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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:15
Pierre Darhéville

Pierre Darhéville

Mon allocution ce soir aux Docks des Sud au meeting pour soutenir la liberté, la paix et la démocratie avec le HDP. #StopErdogan

Chers amis,

Je suis heureux de me retrouver parmi vous ce soir pour cet événement fort qui nous unit autour du peuple arménien et du peuple kurde, ici à Marseille. Ici, nous vivons ensemble dans la reconnaissance de chacun. Marseille est une terre d’accueil, mais aussi une terre d’exils. Où parmi nos familles beaucoup sont venus tenter de guérir de leurs blessures. Parce que certains historiens ont écrit que le XXème siècle avait été le siècle des génocides. Et on a le sentiment que le XXème siècle, parfois, n’est pas vraiment terminé. Dans notre monde, il y a encore des peuples opprimés, il y a des peuples auxquels on dénie le droit d’exister, il y a des armées qui tirent sur des civils, des femmes et des hommes emprisonnés en raison de leurs opinions.
C’est un symbole puissant que des femmes et des hommes qui ont un partie de leur coeur en Arménie, au Kurdistan, se retrouvent ensemble pour parler de l’histoire, pour parler du présent, pour parler de l’avenir.

Qui peut ignorer la situation au Proche-Orient, qui peut ignorer la situation en Turquie ? Qui peut ignorer le courage de femmes et d’hommes qui lèvent la tête, qui se dressent contre les monstruosités de notre temps au péril de leur vie, sans jamais tomber dans les pièges du nationalisme, ne laissant aucune prise aux intégrismes, portant toujours leurs regards vers la justice, la dignité, le progrès social. Qui ne s’enferment pas dans des identités verrouillés mais font vivre une culture en mouvement, se nourrissant d’échanges, de dialogues, de rencontres.
Il faut avoir le coeur bien relié à la tête pour se tenir avec cette force devant l’histoire.
Il faut avoir une conscience solide, lorsque la moindre contestation peut finir par être qualifiée de terrorisme et que l’Union européenne ou l’OTAN le reprennent en choeur.

Alors que fait un député français sur cette tribune ?
Ces dernières années, chaque événement a été un prétexte pour le gouvernement de monsieur Erdogan afin de renforcer sa domination, de faire taire les voix discordantes, de s’en prendre à la démocratie. Des hôpitaux, des villages sont bombardés.
Dix députés sont emprisonnés, plus de 80 maires, des milliers de militants et de responsables du HDP. Combien d’élus ont été destitués ? Combien de fonctionnaires licenciés ? Tous les opposants sont menacés. J’ai une pensée pour Leyla ZANA, dont l’immunité a été levée pour lancer des poursuites judiciaires, pour Figen YUKSEKDAG et Selahattin DEMIRTAS, qui mène campagne depuis sa prison. Je veux saluer son courage, la force de son engagement qui n’a pas été brisé par l’oppression.
C’est pour cela, parce que je suis solidaires des progressistes du monde entier, parce que je suis citoyen du monde, que j’ai parrainé Bardan OZTURK, député de la ville d’Agri, Karakilise en arménien. Bardan, dont la famille est depuis si longtemps engagée dans le combat politique pour la reconnaissance du peuple kurde, il est co-président du DTK, le Congrès pour une Société Démocratique. Bardan est en campagne, et c’est pour cela qu’il n’est pas avec nous ce soir. Et c’est parce que le communiste que je suis partage profondément les valeurs portées par le HDP : la paix, la démocratie, la liberté d’opinion et d’expression, la reconnaissance des peuples et des cultures, le progrès social.
Si je suis là aussi, c’est pour empêcher que s’installe le silence, parce que le silence est complice. C’est pour dire que la France doit affirmer qu’elle n’accepte pas que les droits fondamentaux soient bafoués, qu’elle n’est pas dupe, qu’elle ne cède pas devant les intimidations, qu’elle demande des enquêtes internationales afin que les crimes et leurs auteurs soient jugés. Pas pour donner la leçon, mais, à sa place, pour participer à défendre l’humanité. Aujourd’hui, sa parole est trop insignifiante.
Il y a quelques jours, l’ambassadeur de Turquie est venu à l’Assemblée nationale et il a été interrogé par mon collègue Jean-Paul Lecoq, député communiste du Havre. Vous pouvez retrouver la vidéo sur Internet. On y voit l’ambassadeur évoquer le « ce qu’on appelle le soi-disant génocide des arméniens » et tout assumer. « Il y a mille deux mille personnes qui agitent les rues en France et en Europe et vous me présentez ça comme représentatif de toute une population kurde ? » a-t-il expliqué. Ou encore : « Reconnaissant qu’il « y a un minimum », « Chaque pays a des normes démocratiques un peu à sa manière ».

Alors, assez de déni, assez de mépris, assez d’oppression. C’est avec le peuple turc, que se gagnera la paix, que se gagnera la démocratie, que se gagnera le progrès social. L’adversaire, c’est le nationalisme guerrier, c’est l’impérialisme, qui s’exerce aussi à Chypre, d’ailleurs.
Et c’est pour bien marquer cela que je veux pour conclure citer un grand poète turc qui m’est cher, Nazim Hikmet, qui fut emprisonné en disant « malgré tous ces murs qui pèsent sur ma poitrine, / mon coeur bat avec l’étoile la plus lointaine ». Et qui écrivait : « rien n'est plus beau, que rien n'est plus vrai que la vie/ Tu la prendras au sérieux / Mais au sérieux à tel point / Qu'à soixante-dix ans, par exemple, tu planteras des oliviers». Aujourd’hui, ensemble, nous plantons des arbres pour qu’ils fassent des rameaux d’olivier !

Soutien aux minorités d'Anatolie écrasées par le nationalisme turc et le régime fasciste d'Erdogan: Intervention du député communiste des Bouches-du-Rhône Pierre Darhéville avec le HDP à Marseille
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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:10
Morlaix: le bureau de Poste de la Boissière fermera en 2018 (Ouest-France, 2 juin 2018)

C’était dans les tuyaux depuis quelque temps. La Poste confirme que le bureau de La Boissière, à Morlaix (Finistère), fermera à la fin de l’année 2018. Les services postaux devraient être transférés à un commerçant. Mais il ne sera plus possible d’effectuer des opérations bancaires.

Le bruit courait depuis quelque temps. C’est désormais officiel. Le bureau de poste de La Boissière, à Morlaix (Finistère), doit fermer au dernier trimestre 2018. À la place, un point relais, dans un commerce de la galerie, offrira les services postaux aux clients. Mais c’en est fini de l’activité bancaire.

« Peu d’opérations bancaires »

« On a sollicité les commerçants, pour savoir s’ils seraient volontaires pour prendre en charge cette activité, dans le cadre d’un partenariat », confirme le chargé de communication de La poste, indiquant simplement que l’entreprise « a déjà eu quelques retours ».

Il justifie cette décision par un constat : « Dans ce bureau de poste, on compte peu d’opérations bancaires. L’essentiel concerne les achats de timbres et enveloppes, les retraits et envois de colis et courrier. Ces services, on peut les mutualiser avec un commerce. Qui proposerait en plus une amplitude horaire élargie. »

« La perte d’un service essentiel »

Ce n’est pas l’avis d’Ismaël Dupont, élu PCF-Front de gauche, qui avait déjà alerté sur le sujet en février 2017. « Énormément de Morlaisiens sont contents d’y trouver un personnel disponible pour faire des opérations liées aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires. Avec des facilités pour s’y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. » Et de noter que « La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgées ».

 
 

Selon l’élu, c’est « la perte d’un nouveau service essentiel pour le quartier », alors qu’a été annoncée récemment la fermeture de deux classes, à Corentin-Caër et à Jean-Jaurès. Il conclut : « Nous allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver. »

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:00
Macron lance le chantier du big-bang des retraites
Protection sociale
SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 1 JUIN, 2018
L'HUMANITÉ
L’exécutif a donné le coup d’envoi, jeudi, à la réforme qui doit être présentée à la mi-2019, et selon laquelle « chaque euro cotisé doit donner les mêmes droits » à pension pour tous. Derrière se profile un régime par points qui prépare l’éclatement du système solidaire. Décryptage.

Emmanuel Macron en avait fait un de ses slogans de campagne pour l’élection présidentielle : « Un euro cotisé (doit) donne (r) les mêmes droits » à la retraite pour chacun. La formule, séduisante car elle renvoie à une apparence d’égalité parfaite, a été explicitée par Jean-Paul Delevoye à l’occasion du lancement, hier, d’une « consultation citoyenne » sur la future réforme des retraites, qui doit être présentée à la mi-2019. Le haut-commissaire nommé pour préparer ce chantier confirme qu’il s’agit bien de passer à un « système par points ». « L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique », a-t-il déclaré dans un entretien publié dans le Parisien-Aujourd’hui en France. L’égalité, à revenus et carrières comparables, donc. Mais comme, dans la vie, les carrières et les salaires ne sont pas les mêmes pour tous – et encore moins pour toutes –, les capacités contributives de chacun, dans ce nouveau système « à la carte », seront très différentes d’un individu à l’autre. « Dire que pour un euro, on aura la même valeur de retraite, c’est passer outre le fait que certain-es gagnent beaucoup d’euros et d’autres beaucoup moins », a fait ainsi valoir le syndicat Solidaires. Quant à la CGT, elle a réagi hier en estimant que « les problématiques et les questions posées (dans la consultation – NDLR) sont orientées et les réponses attendues téléphonées », et en dénonçant une volonté de « casser notre système de retraite par répartition et solidaire » et de « poursuivre la baisse des pensions ».

1 Un principe faussement juste et inégalitaire

De fait, dans le système à points, quand certains gagneront à peine de quoi cotiser à un taux minimal, d’autres pourront y consacrer une large part de leurs revenus. En clair, plus on est aisé, plus on pourra partir plus tôt à la retraite et avec une meilleure pension. Ce nouveau système va donc en réalité reproduire, voire amplifier, les inégalités au détriment des salaires les plus faibles et des parcours professionnels les plus chaotiques. Les femmes, les ouvriers, les chômeurs, les malades en seront les premières victimes. « L’argument d’un euro cotisé donne les mêmes droits et va à l’envers du principe qui veut que la retraite compense un peu les inégalités de salaires et de carrière, relève Henri Sterdyniak, membre des Économistes atterrés. Dans le système actuel, quand vous ne cotisez pas parce que vous êtes malade ou au chômage, vous avez quand mêmes des droits. » Prévenant les critiques, Jean-Paul Delevoye le promet : « Cette réforme maintiendra et consolidera les solidarités qui seront les piliers du nouveau système. » La majoration pour enfants, la prise en compte des périodes d’invalidité et de chômage, les minima contributifs et la pension de réversion (pension du conjoint décédé versée au conjoint survivant) seront donc conservés dans le nouveau système, mais ces correctifs pourraient être financés par l’impôt, c’est-à-dire par la « solidarité nationale » et non par les cotisations. À l’instar de « la majoration pour enfants (qui) est une politique de caractère familial », prévient Jean-Paul Delevoye : logique, d’une certaine manière, puisque ces politiques de solidarité contredisent le principe posé des « mêmes droits pour chaque euro cotisé ». Ce qui réintroduit un peu de justice dans des carrières fondamentalement inégalitaires pourrait ainsi ne plus relever de la responsabilité sociale des entreprises, à l’exemple de certains avantages sociaux « déjà payés par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), donc en partie par la CSG qui le finance, souligne Henri Sterdyniak, et par l’excédent de la branche famille », dont les ressources sont à 40 % fiscalisées (CSG et autres impôts et taxes) en 2018.

2la retraite à 62 ans réservée aux plus aisés ?

Jean-Paul Delevoye abat franchement ses cartes sur un aspect : « Dans un système à points, la notion de durée (de cotisation pour partir à la retraite – NDLR) disparaît. C’est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel. » Adieu, les 43 annuités exigées pour des générations nées à partir de 1973. Désormais, chacun fera « un arbitrage personnel » en fonction du nombre de points collectés. Dans les faits, ce choix sera là encore réservé aux plus aisés, qui auront les moyens de cotiser vite et beaucoup. Les autres devront arbitrer entre une pension réduite ou la poursuite du travail… à condition d’être épargnés par le chômage. Conséquence, fixer un âge de la retraite n’aura plus de sens. « L’âge actuel de 62 ans devrait être conservé », prétend pourtant Jean-Paul Delevoye. Mais il s’agit surtout d’un « seuil en dessous duquel (les gens) ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse » dans les comptes, précise le haut-commissaire. « C’est injuste pour les travailleurs manuels aux carrières longues et pénibles qui ne peuvent pas se maintenir au travail jusqu’à 60-62 ans », estime Henri Sterdyniak. Pour tous les autres, cet âge légal « ne garantit aucunement qu’on parte à 62 ans », souligne encore l’économiste.

3 Un niveau de pension qui ne sera plus garanti

« Dans le système par points, le niveau des retraites n’est pas garanti par un taux de remplacement (le taux de la pension calculé par rapport au salaire de référence) comme dans le système actuel », poursuit Henri Sterdyniak. C’est même tout l’inverse : alors que le système actuel est dit à « prestations définies », c’est-à-dire qu’« il garantit un niveau de pension au moment du départ à la retraite », explique la CGT, le système par points renverse la logique, puisqu’il s’agit d’« un régime à cotisations définies (qui) garantit un plafond de cotisation ». Dès lors, ce ne sont plus les actifs qui supportent les aléas financiers du système grâce au réglage de paramètres comme l’âge de départ, la durée de cotisation, le salaire de référence ou encore le taux de cotisation, mais les retraités eux-mêmes, pour lesquels « le niveau des prestations (...) est imprévisible à long terme », poursuit le syndicat. En d’autres termes, le niveau de pension peut baisser en cours de retraite en cas de choc économique ou démographique. « Dans les systèmes envisagés, on saura ce qu’on paiera chaque année, mais on ne saura qu’à la fin ce qu’on aura comme retraite », résume l’union syndicale Solidaires.

4 Un système à deux vitesses avec les fonds de pension

Le système à la suédoise qui fait la part belle à la capitalisation, « ce n’est pas du tout notre philosophie », jure le haut-commissaire, qui se prononce pour le « maintien d’un système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs ». En apparence, l’essentiel est sauf, et les fonds de pension ne sont pas pour demain. En apparence seulement… Car « la question se pose pour les plus gros salaires qui excéderaient un certain plafond », concède Jean-Paul Delevoye. Ceux qui gagnent 120 000 ou 160 000 euros annuels ou davantage pourraient être éligibles à une « épargne individuelle, éventuellement en capitalisation ». Même si cela ne concerne que « 200 000 à 300 000 personnes », le problème serait alors que ces très hauts revenus ne voient plus l’intérêt de cotiser au « système universel » à partir du moment où ils tireraient l’essentiel de leur retraite des fonds de pension. « La grande idée, c’est d’attirer les traders de Londres en fixant un plafond au-delà duquel ils seront exonérés de cotisation. Le risque est alors que ne s’instaure un système à deux vitesses, avec l’abaissement progressif de ce plafond, qui permette à de plus en plus de gens de sortir du régime universel », commente Henri Sterdyniak.

Le medef en renfort de macron, veut « aller vite »

« Il est urgent d’aboutir avant 2019 », expliquait, fin mars, Claude Tendil, vice-président du Medef. En somme, détaillait le Monsieur social de l’organisation patronale, il suffit d’ « inciter les assurés à partir plus tard que l’âge légal » en instaurant « une nouvelle décote suffisamment forte ». De son côté, Jean-Charles Simon, candidat à la succession de Pierre Gattaz, estime qu’il faut carrément supprimer les cotisations Agirc/Arrco au-delà de 3 310 euros de salaire brut mensuel. En clair, exonérer les plus riches de la solidarité et alléger, encore, les entreprises de cotisations. Une « économie » qu’il chiffre à 25 milliards d’euros. Quant aux favoris, Alexandre Saubot et Geoffroy Roux de Bézieux, s’ils entendent conserver le système des complémentaires, ils se laisseraient bien tenter par un financement par fonds de pension.

Macron lance le chantier du big-bang des retraites (Sébastien Crépel, l'Humanité, 1er juin 2018)
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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 13:59
Jean-Paul Sénéchal, un historien analyse ce que fut le Front Populaire dans le Finistère
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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 13:14
Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

Nous venons d'apprendre que la direction de la Poste avait décidé de mettre à exécution son projet de liquidation du bureau de poste de la Boissière pour novembre prochain.

Le 13 février 2017, alors que nous avions annoncé les premiers publiquement la volonté de fermeture du bureau de Poste de la Boissière, nous alertions sur la nécessité de se battre contre la destruction de ce service public de proximité essentiel pour la vie quotidienne des habitants du Plateau à Morlaix, et nous présentions en Conseil Communautaire un vœu qui était adopté à l'unanimité des conseillers communautaires :

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Ce vœu disait : «  la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.

Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil (….).

Le plan de réorganisation prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables. (…)

La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière »

 

Si nous avons obtenu grâce à ce signal de résistance envoyé par les élus un sursis d'un an et demi pour le bureau de poste de la Boissière, toutes les victoires pour le service public ne sont que provisoires avec les logiques néo-libérales à l’œuvre au plus haut niveau de l’État. La direction de la Poste n'avait pas dit son dernier mot et entendait bien se donner les moyens de supprimer des postes à moyen terme sur Morlaix en fermant ce bureau de poste, toujours au nom de la rentabilité financière pour l'actionnaire.

 

Pourtant, le bureau de poste de la Boissière ne désemplit pas, malgré des horaires d'ouverture qui ont été volontairement réduites il y a quelques mois pour faire des économies de personnel et diminuer la fréquentation afin, à terme, de justifier une fermeture.

Il y a énormément de Morlaisiens, principalement des quartiers de la Boissière, de la Madeleine, de la Vierge Noire, de Coatserho qui sont contents d'y trouver un personnel très disponible, amical et serviable, dans une ambiance humaine, pour faire des opérations liés aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires de la Banque Postale. Avec des facilités pour s'y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgés. La présence d'un bureau de Poste de proximité dans un quartier très peuplé est importante.

Nous ne pouvons qu'exprimer notre colère face à cette volonté de supprimer le bureau de poste de la Boissière au mois de novembre, colère face à la politique de réduction de l'offre de service au public et de service public de la Poste, sous l'impulsion de la politique libérale des gouvernements successifs, de droite, PS, et macronistes, colère face à l'accord que la maire de Morlaix, Mme Le Brun, a donné pour la transformation du bureau de poste en relais commerçant.

A Taulé et à Plourin-les-Morlaix, les maires ont refusé de s'accommoder de la fermeture des bureaux de poste.

Après avoir perdu deux classes en écoles publiques à Corentin Caër et à Jean Jaurès, le quartier perdrait à nouveau un service essentiel.

Jusqu'à quand la régression ?

Pour notre part, nous ne sommes pas décidés à faire le deuil de notre bureau de poste et allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver.

Ismaël Dupont, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Morlaix


 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:34
La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

Le service postal évolue à la Boissière. D’ici la fin de l’année, la Poste devrait transférer ses opérations courrier-colis à un point de services chez un commerçant de la galerie marchande. L’appel à candidatures est lancé, confirmant les doutes qui pesaient sur la pérennité de ce bureau, pourtant très fréquenté.

 

Les commerçants du centre Leclerc de La Boissière ont été quelque peu étonnés de recevoir, en date du 22 mai, un courrier de La Poste leur proposant un partenariat. « La Poste recherche un commerçant pour prendre en charge l’activité postale sur le quartier de La Boissière. Vous souhaitez optimiser la rentabilité de votre commerce ? Fidéliser vos clients et en conquérir de nouveaux ? Et si vous faisiez confiance à la Poste ? » peut-on lire dans cet appel à candidature pour la gestion d’un point de services en relais.

 

Basculement d’ici la fin d’année

 

Éclaircissement auprès de l’attaché de presse du groupe. « Cette décision a été prise suite au constat que la typologie des opérations effectuées à La Boissière était centrée sur la réception et l’envoi de courriers et colis, l’achat de timbres et d’enveloppes, d’emballages. Des opérations qui peuvent tout à fait être réalisées au sein d’un commerce, lequel proposerait, qui plus est, des plages horaires plus amples aux clients ».

 

Si le porte-parole reste discret quant aux pistes de partenariat, il informe qu’une fois le commerçant sélectionné, à l’issue de l’appel à candidatures, le basculement des opérations postales s’effectuerait au dernier trimestre de l’année.

 

Fin d’un service de proximité dans un quartier populaire ?

 

Un certain nombre de commerçants expriment déjà leur inquiétude et leur étonnement face à cette décision. Service public de proximité, dans un quartier populaire, le bureau de La Boissière est, en effet, très fréquenté, notamment par des personnes âgées, qui apprécient de pouvoir s’y rendre à pied. Pour ces dernières, la présence d’un service bancaire était aussi précieuse, permettant d’éviter un déplacement jusqu’au bureau de la rue de Brest, en centre-ville, où il est si difficile de stationner.

Envoi-expédition de courrier et colis, ventes de timbres, d’enveloppes et d’emballages : le commerçant partenaire devra assumer tout ce qui ne relève pas des opérations financières, qui, selon la Poste « n’étaient pas les plus importantes à la Boissière ». De fait, cette évolution correspond à une politique du groupe à plus grande échelle, puisque le basculement de bureaux vers des points de services chez les commerçants est déjà une réalité, non seulement en milieu rural mais aussi dans plusieurs villes de Bretagne, notamment Rennes, Brest, Guingamp, Vannes, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:30
Indécence des riches: 4 millions d'euros d'indemnités de départ pour le PDG de Carrefour: combien de dizaines de milliers d'euros l'emploi supprimé?

Après avoir touché 10 millions d'euros en 2016, l'ancien PDG de Carrefour va partir avec prés de 4 millions d'€ d'indemnité de départ et une retraite annuelle de 500 000 € !!! et pendant ce temps là on vire des salariés, on sous paye les salariés et on détruit leurs conditions de travail !!!

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:05

Gérard Collomb

En deux mots résumés le vide de l'esprit, du cœur, de l'idée politique progressiste. 

Un cadre de la droite du Parti Socialiste qui a viré à droite toute sous Hollande et avec Macron. 

Un ministre de l'Intérieur qui ose tout ce que la droite extrême et l'extrême-droite rêvaient de dire et de faire: 

- Prétendre que c'est aux manifestants pacifiques d'organiser leurs services d'ordre pour empêcher les violences dans les manifestants, sans quoi le droit de manifestation pourrait être remis en cause: 
"Si on veut garder le droit de manifester (…) il faut que les participants puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être d’un certain point de vue, complices de ce qui se passe.»

- Prétendre que les migrants et réfugiés vont en Europe comme au Supermarché comparant les étiquettes, les droits sociaux, les situations économiques avant de choisir notre pays dans une attitude purement consommatrice de calcul égoïste: cette propension au "benchmarking" des migrants et exilés que ce ministre de l'Intérieur a l'indécence et le profond cynisme d'affirmer.

Après Valls, Hortefeux, Sarkozy, Pasqua, on pensait être vacciné contre les saloperies des premiers flics de France, mais là, on touche le pompon. 

- Une politique d'expulsion accélérée des déboutés du droit d'asile

- Les restrictions aux demandes de régularisation, les refus généralisés d'asile pour des réfugiés qui fuient des pays en guerre ou en situation de dictature. 

- L'enfermement des enfants

- Une politique de mise à la rue des jeunes migrants.

- La répression du mouvement social. 

Collomb est de la race de ces hommes politiques qui sans assise politique forte au niveau des principes humains et idéologiques, privilégiant leur carrière et leur petit nombril à l'intérieur d'un milieu bourgeois de privilégiés, sont prêts à toutes les compromissions. 

Gérard Collomb, c'est la honte de la République! 

Ismaël Dupont  

   

 

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:03
Palestine. L’ONU dénonce la détention de Salah Hamouri
PIERRE BARBANCEY
LUNDI, 28 MAI, 2018
L'HUMANITÉ
 

Le groupe de travail du Conseil des droits de l’homme des Nations unies vient de publier un rapport concernant l’avocat franco-palestinien et estime que celui-ci doit être libéré immédiatement.

Fait rare qui montre la gravité de la situation : le groupe de travail du Conseil des droits de l’homme de l’ONU dédié aux détentions arbitraires vient de publier un rapport sur Salah Hamouri. Depuis le 23 août 2017, l’avocat franco-palestinien est en détention. Simple, au départ (il a été arrêté en toute illégalité à son domicile de Jérusalem-Est, occupée par Israël depuis 1967), transformée ensuite en détention administrative. Aux six mois exigés par le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, se sont ensuite ajoutés quatre-vingt-dix jours. Pourquoi ? Personne ne le sait. Le dossier est secret et même les défenseurs de Salah Hamouri n’en connaissent pas le contenu ! Tous les recours, y compris devant la Haute Cour de justice d’Israël, ont été rejetés.

Salah Hamouri est soumis à ce qu’on appelle le transfert « Bosta »

Le 5 janvier 2018, le groupe de travail de l’ONU s’est adressé au gouvernement israélien en posant plusieurs questions sur le cas de Salah Hamouri. Il n’a obtenu aucune réponse. Au regard du droit international, le groupe rappelle que la privation de liberté est notamment considérée comme arbitraire lorsque celle-ci est le résultat « de l’exercice des droits ou des libertés garanties par plusieurs articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme » ou lorsqu’il est « clairement impossible de justifier une base légale  ». Le groupe de travail de l’ONU relève par ailleurs que, selon ses sources, Salah Hamouri a rencontré beaucoup de difficultés pour avoir accès à une assistance juridique légale et que « les autorités israéliennes n’ont pas permis au représentant du Consulat de France de rencontrer Salah Hamouri lorsque celui-ci était avec son avocat ».

Ce n’est que deux mois après sa mise en détention que le prisonnier franco-palestinien a pu recevoir la visite de sa famille, soit le 18 octobre 2017. Mais pas son épouse, Elsa, qui est interdite d’entrée sur le territoire israélien et donc non plus son fils, qui vient d’avoir 2 ans et réclame son père. Ces visites n’ont lieu qu’une fois par mois pour une durée de quarante-cinq minutes, « dans des conditions très restrictives ». Salah Hamouri ne peut voir sa famille qu’au travers d’une vitre et la communication se fait avec un téléphone. « De plus, note le groupe de travail, les salles de visites sont bondées (avec plus de détenus par salle), les téléphones sont sur écoute et ne permettent aucune confidentialité ». La prison de Naqab, où il a été placé au vingtième jour de sa détention, est située dans le désert (extrêmement chaud l’été, glacial l’hiver), à trois heures de route de Jérusalem-Est, où vivent ses parents.

Les sources contactées ont permis aux membres du groupe de travail de considérer que Salah Hamouri « a été interrogé dans des conditions inhumaines, placé à l’isolement dans une pièce qui ne remplissait pas les conditions de vie humaine minimales ». Tout semble bon pour tenter de briser physiquement et psychologiquement les prisonniers. Ainsi, Salah Hamouri est soumis à ce qu’on appelle le transfert « Bosta ». Chaque fois qu’il doit être entendu par le « tribunal », il est transféré la veille dans une autre prison, non loin de Jérusalem, à Ramleh où il passe une nuit « dans des conditions de détention inhumaines ». Même chose pour le retour. Des nuits qui peuvent s’additionner si l’audience est prévue un dimanche, début de la semaine en Israël, le prisonnier étant transféré le vendredi soir. Dans la prison même, la nourriture est très mauvaise et les prisonniers doivent payer s’ils veulent (et peuvent) améliorer leur ordinaire, les familles apportant également des couvertures, une paire de chaussures et le nécessaire pour la toilette. Salah Hamouri, qui était également en master lors de son arrestation, n’est pas autorisé à poursuivre ses études.

Aucune contrainte ne peut être exercée contre Israël

Fidèle à ses habitudes et à sa morgue, le gouvernement israélien n’a donc pas daigné répondre au groupe de travail du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui demandait si des circonstances exceptionnelles – et donc lesquelles – nécessitaient l’incarcération de Salah Hamouri. Dans ces conditions et puisque aucune preuve n’est fournie par Israël, la détention s’avère effectivement arbitraire, ce qui contrevient à la Convention internationale des droits politiques et civiques dans ses articles 9 et 26, dont Israël est pourtant signataire, ainsi que de la Déclaration universelle des droits de l’homme, articles 3, 8 et 9.

Le groupe de travail estime donc que Salah Hamouri doit être libéré immédiatement, qu’il convient de lui accorder le droit exécutable de compensations et de réparations, en accord avec les lois internationales, et il appelle le gouvernement israélien à prendre toutes les mesures contre les responsables de la privation de liberté de l’avocat franco-palestinien. Le rapporteur spécial de l’ONU pour la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés va être saisi.

Ces observations n’ont pas force de loi et aucune contrainte ne peut être exercée contre Israël. Elles montrent cependant que Tel-Aviv bafoue les droits de l’homme en plaçant en détention administrative des centaines de personnes, méprise les institutions internationales en refusant de répondre aux questions posées par un organisme de l’ONU. Le 22 mai, le tribunal de Jérusalem a confirmé la détention administrative de Salah Hamouri jusqu’au 30 juin. Le procureur et les services secrets ont, par ailleurs, évoqué la possibilité de prolonger la détention après cette date. Une question se pose désormais : Emmanuel Macron peut-il vraiment recevoir Benyamin Netanyahou le 5 juin prochain, alors qu’un Français est détenu arbitrairement en Israël, que près de 120 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza et des milliers d’autres blessés à balles réelles ?

 
Grand reporter
Palestine: l'ONU dénonce la détention de Salah Hamouri (Pierre Barbancey, L'Humanité - 28 mai 2018)
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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 05:48
photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Daniel Ravasio a introduit la réunion photo Jean-Luc Le Calvez

Daniel Ravasio a introduit la réunion photo Jean-Luc Le Calvez

Glenn Le Saout au stand librairie (photo Jean-Luc Le Calvez)

Glenn Le Saout au stand librairie (photo Jean-Luc Le Calvez)

Intervention de Michel Gourvil, éleveur laitier en conversion bio au Kermeur à Plougonven  - photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Michel Gourvil, éleveur laitier en conversion bio au Kermeur à Plougonven - photo Jean-Luc Le Calvez - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Jean-Paul Menou sur l'enjeu de la pollution des eaux de rivière  - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Jean-Paul Menou sur l'enjeu de la pollution des eaux de rivière - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Gérard Le Puill, Daniel Ravasio, Ismaël Dupont - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Gérard Le Puill, Daniel Ravasio, Ismaël Dupont - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Martine Carn - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Intervention de Martine Carn - Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Lanmeur, conférence débat avec Gérard Le Puill le mardi 29 mai 2018

Une conférence-débat passionnante avec le journaliste à l'Humanité spécialiste des questions agricoles et écologiques, Gérard Le Puill, ce mardi à Lanmeur devant 37 personnes à l'initiative des PCF Morlaix et Lanmeur. 

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