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18 janvier 2025 6 18 /01 /janvier /2025 07:14
Ouest-France, Finistère: A un an des élections municipales, le PCF veut se renforcer (18 janvier 2025)
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18 janvier 2025 6 18 /01 /janvier /2025 06:54
Voeux de la fédération PCF du Finistère à Douarnenez, 17 janvier 2025

Voeux de la fédération PCF du Finistère à Douarnenez, 17 janvier 2025

Vœux du PCF Finistère à Douarnenez ce vendredi 17 janvier à l'ancienne mairie de Douarnenez, désormais maison Charles Tillon, où se réunissaient les dirigeants ouvriers, syndicaux et politiques il y a cent ans pour la grève des ouvrières des conserveries : Charles Tillon, Lucie Colliard, Joséphine Pencalet, Daniel Flanchec, etc. Camille Gontier pour la section de Douarnenez, Ismaël Dupont pour la fédération du Parti communiste du Finistère, et Taran Marec pour la Jeunesse communiste ont pris la parole avant l'apéritif dînatoire à l'occasion duquel nous avons écouter les chansons des ouvrières des conserveries du littoral du sud Finistère interprétées par Klervi Riviere et Marie-Aline Lagadic. 

60 personnes étaient présentes, des camarades des sections PCF du Finistère (Douarnenez, Pays Bigouden, Quimper-Fouesnant, Audierne-Cap Sizun, Crozon-Châteaulin, Quimperlé-Scaër,  Brest, Morlaix, Carhaix-Huelgoat, etc.), des sympathisants communistes et des invités élu.e.s et militant.e.s de la gauche douarneniste, notamment Françoise Pencalet, Hugues Tupin, Florence Crom, le secrétaire de section du PS Yohan Quéré, Jean-Louis Griveau

Photos Hervé Ricou

 

***

Douarnenez, maison Charles Tillon, 17 janvier

 

Intervention d’Ismaël Dupont pour les vœux du Parti

 

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s camarades,

 

C’est un bonheur pour nous de pouvoir organiser ce moment convivial des vœux de la Fédération PCF du Finistère avec la section de Douarnenez, à Douarnenez, dans cette maison Charles Tillon, l’ancienne mairie où se réunissait le comité d’organisation de la grève des sardinières, qui rappelle combien l’appui de militants de premier ordre comme Charles Tillon, Lucie Colliard, Marie Potasse (devenue Tillon), Flanchec, et des organisations de la CGTU, du PCF, et du journal L’Humanité, furent importants dans le soutien à la lutte des Sardinières de Douarnenez, pour la victoire de ce mouvement.

 

Charles Tillon, à qui l’on doit le tableau que nous avons mis en exergue pour ces vœux 2025, ne fit pas peu pour rappeler la nouveauté et la fécondité des grèves gagnantes des sardinières finistériennes de 1924 à 1927 dans son livre : « On chantait rouge » (1977).

Dans son tableau « La révolte des sardinières », on voit une foule résolue d’ouvrières bretonnes en coiffes blanches porter fièrement le drapeau rouge en avançant vers nous le long de la grève, se détachant progressivement à l’arrière-plan et en queue de cortège d’une falaise, comme si leur force venait du granit, celui dont on forge les têtes dures des « Penn sardin ». Le tableau est inspiré d’une photo d’une manifestation de sardinières bigoudènes à l’été 1926 entre le port de Lesconil et celui du Guilvinec. Charles Tillon accompagnait les 60 ouvrières chantant l’Internationale en cortège auprès des murets de pierre de la côte bretonne.

En novembre 1924, quand commence la grève des sardinières de Douarnenez, pour gagner 5 sous supplémentaires (une augmentation réclamée de 25 centimes par heure), Charles Tillon a 27 ans.

Rennais d’origine, ajusteur à l'arsenal de Brest en 1916, il s'est embarqué comme matelot mécanicien sur le croiseur "Guichen". En 1919, par solidarité avec la révolution bolchevique que combat l'armée française, il avait provoqué une mutinerie sur le "Guichen" en Méditerranée. Il est condamné au bagne pour 5 ans et envoyé au Maroc. Bénéficiant finalement d'une amnistie comme les mutins de la mer Noire, il devient ouvrier ajusteur à Nantes, puis adhère au Parti Communiste en 1921. Il devient permanent de la CGTU en 1924. La grève des sardinières de Douarnenez constitua sa première grande mission sur le terrain pour organiser un mouvement social, avec pour associées l’institutrice savoyarde féministe, antimilitariste et communiste de la CGTU Lucie Colliard, puis Alice Brisset qui succédera à cette dernière. Charles Tillon continuera son œuvre de « gréviculteur » et l’organisation du mouvement de lutte des ouvrières bretonnes et pêcheurs à Lesconil et dans tout le pays bigouden en 1925 et 1926.

Bien sûr, nous sommes aujourd’hui à Douarnenez pour rendre hommage, à l’occasion de son centenaire, à ce mouvement social fondateur, à cette belle lutte des ouvrières des conserveries, avec l’appui des ouvriers et pêcheurs de Douarnenez, et de leur maire communiste Daniel Le Flanchec.

Rappelons que les salaires de ces femmes étaient près de trois fois inférieurs au salaire moyen des ouvriers au niveau national. Beaucoup de femmes et de familles vivent à crédit, tout en travaillant à la chaîne au gré des arrivages 10 à 14 heures par jours pour une paye minuscule versée par des industriels dont même le ministre du travail dira dans sa rencontre à Paris avec une délégation d’ouvriers et de sardinières emmenés par la syndicaliste Lucie Colliard en décembre 1924 qu’ils sont « des brutes et des sauvages ». La réglementation du travail n’était pas appliquée : les heures de nuit n’étaient pas majorées, le droit syndical n’etait pas respecté, ni le code du travail avec notamment ce qu’il contient de garanties pour la protection de l’enfance. Dans les usines ni chauffées ni isolées, à même la terre battue, les filles d’usines enchaînent les heures de travail dans des conditions désastreuses, sous l’autorité intransigeante des contremaîtresses. Beaucoup d’entre elles sont malades.

La grève des sardinières chantant « Pemp real a vo ! » est le symbole de la fin d’une résignation qui n’est plus de mise face aux magnats de l’industrie qui emploient et exploitent, les grandes dynasties industrielles comme Chancerelle ou la famille Béziers représentant une bourgeoisie vivant dans le luxe et l’ostentation, appuyées par un clergé très réactionnaire, qui pesait encore beaucoup en Bretagne sur les consciences.

Ces semaines de lutte, relayées au plan national, sont un succès pour le jeune PCF et la CGTU. Douarnenez, une des premières communes à gestion communiste en France, avec Huelgoat en Bretagne, est désormais un phare du communisme. Le Flanchec a incarné, de 1924 à 1940, un communisme municipal original. Au final, ces luttes sociales et politiques auront néanmoins ancré pour longtemps le communisme à Douarnenez et ouvert la voie, après-guerre, à ses maires PCF : Joseph Pencalet, Yves Caroff, Joseph Trocmé et Michel Mazéas qui dirigea la ville de 1971 à 1995. Saluons aussi l’action de leurs successeurs à gauche notamment qui surent maintenir cet héritage.

Rappelons aussi qu’à la suite du mouvement de grève, Joséphine Pencalet, ouvrière mobilisée dans la grève, est présentée en quatrième position sur la liste communiste (Bloc ouvrier et paysan) aux élections municipales et élue conseillère municipale en mai 1925. L’élection de Joséphine Pencalet fut annulée par arrêté préfectoral le 16 juin 1925, décision confirmée cinq mois plus tard par le Conseil d’État.

Marie-Aline Lagadic et Klervi Rivière reviendront tout à l’heure en chanson sur les luttes sociales des ouvrières des conserveries du Pays Bigouden, de Penmarc’h, Lesconil, Pont L’Abbé, en 1926 et 1927.

Ne les oublions pas. C’est la suite de la victoire de Douarnenez en janvier 1925, la demande de l’application des accords sociaux de fin de grève à toutes les conserveries du littoral. Mais là encore, les patrons n’ont rien donné de bonne grâce aux ouvrières et il a fallu tout arracher. Là encore, Charles Tillon était présent au côté des ouvrières. Cette histoire est magnifiquement racontée dans « Le Chant des Sardinières » et illustré par des chansons de l’époque, d’usine, de repos, de réjouissance et de lutte, en français et en breton. Et vous pourrez trouver et faire dédicacer le livre tout à l’heure si vous ne l’avez pas déjà.

J’en ai quasiment fini avec ce préambule historique – j’entends déjà les douarnenistes me dire : ça y est c’est bon, 4 mois de commémoration et d’hommage à cette grève historique, parlons du temps présent et de ses défis. Ils ont parfaitement raison.

Douarnenez aujourd’hui, comme beaucoup d’endroits du Finistère, c’est la crise du logement, de l’accès à la santé, les inquiétudes sur l’avenir des services publics, de l’emploi, des finances des collectivités, dans un contexte de desindustrialisation avancée, encore confirmé par la décision de délocalisation de l’usine Saupiquet de Quimper, un des témoins de cette activité de conserverie. Délocalisation pour trouver de la main d’œuvre à vil prix et augmenter les marges des actionnaires comme pour Michelin avec l’usine de Vannes ou Renault avec les fonderies de Bretagne.

Ils ont bien raison, ceux qui disent : regarde devant, pas dans le rétroviseur. Et pas seulement parce que c’est quand on est dans le brouillard et qu’il y a des dangers, en voiture, qu’il faut regarder devant le plus attentivement.

Mais c’est aussi la particularité du Parti communiste d’aller au combat avec cet héritage, de valeurs et de sacrifices. « La révolte bien de loin », pour reprendre un titre de Charles Tillon, de loin dans nos vies, et de loin dans l’histoire du mouvement ouvrier et égalitaire, bien plus loin que 1920. Nous ne sommes pas des voyageurs sans bagage, comme on dit. Certains font voyager le cœur léger, d’autres pèsent plus lourd.

Le destin de Charles Tillon en est l’illustration. Auteur du premier appel à la Résistance intérieure contre le fascisme, contre Vichy et l’occupant allemand, du 17 juin, fondateur des FTPF, ministre communiste de De Gaulle à la Libération qui mettra en œuvre le Programme des Jours Heureux du Conseil National de la Résistance, il sera écarté de la direction du PCF en 1952, puis exclu du PCF suite à un désaccord sur la question de l’intervention soviétique à Prague en 1968.

Cela ne réparera pas l’injustice et la faute, mais nous voulons aussi lui rendre un hommage appuyé aujourd’hui, et dire que nous les combats des communistes français se sont souvent déroulés dans des circonstances et un contexte politique et international plein de contradictions mais qu’ils ont toujours été sous-tendus par l’aspiration à une société plus humaine, égalitaire, fraternelle, et par des idéaux de droit au Bonheur et la Dignité pour chaque femme et chaque homme, de Paix et de Justice.

Ces idéaux sont toujours et plus que jamais d’actualité au moment où les capitalistes nous fabriquent un monde dont Trump et Elon Munsk, Bolloré et Macron, la vulgarité, l’arrogance, le cynisme et le narcissisme autiste, deviennent de nouveau totem, un monde sans avenir acceptable ni soutenable, fait de dénaturation de la démocratie, d’inégalités extrêmes, de progrès de la pauvreté, du néocolonialisme et de l’impérialisme, de violence sociale et de guerre, de prédation des ressources naturelles et de dégradation de l’environnement.

Rien que la crise écologique majeure qu’est le dérèglement et le réchauffement climatique justifierait à elle seule, du fait de ses conséquences immédiates, gravissimes, durables, irréversibles et universelles, une approche communiste des choses, à base de planification, de rationalité politique, de sobriété, de partage équitable des efforts, de réorientation complète de nos modes de vie, de notre économie, de nos modes de production et de consommation, qui ne soit pas antagonique avec la satisfaction des besoins sociaux du plus grand nombre.

On en est loin, mais, nous le savons, avec notamment le plan climat qu’a produit Amar Bellal et la commission Écologie de notre parti, il n’y a aucun salut basé sur la prolongation des logiques de marché et capitalistes, ni sur la religion de la croissance ou du productivisme à tout crin.

"Le capital épuise deux choses, le travailleur et la nature", écrivait Marx. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’actualité du combat communiste.

La lutte pour la Paix qui est une autre grande matrice de notre engagement communiste est elle aussi plus que jamais d’actualité.

Avec la résurgence de la menace nucléaire militaire à un niveau XXL, avec des dépenses d’armement et militaires qui ont augmenté dans le monde pour la neuvième année consécutive pour atteindre un niveau record de 2 443 milliards de dollars à rapporter aux maigres dépenses de coopération et de solidarité internationale pour régler le problème de la faim dans le monde, de l’accès à l’eau potable, des vaccins contre les maladies les plus mortifères comme la malaria, ou de l’accès pour tous à l’éducation.

Au moment de ces vœux, comment ne pas penser aux peuples victimes des près de 40 guerres qui ravagent la Planète en ce moment, de l’Ukraine, du Soudan à la Palestine, en passant par le Liban, le Kurdistan, l’Arménie. Leurs souffrances, la souffrance de ces peuples, fait les affaires du business de l’armement et est entretenu par et pour lui en grande partie. « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » disait Anatole France.

Comment ne pas penser au peuple palestinien qui vit l’enfer à Gaza depuis 15 mois, avec plus de 45 000 morts, dont un tiers d’enfants, et une destruction totale des infrastructures, une destruction de toute considération pour la vie humaine et de toute décence morale dans ce qui apparaît comme une véritable entreprise génocidaire de la part de l’état d’Israël, dont le peuple a pourtant subi lui-même 80 ans plus tôt pareille entreprise ? Comment ne pas penser aux palestiniens de Cisjordanie qui vivent aussi l’apartheid quotidien, le nettoyage ethnique, les arrestations arbitraires et assassinats de civils, par les colons ou l’armée israélienne ?

Tout cela avec la complicité des États-Unis et de la plupart des pays européens, qui ferment les yeux, maintiennent des positions hypocrites et partiales, financent et soutiennent politiquement Israël et son gouvernement d’extrême-droite raciste et suprématiste. Nous pensons aussi au peuple cubain, étranglé par le blocus américain, au peuple libanais et au peuple syrien dont l’avenir est encore en suspens, et à tous les peuples qui vivent l’oppression, comme les Iraniens dont on ne peut qu’admirer le combat pour la dignité à travers le mouvement Femme, Vie, Liberté, qui se prolonge toujours.

Le PCF est un parti internationaliste, solidaire, c’est aussi ça notre marque de fabrique.

Solidaire de Mayotte, solidaire du peuple libanais, solidaire du peuple palestinien et cubain, nous avons lancé des caisses de solidarité, qui ont permis de verser déjà 3500 euros au Secours Populaire pour Mayotte, 1500 euros pour la commune de Doha el Hoss au Liban, et nos militants et élus développent de la solidarité à longueur d’année pour le peuple palestinien.

La solidarité, nous la vivons aussi au plus près de chez nous, pour la défense des services publics, les bureaux de poste, les services d’hôpitaux, les EHPAD, les écoles dont les classes sont menacées, pour des politiques plus redistributrices, plus favorables à ceux qui ont le moins de moyens financiers, pour les droits sociaux et l’emploi des travailleurs de notre territoire où nous nous mobilisons avec les salariés, les retraités, les privés d’emploi et leurs syndicaux.

Notre soixantaine d’élus communistes finistériens – de la Région aux communes, en passant par le Département et les communautés de commune, dans les majorités ou l’opposition, met le social et la défense des solidarités et des services publics au cœur de ses préoccupations et missions.

Avec les électeurs et acteurs du nouveau Front populaire, depuis le mois de juin, nous tentons de trouver un chemin pour faire revenir des politiques de gauche dans ce pays, le sortir du cauchemar d’une fausse alternative entre le néo-libéralisme à tendance liberticide et xénophobe et l’extrême-droite pure et simple. C’est pas simple, le rapport de force est très dégradé. La gauche est moins forte qu’il y a 10 ou 15 ans, elle est en désaccord sur plusieurs sujets, pas assez rassemblée, et l’extrême-droite, dédiabolisée, respectabilisée, avec la complicité des médias et des forces du capital, comme d’une partie des politiques, est plus à l’offensive et menaçante que jamais. Mais nous devons tenir le cap de l’intérêt général, celui de la défense de la République sociale, des intérêts populaires et savoir nous réunir sur l’essentiel pour défendre des politiques humanistes et de progrès social, aussi bien au niveau local qu’au niveau national.

Nous ne pourrons progresser qu’en étant plus audibles et crédibles auprès des milieux populaires, du monde du travail, et c’est pour cela que nous avons lancé une campagne au niveau du PCF sur l’industrie et les services publics, pour se réimplanter sur les lieux de travail, pour faire de la politique avec les citoyens en proximité, à travers la revitalisation ou la création des cellules, des ventes de l’Humanité, des actions de solidarité concrètes comme ces ventes de légumes solidaires à prix coûtant qui ont lieu à Landerneau, à Morlaix, au Relecq-Kerhuon, et à bientôt à Carhaix.

Il nous faut persister et persévérer dans cette voie comme dans celle d’une amélioration de notre communication, numérique notamment, mais pas que, et dans l’effort d’éducation populaire qui est aussi une marque de fabrique de l’activité de plusieurs de nos sections et de notre fédération, d’éducation populaire et de formation car c’est aussi en acquérant des savoirs et des armes théoriques que nous serons plus efficaces dans la bataille d’idées et la bataille politique.

Notre parti fait des adhésions, 47 l’an passé, et a à ses côtés depuis 2 ans une Jeunesse communiste étoffée et organisée, avec au moins 35 jeunes communistes encartés, et plus en comptant les sympathisants. Avec 510 et quelques adhérents à jour de cotisation, nous sommes en 21e position des fédés de France en nombre d’adhérents et en première position en Bretagne. Mais nous avons une marge de progression sur le paiement de la cotisation car nos fichiers relèvent 850 adhérents. Surtout nous devons continuer à nous renforcer et à nous rajeunir, à nous adresser aux actifs, car la bataille politique est rude, à enjeux extrêmement lourds, et nous ne sommes pas aujourd’hui au niveau de ce qu’il faudrait atteindre pour peser significativement dans les rapports de force politique.  

Nous avons néanmoins la conviction qu’en cultivant nos valeurs que sont la vie collective tout au long de l’année, la fraternité, la démocratie interne, le militantisme régulier en dehors des élections, l’organisation des fêtes, la proximité avec les citoyens, l’honnêteté, l’esprit de responsabilité et de rassemblement pour le progrès social, et en gardant notre volontarisme et nos ambitions sur le fond, nous allons renforcer notre influence.

En 2025, nous aurons à préparer les municipales pour faire élire un maximum de majorités de gauche dans les 277 communes finistériennes, et un maximum d’élus communistes, sur la base d’un travail sur des projets qui servent réellement la population. Et nous aurons peut-être aussi à préparer des législatives en cas de nouvel épisode de dissolution.

Bonne année 2025 à toutes et tous.

Ismaël Dupont, pour le PCF Finistère.


 

 

Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
Voeux du PCF Finistère à Douarnenez, dans l'ancienne mairie de 1924, devenue Maison Charles Tillon, ce vendredi 17 janvier 2025
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15 janvier 2025 3 15 /01 /janvier /2025 14:00
Protéger les emplois et les savoirs faire de la fonderie de Bretagne  Question écrite du sénateur communiste Fabien Gay au Gouvernement
Fabien Gay, sénateur communiste, sur les fonderies
Question écrite au #gouvernement
Protéger les emplois et les savoir-faire de la Fonderie de Bretagne
"Quelle stratégie pour conserver les emplois, les savoir-faire et l’outil industriel de l’entreprise sur le sol français ?"

 

Protéger les emplois et les savoirs faire de la fonderie de Bretagne

Question écrite du sénateur communiste Fabien Gay au Gouvernement

M. Fabien Gay interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur l’avenir de la Fonderie de Bretagne.

La fonderie de Bretagne, située à Caudan, est une filiale historique du groupe Renault. Après l’avoir cédé, puis racheté, le groupe l’a finalement revendu en 2022 au fonds d’investissement allemand Callista Private, malgré une absence de perspective industrielle pour l’avenir du site.

Le groupe Renault est resté le premier client de la Fonderie, avec près de 95 % du carnet de commande. Callista Private, dont la seule matrice reste le profit à court terme, a fait savoir en 2024 sa volonté de revendre l’entreprise. Aussi, des négociations ont été initiées en juillet avec un potentiel repreneur, le fonds d’investissement allemand Private Asset, déjà propriétaire de fonderies en Allemagne et en Espagne. Ce fond s’était engagé à apporter 11 000 tonnes par an de nouvelles productions à la Fonderie de Bretagne, permettant au site de se défaire rapidement de sa dépendance à l’égard du secteur automobile, en berne ces dernières années, et de Renault en particulier, son principal donneur d’ordre. En effet, la mobilisation des salariés et de la direction a permis de développer l’activité du site dans les secteurs agricole, ferroviaire, et de la défense.

Pour soutenir cet effort de diversification, les collectivités locales et l’État se sont impliquées dans les négociations pour un potentiel rachat, en apportant un soutien matériel et financier conséquent. Au terme de 6 mois de négociations, le groupe Renault a finalement annoncé le 20 décembre son refus de garantir la moindre part de marché à la Fonderie de Bretagne. En conséquence de cette décision, une fermeture du site est à craindre, entraînant la suppression de près de 350 emplois, et la perte d’un outil industriel de qualité.

Cette décision de Renault ne s’inscrit que dans une pure logique financière. Son refus d’accompagner, pendant trois ans, la Fonderie de Bretagne pour arriver au terme de sa diversification, ne repose que sur une optique de profits. En effet, la direction du groupe, toujours en quête d’un moins disant social et environnemental, souhaite désormais délocaliser la production en Turquie et en Roumanie. Aussi, une telle décision appelle une intervention forte de l’État, qui détient toujours 15 % du capital de Fonderie de Bretagne, pour contraindre Renault à revenir sur sa décision. Cela, d’autant que le groupe a été destinataire de nombreux fonds publics, comme un prêt garanti par l’État en 2020.

Il souhaiterait donc savoir quelle stratégie le Gouvernement entend déployer pour conserver les emplois, les savoir-faire et l’outil industriel de l’entreprise Fonderie de Bretagne sur le sol français, et plus largement, ce que le Gouvernement compte faire pour conditionner les aides publiques aux entreprises au respect de garanties sociales et environnementales.

 
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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 16:00
Communiqué du Parti Communiste du Finistère: après la tempête Ciaran, il est nécessaire de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
Communiqué du Parti Communiste du Finistère. Janvier 2025.
Après la tempête Ciaran, la nécessité de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
 
Il y a un peu plus d’un an, du 1er au 2 novembre 2023, la tempête Ciaran a entrainé des coupures d’alimentation électrique pour 280 000 usagers (50% des clients).
Des milliers de foyers sont restés de 5 à 14 jours sans électricité, sans chauffage, sans internet, parfois sans téléphone.
Cette tempête a révélé la vulnérabilité de notre réseau Basse Tension constitué de près de 20 % de fils nus. Ils sont générateurs d’incidents du fait de leur caractère non isolé et de leur vétusté (âge moyen de 56 ans). Malgré la situation géographique du Finistère, très exposé aux aléas climatiques, ils sont 2,5 fois plus présents que sur le réseau national.
L’objectif de résorption complète que se fixe Enedis à l’horizon 2050 n’est pas à la hauteur des enjeux, ces fils nus BT doivent être éradiqués au plus vite et remplacés par du câble torsadé isolé, beaucoup plus fiable si le budget élagage d’Enedis est suffisamment doté.
Tous les travaux de canalisations engagés par un concessionnaire (eau, gaz, électricité, téléphonie) doivent comprendre la pose de fourreaux en réservation pour préparer le passage en souterrain à moindre coût.
Des investissements importants doivent donc être engagés par Enedis pour assurer un service public de qualité en renforçant les réseaux électriques du Finistère.
Le réseau de moyenne tension HTA encore majoritairement aérien doit aussi être l’objet d’une forte campagne d’enfouissement, car là encore le Finistère est en dessous du taux national d’enfouissement HTA.
La tempête Ciaran a aussi révélé les difficultés engendrées par la fermeture en 2021 des 3 agences d’exploitation Enedis de proximité, de Douarnenez, de Pont l’Abbé et de Quimperlé.
Complémentaires à la base Enedis de Quimper, ces 3 agences étaient des points d’appui bien implantés sur le territoire pour intervenir au plus vite dans notre péninsule bretonne sur un réseau essentiellement aérien où nous faisons souvent face à des événements climatiques violents. Elles permettaient de disposer à plusieurs endroits d’un camion poids lourd nacelle, de fourgons et de véhicules légers pour assurer l’astreinte et d’un magasin avec tout le matériel électrique nécessaire, qui n’était pas seulement utilisé par le personnel de l’agence mais aussi par les agents Enedis de passage.
Mettre en sécurité, réparer rapidement, rénover et développer les réseaux, nécessitent d’avoir une grande proximité et une parfaite connaissance du terrain. Assurer l’astreinte en dehors des heures ouvrables de jour comme de nuit, implique aussi que l’on habite près de sa zone de travail.
Les conséquences de ces fermetures pour la base Enedis de Quimper sont très fortes.
Celle-ci doit aujourd’hui assurer l’alimentation d’un territoire de 93 communes sans les 3 agences de proximité. C’est le plus étendu de la Direction Régionale Enedis Bretagne,115 km d’Ouest en Est, 50 km du Nord au Sud
Il recouvre une large partie de la Cornouaille, dont les communes de QBO. Les allongements de temps de déplacement entravent la capacité de réaction de la structure qui se retrouve privée des moyens humains et matériels rapidement accessibles. Dans ce contexte, les temps de coupure et les délais d’intervention pour les usagers durant et après la tempête ne peuvent que s’allonger.
L’obligation de revenir systématiquement à la base Enedis de Quimper pour récupérer le matériel nécessaire au dépannage a objectivement compliqué les opérations et allongé les temps de coupure durant la tempête.
Le vœu adopté par le Conseil Communautaire de QBO le 17 juin 2021, sur proposition des élus communistes, conserve aujourd’hui toute sa force. *
Nous avons besoin d’agences d’exploitation Enedis de proximité. Elles doivent être reconstruites et dotées des moyens nécessaires à une bonne qualité de service public.
Plus largement, pour que notre pays atteigne la neutralité carbone à l’horizon 2050, réindustrialise fortement le pays et réponde aux besoins sociaux, il nous faut sortir des énergies fossiles en accompagnant l’électrification des usages grâce à une production massive d’électricité dans le cadre d’un mix décarboné alliant nucléaire, hydraulique et renouvelables. (cf. le plan climat empreinte 2050 du PCF* *).
Dans cette perspective, les réseaux électriques doivent aussi être fortement renforcés pour transporter et distribuer cette énergie.
*Vœu adopté le 17 juin 2021 par le conseil communautaire de QBO sur proposition de Bernard Jasserand et Yvonne Rainero :
Les élus du conseil communautaire de QBO réunis en séance le 17 juin 2021, demandent au directeur territorial d’Enedis le maintien des agences d’exploitation de Douarnenez, Pont l’Abbé et de Quimperlé en leur donnant les moyens humains et matériels nécessaire au service public de l’électricité.
Photos ci-dessous :
Le 2 avril 2021 une délégation d'élus-es et responsables des sections PCF du Sud-Finistère, accompagnée d'Arnaud Dérit et Florian Pascual, de la CGT Enedis, s'était rendue à la préfecture du Finistère pour protester contre la fermeture de ces 3 agences de proximité d'Enedis indispensables à un meilleur service aux usagers, plus encore en cas d'événement climatique.
Communiqué du Parti Communiste du Finistère: après la tempête Ciaran, il est nécessaire de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
Communiqué du Parti Communiste du Finistère: après la tempête Ciaran, il est nécessaire de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 06:30
Hommage à Michel Tudo Deler, le 2 janvier 2024

Michel,

Nous avons passé de tellement bons moments avec toi. Ton beau visage de bon vivant, ton sourire malicieux et tes yeux rieurs étaient la promesse que tout ne pouvait que bien se passer. Tu inspirais partout la sympathie et la confiance, et, en effet, tu étais la droiture incarnée. L’abnégation aussi, pour la cause commune. Tu avais le sens du collectif et du partage.

Tu paraissais toujours serein, d’humeur égale, même quand tout s’agitait autour de toi, même quand d’autres stressaient, s’énervaient. En même temps, je sais que tu étais un faux calme car la passion était toujours présente, derrière la gentillesse et la sagesse pondérée, et tu pouvais quand même pousser quelques coups de gueule bien sentis à l’occasion.

Tu n’étais pas du genre à dramatiser, tu avais l’optimisme de la volonté, comme dirait Gramsci, mais aussi de la générosité, car tu faisais confiance à l’humain, aux autres, et de l’humour. La vie est une affaire trop sérieuse pour passer son temps à s’en affliger. « Il n'y a qu'une vie c'est donc qu'elle est parfaite. » comme écrivait le poète Paul Eluard.

Cela te permettait notamment d’être très ouvert pour la jeunesse, pour les jeunes du parti, ou les jeunes bénévoles de la fête de l’Huma, que tu mettais en confiance, à qui tu faisais confiance, que tu valorisais.

Le 6 novembre nous étions au Conseil départemental du PCF Finistère ensemble, faisant du covoiturage de Morlaix à Pont-de-Buis comme à l’accoutumé. Nous avons devisé tranquillement. Tu avais eu rendez-vous chez l’étiopathe l’après-midi. Le mal était plus profond que quelques vertèbres coincées, ou articulations grippées.

Après avoir suivi les réunions de la préparation de la fête de l’Huma Bretagne et fait ta semaine complète à la fête de l’Huma du Plessis Paté à la mi-septembre, tu n’as finalement pas pu conduire le camion de Jean-Yves Lainé pour amener le matériel du stand du Finistère à Lanester le 22 novembre car tu es rentré à l’hôpital quelques jours plus tôt, avec un diagnostic de cancer qui s’est confirmé peu après avec d’autres examens aux résultats funestes.

Quel coup de massue pour nous tous ! Nous avions du mal à y croire !

Notre fête de l’Huma Bretagne cette année, en présence de Fabien Roussel et de Cali, a surtout été marquée pour nous par la présence de ton absence, notre nostalgie de ta présence, notre inquiétude pour toi, et chacun a pu te témoigner à sa façon de sa solidarité, de son affection, de sa sympathie, et t’adresser des vœux de rétablissement, avec des appels et des photos prises avec une photo de toi et un message de solidarité. Jean-Philippe et Fabien t’ont remplacé au bar, avec Lionel et Denis, ils ont apporté tout leur cœur et nous continuerons à faire ce qu’il faut mais chacun sait que tu es unique et irremplaçable !

Toute la camaraderie du PCF n’a pas suffi a levé la malédiction. Nous n’avions pas imaginé que les choses tourneraient aussi vite au tragique pour toi ! Nous ne voulions pas l’imaginer car nous tenions trop à toi !

De ton lit d’hôpital, tu continuais à répondre aux camarades au téléphone et à échanger avec eux avec bonhomie, à plaisanter, et à partager sur facebook les actualités de la fête de l’Huma Bretagne, la première à laquelle tu ne pouvais participer depuis bien longtemps, les communiqués, interventions et actualités du Parti et de la CGT Cheminots, comme les résultats des matchs du club de foot de l’US Lanmeur-Plouégat Guérand auquel tu étais très attaché.

Le 12 novembre dernier, tu écrivais, citant Lénine : « « là où il y a une volonté, il y a un chemin », le PCF est l’organisation pour progresser sur ce chemin. »

Nul doute que ta volonté de te soigner et de triompher du cancer était très forte, inébranlable, mais le mal était déjà trop avancé et généralisé dans ton corps.

A la fin, on est tous trahis par la machine !

Tes convictions, ton appartenance et ton histoire d’engagement communiste s’affichaient très ouvertement, sans pudeur mal placée, toi qui était en revanche plutôt très pudique sur tes sentiments, ta vie privée.

Ton drapeau rouge et ton logo de la section « maison » arboraient encore fièrement la faucille et le marteau. Un coco fier de l’être et ne reniant rien de son identité !

Tu étais satisfait quand le PCF ne s’effaçait pas avec son projet et ses valeurs propres derrière les autres, dans des rassemblements conduits par d’autres. Tu avais approuvé la réorientation vers plus d’affirmation volontariste de l’ambition communiste à revenir dans le match politique portée fortement par Fabien Roussel depuis 2018 et tu continuais à soutenir cette orientation, avec résolution.

En même temps, quoique ferme sur le fond, tu étais aussi très respectueux des autres, et de leur liberté, jamais insultant ni suffisant, ni sectaire. Tu savais où tu habitais. Tu n’avais pas besoin d’en rajouter.

Tu n’allais pas dans le sens du vent, tu allais contre le sens du vent, mais tu ne bougeais pas, bien ancré dans tes racines d’engagement, celles de la camaraderie et de l’esprit franc-tireur des cheminots de la Gare St Lazare, héritiers eux-mêmes de toute une histoire glorieuse de Résistance et de conquêtes sociales, celle de ton père, anarchiste républicain espagnol, résistant dans le Trégor qui abattit plus d’un occupant allemand, puis ouvrier de carrière et électeur communiste.

Chez toi le communisme était surtout quelque chose qui s’incarnait dans l’action et l’attitude plutôt que du discours et des belles phrases. Dans la lutte, la mobilisation, la grève, dans le partage, la fraternité, la transmission, la générosité humaine, le désintéressement et le don de soi pour les autres.

En mai 2022 encore, non loin d’ici, tu prenais la parole pour défendre la présence postale à Lanmeur, dénonçant qu’ « en 3 ans, en France, un tiers des bureaux avec guichets ont été fermés (de 8 414 à 5 300). Et le pire est devant nous, disais-tu : le nouveau plan stratégique prévoit d’en fermer la moitié d’ici à 2025. De 2004 à 2020 La Poste a supprimé 55 100 emplois, alors qu’elle a été la première bénéficiaire du CICE. Désormais seuls quatre départs en retraite sur dix sont remplacé ».

Tu défendais aussi l’hôpital, le rail, la ligne Morlaix-Roscoff et le fret ferroviaire, comme le statut national et public de la SNCF bien sûr, l’ensemble des services publics, mais aussi l’accueil des réfugiés. Tu te battais pour une société de partage des richesses, où personne n’aurait à mendier sa pitance, où l’on pourrait vivre et bien vivre d’un travail partagé à tous. Tu combattais l’extrême-droite et toute forme de racisme. Du dénonçais l’impérialisme, le génocide du peuple palestinien et te mobilisais pour un monde de paix et d’amitié entre les peuples.

Avec Muriel ta femme, c’étaient des valeurs que vous partagiez, comme l’humilité, la simplicité et la gentillesse.

Des valeurs que vous avez transmis à Fabien votre fils et aux premiers fils de Muriel, Alain et Olivier, que tu as aussi contribué à accompagner dans leur éducation Michel. Avec la joie de pouvoir aussi gâter trois petits-enfants.

Tu étais un papa impliqué malgré tes activités militantes et associatives.

Il n’y a qu’à voir l’avalanche de messages bouleversés, émus, d’amitié, que l’annonce de ton décès suscite depuis quelques jours Michel pour sentir que la chaleur humaine que tu dégageais allait droit au cœur et donnait aussi du cœur à l’ouvrage et de l’optimisme, de la confiance.

Nombreux sont les camarades et des proches, tes amis, tes copains, qui n’arrêtent pas de penser à toi depuis des jours et sont encore sous le choc.

Nous sommes tous profondément remués par ton décès. Tu étais pour nous un repère, un pilier de notre vie militante.

Né le 24 mars 1953, tu es décédé à 71 ans.

Bien trop tôt, même si tu as pu profiter de ta retraite obtenue grâce aux conquis sociaux et civilisationnels obtenus par les luttes des Cheminots, aujourd’hui présentés à tort comme des « privilèges » pour mieux masquer l’ampleur des vrais privilèges des possesseurs du Capital.

En 2020 tu étais de toutes les manifs contre la réforme des retraites scélérate de Macron et Borne qui va « tuer » et condamner à la pauvreté et une réduction de l’espérance de vie nombre de seniors. Car tout est bon pour ne pas toucher aux extraordinaires profits du capital !

Tu as été secrétaire de la section PCF de Lanmeur pendant plusieurs années à la suite de Jules Bouédec (section aujourd'hui regroupée avec celle de Morlaix).

Tu t’es occupé avec Jules Bouédec, Jéremy Lainé et ses parents, André Bouget, Denise et les autres camarades des fêtes de la Terre de Lanmeur, au terrain de sports, et à la salle de sports, des fêtes populaires qui attiraient des centaines de personnes dans une commune qui fut à direction communiste de 77 à 89 et où les idées communistes étaient et sont toujours bien présentes, au cœur d’un Tregor rouge à la tradition d’insubordination et laïque qui était aussi la tienne.

L’aventure de la fête de la terre à Lanmeur a duré jusqu’à 2013. Il y en eu des grands concerts, des bonnes rigolades, du partage et de la fraternité. Ensuite tu as participé aussi aux fêtes du Viaduc du 1er mai à Morlaix et tu étais membre du Comité de section du PCF Pays de Morlaix et du Conseil d’administration des Amis du Viaduc qui organise la fête du 1er mai.

Tu avais adhéré à la JC à Morlaix avec notre camarade Jean-Yvon Ollivier notamment, que tu as retrouvé ensuite à la CGT Cheminots et à la CGT Retraités, et des dizaines d’autres camarades. En 1972 - 1973, tu étais à la fête de l’Huma avec les copains de la JC de Morlaix. Un car partait de Morlaix à l’époque vers la fête de l’Huma et la Jeunesse Communiste avait son propre stand. Ta syndicalisation à la CGT date aussi de 72, et de ton entrée à la SNCF à Paris.

La fête de l'Humanité 1972 avec Angela Davis à l'honneur (c'était pendant son emprisonnement de 22 mois et les communistes exigeaient la libération de la militante communiste et féministe américaine), Angela Davis que tu as retrouvé pour ta dernière fête de l’Huma Paris Michel en 2023.

En 1972, la fête de l'Humanité mettait à l'honneur Paul Eluard, pour le 20e anniversaire de sa mort, le Ballet "Roméo et Juliette" de Maurice Béjart, un concert mythique des Who, transformant la fête de l'Humanité en petit Woodstock. En 1973, tu étais aussi à la crêperie bretonne du mouvement de la Jeunesse communiste, les 8 et 9 septembre 1973. On était 3 jours avant le coup d'Etat de Pinochet au Chili. Angela Davis, libérée, était présente à la fête de l'Humanité, la veuve de Picasso, Jacqueline, également. Le groupe de percussion de Chuck Berry avait donné un concert mythique sur la grande scène: On croit te voir Michel sur une photo de Jean-Yvon Ollivier

Ensuite tu as rejoint la section PCF de Paris 9e avec ta cellule d’entreprise cheminote et c’est avec eux que tu faisais la fête de l’Humanité, jusque dans les années 2009 où tu as retrouvé les camarades finistériens, quelques années après ton retour à Lanmeur.

Michel, tu as fait toutes les fêtes de l'Humanité depuis son adhésion à la JC et au PCF à 18 ans, une cinquantaine en tout, toute sauf celle qui a sauté pendant le Covid, et celle de 1974, où tu étais au Portugal pour suivre avec passion la révolution des Œillets contre la dictature d'extrême-droite.

Sur le stand du Finistère de la fête de l'Humanité Paris et Bretagne, tu étais depuis quelques années le responsable du Bar et tu étais aussi très engagé dans une équipe très soudée et conviviale, une équipe de copains, d’amis même, pour la préparation de la fête et son organisation.

 

Sur la fête de l'Humanité, parmi le public de la fête de l'huma et les habitués du stand du Finistère, conduit par notre camarade Ronan Tanguy depuis des années, tu étais très populaire, parmi les bénévoles et les habitués et consommateurs du stand, il arrivait souvent que des chants de supporters acclament ton nom : « Oh, oh, oh, oh, oh, Michel Tudo ! Oh, oh, oh, oh, oh, Michel Tudo ! »

 

Tu donnais tout, sans te ménager, sans compter, ton énergie et ta fatigue, autre chose en tout cas que la recette du bar, avec Claude Bellec, il y a quelques années, tu es rentré aux urgences à la fête de l’Huma, pour un début d’éventration. Heureusement, cette fois-là, il y a eu plus de peur que de mal et tu nous es revenu en forme.

Fils d'une bretonne de Lanmeur, et d'un réfugié républicain espagnol, qui s'est engagé dans la résistance armée contre les Allemands dans le secteur de Lanmeur, tu as fait l’essentiel de ta carrière professionnelle à la SNCF à la Gare Saint-Lazare, et tu animas la cellule d’entreprise du parti communiste à St Lazare en même temps que tu fus élu syndical et représentant du personnel au sein de ton entreprise au comité hygiène santé sécurité pour la protection de la santé des personnels de la SNCF, en contact avec des milliers de syndiqués.

Après des années à vivre à Levallois-Perret, la commune des époux Balkany, tu es rentré à 52 ans au pays, où l’on se souvenait de toi, et tu as continué tes engagements pour le PCF et la CGT, comme Muriel, qui s’investissait de surcroît beaucoup pour le secours populaire pendant sa retraite. Muriel Grimardias qui va s’engager sur les Cantonales de 2011 avec Jeremy Lainé dans le canton de Lanmeur et sur les Législatives de 2017 avec moi sur la circonscription de Morlaix, comme candidate suppléante du PCF et du Front de Gauche.

Cheville ouvrière et personnalité charismatique et rassembleuse du stand du Finistère des fêtes de l'Humanité Paris et Bretagne, membre actif de la CGT et présent à toutes les mobilisations du mouvement social, tu étais aussi avant même le dernier congrès un membre assidu du Conseil départemental du Parti communiste dans le Finistère, au sein duquel tout le monde appréciait tes grandes qualités humaines.

Beaucoup aimait aussi causer foot avec toi, que l’on soit supporter du stade brestois ou de Guingamp comme Patrick Beguivin. C’était un centre d’intérêt que je partageais souvent avec toi comme d’autres, toi le membre de l’équipe dirigeante et bénévole du club de foot de Lanmeur, où tu aimais accompagner les jeunes, très attentif à la dimension éducative et d'intégration sociale du sport.

Tu mettais aussi dans le foot ses belles valeurs humanistes et fraternelles qui étaient les tiennes

Ton départ bien trop précoce et rapide nous plonge dans une profonde peine.

Nous pensons fort à sa femme et ses enfants, à Muriel Grimardias, à Fabien Tudo, à Alain et Olivier, et tes petits-enfants Liam, Agathe, Gabin, ton frère et ta belle-sœur, ta sœur et ton beau-frère.

Nous voulons au nom de la fédération du Parti communiste et au nom de la section de Morlaix du PCF exprimer notre profonde tristesse et notre solidarité à Muriel, à Fabien, à tous tes proches et amis.

Personnalité sereine, joyeuse, généreuse, entière, tu étais aussi très constant et dévoué dans tes engagements.

Tu vas beaucoup nous manquer et une chose est sûre, nous ne l'oublierons pas et ton souvenir continuera à nous accompagner à chaque fête de l'Humanité, comme tout au long de notre vie militante, dans les manifs et ailleurs.

Adieu Camarade! Camarade avec un C majuscule comme l’a écrit justement Yvon Mest.

Merci pour tout ce que tu as fait pour servir les idées de justice sociale et de fraternité humaine du parti communiste.

Michel, c’est ce travailleur vaillant, qui aime la vie et les autres,

Ce travailleur qui lutte et qui partage et qui soutient les autres.

Les vers écrits dans le recueil « les Châtiments » par Victor Hugo le 31 décembre 1848 à minuit, que nous a soufflé une camarade brestoise, Anne-Marie Francillon, nous rappellent Michel :

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux là vivent, Seigneur !  les autres, je les plains. "

Ismaël Dupont, pour les obsèques de Michel Tudo Deler à Lanmeur le 2 janvier, salle Steredenn, en présence de 500 à 600 personnes venues rendre hommage à Michel.

Pour certaines et certains d'entre nous nos rencontres avec toi Michel , ce sont les moments passés aux fêtes de l'Huma en région parisienne et à celle de l'Huma Bretagne à LANESTER ainsi qu'aux réunions de préparations à MORLAIX ou BREST.Tu es le responsable du bar.Disponibilité ,convivialité ...tout ce q'il faut pour s'adresser à un public autre sans doute que celui de la Gare Saint Lazare.

Nous pourrions passer des heures à nous remémorer tous ces moments passés ensemble, les photos suffisent à le faire.Alors juste un flash sur ta présence à ces fêtes...

 

Fête de l'Huma en septembre au bar du stand du Finistère :

« Bonjour ,Michel n'est pas là ?

« Non ! Mais il ne doit pas être loin ! »

Ce sont d'anciens cheminots ,des retraités de la « RETAP » ,des camarades ou amis de la région parisienne ou d'ailleurs qui viennent te saluer Michel.Tu es depuis toujours un militant politique au PCF ,syndical à la CGT et présent dans de nombreuses associations.Des liens se sont tissés , des amitiés se sont créées.

Tu es présent dès le lundi sur la fête dans l'équipe des « monteurs » pour assurer l'installation du stand finistérien.Comme tout un chacun ,il t'arrive de pousser un coup de gueule.Ca fait du bien même si c'est un peu inhabituel chez toi , peut-être pas !

Les vendredi ,samedi et dimanche ,tu es présent au bar dont tu es le responsable.

Tu veilles à la bonne marche de ce lieu d'échanges intergénérations

,Il faut gérer les moments de « surchauffe » , l'approvisionnement ,la tenue de la caisse , le personnel parfois etc...

C'est ton « truc »!Tu t'accordes quelques moments de pause bien mérités histoire de rendre la « pareille » aux copains sur la fête.

Il y a également en novembre la fête de l'Huma Bretagne à LANESTER.

Tu es le dernier finistérien à organiser un déplacement en car pour permettre à de nombreuses personnes d'assister le dimanche à ce rassemblement.Départ de PLESTIN LES GREVES pour LANESTER avec arrêts à LANMEUR ,MORLAIX , HUELGOAT et CARHAIX.Cette année ,ce transport a été annulé cause finances et manque de participants.

Depuis quelques années c'est toi qui te charges le vendredi de conduire le camion de MORLAIX à LANESTER pour le transport du matériel pour la tenue du stand et le week-end tu retrouves ta place derrière le bar.

Début novembre ,tu participes à MORLAIX à la réunion de préparation de cette fête, quelques jours plus tard ,tu nous apprends ton hospitalisation, tu ne seras pas avec nous. Il manque un maillon ,il faut assurer la chaîne ! Une partie de ton équipe Huma PLESSIS PATE est là .Ton fils Fabien rejoint le groupe ,la tenue du bar est assurée.

En septembre prochain , à PLESSIS PATE , à celles et ceux qui demanderont :

« Michel n'est pas là ?

Il faudra répondre :

« Michel n'est plus là ! »

Mais pour nous ...tu seras...encore...là !

Kenavo Michel !

Denis Huet, pour la commission fête de la fédération du Parti Communiste du Finistère.

HOMMAGE A MICHEL TUDO DELER

JEUDI 2 JANVIER 2025 A LANMEUR

de la section des retraités CGT cheminots de Morlaix

Mesdames, messieurs, chers camarades.

Nous savons que les paroles qui seront prononcées cet après-midi, ne suffiront pas à effacer le choc et la peine ressentis à l'annonce du décès de Michel.

Mais nous tenons, par quelques mots, à exprimer, devant vous, le profond respect et la reconnaissance à l'égard de Michel, des organisations de la CGT dans lesquelles il a milité.

C'est dans la région parisienne que Michel est embauché à la SNCF : il adhère au Syndicat CGT des Cheminots de Paris Saint-Lazare en 1972.

Des responsabilités lui sont vite confiées dans l'organisation par les syndiqués,

ainsi que par les salariés qui l'élisent sur des mandats syndicaux dans l'entreprise (DP, CHSCT).

Gardant des liens avec la Bretagne, nous avons le souvenir que pendant cette période, Michel nous faisait parvenir des informations sous la forme de tracts « papier » édités par son syndicat : une habitude qu'il gardera, plus tard, mais en employant l'internet !

L'heure de la retraite professionnelle arrive en juin 2005.

Et après quelques allers et retours de Michel entre la capitale et le Finistère (le temps de s'organiser, car Muriel est toujours en activité), la famille revient définitivement au pays, à Lanmeur.

A partir de ce moment, dans la continuité de ses engagements,

Michel prend contact avec la section des cheminots retraités CGT de Morlaix.

Cette démarche nous éclaire bien sur son sens de l'engagement syndical : même en retraite, nous restons des citoyens à part entière et avons toutes les raisons d'agir et de mettre en œuvre nos revendications.

Nombreux sont ceux qui le connaissaient sur notre territoire, tant ses activités

(syndicale et politique) étaient intenses.

Il n'a cessé, jusqu'au bout, d'agir, bien sûr, pour le développement du ferroviaire SNCF : combien de fois avons nous marché sur les boulevards de Paris à l'appel de la fédération CGT des cheminots ? Combien de réunions et de propositions pour la ligne Morlaix Roscoff, pour des arrêts supplémentaires de TGV en gare de Morlaix ?

Lors de vacances, en juillet 2023, Michel nous avait expédié une photo, prise par Muriel, où il « pose », en tenue estivale et lunettes de soleil (genre Ray-Ban), sur le quai d'une gare des Pyrénées Catalanes, devant Le Train Jaune. Le ferroviaire revient au galop : beaucoup connaissent cette ligne de montagne pour laquelle la population et les cheminots se sont battus et continuent de se battre pour la conserver. C'était, en miroir, son clin d’œil malicieux à la ligne Morlaix-Roscoff !

Mais il était,aussi, actif dans l'interprofessionnel (comme nous disons dans notre jargon) : la défense des services publics, la bataille contre la loi retraite.

La liste est trop longue pour citer tous les domaines ...

Un souvenir particulier : son père était un réfugié républicain espagnol. Des membres du Comité de la Maison du Peuple de Morlaix avait échangé avec Michel lors de la réalisation de l'exposition ayant pour thème « les réfugiés espagnols en Finistère et dans le pays de Morlaix » présentée lors des journées du patrimoine en 2013.

Son absence va laisser un grand vide dans notre section, mais ses engagements, ses combats, ses espoirs, ses rêves, vont continuer à exister.

Lors des prochains rendez-vous revendicatifs, nul doute que Michel sera présent dans l’esprit de toutes celles et ceux qui ensemble veulent aller de l’avant.

Cet engagement militant où une action chasse l'autre, il n'aurait pu la mener pleinement, sans Muriel et sa famille : nous vous témoignons toute notre amitié et notre affection dans l’épreuve que vous traversez.

Adieu cher camarade, adieu l'ami, salut Michel.

Jean-Yvon Ollivier, pour la section retraités cheminots

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4 janvier 2025 6 04 /01 /janvier /2025 19:04
Décès de notre camarade Maurice Plougastel, ancien secrétaire de section PCF de Brest, à l'âge de 85 ans
C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès hier de notre camarade Maurice Plougastel, ancien secrétaire de la  section du PCF du pays de Brest , à l'âge de 85 ans .
Prêtre ouvrier , Maurice était  un militant syndical dans le secteur des travaux publics. Il était très engagé dans l'éducation populaire notamment au GPAS du quartier de Kerourien  et auprès de la CSF.
Sa voix chaleureuse et fraternelle nous manquera.
La section de Brest du Parti communiste et la fédération du PCF du Parti communiste présentent leurs sincères condoléances à ses proches et à sa famille
Les obsèques auront lieu vendredi 10 janvier à 14 h 15 à la Forest-Landerneau
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31 décembre 2024 2 31 /12 /décembre /2024 09:15
« Le phare finistérien de la fête de l’Humanité » : à 71 ans, Michel Tudo Deler est décédé (Baptiste Le Rouzic, Ouest-France, 29 décembre 2024)
Ouest-France
« Le phare finistérien de la fête de l’Humanité » : à 71 ans, Michel Tudo Deler est décédé
Baptiste LE ROUZIC.

Publié le

L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur, Michel Tudo Deler, est décédé à 71 ans, le 27 décembre.

Un hommage à Michel Tulo Deler sera célébré à Lanmeur, jeudi 2 janvier à 16 h, dans la salle Steredenn. L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur est décédé le 27 janvier, des suites d’un cancer.

Un hommage à Michel Tulo Deler sera célébré à Lanmeur, jeudi 2 janvier à 16 h, dans la salle Steredenn. L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur est décédé le 27 janvier, des suites d’un cancer. | PCF FINISTÈRE

Michel Tudo Deler, ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur, est décédé à 71 ans, le 27 décembre, après une hospitalisation et un combat contre le cancer. Il suffisait de s’arrêter un moment au stand du Finistère à la Fête de l’Humanité pour saisir à quel point il était un camarade apprécié. « Le phare finistérien de la fête de l’Humanité nous a quittés, explique Enzo De Gregorio, ton humour, tes analyses politique et footballistique en particulier du Stade Brestois nous manqueront. » Responsable du bar au stand Finistère de la fête de l’Huma, il était investi dans la préparation de l’évènement. Michel Tudo Deler a simplement raté la fête de 1974. Cette année, il était au Portugal, suivant la révolution des Œillets qui a renversé la dictature.

« Dévoué dans ses engagements »

Il a consacré sa vie à se battre pour une justice sociale. Il a été membre de la CGT Cheminots et de la CGT Retraités, membre du Conseil départemental du Parti communiste dans le Finistère, mais aussi dirigeant et bénévole du club de foot de Lanmeur. « Il avait une personnalité sereine, joyeuse, généreuse, entière, raconte la fédération du Finistère du PCF. Michel était aussi très constant et dévoué dans ses engagements. »

Un dernier hommage à Michel Tulo Deler est prévu à Lanmeur, jeudi 2 janvier à 16 h, dans la salle Steredenn.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/le-phare-finisterien-de-la-fete-de-lhumanite-a-71-ans-michel-tudo-deler-est-decede-bf2b51ca-c5f1-11ef-bba2-f7c457be7f94

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31 décembre 2024 2 31 /12 /décembre /2024 07:59
Michel Tudo Deler n’avait manqué qu’une seule des fêtes de l’Humanité en plus de 50 ans de militantisme au sein du Parti communiste. (Section de Morlaix du PCF)

Michel Tudo Deler n’avait manqué qu’une seule des fêtes de l’Humanité en plus de 50 ans de militantisme au sein du Parti communiste. (Section de Morlaix du PCF)

Figure communiste du Pays de Morlaix, Michel Tudo Deler est décédé
 
Figure communiste du Pays de Morlaix, Michel Tudo Deler est décédé

L’ancien secrétaire de la section PCF de Lanmeur, Michel Tudo Deler, est décédé vendredi 27 décembre 2024. Il avait 71 ans.

Pilier du Parti communiste dans le Pays de Morlaix, ancien secrétaire de la section de Lanmeur (aujourd’hui regroupée avec celle de Morlaix), phare du stand du Finistère à la fête de l’Humanité, Michel Tudo Deler est décédé vendredi 27 décembre des suites d’un cancer. Il avait 71 ans. Une cérémonie d’adieu est prévue à Lanmeur, ce jeudi 2 janvier, à 16 h, salle Steredenn.

Personnalité charismatique et rassembleuse, joyeuse et généreuse, Michel Tudo Deler était membre de la section CGT Retraités des Cheminots du pays de Léon et du Trégor, membre du Conseil départemental du PCF 29, mais aussi un passionné de foot. Supporter du Stade Brestois 29, il était par ailleurs dirigeant et bénévole du club de foot de Lanmeur, où il aimait accompagner les jeunes, fort de ses valeurs humanistes et fraternelles.

De toutes les fêtes de l’Humanité

Fils d’une Bretonne de Lanmeur et d’un réfugié républicain espagnol qui travaillait à la carrière de Morlaix comme dynaminateur avant d’entrer en résistance contre l’occupant allemand, Michel avait fait sa carrière professionnelle à la SNCF, gare Saint-Lazare, à Paris. Il était revenu dans le Trégor à 52 ans, poursuivant localement des engagements politiques, syndicaux et associatifs qu’il avait pris dès son plus jeune âge. Il avait participé à toutes les fêtes de l’Humanité depuis ses 18 ans, sauf celle de 1974, édition pendant laquelle il se trouvait au Portugal pour suivre avec passion la Révolution des Œillets contre la dictature d’extrême droite.

 

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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 08:52
Désarmement nucléaire - Rassemblement à Crozon le dimanche 26 janvier, après-midi, avec une délégation japonaise et un prix Nobel de la Paix
Désarmement nucléaire - Rassemblement à Crozon le dimanche 26 janvier, après-midi, avec une délégation japonaise et un prix Nobel de la Paix

Un évènement international pour le désarmement nucléaire aura lieu avec la CGT, le mouvement de la Paix, le PCF, et toutes les formations politiques et associatives attachées à ce combat pacifiste et pour le désarmement nucléaire le dimanche 26 janvier à partir de 14h au port du Fret sur la presqu’île de Crozon avec une délégation japonaise et le prix nobel de la paix.

La fédération PCF du Finistère
 

 

Comme vous le savez, le prix Nobel de la paix 2024 a été attribué à l'association Nihon hidankyo Association des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki.
 
Une delégation sera présente en France du 22 au 27 janvier.
 
Le syndicat ZENOREN qui assure au Japon une  responsabilité importante dans l'organisation des conférences contre les bombes A et H et qui est le partenaire en France de la CGT est membre de la délégation.
 
C'est pourquoi  les mouvements de paix japonais ont sollicité e Mouvement de la Paix et la CGT pour co-organiser l'accueil de cette délégation en France. Délégation qui sera la semaine précédente accueillie en Espagne.
 

La délégation japonaise sera conduite par Monsieur  Shigemitsu Tanaka (Mr.), vice-président de Hidankyo, Prix nobel de la paix  2024,  sera présente  en France du 22 au 27  janvier 2025 à la tête d'une délégation de 4 autres personnes.

 

Ils seront en Bretagne du 24 au 26 janvier 2025, et devant la base de sous marins nucléaires de l'Ile Longue le dimanche 26 janvier à 14h.
 

 La  délégation japonaise sera composée de 1) Shigemitsu Tanaka (Mr.) , Japan Confederation of A- and H-Bomb Sufferers Organizations, NagasakiSurvivor, vice président de Hidankyo Prix nobel de la paix  20242) Toshiaki Ishikawa (Mr.)   Vice President of Zenroren (National Confederation of Trade Unions), partenaire de la CGT en France3) Yayoi Tsuchida (Ms.) Assistant General Secretary of Gensuikyo (Japan Council against A and H Bombs)3) Masako Watanabe (Ms)  Secretary General of Akita (Gensuikyo)
4) Mitsuko Imai (Ms.) Secretary General of Nara Gensuikyo5) Shin'ichi Tanaka (Mr.) Secretary General of Hyogo Prefectural Peace Committee Director of Japan Peace Committee
 
Ces deux jours seront un moment marquant dans la vie de notre région avec un impact national et international. Ce n'est pas tous les jours, ni tous les ans que nous accueillons un Prix Nobel de la paix dans notre région.
 
 
Roland Nivet co-président du Mouvement de la Paix.
 
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22 décembre 2024 7 22 /12 /décembre /2024 08:22
Solidarité des camarades de la fédération PCF du Finistère aux réfugiés de la commune de Doha el Hoss au Liban
Le PCF Finistère a envoyé depuis le début de l'agression de l’État d'Israël et de son armée contre le Liban grâce aux dons des sections et adhérents finistériens déjà 2500 euros pour la petite ville de Doha el Hoss au sud de Beyrouth qui a vu son nombre d'habitants multiplié par dix avec des réfugiés victimes de l'agression israélienne et des bombardements de l'armée israélienne ayant tout perdu.
Cet appel à la solidarité des communistes finistériens et de leurs amis avec la population libanaise réfugiée de guerre à Doha el Hoss au Liban "court toujours" car la situation est dramatique là-bas aussi en raison de la guerre menée par Israël contre le Liban contre le droit international mais avec l'appui et le soutien logistique et militaire des américains.
Avec le PCF Finistère continuez à vous engager pour venir en aide aux réfugiés de guerre du Liban et les déplacés qui affluent dans la ville de Doha el Hoss au sud de Beyrouth.
2500 euros ont déjà été envoyés par la fédération PCF Finistère via Gladys Grelaud à son amie Charlène qui participe à l'organisation de l'aide aux déplacés sur place avec son mari.
Cet argent a servi quotidiennement d'acheter des vivres pour des repas collectifs, des kits alimentaires de survie, des kits cuisine, des réchauds à gaz, des matelas.
 
Vous pouvez aider les réfugiés de Doha el Hoss en faisant un don pour les déplacés du Liban de Doha el Hoss à l'ordre de l'ADF PCF 29 à envoyer à la fédération PCF du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest. Ou bien en faisant un don par internet via le pot commun.
 
L'ensemble des fonds collectés va bien pour l'aide humanitaire au Liban (aucun prélèvement pour des frais de structure ou de personnel, l'aide là-bas est organisée bénévolement à 100%).
 
A la mi-décembre, les mots de Charlène, notre correspondante sur place, bénévole dans l'organisation de l'aide humanitaire :
"La situation locale (Liban, et plus précisément notre commune près de Beyrouth), loin d'être apaisée par un "cessez le feu" se dégrade.
Nombreux des déplacés ont rejoint leurs villages pour y découvrir l'ampleur de la dévastation de leur résidence et leurs biens et faire demi-tour. De même concernant les habitants de la banlieue sud de Beyrouth.
Ceux qui ont la chance de vivre dans des zones relativement moins touchées se sont attelés à la tâche longue et pénible (mais nécessaire) de réhabiliter leurs maisons afin de les rendre viables à nouveau au milieu des débris.
Nous recensons près de 15 000 personnes (recensement encore en cours) dans un état émotionnel qui a pratiqué tous les ascenseurs connus.
Nous avions, fort heureusement, commencé à équiper tous ceux que l'on pouvait de bonbonnes de gaz, réchauds, couvertures, habits d'hiver...Il y a ceux qui sont partis avec, par nécessité, et ceux qui sont encore là et qui en manquent forcément par manque de moyens.
Nous continuons à fournir des denrées alimentaires et à couvrir le reste des besoins dans la mesure du possible;
Mais il faut dire ce qui est: nous sommes plus que jamais à court de financement sérieux, ce qui ne nous empêchera pas de faire avec le peu qu'on a.
La vie est bien courte, et nous l'avons touché du doigt, alors autant faire le maximum pour le plus grand nombre possible."
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