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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 18:10
Prisonniers palestiniens: Lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Prisonniers palestiniens: Lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Prisonniers palestiniens
Courrier du 29/01/19 à Monsieur le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Par / 29 janvier 2019

Monsieur le Ministre,
Fin 2018, nous avons eu le plaisir d’accueillir au groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste du Sénat, Salah HAMOURI, peu de temps après sa libération. Il nous a rappelé l’importance de poursuivre notre combat sur les conditions de détention des prisonniers palestiniens parmi lesquels on compte de nombreux enfants.
Aujourd’hui des centaines de Palestiniens sont placés en détention administrative. Sur le nombre total de prisonniers palestiniens derrière les barreaux plus d’un tiers des personnes auraient besoin de soins médicaux. De nombreux prisonniers palestiniens disent avoir été soumis à la torture et à des actes de violence en détention.
A cette situation déjà dramatique, le ministre israélien de la sécurité publique, a ajouté son intention « d’empirer » les conditions de détention des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes. Ce projet prévoirait la suppression des droits de cuisiner dans les prisons, la limitation de l’accès des prisonniers à la télévision, à l’eau, le blocage des fonds de l’Autorité palestinienne, la réduction de nombre de visite familiales...
Comme vous le savez Monsieur le ministre, aggraver les conditions de vie de ces prisonniers serait contraire au Droit International. Comptant sur votre influence auprès du Gouvernement Israélien pour défendre les droits des prisonniers palestiniens, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en toute ma considération.

Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d’Armor

Prisonniers palestiniens: Lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères -
Quels engagements afin de permettre une réouverture ?
Institut français de Naplouse -
Par / 31 janvier 2019

Monsieur le Ministre,

L’Institut français de Naplouse a été fermé en août 2018. Cette décision avait alors indigné de nombreuses associations, citoyens et élus, tant sur le fond que sur le symbole.

En juillet 2018, j’avais adressé un courrier au Président de la République pour lui faire part de ma désapprobation. Je lui rappelais que compte-tenu du contexte local, cet Institut représente davantage qu’un simple lieu de culture française.

En octobre 2018, lors d’une audition sur le PLF 2019 au Sénat au sein de la Commission des Affaires Étrangères, nous avions échangé sur la situation de l’Institut de Naplouse. En réponse à mon inquiétude, vous aviez répondu « que le sujet n’était pas fermé ».

C’est pourquoi, je me permets de vous solliciter de nouveau sur l’avenir de l’Institut français de Naplouse. Quels engagements sont envisagés afin de permettre une réouverture de cet institut et le développement de ces activités ?

Je sais pouvoir compter sur toute votre bienveillance afin de veiller au maintien des liens de notre pays avec le peuple palestinien.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mes sincères salutations.

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 15:43
Ordre du jour du prochain Conseil Municipal de Morlaix - lundi 4 février 2019 à 18h30

Ordre du jour du prochain Conseil Municipal de Morlaix - lundi 4 février 2019 à 18h30 :

- Mise à disposition de salles communales pour les réunions publiques pendant les périodes légales de campagne électorale

- Animations de la ville de Morlaix - autorisation de signatures de conventions pour l'année 2019

- Location du parc des expositions de Langolvas - autorisation de signature des conventions d'occupation

- Garanties d'emprunts pour l'association MFR de Morlaix

- Fournitures et acheminement du gaz naturel pour la ville et le CCAS

- Exonération de pénalités pour des travaux dans les aires de jeux pour Enfants

- Contrat de DSP pour l'exploitation et la gestion des parkings horodateurs et sous barrières à Morlaix

- Approbation du volet "lutte contre la pollution maritime" du plan communal de sauvegarde (PCS)

- Convention financière avec le SDEF (syndicat départemental d'énergie et d'équipement)

- Acquisition de terrain lieu dit dit Kerchonvel

- Acquisition d'une propriété quartier Saint Augustin

- Echanges de propriétés quartier de la Gare

- PLU de Morlaix - avis de révision allégée n°2 relative à l'aéropôle centre

- Finistère Habitat - Vente de logements sociaux

- Fonds d'intervention pour l'habitat - subventions

- Fonds de modernisation des enseignes et façades commerciales - subvention

- Convention d'objectifs et de financement CAF - équipement accueil de Jeunes Enfants

- Convention entre le CCAS de Saint Martin des Champs et de la Ville de Morlaix

- Régularisation administrative - demande de subventions pour le Musée

 

 

 

Extrait du Conseil Municipal du 16 novembre 2018, débat d'orientation budgétaire:

Ismaël Dupont: "Quand vous dites Madame Le Brun que les transactions immobilières augmentent ces dernières mois on aimerait vous croire".

Madame le Maire "Ces dernières années"

Ismaël Dupont : "Ces dernières années... On aimerait vous croire. Mais la réalité, c'est quand même que Morlaix a perdu plusieurs milliers d'habitants depuis 2008. La réalité, et la toile de fond du débat d'orientation budgétaire, c'est celle d'une ville en crise. Crise sur le plan démographique. Cela s'explique, évidemment, par des déséquilibres Est/ Ouest, par le fait métropolitain qui ne cesse de s'accentuer. Nous étions d'ailleurs au même colloque tout à l'heure, Madame Le Brun, "Où va la Bretagne?", qui était organisé par Skol Vreizh, qui a mis en avant ces déséquilibres territoriaux, qui sont portés par une absence de vision d'aménagement du territoire. Et l'idée que les marchés et la concurrence des territoires peuvent se substituer à l'aménagement du territoire. Mais la crise que subit la population morlaisienne est aussi d'ordre social puisqu'on est une des villes bretonnes qui connaît le plus fort taux de chômage avec Guingamp, Saint Malo et quelques autres villes, le plus fort taux de précarité, d'allocataires du RSA. Un des plus fort taux aussi de familles monoparentales et de mères vivant seules avec leurs enfants.

Évidemment, tout cela n'est pas à mettre à votre débit. C'était déjà le cas en 2008. Mais face à ces défis sociaux, il y a besoin de réponse publique, il y a un besoin de moyens publics, il y a un besoin de services publics. On a vu récemment que le Pôle Petite Enfance, notamment, était en grande difficulté.

Ce qui me met en colère, c'est que la politique de l'Etat menée depuis des années se traduit aujourd'hui par 1,2 million d'euros de dotation d'Etat en moins pour Morlaix par an par rapport au niveau de dotations de 2013. On peut constater et déplorer les conséquences, mais on peut aussi rapporter cela aux causes, à une politique économique globale. 

Les 13 milliards qu'Emmanuel Macron retire aux collectivités, cela correspond à la poursuite du CICE, les 40 milliards d'euros de cadeaux faits aux entreprises, ça correspond à la suppression de l'ISF, Impôt de solidarité sur la fortune, ça correspond à la baisse de l'impôt sur les sociétés, soit une politique violemment inégalitaire.

La politique du Ministère Blanquer et Macron, c'est aussi de favoriser les écoles privées. Et on voit que le fait de rendre la scolarité obligatoire à 3 ans, alors que déjà 95% des enfants étaient scolarisés à cet âge, dans la manière dont cela est conçu, ça oblige les collectivités à financer l'école privée, à la la commission Finances on a vu que cela se traduirait par un surcoût de 60 000 € à l'année pour le budget éducation de Morlaix. Donc, c'est aussi des moyens qui sont retirés pour d'autres missions de service public. 

Par rapport à ce débat d'orientation budgétaire, j'ai aussi des inquiétudes pour le personnel. Puisque quand on lit les règles de fonctionnement que vous comptez instaurer par rapport au personnel pour "modérer la masse salariale", il est prévu en 2019 de limiter le nombre de contractuels, de ne pas renouveler certains contrats. Il faudrait voir dans quelle mesure cela affecte le fonctionnement des services et aussi la vie des intéressés. Mais plus grave, on lit dans le document, c'est écrit noir sur blanc, que les remplacements des arrêts maladie et maternité seront limités et examinés au cas par cas, selon des critères de continuité absolue du service, de normes d'encadrement et d'intérêt général. Donc, c'est vraiment une formulation très restrictive: cela veut dire qu'en règle générale, il n'y aura pas de remplacements des arrêts maladie et des arrêts maternité. Ce qui peut être, d'ailleurs, assez culpabilisant pour les personnels qui, quand ils se mettent en arrêt maladie, parce qu'ils y sont contraints, mettent aussi leurs collègues dans l'embarras. De la même manière, on peut lire dans le document qu'il n'y aura pas de remplacement systématique des personnels partant en retraite. On se souvient de la fameuse formule de Sarkozy sur le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Tout ça participe quand même d'une cohérence générale. Je remarque aussi que dans... Madame Le Brun, je vous ai écouté attentivement! ...

 

Madame le Maire: Et je vous écoute très attentivement, parce que je me disais, je me permets juste un aparté, je me disais qu'avoir été élu secrétaire départemental, ça vous mettait dans une forme terrible, mais qu'en même temps ça vous mettait dans un pessimisme d'une noirceur totale. Et ce paradoxe-là, quand même, est assez remarquable, mais je vous laisse continuer. Non, je me disais en rien, je me demandais, si ce n'était pas un pari que vous aviez fait de prononcer au moins une fois par conseil le nom de Sarkozy.

Ismaël Dupont: "Je ne sais pas pourquoi je pense à Sarkozy quand je vous vois Madame Le Brun, désolé".

(...) Plus sérieusement, ce que l'on peut constater dans ce rapport d'orientation budgétaire, c'est qu'il y a une hausse des prévisions d'investissement. Et c'est vrai que, quand on regarde l'ensemble de la trajectoire depuis le début de mandat, on s'aperçoit que beaucoup d'investissements, notamment sur la voirie, sur les équipements publics, en dehors des grands projets structurants comme le Musée, s'opèrent en fin de mandat. Et je pense que, par rapport à la vie quotidienne des Morlaisiens, ça serait bien d'avoir un plan pluriannuel d'investissement, qui permette de répondre aux questions et aux interrogations des Morlaisiens sur le devenir de leur voirie, de leurs trottoirs, des équipements de sécurité dans les quartiers, en leur disant que cela sera fait dans un an, dans deux ans, dans trois ans, c'est prévu, plutôt que de voir tout ça au coup par coup. (...) Quant au skatepark, c'est très bien que ce soit à nouveau budgété dans le budget 2019. Au dernier conseil municipal, si ma mémoire est bonne, on avait discuté longuement de savoir comment baptiser une rue à Ploujean. Fallait-il l'appeler Sterne ou Sterne Dougall, ou du nom d'un autre oiseau de mer encore? Moi j'ai deux noms à proposer au choix pour ce skatepark: Nomade et Désiré".

 

 

 

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 14:48
La liste proposée à ses adhérents par le PCF pour les élections européennes validée à 95,6% par les adhérents, 99,5% dans le Finistère!

Déclaration de la commission nationale du vote PCF

Les 31 janvier, 1er et 2 février, 47 349 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient se prononcer sur la liste proposée par le Conseil national pour les élections européennes 2019.

23 019  de ces électrices et électeurs inscrit·e·s ont voté, soit 48.62 % des inscrit·e·s.

Il y a eu 461 bulletins blancs ou nuls, et 22 558 suffrages exprimés.

 21 578 ont voté POUR la liste, soit 95.66 %

358 ont voté CONTRE la liste, soit 1,59 %

627 se sont abstenus, soit 2,79%

La proposition de liste comportant 79 candidat.e.s et conduite par Ian Brossat est donc retenue conformément à nos statuts.

Merci à tous les communistes qui ont organisé et participé à ce vote,

Paris, le 02.02.2019

 

 
Voici le résultat du vote sur la proposition de liste du PCF votée par le CN du 26 janvier pour  les Européennes du 26 mai pour le Finistère. 
 
Le détail des votes section par section viendra par la suite. 
 
Merci à toutes les sections qui ont organisé le vote, fait remonter les résultats, et aux camarades qui ont participé aux votes. 
 
Commission du vote: Ismaël Dupont et Jean-Paul Cam 
 
Résultats du vote dans le Finistère: 
 
Cotisants: 540 
Votants: 234 (43,33%) 
Exprimés: 232 
Pour: 231 (99,5%) 
Abstention: 1  (0,5%) 
Contre: 0 
La liste proposée à ses adhérents par le PCF pour les élections européennes validée à 95,6% par les adhérents, 99,5% dans le Finistère!

Bulletin de vote - Consultation des adhérents communistes du 31 janvier au 2 février

" Cette liste est un arc en ciel de luttes, blouses blanches, gilets jaunes, cols bleus, robes noires, bottes vertes et chasubles rouges avec une très forte représentation du monde du travail.

50% d'ouvrières, d'ouvriers et d'employé-e-s, avec des élu-e-s de la ruralité ou de grandes villes: une liste à l'image de la France. Une liste féministe, antiraciste, écologiste, internationaliste, opposée à l'Europe libérale, co-conduite par Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard, une ouvrière des Hauts-de-France.

Les 77 autres candidats représentent plus de 54 départements, ainsi que des luttes dans la société.

Avec Ian Brossat comme tête de liste, nous gardons la porte ouverte au rassemblement de tous ceux qui convergent avec cette démarche. C'est une exigence et nous saisirons toutes les occasions pour y arriver, en accord avec les communistes.

Nous entrons en campagne pour une Europe des gens, pas celle de l'argent".  

Les candidats de la liste soutenue par le PCF et République et Socialisme:

1. Ian Brossat (38 ans)

Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie "Airbnb, la ville ubérisée". Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d'hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris".

2. Marie-Hélène Bourlard (61 ans)

Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire "Merci Patron!". Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d'éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric (61 ans)

Directeur du journal L'Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d'Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu (51 ans)

éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum (35 ans)

"J'avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune". Médaillé d'or aux championnats d'Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d'Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu'il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba (40 ans)

Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves (47 ans)

Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d'hôpitaux de proximité. A l'échelle européenne, il plaide pour la création d'un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi (38 ans)

Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour "Marx et la poupée". D'origine iranienne, Maryam n'est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d'apprentissage de la langue française pour les réfugiés. 

9. Arthur Hay (28 ans)

Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l'initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l'ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l'échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol (45 ans)

Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l'amélioration des de l'accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s'agit d'un sujet de société majeur. 

11. Franck Saillot

Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l'automne 2018, et sauvé une centaine d'emplois. 

12. Claire Cemile Renkliçay

Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny. 

13. Michel Jallamion (44 ans)

Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d'Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini

Salariée de l'économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé

Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s'est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché. 

16. Manuela Dona (48 ans)

Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d'une Douane européenne.

17. Michel Branchi

Économiste, élu à l'Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont (50 ans)

SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l'ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux "Grandes gueules" (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy

Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche. 

21. Loïc Pen

Médecin à l'hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d'alerte.

22. Christine Mequignon

Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac

Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard (51 ans)

Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer

Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d'une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film "En Guerre" présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez

Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze

Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)  

28. Marianne Journiac

Infirmière syndicaliste à l'Assistante publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de "République et Socialisme".

29. Belaïde Dedreddine

Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l'écologie urbaine.

30. Amandine Miguel

Ancienne porte-parole de l'inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l'homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi

Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)

éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou

Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron

Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani

Employé dans le secteur de l'énergie (26).

36. Hulliya Turan

Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra

Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger (43 ans)

comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze (53 ans)

Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale

Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat

Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu (48 ans)

Directrice de l'école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy

Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride (37 ans)

Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit

Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer (44 ans)

Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall (36 ans)

Représentant des salariés de l'agriculture. Conseiller prud'homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas

Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d'une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini

Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno

Travailleuse de l'Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy

Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq (37 ans)

Militante de l'éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo (44 ans)

Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly

Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani

Conseiller à l'Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin (18 ans)

Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar

éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d'Allonnes (72)

58. Christelle Dumont

Aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

59. Sébastien Nugou

Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure

Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise

Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani

Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)

Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas

Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec

Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir (43 ans)

Responsable d'exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout (20 ans)

étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive 

68. Geneviève de Gouveia (56 ans)

Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l'Allier

69. Alain Pagano

Enseignant chercheur en écologie et biologie à l'université d'Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise (45 ans)

Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin (76 ans)

Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault

 Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil

Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)

Présidente d'un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger

Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel

Cheminot syndicaliste, président de l'Institut d'Histoire Sociale

78. Odette Nilès (94 ans)

 Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste

79. André Chassaigne (68 ans)

Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

 

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 14:21
photo Le Chiffon Rouge, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019 - fin de manif, 16h

photo Le Chiffon Rouge, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019 - fin de manif, 16h

photo Le Chiffon Rouge, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019 - fin de manif 16h

photo Le Chiffon Rouge, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019 - fin de manif 16h

photo Le Homard Enchaîné, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019

photo Le Homard Enchaîné, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019

photo Le Homard Enchaîné, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019

photo Le Homard Enchaîné, manif régionale des Gilets Jaunes à Morlaix - 2 février 2019

1500 manifestants dans les rues de Morlaix, avec les Gilets Jaunes, déterminés.
 
À Morlaix, déterminés, des centaines de Gilets jaunes défilent
 
VIDEO. Brest. Défilé des Gilets jaunes contre les violences policières

Pour des raisons de sécurité, le marché de Morlaix a été annulé.

Pour des raisons de sécurité, le marché de Morlaix a été annulé. (Archives Le Télégramme)

 

Hormis la section locale du parti communiste, la plupart des élus morlaisiens craignent la manifestation des Gilets jaunes prévue samedi 2 février, au centre-ville. Raison pour laquelle le marché a été annulé.

La plupart des élus morlaisiens craignent des échauffourées et de la casse, samedi, au centre-ville. À tel point que ce jeudi soir, lors d’une réunion de crise, la Ville a décidé, en concertation avec l’autorité préfectorale, d’annuler la tenue du marché hebdomadaire. « Il est également fortement conseillé de ne pas stationner de véhicule en centre-ville et d’éviter tout déplacement non indispensable », indique le maire Agnès Le Brun. Enfin, par mesure de sécurité, l’hôtel de ville fermera ses portes plus tôt qu’à l’habitude. Samedi, Morlaix sera donc une ville morte !

« Ne pas se tromper de combat »

« On comprend les doléances des Gilets jaunes et leur lutte pour la reconquête du pouvoir d’achat, contre la précarité, écrit la majorité municipale de droite et du centre, dans un communiqué. D’ailleurs, nous rappelons que Morlaix, comme toutes les communes de France, est en première ligne pour porter de l’aide aux plus démunis de ses habitants (…). Nous sommes également attachés à la liberté de manifester, à condition qu’elle ne prenne pas le pas sur d’autres libertés tout aussi fondamentales : liberté de circuler, de commercer, de vivre un samedi tranquille et serein, aussi ». Et d’estimer que les manifestations répétées au centre-ville pénalisent l’économie locale, qui souffre déjà depuis de trop longs mois. « Il ne faut pas se tromper de combat : les manifestations pour le pouvoir d’achat ne doivent pas entraver l’économie locale, au risque de générer des fermetures de commerces, et donc des licenciements de salariés, et donc de la précarité… ».

« Parfaitement légitime »

En apprenant l’organisation de ce rassemblement, la députée LREM Sandrine Le Feur avait indiqué à chaud que « l’énergie devait être mise sur le Grand débat national plutôt que dans les manifestations ». Ce qui n’a pas convaincu le PCF du Pays de Morlaix, pour qui il s’agit d’une « opération de déminage, sans aucune volonté de répondre aux exigences qui sont posées ». Et d’expliquer qu’il est aux côtés de « tous ceux qui trouvent intolérable cet engrenage de la violence voulu par le pouvoir (…). Les Gilets jaunes ont décidé de manifester ce samedi à Morlaix contre les violences répétées et c’est parfaitement légitime (…).»

Alors que le mouvement social continue d’exprimer des exigences de justice sociale, d’augmentation généralisée des salaires, des retraites et des minima sociaux, le gouvernement d’un côté fait la sourde oreille et tente une opération de déminage par des débats sans aucune volonté de répondre aux exigences qui sont posées, et de l’autre s’engage dans une spirale de la répression.

Pas un samedi de mobilisation sans que la liste des blessés, Gilets jaunes ou observateurs, ne s’allonge du fait de l’utilisation de grenades explosives ou de LBD 40. Un tel niveau d’usage n’avait jamais été observé. D'ailleurs, les parlementaires communistes ont déposé cette semaine au Sénat un projet de loi pour interdire l'utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) et, la semaine, un autre projet de loi demandant l'amnistie lors des derniers mouvements sociaux. 

La section de Morlaix du PCF est aux côtés de tous ceux qui trouvent intolérable cet engrenage de la violence voulu par le pouvoir, qui n’acceptent pas la situation ainsi créée et entendent agir et manifester contre les violences répétées. Les Gilets jaunes ont ainsi décidé de manifester samedi 2 février à Morlaix contre les violences répétées et c’est parfaitement légitime.

Le gouvernement qui pratique de longue date les tactiques du pourrissement et de tentative de dénigrement des mouvements, en particulier contre le mouvement syndical, pense en avoir fini avec les revendications sociales.

Il n’en est rien!

Demain, 31 janvier, les retraités seront dans l’action pour leurs revendications, et le 5 février les travailleurs sont appelés à s’engager pour des initiatives de grèves et de manifestation dont l’une aura lieu à Morlaix. Le PCF s’y engage résolument.

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:36
Photo L'Humanité

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Les communistes s'inclinent devant la mémoire de Josette Audin (Fabien Roussel-PCF)
 
 
Nous venons d'apprendre la disparition de Josette Audin à l'âge de 87 ans. Quatre mois après la reconnaissance par le Président de la République du crime d’État dont son mari Maurice Audin a été victime, Josette Audin s'en est allée.
Toute sa vie elle aura fait preuve d'obstination contre tous les pouvoirs établis pour que justice soit rendue à son mari. Combattante pour la justice, Josette Audin a consacré 60 ans de son existence à
faire reconnaître ce crime du colonialisme français.
Les communistes français, à ses côtés depuis toujours dans cette lutte, s'inclinent devant sa mémoire.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
 
Paris, le 3 février 2019.
Disparition. Josette Audin, une vie à rendre justice
Dimanche, 3 Février, 2019
Elle avait consacré son existence à ce que la vérité soit faite sur l’assassinat de son mari et la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. Josette Audin est décédée samedi matin à l’âge de 87 ans.  Le 13 septembre, Emmanuel Macron s’était rendu chez elle pour « lui demander pardon » et avait reconnu le crime d’Etat.
Une grande dame s’est éteinte. Josette Audin est décédée samedi à l’âge de 87 ans, emportant avec elle l’histoire intime de la grande Histoire, celle qu’elle aura contribué à écrire par sa persévérance et son courage. Nous n’oublierons pas son merveilleux sourire, le 13 septembre dernier, lorsque le président de la République est venu chez elle lui demander pardon, « au nom de la République ». Josette aura vécu ce moment avant de s’en aller. Cette reconnaissance officielle de l’assassinat de Maurice Audin par l’armée française, elle y a travaillé plus de soixante ans, affrontant les lâchetés politiques et les mensonges de la grande Muette. Par amour. Mais aussi pour tous les Algériens victimes de la torture. Car si sa vie a été indissociablement liée au nom de son mari, Josette Audin était une militante communiste, anticolonialiste, dont l’engagement ne s’est jamais affadi. Ces derniers mois, en dépit de la maladie, elle trouvait la force d’être là où son combat devait la mener. Le 12 décembre, elle était au 1er rang de l’amphithéâtre de l’Institut Poincaré, pour la cérémonie de remise du prix de mathématiques Maurice Audin. Le 14 septembre, elle avait tenu à venir à la Fête de l’Humanité, pour partager avec les « siens » la formidable victoire politique de la reconnaissance, la veille, du crime d’Etat par Emmanuel Macron. Le public de la Fête le lui avait bien rendu, par un de ces instants magiques où l’émotion n’a plus besoin de mots. A l’Agora, sa frêle silhouette avait soulevé l’admiration et le respect d’un public qui a partagé son engagement pendant toutes ces années. Celui qui a permis que le nom de Maurice Audin ne tombe pas dans l’oubli.
 
Le 11 juin 1957, un commando de parachutistes l’arrache au bonheur
 
Sa vie a basculé en 1957. Josette a 25 ans. Militante du Parti communiste algérien (PCA), elle a rencontré Maurice Audin cinq ans plus tôt, à la faculté d’Alger. Ils partagent l’amour des mathématiques, de l’Algérie et de son peuple. Un pays où elle est née et a grandi, dans le quartier de Bab el-Oued. « On était conscient des risques qu’on prenait, expliquait Josette Audin, mais nous étions révoltés par le colonialisme. On ne supportait pas de voir des gosses algériens cirer les chaussures dans les rues, au lieu d’aller à l’école. Au marché, si le vendeur était arabe, tout le monde le tutoyait. Nous ne l’acceptions pas ».  Au mois de juin 1957, l’un des plus meurtriers de la bataille d’Alger, le jeune couple héberge des militants clandestins dans son appartement de la rue Flaubert, dans le quartier du Champ-de-Manœuvre. C’est ici que, vers 23 heures, le 11 juin 1957, des parachutistes tambourinent à leur porte, derrière laquelle dorment leurs trois enfants : Michèle, 3 ans, Louis, 18 mois, et Pierre, 1 mois. « Quand est-ce qu’il va revenir ? » demande Josette Audin alors que son mari est enlevé par l’armée. « S’il est raisonnable, il sera de retour dans une heure », lui répond un capitaine. « Occupe-toi des enfants », a le temps de lui lancer Maurice Audin. Ce seront les derniers mots qu’elle entendra de lui qui n’est jamais revenu. Et Josette n’a jamais cru à la thèse de l’évasion avancée par les autorités. « Jamais », assurait-t-elle. « Il aurait tout fait pour prendre contact avec moi ». Depuis ce jour où un commando de parachutistes l’a arrachée au bonheur, Josette ne s’est jamais résignée.  
 
Josette Audin n’a jamais renoncé, ne s’est jamais résignée
 
« Mon mari s’appelait Maurice Audin. Pour moi il s’appelle toujours ainsi, au présent, puisqu’il reste entre la vie et la mort qui ne m’a jamais été signifiée », écrivait-elle en 2007 dans un courrier adressé à Nicolas Sarkozy, publié dans nos colonnes, resté lettre morte. Inflexible, pendant plus de soixante ans, Josette  n’a jamais renoncé à sa quête de vérité. Dès le 4 juillet 1957, elle porte plainte contre X pour homicide volontaire. La famille de Maurice Audin est la seule à l’épauler dans ces semaines pénibles, où les soutiens se font rares. Les collègues de la faculté ne se précipitent pas pour l’aider. Quant aux camarades, « c’était trop dangereux pour eux de me contacter ». L’instruction de l’affaire, commencée en juillet 1957 à Alger, est transférée à Rennes en 1960. Deux ans plus tard, un premier non-lieu sera prononcé pour « insuffisance de charges ». Mais Josette Audin ne baisse pas les bras. C’est une battante, une militante. Elle décide de rester vivre en Algérie et après l’Indépendance, elle fait le choix de devenir fonctionnaire algérienne, quitte à perdre beaucoup de salaire. Ce n’est qu’à l’été 1966, après le coup d’État de Boumedienne, qu’elle se résout à partir en France, pour protéger sa famille. « On a annoncé à tout le monde, aux voisins, qu’on allait passer l’été dans le sud de l’Algérie. Ma mère avait tout organisé. On a atterri pour une autre vie à Étampes », raconte Pierre Audin, son plus jeune fils, lui aussi mathématicien. « Pas de chance, le proviseur du lycée où ma mère enseignait était au FN. Donc on est partis vivre à Argenteuil… » Quelques semaines après son arrivée en France, en décembre 1966, la Cour de cassation déclare l’affaire « éteinte ». Mais les plaies sont toujours ouvertes. « Ma mère n’en parlait jamais. C’était son jardin secret, et on l’a respecté, confie Pierre Audin. Il y avait son portrait partout, je me doutais que c’était un héros, mais je ne savais pas pourquoi. Un jour, je suis tombé sur un livre dans la bibliothèque, intitulé l’Affaire Audin… »
 
La reconnaissance par Macron, une victoire personnelle et politique
 
Les années passent, et chaque nouvelle étape de l’affaire replonge Josette Audin dans ce deuil impossible. Elle ne s’est jamais remariée. Au début des années 2000, alors que les tortionnaires soulagent leur conscience dans la presse française, Josette remonte au front et dépose une nouvelle plainte contre X pour séquestration, qui aboutira encore à un non-lieu. Elle refuse de rencontrer en privé la famille des assassins de son mari : « Si la vérité doit advenir, explique-t-elle, il faut que cela soit devant tout le monde, devant la justice de la République. » L’espoir, la lassitude, la colère… En janvier dernier, à l’Assemblée nationale, à 87 ans, elle était venue redire, avec une incroyable dignité, qu’elle espérait toujours que « la France, pays des droits de l’Homme, condamne la torture, ceux qui l’ont utilisée, et ceux qui l’ont autorisée ». Ce jour-là, le mathématicien Cédric Villani est à ses côtés. Le député LaREM en est convaincu : Emmanuel Macron doit reconnaître ce crime d’Etat. Simultanément, l’Humanité publie des témoignages d’appelés, qui racontent l’horreur de la torture et remettent dans le débat public les pratiques de l’armée française pendant la guerre d’Algérie. Une lettre ouverte adressée au président de la République, signée par de nombreuses personnalités, est également publiée dans nos colonnes. « Des deux côtés de la Méditerranée, les mémoires algérienne et française resteront hantées par les horreurs qui ont marqué cette guerre, tant que la vérité n'aura pas été dite et reconnue » affirme le texte. Trois mois plus tard, grâce au geste historique du chef de l’Etat,  la France regarde en face l’une des pages les plus sombres de la colonisation. Car le sort d’un homme révéla tout un système : celui de la pratique généralisée de la torture pendant la guerre d’Algérie.
 
Le 13 septembre dernier, dans le salon de Josette, où Maurice Audin est partout, éternel jeune homme de 25 ans immortalisé par des clichés posés sur les étagères du salon, une page d’histoire s’est écrite. Un dialogue entre Emmanuel Macron et Josette Audin en dit long: « Je vous remercie sincèrement », lui dit-elle. « C’est à moi de vous demander pardon, donc vous ne me dites rien. On restaure un peu de ce qui devait être fait », répond Emmanuel Macron. « Oui, enfin, je vous remercie quand même ! » lui rétorque Josette Audin d’un air malicieux. Le président : « Je vois que l’indiscipline continue »…L’insoumission, l’indocilité plutôt. Le combat de Josette Audin, exemplaire, lui survivra. Nous y veillerons.  Pendant 60 ans, nos colonnes ont tenté de l’accompagner dans son juste combat. C’est dire si les équipes de l’Humanité ont du chagrin aujourd’hui. A ses enfants, Michèle et Pierre, ses petits-enfants, et toute sa famille, elle adresse ses condoléances les plus chaleureuses.
Maurice et Josette Audin

Maurice et Josette Audin

Josette Audin ou le deuil impossible
Mardi, 29 Mai, 2018

À 87 ans, la veuve de Maurice Audin se bat encore pour que la vérité soit faite sur l’assassinat de son mari et la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. Portrait d’une militante anticolonialiste qui a combattu sans relâche les lâchetés politiques et les mensonges de la grande Muette.

Un portrait ? « Ma vie n’a pas trop d’intérêt vous savez », lâche Josette Audin, qui consent tout de même à l’exercice, « si ça peut être utile ». Dans son appartement de Bagnolet, les mots sont rares. Maurice Audin est partout, éternel jeune homme de 25 ans, immortalisé par des clichés posés sur les étagères du salon. Ses silences, ses soupirs et son regard fixe en disent long du combat de cette femme que l’armée française a arrachée au bonheur, un 11 juin 1957. Mais, derrière ses lunettes, son sourire pudique – lorsqu’elle évoque ses petits-enfants – a gardé la fraîcheur de la jeune femme qu’elle était, qui partageait avec l’amour de sa vie celui des mathématiques, de l’Algérie et de son peuple. Un pays où elle est née et a grandi, dans le quartier de Bab el-Oued.

Militante du Parti communiste algérien (PCA), elle rencontre Maurice Audin en 1952, à la faculté d’Alger. Ils se voient pendant les cours, à la bibliothèque, aux réunions de cellule du PCA. « Ils se sont aussi beaucoup promenés ensemble, et un jour Il a parlé, comme le dit ma mère », raconte sa fille aînée, Michèle Audin (1). Le jeune couple se marie quelques semaines plus tard. « Mais pas à l’église. » Fait rare à l’époque. « Maurice était promis à un avenir brillant, confie Josette Audin. Il avait entrepris sa thèse dans des conditions difficiles, entre notre vie de famille et la guerre. » Depuis l’automne 1955, après l’instauration de l’état d’urgence, le PCA a été dissous. « On était conscient des risques qu’on prenait, explique Josette Audin, mais nous étions révoltés par le colonialisme. On ne supportait pas de voir des gosses algériens cirer les chaussures dans les rues, au lieu d’aller à l’école. Au marché, si le vendeur était arabe, tout le monde le tutoyait. Nous ne l’acceptions pas. »

À l’indépendance, elle fait le choix de devenir fonctionnaire algérienne

Au mois de juin 1957, l’un des plus meurtriers de la bataille d’Alger, le couple héberge des militants clandestins dans son appartement de la rue Flaubert, dans le quartier du Champ-de-Manœuvre. C’est ici que, vers 23 heures, le 11 juin 1957, des parachutistes tambourinent à leur porte, derrière laquelle dorment leurs trois enfants : Michèle, 3 ans, Louis, 18 mois, et Pierre, 1 mois. « Quand est-ce qu’il va revenir ? » demande Josette Audin. « S’il est raisonnable, il sera de retour dans une heure », lui répond un capitaine. « Occupe-toi des enfants », a le temps de lui lancer Maurice Audin. Ce seront les derniers mots qu’elle entendra de son mari. Maurice Audin n’est jamais revenu. Josette n’a jamais cru à la thèse de l’évasion. « Jamais », assure-t-elle. « Il aurait tout fait pour prendre contact avec moi. » Pendant quatre jours, les paras lui interdisent de sortir de son appartement, devenu une véritable souricière, même pour aller au lycée Pasteur, où elle enseigne les mathématiques.

« Mon mari s’appelait Maurice Audin. Pour moi il s’appelle toujours ainsi, au présent, puisqu’il reste entre la vie et la mort qui ne m’a jamais été signifiée », écrivait Josette Audin en 2007 dans un courrier adressé à Nicolas Sarkozy, publié dans nos colonnes, qui restera lettre morte. Inflexible, depuis soixante et un ans, Josette Audin n’a jamais renoncé à sa quête de vérité. « Elle n’a jamais abandonné », explique son plus jeune fils, Pierre, lui aussi mathématicien. Dès le 4 juillet 1957, elle porte plainte contre X pour homicide volontaire. La famille de Maurice Audin est la seule à l’épauler dans ces semaines pénibles, où les soutiens se font rares. Les collègues de la faculté ne se précipitent pas pour l’aider. Quant aux camarades, « c’était trop dangereux pour eux de me contacter ». L’instruction de l’affaire, commencée en juillet 1957 à Alger, est transférée à Rennes en 1960. Deux ans plus tard, un premier non-lieu sera prononcé pour « insuffisance de charges ». Mais Josette Audin ne baisse pas les bras. C’est une battante, une militante. Elle décide de rester vivre en Algérie et, au moment de l’indépendance, elle fait le choix de devenir fonctionnaire algérienne, quitte à perdre beaucoup de salaire. Ce n’est qu’à l’été 1966, après le coup d’État de Boumedienne, qu’elle se résout à partir en France, pour protéger sa famille. « On a annoncé à tout le monde, aux voisins, qu’on allait passer l’été dans le sud de l’Algérie. Ma mère avait tout organisé. On a atterri pour une autre vie à Étampes », raconte Pierre Audin. « Pas de chance, le proviseur du lycée où ma mère enseignait était au FN. Donc on est partis vivre à Argenteuil… » Quelques semaines après son arrivée en France, en décembre 1966, la Cour de cassation déclare l’affaire « éteinte ». Mais les plaies sont toujours ouvertes. « Ma mère n’en parlait jamais. C’était son jardin secret, et on l’a respecté, raconte Pierre Audin. Il y avait son portrait partout, je me doutais que c’était un héros, mais je ne savais pas pourquoi. Un jour, je suis tombé sur un livre dans la bibliothèque, intitulé l’Affaire Audin (2)… »

Les années passent, et chaque nouvelle étape de l’affaire replonge Josette Audin dans ce deuil impossible. Elle ne s’est jamais remariée. Au début des années 2000, alors que les tortionnaires soulagent leur conscience (voir page 6), Josette remonte au front et dépose une nouvelle plainte contre X pour séquestration, qui aboutira encore à un non-lieu. Elle refuse de rencontrer en privé la famille des assassins de son mari : « Si la vérité doit advenir, explique-t-elle, il faut que cela soit devant tout le monde, devant la justice de la République. » L’espoir, la lassitude, la colère… En janvier dernier, à l’Assemblée nationale, à 87 ans, elle est venue redire, avec une incroyable dignité, qu’elle espérait toujours que « la France, pays des droits de l’homme, condamne la torture, ceux qui l’ont utilisée, et ceux qui l’ont autorisée ». Un geste comparable à celui de Jacques Chirac sur la rafle du Vél d’Hiv. « J’attends que la France m’apporte la réponse, je l’attends chaque jour de ma vie. »

(1) Une vie brève, de Michèle Audin. « L’Arbalète », Gallimard. (2) L’Affaire Audin, de Pierre Vidal-Naquet. Les Éditions de Minuit (1958).
Maud Vergnol
Disparition. Josette Audin, une vie à rendre justice (L'Humanité, 3 février 2019 - Maud Vergnol)
Affaire Audin. Un long combat d’Humanité
Mercredi, 12 Septembre, 2018

Dès le 15 juin 1957, quelques jours après l’arrestation de Maurice Audin, l’Humanité se saisit de l’affaire. Aux côtés de sa famille, notre journal exige inlassablement, depuis plus de soixante ans, justice et vérité.

Il lève les yeux au ciel, regard espiègle et cheveux en bataille. Dans les mains, il tient un journal, on n’en distingue pas le titre ; c’est l’Humanité. L’heureuse insouciance de cette photographie accompagne, depuis plus de soixante ans, le combat sans relâche mené par notre titre, aux côtés de sa famille et de sa veuve, Josette Audin, pour exiger justice et vérité sur l’assassinat de Maurice Audin. Quelques jours seulement après son arrestation le 11 juin 1957, l’Humanité se saisit de l’affaire, ce qui lui vaut d’être censurée à maintes reprises par les autorités françaises. Le 30 juin 1957, le journal publie la plainte pour torture adressée au procureur général d’Alger par Henri Alleg, directeur du quotidien Alger républicain, interdit depuis septembre 1955. Alleg est alors interné au camp de Lodi. L’article est en fait une première version de la Question. Il est précédé d’une présentation du dirigeant communiste Léon Feix, sous forme de lettre ouverte au garde des Sceaux, Maurice Bourgès-Maunoury. « Qu’est devenu Maurice Audin ? » demande-t-il, en évoquant aussi les assassinats de Me Ali Boumendjel, de Raymonde Peschard et de Larbi Ben Mhidi, ainsi que le sort des condamnés à mort. « Il n’y a jamais eu en Algérie autant de tortures, de “disparitions”, d’exécutions sommaires », dénonce Feix. Cette édition de l’Humanité est saisie mais les militants communistes s’organisent pour en sauver des exemplaires du pilon et les diffuser clandestinement. Jusqu’en 1962, d’innombrables articles, enquêtes, appels d’intellectuels évoquant l’affaire Audin sont frappés de censure. 

« Le silence officiel serait ajouter au crime de l'époque une faute d'aujourd'hui »

Après l’indépendance de l’Algérie, l’Humanité n’a jamais tourné la page. Au tournant des années 2000, lorsque le témoignage de Louisette Ighilahriz, dans les colonnes du Monde, relance le débat sur les atroces pratiques de l’armée française en Algérie, le journal lance un appel de douze personnalités qui demandent à Jacques Chirac et Lionel Jospin de condamner la torture pratiquée par la France en Algérie. « Des deux côtés de la Méditerranée, la mémoire française et la mémoire algérienne resteront hantées par les horreurs qui ont marqué la guerre d’Algérie tant que la vérité n'aura pas été dite et reconnue (…). Le silence officiel serait ajouter au crime de l'époque une faute d'aujourd'hui », écrivent les signataires (1). Parmi eux, l’historien Pierre Vidal Naquet, qui réfuta point par point, dès le mois de mai 1958, dans l’Affaire Audin, une implacable enquête publiée aux Éditions de Minuit, la fable de « l’évasion » du jeune mathématicien. L’Appel des douze, la publication dans la presse française de témoignages de personnes torturées ébranlent les consciences et suscitent de vifs débats. Le général Aussaresses avoue « sans regrets ni remords », dans le Monde, avoir torturé pendant la guerre d’Algérie. Jacques Massu, interrogé dans les mêmes colonnes sur l’affaire Audin, choisit de rester dans le mensonge : « Je n'ai pas de souvenirs précis. » 
 
Dans l’Humanité du 15 septembre 2000, Josette Audin écrit ces mots :
« Combien de femmes algériennes, combien de mères algériennes, combien d’enfants algériens n’ont pas retrouvé leur mari, leur fils, leur père, “disparu” après être passé entre les mains des tortionnaires ? (…) Tous attendent qu’officiellement on reconnaisse que la torture a été massivement employée pendant la guerre d'Algérie et que ces méthodes honteuses, ces crimes odieux soient officiellement condamnés. » 
Notre journal donne écho à toutes ses initiatives pour la reconnaissance officielle du crime d’État que constitue l’assassinat de son mari ; les autorités restent sourdes à ces appels. En 2012, le Nouvel Observateur exhume, dans les archives de l’université de Stanford, en Californie, un manuscrit du colonel Godard. Cet officier de la 10e division parachutiste (10e DP), passé par l’OAS, mort en 1975, y désigne un sous-lieutenant du 6e RCP, Gérard Garcet, comme l’auteur de l’assassinat de Maurice Audin, ordonné par Massu et organisé par l’équipe que supervisait Aussaresses durant la bataille d’Alger. L’intéressé se mure dans un silence de plomb, refuse obstinément de répondre à nos sollicitations. Son nom revient encore dans le témoignage d’un ancien appelé que publie l’Humanité le 14 février dernier. Le vieil homme pense avoir, sur son ordre, « enterré » le corps de Maurice Audin. Son récit, insoutenable, est repris dans toute la presse française et algérienne. Trois mois plus tard, notre journal prend l’initiative d’une lettre ouverte demandant au président de la République la reconnaissance officielle des sévices subis par Maurice Audin et de son assassinat par l’armée française. Il est signé d’une cinquantaine de personnalités. 
 
Alors que l’État reconnaît, enfin, sa responsabilité dans ce crime, nous reviennent en mémoire les termes d’une lettre de Josette Audin, publiée dans l’Humanité du 21 juin 2007 :
« Il s’agit d’un crime contre un homme, contre sa famille, contre l’Algérie, contre la France, contre l’humanité. Hélas, je le sais, il n’est pas le seul crime de cette guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu et qui a fait d’innombrables victimes algériennes et françaises. La torture à laquelle n’a pas survécu mon mari n’était pas un accident, elle avait été institutionnalisée. Si la vérité sur la mort de Maurice Audin, mon mari, était enfin dévoilée, nombreux seraient ceux, sur les deux rives de la Méditerranée, qui y verraient un acte de justice pour tous, contribuant à l’amitié entre des peuples meurtris, et rendant au mot de République un peu du crédit perdu dans ces circonstances. »

 
(1) Gisèle Halimi, Germaine Tillion, Madeleine Rebérioux, Pierre Vidal Naquet, Henri Alleg, Josette Audin, Simone de Bollardière, Nicole Dreyfus, Noël Favrelière, Alban Liechti, Laurent Schwartz, Jean-Pierre Vernant.
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:31
Humanité(s) - le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité, 1er février
Humanité(s)
 
Le temps qui est celui du journal fondé par Jean Jaurès se résume d’un mot: combat. 

Union. Comment parler d’autre chose? Alors que chacun sait désormais que le journal fondé par Jean Jaurès traverse l’une des crises financières les plus épouvantables de sa longue existence, et que, dans un mouvement spontané dont il convient d’apprécier l’ampleur avec gravité et enthousiasme, des centaines et des milliers (on ne sait plus) de témoignages parviennent à la rédaction depuis une bonne semaine, il vient à l’esprit du bloc-noteur tant de phrases impossibles que les nuits sans sommeil sont trop longues et les jours d’hiver bien trop courts pour relever les manches, et le gant. Le goût de l’aventure collective ne nous est peut-être pas tombé du ciel, mais nous disposons d’une créance militante sur nos beaux emportements. Disons une certaine éthique de l’idée en partage : nous ne nous en sortons pas tout seuls, les hommes se sauvent ensemble ou pas du tout. Nous sommes poussés dans le dos. Car notre histoire plus que centenaire, sans faire le détail de ses tribus et avec tous ses aggiornamentos, a dans son ADN un pacte avec la durée, parce qu’elle est «transmission», transport d’une information rare le long du temps. Telle une chaîne d’union, passé-présent-futur, ceux qui nous regardent encore avec amour et passion peuplent cette histoire longue, tout en étant, très exactement, l’unité même de cette histoire. Voilà notre seul capital. Ne nous méprenons pas, cette histoire n’est pas l’étude du passé, mais l’étude de l’homme dans sa durée continue – un déjà-demain.

Autorité. Face à l’écume des jours, face la révolution informationnelle, face à l’infobésité qui nous submerge, face à la domination massive de l’émotivité et de la pensée guidée entretenue et fouettée par la magie de l’image-son à gogo payée par des milliardaires, une seule phrase suffit pour prendre la mesure du moment: imaginez une France sans l’Humanité, sans cette voie ouverte et offerte au plus grand nombre à notre faculté de jugement critique… Drôle de néant, n’est-ce pas? Le bloc-noteur n’évoque pas là le sort personnel et intime (cela compte) de ceux qui fabriquent nos titres. Non, ce que nous convoquons en grand, c’est autre chose, c’est bien ce patrimoine national appelé l’Humanité, qui est tout sauf un musée! Nous le savons, ici à la rédaction, qui a vu passer tant de plumes célèbres et d’admirables anonymes, autant de militants du journalisme engagé: l’autorité n’est pas la puissance, elle ne doit pas sa domination à la force mais à son inscription dans un ordre symbolique. Notre héritage de la crédibilité est un gage majeur. Il nous oblige, par les temps qui courent. Toujours innover ; toujours se rendre indispensable ; aller au-delà des apparences ; ouvrir des brèches ; déranger ; surprendre ; penser contre nous-mêmes (le plus difficile) ; et rechercher inlassablement au plus profond de nous-mêmes cette dimension particulière qui fait du traitement de l’information un bien commun : la relation à l’autre et le rapport à la réalité, à la vérité. Plus nous portons cet engagement, presque au sens «sacré» du terme, moins le goût de la propagande nous habite. Voilà la haute idée que nous nous faisons des lecteurs.
 

Cri. Seule la résonance du futur dans le passé-présent nous offre – dans de rares moments d’orgueil – la possibilité de nous incarner dans quelque chose de plus grand que nous. Ce quelque chose qui nous dépasse porte un nom. C’est l’Humanité. Il ne nous appartient pas. Il appartient à tous. Dans le journal de Jaurès, le journalisme n’est pas un testament mais un acte de vie chaque jour recommencé, un cri de naissance perpétuel qui renvoie au cri de l’homme assassiné. Chaque fois unique le début de l’Humanité, car il y a un temps pour tout. Un temps pour mesurer le poids de l’Histoire en son ampleur, donc la responsabilité collective de tous. Un temps pour débattre de nos contenus – bien sûr – et de l’invention jamais épuisée d’une presse d’émancipation du XXIe siècle, qui ne saurait exister sans l’Humanité. Mais, pour l’heure, dans l’ici-et-maintenant, le temps qui est le nôtre se résume d’un mot: combat. 

 
[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 1er février 2019.]
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:22
Mobilisation générale pour que vive L'Humanité (Patrick Le Hyaric, 2 février 2019)
Bonjour à chacune et chacun,

Avec les équipes de L’Humanité, nous vivons un moment extrêmement difficile. Notre groupe est sous la protection du tribunal de commerce depuis le 21 janvier. Une audience du tribunal de commerce s’est tenue ce mercredi 30 janvier au matin. Le verdict ne sera rendu que le 7 février. Nous avons plaidé la continuité de l’exploitation de l’entreprise à partir d’un plan de redressement que nous devons parfaire encore car nous aurons l’obligation impérative d’être en permanence à l’équilibre économique incluant le remboursement des dettes.
 
Cela fait des semaines que par l’intermédiaire de cette « Lettre », j’alerte sur nos difficultés. Je suis intervenu au moins trois fois dans L’Humanité à ce sujet. Une souscription avait été relancée depuis la fin du mois d’octobre. Elle a d’ailleurs permis de collecter un million d’euros jusqu’au 31 décembre et nous a permis de « tenir ». Mais il nous faut beaucoup plus d’argent pour être tirés d’affaire.
 
Certains amis me demandent pourquoi je n’ai pas moi-même annoncé cette décision. Ils l'ont apprise à partir d’informations « fuitées » dans un magazine il y a huit jours. D’abord je dois dire que ce magazine a bafoué sa parole puisque comme pour tous les autres journaux, il m’avait promis de ne rien publier avant le jour de la convocation du tribunal de commerce. L’article publié, élaboré avec quelques bavards imprudents, était truffé d’informations approximatives ou fausses susceptibles de faire beaucoup de mal à l’entreprise et aux salariés.

Je ne souhaitais pas communiquer avant le 30 janvier parce que l’Humanité, comme toute entreprise de presse, est insérée dans tout un tissu économique et d’entreprises prestataires de services qui peuvent être elles-mêmes inquiètes de notre situation ou en subir des conséquences lorsque nous sommes en dette vis-à-vis d’elles – imprimeurs, transporteurs, prestataires de la fête, fournisseurs de papiers, gestionnaires d’abonnements. Il nous fallait prendre contact avec elles et les prévenir de notre état et du fait que le remboursement de dettes serait reporté. Tout mouvement de panique aurait eu des conséquences terribles sur toute une chaine, et aurait pu mettre à mal la parution de nos journaux. Imaginons que le fournisseur de papier décide de ne pas nous en fournir, ou que le gestionnaire d’abonnement décide de ne plus les servir tant qu’il n’est pas payé. Ceci nous aurait précipité vers l’abime dès lundi dernier. Mais de cela, les petits télégraphistes et confrères peu respectueux n’en ont cure.
 
Personnellement je suis comptable de la protection de l’entreprise, des salariés et au-delà de la continuité du formidable projet et des valeurs que porte L’Humanité. A côté de ces petits méfaits, je dois remercier l’ensemble des confrères, des radios, télévisions et quelques journaux qui ont rendu convenablement compte de l’enjeu qui est posé au pays et à la profession. De Sonia Devillers, qui y a consacré un éditorial puis invité Patrick Apel-Muller, à Pascal Praud chez Cnews, ou Philippe Vandel chez Europe 1, la correspondance de la presse et bien d’autres encore. Evidemment je ne veux pas ici parler des chacals qui ont érigé des tombes pour L’Humanité en nous insultant et nous crachant au visage. Ils nous rêvent en prison ou morts. Ils vont être très déçus.

J’ai donné depuis un moment des éléments sur les causes de nos difficultés. Cette année par exemple nos coûts de production vont augmenter de près d’un million d’euros. Les problèmes ne sont pas spécifiques à L’Humanité. Tous les journaux connaissent des difficultés financières. Mais celles-ci se résolvent par l’apport de capitaux de groupes industriels et financiers. Ce n’est pas notre cas. D’autre part depuis 2016, l’Etat s’était engagé à porter avec nous un plan de reconstitution de nos capitaux, avec mobilisation de banques, d’investisseurs liés à l’économie sociale et l’industrie numérique, et à la mobilisation du fonds de développement numérique. Rien de tout ceci n’a été tenu malgré des dizaines et des dizaines de réunions donnant l’impression de laisser passer le temps, nous plaçant dans une sorte de supplice chinois jusqu’à l’étranglement définitif. L’Humanité reste un enjeu bien plus important qu’on ne le croit pour certaines forces conservatrices et certains milieux économiques.
 
 
 
 
Un grand élan de solidarité
pour l'Humanité
 
Un formidable mouvement de solidarité se développe depuis quelques jours autour de L’Humanité. Des citoyens de toutes opinions se manifestent, des syndicalistes et des organisations syndicales, essentiellement la CGT, des mutuelles, des coopératives, des sections du Parti communiste, des députés, des sénateurs de tous les groupes républicains, des journaux dont nos amis du groupe Bayard-La Croix, apportent de l’argent. Des institutions, des municipalités dirigées par des maires de l’arc républicain installent des abonnements.
 
 
Nous recevons des centaines de messages de soutien et de solidarité de tous les milieux. Autant d’actes d’encouragement en ces moments très difficiles.

La nouvelle campagne de souscription dit long sur le mouvement de mobilisation en cours puisque ce vendredi 1er février 470 000 euros avaient déjà été rassemblés.

Cette mobilisation va évidemment s’amplifier encore. Elle passe par la réussite de la grande campagne de parrainage qui permet pour 27 euros de faire découvrir L’Humanité Dimanche et L’Humanité des débats durant deux mois.
 
 
 
Télécharger le bulletin
 
 
Avec la souscription, cette initiative participe évidemment du plan de redressement que nous allons continuer de défendre. Plus le nombre d’abonnés augmentera plus la crédibilité d’un plan durable de développement sera garanti.
 
Soirée de mobilisation 
à la Bellevilloise

De même la soirée de mobilisation à la salle La Bellevilloise à Paris le 22 février est importante. Y seront présents des personnalités, des syndicalistes, des créateurs, des penseurs, des représentants de la presse et des médias de toutes opinions, des parlementaires qui viendront nous saluer, apporter leur solidarité et dire quelques mots. Encore une fois nous les remercions de leur engagement. Compte tenu du nombre limité de place à La Bellevilloise et pour des raisons de sécurité nous demandons à chacune et chacun de s’y inscrire sans attendre.
 
>> Télécharger le bulletin d'inscription à imprimer.
 
S'inscrire en ligne
 
 
Une multiplicité d'initiatives
pour que vive L'Humanité
 
De multiples initiatives de solidarité avec L’Humanité sont prises un peu partout dans le pays avec des banquets, des débats, des concours de belote, des distributions de journaux ou des matinées pour faire découvrir nos journaux dans des points de rencontres, dans des lieux publics ou des entreprises. Sur les réseaux sociaux, des lectrices et lecteurs s’affichent avec nos journaux et relaient des articles.
 
Samedi prochain à 9h aura lieu l’assemblée générale des Amis de L’Humanité à la Maison des métallos à Paris. Ce sera l’occasion de donner des informations supplémentaires et d’amplifier le mouvement en cours pour que vive L’Humanité.

Nous sommes donc en posture de combat pour sauvegarder et développer L’Humanité. Des jours difficiles sont devant nous mais nous allons les affronter avec la force de nos convictions et de nos engagements.
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:00
Fiscalité. La CGT dévoile ses pistes pour un impôt juste (L'Humanité, Sébastien Crépel, 1er février 2019)
Fiscalité. La CGT dévoile ses pistes pour un impôt juste
Vendredi, 1 Février, 2019

Le syndicat récuse la fausse alternative présentée par le pouvoir entre suppression de services publics et hausse des impôts, et propose de s’attaquer aux niches et à la fraude.

Lutte contre la fraude, progressivité de l’impôt, répartition de la charge fiscale entre capital et travail, financement de la dette, sort des multiples niches fiscales… La CGT invite à un questionnement beaucoup plus riche que celui par lequel le gouvernement aborde le « grand débat national ». Dans la note préparatoire à celui-ci élaborée par Bercy, le questionnaire somme les Français de choisir entre suppression de services publics ou augmentation des impôts. Une fausse alternative que récuse le syndicat, qui a détaillé ses propositions pour réformer l’impôt, jeudi, à l’occasion de la sortie du guide fiscal annuel VO impôts (1) de la Nouvelle Vie ouvrière, consacré cette année en grande partie au prélèvement à la source.

Face au gouvernement qui semble vouloir réduire le mouvement des gilets jaunes à une « fronde antifiscale », la CGT finances entend mettre au cœur du débat « l’intérêt de la fiscalité, qui n’est pas un boulet mais est une chance émancipatrice » pour « redistribuer les richesses » et « inciter à produire autrement », expose son secrétaire général, Alexandre Derigny. La fédération des finances de la CGT a adressé un courrier en ce sens au président de la République, dans lequel elle l’« exhorte à agir » en lui livrant des « pistes de réponses ». « Il n’est jamais trop tard pour changer de cap », écrivent les syndicalistes à Emmanuel Macron.

Des niches fiscales évaluées à 150 milliards d’euros par an

Ceux-ci mettent sur la table plusieurs propositions pour éliminer le déficit public, qui devrait avoisiner les 100 milliards d’euros en 2019. « Sans baisser les dépenses publiques, il y a des solutions simples pour résoudre cette équation », avance Alexandre Derigny. Première piste, les intérêts de la dette, qui coûtent plus de 40 milliards d’euros par an, pourraient être fortement réduits si l’État empruntait auprès des banques et non aux marchés financiers « qui se font du beurre sur le dos des contribuables », alors que « la Banque centrale européenne déverse des milliers de milliards d’euros » à des taux très faibles, relève le responsable syndical. Deuxième piste explorée par la CGT finances, l’État devrait s’attaquer au maquis des niches fiscales, dont le coût est évalué à 150 milliards d’euros par an. « Les deux tiers se concentrent sur les 10 % des particuliers les plus riches » et les entreprises, alors que leur efficacité n’est pas avérée, indique Alexandre Derigny.

Troisième axe, la fraude fiscale, estimée à 80 milliards annuels par la CGT finances, mais qu’une étude d’une université britannique vient de réévaluer à 118 milliards d’euros. « On ne donne pas les moyens humains et législatifs suffisants aux agents de l’État », s’insurge le secrétaire général, qui rappelle « les 40 000 suppressions de postes sur vingt ans à Bercy » alors que « le contrôle fiscal s’est largement complexifié » face à « des montages de plus en plus compliqués ». Pour le syndicaliste, « l’un des fondements du consentement à l’impôt, c’est le contrôle fiscal juste pour chacun. Aujourd’hui, ce n’est absolument pas le cas ». Sans pouvoir chiffrer précisément le gain d’une traque plus active, Alexandre Derigny l’estime au minimum à 15 milliards d’euros.

Enfin, la CGT défend l’idée d’une fiscalité plus progressive, avec un rendement plus important de l’impôt sur le revenu grâce à des taux plus élevés sur les hautes tranches, et une baisse concurrente des taxes proportionnelles type TVA, qui pénalise les plus modestes. Le taux normal de la TVA pourrait être abaissé immédiatement de 20 % à 15 %, propose le numéro un de la CGT finances. Le capital, lui, doit être « plus taxé que le travail », non seulement son « flux, mais aussi le stock », via le rétablissement d’un impôt sur la fortune (ISF) dont la suppression est une « aberration », juge-t-il. Tous ces choix permettraient de résorber les déficits publics, tout en faisant en sorte qu’« une majorité de citoyens soient gagnants », estime Alexandre Derigny.

(1) VO impôts 2019, hors-série de la Nouvelle Vie ouvrière (NVO), janvier 2019. 6,50 euros en kiosque ou 6 euros sur le site boutique.nvo.fr
Sébastien Crépel
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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 20:25
PCF Section du Pays de Brest
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78
@ : pcf_brest@yahoo.fr
 
 
La section du Pays de Brest du Parti Communiste Français appelle à amplifier le puissant mouvement social qui s'exprime dans tous le pays en participant à la manifestation syndicale qui aura lieu mardi 5 février à 10 h 30 place de la Liberté à Brest. Il est traversé par une forte exigence sociale, fiscale et démocratique. Il va des gilets jaunes aux multiples mobilisations dans les entreprises, les hôpitaux ou les grandes enseignes de commerce. Les communistes se sentent pleinement solidaires et investis dans ces mouvements.
 
Les premières revendications recueillies dans les mairies qui ont ouvert des cahiers de doléances font largement état de l'exigence sociale et de justice qui s'exprime au travers du mouvement des gilets jaunes et de toutes les mobilisations en cours. Les inégalités, l'affaiblissement des services publics, l'injustice de la politique d'Emmanuel Macron sont vivement dénoncés. A l'heure où s'ouvre le Grand débat national, les salariés , les retraités et pensionnés ,les jeunes doivent faire  entendre leurs voix pour donner de la force à leurs  revendications sociales et démocratiques. A cet effet, le PCF lance des cahiers de doléances pour recueillir l'expression de tous les citoyens.
En 2018, les entreprises du CAC40 ont distribué 57,9 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, en hausse de 12% par rapport à 2017. Les riches ne l'ont jamais été autant et la concentration des richesses s'accélèrent. A l'opposé, les travailleurs n'arrivent plus à vivre de leur travail, les retraités sont ponctionnés et les privés d'emploi menacés d'être encore plus pistés avec la réforme de l'assurance chômage. Quant aux annonces de Macron face au mouvement social, si elles sont une première victoire, elles sont largement insuffisantes (pas de retour de l'ISF, rien pour les salaires...) et couplées d'une répression policière inacceptable.
Appel pour la journée de manifestation et de grève du 5 février de la section PCF de Brest
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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 14:27
Loi alimentation : Enfumage et chantage (Cécile Cukierman - PCF)

Loi alimentation : "Enfumage et chantage" (Cécile Cukierman - PCF)

A partir d'aujourd'hui, du fait du relèvement de 10% du "seuil de revente à perte" prévu par la loi "Agriculture et Alimentation", plusieurs centaines de produits devraient voir leur prix augmenter.

L'objectif de la loi serait d'inciter la grande distribution à réduire ses marges sur les produits alimentaires pour faciliter le prix rémunérateur et permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail.

L'opération d'enfumage et le chantage qu'entend jouer la grande distribution est scandaleuse.

L'augmentation le prix du caddie va pénaliser, en premier lieu, les foyers les plus modestes.

Le PCF appelle à de véritables états généraux des prix agricoles. Grande distribution et industrie agroalimentaire de transformation doivent prendre leur responsabilité et garantir des prix justes aux consommateurs et rémunérateurs pour les agriculteurs plutôt que de les prendre en otage.

Cécile Cukierman, porte-parole du PCF et sénatrice de la Loire

Paris, le 1er février 2019.

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