimer avec vigueur une colère légitime. Ils veulent vivre dignement, et une justice sociale. Cette colère, les communistes la comprennent et la dénoncent depuis longtemps dans leur activité au quotidien.

Après le "trop de taxes" du début, l'exigence de hausse des salaires et pensions est apparue rapidement. En effet, c'est bien là le véritable enjeu.

Nous voulons une société plus juste, plus humaine, plus égalitaire.

Il faut une meilleure redistribution des richesses (aides, allocations diverses), une meilleure protection sociale (à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens), un meilleur accès aux services publics pour tous.

Les problèmes posés ne peuvent pas conduire à un simple combat contre les impôts, taxes et cotisations en général, mais plutôt contre un système fiscal et social de plus en plus injuste et inefficace qu'il faut changer, ainsi que pour une autre répartition des richesses crées par le travail, au bénéfice de ceux qui les créent.


Une protection sociale financée par les cotisations et non par l’impôt

La politique d’exonérations de cotisations sociales menée depuis les années 90 (plus de 50 Mds€ par an, actuellement) au bénéfice des employeurs, n’a eu aucun impact réel sur l’emploi. Cela n’a pas empêché le chômage de croître. Au contraire le libéralisme a poursuivi sa course aux profits, dévastatrice pour l’emploi et les activités.

Macron a donné un grand coup d’accélérateur à cette politique en transformant au bénéfice du patronat la manne du CICE en une exonération pérenne de ses cotisations sociales. Les premiers à payer ont les retraités par une hausse brutale et insupportable de la CSG.

Le financement de la Sécurité sociale par les impôts et taxes remet en cause la Sécurité sociale dans ses fondements. Les cotisations sociales dites « patronales » ne sont pas des « charges » pour l’entreprise, mais la part socialisée des salaires perçus. les exonérations patronales ne sont donc, pour les salariés, rien d’autre qu’une baisse de leur propre salaire.

Il faut une protection sociale solidaire de haut niveau. La sécurité sociale doit couvrir 100% des besoins de santé. Pour cela nous voulons un financement par la cotisation sociale prélevée sur les richesses créées à l’entreprise, et non dans la poche des citoyens eux-mêmes, comme c’est le cas de plus en plus.

Une fiscalité plus juste et plus redistributive

Notre société n’a jamais été aussi riche ! En France, 5e pays producteur de richesses dans le monde, le chômage et le travail précaire s’accroissent. Les gens veulent pouvoir boucler les fins de mois. Une société qui n’offre pas de perspectives à ceux qui produisent les richesses par leur travail, ni à la jeunesse pas plus qu’aux retraités, est une société sans avenir.

Il faut un système fiscal plus juste, renforcer la place de l’impôt sur le revenu pour en faire un grand impôt citoyen socle du système fiscal (augmenter sa progressivité, relever les taux pour les plus hauts revenus et réduire les niches fiscales).

Il faut réduire l’influence des impôts sur la consommation injustes tels la TVA, et la TICPE, et taxer davantage le capital que le travail pour réorienter les profits vers l’emploi et les salaires.

Sans attendre, en urgence, il faut répondre aux attentes sociales par :

  • l’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ,

  • l’annulation de la hausse de la CSG subie par les retraités, et la remise en cause des exonérations patronales de sécurité sociale ;

  • la suppression de la TVA pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité, et abaisser le taux normal de la TVA de 20 à 15 % ;

  • une fiscalité plus juste, tenant compte des revenus (impôt sur les revenus, impôts locaux) et de la richesse (droits de succession, rétablissement de l’ISF).

Roger Héré - élu PCF à Plouigneau 
 

 

 

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 19:25

Une trentaine de maires communistes ont lancé, hier, un appel au gouvernement pour qu’il prenne enfin les décrets permettant de mettre en place cette mesure sociale.

C’est un coup de poing contre l’inertie qu’ont voulu donner une trentaine de maires communistes et républicains. À l’heure où la baisse de leur pouvoir d’achat pousse des centaines de milliers de Français dans les rues, ces élus, dont 26 en région parisienne, ont demandé hier à pouvoir encadrer la hausse des prix des loyers dans leurs communes. « Dans beaucoup de zones tendues, le loyer est le principal poste des dépenses des familles. En Île-de-France, où il a atteint en moyenne 876 euros pour 45 m2, il absorbe déjà 25 à 30 % des revenus disponibles d’un couple installé et jusqu’à 50 % pour un jeune ménage », a rappelé Patrice Bessac, le maire de Montreuil.

« Notre démarche est politique »

Malgré son caractère modeste, l’encadrement, qui consiste à limiter la hausse à la relocation à 20 % au-dessus du loyer de référence fixé par un observatoire, « pourrait redonner un réel pouvoir d’achat aux familles », estime Ian Brossat, candidat PCF aux élections européennes et adjoint en charge du logement à la mairie de Paris. « Notre démarche est politique, nous voulons mettre le gouvernement face à ses responsabilités », a expliqué Patrice Bessac. Les élus demandent la promulgation rapide des décrets d’application qui permettront de mettre en place l’encadrement. Celui-ci est autorisé par la loi Elan adoptée mi-octobre, mais à titre expérimental et pour une période de cinq ans dans les seules communes volontaires. La limitation de son périmètre permet de faire sauter les contraintes géographiques qui avaient causé la mort des précédentes expériences de plafonnement. En 2017, la justice administrative avait annulé les arrêtés pris à Lille et à Paris, les deux seules communes ayant utilisé une disposition de la loi Alur de 2014 autorisant d’encadrer les loyers. Les tribunaux avaient estimé que la mise en place de la mesure dans une seule commune contrevenait à la loi, qui demandait son application à l’échelle de la métropole. Ce revers était l’aboutissement d’années d’intense lobbying par les acteurs de l’immobilier privé. Dès le départ, l’encadrement prévu par la loi Alur, qui devait s’appliquer à 28 agglomérations, a été l’objet d’un tir de barrage des associations de propriétaires et de promoteurs. Cédant à leurs sirènes, le premier ministre d’alors, Manuel Valls, avait unilatéralement limité l’application de la mesure en lui donnant un caractère expérimental.

Une lutte pour le droit à se loger

« À Paris, où l’encadrement des loyers a été appliqué entre 2015 et 2017, il a pourtant fait ses preuves, a rappelé Ian Brossat. Après une hausse de 50 % entre 2005 et 2015, les prix s’étaient stabilisés. » Le dispositif légal mis en place par le gouvernement recèle néanmoins des chausse-trappes. Son application dépend de l’existence d’un observatoire local des loyers, d’une demande formulée à l’échelle de l’intercommunalité (ou des établissements publics territoriaux, en Île-de-France) et de l’existence incontestable de tensions sur le marché locatif de la ville. Autant d’obstacles que les élus PCF d’Île-de-France repoussent d’un revers de la main, estimant que les difficultés techniques s’écarteront face à la volonté politique. L’encadrement fait pour eux partie d’une politique globale de lutte pour le droit à se loger. « Le logement est un système, a résumé Patrick Bessac, il faut soutenir les mesures sur le prix du foncier, construire des logements sociaux et encadrer les loyers. Aujourd’hui, nous attaquons le système par un bout. »

L'interview de Ian Brossat pour L'Humanité.fr

Logement. L’encadrement des loyers relancé par le PCF (Camille Bauer, L'Humanité, 6 décembre 2018)
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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 19:17
PCF: Manifestations/Gilets jaunes : La réponse du gouvernement ne peut pas être la surenchère sécuritaire

Manifestations/Gilets jaunes : "La réponse du gouvernement ne peut pas être la surenchère sécuritaire" (PCF)

Samedi va être une journée de mobilisation importante dans tout le pays pour le progrès social, la démocratie et le climat.

De nombreux lycéens sont blessés ou gardés à vue suite aux mobilisations lycéennes de ce jour.

La réponse au profond mouvement populaire qui s'exprime ne peut pas être une surenchère sécuritaire. Le gouvernement porterait une lourde responsabilité s'il n'apportait pas une réponse politique rapide aux demandes formulées par les Français, qu'ils aient un gilet jaune ou non. C'est désormais au Président de la République de parler au pays avant les manifestations de ce samedi.

Les communistes considèrent que les violences, d'où qu'elles viennent, n'offrent aucune perspective.

Le PCF appelle à amplifier le mouvement et appelle le gouvernement et le Président de la République à changer le cap de sa politique. Il appelle nos concitoyen.ne.s à manifester pacifiquement en ce sens. Les élu.e.s et militant.e.s communistes seront mobilisé.e.s partout en France pour faire valoir la nécessité de vraies mesures en faveur du pouvoir d'achat.

Aux côtés des citoyen.ne.s mobilisé.e.s, les communistes sont déterminé.e.s à faire progresser les mesures suivantes :

- Hausse du Smic de 200€ net et augmentation des pensions de retraites

- Ouverture des négociations salariales dans le public comme dans le privé

- Rétablissement de l'impôt sur la fortune

- L'application de l'égalité salariale femmes/hommes

Aujourd'hui, les gilets jaunes, robes noires, blouses blanches, cols bleus portent un espoir pour le pays. Leur mouvement est celui de la dignité. Samedi, les mouvements citoyens, syndicaux, associatifs, politiques doivent converger.

Parti communiste français,

Paris, le 6 décembre 2018.

PCF: Manifestations/Gilets jaunes : La réponse du gouvernement ne peut pas être la surenchère sécuritaire
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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 19:08
Appel des élus de la République contre la violence exercée sur les jeunes lycéens et lycéennes mobilisés contre la violence du gouvernement

Tu trouveras ci-dessous un appel, rédigé par le Réseau École du PCF, à soumettre à la signature de nos élu·e·s. Il vise à affirmer la nécessaire protection des jeunes face aux violences policières qui se sont multipliées dans les manifestations de lycéens ces derniers jours. Les ADECR vont sans doute se saisir de cet appel, mais tu peux aussi veiller à qu'il circule au maximum.

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Le gouvernement déchaîne une violence inouïe contre les lycéens et les lycéennes mobilisés.

A Garges, dans le Loiret, à Bordeaux… tellement, trop de blessés. Des arrestations, des gardes à vue pour un tag comme à Ivry... Le pouvoir perd les pédales et semble chercher la bavure. Nous n’acceptons pas cette instrumentalisation politique. Nous refusons la surenchère violente et sécuritaire voulue par Macron et qui peut conduire au drame. 

Ces lycéennes et ces lycéens sont des enfants. Des enfants de la colère, nos enfants après nous, celles et ceux qui savent mieux que personne que si rien ne change ils seront sacrifiés. Avec l’ultra-sélection de la réforme du lycée, du bac et Parcours Sup, ce n’est même plus un plafond de verre qui les attend mais un plafond de béton. Leurs revendications sont légitimes et justes. Elles défendent l’égalité. Nous les soutenons. 

Les lycéens et lycéennes, comme tout citoyen, ont le droit de manifester pour se faire entendre. Ce droit constitutionnel doit être garanti. C’est, en temps normal, le rôle du pouvoir exécutif : garantir les droits fondamentaux dont celui de manifester et assurer le maintien de l’ordre public. Manifestement, le pouvoir exécutif est défaillant. Il explique aux lycéens qu’il ne faut pas manifester, il donne des ordres inacceptables aux forces de l’ordre, il entérine et minimise les violences policières. 

Nous refusons de voir la jeunesse maltraitée.

Aux côtés des organisations lycéennes, étudiantes, des fédérations de parents d’élèves, des syndicats enseignants, notre devoir comme élus de la République est de veiller à ce que la protection des jeunes soit assurée. Face à la défaillance de l’État, nous, élus de la République, nous engageons à protéger notre jeunesse. Aux lycénnes et aux lycéens, aux étudiantes et aux étudiants, nous disons : si vous choisissez de manifester, nous serons à vos côtés. Nous serons avec vous devant les lycées et les universités, dans les cortèges. Nous mettrons tout en œuvre pour vous protéger. Vous pouvez compter sur nous.

Nous appelons toutes les élues et tous les élus de la République à garantir le droit de manifester des jeunes scolarisés mobilisés contre la sélection et pour l’égalité.

Nous appelons toutes les élues et tous les élus à ne pas faire d’amalgame entre les lycéens et les casseurs.

Nous appelons l’Etat à ne pas commettre de violences contre nos enfants.

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 18:57
Gilets jaunes: les députés PCF, LFI et PS déposeront lundi 10 décembre une motion de censure.

Les députés communistes

Gilets jaunes: les députés PCF, LFI et PS déposeront lundi une motion de censure. (AFP)

Les députés socialistes, Insoumis et communistes, insatisfaits des réponses à la crise des "gilets jaunes", déposeront lundi une motion de censure contre le gouvernement, a indiqué jeudi le patron du PS Olivier Faure devant la presse.

"Nous allons chercher pendant les jours qui viennent à élargir le cadre de ceux qui pourront déposer avec nous" cette motion, au sein d'autres groupes politiques, a précisé M. Faure, aux côtés d'élus LFI et PCF, à l'issue d'une réunion de travail.

La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui paraît peu probable, ces groupes de gauche comptant 62 membres au total, sur 577 députés.

"On a un gouvernement qui va droit dans le mur, c'est de notre responsabilité de mettre un stop à ça et de faire en sorte qu'on change de gouvernement et donc de politique", juge Ugo Bernalicis (LFI).

Ce député du Nord veut convaincre des députés "notamment LREM" de joindre leurs signatures car selon lui "il y a des gens raisonnables" parmi eux, dont Sonia Krimi, qui a revêtu un gilet jaune "symboliquement" dans sa circonscription.

"Les mesures annoncées ne permettent pas de sortir de la crise et nous voulons une solution démocratique. Il faut une réponse à la colère sociale, à la revendication pour le pouvoir d'achat", a martelé Pierre Dharréville (PCF).

"Ce qui nous rassemble, au-delà de ce qui peut nous diviser, c'est au moins une volonté commune que cette fiscalité soit plus juste", a ajouté M. Faure, député de Seine-et-Marne, qui prévoit d'ici lundi de travailler au texte commun de la motion en fonction d'éventuels ralliements.

Le groupe socialiste a attendu la déclaration d'Edouard Philippe devant l'Assemblée pour décider d'apporter ses voix au projet de motion. L'Assemblée a approuvé mercredi par 358 voix contre 194 les mesures annoncées par le chef du gouvernement, à l'issue d'un débat de près de cinq heures.

Les trois groupes de gauche avaient surmonté en juillet leurs divisions pour déposer une motion de censure commune contre le gouvernement sur l'affaire Benalla. Fait inédit depuis 1980, deux motions simultanées avaient alors été défendues, LR en ayant aussi déposé une. C'était alors la première fois que l'opposition avait recours à cette procédure depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

Plus de 100 motions de censure ont été déposées depuis 1958. Une seule a été adoptée, en 1962, faisant chuter le gouvernement de Georges Pompidou.

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 09:12

Fabien Roussel était l'invité du grand oral des GG lundi 3 décembre 2018.

L’émission est à voir en 2 parties.

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 06:13
Gilets Jaunes, colère sociale: Réponse de Fabien Roussel au premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée Nationale
Fabien Roussel Discours à l'Assemblée Nationale : Réponse aux propositions du Premier ministre
Monsieur le Premier Ministre 
Est-ce que vos propositions vont permettre aux Français de vivre mieux ? Est-ce que les ouvriers, les infirmières, les retraités, les demandeurs d’emploi, les étudiants, vont enfin pouvoir vivre dignement ?
Non Monsieur le Premier Ministre.
Vos annonces ne sont pas à la hauteur des attentes, car ce que vous demandent les Français, en métropole comme dans les territoires d’outre mer accablés par la vie chère, ce n’est pas l’aumône, ce ne sont pas des miettes, c’est tout simplement d’être respectés. C’est d’avoir un travail et de pouvoir en vivre dignement, c’est de pouvoir élever correctement leurs enfants, avoir accès aux loisirs, au sport, à la culture.

 

Ce qu’ils vous demandent, c’est d’avoir des services publics qui ne se réduisent pas à internet, qui répondent présents dans les villes comme à la campagne. C’est d’avoir des communes et des collectivités qui aient les moyens de répondre à leurs besoins. 

Et il n’y a rien de tout cela dans vos propositions.

Et, oui, les Français se sentent méprisés.

Et cela fait des années que ça dure !

30 ans de politique de réduction de la dépense publique au nom d’une dette dont ils ne sont pas responsables;

30 ans de mise en concurrence des travailleurs français avec ceux des pays à bas coûts;

30 ans de libéralisation totale de l’économie au nom de Traités européens, avec des inégalités qui n’ont jamais été aussi grandes;

30 ans de services publics privatisés, parfois vendus à des capitaux étrangers.

30 ans de libéralisme et vous en voulez toujours plus !

Car c’est vous qui êtes aujourd’hui en responsabilité, c’est vous qui avez été élus.

Et cela fait même des mois que nous dénonçons, avec d’autres, le Président des Riches et vos choix politiques en faveur du capital, de la finance.

Et aujourd’hui, la colère qui monte, c’est celle des Français, dans leur diversité, de l’ouvrier à l’agriculteur, du retraité à l’étudiant en passant par les pompiers et les routiers, qu’ils aient des gilets jaunes, des blouses blanches, des cols bleus ou des robes noires, c’est une révolte arc en ciel, une révolte pour la dignité.

Ne les humiliez pas en refusant de répondre à leurs demandes urgentes.

Car il n’est plus tolérable que les salariés, et même ceux qui ont un temps plein, n’arrivent pas à boucler leur budget parce que le SMIC est trop bas.

Il n’est pas acceptable, dans un pays riche comme le nôtre, qu’une personne handicapée survive avec une pension d’invalidité inférieure au seuil de pauvreté.

Il est insupportable que nos retraités voient leur pension baisser parce que vous avez augmenté la CSG. 

Et pendant ce temps-là, les revenus des 0,1% les plus riches de France augmentent de 86 000 euros en moyenne par an. Vous ne voyez pas le caractère explosif de telles inégalités !

Voilà pourquoi nous demandons une hausse de 200 euros net par mois du SMIC en commençant dès ce 1er janvier. 

Et parallèlement à cela nous vous demandons d’ouvrir des négociations avec les partenaires sociaux pour une augmentation générale des salaires, dans le privé comme dans le public. 

Vous allez peut-être nous répondre que tout cela coûte trop cher. Mais ce sont vos choix qui coûtent chers !

Ce n’est certainement pas le travail qui coûte cher, ce sont les cadeaux que vous avez faits aux plus riches, au capital, à la finance !!

Suppression de l’ISF, de la taxe sur les dividendes, mais aussi cadeaux à gogo avec la Flat tax, la niche Copé, l’Exit tax… 

Ce sont 8 à 10 milliards d’euros que vous donnez cette année aux riches, aux spéculateurs et que vous proposez de maintenir en 2019 !

Sans parler du CICE, alors là c’est le pompom : double ration en 2019, 40 MILLIARDS d’aides publiques versées indistinctement à toutes les entreprises, les plus riches comme les plus en difficulté !

C’est pour ça que cela ne va plus.

Il est quand même inadmissible de verser des aides publiques à des multinationales qui n’en n’ont pas besoin, à des grands groupes bancaires, des compagnies d’assurances, des Mc Do, des Starbucks et autres Amazon qui ne payent pas, eux, leurs impôts comme tout le monde !

C’est pourquoi nous vous proposons de réserver les aides publiques aux entreprises qui en ont besoin, à celles qui s’engagent à augmenter les salaires, à faire de la formation ou qui investissent dans la transition écologique. 

Parlons des impôts. Les Français ne sont pas contre l’impôt, ils sont pour un impôt juste, payé par tous, progressif, calculé en fonction de ses moyens. Parce que l’impôt, c’est le prix à payer pour vivre dans un monde civilisé et aujourd’hui nous souffrons que certains y échappent quand d’autre payent plein pot !

Oui, « que les gros payent gros et que les petits payent petit », comme le disent si bien les gilets jaunes

Alors, supprimez la taxe carbone sur l’essence et rétablissez l’ISF ! Imposez les multinationales en taxant leurs bénéfices à la source, avant qu’elles n’aillent les planquer dans les paradis fiscaux.

D’ailleurs, attaquez vous à l’évasion fiscale avec une véritable liste noire des paradis fiscaux, une liste crédible; en n’oubliant pas d’y mettre ces pays européens qui trafiquent et volent notre argent !

Vous parlez de la dette, du déficit de la France qui pèse sur nos enfants mais il manque 80 à 100 milliards d’euros à la France, tous les ans, à cause de l’évasion fiscale: avec cette somme, notre budget serait positif !

Oui les richesses existent et c’est possible d’augmenter les salaires tout de suite. Et quand on augmente les salaires de 1%, ce sont deux milliards qui rentrent pour financer la Sécurité sociale, les retraites…

C’est d’ailleurs comme cela que nous pourrons satisfaire une autre urgence: fixer à 1 200 euros le seuil des pensions de nos retraités. C’est le minimum pour vivre décemment et c’est aussi le minimum que l’on doit à tous ceux qui ont travaillé, souvent  durement, pendant plus de quarante ans.

Nous demandons aussi l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités et la revalorisation des prestations sociales.

Monsieur le Premier ministre, les Français ont besoin de solidarité mais surtout pas du chantage que vous proposez: 

Pour financer votre moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants, vous annoncez une baisse de la dépense publique. Ca veut dire quoi ? Encore moins de services publics ? Mais c’est totalement inacceptable !

Les Français vous réclament au contraire davantage de services publics !

C’est bien pour cela qu’il faut un impôt juste, payé par tous, y compris le capital, pour financer les hôpitaux, les crèches, les écoles, les routes…

Mettez en place un moratoire sur toutes les fermetures de services publics de proximité, ces maternités, ces trésoreries, ces commissariats, ces bureaux de Poste, ces tribunaux d’instance que vous rayez de la carte.

Enfin, pour relever le défi écologique il y a beaucoup de propositions sur la table, que nous partageons, à commencer par verser la totalité des taxes sur les carburants vers la transition écologique. 

Nous voulons aussi donner aux collectivités les moyens de développer des transports en commun moins chers, voire gratuits, partout où c’est possible… Comme à Dunkerque. 

Il faut engager de toute urgence la rénovation des « passoires thermiques », au rythme de 500 000 logements par an et renforcer le crédit d’impôt pour la transition écologique.

Nous vous avons fait de nombreuses propositions, telles que taxer le kérosène des avions ou encore le fuel des porte- conteneurs.

Nous vous avons proposé d'imposer de manière exceptionnelle les bénéfices des multinationales, notamment les compagnies pétrolières.

Monsieur le Premier ministre, depuis un an et demi, nous n’avons eu de cesse, avec d’autres, que de vous alerter sur l’injustice flagrante de votre politique, sur la brutalité de certaines mesures, comme la suppression de l’ISF et la hausse de la CSG.

Les richesses de ce pays appartiennent à tous les Français, pas à une minorité de privilégiés.

Enfin, la crise est aussi d’ordre institutionnel.

Elle révèle les maux profonds d’un régime à bout de souffle, quasi monarchique. 

Cette dérive hyper présidentialiste nourrit la défiance citoyenne à l’égard d’un pouvoir marqué par un double déficit d’efficacité et de représentativité.

Le Président de la République n’entend pas le peuple, parce qu’il est déconnecté du peuple !

Vous ne pouvez pas dire que le cap est le bon car c’est vous qui avez déclenché la colère. Plusieurs morts. Des blessés graves. Oui, les violences sont inacceptables. Mais vous ne pouvez pas appeler à la responsabilité et en même temps poursuivre votre politique ! Et pour notre part, nous resterons ici les relais des revendications des gilets jaunes comme des organisations syndicales et des étudiants qui vous demandent de changer de cap.

Et c’est dans cet esprit, nous déposerons une motion de censure visant à engager votre responsabilité.

 

 

Fabien Roussel

Assemblée nationale 5/12/2018

 

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 13:35
Réforme des allocations logement: Macron dégoupille une nouvelle fois! - Ian Brossat

Réforme des allocations logement : Macron dégoupille une nouvelle bombe sociale (Ian Brossat - PCF)

 

Le Canard Enchaîné de ce matin révèle la nouvelle réforme des aides sociales au logement, prévue pour 2019. Elle impactera 1,2 million de Français, qui perdront chacun 1000€ en moyenne. C’est une nouvelle attaque d’une violence inouïe contre le pouvoir d’achat des classes moyennes et des familles modestes.

 

En modifiant le mode de calcul des aides au logement, Emmanuel Macron compte récupérer 1,2 milliard d’euros dans les poches de ceux qui ont besoin des aides au logement pour vivre dignement. En effet, le montant des aides sera désormais calculé en fonction des revenus actuels des demandeurs, et non plus de leurs revenus antérieurs. Conséquences : les salarié-es les plus jeunes et les plus précaires, en contrats courts, seront les plus grands perdants. Un jeune de 24 ans vivant en foyer de jeune travailleur avec un salaire de 750€ perdrait ainsi plus de 1200€ par an.

 

Cette baisse des aides s’ajoute à la baisse des APL qui frappe déjà les familles les plus en difficulté, dans un contexte de montée générale des colères et de mobilisation des gilets jaunes contre les mesures gouvernementales qui diminuent le pouvoir d’achat. Cette réforme est totalement irresponsable. Il s’agit d’une véritable bombe sociale que le gouvernement s’apprête à dégoupiller.

 

Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes

Paris, le 5 décembre 2018.

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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