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Communiqué de la Fédération du PCF du Finistère
Manifestation des retraités le 20 mars à Pontivy
La fédération du PCF du Finistère appelle les retraité.e.s et retraitables à se mobiliser jeudi 20 mars et à participer à la manifestation régionale à l'appel de neuf organisations syndicales et associations de retraités.
La situation sociale des retraité-e-s se dégrade fortement depuis plusieurs décennies en raison du travail de sape mené par les gouvernements successifs. La pauvreté se développe et se posent les questions de santé, de logement, d’accès aux soins et aux services publics. Une opposition systématique est entretenue entre jeunes et retraité-e-s, retraité-e-s et salarié-e-s et même entre retraité-e-s car il y aurait des retraité-e-s aisé-e-s avec une pension mensuelle de 2000 €.
Nous constatons également que depuis des mois, les retraité-e-s sont accusé-e-s de tous les maux, responsables d’une grande partie de la dette du pays et du prétendu « déficit de la Sécurité sociale».
Cela revient à oublier rapidement les milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, ainsi que les aides publiques massivement versées à ces mêmes entreprises, sans aucune contrepartie en termes d’emploi, de formation professionnelle ou de revalorisation des salaires.
Rappelons que 60% des retraité-e-s perçoivent une pension inférieure au SMIC, 31% des retraité-e-s reçoivent moins de 1 000 € par mois;
Nous ne devons qu’au vote de la motion de censure que les pensions aient été enfin revalorisées de 2.2% au 1er janvier, mais les retraités sont sous la menace de la suppression des 10% d’abattement pour le calcul de nos impôts et de l’alignement du taux de CSG sur celui des actif·ves
Une réforme pour une bonne retraite est possible et nécessaire
Les communistes appellent à agir pour l’augmentation immédiate de 10 % de toutes les pensions et pour une loi pour rétablissant la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75 % du revenu net d’activité
Des déplacements en car sont prévus , inscrivez vous auprès des Unions locales des syndicats
À Brest : départ à 8 h de la Maison du Peuple, 2, place Edouard-Mazé, passages au Géant (arrêt de bus Villeneuve), puis Leclerc Plougastel-Daoulas, passage à Châteaulin – Le Pouillot à 8 h 45.
À Morlaix : départ à 8 h 40, arrêt de bus Carrefour Saint-Martin-des-Champs, passage à Huelgoat 9 h 10, zone de covoiturage de Menez-Braz et Carhaix, maison des syndicats, à 9 h 35.
À Quimper : départ du parking Penvillers à 9 h. Inscriptions/contact : usrcgt29@orange.fr ; tél. 02 98 44 37 55.
Intervention d'Isabelle Maugeais le 6 mars 2025 sur la solidarité et l'action sociale (photo Jacqueline Héré)
Depuis juillet 2021, il y a 3 élu.e.s communistes dans le groupe Finistère et Solidaires au Conseil départemental du Finistère: Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais, Ismaël Dupont. Voici nos interventions au Conseil départemental du 6 mars 2025 sur le vote du budget.
Intervention Séance Plénière du 6 mars – Sport - Isabelle Maugeais, élue départementale du Canton de Pont-de-Buis (intervention travaillée avec Jacqueline Héré, élue départementale du canton de Morlaix)
M le Président , chers collègues,
Comme les années précédentes notre groupe ne peut se satisfaire de votre manière de distribuer les subventions de 5 euros par adhérent aux clubs sportifs.
Saupoudrer le soutien départemental uniquement au regard du nombre d’adhérents est une solution simpliste qui ne tient aucun compte de la réalité de la vie des clubs, qui ne fait pas levier pour développer les pratiques sportives.
Nous nous répétons : comment développer la pratique des femmes ? des Finistériens en situation de handicap ? des personnes en insertion ?
Nous sommes à mi-mandat, il est possible de faire évoluer le soutien du Département au sport.
Notre Proposition : Développer une politique sportive construite autour de trois piliers :
la solidarité,
l’inclusion et
l’éco-responsabilité,
une politique sportive également en faveur de l’égalité Femmes Hommes,sensibilisant autour des incivilités et de la prévention des violences dans le sport.
Nous avions proposé lors du DOB que l’aide soit par exemple doublée pour le handisport et le sport adapté, d’étendre l’aide aux actions de sport santé : qu’en est-il ?
Les études montrent que les politiques publiques permettant de développer la pratique sportive sont des investissements, qui préviennent d’autres dépenses publiques.
Le sport est un enjeu de société et mérite mieux que des subventions versées simplement au nombre d’adhérents.
Intervention Séance Plénière du 6 mars – Sport - Isabelle Maugeais, élue départementale du Canton de Pont-de-Buis
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Le Conseil départemental doit être fort sur ses compétences obligatoires : il doit être un pilier pour le développement des solidarités humaines et territoriales dans le Finistère. Nous sommes tous d'accord la dessus.
Il doit également s’engager sur des compétences facultatives sur lesquelles son action a un réel effet levier pour soutenir les forces de notre territoire.
Pour le Finistère, c’est une chance d’avoir une Métropole, c’est une chance d’avoir l’Université de Bretagne Occidentale.
Lors de la dernière Séance plénière, nous avons même adopté à l’unanimité un vœu pour soutenir cette dernière.
Le Conseil départemental doit continuer à montrer son attachement à l'université avec force via son budget dédié à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Collectivité des solidarités, il doit également peser de tout son poids pour que ses compétences obligatoires améliorent la qualité de l’accompagnement de tous les étudiants de l’UBO.
Deux exemples : la priorité de votre mandat, le handicap, et l’action sociale.
Le handicap tout d’abord, pour que les étudiants de l’UBO en situation de handicap soient soutenus dans leur quotidien d’étudiant, que les conditions de la réussite de leur parcours universitaire soient garanties.
Aujourd’hui notre groupe pouvons nous inquiéter de savoir que les besoins particuliers des étudiants en situation de handicap soient trop peu pris en compte, ou bien que l’institution renvoie leur soutien vers la solidarité entre étudiants ce qui ne nous paraît pas une réponse adaptée.
Il n’est pas acceptable aujourd’hui que des étudiants à mobilité réduite ne soient pas accueillis en toute sécurité dans les locaux de l’université, que des ascenseurs soient régulièrement en panne.
Il n’est pas acceptable qu’ils ne puissent pas bénéficier d’une aide humaine pour leur permettre de suivre leurs cours, comme ils pouvaient en bénéficier dans le secondaire.
Monsieur le Président,
Vous dites aux finistériens que la priorité de votre mandat est le handicap : le Conseil départemental doit être le chef d’orchestre de l’inclusion des Finistériens en situation de handicap dans tous les domaines et agir avec force auprès de ses partenaires pour soutenir leurs parcours de vie.
L’action sociale, ensuite.
La précarité étudiante explose, les articles de presse quotidienne régionale sur ce sujet se multiplient depuis des années. Fin février encore, 300 étudiants brestois se sont rendus à la distribution alimentaire organisée par un syndicat étudiant associé à la Banque alimentaire.
C’est dans ce contexte inquiétant que le restaurant universitaire de Plouzané est fermé depuis plusieurs semaines, à durée indéterminée, privant des étudiants de repas à des tarifs accessibles dans des conditions dignes.
Les solutions proposées par le CROUS dans l’attente ne sont pas satisfaisantes : certains étudiants ne peuvent plus déjeuner, et aucun ne peut déjeuner avec un repas chaud, et au chaud, alors que pour certains ces repas étaient la seule garantie de se nourrir suffisamment et correctement. Aujourd'hui ces jeunes sautent régulièrement un repas.
Chef de file des solidarités, le Conseil départemental doit aussi être au rendez-vous pour répondre aux difficultés de ces étudiants.
L’Adeupa – que vous avez décidé de cesser de soutenir - a récemment (janvier 2025) publié une étude sur la précarité alimentaire à Brest que je vous invite à lire.
Sa conclusion rappelle la nécessité d’une coordination entre les acteurs et le déploiement de dispositifs innovants pour répondre à l’explosion de la précarité alimentaire.
Pour nous, c'est au Conseil départemental de jouer ce rôle : impulser une coordination pour répondre à ces besoins, peser auprès de l’Etat pour la réouverture du restaurant universitaire de Plouzané.
Le Conseil départemental doit également innover pour ne pas laisser les jeunes étudiants Finistériens dans la précarité, condition nécessaire à leur réussite scolaire et à la préparation de leur avenir. Nos étudiants vivent une vraie crise d'espérance et nous devons y répondre.
Ce que nous proposons aujourd’hui c’est l’expérimentation d’une Sécurité Sociale Alimentaire pour les étudiants finistériens.
De nombreuses collectivités se sont engagées sur ces dispositifs au cours des toutes dernières années, et les résultats sont encourageants : les personnes se nourrissent suffisamment, avec des aliments de qualité et choisis , retrouvent de la dignité, tout en soutenant les producteurs locaux par le biais de conventionnement. Sortons de ces nomenclatures de bénéficiaires stigmatisant es et offrons à chacune et chacun une véritable place de décideur de ses choix alimentaires .
Le Conseil départemental du Finistère doit être un moteur pour le territoire : se mobiliser pour soutenir les étudiants d’aujourd’hui, c’est préparer l’avenir de notre département. Chacun y trouverait sa place et cette nouvelle forme de solidarité redonnerait de l'espoir à tous et se souviendrait longtemps du rôle joué par le Département dans ce projet.
Interventions Ismaël Dupont - Conseil départemental du 6 mars 2025 - conseiller départemental du canton de Morlaix:
" M. Le président, la finalité et la légitimité de la politique départementale en matière de RSA s'évalue également à l'aune de son centre de gravité. Est-elle prioritairement construite dans l'intérêt des privés d'emplois, des allocataires du RSA, pour favoriser leur insertion sociale, leur droit au travail, leur égalité d'accès aux droits? A cet égard, il est éloquent d'avoir présenté votre bilan du plan RSA cette semaine quelque jour avant ce conseil département dans une entreprise finistérienne, chez Cadiou, avant même de l'avoir présente en séance publique aux conseillers départementaux. Manière d'articuler la finalité des dispositifs de contrôle et de régulation du plan RSA aux besoins des entreprises et du patronat. On est là dans une forme de confusion regrettable des genres entre le privé et le public et à titre personnel, plus généralement, je regrette que systématiquement des conférences de presse précèdent les débats et votes en séance sur les politiques départementales. Ce n'est pas une manière de reconnaître à sa juste valeur le mandat que les électeurs ont accordé aux 54 conseillers départementaux."
Troisième intervention sur le Pacte Finistère:
"Le manque de transparence que nous pointons dans le pacte Finistère et l'attribution des subventions aux communes et aux communautés d’agglomération et de communes ne concerne pas tant la connaissance des sommes allouées aux cantons et aux communes années après années mais bien plutôt les raisons de retenir tel ou tel projet, et de subventionner à telle ou telle hauteur, où, à défaut de tout critère de priorisation, de toute clarification de priorités départementales dans l'attribution de subventions aux communes, on ne peut s'interroger vos choix. En tant qu'elus départementaux de l'opposition nous sommes bien invités à une présentation des projets des communes pour le volet 1, mais nous n'avons aucune compréhension rationnelle du choix de privilégier telle ou telle commune telle année, tel ou tel projet, de subventionner à telle hauteur ou à telle autre, avec parfois des montants de subventions très différents pour des projets similaires. Ce que nous reprochons c'est l'absence de définition d'axes prioritaires pour le subventionnement public départemental. Financer un projet à haute valeur ajoutée sociale, c'est quand même autre chose que de financer de la vidéo-protection dans une commune."
A l'heure où l’extrême-droite progresse dangereusement en Europe et dans le monde, les communistes appellent à combattre le racisme et la xénophobie qui demeurent des ressorts majeurs de sa progression .