commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
Patrick Le Hyaric, député européen, évoquera les enjeux du Brexit, samedi, au port, en compagnie de Glenn Le Saout, candidat finistérien aux Euopéennes. Crédit Photo: Archives
Trois questions à Patrick Le Hyaric
député européen, Parti communiste français (PCF), directeur de l'Humanité et n°3 sur la liste européenne communiste.
- Recueilli par Maëlle Denis
Vous allez parler des conséquences du Brexit pour les ports bretons, quelles sont-elles?
Il y a des conséquences à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sur l'ensemble de nos côtes. En matière de pêche, il existait une sorte de mer ouverte, sans frontière. On va revenir à des zones de pêche. Il n'est pas du tout exclu que revienne l'interdiction d'aller pêcher dans certaines zones. Et inversement. ça va à l'encontre de la coopération maritime. Il y a là un enjeu sérieux qui peut avoir des répercussions sur toute la façade atlantique, et sur celle de la Manche, jusqu'à la Belgique.
Où en est l'Europe aujourd'hui, selon vous?
On se trouve dans une situation inédite. D'abord, la crise de l'idée européenne parce que la construction de l'UE, sous l'égide de la loi des marchands et de l'argent, a abouti à beaucoup de déceptions. Aucun souhait n'a été exaucé. On n'a jamais eu autant d'inégalités et aucun effort n'a été fait en matière d'harmonisation sociale, notamment salariale. Aucun effort non plus en matière de protection sociale, on constate même le démantèlement du système de protection sociale de retraite.
Quels sont les enjeux de ces européennes 2019?
Il y a plusieurs gros enjeux qui concernent la vie quotidienne en matière de rémunération du travail, en matière de service public, de répartition de l'argent et en matière d'environnement. A ceci s'ajoutent de gros défis. Celui du climat, on ne peut l'affronter qu'ensemble. Celui du numérique, aujourd'hui une industrie dominée par l'Amérique du Nord, par des gens qui payent très peu de fiscalité sur le sol européen. L'évasion fiscale, enfin, qui coûte près de 1000 milliards d'euros qui seraient une source de financement considérable pour le budget européen.
On est en train d'entrer dans une nouvelle réforme de la PAC (politique agricole commune), on sait en Bretagne la manière dont sont traités nos petits et moyens paysans qui sont confrontés à une concurrence acharnée. Il faut aborder une autre politique agricole européenne.
Ne pas aller voter aujourd'hui, c'est donner carte blanche au Conseil européen qui est à majorité de droite, allié à l'extrême-droite. Donc, il faut que les électeurs se mêlent de cette affaire pour refonder profondément l'Union européenne.
Samedi 2 mars, au pot de plaisance de Bloscon, à 15h, au bar-restaurant "C'est ici". Glenn Le Saoût, candidat finistérien du PCF aux élections européennes, sera également présent.
Le samedi 2 mars à 20h30
Espace du Roudour St Martin des Champs
Le BAB's Orchestra chante les grands classiques de la Pop Anglaise des années 60's, 70's, 80's
Tarifs: 10 € et 6€
Mise en vente MJC Morlaix 23/02 et 02/03 de 10h30 à 12h30
Pendant leurs 24 ans d'existence, les Bab Singers ont donné le goût de la musique et de la chanson, de la pratique artistique en général, à plus de 600 jeunes scolarisés le plus souvent dans les collèges et lycées morlaisiens, avec des projets très ambitieux se traduisant par des dizaines de représentations rencontrant un grand succès populaire. L'association voulait a organisé en juin 2017, un grand concert à destination de tous ceux qui avaient soutenu la belle aventure des Bab Singers, pour clore cette aventure .
Le 10 novembre 2016, une rencontre a eu lieu entre les responsables de l'association et Madame Le Maire de Morlaix, accompagnée de l'adjoint à la culture de la ville, à l'occasion de laquelle, en échange d'un renoncement à la subvention annuelle 2017, et d'un reversement des recettes de billetterie, l'association pourrait bénéficier de la mise à disposition de Langolvas pour le concert de fin de saison.
L'association a réglé avec la recette de billetterie de les frais liés aux droits SACEM et surtout aux prestations techniques de sonorisation, d'éclairage, et de vidéo et il restait 1810,63 € sur les recettes de billetterie et la dévolution de la maigre somme qui restait sur le compte de l'association à reverser à la ville, qui s'additionnaient d'une certaine manière aux 1700€ d'économiser sur la subvention 2017 des Bab Singers non versée par la ville.
Or, suite au recours de la ville en recouvrement de paiement auprès du Trésorier, l'association est mise en demeure, sans aucune possibilité de financement, de régler la somme de 4884,23€
Entre juin 2017 et février 2018, et depuis 1er février 2018, plusieurs courriers et demandes de rendez-vous et plusieurs tentatives de conciliation des responsables de l'association des Bab Singers n'ont reçu aucune réponse.
Sans arrangement possible avec la municipalité et dans l'impossibilité de régler une telle facture les choristes ont décidé de lancer une souscription volontaire.
En remerciement de l’investissement donné en temps et en énergie par notre collègue, c’est un appel qui est lancé afin d’aider financièrement l’association ;
Vous pouvez vous rendre sur le site :
Glenn Le Saôut était l'invité de l'Instant T sur Tébéo mardi 5 février. Son intervention de 6 minutes environ a été claire et convaincante. Aller la voir en Replay sur le site de Tébéo.
La 44e cérémonie des César a récompensé, vendredi, le film « Les Petites mains », un court-métrage à la tonalité sociale. Originaire de Morlaix (29), sa productrice, Pauline Seigland, confie son émotion.
Le film que vous avez produit, « Les Petites Mains », a reçu le César du meilleur court-métrage. Qu’avez-vous ressenti à ce moment ?J’étais très émue, extrêmement émue. Je suis contente de ne pas trop avoir pleuré et d’avoir pu dire mon discours ! Mais c’était quelque chose d’incroyable, je n’ai pas dormi de la nuit, et j’ai dû prendre le train dès le matin, à 7 h… C’était fou ! On a fait tout un parcours, et ils ont gravé le nom du réalisateur, on est allés manger au Fouquet’s, on a fait la fête toute la nuit, on a rencontré des gens qu’on admirait… On a eu des mots émouvants de Xavier Legrand - qui a reçu le César du meilleur film pour « Jusqu’à la garde » NDLR -, c’était super. Pour nous, ce qui arrive, c’est hyper important. C’est l’espoir d’arriver à faire des longs-métrages, on s’est battus pour ça toute notre vie ! Et les gens qu’on a rencontrés ce soir-là se souviendront de nous ensuite.
Petite, vous alliez souvent au cinéma La Salamandre, à Morlaix. C’est ce qui vous a donné envie d’y consacrer votre carrière ?
J’ai été y voir beaucoup de films en grand écran, c’est vrai. Mais j’ai aussi des parents cinéphiles, et notamment ma mère, qui est comédienne.
Vous pensiez alors que vous réussiriez à travailler dans ce milieu ?Je ne me suis jamais dit que ce n’était pas possible. J’ai toujours fait des études en lien avec le cinéma, d’abord au lycée, puis en BTS, et enfin à l’école des Gobelins. Très tôt, je savais que ce que je voulais faire, c’était de la production. C’est un métier où on est indépendant et où on a un libre arbitre, ça me correspondait ! Je suis une fille un peu frondeuse, battante, j’ai de l’énergie, et il faut toutes ces qualités. En vrai, mon rôle, c’est juste de savoir lire et compter : je lis des scénarios, je fais des retours et je recherche de l’argent pour rendre le film possible…
« Aujourd’hui, il est difficile de financer un film qui ne soit pas une comédie potache à plus de 4 millions d’euros »
Au moment de recevoir le prix, vous avez tenu à défendre le cinéma indépendant. Quelle vision du cinéma voulez-vous porter ?Pendant la cérémonie, le chef décorateur Michel Barthélemy (récompensé pour les décors des « Frères Sisters » NDLR ) a fait un discours très engagé et militant : ça coûte peut-être cher de faire des films, mais ça apporte aussi une richesse. Il faut garder ce travail en France. Moi, je voulais dire que c’est à nous, jeunes producteurs, de faire le cinéma de demain. Il faut préserver les films d’auteur, notamment pour ceux qui débutent. Aujourd’hui, il est difficile de financer un film qui ne soit pas une comédie potache à plus de 4 millions d’euros, il faut donc défendre les dérogations au code du travail qui nous permettent de les réaliser.
« C’est une marque de confiance, les gens vont croire en nous et vont soutenir nos projets »
Ça va surtout nous permettre d’avancer sur les projets déjà existants. C’est une marque de confiance, les gens vont croire en nous et vont soutenir nos projets. Avec Films grand huit, on produit des films de recherche, des films d’auteur, des visions d’un réalisateur sur le monde. Ce ne sont pas du tout des films formatés. Une reconnaissance comme un César, ça permet aussi de dire que ces gens-là sont intéressants, qu’il faut les suivre.
Votre court-métrage raconte l’histoire d’un ouvrier qui enlève l’enfant de son patron pour empêcher la fermeture de son usine, il parle de violence sociale. Quand vous avez choisi de le produire, vous imaginiez qu’il pouvait faire autant écho à l’actualité ?
C’était déjà beaucoup d’actualité. On l’a commencé au moment de la lutte de l’usine Fralib ( qui a lutté contre sa fermeture de septembre 2010 à mai 2014 NDLR). C’est quelque chose qui ne s’arrête jamais d’être d’actualité. C’est la réalité du monde capitaliste dans lequel on vit.
Oui, bien sûr ! La cinémathèque me l’avait proposé, alors on va le faire. Je suis en tournage encore quelques semaines, mais on va pouvoir organiser ça après. On va faire une soirée, ça va être super !
Près de 900 personnes ont défilé à Landivisiau samedi après-midi, contre le projet de centrale à gaz. Des manifestants ont forcé les barrières de chantier qui entourent désormais le site. Une centaine de personnes y a pénétré, avant de repartir dans le calme, en fin d'après-midi.
Près de 900 manifestants ont défilé dans une ambiance bon enfant, au son de la musique, samedi après-midi à Landivisiau. Certains étaient déguisés, d'autres portaient des gilets jaunes. "On est partis à une trentaine de Brest. Moi je ne suis pas pour la centrale de Landivisiau, j'étais déjà opposé à Plogoff", explique Christian, l'un des gilets jaunes brestois.
"Là, c'est la force des citoyens. On ne doit pas accepter des projets aussi aberrants" Jean-Yves Quéméneur, un des leaders des opposants à la centrale
Quand le cortège passe le long du site de la future centrale, des manifestants forcent les barrières de chantier installées récemment tout autour. Près de 100 personnes envahissent alors le site, les autres restent regarder de la route. Les manifestants quittent finalement le terrain en fin d'après-midi, dans le calme.
Avant de quitter le site du chantier, certains manifestants scandent : "on reviendra", en direction des forces de l'ordre. La mobilisation de ce samedi semble regonfler le moral de ceux et celles qui se mobilisent presque tous les matins à Landivisiau.
"Depuis le 21 janvier, tous les matins, un groupe est présent sur le site de la centrale. On est entre 20 et 40 personnes pour faire pression et ralentir les travaux. Notre but est bien de stopper les travaux" explique Angélique, militante de l'association "Landivisiau doit dire Non à la centrale". Sur le terrain juridique, une décision du Conseil d'Etat est attendue d'ici deux semaines.
C'est un nouveau coup dur pour l'école Gambetta qui se voit supprimer sa classe d'ULIS, avec derrière un acte deux qui sera la suppression de deux quarts de poste, et un acte trois qui pourrait être la suppression d'un temps de décharge de direction. Après la perte d'un poste et d'une classe l'an passé, on a l'impression que l'Inspection académique, avec les moyens qui lui sont donnés par le Gouvernement qui n'en a strictement rien à foutre de l'école publique, s'acharne contre cette école populaire du quartier Saint-Augustin à Morlaix! Avec quelles conséquences pour les enfants, la mixité de cette école?
Ismaël Dupont, conseiller municipal PCF, membre de la commission Enseignement de Morlaix.
Du changement en vue dans les écoles morlaisiennes de Gambetta et de Corentin Caër. « La classe Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) de Gambetta va être transférée à Corentin Caër ». L’information provient de la Direction académique des services de l’éducation nationale du Finistère.
Pour rappel, la classe Ulis de Gambetta est composée de dix élèves. L’école l’accueille depuis des années. Et selon l’équipe d’AVS, c’est « l’incompréhension » devant « cette mesure ». Pour elle, « toute l’équipe enseignante est très engagée et investie pour la réussite des élèves. Tous les élèves d’Ulis sont respectés des autres élèves et ont réussi à créer des liens ». Elle ajoute également que « certains élèves Ulis sont en inclusion dans d’autres classes et tous progressent avec succès. Progression reconnue par tous les intervenants extérieurs qui les encadrent ». Enfin, elle rappelle que « les élèves Ulis sont particulièrement sensibles » et pense qu’« un changement d’environnement et d’encadrement pourrait être néfaste à l’équilibre et la confiance tissée au fil des ans ».
Du côté de la Direction académique des services de l’éducation nationale du Finistère, la décision a été prise « après étude », à partir notamment d’une « analyse précise » effectuée entre autres par l’inspectrice « en charge des élèves handicapés ». Le transfert à Corentin-Caër, marquée par l’« ouverture d’une cinquième classe » est « justifié » par « le fait que ce soit une plus grande structure » que Gambetta, ce qui permettra une « facilité d’inclusion des élèves d’Ulis ». L’argument de la direction porte sur « l’intérêt des élèves » et la « qualité d’inclusion ». « Les déplacements » nécessaires de ces enfants auprès des intervenants extérieurs seront programmés.
Du côté des associations des parents d’élèves des écoles, les réactions étaient différentes. Si à Gambetta, Sébastien Portier, parent élu, n’était pas vraiment étonné de la confirmation, à Corentin-Caër, « l’étonnement » était au rendez-vous pour Katell Salazar, la présidente. « Je ne savais pas, je n’étais pas au courant », exprimait-elle.
Cette décision a pour conséquence d’alarmer le co-président de l’APE de Gambetta. Sébastien Portier s’interroge plus fortement sur demain et a « peur de la suppression des deux quarts de postes obtenus en 2018 » suite à la mobilisation et « comme il n’y aura plus que trois classes, il pourrait y avoir suppression du temps de décharge de direction ».
Ordre du jour du prochain Conseil de Communauté
Lundi 11 février 2019 - 18h
- Aéroport de Morlaix – Rémunération de la CCI MBO pour l'exercice 2017
- Représentation de Morlaix Communauté à la régie d'eau potable et assainissement
- Création d'un 11e vice-président
- Élection d'un 11e vice-président
- Débat d'orientation budgétaire
- Mise en place des autorisations de programme/crédits de paiement
- Nomination des représentants des collectivités membres de l'Agence France Locale
- Désignation des représentants au CT et au CHSCT :
(Proposés :
Titulaires : Guy Pouliquen, Martine Dilasser, Guy Pennec, Françoise Raoult
Suppléants :
Nathalie Bernard, Yves Moisan, Maryse Tocquer, Marc Madec)
- Étude de programmation urbaine, architecturale et paysagère pour l'aménagement du Kelenn à Carantec – proposition de participation de 11 456,25€ de Morlaix-Communauté (15 % du coût HT de l'étude)
- PLU de Morlaix- Approbation de la révision allégée n°2 relative à l'Aéropôle centre
- PLU de Morlaix – Bilan de la concertation dans le cadre de la modification n°2 relative au projet de Chaufferie bois
- PLUIH – Plan local d'Urbanisme de Morlaix Communauté tenant lieu de Programme Local de l'Habitat – Bilan de concertation – Arrêt du projet (Document de synthèse de 15 pages à discuter)
- Appel à candidatures 2019 « Dynamisme des bourgs ruraux et des villes en Bretagne » - Soutien de la communauté d'agglo aux dossiers présentés par les communes
- Participation financière à l'étude de revitalisation du centre-bourg de Plounéour-Menez (15 % du coût, 6000€)
- Fonds de concours « Appui au développement territorial » : 40 000€ pour la création d'une Maison d'Assistantes Maternelles et d'un studio locatif à Guimaëc, 53 681€ pour la restructuration et l'agrandissement de la salle omnisports de Lanmeur
- Plan de financement de l'étude pour l'évaluation et le rétablissement de la continuité écologique de la rivière de Morlaix au droit du mur-barrage du port (Morlaix-Co mettrait 13 200€ dans l'étude)
- Cession de terrain au groupe SPIE – Probia Ingenierie – ZI de Kerviven (9 salariés, équipements industriels automatisés pour la transitique)
- Politique foncière (Environnement, Economie, Aménagement) pour le secteur Pleyber-Christ/ Sainte-Sève
- Projet d'école d'herboristerie Cap Santé à Plounéour Menez (transfert de subvention FNADT)
- Bilan 2018 aides aux entreprises (immobilier d'entreprise, agriculture, commerce, artisanat, pour un total de 136 245 €)
- Pass commerce artisanat : mise à jour de dispositif
- Convention de partenariat entre Initiative Pays de Morlaix et Morlaix Communauté, Haut Léon Communauté et la communauté de communes du Pays de Landivisiau
- Attribution d'une subvention, exposition 2019 au Cairn de Barnenez : 5000€
- Espace des Sciences à la Manu (avenant n)3 : Morlaix-Co a signé une convention avec l'Agence Nationale de Renouvellement Urbain dans le cadre du financement du projet Espace des Sciences à la Manufacture de Tabac de Morlaix, allouant une subvention de 4,2 millions d'€ - avenant qui modifie l'échéancier prévisionnel)
- Espace des Sciences à la Manu – subvention d'investissement de 305 300€ à l'Espace des Sciences au titre de l'année 2019
- Petite enfance – réflexion sur la méthode, diagnostic de territoire sur l'accueil Petite Enfance
- Etude d'aménagement des abords du lycée Tristan Corbière – Conventions de financement
- Présentation du rapport annuel sur le développement durable : k6.re/hmlym
- Approbation du lancement de la procédure de consultation de marché public de prestations de services portant sur l'exploitation des réseaux et des ouvrages d'assainissement collectif.
- Convention avec la ville de Morlaix pour l'entretien des espaces du pôle d'échange multimodal de la gare
- SAGE de l'Aulne- participation 2018
Loi anti-casseurs. Le Feur s'explique, le PCF dénonce.
La loi dite "anti-casseurs" a été votée, cette semaine, par l'Assemblée Nationale. La députée de la quatrième circonscription, Sandrine Le Feur (LREM), s'est expliqué dans un communiqué sur son vote favorable à cette loi.
"Avec l'interdiction administrative de manifester pour les personnes dont la participation à une manifestation constitue un risque d'une particulière gravité pour l'ordre public, avec l'inscription au fichier des personnes recherchées de ces casseurs ayant commis des actes délictuels à l'occasion de précédentes manifestations, nous pourrons enfin tenir à distance les fauteurs de trouble", écrit la députée. L'élue de poursuivre: "Ces mesures de prévention me semblent de bon sens. Lorsque Morlaix se transforme en ville morte un jour de marché, il me semble urgent de légiférer pour prévenir les violences et sanctionner leurs auteurs. Il est évident que la loi ne vise pas à empêcher les manifestations, mais bien à renforcer la liberté de manifester, par un régime simplifié de déclaration".
Pour le PCF (Parti communiste), "ce sont que les députés comme Sandrine Le Feur ont osé voter restera à tout jamais comme une tache indélébile dans notre histoire républicaine. Ces dispositions vont dans le sens d'une restriction des libertés publiques et du droit de manifester. Dans un contexte de fortes mobilisations violemment réprimées, de grand débat vérrouillé, cette loi est une indication supplémentaire de la dérive antidémocratique et répressive du pouvoir macronien. Face à une contestation grandissante de sa politique antisociale, des injustices criantes qu'elle génère, le gouvernement, au lieu de répondre à la colère des Français, veut mettre l'éteignoir". Le parti de préciser: "Loin de nous l'idée de vouloir épargner les casseurs, mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici. Au moment où les blessés graves dus aux forces de l'ordre se comptent par centaines, ce que tente le pouvoir avec cette loi est de dissuader de manifester"
Interdiction de lanceurs de balle de défense dans le cadre du maintien de l’ordre
Christine PRUNAUD
Sénatrice des côtes d’Armor
GROUPE COMMUNISTE, REPUBLICAIN ET CITOYEN
Commission des affaires étrangères Et de la défense
Membre de la Délégation aux Droits des Femmes
Mme Christine Prunaud attire l'attention de M le Ministre de l’Intérieur sur l’interdiction de certaines armes utilisées dans le cadre du maintien de l’ordre.
En effet, de plus en plus de signalements pour violences policières présumées sont effectuées auprès de l’inspection générale de la police nationale. Les griefs portent notamment sur l’utilisation de lanceurs de balle de défense LBD40 ou des grenades GLI-F4.
Ces armes provoquent de graves blessures pour les personnes visées, de la simple contusion, à la perte d’un membre, d’un œil, voire plus grave au comas et au décès.
Elle lui rappelle que notre pays est le seul à en être doté au sein de l’Union Européenne. De plus, le Défenseur des Droits, l’ONU, l’Union Européenne et de nombreuses associations jugent ces armes extrêmement dangereuses et appellent à leur interdiction.
Pour ces raisons, elle lui demande s’il entend interdire l’utilisation de ces armes par les forces de l’ordre, lors des manifestations.