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1 septembre 2024 7 01 /09 /septembre /2024 12:48
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)
Pour une première ministre de gauche et un gouvernement du nouveau Front Populaire - Photos de la manifestation du 31 août place des Otages à Morlaix (Pierre-Yvon Boisnard)

"Les citoyens ont répondu à l’appel à la mobilisation lancé par plusieurs partis politiques à Morlaix (Finistère), samedi 31 août 2024, place des Otages. Ces membres du Nouveau front populaire dénoncent notamment « un déni de démocratie » du président de la République qui refuse de nommer Lucie Castets Première ministre."

Plus de 100 participants ce samedi 31 août à ce rassemblement pour que Macron cesse de nier la défaite de la droite et nomme Lucie Castets à Matignon.

On se retrouve samedi 7 septembre, à l'occasion d'une journée d'action nationale décidée par les organisations de jeunesse, accompagnées par la majorité des partis de gauche et du nouveau front populaire, à 15h, place des Otages. Le Parti communiste, les Ecologistes, la France Insoumise, le Parti Socialiste, Génération.S, le Nouveau Parti Anticapitaliste, la Gauche indépendantiste y appellent comme pour la manifestation du 31 août.

Photos et diaporama Pierre-Yvon Boisnard

Voici le texte commun qui a été lu par des représentants des Ecologistes, de la France Insoumise, de Génération.S, du NPA, et du Parti communiste français ce 31 août:

 

Le samedi 7 septembre, à l'occasion d'une journée d'action nationale décidée par les organisations de jeunesse, accompagnées par la majorité des partis de la gauche et du nouveau front populaire, à 15h, place des Otages.

***

Le 30 juin et le 7 juillet, la mobilisation des Françaises et des Français pour les élections législatives a été sans précédent.

52 jours ont passé. Le président de la République continue de nier le résultat des urnes et les attentes exprimées par les Français.

En écartant la nomination de Lucie Castets comme Première Ministre issue du Nouveau front populaire, il s'apprête à mettre en place un gouvernement soutenu par le parti présidentiel, la droite républicaine et le rassemblement national, au profit du Medef et des marchés financiers.

Pour empêcher qu’un programme de progrès, d’écologie et de justice sociale puisse s’appliquer, Emmanuel Macron entend contourner le vote des français aux élections législatives et empêcher la coalition de gauche arrivée en tête, avec 193 députés élus, de gouverner et d’appliquer son programme, cela alors même que les élections législatives et européennes ont montré que l’adhésion à la politique d’Emmanuel Macron était minoritaire dans le pays.

Le Chef de l’État a dit lundi refuser l’hypothèse d’un gouvernement du nouveau front populaire au nom de la stabilité institutionnelle.

Le chef de l’État s’est montré beaucoup moins scrupuleux de la stabilité institutionnelle du pays quand il a nommé Élisabeth Borne à Matignon, soutenue elle aussi par une majorité relative, ce qui l’obligea à user de l’article 49.3 à 23 reprises.

Il faut mesurer à quel point Emmanuel Macron met en danger la République.

Le Président de la République a fait un choix extrêmement grave qui renforcera le Rassemblement national pour deux raisons :

- La première raison est un enjeu de majorité pour gouverner. Sans la gauche, il ne peut y avoir de majorité à l’Assemblée nationale qu’avec l’accord du Rassemblement national puisque le parti présidentiel et ses alliés, même avec la droite républicaine en renfort, ne disposent pas de majorité.

Macron a annoncé que un gouvernement de Lucie Castets et du nouveau front populaire serait censuré immédiatement. Mais c’était sous-entendre une alliance pour leur motion de censure entre le RN et le camp présidentiel. Sinon il leur manquerait 47 députés pour leur motion de censure.

Comment penser que le RN ne va pas se saisir de cette situation pour imposer ses conditions ?

- La seconde raison est qu'en fermant la porte aussi brutalement à un gouvernement de gauche, en le censurant à la place même des députés, il envoie un signal de mépris total le choix des électeurs, qui s’est fait sur un programme de rupture social et écologique, exigeant un vrai changement pour le pays.

Et si le Président agit ainsi, c'est pour une raison fondamentale : le capital, les marchés financiers ne veulent pas prendre le risque d'un gouvernement de gauche même pour une courte période leurs intérêts seraient directement menacés !

Derrière ce choix, c'est donc le choix d'une classe sociale qui s'apprête à donner les clés du pays à l'extrême droite.

L'ensemble des femmes et des hommes qui sont attachés à la République et à la démocratie sont invités à se mobiliser contre ce choix. Il en va de l'avenir de la République et de notre démocratie.

La Droite et les députés fidèles à Macron, sous l’œil bienveillant de l’extrême-droite, veulent garder le pouvoir coûte que coûte et favoriser, toujours, les plus puissants, la finance, les plus riches, par une politique néo-libérale brutale la grande majorité des citoyennes et citoyens.

Leur programme est connu : imposer l'austérité au peuple avec des milliards d'euros de coupes dans les dépenses publiques et continuer à faire des cadeaux à des hauts revenus et des multinationales.

L’Assemblée nationale est complètement muselée par le président Macron qui incarne jusqu’à la caricature la dérive monarchique de la cinquième république, en ne respectant pas la séparation des pouvoirs prévue par la Constitution.

Nous appelons nos concitoyens et concitoyennes du pays de Morlaix à se mobiliser pour faire exiger que le Président de la République cesse ce déni de démocratie.

Mobilisons-nous notamment le samedi 7 septembre à la même heure, 15h, ici même, place des Otages, à l’occasion de l'appel national des étudiants et de nos formations politiques.

L'urgence, c'est:

- l'abrogation de la réforme des retraites

- l’augmentation des salaires et des pensions, l'égalité professionnelle femme-homme et le développement de l'emploi

- la justice fiscale

- des moyens pour nos services publics, notamment la santé et l’éducation

- le blocage des prix de première nécessité pour le soutien au pouvoir d’achat

- et un grand plan de transition écologique pour faire face aux crises écologiques multiples (réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources, crise énergétique, pollutions, … )

- remettre de la police de la proximité et des moyens pour la sécurité des citoyens

- œuvrer pour la Paix, la diplomatie, et la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Nos diverses organisations se sont réunies jeudi 29 août pour travailler d’un commun accord pour ce rassemblement.

Il y avait les Écologistes, la France Insoumise, la Gauche Indépendantiste, Génération.S, le Nouveau Parti Anticapitaliste,, le Parti communiste, et des citoyens du nouveau front populaire, rassemblement également soutenu, comme celui du 7 septembre prochain, par le Parti socialiste.

L’appel a été relayé également auprès de nombreuses associations et des organisations syndicales.

Ne nous laissons pas confisquer notre victoire !

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1 septembre 2024 7 01 /09 /septembre /2024 12:09
Décès de Jean Dréan: l'hommage de la section des retraité(e)s Morlaix CGT Cheminots
Décès de Jean Dréan: l'hommage de la section des retraité(e)s Morlaix CGT Cheminots

SECTION DES RETRAITé(E)S MORLAIX

DU SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS

DES PAYS DU LEON ET DU TREGOR

 

Cher(e)s camarades,

 

C’est avec émotion que nous venons d’apprendre

le décès de Jean DREAN.

 

Il y a 10 ans, Jean avait accompagné son épouse Anne dans une maison de retraite de Quimper et était syndiqué à la section des cheminots retraités CGT de Quimper.

Nous gardions le contact (téléphone, lettres et visites).

 

Mais auparavant, nombreux sont ceux qui le connaissaient sur notre territoire, tant ses activités syndicales et politiques étaient intenses (pour Jean, qui était membre du Parti communiste français, ces deux domaines étaient indissociables).

 

Nous assurons à sa famille toute notre affection dans ce moment pénible et douloureux.
 

Ses obsèques auront lieu le vendredi 6 septembre à QUIMPER

avec une cérémonie d’hommage à 13 h 30 avant la crémation

(Crématorium 15 Allée Mail Stang Vihan).

 

Pour la section,

Jean-Yvon OLLIVIER.

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31 août 2024 6 31 /08 /août /2024 17:09

Ouest-France

À Morlaix, une centaine de personnes mobilisées pour « un gouvernement de gauche », samedi 31 août

Sarah HUMBERT. Publié le

Les citoyens ont répondu à l’appel à la mobilisation lancé par plusieurs partis politiques à Morlaix (Finistère), samedi 31 août 2024, place des Otages. Ces membres du Nouveau front populaire dénoncent notamment « un déni de démocratie » du président de la République qui refuse de nommer Lucie Castets Première ministre.

Une centaine de personnes se sont mobilisées le 31 août 2024 à Morlaix, pour dénoncer le refus du président Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets Première ministre.

Une centaine de personnes se sont mobilisées le 31 août 2024 à Morlaix, pour dénoncer le refus du président Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets Première ministre. | OUEST-FRANCE

Les dernières semaines avant les congés d’été 2024 ont été animées, avec les élections législatives anticipées, et la reprise ne s’annonce pas plus calme.

Ce samedi 31 août 2024 à 15 h à Morlaix (Finistère) plusieurs organisations politiques qui font partie du Nouveau front populaire (Europe écologie les verts, la France Insoumise, Génération.s, Nouveau parti anticapitaliste et Parti communiste français), ont appelé à la mobilisation, place des Otages.

Plus de 50 jours après les élections législatives anticipées de juillet 2024, le nouveau gouvernement n’a toujours pas été formé. Face à cela, les partis de gauche de Morlaix (Finistère), s’agacent et avaient appelé à la mobilisation. | OUEST-FRANCE

Les partis dénoncent, notamment, le refus du président Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets Première ministre. Le Nouveau front populaire souhaitait la voir accéder à ce poste. Ils parlent même d’un « déni de démocratie ».

Des partis qui dénoncent un « mépris des électeurs »

Face à environ une centaine de personnes, une prise de parole à plusieurs voix a eu lieu. Pour les partis : « Le président continue de nier le résultat des urnes en écartant la candidature de Lucie Castets. […] En fermant la porte à un gouvernement de gauche, Emmanuel Macron envoie un signe de mépris total du choix des électeurs », appuient-ils.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, a pointé : « L’urgence, c’est la fin de la réforme des retraites, l’égalité femmes hommes, la justice fiscale, plus de moyens pour les services publics, un grand plan de transition écologique… », a-t-il énuméré.

Une nouvelle mobilisation est déjà prévue le 7 septembre 2024 à 15 h, place des Otages. Le secrétaire départemental appuie : « Ne nous laissons pas confisquer notre victoire, il y va de l’intérêt des classes populaires et de l’ensemble de la population. […] On a vraiment besoin d’un gouvernement de gauche et pour ça il faut qu’on s’y mette tous. »

L’UDB convié, mais qui ne souhaite pas être présente

De son côté l’UDB (Union démocratique bretonne), bien que conviée à l’événement, avait fait savoir dans un communiqué de presse qu’elle ne participerait pas à cette mobilisation. Elle écrit « l’UDB, parti de gauche fédéraliste, n’a pas vocation à apporter lors des élections, les voix qui ont pu se porter sur ses candidats, ni à faire la claque dans des rassemblements qui se décident exclusivement à Paris ou à l’invitation de formations ne voyant leur combat qu’à travers le prisme parisien, en ignorant les enjeux de la démocratie territoriale ; laquelle est pourtant devenue une urgence démocratique […]. Le 13 juin 2024, vous nous avez invités à une rencontre pour présenter à la gauche du Pays de Morlaix, la candidate désignée par les instances parisiennes de vos partis politiques. Si nous avons beaucoup de sympathie pour Sylvaine Vulpiani et reconnaissons bien sincèrement son mérite et son courage, nous ne pensions sincèrement pas, que ce choix mobiliserait les électeurs, de même, que la nomination de 19 candidats LFI, dans les 37 circonscriptions de Bretagne historique. »

Le parti pointe : « Il est temps pour l’UDB d’exister vraiment pour ce que nous sommes et non dans l’ombre de ces partis qui n’ont plus de boussole. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-centaine-de-personnes-mobilisees-pour-un-gouvernement-de-gauche-samedi-31-aout-95cd38e2-678d-11ef-9d50-2c54e32f1f3d

Diaporama : Morlaix Rassemblement du PCF, de La France Insoumise, des Ecologistes EELV du Pays de Morlaix...

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 18:32
Le Nouveau Front Populaire au gouvernement, Lucie Castets à Matignon  - Conférence de presse pour la manifestation du 31 août à 15h place des Otages à Morlaix
Les représentants des organisations présentes lors de notre conférence de presse pour exiger la fin du déni de démocratie et Lucie Castets à Matignon: PCF, EELV, Génération.S, la France Insoumise, NPA, militants non encartés du Nouveau Front Populaire

Les représentants des organisations présentes lors de notre conférence de presse pour exiger la fin du déni de démocratie et Lucie Castets à Matignon: PCF, EELV, Génération.S, la France Insoumise, NPA, militants non encartés du Nouveau Front Populaire

Le PCF a invité ce jeudi 29 août dans son local du 2 petite rue de Callac les organisations de gauche du pays de Morlaix à une réunion préparatoire à des initiatives politiques locales de rentrée pour que les organisations et les citoyens de gauche se mobilisent afin que Macron cesse de nier le résultat des élections législatives et l'aspiration majoritaire au changement des français, et qu'il nomme la candidate de la coalition de gauche arrivée en tête et gagnante des élections législatives.

2 rassemblements sont d'ores et déjà prévus à Morlaix à l'appel d'un collectif unitaire composé à ce jour des Écologistes, de la France Insoumise, de la Gauche indépendantiste, de Génération.S, du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti communiste, et de citoyens qui se sont impliqués dans la campagne législative du nouveau Front Populaire.

L'information a été également communiquée à un certain nombre d'associations progressistes et aux syndicats.

Les rassemblements et manifestations auront donc lieu:

Le samedi 31 août à 15h place des Otages

Le samedi 7 septembre, à l'occasion d'une journée d'action nationale décidée par les organisations de jeunesse, accompagnées par la majorité des partis de la gauche et du nouveau front populaire, à 15h, place des Otages.

***

Le 30 juin et le 7 juillet, la mobilisation des Françaises et des Français pour les élections législatives a été sans précédent.

52 jours ont passé. Le président de la République continue de nier le résultat des urnes et les attentes exprimées par les Français.

En écartant la nomination de Lucie Castets comme Première Ministre issue du Nouveau front populaire, il s'apprête à mettre en place un gouvernement soutenu par le parti présidentiel, la droite républicaine et le rassemblement national, au profit du Medef et des marchés financiers.

Pour empêcher qu’un programme de progrès, d’écologie et de justice sociale puisse s’appliquer, Emmanuel Macron entend contourner le vote des français aux élections législatives et empêcher la coalition de gauche arrivée en tête, avec 182 députés élus, de gouverner et d’appliquer son programme, cela alors même que les élections législatives et européennes ont montré que l’adhésion à la politique d’Emmanuel Macron était minoritaire dans le pays.

Le Chef de l’État a dit lundi refuser l’hypothèse d’un gouvernement du nouveau front populaire au nom de la stabilité institutionnelle.

Le chef de l’État s’est montré beaucoup moins scrupuleux de la stabilité institutionnelle du pays quand il a nommé Élisabeth Borne à Matignon, soutenue elle aussi par une majorité relative, ce qui l’obligea à user de l’article 49.3 à 23 reprises.

Il faut mesurer à quel point Emmanuel Macron met en danger la République.

Le Président de la République a fait un choix extrêmement grave qui renforcera le Rassemblement national pour deux raisons :

- La première raison est un enjeu de majorité pour gouverner. Sans la gauche, il ne peut y avoir de majorité à l’Assemblée nationale qu’avec l’accord du Rassemblement national puisque le parti présidentiel et ses alliés, même avec la droite républicaine en renfort, ne disposent pas de majorité.

Macron a annoncé que un gouvernement de Lucie Castets et du nouveau front populaire serait censuré immédiatement. Mais c’était sous-entendre une alliance pour leur motion de censure entre le RN et le camp présidentiel. Sinon il leur manquerait 47 députés pour leur motion de censure.

Comment penser que le RN ne va pas se saisir de cette situation pour imposer ses conditions ?

- La seconde raison est qu'en fermant la porte aussi brutalement à un gouvernement de gauche, en le censurant à la place même des députés, il envoie un signal de mépris total le choix des électeurs, qui s’est fait sur un programme de rupture social et écologique, exigeant un vrai changement pour le pays.

Et si le Président agit ainsi, c'est pour une raison fondamentale : le capital, les marchés financiers ne veulent pas prendre le risque d'un gouvernement de gauche même pour une courte période leurs intérêts seraient directement menacés !

Derrière ce choix, c'est donc le choix d'une classe sociale qui s'apprête à donner les clés du pays à l'extrême droite.

L'ensemble des femmes et des hommes qui sont attachés à la République et à la démocratie sont invités à se mobiliser contre ce choix. Il en va de l'avenir de la République et de notre démocratie.

La Droite et les députés fidèles à Macron, sous l’œil bienveillant de l’extrême-droite, veulent garder le pouvoir coûte que coûte et favoriser, toujours, les plus puissants, la finance, les plus riches, par une politique néo-libérale brutale la grande majorité des citoyennes et citoyens.

Leur programme est connu : imposer l'austérité au peuple avec des milliards d'euros de coupes dans les dépenses publiques et continuer à faire des cadeaux à des hauts revenus et des multinationales.

L’Assemblée nationale est complètement muselée par le président Macron qui incarne jusqu’à la caricature la dérive monarchique de la cinquième république, en ne respectant pas la séparation des pouvoirs prévue par la Constitution.

Nous appelons nos concitoyens et concitoyennes du pays de Morlaix à se mobiliser pour faire exiger que le Président de la République cesse ce déni de démocratie.

Mobilisons-nous notamment le samedi 7 septembre à la même heure, 15h, ici même, place des Otages, à l’occasion de l'appel national des étudiants et de nos formations politiques.

L'urgence, c'est:

- l'abrogation de la réforme des retraites

- l’augmentation des salaires et des pensions, l'égalité professionnelle femme-homme et le développement de l'emploi

- la justice fiscale

- des moyens pour nos services publics, notamment la santé et l’éducation

- le blocage des prix de première nécessité pour le soutien au pouvoir d’achat

- et un grand plan de transition écologique pour faire face aux crises écologiques multiples (réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources, crise énergétique, pollutions, … )

- remettre de la police de la proximité et des moyens pour la sécurité des citoyens

- œuvrer pour la Paix, la diplomatie, et la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Nos diverses organisations se sont réunies jeudi 29 août pour travailler d’un commun accord pour ce rassemblement.

Il y avait les Écologistes, la France Insoumise, la Gauche Indépendantiste, Génération.S, le Nouveau Parti Anticapitaliste,, le Parti communiste, et des citoyens du nouveau front populaire.

L’appel a été relayé également auprès de nombreuses associations et des organisations syndicales.

Ne nous laissons pas confisquer notre victoire !

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 18:29
AFPS: le drapeau palestinien de la libération fait escale à Morlaix le mercredi 4 septembre à 16h30 place Puyo
Info AFPS PAYS DE MORLAIX.
 
MERCREDI 4 SEPTEMBRE LE "DRAPEAU DE LA LIBÉRATION" FAIT ÉTAPE À MORLAIX
L’AFPS Pays de Morlaix appelle tous-tes les ami-es de la Palestine à Morlaix, à répondre à l’invitation du « Collectif des Blouses Blanches pour Gaza » d’accueillir dans notre ville de la manière la plus large et la plus unitaire possible UN RELAIS DU DRAPEAU PALESTINIEN À TRAVERS LA France.
Le drapeau venant de Nantes, fait étape à Morlaix, avant de continuer vers Rennes en train, pour demander l’arrêt des bombardements sur la Bande de Gaza et en solidarité avec le peuple Palestinien dans le cadre d’un parcours national. A Morlaix il s’agit d’une déambulation en vélo, en trottinette… ou à pied.
 
RV MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2024 à 16h30 précise Place Puyo à Morlaix pour les roulants et au bas de la venelle de la Roche pour les piétons. Prises de parole prévues à 17h 15 place des Otages, d'où le Drapeau palestinien repartira vers Rennes par le train de 17h 50.
 
Avec le soutien de : FSU, Solidaires, LDH, Amnesty International, ACAT, AJPF-Morlaix Wavel, L'Âmarrée, Morlaix-libertés, Les Écologistes, LFI, NPA, Gauche indépendantiste, UDB, PCF...
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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 15:00

Ouest-France

À Morlaix, un rassemblement contre « le déni de démocratie d’Emmanuel Macron » ce samedi 31 août

Camille BOUZA. Publié le

Plusieurs sections locales des principaux partis de gauche appellent à un rassemblement, samedi 31 août 2024 à Morlaix (Finistère). Les organisateurs dénoncent « un déni de démocratie d’Emmanuel Macron » et voient « un coup de force » de ce dernier, dans son refus de nommer Lucie Castets à Matignon.

Les représentants des principales sections locales des partis de gauche appellent à une mobilisation samedi 31 août 2024, à Morlaix (Finistère).

Les représentants des principales sections locales des partis de gauche appellent à une mobilisation samedi 31 août 2024, à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Un rassemblement aura lieu, samedi 31 août 2024, sur la place des Otages à Morlaix (Finistère). Les organisateurs, à savoir les sections locales des Écologistes, de la France Insoumise (FI), de Génération.s, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et du Parti communiste français (PCF), entendent dénoncer la situation politique du pays. « Cela fait plus de 50 jours que les élections sont passées, il faut qu’Emmanuel Macron accepte le résultat du vote », explique Ismaël Dupont du Parti communiste français (PCF).

Dans le viseur de ces organisations, le refus du Président de la République de nommer Lucie Castets au poste de Première ministre, mais pas seulement. « Le Nouveau Front populaire a joué le jeu en s’unissant et en proposant un nom, mais on constate que c’est le programme qui dérange, pointent-ils. On ne donne pas sa chance à la gauche de gouverner, de construire des majorités sur des projets et au pays d’avoir un fonctionnement davantage parlementaire. »

Lire aussi : ENTRETIEN. Lucie Castets : « Je suis en colère et révoltée »

Mobiliser les citoyens

Face à cette situation qu’ils jugent « inquiétante », les militants ont donc décidé de se mobiliser. « L’idée est de prendre les choses en main, que les citoyens s’en mêlent », soulignent-ils. Un rassemblement qui se veut le plus massif possible avec notamment une main tendue aux associations et aux syndicats pour le rejoindre. « L’objectif est également la prise en compte de l’urgence sociale, notamment les crises qu’affrontent l’hôpital et l’école mais aussi la question du pouvoir d’achat. » Cette mobilisation devra aussi jouer le rôle de catalyseur avant la journée d’action nationale prévue le 7 septembre 2024.

Informations : Rassemblement ce samedi 31 août à 15 h. Place des Otages à Morlaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-un-rassemblement-contre-le-deni-de-democratie-demmanuel-macron-ce-samedi-31-aout-8be07f74-6625-11ef-9eb6-0615c3e175fc

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 06:23

Suite aux élections européennes, à la dissolution surprise de l'assemblée nationale par le président Macron le soir des élections européennes, au ralliement honteux du leader du parti Républicains Ciotti à l'extrême-droite, et au 1er tour des élections législatives, il y avait un risque réel que le Rassemblement National gagne les élections législatives et soit en mesure de gouverner avec des partenaires débauchés à droite.

Au soir du 1er tour des élections législatives le 30 juin le RN faisait élire des députés dans 38 circonscriptions et était en tête dans 260 autres.

Dans ce contexte de péril extrême pour notre République et nos valeurs fondamentales héritières de la Révolution Française et des grands combats humanistes de la gauche et de la Résistance, la gauche a pris l'initiative d'affirmer la nécessité du désistement républicain et de retirer les candidats du nouveau front populaire quand les candidats de droite étaient arrivés devant eux et qu'il y avait un risque d'élection de député d'extrême-droite.

130 candidats du Nouveau Front populaire se sont désistés et 80 candidats d'Ensemble, la majorité présidentielle. Le désistement a été beaucoup moins systématique dans ce cas comme en témoignent deux refus de désistements de député.e.s de droite arrivés en 2nde position derrière la gauche dans le Finistère. Le désistement républicain a été beaucoup plus suivi à gauche, et c'est la droite qui en a le plus bénéficié.

97% des électeurs du Nouveau Front Populaire qui ont voté quand leur candidat du 1er tour s'était retiré ont voté pour un candidat de droite (macroniste ou LR) alors que 73% des électeurs Ensemble ont choisi un candidat Nouveau Front Populaire quand ils ont voté alors que leur candidat s'était retiré, selon des chiffres analysés par Gilles Finchelstein dans le journal "Le Monde" aujourd'hui. 

Pour l'électorat LR, dans le cadre du retrait de leurs candidats, 47% ont choisi l'abstention dans de la cadre de duel entre l'extrême-droite et la gauche ou même Ensemble. 26% le vote RN. En cas de duel RN-NFP, ils ne sont que 30% à avoir choisi le front républicain. 

Sans le désistement républicain et le sursaut démocratique pour faire barrage à l'extrême-droite, Macron aurait sauvé beaucoup moins des députés de son camp présidentiel et pourtant, battus incontestablement par la gauche aux élections législatives, les macronistes s'obstinent à vouloir rester maîtres du jeu et à empêcher une expérience gouvernementale de progrès social, quitte à renforcer la désespérance politique et les chances du RN d'accéder au pouvoir aux prochaines présidentielles.

Vous avez dit irresponsable...

Et pourtant l'image de Macron est plus mauvaise que jamais: 70% des personnes interrogées selon une enquête électorale citée par "Le Monde" aujourd'hui désapprouvent sa dissolution, 51% des sondés souhaitent une démission du président de la République, 30% y sont très favorables. 73% des sondés estiment que le chef de l’État devrait s'en tenir à un rôle d'arbitre neutre et cesser de prétendre gouverner sans majorité.

La sagesse exigerait donc qu'il laisse ses chances à un gouvernement du nouveau front populaire, surtout qu'avec un gouvernement de droite qui serait proche de ses options programmatiques et idéologiques, il ne pourrait gouverner qu'avec l'abstention bienveillante et la complicité du RN, celle-ci se payant au prix fort sur de nombreuses décisions, alors même que ses députés ont bien souvent été élus contre les idées, le programme, les candidats du RN, par des électeurs de gauche qui ont fait la différence.

Ismaël Dupont, le 30.08.2024

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 06:17
Hommage à Alban Liechti "soldat du refus de la guerre d'Algérie" (L'Humanité, 30 août 2024)

Il est des hommes qui programment méthodiquement leur entrée dans l’Histoire par la grande porte. Alban Liechti, la modestie faite homme, n’était pas de cette engeance. Il laissera pourtant dans la guerre d’indépendance de l’Algérie une trace d’envergure.

Mort d'Alban Liechti, le « soldat du refus » de la guerre d'Algérie

Le militant communiste, Alban Liechti, premier appelé français à avoir refusé de tirer sur le peuple algérien, est décédé à l’âge de 89 ans. Ses obsèques auront lieu le 4 septembre, à Trappes, dans les Yvelines.

Il est des hommes qui programment méthodiquement leur entrée dans l’Histoire par la grande porte. Alban Liechti, la modestie faite homme, n’était pas de cette engeance. Il laissera pourtant dans la guerre d’indépendance de l’Algérie une trace d’envergure1. En 1956, Alban Liechti, malgré ses 21 ans, est déjà un militant aguerri, membre de l’Union des jeunesses républicaines de France (UJRF), l’ancêtre des Jeunesses communistes, et du PCF. À 17 ans, il avait manifesté à Paris contre la présence du général Ridgway et y avait été blessé. La guerre d’Algérie vint le happer sans qu’il n’ait rien demandé, comme tous ceux de sa génération. Alban était un homme entier. Ce fut un NON catégorique. Il fut le premier soldat français à refuser de porter les armes contre le peuple algérien. Choix d’homme, choix de communiste, choix d’internationaliste. S’ensuivront quatre années de sa jeune vie passées en prison, sans que sa flamme intérieure, ses convictions, ne vacillent.

Courant juin 1956, le régiment d’Alban est avisé du départ prochain en Algérie. Le 2 juillet, il prend la plume pour s’adresser au président de la République, René Coty : « Dans cette guerre, ce sont les Algériens qui défendent leurs femmes, leurs enfants, leur patrie, ce sont les Algériens qui combattent pour la paix et la justice. » C’est pourquoi, ajoute-t-il, « je ne peux prendre les armes contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance ». Le 5, il est tout de même envoyé à Alger. Désigné par la hiérarchie comme un « lâche », un « mauvais Français », il doit s’expliquer devant les autres appelés, parfois agressifs. Il persiste. Direction immédiate vers une première prison.

Hostile à la nouvelle « sale guerre »

C’est tout sauf un geste spontané qu’il a accompli. Hostile à la nouvelle « sale guerre » (après celle d’Indochine), il l’était, comme la quasi-totalité des jeunes appelés là-bas. Communiste, il aurait pu accepter la forme de lutte que préconisaient l’UJRF et le PCF : partir en Algérie, y acquérir de l’autorité auprès des autres soldats, puis les amener doucement à s’opposer au conflit, enfin les entraîner à l’action ponctuelle, en un mot « faire du travail de masse ». Personne n’a le droit d’affirmer que ceux des militants qui ont choisi cette voie se sont fourvoyés, sont moins respectables que les « soldats du refus ». Alban, d’ailleurs, n’a jamais, ni alors ni depuis plus de soixante ans, porté de jugements de ce type, n’a jamais donné de leçons. Mais cette attitude n’était pas faite pour lui. Tout simplement. Il s’est comporté comme il pensait qu’il devait se comporter, lui, individu communiste – et le mot « individu », ici, importe –, voilà tout.

D’où le retard certain de son parti pour, finalement, le soutenir. La première fois que j’ai employé cette formule devant lui, il m’a rétorqué : « Tu ne verrais pas plutôt un certain retard ? » Tout Alban Liechti était là. Il reconnaissait, comment faire autrement, qu’il n’avait pas été immédiatement compris par ses camarades. Mais, justement, c’étaient – et ce furent jusqu’à son ultime souffle – ses camarades.

Pourtant, si l’organisation communiste en tant que telle hésita, elle incita le Secours populaire français à entamer immédiatement une campagne de solidarité. Tout au long de l’emprisonnement d’Alban, puis de celle des 45 autres soldats du refus (René Boyer, Jean Clavel, Claude Despretz, Pierre Guyot, Léandre Letoquart, Serge Magnien, Jean Vandart, Raphaël Grégoire…), ce fut le SPF – et, au sein de cette organisation, surtout des militants communistes – qui déploya une activité intense. On se doit de citer ici des personnalités d’exception, ses parents, celle qui devint son épouse attentive et active, Yolande, et Julien Lauprêtre, déjà dirigeant du SPF, qui firent un véritable tour de France, multipliant les rencontres, les initiatives, portant le débat sur le front de l’opinion publique. L’Humanité, l’Avant-Garde (UJRF-Jeunes communistes) et la Vie ouvrière (CGT) se joignirent ensuite à la campagne.

Il n’a jamais cessé de militer

Alban Liechti fut envoyé en prison militaire – on imagine ce que cela pouvait signifier dans ces années – d’abord en Algérie (Tizi Ouzou, Fort-National, Hussein-Dey, Maison-Carrée…), puis en France (Baumettes, Carcassonne…). Il fut finalement libéré de ses obligations militaires le 8 mars 1962 (dix jours avant les accords d’Évian), après six années passées sous les drapeaux, dont quatre dans les prisons de la République (la IVe et la Ve). Il avait alors 27 ans.
Dans cette institution où les officiers pour l’Algérie française (les OAS et les autres) ne cessaient de parler politique, dans cette armée qui avait mené sans état d’âme et avec la plus extrême violence deux guerres coloniales, Alban Liechti et ses camarades avaient eu le tort de faire entendre des voix discordantes, celles de l’amitié entre les peuples. Le tort ? Non, l’honneur.

Alban Liechti, jusqu’à ses derniers moments, n’a cessé de militer. Il était, comme l’a si bien chanté Ferrat, « de ceux qui manifestent ». Il animait l’association Agir aujourd’hui contre le colonialisme (Acca), fondée naguère par Henri Alleg et les « anciens » du Parti communiste algérien. Il fut l’un des signataires de l’Appel des Douze contre la torture, lancé par l’Humanité en 2000. Il remarquait, ces derniers temps, qu’il en était l’ultime survivant. Une page, avec lui, s’est donc tournée. Nous ne verrons plus son éternelle écharpe rouge, son symbole, sa passion.

Ses obsèques auront lieu le 4 septembre à 15h30 au cimetière Le Parc 2, rue Frédéric Chopin à Trappes (Yvelines). L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

 

L’hommage du PCF

“Alban Liechti rejoint très jeune le combat communiste. Fils de résistant et apprenti horticulteur, il est, de fait, tôt confronté aux luttes de classes et aux questions nationales.

Face à la Guerre d’Indochine, il est de ces Français qui soutiennent le jeune Henri Martin, résistant communiste croyant prolonger son engagement pour le progrès en rejoignant la Marine nationale avant de se trouver confronté à la mission de combattre le peuple vietnamien en lutte pour son indépendance. Henri Martin connaîtra les prisons de la République et une grande campagne de soutien s’ensuivit. Alban Liechti y participa et en fut décisivement marqué.

Quand, à son tour, Alban Liechti est appelé à combattre, c’est le peuple algérien qui, cette fois, est visé parce qu’il recherche une voie d’indépendance. Alban Liechti tâche de convaincre autour de lui, fait signer largement une pétition à l’orientation claire : le refus d’une guerre d’asservissement.

Pour avoir refusé jusqu’au bout de prendre les armes contre le peuple algérien, Alban Liechti paiera un lourd tribut, condamné à passer une partie de sa jeunesse en prison. “Soldat du refus”, il fut entouré par une campagne de soutien ; d’autres jeunes communistes suivirent ce même chemin marqué par une lourde répression (Léandre Letoquart, Jean Clavel…).

Après avoir recouvré la liberté, Alban Liechti retrouva ses activités militantes. Epris de justice et de liberté pour le peuple de France et tous les peuples du monde, il demeura un militant communiste toute sa vie durant.

Le Parti communiste s’honore de compter dans ses rangs des hommes comme Alban Liechti.

Nous adressons à sa famille et à ses proches toutes nos condoléances et leur assurons que le courage lucide d’Alban Liechti continuera d’inspirer les communistes et tous les partisans de l’émancipation humaine.”

Paris, le 29 août 2024.

Parti communiste français.

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 06:14
Nouveau premier ministre : Emmanuel Macron aurait-il peur que la gauche fasse mieux que lui ? - L'Humanité, Aurélien Soucheyre, 30 août 2024

Aurélien Soucheyre, L'Humanité, 29 août 2024

Le président de la République a reconnu qu’il craint davantage les réformes proposées par le Nouveau Front populaire que sa prétendue incapacité à gouverner. Ce qui constitue un déni démocratique de plus.

Emmanuel Macron a finalement reconnu la véritable raison pour laquelle il refuse d’appeler Lucie Castets à Matignon. « Si je la nomme, elle ou un représentant du Nouveau Front populaire (NFP), ils abrogeront la réforme des retraites, ils augmenteront le Smic à 1 600 euros, les marchés financiers paniqueront, et la France plongera », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par l’Express.

Jusqu’ici, le président de la République arguait qu’un gouvernement du NFP aurait, à ses yeux, empêché toute « stabilité » institutionnelle, au motif qu’une motion de censure peut être votée contre Lucie Castets par l’Assemblée nationale. Non seulement c’est aux députés, et aux députés seuls d’en décider, mais les dernières déclarations d’Emmanuel Macron montrent bien que ses motivations ne sont pas liées à une prétendue recherche de « stabilité » gouvernementale.

La peur que la gauche fasse mieux que lui

Ce qu’il craint, c’est que Lucie Castets et le NFP au pouvoir ne puissent agir et mener à bien plusieurs réformes fondamentales pour la vie des Français. Il a peur que la gauche ne réussisse. Qu’elle bénéficie du pouvoir législatif et médiatique lié à la formation d’un gouvernement. Ce qui l’effraie, c’est qu’une alternative à sa politique puisse voir le jour. Voire, qu’elle emporte l’adhésion d’une majorité de citoyens et amène à une nouvelle « stabilité ». « Je ne suis pas prêt à prendre ce risque », affirme encore le président, qui dit craindre une crise économique liée à l’action de la gauche, ce qui constitue en soi l’aveu que la gauche est en situation de gouverner et de mener des réformes.

Le déni démocratique à l’œuvre n’en est que plus scandaleux, puisque, en tant que garant des institutions, le président doit non seulement nommer à Matignon la force politique arrivée en tête lors des législatives, c’est-à-dire le NFP, quelles que soient ses chances de réussite, mais il doit en plus le faire sans aucune discrimination politique, quel que soit le programme de la formation ayant le plus de députés.

Le comportement du président, gravissime et inédit dans toute l’histoire de la Ve République, constitue donc un double déni démocratique. Le président avait d’ailleurs affirmé qu’il nommerait Jordan Bardella à Matignon en cas de majorité relative obtenue par le RN. Sauf que c’est la gauche qui l’a emporté. Serait-elle plus dangereuse que l’extrême droite, aux yeux du président ?

Chaque jour sans Lucie Castets à Matignon constitue donc un hold-up démocratique et un vol du résultat des urnes. Quant à une possible alliance entre Macron et les LR, à même de dépasser en nombre de députés le NFP, elle n’existe toujours pas, et n’a même pas été proposée au suffrage des Français. Déterminée à gouverner, Lucie Castets a annoncé qu’elle quittait ses fonctions à la Ville de Paris. Sa seule boussole : Matignon.

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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 12:58
Pour Lucie Castets à Matignon et un gouvernement du Nouveau Front Populaire, manifestation à Morlaix à 15h place des Otages

Un rassemblement unitaire, suivi éventuellement par un défilé vers la Sous-Préfecture, si nous sommes assez nombreux, se tiendra le samedi 31 août (15 h – Place des Otages) pour dire NON au coup de force antidémocratique d’Emmanuel MACRON, exiger du président Macron la nomination de Lucie Castets à Matignon et l'installation d'un gouvernement de gauche conforme au résultat des élections législatives qui ont mis le Nouveau Front Populaire en tête des formations politiques sur la base d'un programme de progrès social et de changement pour soutenir le pouvoir d'achat des français et les droits sociaux.

Soyons-y nombreux !

Le PCF, La France Insoumise, Les Ecologistes - EELV du Pays de Morlaix, Génération.S, le NPA, la Gauche Indépendantiste appellent déjà à ce rassemblement. D'autres organisations pourraient s'associer à cet appel à la manifestation le 31 août 2024 à Morlaix place des Otages.

Une conférence de presse est programmée ce jeudi 29 août à 18h au local du PCF pour présenter cette manifestation à la presse.

Ce rassemblement sera suivi d'autres initiatives, notamment le 7 septembre avec de nombreuses manifestations au niveau national.

***

 

Matignon: non au coup de force de Macron!
 
Emmanuel Macron a écarté lundi au nom de la « stabilité institutionnelle » l’idée d’un gouvernement et d’une première ministre du nouveau Front populaire, en l’occurrence Lucie Castets proposée au consensus par les 4 principales composantes du nouveau front populaire (PS, LFI, Écologistes, PCF)
 
Pour empêcher qu’un programme de progrès, d’écologie et de justice sociale puisse s’appliquer, Emmanuel Macron entend contourner le vote des français aux élections législatives et empêcher la coalition de gauche arrivée en tête, avec 193 députés élus, aux élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet 2024 de gouverner et d’appliquer son programme, cela alors même que les élections législatives et européennes ont montré que l’adhésion à la politique d’Emmanuel Macron était minoritaire dans le pays. La coalition présidentielle ne totalisant elle que 165 députés.

Le chef de l’État s’est montré beaucoup moins scrupuleux de la stabilité institutionnelle du pays quand il a nommé Élisabeth Borne à Matignon, soutenue elle aussi par une majorité relative, ce qui l’obligea à user de l’article 49.3 à 23 reprises.

Cet invraisemblable coup de force institutionnel par le Président de la République aggrave une crise politique inédite.
 
Plus que jamais méprisant de la République, le président Emmanuel Macron piétine la démocratie et méprise le vote des français qu’il avait lui-même convoqués pour des élections surprises dont il ne reconnaît pas le résultat parce qu’il ne lui convient pas, usant d’une sorte de droit de veto royal contre l’expression du peuple.
 
Déjà, pour l’élection du président de l’Assemblée Nationale, Macron a fait réélire la présidente sortante par une manoeuvre contraire à l’esprit des institutions, le vote des ministres démissionnaires ayant été décisif dans l’élection de Yaël Braun Pivet contre la candidature commune de la gauche et des écologistes, André Chassaigne, élection qui s’est jouée à 7 voix.
 
Et pourtant Jean-Luc Mélenchon lui a enlevé un prétexte pour ne pas nommer Lucie Castets première ministre ce week-end en disant la possibilité d’un soutien sans participation gouvernementale de la France Insoumise à un gouvernement issu du nouveau front populaire et basé sur la volonté d’appliquer le programme des candidats du nouveau front populaire.
 
Énième magouille d’un président désavoué qui voudrait pouvoir gouverner seul même si sa ligne politique est devenue très minoritaire.
 
La Droite et les députés fidèles à Macron , sous l’œil bienveillant de l’extrême-droite, veulent garder le pouvoir coûte que coûte et favoriser, toujours, les plus puissants, la finance, les plus riches, par une politique néo-libérale brutale pour les classes populaires et les travailleurs. 
 
L’heure est à la mobilisation et à l’unité des forces démocratiques et de progrès. La démocratie ne leur appartient pas, et ils n’ont aucun droit de jouer avec elle. 
 
C’est la force politique arrivée en tête aux élections législatives qui doit gouverner, si besoin en passant des compromis pour construire des majorités sur la base d’un travail parlementaire transpartisan à l’Assemblée Nationale. C’est la logique des institutions.
 
C’est pourquoi nos organisations font la proposition d’une première action citoyenne samedi prochain, le samedi 31 août, à 15h, au travers d’un rassemblement au Kiosque Place des Otages à Morlaix.
 
Il s’agit de faire savoir à Macron qu’il ne peut continuer à confisquer le suffrage populaire et l’expression démocratique et qu’il doit nommer première ministre Lucie Castets.
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