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2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 06:38
Zéro pointé pour Macron à la sortie de sa présidence de l’UE - Bruno Odent, L'Humanité, 1er juillet 2022
Zéro pointé pour Macron à la sortie de sa présidence de l’UE

Europe Le chef de l’État français se faisait fort de porter en étendard des avancées pour le Vieux Continent durant les six mois de pilotage tournant où la France présida aux destinées de l’UE. Il est en échec sur tous les dossiers, y compris celui de « l’Europe de la défense », sur lequel il avait pourtant beaucoup misé.

Publié le
Vendredi 1 Juillet 2022

L a présidence française de l’Union européenne (UE), qui a pris fin ce jeudi 30 juin, s’est achevée sur un bilan exécrable. Aucune des priorités qu’Emmanuel Macron avait avancées pour signaler qu’il saurait marquer de son empreinte la construction européenne ne s’est finalement concrétisée durant cette période de six mois. Un gros imprévu, la guerre en Ukraine, est venu certes bousculer la donne pour l’hôte de l’Élysée, même si cet événement aurait pu constituer une sorte d’aubaine. N’avait-il pas annoncé, en décembre 2021, urbi et orbi, que «  l’Europe de la défense » serait son dossier numéro un ? Il s’agissait, précisait-il alors, d’assurer « une autonomie de l’UE », qu’il prenait bien la précaution de placer « en complémentarité avec l’Otan », comme pour se prémunir de toute objection de Washington.

Emmanuel Macron reprenait en fait à son compte une ambition militaire continentale affirmée par les autorités françaises successives. La classe dirigeante française, affaiblie par une désindustrialisation du pays qu’elle orchestra elle-même, tente en effet depuis des lustres de se replacer aux avant-postes européens en jouant de sa force de frappe nucléaire et de ses industries de pointe dans l’armement.

Seulement, dans la configuration nouvelle de la guerre en Europe, c’est Joe Biden et le lobby états-unien de l’armement qui apparaissent comme les principaux bénéficiaires du tournant annoncé par plusieurs capitales en matière de sécurité. Le « changement d’époque » (Zeitenwende) proclamé par le chancelier allemand Olaf Scholz a douché les espoirs macroniens. Berlin a annoncé une dotation exceptionnelle de 100 milliards d’euros à l’armée fédérale allemande. Mais l’identité des bénéficiaires des premières mégacommandes n’a vite plus laissé aucun doute sur les grands bénéficiaires de l’opération. Les géants états-uniens du secteur sont quasiment les seuls servis.

Lockheed Martin va fournir 35 chasseurs bombardiers furtifs F35, chargés de permettre à l’Allemagne de remplir sa mission dite de participation nucléaire – entendez : transporter sur zone les bombes atomiques états-uniennes sur ordre de Washington et de l’Otan «  en cas de nécessité ». Boeing va livrer quelque 60 hélicoptères de transport géants Chinook à la Bundeswehr. Quant aux Européens, ils ne se voient gratifier, pour l’heure, que des miettes de ce superdeal militaire germano-états-unien. Airbus a récupéré un contrat de… maintenance des F35.

L’Europe de la défense ne se conçoit plus que comme une annexe du Pentagone

Pourtant, le président français s’est beaucoup dépensé pour donner des gages à l’atlantisme. En janvier, avant même le début de la guerre, il avait convoqué à Brest, à deux pas des sous-marins d’attaque tricolores, un sommet informel des ministres de la Défense puis des affaires étrangères de l’UE, avec la participation de Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. Rien n’y a fait. L’Europe de la défense portée par Berlin et d’autres capitales européennes, si elle est encore très fédéraliste, ne se conçoit plus que comme une annexe du Pentagone.

Sur les suites de la guerre, les déclarations, frappées pourtant d’un élémentaire bon sens stratégique, au sujet de «  la nécessité de ne pas humilier la Russie » ont été impitoyablement recadrées. Devenu d’un seul coup plus discret sur ce thème, Emmanuel Macron a décidé de se rendre à Kiev en compagnie de ses homologues allemand et italien pour y donner le feu vert à l’entrée de l’Ukraine et de la Moldavie dans le processus d’adhésion à l’UE. En dépit de la taille des obstacles objectifs qui s’y opposent encore. Comme le degré élevé de corruption repéré au sein des « élites » de ces pays. Une conception de l’élargissement de l’UE plutôt anglo-saxonne et défendue par des états membres souvent en délicatesse avec le droit européen, comme la Pologne, s’est ainsi imposée. Ce qui, au passage, ne peut que donner toujours davantage de poids aux forces centrifuges qui minent déjà l’UE.

Seule bonne note à ce bilan calamiteux des six mois de présidence française, le dossier d’un Smic européen a pu au moins être posé sur la table. L’Élysée l’a endossé, même si l’initiative en revient au Parlement de Strasbourg, où les eurodéputés macroniens se targuent d’avoir pu entraîner «  les autres forces proeuropéennes ». À y regarder de plus près toutefois, la directive adoptée sur le sujet n’avance rien de concret et surtout de contraignant, se contentant d’affirmer le besoin d’un cadre commun afin de garantir «  un niveau de vie décent » aux citoyens de l’UE. Pas de quoi enlever un zéro pointé au bilan global d’une présidence française de l’Union européenne qu’Emmanuel Macron voulait tant pouvoir brandir en étendard.

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 06:57
Samedi 2 juin à 15h place de la Liberté à Brest - défendons le droit à l'avortement en soutien aux américaines (PCF Brest)!
Samedi 2 juillet à 15h
Rassemblement place de la Liberté à Brest suivi d'une manifestation jusqu'au monument américain.
En soutien aux américain•es suite à l'annulation de l'arrêt Roe vs Wade par la cour suprême, qui garantissait le droit à l'IVG sur tout le territoire des États-Unis.
Suppression du droit à l'avortement aux Etats-Unis : Une régression pour toutes les femmes dans le monde
La décision de la Cour suprême des États-Unis de remettre en cause le droit d’avorter constitue un choc et un retour en arrière de 50 ans. Près de la moitié des États sont prêts à revenir sur l’arrêt Roe vs Wade (1973) qui garantissait le droit à l’interruption volontaire de grossesse aux Américaines. Désormais, les femmes seront obligées de porter à terme une grossesse non désirée.
Cette situation résulte d’une longue croisade menée par la droite réactionnaire et ultra religieuse appuyée par le Parti républicain mais aussi par l’État et le marché pour déposséder les femmes de leur capacité d’émancipation. Et, Donald Trump a été un instrument décisif dans cette stratégie qui vise le droit des femmes à disposer de leur corps.
Les conséquences sont dramatiques. Déjà de nombreuses femmes aux États-Unis sont incarcérées pour des fausses couches. La santé des femmes est aussi menacée avec notamment l’augmentation des avortements clandestins. Ce sont les femmes les plus pauvres, issues des minorités afroaméricaines ou hispaniques, qui seront les plus discriminées tandis qu’elles ont déjà un accès limité aux soins.
D’autres droits vont désormais être remis en cause comme les droits à la contraception, à la vie privée, au mariage pour tous ou ceux des personnes LGBT conquis de haut lutte.
Le Parti communiste français (PCF) s’indigne de cette régression et exprime toute sa solidarité avec les femmes américaines dans leur combat pour faire respecter leur droit inaliénable à choisir leur existence et à disposer de leur corps.
Le PCF appelle à la mobilisation de toutes et tous, et à la plus grande vigilance car la décision qui vient être prise par la Cours suprême des États-Unis est un encouragement aux trop nombreuses forces obscurantistes et réactionnaires partout dans le monde, y compris en Europe, par exemple en Pologne où cela a déjà commencé.
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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 06:17
Photo Pierre-Yvon Boisnard, Conseil de communauté du 27 juin 2022 - Vote du projet de territoire et de la gratuité du transport en commun à l'unanimité

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Conseil de communauté du 27 juin 2022 - Vote du projet de territoire et de la gratuité du transport en commun à l'unanimité

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Conseil de communauté du 27 juin 2022 - Vote du projet de territoire et de la gratuité du transport en commun à l'unanimité

Photo Pierre-Yvon Boisnard, Conseil de communauté du 27 juin 2022 - Vote du projet de territoire et de la gratuité du transport en commun à l'unanimité

Délibération votée à l'unanimité sur la gratuité du transport en commun à Morlaix Communauté à partir du 1er septembre 2022

Délibération votée à l'unanimité sur la gratuité du transport en commun à Morlaix Communauté à partir du 1er septembre 2022

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 05:30
Etats-Unis: La Cour suprême déclare la guerre aux femmes (L'Humanité, 26 juin 2022)
La Cour suprême déclare la guerre aux femmes

États-Unis En ne plaçant plus le droit à l’avortement sous la protection de la Constitution, la plus haute instance judiciaire du pays va à l’encontre de la majorité et ouvre une période lourde de dangers pour d’autres droits fondamentaux.

Publié le
Lundi 27 Juin 2022

Les « guerres culturelles » – et la première d’entre elles, la guerre aux femmes – déclenchées par le mouvement conservateur il y a plusieurs décennies sont entrées dans une nouvelle phase vendredi 24 juin avec la décision de la Cour suprême d’abroger l’arrêt Roe vs Wade qui protégeait constitutionnellement le droit à l’avortement. Elles ne s’incarnent plus seulement dans des propos d’estrade et quelques tentatives législatives. Elles sont devenues une réalité matérielle pour des millions de femmes. Elles feront des victimes : aucune loi ne pourra empêcher des avortements ; les magistrats les rendent simplement plus dangereux, voire mortels. Et, évidemment, ces guerres ne s’arrêteront pas là.

La victoire du bloc évangélique va s’avérer funeste pour des milliers d’américaines

Avec l’arrêt Dobbs vs Jackson Women’s Health Organization et l’avis majoritaire de six des neuf juges de la Cour suprême, le « bloc évangélique » (la formule est de John Mason, professeur de sciences politiques à l’université William-Paterson) a remporté une victoire que l’on ne saurait décrire comme éclatante tant elle va s’avérer funeste pour des centaines de milliers de femmes. Cette décision constitue le point d’orgue de quarante années de stratégie qui ont vu la droite chrétienne devenir centrale au sein du Parti républicain, alors qu’elle n’occupait qu’une place marginale jusque dans les années 1980. Se sachant minoritaire dans le pays (les sondages ne varient pas : une majorité d’Américains se disent favorables à la protection du droit à l’interruption volontaire de grossesse IVG), elle a tout misé sur sa dernière carte en main : la Cour suprême, l’instance judiciaire qui, dans le monde, dispose des pouvoirs les plus étendus. Pour ce faire, elle devait y faire nommer des juges ultraconservateurs et connus pour leurs positions « pro-life » (la victoire des conservateurs est aussi sémantique, qui ont su imposer la thématique de la « vie » face au « pro-choice »). Ce fut la mission de Donald Trump, improbable berger de ce troupeau théocratique, adoubé par 77 % des électeurs évangéliques blancs en 2016 et 84 % en 2020. Le président nationaliste a pu nommer trois nouveaux juges (Neil Gorsuch, Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett), opérant une bascule définitive au sein de la Cour suprême.

Deuxième volet de cette stratégie : faire voter dans les États fédérés des lois anti-avortement, anticonstitutionnelles du fait de Roe vs Wade. Les républicains savaient pertinemment qu’elles seraient contestées par les organisations type Planning familial devant les tribunaux, qui donneraient forcément raison à celles-ci. Il fallait se montrer suffisamment patient pour qu’elles remontent jusqu’au plus haut de la hiérarchie judiciaire : la Cour ­suprême. Lorsque les juges ont décidé de se saisir – ils ont le choix des cas sur lesquels ils donnent une opinion – à l’automne dernier d’une loi votée par le Mississippi en 2018 interdisant les avortements après quinze se maines de grossesse, l’histoire était (quasiment) écrite. Elle est tranchée dans un avis de 200 pages dont il ne faut retenir que quelques phrases. «  La Constitution ne fait aucune référence à l’avortement et aucun de ses articles ne protège implicitement ce droit » , écrit le juge Samuel Alito, qui estime que Roe vs Wade « était totalement infondé dès le début » et « doit être annulé ».

Aussitôt publié, aussitôt mis en œuvre : huit États ont fait entrer en vigueur une de ces lois anti-avortement dites « gâchettes » ou « zombies », anticonstitutionnelles dimanche grâce au bouclier de Roe vs Wade et devenues parfaitement légales en une fraction de seconde. Souvent sans aucune exception pour viol ou inceste. D’autres États vont suivre, coupant littéralement le pays en deux. Face aux manifestations ( « Mon corps, mon choix ») qui se sont déroulées dans le pays samedi, les responsables locaux démocrates ont promis, de New York à la Californie, que leurs États seraient des « sanctuaires » pour le droit à l’avortement. Ils anticipent également un afflux de patientes des États du Sud et du Midwest, privées du droit fondamental à disposer de leurs corps.

L’objectif des conservateurs est d’interdire les IVG dans tous les États

Raison supplémentaire pour laquelle le mouvement conservateur ne considère pas la guerre comme « gagnée ». Dans un entretien accordé à l’Humanité maga zine (publié dans l’édition du 7 juillet), Mary Ziegler, professeure de droit à l’université de Californie, l’une des ­meilleurs spécialistes aux États-Unis des droits reproductifs, le rappelle : «  Il convient toutefois de souligner que l’annulation de Roe n’est pas la finalité du mouvement anti-avortement. L’objectif est d’interdire tous les avortements, dans tout le pays, sauf peut-être lorsque la vie de la personne enceinte est en danger. Nous devons nous attendre à ce que les conservateurs continuent à se battre pour cet objectif à l’avenir. »

La boîte de Pandore est ouverte : contraception, mariage gay…

Mitch McConnell, leader républicain au Sénat, a déjà annoncé qu’en cas de victoire du GOP (le surnom du parti) lors des élections de mi-mandat, en novembre, il proposerait une loi fédérale d’interdiction totale. Elle ne devrait pourtant pas avoir plus de probabilités d’être votée qu’une loi fédérale autorisant l’avortement dans tout le pays, proposée par les démocrates. Les deux disposent d’une arme de blocage : le « filibuster », pratique d’obstruction parlementaire qui nécessite une super-majorité de 60 voix au Sénat pour adopter des textes autres que budgétaires. Aucun des deux grands partis n’en disposera, et certainement pas sur cette question centrale dans les identités politiques américaines.

Dans ce contexte de polarisation politique et de blocage institutionnel, c’est le judiciaire qui va encore une fois faire bouger les lignes dans ce pays de « common law », où la jurisprudence fait et défait le droit, donc la norme politique. Certaines législatures républicaines commencent à élaborer des lois visant à interdire aux habitantes d’un État de se rendre dans d’autres États dans le but d’y procéder à une IVG. Au minimum, elles seront traquées. Ces textes seront certainement retoqués par des tribunaux avant de remonter, qui sait, encore une fois jusqu’à la plus haute instance judiciaire du pays. Que dira-t-elle alors ? En attendant, c’est en son sein que réchauffe une nouvelle vipère : dans un avis complémentaire, le juge Clarence Thomas estime que la boîte de Pandore est ouverte et qu’il faut invalider les jurisprudences permettant la contraception, les relations entre personnes de même sexe et le mariage gay.

« C’est une voie extrême et dangereuse dans laquelle la Cour nous entraîne », a commenté Joe Biden, s’en prenant ouvertement au juge ultraconservateur dont le rôle de sa femme dans l’assaut contre le Capitole, le 6 janvier 2021, défraie la chronique. La tension n’a sans doute jamais été aussi forte entre une administration et une institution dont les visées clairement politiques (lors de son audition de confirmation, Brett Kavanaugh affirmait qu’il n’avait aucune raison de revenir sur une jurisprudence, en l’occurrence Roe vs Wade) lui donnent peu de crédit aux yeux de l’opinion : selon un sondage Gallup publié vendredi, 25 % des Américains déclarent avoir confiance dans la Cour suprême, 73 % sont d’un avis inverse. La Cour suprême, conçue comme un « filtre » censé tempérer les velléités tyranniques de la majorité de la population, et à cet effet composée de juges nommés à vie, compte désormais dans ces rangs quatre magistrats – tous conservateurs – nommés par des présidents élus, sans avoir remporté de suffrage populaire (trois par Donald Trump, un par W. Bush).

Le président en exercice, au plus bas dans les sondages faute de bilan flatteur, a sans doute trouvé un « carburant » pour la campagne des démocrates au Congrès. Les sortants qui disposent des trois leviers (présidence, Chambre des représentants, Sénat) ne seront peut-être pas si violemment sortis. Paradoxe ultime dans un pays improprement décrit comme la « plus ancienne démocratie du monde » : l’issue du scrutin ne changera rien à la terrible machine à remonter le temps lancée par la Cour suprême, qui prend des allures du roman de Margaret Atwood la Servante écarlate, où la guerre aux femmes et à leurs corps est menée jusqu’à leur asservissement.

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 05:00
À Melilla, la frontière vire au bain de sang - Thomas Lemahieu, L'Humanité, 27 juin 2022
À Melilla, la frontière vire au bain de sang

Union européenne Devant l’enclave espagnole en territoire marocain, des dizaines d’exilés ont péri en tentant de franchir les grillages. Le premier ministre espagnol défend son externalisation de la gestion des flux migratoires, mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer une politique inhumaine.

Publié le Lundi 27 Juin 2022 - L'Humanité

Un gigantesque amas de corps. Cadavres, blessés et prisonniers entremêlés. L’horreur à Nador, une petite ville du nord-est du Maroc. Un désastre d’une ampleur jamais atteinte jusque-là. Diffusées dans la nuit de vendredi à samedi par l’antenne locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), les images sont insoutenables et littéralement apocalyptiques. Les circonstances de la catastrophe font encore l’objet de controverses ; le bilan définitif n’est pas connu – outre deux policiers décédés, les autorités marocaines évoquent 23 morts parmi les migrants, alors que les ONG en dénombrent au moins 37 –, mais une chose est d’ores et déjà sûre : les frontières de l’Europe ont de nouveau tué et, cette fois, sur la terre ferme, et pas en Méditerranée.

Vendredi matin, entre 1 500 et 2 000 migrants subsahariens – Soudanais en majorité, d’après les témoins sur place –, équipés de pierres et, pour certains, de bâtons ou de couteaux, ont attaqué un poste-frontière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla. Les policiers et militaires marocains ont riposté violemment. Plusieurs dizaines d’exilés auraient alors été écrasés dans les mouvements de foule devant une petite brèche, cisaillée dans le haut grillage. De nombreux migrants auraient été laissés sur place, à l’agonie. Ce qui, d’après les militants de l’AMDH, « a augmenté le nombre de décès ». Cité par le quotidien El Pais, un habitant de Nador, occupé à des travaux de déblaiement non loin du grillage, raconte : « Tout était ensanglanté, que du sang partout. Du sang sur la tête, des peaux déchirées, des pieds cassés, des mains brisées. Ceux qui ne sont pas morts ne tarderont pas à mourir, car ils ont été tellement battus. » Reconnaissant que la tentative de passage des migrants avait été « violente », Eduardo de Castro, le président (maire) de Melilla et plus haute autorité politique de cette ville autonome, décrit tout de même une « réponse disproportionnée » du Maroc.

Dans un premier temps, la garde civile espagnole, chargée de surveiller son côté de la frontière, a avancé qu’elle n’avait aucune information sur les événements. Mais, évidemment, l’Espagne n’a pas pu faire le dos rond très longtemps. Pedro Sanchez, son premier ministre socialiste, est monté au créneau, plutôt durement, dénonçant des « mafias spécialisées dans la traite des êtres humains » et décrivant le drame comme une « attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », puis comme un « assaut violent, bien organisé, mûrement réfléchi ». « Dans ce cas, je pense que tout a été bien résolu par les forces de sécurité en Espagne comme au Maroc », ose-t-il même avancer, malgré le nombre de morts.

Un phénomène instrumentalisé par Rabat

En réalité, derrière cette inhumanité crânement affichée, Sanchez joue sans doute gros. C’est notamment pour enrayer les flux migratoires vers ses deux enclaves en territoire africain, à Ceuta et Melilla – un phénomène largement instrumentalisé par Rabat pour exercer un chantage permanent sur Madrid, à la manière de Recep Tayyip Erdogan avec l’Union européenne –, que son gouvernement a fait une volte-face spectaculaire au printemps dernier, tournant le dos au soutien traditionnel à l’indépendance du Sahara occidental et rétablissant des relations diplomatiques avec le Maroc. Mais aujourd’hui, il faudrait un cynisme consommé à Pedro Sanchez pour considérer, après le drame de Nador, que cette opération d’externalisation des frontières est une réussite…

Au Maroc, quelques associations et mouvements de solidarité avec les migrants, Attac et l’ADMH notamment, exigent ensemble « l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire indépendante, du côté marocain comme espagnol, ainsi qu’au niveau international », et surtout « la fin des politiques criminelles financées par l’Union européenne et ses nombreux complices, les États, certaines organisations internationales et plusieurs organisations de la société civile qui assurent la sous-traitance de ces politiques criminelles ». Pour Mohamed Amine Abidar, le président de la section de l’AMDH à Nador, « la cause principale de cette catastrophe est la politique migratoire menée par l’Union européenne en coopération avec le Maroc ». L’Organisation démocratique du travail, qui défend les travailleurs immigrés au Maroc, exhorte également le gouvernement à Rabat « à ouvrir une enquête sur ce drame tragique et à faire le nécessaire en faveur des victimes ».

En Espagne, au sein de la coalition au pouvoir avec Pedro Sanchez, les dents grincent sérieusement. Vice-présidente du gouvernement, la communiste Yolanda Diaz, « très choquée par les images à la frontière de Melilla », adresse ses condoléances aux proches des victimes . « Il faudra clarifier ce qui s’est passé, promet-elle. Je resterai toujours partisane d’une politique d’immigration respectueuse des droits de l’homme, ajoute-t-elle . Personne ne devrait jamais mourir dans de telles circonstances. » Podemos demande une enquête « immédiate et indépendante » afin d’ « examiner les responsabilités ». « Passer outre le droit international en bradant, entre autres, les droits du peuple sahraoui et en s’en remettant à des gouvernements qui violent systématiquement les droits humains, cela a des conséquences », déplorent encore les alliés de Sanchez au gouvernement. Porte-parole de la délégation Izquierda Unida (Gauche unie, communiste) au Parlement européen, Sira Rego réclame directement une clarification à la Commission européenne sur tous les aspects de la politique d’externalisation migratoire avec le Maroc. « Quelles mesures comptez-vous prendre, interroge-t-elle en particulier, pour empêcher les épisodes fréquents de violence et les morts qui se produisent sur les frontières extérieures de l’Union européenne ? »

À l’échelle mondiale, ce nouveau drame provoque également des réactions. L’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés expriment conjointement « leurs plus vives inquiétudes » et rappellent la nécessité « en toutes circonstances de donner la priorité à la sécurité des migrants et des réfugiés » et « l’importance de trouver des solutions durables pour les personnes en situation de déplacement ».

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 07:21

Roger Héré, vice-président Transport-Mobilités à Morlaix-Communauté, va porter cette mesure très forte de progrès social et écologique que les communistes réclamaient depuis des années au Conseil Communautaire de ce soir, 27 juin, à Saint-Martin des Champs. Un saut en avant majeur dans la politique transport en commun de Morlaix Communauté, qui va changer les comportements et soutenir le pouvoir d'achat des citoyens, comme la transition vers les transports en commun, alors même que Morlaix-Communauté soutient aussi la pratique du vélo (voies cyclables, encouragement à la location-acquisition de vélos électriques avec des aides importantes, et progressives en fonction des revenus) et l'autopartage, le covoiturage.

 

Ouest-France

Morlaix communauté veut rendre gratuit son réseau de bus et de transports scolaires au 1er septembre

Publié le

L’Agglo de Morlaix (Finistère) va voter, ce lundi 27 juin 2022, une mesure qui rendrait gratuit l’ensemble de son réseau de bus et autocars. Les 26 communes du territoire seront concernées, ainsi que tout le transport scolaire. Une avancée qui se veut « sociale et écologique, pour mettre le territoire en marche dans sa transition », assure les élus.

Morlaix communauté va voter une délibération proposant de rendre gratuit l’ensemble de son offre de transports de bus et autocars, à compter du 1er septembre 2022. Les scolaires sont aussi concernés par cette mesure.

Morlaix communauté va voter une délibération proposant de rendre gratuit l’ensemble de son offre de transports de bus et autocars, à compter du 1er septembre 2022. Les scolaires sont aussi concernés par cette mesure. | OUEST-FRANCE

Monter dans le bus et s’asseoir sans payer. Une réalité qui pourrait se concrétiser au 1er septembre 2022, dans les vingt-six communes de l’agglomération de Morlaix. Le conseil communautaire va voter une délibération, lundi 27 juin 2022, qui propose de rendre gratuit l’ensemble du réseau de bus Linéotim et des transports scolaires à la rentrée.

En Finistère, seul le territoire de Carhaix a opté pour cette mesure

Une mesure forte assumée par les élus, « pour mettre en marche la transition écologique du territoire », rappelle Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté.

Si les élus votent à majorité pour, Morlaix communauté rejoindrait le club sélect des territoires proposant déjà cela, à l’image de Poher communauté, Vitré, Dinan ou encore Dinard pour la Bretagne. L’enjeu est fort : dans l’Agglo, 75 % des habitants travaillent dans le territoire de Morlaix, 32 % travaillent dans la commune où ils vivent et 85 % des déplacements se font seuls en voiture individuelle.

Des tests de gratuité étaient déjà menés sur les bus, le samedi. En déployant cela à l’ensemble des 48 lignes régulières urbaines, scolaires et autocars existants, ainsi que les transports à la demande et les estivales, l’ambition « est de progresser en fréquentation de 20 %. »

Les scolaires concernés aussi par la gratuité

Les usagers « classiques » du bus ne seront pas les seuls à en profiter. L’ensemble des scolaires et leur famille n’auront plus à débourser un seul centime. « Il suffira de s’inscrire, de manière à ce que l’on puisse calibrer les besoins et ajuster la sécurité du transport. Cela ne rend pas obligatoire de prendre le bus, mais on aura une idée du volume », ajoute Jean-Paul Vermot. En 2021, près de 2 265 scolaires étaient desservis par le réseau de bus ou cars.

Jusqu’ici, il fallait payer 190 € par an pour qu’un enfant prenne le car jusqu’à son école, 152 € pour le deuxième de la famille. Un potentiel trou dans le budget. 

Une offre de transports inchangés

Les horaires et les lignes ne seront pas modifiés. Il n’y aura pas plus de bus non plus. « Il faut que nous assurions des remplissages des transports pour justifier qu’ils roulent. Une fréquence de passage très rapide sur toutes les communes, ce n’est pas atteignable », justifie le président de Morlaix communauté.

La gratuité s’appliquera aussi pour les passagers habitant Morlaix communauté et empruntant la ligne 30 qui va jusqu’à Lannion. Même chose pour les usagers des cars régionaux Breizhgo. « Un élève du territoire qui se rend au lycée à Saint-Pol-de-Léon n’aura rien à débourser. »

Un coût supplémentaire de 650 000 € par an

« Rien n’est gratuit, si aujourd’hui nous pouvons le faire, c’est que les prix des titres de transport étaient déjà assez bas sur le réseau Linéotim, explique Jean-Paul Vermot. Et Morlaix communauté paye déjà le service de transports et assure les investissements sur le réseau urbain. »

Le coût annuel du réseau pèse déjà 4,9 millions d’euros dans le budget de Morlaix communauté, et génère environ trois millions d’euros de recettes. « La gratuité des transports sera prise en charge par la collectivité. Cela représente 650 000 € en plus par an, intégré dans le budget sans création de nouvel impôt. »

Les entreprises, qui participent au versement transport, continueront à financer le même taux de 0,8 %, en fonction de leur masse salariale.

Quid des contrôleurs de bus ?

Kéolis en emploie trois. Ils deviendraient « des médiateurs, pour aider les usagers qui rencontrent des difficultés et pour assurer la promotion du réseau Linéotim », note Jean-Paul Vermot.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-veut-rendre-gratuit-son-reseau-de-bus-et-de-transports-scolaires-au-1er-septembre-53391128-f2cc-11ec-aa92-a0c5552bd42a

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 07:11
Civam: communiqué des 3 groupes d'opposition au Conseil Départemental
⚠️ CIVAM : COMMUNIQUÉ des 3 groupes d'opposition ⚠️
"Depuis plusieurs semaines, les conseillers départementaux de Finistère et Solidaires, Finistère d'Avenir et Autonomie et Régionalisme, élus dans tout le département, sont alertés sur la situation du CIVAM (Centre d’Initiatives pour la Valorisation et l’Aménagement du Milieu rural). Cette association est engagée depuis plus de deux décennies dans la formation et l’accompagnement des futurs paysans et de celles et ceux déjà en activité.
Alors que l’alimentation préoccupe de plus en plus de citoyens, alors que l’on doit trouver des mécanismes pour établir un revenu juste des agriculteurs, alors que la spéculation sur les denrées
alimentaires va bon train, c’est ce moment que le Président du Conseil départemental et son équipe ont choisi pour diminuer puis arrêter le soutien du Département à l’un des réseaux associatifs agricoles le plus reconnu dans le Finistère.
Incompréhensible et scandaleux !
Les 26 Conseillers départementaux d’opposition demandent à Maël De Calan :
- une réunion en urgence sur la situation du CIVAM
- une présentation de l’activité du CIVAM aux 54 conseillers départementaux."
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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 07:09

Prochain Conseil Communautaire

Lundi 27 juin 2022 à 18h00 Espace du Roudour à Saint-Martin-des-Champs Salle Armor

Ordre du jour :

 1. Approbation du procès-verbal de la séance du Conseil de Communauté du 9 mai 2022
 2. Information relative aux décisions prises par délégation (Article L 5211-10 du CGCT)

Trajectoire 2030

 3. Approbation du projet de territoire de Morlaix Communauté « Trajectoire 2030 »

Morlaix Communauté et ses habitants au cœur des transitions pour un territoire dynamique – solidaire - durable

 4. Gratuité du transport sur le réseau LINEOTIM : délégation de service public Transport , avenant n° 10 et convention avec la Région Bretagne
 5. Convention de mandat réhabilitation assainissement non collectif avec l’agence de l’eau Loire-Bretagne
 6. Modification du Règlement du Service Public d’Assainissement Non Collectif
 7. Renouvellement de l’aide financière pour la réhabilitation des installations d’assainissement non collectif
 8. Renouvellement de l'aide financière pour la mise en conformité des branchements d’assainissement collectif
 9. Programme de travaux en faveur du bocage 2022/2023 - Programme Breizh Bocage II – Trégor/Douron/Penzé
10. Programme d’actions de prévention des inondations (PAPI) de la Rivière de Morlaix - Avenant n°2
11. Parti-pris d’aménagement pour l’amélioration de la continuité écologique au droit de l’écluse et du mur-barrage du port de Morlaix
12. Appel à projets Citéo pour l’optimisation des collectes
13. Dispositif « Soutien aux tiers-lieux d’activités artistiques et culturelles »
14. Subventions Cohésion sociale et Contrat de veille active 2022
15. Boutiques à tester : acquisition de cellules commerciales en centre- ville de Morlaix - Programme Action Cœur de Ville
16. Fonds de concours « Installation ou maintien du commerce et de l’artisanat » à la commune de Taulé
17. Fonds de concours « Installation ou maintien du commerce et de l’artisanat » à la commune de Garlan
18. Fonds de concours “ installation ou maintien du commerce et de l’artisanat ” à la commune de Guimaëc
19. Soutien à l'investissement des communes - Fonds de coopération et de solidarité territoriale 2022/2026
20. Tableau des emplois

Economie - Tourisme – Commerce

Service Relation entreprises

21. Avenant à la convention du fonds "Covid Résistance Bretagne" ZAE - Équipement
22. Acquisition par la SNC Pharmacie GORSE LAVANANT d’une cellule commerciale – Espace Guével – Pleyber-Christ
23. Location-accession d’une cellule commerciale au sein du bâtiment n°1 à Monsieur SALAUN - Espace Guével - Pleyber-Christ
24. ZAC Saint Fiacre (Plourin-lès-Morlaix) avenant n°3 à la concession d’aménagement avec la SAFI
25. Modification du périmètre de la délégation de Service Public – Aéroport de Morlaix - Hangar 1 Hop Training

Eau – Biodiversité

26. Groupement de commande travaux avec la commune de Pleyber-Christ pour la réalisation de travaux d'eaux pluviales rue de Keravel
27. Délégation de maîtrise d’ouvrage pour la rénovation du Kanndi de Bodinery à Saint-Thégonnec Loc-Eguiner

Transition écologique et énergétique

28. Avenant n°1 à la convention de partenariat Morlaix Communauté - HEOL pour l’année 2022 - Attribution de la subvention de fonctionnement 2022 à HEOL - attribution de la subvention du dispositif SARE au profit d’HEOL

Aménagement - Habitat - Mobilités - Mer et littoral

Aménagement - Urbanisme :

29. Retrait de la délégation du Droit de Préemption Urbain (DPU) à la commune de Plougasnou sur l’emprise des Viviers de la Méloine

Mer et littoral :

30. Bilan d‘activité 2021 de la régie des ports
31. Rapport d’activité 2021 de la concession à la Chambre de Commerce et d’Industrie Métropolitaine Bretagne Ouest pour l’établissement et l’exploitation d’un port de plaisance dans le bassin à flot du port de Morlaix
32. Prolongation d’Autorisation d’Occupation Temporaire au bénéfice des Viviers de la Méloine

Mobilités :

33. Tarification solidaire Quotient Familial - Actualisation du seuil
34. Service expérimental : Ligne estivale Henvic-Carantec L28+ Convention de partenariat entre Morlaix Communauté et la commune de Henvic

Ressources

Ressources Humaines

35. Plan d’actions égalité femmes-hommes 2022

Finances

36. Avenant n°3 à la convention financière pour le versement du fonds de concours à la commune de Guerlesquin (prolongation de la durée jusqu’au 30/06/2023)
37. Décision modificative n°1

https://www.morlaix-communaute.bzh/community/showPDF/281944/3033273/version/1/file/20220627_CC_convocation.pdf

 

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 07:01
Non à une seule classe de 6ème au collège Jean Jaurès de Huelgoat: signez la pétition !
Collège Jean Jaurès d'Huelgoat en danger dans les Monts d'Arrée
Enseignants HUELGOAT a lancé cette pétition

NON à une seule classe de 6ème !

Le collège Jean Jaurès d’HUELGOAT est en danger !

En fermant une classe de 6ème, la qualité de l’accompagnement des jeunes collégiens est menacée sur un territoire déjà peu favorisé et éloigné des centres urbains. C’est un frein à l’égalité des chances.

Parce que notre établissement est le seul collège dans un rayon de 20 km, nous disons NON au vide éducatif sur le territoire communautaire des Monts d’Arrée. 

Parce que les infrastructures et équipements ne sont pas adaptés aux classes surchargées, nous disons NON à une seule classe de 6ème.

Malgré notre de demande d’audience auprès de la Direction Académique, nous n’avons toujours pas de rendez-vous fixé. 

Avec les enseignants, les parents d'élèves et les élus, dites NON à une seule classe de 6ème !

Facebook Collège de Huelgoat en danger

Non à une seule classe de 6ème au collège Jean Jaurès de Huelgoat: signez la pétition !
Non à une seule classe de 6ème au collège Jean Jaurès de Huelgoat: signez la pétition !
Non à une seule classe de 6ème au collège Jean Jaurès de Huelgoat: signez la pétition !
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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 06:49
Le groupe GDR à l'Assemblée Nationale présidé par le communiste André Chassaigne compte maintenant 22 députés, dont 12 communistes

Présidé par André Chassaigne, le groupe Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) s'est d'abord constitué avec 18 premiers membres (voir ci-dessous). Il compte désormais 22 membres (12 PCF, 10 ultramarins) avec 4 nouveaux membres :

✅ Les députés de Guyane Davy Rimane (PLD) et Jean-Victor Castor (MDES).
✅ Les députés de Martinique Jiovanny William (DvG) et Marcellin Nadeau (Péyi-A).
Composition des 18 premiers membres :
↘️Mme BOUROUAHA Soumia, députée de Seine-Saint-Denis
↘️M. BROTHERSON Moetai, député de Polynésie française
↘️M. CHAILLOUX Steve, député de Polynésie française
↘️M.CHASSAIGNE André, député du Puy-de-Dôme
↘️M. DHARREVILLE Pierre, député des Bouches-du-Rhône
↘️Mme FAUCILLON Elsa, députée des Hauts-de-Seine
↘️M. JUMEL Sébastien, député de Seine-Maritime
↘️Mme K/BIDI Emeline, députée de la Réunion
↘️Mme LEBON Karine, députée de la Réunion
↘️M. LECOQ Jean-Paul, député de Seine-Maritime
↘️M. LE GAYIC Tematai, député de Polynésie française
↘️M. MAILLOT Frédéric, député de la Réunion
↘️M MONNET Yannick, député de l’Allier
↘️M. PEU Stéphane, député de Seine-Saint-Denis
↘️M. ROUSSEL Fabien, député du Nord
↘️M. SANSU Nicolas, député du Cher
↘️M. TELLIER Jean-Marc, député du Pas-de-Calais
↘️M. WULFRANC Hubert, député de Seine-Maritime
Ce groupe fonctionnera "dans le respect de la singularité de chacun de ses membres" et "s'inscrit dans le cadre de la NUPES à l'Assemblée nationale".

Voir aussi:

La Nupes scelle son union à l’Assemblée dans un intergroupe

Comme prévu par leur accord, les composantes de la coalition se sont réunies, jeudi, avec au menu les candidatures aux postes clés de la chambre basse.

L'Humanité - Publié le Vendredi 24 Juin 2022

C’est une première, et c’était loin d’être gagné il y a encore quelques mois, mais les députés de gauche sont passés aux actes ce jeudi. Insoumis, communistes, socialistes et écologistes ont tenu à l’Assemblée nationale la première réunion de l’intergroupe de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Une instance qui, selon le programme commun de la coalition, doit leur permettre de  « combiner la diversité des ­expressions et la cohérence des décisions » et d’être un lieu « de discussion et de coordination permanente entre ses différentes composantes », « d’élaboration de propositions de loi ».

Mais la rencontre est intervenue à l’issue d’une semaine mouvementée. Le second tour des élections législatives a fait de la gauche unie la première force d’opposition, mais du Rassemblement national (RN), son premier groupe hors majorité. Pour contrecarrer le symbole, la France insoumise, à rebours de l’accord signé en mai, a proposé la création d’un groupe unique de la Nupes. Refus unanime de toutes les autres formations, qui objectent notamment que moyens financiers et temps de parole attribués à chacun en auraient pâti. « Il y a une union à gauche, la Nupes, mais il y a aussi un groupe PS et apparentés » qui sera force de propositions, a encore insisté, jeudi, Boris Vallaud, son nouveau président. « Il faut faire une force de cette diversité et se coordonner », résume le député PCF Pierre Dharréville, quand Fabien Roussel jugeait, quelques jours plus tôt, un groupe indispensable « pour faire entendre notre différence, notre sensibilité et conserver notre liberté de vote ».

La commission des Finances doit revenir à l’opposition

Une fois les modalités de fonctionnement de cet intergroupe réglées (il se réunira une fois par semaine), une autre question s’est invitée à l’ordre du jour : celle de candidatures communes aux différentes instances de l’Assemblée nationale, en particulier à la présidence de la commission des Finances. Une commission stratégique dont la tête doit revenir à l’opposition, selon le règlement de l’Assemblée. Mais le RN espère s’y imposer, alors que la coalition de gauche est plus nombreuse et qu’il est d’usage que la majorité s’abstienne lors du vote. Le risque que l’extrême droite puisse compter sur le renfort de LR – voire du camp présidentiel – n’est pas à exclure alors que le président du Sénat, Gérard Larcher, a déclaré qu’elle «  devrait (lui) revenir » et que l’avis est partagé par Éric Woerth, devenu macroniste. L’ex-présidente du groupe socialiste, Valérie Rabault, s’est dite, jeudi,  « intéressée » par le poste, mais assure vouloir jouer « collectif » et a proposé une présidence tournante. Car, un autre prétendant est sur les rangs : l’insoumis Éric Coquerel. « La commission des Finances revient à la Nupes, et en son sein à la France insoumise », a pour sa part estimé Julien Bayou, fraîchement élu coprésident du groupe écologiste avec Cyrielle Chatelain. « Nous nous sommes entendus sur le principe de candidatures communes », a confirmé le nouveau président du groupe PS, Boris Vallaud. « Il y aura un accord de la gauche. Il le faut, nous y sommes favorables », a également fait savoir Pierre Dharréville. Et le député PCF de prévenir : « Si la majorité se mêle au débat, elle aura à en rendre compte. »

 
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