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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 06:06
Défense des usagers de l'hôpital. Un débat sur la santé le 4 mai (Le Télégramme, 10 avril 2019)

Inquiet du devenir du centre hospitalier des Pays de Morlaix, le comité de défense des usagers du CHPM organise un débat public le 4 mai, à Plourin. Histoire d’informer la population sur les restructurations en cours à Morlaix comme ailleurs. D’ici là, il participera à la manifestation citoyenne du 27 avril.

Parce que la maire Agnès Le Brun préside le conseil de surveillance du Centre hospitalier des Pays de Morlaix, c’est devant l’hôtel de ville que, symboliquement, une dizaine de membres du comité de défense des usagers du CHPM organise son point presse, ce mercredi. Badges « Casse de l’hôpital. Ne pas faire silence » en évidence sur le manteau, ils annoncent l’organisation, le samedi 4 mai, dans l’après-midi, d’un débat public sur la santé. « Il se tiendra à la salle communale du Cheval blanc, à Plourin-lès-Morlaix, que l’on a obtenue à titre gracieux », renseigne Martine Carn.

Trois invités

Les invités à ce débat auquel sont conviés tous les usagers de l’hôpital, l’intersyndicale du CHPM, élus et médecins, seront au nombre de trois : Françoise Nay, médecin gériatre à l’hôpital d’Ivry ; Christophe Prud’homme, médecin urgentiste au Samu 93 et Paul Cesbron, obstétricien gynécologue à la retraite, membre de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux publics. « Il s’est notamment battu contre des fermetures de maternités ces dernières années », rappelle Martine Carn. Et de préciser qu’il ne s’agira pas d’un cours magistral mais d’échanges.

Les thèmes abordés au cours de l’après-midi seront nombreux. Ils traiteront de la situation spécifique de l’hôpital de Morlaix mais aussi, plus largement, de la santé en France. « Quel est le devenir des hôpitaux de proximité suite à la mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) ? La proximité dans la prise en charge des patients est-elle sans risque ? Combien de médecins et de quels médecins avons-nous besoin aujourd’hui ? Quelle prise en charge pour les personnes âgées dépendantes ? Voilà autant de questions auxquelles les usagers sont en droit d’avoir des réponses », liste Martine Carn.

 

Soutien à la manifestation du 27 avril

 

La situation de la psychiatrie (et éventuellement de la cardiologie) au CHPM reviendra inévitablement sur le tapis. « Il y a vraiment un gros souci avec la psychiatrie, souligne le comité de défense des usagers de l’hôpital. À chaque restructuration, on ferme des lits et des postes. Pour nous, installer les cinq lits que l’Upec (unité psychiatrique d’évaluation clinique) va conserver à côté des urgences est totalement aberrant. Ce n’est pas du tout adapté ».

À ce propos, l’association soutient l’action organisée par l’intersyndicale de l’hôpital, le 27 avril. En l’espèce une manifestation citoyenne baptisée « Je soutiens mon hôpital », au départ de la place Puyot. Elle invite d’ailleurs l’ensemble de ses membres à y participer.

« En tant qu’usagers, nous y avons toute notre place », glisse Martine Carn. Qui réitère sa demande d’intégration d’un représentant des usagers au sein du conseil de surveillance de l’hôpital. Et réclame aussi un local, ou du moins une petite place, à l’hôpital, pour y organiser des permanences mensuelles.

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 05:47
Cécile Rol-Tanguy fête ses 100 ans ce 10 avril! Hommage à cette communiste résistante, passeuse de mémoire, femme d'Henri Rol-Tanguy!

Cécile ROL-TANGUY a 100 ans aujourd'hui!
Bon anniversaire, chère Cécile, merci votre passé de résistante, et pour votre engagement sans faille au service de la liberté et de la justice sociale.

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite Le Bihan le 10 avril 1919 à Royan, est une résistante française.

Elle est la fille de François Le Bihan, syndicaliste, cofondateur du Parti communiste français (PCF), déporté à Auschwitz dans le convoi des 45000, et de Germaine Jaganet.

Après l'obtention de son brevet élémentaire à 16 ans, elle est formée au métier de sténodactylographe et suit un stage au secrétariat administratif du
syndicat Confédération générale du travail (CGT) de la Compagnie parisienne de
distribution d'électricité (CDPE). En novembre 1936, elle est engagée au syndicat des métaux CGT d'Île-de-France, dont le secrétaire n'est autre qu'Henri Tanguy.
Elle milite à l'Union des jeunes filles de France et participe à des réunions du Comité d'aide à l'Espagne républicaine, où elle fait connaissance avec Tanguy.
En janvier 1938, ils se fréquentent, puis, en 1937, alors qu'il participe à la guerre d'Espagne, elle devient sa marraine de guerre. Après son retour en France fin 1938, le 19 avril
1939, ils se marient. Ils auront cinq enfants : Hélène, universitaire, Jean, journaliste, Claire et Francis, haut fonctionnaire; ainsi que Françoise, morte en bas âge. Entre-temps, le 1er janvier 1938, elle adhère au PCF.
Au début de juillet 1940, elle entre dans la clandestinité ; Henri, une fois démobilisé, la rejoint à Paris. Elle devient agent de liaison et prend les surnoms de « Jeanne », « Yvette » et
« Lucie ». Seul Maillard connaît leur véritable nom et leur adresse.
C'est elle qui, notamment, informe Jean-Pierre Timbaud qu'il est recherché. Elle cache des armes dans le
landau de ses enfants. Le 19 août 1944, elle rédige, sous la dictée d'Henri,
l'appel à l'insurrection des Parisiens.
Le 26 août, elle assiste au défilé du général de Gaulle sur les Champs-Élysées.
Cécile Rol Tanguy devient co-présidente de l’association Les Amis des combattants de
l'Espagne république, ACER, dont sa fille, Claire, deviendra Secrétaire
générale. Elle prend l'engagement, avec son mari, de rester adhérente du PCF et abonnée à L'Humanité jusqu'à sa mort. Henri Rol-Tanguy meurt en 2002.
En janvier 2014, elle salue avec Odette Nilès dans une tribune dans Le Monde la décision du transfert des cendres de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay au Panthéon.
Le 27 mai 2014, elle participe aux
commémorations organisées à l'occasion de la journée nationale de la Résistance.

Catherine Vieu Charier (PCF Paris)

Cécile Rol-Tanguy fête ses 100 ans ce 10 avril! Hommage à cette communiste résistante, passeuse de mémoire, femme d'Henri Rol-Tanguy!

Cécile Rol-Tanguy fête ses 100 ans, ce 10 avril !

Sa vie tout entière a été consacrée au combat pour le peuple de France et l’émancipation humaine.

Issue d’une famille communiste, engagée dans les luttes sociales et antifascistes des années 1930, elle adhère au PCF en 1938.

Durant l’Occupation hitlérienne, au côté d’Henri Rol-Tanguy, futur chef régional des FFI d’Île-de-France, Cécile participe activement aux actions de la Résistance. Ce qui lui vaut d’être aujourd’hui médaillée de la Résistance et officier de la Légion d’honneur.

Après la Libération, elle poursuit son combat à l’Union des femmes françaises, ainsi que sur divers fronts, notamment celui de la mémoire des antifascistes et des résistants.

Le PCF est fier de compter dans ses rangs une telle combattante ayant marqué l’histoire de notre pays, et de lui rendre hommage le jour de son centième anniversaire.

Son engagement est un exemple pour toutes les générations de militantes et militants communistes.

Heureux anniversaire, chère camarade, chère Cécile!

Fabien Roussel,
secrétaire national du PCF, député communiste

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE NATIONALE DU PCF PAGES D'HISTOIRE
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 12:17
Le PCF, premier parti de France en nombre d'adhérents, manifeste devant CNEWS contre son éviction du débat du 10 avril avec 7 formations, dont certaines groupusculaires (UDI, Debout la France, EELV)...
Le PCF, premier parti de France en nombre d'adhérents, manifeste devant CNEWS contre son éviction du débat du 10 avril avec 7 formations, dont certaines groupusculaires (UDI, Debout la France, EELV)...

La chaîne de Bolloré considère que les groupusculaires EELV (10 fois moins d'adhérents que le PCF, avec une grande partie des cadres qui ont rejoint Macron), Debout la France de Dupont-Aignan, UDI, ont plus de titre à être représentés dans un débat des partis politiques sur les Européennes regroupant 7 formations que le PCF, qui compte un groupe à l'Assemblée nationale (EELV et Debout la France:0), un groupe au Sénat (EELV et Debout la France:0), 3 députés européens, 7500 élus, 80 000 adhérents (dont 45 000 à jour de cotisations environ, ce qui en fait le premier parti de France en nombre d'adhérents devant le PS, Les Républicains et le Rassemblement National).

Cette non invitation de Fabien Roussel ne fait qu'illustrer le scandale démocratique que constitue l'éviction du PCF de la plupart des médias, en réalité un élément significatif dans le cadre de la lutte des classes intense actuelle puisqu'il s'agit de pouvoir dérouler une parodie de débat où à aucun moment la possibilité d'un rassemblement populaire à gauche sur des contenus remettant en cause le pouvoir du capital et de la finance ne puisse apparaître: débat entre différentes nuances de libéraux et de populistes qui ne remettent pas en cause le système capitaliste ni n'ont vraiment l'intention de construire une perspective politique pour les intérêts du peuple.     

Nous demandons à ce que notre parti soit respecté devant chez CNEWS qui manque de chaises, de places pour organiser un seul débat avec l’ensemble des chefs de parti dont Fabien Roussel . Avec Ian Brossat #PasSansNous PCF - Parti Communiste Français

 

 

Huffington Post - 8 avril

POLITIQUE - Le PCF persona non grata sur CNews pour le grand débat en vue des élections européennes? Les militants du parti ont décidé de contre-attaquer en se mobilisant au pied des locaux de la chaîne d’information en continu ce 8 avril, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Des dizaines de manifestants se sont présentés devant les locaux de la chaîne à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en début de soirée, afin de dénoncer le traitement médiatique réservé à leur parti en vue du débat du 10 avril. Ce soir-là, CNews organise une soirée consacrée à l’Union européenne avec sept grands chefs de partis: David Cormand (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Olivier Faure (PS), Stanislas Guérini (LREM), Marine Le Pen (RN), Adrien Quatennens (LFI) et Laurent Wauquiez (LR) feront face à Laurence Ferrari (CNEWS) et Matthieu Belliard (Europe 1).

Le PCF, grand absent du débat CNews/Europe 1

Au pied de la rédaction de CNews, Ian Brossat, tête de liste PCF aux élections européennes du 26 mai dénonce la décision de la chaîne privée. “Notre voix, elle ne peut pas être représentée par d’autres que nous” lâche-t-il dans une vidéo diffusée sur le compte Twitter du PCF. Et de regretter l’absence de Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF dans ce “débat des chefs”. “Nous ne pouvons pas accepter une chose pareille alors que le PCF a une parole particulière sur les enjeux européens: nous sommes la seule force politique à avoir rejeté tous les traités européens ultras libéraux”, martèle-t-il. 

Sur les réseaux sociaux, le PCF avait appelé ses militants à ramener des chaises pour la chaîne: “Si la non-invitation du PCF sur le plateau tient au seul fait du nombre de places disponibles, alors nous amènerons notre chaise”

La France Insoumise (LFI) avait aussi été provisoirement écartée du débat après l’indisponibilité de Jean-Luc Mélenchon, en meeting le même soir à Amiens. Face au tollé, la chaîne avait finalement invité le député LFI du Nord, Adrien Quatennens.

Un autre débat organisé le 4 avril avait déjà tourné à la polémique. D’abord prévu à neuf, le débat diffusé sur France 2 et France Inter s’était élargi sous la pression des candidats initialement non-invités, à coups de procédures judiciaires. Ian Brossat (PCF) et Jean-Christophe Lagarde (UDI) avaient obtenu gain de cause après avoir interpellé France 2, tandis que Benoît Hamon (Génération.s), François Asselineau (UPR) et Florian Philippot (Les Patriotes) avaient gagné leur ticket devant la justice... avant que le Conseil d’État tranche en faveur de France 2.

 

Européennes. #Pas sans nous, chez Cnews aussi
Mardi, 9 Avril, 2019

Après France 2, le PCF se mobilisait hier soir pour être invité au débat de mercredi sur la chaîne d’info en continu.

Devant le siège de Cnews, les communistes avaient rendez-vous hier pour dire à nouveau « Pas sans nous »… avec leur chaise. Après avoir obtenu d’être invité pour le premier débat de la campagne pour les européennes de mai, jeudi sur France 2, le PCF se mobilise en vue de l’émission de mercredi soir sur la chaîne d’info en continu et Europe 1 de laquelle leur secrétaire national, Fabien Roussel, a été évincé. Sur le plateau, Laurent Wauquiez (LR) doit prendre place aux côtés de Stanislas Guerini (LaREM), Marine Le Pen (RN), David Cormand (EELV), Olivier Faure (PS), Nicolas Dupont-Aignan (DLF) et d’Adrien Quatennens, qui, lui aussi, a failli manquer à l’appel, la chaîne refusant dans un premier temps un autre insoumis que Jean-Luc Mélenchon, pris par un meeting à Amiens.

« On s’est renseigné, il paraît que le problème, c’est que vous manquez de chaises. Nous, on en a à vous prêter », lance Ian Brossat, la tête de liste communiste pour les européennes, dont la présence la semaine dernière a été remarquée sur France 2. Si le Conseil d’État avait in fine annulé la décision de justice contraignant cette dernière à inviter 12 candidats jeudi, au nom des règles édictées par le CSA, demeure le problème démocratique, souligne le PCF.

« Nous avons rassemblé un spectre politique assez large, représentatif de la population française (…) Mais si nous accueillons 12, 13, 15 partis politiques, le débat sera parfaitement inaudible », a justifié de son côté Matthieu Belliard, coprésentateur de l’émission de mercredi, estimant que « ces dernières années, le Parti communiste français ne s’est pas mis en situation d’être représentatif ». « Nous avons un groupe à l’Assemblée, un au Sénat, Nicolas Dupont-Aignan en a-t-il ? » , réplique Fabien Roussel. Hier, la chaîne a proposé au PCF l’organisation d’un second débat avec Benoît Hamon (G. s), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Florian Philippot (LP) et François Asselineau (UPR). « On peut comprendre qu’il y ait deux débats. Mais leur choix se résume à mettre les 6 premiers des sondages d’un côté et les 6 derniers de l’autre. Ce n’est pas possible. Le débat doit être pluraliste, surtout dans une élection à forte abstention. Il y a un tour à la proportionnelle, chaque voix comptera pour chaque liste. Toutes doivent être à égalité », juge le secrétaire national du PCF. Le message d’hier soir vaut pour les autres chaînes, prévient-il : « Nous demandons à ce qu’on tienne compte des idées, des propositions. Ce ne sont pas les sondages qui doivent faire l’élection. Ce n’est pas démocratique. »

Julia Hamlaoui
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 12:08
Castaner copie l’extrême droite italienne
Lundi, 8 Avril, 2019

Le ministre de l'Intérieur accuse les ONG qui sauvent les exilés en mer de "collusions" avec les passeurs

« À ma grande satisfaction, je ne suis pas le seul à avoir des doutes sur les ONG en Méditerranée », s’est vanté le chef de fil de l’extrême droite italienne, Matteo Salvini, vendredi, lors du sommet des ministres de l’Intérieur du G7. Le premier à lui donner raison n’est autre que son homologue français, Christophe Castaner. Le chien de garde de la Macronie, expliquant sans détour que « les ONG ont pu se faire complices des passeurs », affirme qu’elles seraient en « contact téléphonique » avec les trafiquants. L’accusation n’est pas nouvelle, mais c’est la première fois qu’elle est reprise par un dirigeant français. L’extrême droite italienne a, pour sa part, basé une grande partie de sa conquête du pouvoir sur ce genre d’allégations.

Les premiers à évoquer des contacts entre sauveteurs et trafiquants sont les rapporteurs de l’agence Frontex, en charge du contrôle des frontières européennes, dans un document datant de février 2017. Mais le texte met en cause « toutes les parties impliquées dans des opérations de sauvetage », gardes-côtes et militaires de l’opération « Sophia » compris, qui aideraient « involontairement les criminels à atteindre leurs objectifs ». L’agence évoque en réalité les pratiques des passeurs contactant par téléphone satellitaire le Centre de coordination des secours de Rome (MRCC), qui, alerté, se trouve dans l’obligation de lancer des opérations de sauvetage. Frontex ne fait aucune mention d’appels téléphoniques directement échangés entre passeurs et acteurs de l’aide humanitaire.

Mais l’extrême droite ne s’est jamais privée de déformer la réalité pour faire grandir la peur, terreau fertile de sa politique haineuse. Comme dans le cas de la livraison par la France aux milices libyennes de six bateaux de guerre pour barrer la route aux exilés, Christophe Castaner confirme ici le choix de l’exécutif macronien de marcher, en matière d’immigration, dans les pas du gouvernement populiste et xénophobe italien.

Émilien Urbach
Castaner copie l'extrême-droite italienne (L'Humanité, Emilien Urbach, 8 avril 2019)
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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE NATIONALE DU PCF POLITIQUE NATIONALE
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 11:29
Parlement: front commun contre la privatisation d'ADP (Aéoport de Paris) et pour l'organisation d'un réféendum d'initiative partagé
Parlement : Front commun contre la privatisation d’APD

Les députés et sénateurs  communistes s'associent à l’ensemble des groupes d'opposition pour lancer une procédure de référendum d’initiative partagée afin de faire obstacle à la privatisation d’Aéroports de Paris. Ils ont annoncé avoir recueilli les signatures nécessaires pour enclencher un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'ADP. Alors que 185 signatures sont requises, les parlementaires en ont recueilli 197, contre cette disposition phare du projet de loi Pacte. Cette proposition de loi référendaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 4,5 millions de citoyens pour pouvoir donner lieu à un référendum.  

Cette proposition de loi référendaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 4,5 millions de citoyens pour pouvoir donner lieu à un référendum.

 

A l’Assemblée nationale, elle a été signée par des membres des groupes GDR (communiste), PS et apparentés, LR,  LT, LFI et des Non inscrits. Au Sénat, par des élus des groupes CRCE (communiste), PS, LR,  RDSE, UC

Fabien Roussel, député PCF: L’Aéroport de Paris ne doit pas être privatisé ! 195 parlementaires de tous bords, avec les députés et sénateurs communistes, s'associent pour lancer une procédure de Referendum d'Initiative Partagée. #ADP

Elsa Faucillon, députée PCF: Non à la privatisation d’ADP ! Conférence de presse transpartisane ce midi.
Les députés et sénateurs/trices communistes ont lancé aujourd’hui avec tous les groupes d'opposition de l'Assemblée et du Sénat une procédure de Référendum d'Initiative Partagée pour rendre non privatisable Aéroport de Paris. La prochaine étape est une grande mobilisation populaire pour rassembler plus de quatre millions de signatures afin d'obtenir la tenue d'un référendum.

Parlement: front commun contre la privatisation d'ADP (Aéoport de Paris) et pour l'organisation d'un réféendum d'initiative partagé
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:55
Ian Brossat au printemps des associations LGBT (8 avril 2019)

À l'occasion du printemps des associations LGBT, Ian Brossat est venu accompagné d'Elina Dumont, de Lassana Bathily et d'Amandine Miguel (ex porte parole de l'inter-LGBT) pour discuter avec les différents acteurs et actrices du monde associatif qui sont une fierté pour notre pays.

 Ian Brossat et Amandine Miguel ont pu débattre avec les autres têtes de liste aux élections européennes sur la PMA pour toutes et tous, la lutte contre les mutilations des personnes intersexes ou encore de la question de l'accueil des réfugiés LGBTI.

La veille l'ancienne porte parole de l'inter-LGBT candidate sur la liste et un collectif de signataires LGBTI avait fait paraitre dans Libération une tribune pour faire progresser les droits LGBTI en Europe.

https://www.liberation.fr/debats/2019/04/06/le-26-mai-votons-pour-une-europe-arc-en-ciel_1719384

Ian Brossat au printemps des associations LGBT (8 avril 2019)
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:52
Echirolles (Isère) : Ian Brossat fait le plein ! : 500 personnes à son meeting! (Jeremie Giono)
Echirolles (Isère) : Ian Brossat fait le plein !

Ce sont près de 500 personnes qui sont venues à la salle des fêtes d’Echirolles à l’appel des communistes, ce vendredi 5 avril, dans le cadre de la campagne des européennes.

L’après-midi aura commencé avec une tournée « médias locaux » : Après le passage matinal de Ian Brossat sur la radio France Bleu Isère, c’est Cécile Cukierman qui a enchaîné interview de France 3 Région et plateau de Télé Grenoble. L’occasion de revenir sur la prestation remarquée du candidat communiste lors du débat de la veille sur France 2, et de faire le point sur les propositions du PCF pour l’Europe.

Puis la soirée débute à la salle des fêtes, par un premier temps « Table ronde » autour du thème de la lutte contre l’austérité. Ce temps s’inscrivait comme une étape dans la campagne de long court initiée par la fédération du PCF autour de la défense des services publics. Environ 80 personnes y ont participé, réagissant après les témoignages d’Élisa, syndicaliste à la CPAM, d’Aurélien, syndicaliste au Grand-Lyon, et de Laurent, élu PCF à Fontaine (38). Un constat : la logique globale des politiques de casse du service public. Une perspective : construire une convergence entre agents, usagers et collectivités, pour faire monter le rapport de force et gagner face aux projets libéraux.

Enfin, après un entre-acte qui aura permis d’épuiser le stock de paninis « raclette-jambon cru » et de profiter de la prestation de Ke Onda, groupe engagé de la scène locale, le meeting débute officiellement. La salle s’est remplie, et il a fallu rajouter des chaises. Des têtes connues, militants politiques et syndicaux, des sympathisants, mais aussi beaucoup de curieux, notamment chez les jeunes. Des habitués, et des pour qui c’était la première réunion politique. Sans oublier les représentants des autres partis de la gauche locale, des socialistes à Génération-s, en passant par les écologistes. Bref, la marque d’une campagne qui commence à déborder du cadre, et c’est bon signe !

Les interventions s’enchaînent. Renzo Sulli, maire PCF d’Echirolles, ouvre le bal en dénonçant les politiques d’austérité imposées aux collectivités, et en prenant appui sur les réalisations concrètes du communisme municipal pour défendre l’utilité d’élire des communistes à tous les niveaux. Lucie Martin, la benjamine de l’élection, étudiante en 1re année de science politique, revient sur son engagement et sur sa volonté de porter les aspirations de la jeunesse face aux fachos et aux libéraux qui enterrent l’avenir de toute une génération. Michel Jallamion, candidat « République & socialisme », nous parle du sens de son investissement sur la liste, et aussi du grand combat pour les services publics sur lequel il est tant engagé depuis des années. Cécile Cukierman, présidente du groupe « L’humain d’abord » à la région Auvergne-Rhône-Alpes, motive quant à elle la salle en rappelant le résultat des régionales de 2015 dans notre région, où après avoir plafonnée à 2 % dans les sondages, la liste qu’elle conduisait crée la surprise en dépassant les 5,5 % grâce à une intense campagne de terrain.

Enfin, Ian Brossat conclut la soirée par une intervention claire et percutante, rappelant les grandes valeurs que porte la liste : « que chacune et chacun devrait tout simplement avoir droit à une vie digne » ; ce qu’elle incarne : « la France du monde du travail, avec 50 % d’ouvriers et d’employés, la seule liste qui ambitionne d’envoyer une ouvrière au Parlement européen ! » ; et sa cohérence : « Nous sommes la seule force politique qui a rejeté tous les traités libéraux ». Écologie, social, développement industriel, services publics…, autant de sujets que le candidat aborde avec aisance et fermeté, pour affirmer la singularité de la liste qu’il conduit, suscitant l’enthousiasme du public.

Bref, une belle soirée qui doit maintenant nous permettre de passer à la vitesse supérieure. L’objectif de la fédération est clair : faire foisonner les initiatives au plus près du terrain, pour gagner les voix une à une. La bataille s’annonce serrée, mais qu’on se le dise, « PCF is back ! »

Jérémie Giono, secrétaire fédéral du PCF Isère.

 

Echirolles (Isère) : Ian Brossat fait le plein ! : 500 personnes à son meeting! (Jeremie Giono)
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:44

Le Télégramme, 9 avril:

« Alors que le ministre en charge des Comptes publics vient de déclarer qu’il ne souhaitait nullement augmenter les pensions de retraite », la section PCF du pays de Morlaix appelle les retraités et futurs retraités à participer massivement à la manifestation organisée ce jeudi 11 avril, à 10 h 30, place des Otages, à Morlaix, à l’appel d’une large intersyndicale. « Les militants communistes répondront présents eux aussi », indique le communiqué du PCF du Pays de Morlaix. Car « les retraités ont subi une baisse des pensions nettes de 1,83 % à partir de 2018 via la hausse de 1,7 % de CSG sur les pensions brutes. Et comme si cela ne suffisait pas, on sait que le gouvernement a décidé de n’augmenter les pensions que de 0,3 % en 2019 et en 2020. Les propos de Gérald Darmanin à eux seuls justifient la journée d’action du jeudi 11 avril. » Les communistes se battent pour une revalorisation immédiate de 300 € par mois de toutes les pensions.

Retraités: le PCF pays de Morlaix appelle à la mobilisation le jeudi 11 avril, à 10h30 place des Otages devant la mairie (Le Télégramme, 9 avril)
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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:03

En apparence anodin, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans va obliger les mairies à financer à égalité maternelles publiques et privées sous contrat… Une dépense que l’Etat ne prévoit pas toujours de prendre en charge.

Pour « Alternatives Economiques » l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire entraîne une extension aux écoles maternelles de la loi Debré de 1959 qui oblige les municipalités à financer de manière égale les écoles élémentaires publiques et les écoles privées sous contrat. Les communes vont donc devoir verser aux écoles pré-élementaires privées sous contrat un forfait correspondant au coût d’un élève du public.

ci-dessous, un lien vers un article du « CIDEFIL » du jour, qui peut être intéressant de lire et de partager, enfin si c’est jugé utile… Article fort intéressant signalé par notre camarade Philippe Jumeau. 

Lire l'article

Lien avec l'article d'Alternatives Economiques:

 

éducation
L’instruction obligatoire à trois ans va coûter cher aux communes
Eva Mignot

En apparence anodin, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans va obliger les mairies à financer à égalité maternelles publiques et privées sous contrat… Une dépense que l’Etat ne prévoit pas toujours de prendre en charge.

Jeudi dernier, les syndicats ont appelé les salariés de l’Education nationale à faire grève pour protester contre le projet de loi Blanquer sur « l’école de la confiance ». Les enseignants ne sont pas les seuls à contester la réforme : l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, prévu par l’article 2 de cette loi, pourrait être lourd de conséquences pour de nombreuses municipalités.

Extension de la loi Debré

Sur l’année scolaire 2016-2017, 97,5 % des enfants de 3 ans étaient scolarisés. Même si d’importantes disparités apparaissent entre territoires – seuls deux tiers des enfants de trois ans le sont en Guyane –, la réforme ne devrait pas susciter de grands bouleversements à l’école, puisque cela représenterait environ 26 000 enfants supplémentaires à scolariser. Seule l’instruction étant rendue obligatoire, et non la scolarisation, une partie de ces enfants pourrait même ne pas rejoindre les bancs de l’école maternelle.

Les communes vont devoir verser aux écoles maternelles privées un forfait correspondant au coût d’un élève dans les écoles maternelles publiques

En revanche, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire entraîne une extension aux écoles maternelles de la loi Debré de 1959 qui oblige les municipalités à financer de manière égale les écoles élémentaires publiques et les écoles privées sous contrat. Les communes vont donc devoir verser aux écoles préélementaires privées sous contrat un forfait correspondant au coût d’un élève du public. Forfait calculé en tenant compte des dépenses de fonctionnement et incluant les charges (eau, électricité, etc.), des fournitures scolaires et surtout des salaires du personnel hors enseignants, dont notamment les Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), qui secondent les enseignants dans l’accueil et l’encadrement des enfants. Damien Berthilier, président du Réseau français des villes éducatrices (RFVE) et adjoint au maire de Villeurbanne, estime ce coût supplémentaire à 150 millions d’euros pour l’ensemble des villes de France.

Une compensation partielle

Pour compenser, le gouvernement a promis une enveloppe de 40 à 50 millions d’euros seulement, réservée qui plus est aux communes n’ayant jusqu’à présent versé aucun forfait aux écoles privées. Or, les deux tiers des municipalités ont déjà signé des accords avec ces écoles préélémentaires. Mais elles leur versaient souvent un forfait par élève d’un montant inférieur au coût de la scolarisation d’un enfant dans les écoles publiques. Ces communes, qui pour la plupart vont donc devoir augmenter leur financement, ne recevront aucune aide de l’Etat. Ce qui suscite l’incompréhension des élus locaux.

C’est le cas d’Emilie Kuchel, adjointe au maire de Brest chargée des politiques éducatives. Dans sa municipalité, 33 % des écoles maternelles et élémentaires sont privées. Jusqu’à présent, la mairie de Brest versait aux écoles préélémentaires un forfait de 700 euros par élève. Mais avec la réforme, elle devra s’aligner sur le coût d’un élève du public, qui se monte sur sa commune à 1 600 euros. Un chiffre élevé, que l’élue justifie par le choix fait d’employer une Atsem par classe, au-delà de ce qu’impose la réglementation1. « C’est un montant que nous sommes prêts à investir pour améliorer l’encadrement des élèves et leurs conditions de travail. Mais nous ne savons pas si, avec un montant similaire, les écoles privées vont garantir les mêmes conditions d’encadrement. Nous n’avons aucune visibilité sur leur utilisation du forfait », regrette Emilie Kuchel.

Cette mesure représente pour Brest un coût supplémentaire de 1,6 million d’euros, à ajouter aux 2,5 millions d’euros déjà dédiés au financement du privé. « Cela nous met en difficulté financière. Nous craignons d’être obligés de devoir diminuer la qualité de l’école publique pour que l’impact de la réforme soit moins important », regrette Emilie Kuchel. Au point de supprimer l’Atsem par classe ? « Nous aimerions ne pas en arriver là mais nous pourrions y être contraints. »

La colère gronde aussi à droite. A Toulouse (LR), le surcoût de la réforme pourrait frôler les 3 millions d’euros. Le budget éducation est le premier poste de dépense de la ville (170 millions d’euros par an dont 32 millions de frais de fonctionnement). Pour Marion Lalane de Laubadère, adjointe à la mairie de Toulouse en charge de l’éducation, il est hors de question de baisser la qualité des services. « Je n’ai pas envie de dégrader la qualité des conditions d’accueil des élèves pour des histoires d’Etat qui ne souhaite pas compenser de dépenses nouvelles»

Si le gouvernement refuse de compenser les communes qui aidaient déjà les écoles maternelles privées c’est, semble-t-il, parce qu’il estime que les accords financiers sur lesquels reposent ces financements sont illégaux. « L’Etat nous a expliqué qu’à partir du moment où l’on avait décidé de financer les frais de fonctionnement du privé, il fallait verser la totalité du forfait communal », explique l’adjointe. Un argument qu’elle conteste vivement : « Nous n’arrivons pas à trouver sur quel texte de loi il s’appuie pour dire cela. Pour nous, il n’y a pas de fondement juridique à cette décision ». Même son de cloche chez Emilie Kuchel : « Nous votons le forfait au privé chaque année au conseil municipal depuis 30 ans. Or, tous les conseils municipaux sont validés par le préfet et ce dernier ne nous a jamais rien dit. »

Par ailleurs, pour conclure un accord, il faut être deux, rappellent ces élues. Et l’enseignement privé n’a jamais remis en cause ces accords. « Certaines écoles n’ont probablement pas osé contester le montant du forfait, craignant sans doute que les municipalités décident de ne plus rien leur verser », estime Yann Diraison, secrétaire général adjoint de l’enseignement catholique.

Injonctions contradictoires

Les municipalités ont en tout cas beau jeu de dénoncer le « deux poids, deux mesures » du gouvernement, qui de plus pénalise les collectivités qui avaient fait un premier pas vers le privé. « C’est une sorte de rupture d’égalité entre communes à partir du moment où l’on prend en compte un précédent alors que l’on veut créer une dépense nouvelle. Car il s’agit là bien d’une dépense nouvelle, contrainte par le cadre réglementaire », explique Rozenn Merrien, directrice de l’enfance dans la ville de Saint-Denis et présidente de l’ANDEV (Association nationale des directeurs et des cadres de l’éducation des villes et des collectivités territoriales).

Une telle mesure inquiète d’autant plus que les contrats de Cahors, signés fin 2017 entre l’Etat et les grandes collectivités locales (plus de 60 millions d’euros de budget), imposent à ces dernières de limiter la croissance de leurs dépenses de fonctionnement. « Nous espérons que ces nouvelles dépenses ne rentreront pas dans le calcul. Il semblerait que ce ne soit pas le cas mais nous attendons la confirmation », complète Marion Lalane de Laubadère. « Dans une période de coupe budgétaire, il est incompréhensible de verser de l’argent supplémentaire aux écoles maternelles privées alors qu’elles n’offrent pas de service nouveau », ajoute Damien Berthilier, président du RFVE.

Un financement sans contreparties

Car les conséquences potentielles de la réforme interrogent, notamment sur le plan de la mixité sociale. « Aujourd’hui un élève de l’école publique a deux fois plus de risque d’être issu d’un milieu défavorisé qu’un élève du privé. Or, normalement, on devrait donner plus à ceux qui ont moins. Ce ne sera plus le cas : le forfait est le même pour tous. Une ville ne peut pas choisir de verser plus aux écoles privées accueillant davantage d’élèves défavorisés et moins à celles qui font du tri social », complète l’adjoint au maire de Villeurbanne. « Des sommes importantes vont être versées au privé sans qu’il y ait de compensation ou de nouvelles exigences, notamment en matière de mixité sociale », abonde la présidente de l’ANDEV, Rozenn Merrien.

Si les collectivités approuvent largement la mesure dans son principe, elle demande donc qu’une vraie réflexion soit menée sur sa mise en œuvre et son financement. « Il serait peut-être bon d’expérimenter pendant un ou deux ans dans les départements Outre-Mer où l’on peut compter 25 % de non scolarisés. Et surtout, nous voulons une vraie enquête de la Cour des comptes sur l’usage que les écoles privées font de l’argent public qui leur est versé ! », réclame Damien Berthilier.

Ruée sur le privé ?

Pour les syndicats enseignants, en revanche, une telle loi n’était pas une priorité. « Il nous semblait davantage nécessaire de travailler sur les conditions de scolarisation. Dans les départements d’Outre-Mer, si les taux de scolarisation sont aussi bas, c’est qu’il n’y a pas assez de structures et d’encadrants pour accueillir les élèves », explique Francette Popineau, secrétaire générale du SNUIPP-FSU. « Nous demandions aussi à améliorer les conditions de formation des enseignants. Et non pas à mettre en concurrence le public et le privé ! » poursuit-elle.

Les syndicats craignent en effet la multiplication des créations de maternelles privées. Mais selon le secrétariat de l’enseignement catholique, rien ne permet de dire que cela sera le cas. « Nous n’allons pas créer des maternelles privées uniquement parce que l’Etat va financer leur coût de fonctionnement ! Nous le ferons que s’il y a une demande. Or, cette dernière n’est pas forcément là. D’autant que nous allons accuser une diminution des effectifs avec la baisse de la natalité », estime Yann Diraison. Selon les récentes projections du ministère de l’Education nationale, on devrait en effet compter 150 000 élèves de moins en maternelle d’ici 2023.

Le projet de loi sur l’école de la confiance doit passer devant le Sénat en mai prochain. L’article 4, qui prévoit les modalités de compensation financière de l’instruction obligatoire à 3 ans, sera-t-il amendé ? Les associations représentant les élus et les collectivités locales sont actuellement en discussion avec le ministère de l’Education nationale et la commission Education du Sénat. « Je veux croire en la parole de l’Etat. Or, le président de la République a assuré au début de son quinquennat que toute nouvelle dépense des collectivités serait compensée. Je suis optimiste, mais pas forcément sereine », conclut Marion Lalane de Laubadère.

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 19:28
Ayman Odeh le leader communiste arabe israélien pourrait bousculer la donne à l'issue des législatives israéliennes (Le nouvel observateur)

Arabe, communiste et pacifiste, le député Ayman Odeh pourrait jouer le rôle de faiseur de roi lors du scrutin législatif israélien du 9 avril. Et contribuer à faire tomber le Premier ministre au pouvoir depuis dix ans.

Le leader communiste israélien arabe*, prônant l'égalité des droits entre arabes palestiniens de nationalité israélienne et juifs, ou autres israéliens, pourrait jouer les trouble-fêtes aux élections législatives israéliennes et empêcher Netanyahou d'accéder à un nouveau mandat de premier ministre avec le soutien de l'extrême-droite radicale: " Ses admirateurs le comparent à Martin Luther King ou à Mandela. Ses opposants ultranationalistes le traitent de terroriste. Ayman Odeh, le leader des partis arabes israéliens, se voit plutôt comme la simple cheville ouvrière du combat pour l’égalité entre Juifs et Arabes. Les analystes politiques considèrent, eux, que ce député arabe pourrait – incroyable paradoxe – devenir le faiseur de roi de la politique israélienne, lors des élections législatives du 9 avril. En apportant aux deux adversaires centristes du Premier ministre, Benny Gantz et Yaïr Lapid, les voix manquantes à leur coalition gouvernementale, il pourrait ainsi devenir le « tombeur de Benyamin Netanyahou » qui gouverne le pays depuis dix ans."

(Cécile Lussato, Le Nouvel Observateur)

*Pour les élections législatives de 2015, l'avocat et homme politique palestinien citoyen isréalien Ayman Odeh était désigné tête de la Liste unifiée, rassemblant, en plus du Hadash communiste, divers partis arabes israéliens. Sa liste créa la surprise en arrivant en troisième position avec 10.54% et 13 sièges, soit deux de plus que les sièges cumulés des partis la composant pris isolément.

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