Hormis la section locale du parti communiste, la plupart des élus morlaisiens craignent la manifestation des Gilets jaunes prévue samedi 2 février, au centre-ville. Raison pour laquelle le marché a été annulé.
La plupart des élus morlaisiens craignent des échauffourées et de la casse, samedi, au centre-ville. À tel point que ce jeudi soir, lors d’une réunion de crise, la Ville a décidé, en concertation avec l’autorité préfectorale, d’annuler la tenue du marché hebdomadaire. « Il est également fortement conseillé de ne pas stationner de véhicule en centre-ville et d’éviter tout déplacement non indispensable », indique le maire Agnès Le Brun. Enfin, par mesure de sécurité, l’hôtel de ville fermera ses portes plus tôt qu’à l’habitude. Samedi, Morlaix sera donc une ville morte !
« Ne pas se tromper de combat »
« On comprend les doléances des Gilets jaunes et leur lutte pour la reconquête du pouvoir d’achat, contre la précarité, écrit la majorité municipale de droite et du centre, dans un communiqué. D’ailleurs, nous rappelons que Morlaix, comme toutes les communes de France, est en première ligne pour porter de l’aide aux plus démunis de ses habitants (…). Nous sommes également attachés à la liberté de manifester, à condition qu’elle ne prenne pas le pas sur d’autres libertés tout aussi fondamentales : liberté de circuler, de commercer, de vivre un samedi tranquille et serein, aussi ». Et d’estimer que les manifestations répétées au centre-ville pénalisent l’économie locale, qui souffre déjà depuis de trop longs mois. « Il ne faut pas se tromper de combat : les manifestations pour le pouvoir d’achat ne doivent pas entraver l’économie locale, au risque de générer des fermetures de commerces, et donc des licenciements de salariés, et donc de la précarité… ».
« Parfaitement légitime »
En apprenant l’organisation de ce rassemblement, la députée LREM Sandrine Le Feur avait indiqué à chaud que « l’énergie devait être mise sur le Grand débat national plutôt que dans les manifestations ». Ce qui n’a pas convaincu le PCF du Pays de Morlaix, pour qui il s’agit d’une « opération de déminage, sans aucune volonté de répondre aux exigences qui sont posées ». Et d’expliquer qu’il est aux côtés de « tous ceux qui trouvent intolérable cet engrenage de la violence voulu par le pouvoir (…). Les Gilets jaunes ont décidé de manifester ce samedi à Morlaix contre les violences répétées et c’est parfaitement légitime (…).»
Face au blocage de Macron, amplifier les mobilisations (Section PCF de Morlaix - le 30 janvier 2018)
Alors que le mouvement social continue d’exprimer des exigences de justice sociale, d’augmentation généralisée des salaires, des retraites et des minima sociaux, le gouvernement d’un côté fait la sourde oreille et tente une opération de déminage par des débats sans aucune volonté de répondre aux exigences qui sont posées, et de l’autre s’engage dans une spirale de la répression.
Pas un samedi de mobilisation sans que la liste des blessés, Gilets jaunes ou observateurs, ne s’allonge du fait de l’utilisation de grenades explosives ou de LBD 40. Un tel niveau d’usage n’avait jamais été observé. D'ailleurs, les parlementaires communistes ont déposé cette semaine au Sénat un projet de loi pour interdire l'utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) et, la semaine, un autre projet de loi demandant l'amnistie lors des derniers mouvements sociaux.
La section de Morlaix du PCF est aux côtés de tous ceux qui trouvent intolérable cet engrenage de la violence voulu par le pouvoir, qui n’acceptent pas la situation ainsi créée et entendent agir et manifester contre les violences répétées. Les Gilets jaunes ont ainsi décidé de manifester samedi 2 février à Morlaix contre les violences répétées et c’est parfaitement légitime.
Le gouvernement qui pratique de longue date les tactiques du pourrissement et de tentative de dénigrement des mouvements, en particulier contre le mouvement syndical, pense en avoir fini avec les revendications sociales.
Il n’en est rien!
Demain, 31 janvier, les retraités seront dans l’action pour leurs revendications, et le 5 février les travailleurs sont appelés à s’engager pour des initiatives de grèves et de manifestation dont l’une aura lieu à Morlaix. Le PCF s’y engage résolument.
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