Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 05:00

Nous vous proposons de revenir sur un chapitre peu connu de la conquête coloniale de l'Algérie : l'histoire de combattants algériens fusillés, puis décapités au milieu du XIXème siècle pour avoir combattu la colonisation française. Plus de 150 ans après leur mort, les crânes de ces résistants font partie des collections anthropologiques du Musée de l'Homme à Paris. Comment sont-ils arrivés là ? Seront-ils un jour rapatriés en Algérie?

Emission proposée par Patrick Lovett et Aline Schmidt.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:34
Alep: leur massacre, notre impuissance? - Ziad Majed et Renaud Girard sur France Culture

Alep : leur massacre, notre impuissance ?

Nous recevons Renaud Girard, grand reporter et chroniqueur international au Figaro, Il est accompagné par Ziad Majed, politologue, professeur des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris, auteur du blog Vendredis arabes et de l’ouvrage Syrie, la révolution orpheline paru en 2014 aux éditions Actes Sud.

http://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-2eme-partie/alep-leur-massacre-notre-impuissance

Ziad Majed était l'invité de l'université d'été d'Ensemble à Guidel. Nous devons le lien avec cette émission à un camarade d'Ensemble, François.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:05
A ne pas manquer jeudi 29 septembre: Ciné-débat à La Salamandre Morlaix autour du dernier grand film documentaire historico-politique de Gilles Perret: La Sociale

La Salamandre propose la projection du film La Sociale. Ce film documentaire de Gilles Perret retrace ce qui reste l'une des plus belles réussites de l'après-guerre, la Sécurité Sociale, créée il y a 70 ans. Son principal bâtisseur, un humaniste (et communiste envoyé au bagne pour cela pendant l'occupation) se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd'hui? A partir de cet homme, le film explique comment la Sécurité sociale est devenue possible, quels sont ses principes de base, et ce qu'elle est devenue au fil des décennies.

A l'occasion de la projection, Stephane Perriot, monteur et collaborateur de Gilles Perret, échangera avec les spectateurs sur cette grande histoire.

Jeudi 29, à 20h30 à La Salamandre

A lire aussi:

A l'origine du système des Retraites, de la Sécurité Sociale: "Ambroise Croizat ou l'invention sociale" par Michel Etiévent

Ambroise Croizat, batisseur de la Sécu

A ne pas manquer à la Salamandre: ciné-débat avec le nouveau film documentaire engagé de Gilles Perret "La Sociale" à Morlaix le jeudi 29 Septembre à 20h!

http://www.lasociale.fr/

LA SOCIALE de Gilles Perret (France - 2016 - 1h24)

Documentaire

Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connait aujourd’hui? 70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ». D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ? Au final, se dresseront en parallèle le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

Rencontre avec Stéphane Perriot, monteur du film, le jeudi 29 septembre à 20h30

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 12:56
Shimon Pérès: l'homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats (PCF)

Décès Shimon Pérès : "L’homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats" (PCF)

Shimon Pérès, ancien président de la République d’Israël, ancien ministre de la Défense et plusieurs fois premier ministre, est décédé ce 28 septembre à l’âge 93 ans. Ancien co-récipiendaire du prix Nobel de la Paix (1994) pour les accords d’Oslo, Shimon Pérès aura néanmoins, après l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995, accompagné leur lente agonie.

Malgré les lourdes concessions palestiniennes, ces accords n’ont jamais été respectés par la partie israélienne et auront ouvert la voie à la prise du pouvoir des colons extrémistes sous les mandats de Benyamin Netanyahu.

En 2009, alors président de la République, Shimon Pérès approuvait sans état d’âme les bombardements israéliens sur Gaza (opération « Plomb durci »); en 2014, après avoir quitté ses fonctions, il en appelait au contraire à mettre un terme à l’ « opération Bordure protectrice » : Shimon Pérès aura entretenu les ambiguïtés comme l'illustre la fin du parcours politique qui fut marquée par son départ du Parti Travailliste et son ralliement à Ariel Sharon et à son parti, Kadima (droite dite centriste), dont il devint l'une des figures de proue. C’est que Shimon Pérès sans avoir jamais fait de carrière militaire fut l’un des principaux artisans de la puissance militaire israélienne, et en particulier — avec l’appui de la France et des Etats-Unis — de sa capacité nucléaire puissance nucléaire qu’il tenait pour principal moyen de garantir la pérennité de l’Etat d’Israël.

Au fond, Shimon Pérès aura été l’homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats dans le respect des conventions et résolutions de l’ONU.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 12:52
Budget 2017: optimisme béat et poursuite de l'austérité au menu

Budget 2017 : optimisme béat et poursuite de l’austérité au menu

Le budget 2017 est un exercice d'autojustification de la politique d’austérité mise en œuvre depuis 2012.

Pour les locataires de Bercy : la croissance serait relancée, les comptes publics assainis et la justice sociale au rendez-vous en 2017.

La réalité est bien différente comme le confirme le Haut Conseil des Finances Publiques qui doute fortement des prévisions de croissance et d’inflation retenues pour 2016 et 2017. Aussi, l’affichage d’un déficit public à 2.7 % signifierait une contraction encore plus violente de la dépense publique.

S’agissant des recettes, l'optimisme béat du gouvernement ne survit pas à la réalité : atonie de la relance de l’activité économique et poursuite de la baisse de la fiscalité des entreprises. Côté dépenses, les économies prévues sont improbables : UNEDIC, dépenses des collectivités territoriales et de l’Etat qui devra recapitaliser EDF, Areva, etc…

Pire, le gouvernement diffère l’entrée en application de l’augmentation du point d’indice de la Fonction Publique et transforme la dernière tranche du pacte de responsabilité en une hausse du CICE, ce qui décalera l’impact budgétaire de 4.2 milliards d’aides aux entreprises de 2017 à 2018. Malgré l’annonce d’un allègement de 1 milliard de leurs prélèvements fiscaux, l’austérité pour les ménages se poursuit.

Depuis 2012, 35 milliards d’euros de contributions supplémentaires ont été mis à la charge des ménages alors que la facture des entreprises était allégée de 20 milliards. Plus grave, le budget 2017 propose de ramener le taux d’IS à 28 % et annonce son plus faible produit jamais connu (29 Mds), de quoi anticiper de nouvelles ponctions sur les familles.

Tombé à pic, le projet de prélèvement à la source pour 2018 : arme massive de restructuration des prélèvements publics et sociaux au profit du capital. Présenté comme une simple mesure technique de recouvrement de l’impôt, il camoufle un nouveau transfert des prélèvements fiscaux et sociaux sur les familles : par la mise à contribution à un nouvel impôt fusionné (IR/CSG) de contribuables jusque-là non imposables et la possible intégration à ce type de prélèvement d’un impôt comme la taxe d’habitation dont on connaît les risques d’augmentation. Enfin, il accentue le désengagement des entreprises du financement de la protection sociale notamment dans un premier temps de la branche santé.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 12:05

En onze ans, le nombre de SDF augmenté de 50%

jeudi 29 septembre 2016

Selon une étude de l’Insee et de l’Ined le nombre des SDF a progressé de près de 50% entre 2001 et 2012.

En 2012, il y avait ainsi 140 000 sans abris en France.

- un quart d’entre eux travaillent

- 10% ont fait des études après le bac

Dans les agglomérations de 20 000 habitants ou plus, le nombre de sans-abris dans ces villes a progressé en onze ans de 58%, et la progression du nombre d’enfants a été plus rapide que celle du nombre d’adultes (respectivement 85% et 49%).

Au cours d’une semaine de collecte, 103 000 adultes ont utilisé les services d’hébergement ou de distribution de repas.

Parmi eux, 81 000 sont sans domicile (80 %) ; les autres bénéficiaires sont soit locataires ou propriétaires de leur logement (11 %), soit dans une autre situation sans logement personnel (9 %).

Ces derniers peuvent alors être hébergés par un tiers (famille ou connaissance), occuper un squat, ou louer une chambre d’hôtel.

Le nombre de sans-domicile en 2012 n’est pas directement comparable à celui de l’enquête Sans-domicile de 2001.

En effet, en 2012, le champ de l’enquête a été élargi, avec notamment la prise en compte des bénéficiaires de distributions de petits-déjeuners. Si l’on se limite aux mêmes types de services qu’en 2001, le nombre d’adultes sans-domicile dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants a progressé de 44 % entre 2001 et 2012.

Parmi les 81 000 adultes sans-domicile usagers de ces aides, 47 % sont de nationalité française, 18 % sont des étrangers non francophones, 35 % sont des étrangers francophones. Un cinquième des sans-domicile étrangers sont nés en Europe (22 %).

La part des étrangers parmi les sans-domicile est ainsi passée de 38 % en 2001 à 53 % en 2012. Elle est près de neuf fois plus élevée que dans la population de France métropolitaine.

Cette hausse s’explique en partie par l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile qui n’ont pas de place dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) et s’orientent donc vers les services d’aide aux sans-domicile. Les 81 000 adultes sans domicile usagers des services d’aide étaient accompagnés de 30 000 enfants. En incluant les 8 000 personnes sans-domicile des communes rurales et des agglomérations de moins de 20 000 habitants et les 22 500 personnes dépendant du dispositif national d’accueil des étrangers (essentiellement les CADA), on estime qu’environ 141 500 personnes étaient sans-domicile en France métropolitaine. L’augmentation depuis 2001 est de l’ordre de 50 %.

La suite de l’étude porte uniquement sur les 66 300 adultes francophones sans-domicile des agglomérations d’au moins 20 000 habitants.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 11:48

Où sont les 60 000 postes promis dans l’éducation ?

LE MONDE | 28.09.2016

Par Camille Stromboni et Aurélie Collas

Sur le papier, le compte est bon : 60 000 postes auront été créés dans l’éducation sur le quinquennat.

Le ministère de l’éducation nationale a annoncé, mercredi 28 septembre, la création de 12 800 postes en 2017.

Si on y ajoute les 47 200 emplois déjà créés depuis 2012, l’objectif est atteint.

L’engagement du candidat François Hollande à l’élection présidentielle de 2012 « est tenu », s’est félicitée sa ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. « A ceux qui doutaient qu’on y arriverait, et bien ça y est, c’est fait ! »

Après des années de disette budgétaire sous la droite (près de 80 000 postes supprimés), la gauche s’était engagée à « réinvestir dans les moyens humains » au nom de la « priorité à la jeunesse ».

La programmation de 60 000 nouveaux emplois sur cinq ans était un préalable à sa « refondation de l’école » inscrite dans la loi d’orientation de 2013.

Dans le détail, 54 000 postes sont affectés à l’éducation nationale, 5 000 à l’enseignement supérieur et 1 000 à l’enseignement agricole.

Des moyens concentrés sur certains territoires

Reste à savoir où sont passés ces postes. Si les crédits sont bel et bien affichés dans les lois de finances successives, dans la réalité, le ressenti est différent. Les moyens mis en œuvre ne sont pas toujours visibles, comme le pointait le rapport du comité de suivi de la loi sur l’école, paru en janvier. Les parents se plaignent toujours d’absences de professeurs non remplacées, les syndicats d’enseignants dénoncent toujours des classes trop chargées, et les rectorats ont toujours recours à du personnel précaire pour pallier les besoins. L’explication de ce paradoxe tient à plusieurs facteurs.

Interrogée à ce sujet lors de la présentation du budget 2017, mercredi 28 septembre, la ministre a rappelé que « les moyens n’étaient pas affectés indifféremment partout. Ils ont été concentrés dans les territoires qui en avaient le plus besoin ».

Surtout, tous les postes créés ne correspondent pas à des enseignants titulaires en plus dans les classes.

Dans l’éducation nationale, près de la moitié des nouveaux moyens (26 000) sont en réalité des postes de stagiaires, dont le nombre est dû au rétablissement de l’année de formation en alternance que la droite avait supprimée en 2007.

Dans sa répartition, le ministère inclut aussi des personnels non enseignants – 600 personnels médico-sociaux et 450 administratifs –, ainsi que des contractuels – 4 250 emplois d’aide aux élèves handicapés et 2 150 assistants d’éducation (AED, principalement des surveillants).

Dans les rangs syndicaux, le fait que ces contrats soient intégrés dans le calcul des 60 000 postes agace un peu : « Les AED ne sont jamais comptabilisés dans les emplois de fonctionnaires. Il nous semble un peu opportun de les comptabiliser pour une fois, dans le but d’arriver au compte à l’unité près… », observe Fabienne Bellin, du SNES-FSU.

Reste 20 600 postes d’enseignants titulaires, dont environ 10 600 dans le primaire, 7 850 dans le secondaire, 1 800 dans l’enseignement privé et 350 conseillers principaux d’éducation.

A quoi servent-ils ? En premier lieu, une bonne partie de ces postes ont été « absorbés » par une démographie galopante. Selon le syndicat SNUipp-FSU, les écoles primaires ont scolarisé 66 000 élèves de plus entre 2012 et 2016.

De leur côté, les collèges et lycées ont accueilli 39 000 élèves supplémentaires à la rentrée 2015, 53 000 à la rentrée 2016, et 58 000 élèves de plus sont attendus en 2017, selon le SNES.

Autre « difficulté » à laquelle le gouvernement a été confronté : la reconstitution des bataillons cassés par l’ancienne majorité : Réseaux d’aide aux élèves en difficulté (Rased), remplacements, etc. Objectifs non atteints pour deux dispositifs clés

Conséquence, dans le premier degré : les deux principaux dispositifs créés par la gauche dans le cadre de la « priorité au primaire » – scolarisation précoce et « plus de maîtres que de classes » (deux enseignants par classe), destinés en priorité aux zones en difficulté – ne seront pas suffisamment abondés.

Pour l’heure, 1 200 emplois ont servi à créer des classes accueillant des enfants de moins de 3 ans (sur les 3 000 prévus) ; 3 500 ont été déployés dans le cadre du « plus de maîtres que de classes » (sur 7 000). «

Comme 4 000 créations de postes sont prévues au budget 2017 pour le premier degré, on sait déjà que les objectifs, pour ces deux mesures, ne seront pas atteints », avance Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp.

Dans le secondaire, la ministre de l’éducation nationale s’est engagée à déployer 4 000 postes pour mettre en œuvre la réforme du collège sur deux ans (rentrées 2016 et 2017) – ces postes serviront notamment à « dédoubler » les classes, c’est-à-dire à proposer aux élèves plus de travail en groupes.

Pour le reste, absorbés par la hausse démographique, les nouveaux moyens n’auront pas permis, selon le SNES, de rétablir le vivier de remplaçants, ni de diminuer le nombre d’élèves par classe. C’est même plutôt l’inverse qui se produit au lycée : « La part des classes comptant de 35 à 39 élèves est passée de 25 % à 41 % », écrit-il dans un communiqué. Par ailleurs, qui dit poste créé ne dit pas forcément poste occupé. Dans certaines disciplines, comme les lettres classiques, l’allemand ou les mathématiques, la crise du recrutement perdure et les concours ne font pas le plein. Quand un poste n’est pas pourvu, ou bien il est occupé par un contractuel, ou bien les crédits sont réaffectés ailleurs. Selon la Cour des comptes, près du quart des postes supplémentaires n’ont pas été « consommés » entre 2013 et 2015. Un décompte qui fait débat pour l’enseignement supérieur

Enfin, s’agissant des 5 000 postes promis à l’enseignement supérieur, le décompte fait véritablement débat. Ces emplois correspondent à des dotations qui ont bien été versées aux universités – environ 60 millions par an pour 1 000 postes, répartis de manière à soutenir les établissements les plus sous-encadrés.

Mais les universités autonomes n’ont pas pu forcément les créer en raison de leurs difficultés financières. Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat, a avancé mercredi une fourchette de 75 % à 80 % de ces emplois qui auraient été créés par les universités. Une proportion qui laisse sceptique les syndicats : « Entre 2012 et 2015, nous avons surtout perdu près de 1 200 emplois de titulaires à l’université d’après la Cour des comptes, souligne Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU. Seul le nombre de contractuels a augmenté, de 4 110. »

« Il s’agirait plutôt de 60 % de ces emplois réellement pourvus, évalue de son côté Franck Loureiro, secrétaire national du SGEN-CFDT en charge de l’enseignement supérieur, qui souligne la difficulté d’un tel calcul. Il est dans tous les cas évident que cela ne suffit pas à répondre au boom démographique à l’université. »

D’où ce sentiment de décalage avec la réalité que ressentent les universitaires, avec encore 30 000 étudiants supplémentaires qui rejoignent les bancs de la fac en cette rentrée.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 06:49
Interview d'André Chassaigne dans "Regards"

Regards. Vous sortez d’un conseil national décisif. Serez-vous en mesure d’arrêter une stratégie politique avant la mi-novembre, comme Pierre Laurent s’y était engagé ?

André Chassaigne. Au regard de l’urgence de la situation politique et de l’éclatement de la gauche, le Parti communiste français s’apprête à faire un choix décisif pour l’avenir. Mais comme nous l’avons toujours fait lors des moments cruciaux, nous prendrons nos responsabilités. C’est pour cela que nous nous réunirons en conférence nationale le 5 novembre pour arrêter les options définitivement soumises aux communistes.

Sur quoi reposera la consultation des communistes ?

Il y a trois hypothèses sur la table. La première est celle du statu quo pour marquer notre détermination à faire émerger une candidature de rassemblement. Dans ce cas de figure, le PCF ne ferait pas le choix immédiat d’un candidat pour parvenir à cette candidature de rassemblement. La deuxième hypothèse suggère une candidature issue du PCF. Il ne faudrait pas, pour autant, y voir un repli identitaire. Au contraire, nous aurions là une candidature qui défendrait certes les idées communistes, mais en poursuivant l’objectif d’un rassemblement large pour parvenir une candidature unique. Enfin, dernière option : un soutien à Jean-Luc Mélenchon. Mais il ne se ferait pas sans clarification.

« Avec Jean-Luc Mélenchon, on est face à une dérive égocentrique qui s’accompagne de divergences de fond. »

Justement, Éric Coquerel, interrogé la semaine dernière par Regards, nous disait que si le PCF privilégiait cette dernière hypothèse – ce qu’il appelle de ses vœux – « ça ne peut conduire à se soumettre aux conditions de ceux qui arriveraient en dernier », dit-il.

C’est terrible de dire cela. Cela veut dire qu’il ferme la porte à toute candidature de rassemblement. Personnellement, je n’exclus pas un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais je ne peux pas admettre que ce soit à prendre ou à laisser. Je crois par ailleurs que l’on est face à une dérive égocentrique qui s’accompagne de divergences de fond. Nous devrons nécessairement avoir cette discussion avec Jean-Luc Mélenchon, comme nous pourrions l’avoir aussi avec d’autres candidats déclarés. Il nous faut rencontrer tout le monde avant de nous prononcer.

À ce stade, y a-t-il des désaccords de fond avec Jean-Luc Mélenchon et le mouvement des Insoumis ?

Nous avons une base commune qui s’appelle l’Humain d’abord, notre programme de 2012. Nous avons porté et défendu ce programme tout au long de ces cinq dernières années à l’Assemblée nationale avec les députés du Front de gauche. Il faut l’étoffer et l’adapter aux nouveaux enjeux. Je pense notamment aux questions internationales, de conflits, d’évasion fiscale, de migrations. Pas de quoi vous fâcher avec Mélenchon, donc… Il y a des expressions qui fâchent et une volonté de grappiller des voix un peu partout qui brouille les pistes. Des mots employés qui ne correspondent pas à ce que l’on souhaiterait d’une politique commune. Je n’entre pas dans les polémiques lancées sur les "migrants" ou les "Gaulois". Sur un sujet moins polémique en apparence, l’agriculture : je crois qu’on ne peut pas apporter des solutions durables en disant simplement qu’il faut changer les pratiques alimentaires. Tout ça pour accrocher un électorat. Ce sont des raccourcis fâcheux qui nourrissent les divergences de fond. Nous n’échapperons donc pas à ce débat. Il sera utile et nécessaire.

« Mélenchon veut construire "l’autre gauche", nous on se bat pour rassembler la gauche. »

Il n’est pas déjà un peu trop tard pour aborder ces questions programmatiques ?

Non. Il faut tout poser sur la table. Parce que je crois qu’il subsiste un désaccord stratégique qui a son importance. Je ne crois pas aux deux gauches irréconciliables, comme le suggère Mélenchon. Lui, il veut construire "l’autre gauche", nous on se bat pour rassembler la gauche, parler aux militants et aux élus socialistes en souffrance, aux écologistes, c’est notre combat et notre priorité pour reconstruire une gauche de transformation sociale.

Vous ne semblez pas convaincu par une candidature de Jean-Luc Mélenchon. Votre choix est-il arrêté parmi les trois hypothèses que vous venez de présenter ?

Je pense en effet que dans les conditions actuelles, il n’est pas possible de soutenir Jean-Luc Mélenchon : exiger la soumission comme il le fait est contre-productif. Ça ne marchera pas. Mélenchon n’aura d’ailleurs pas le soutien des militants communistes sans un accord préalable avec le PCF. Nous devons construire du commun et réveiller l’espoir. Pour autant, il peut devenir notre candidat commun, mais dans le cadre d’un rassemblement large.

Alors, que privilégiez-vous, finalement ?

L’échec d’une candidature de rassemblement serait lourd de conséquences. Nous devons rassembler toutes celles et tous ceux qui ne résignent pas et qui ne veulent pas renoncer à une vraie politique de gauche. Ensemble, nous sommes la seule alternative à gauche porteuse d’espoir. Mais pour y parvenir, pour être crédibles, nous devons être rassemblés. À la fois pour préparer une stratégie commune à la présidentielle et aux législatives, mais aussi pour reconstruire à gauche, demain. Je crois, à ce titre, qu’une candidature présentée par le PCF pourrait largement y contribuer et ainsi bousculer cette campagne présidentielle.

« C’est uniquement à la demande de la direction du Parti que je pourrais envisager d’être candidat. »

Vous pourriez être ce candidat ?

Si l’option d’une candidature communiste était celle retenue, il y aura sans doute un appel à candidatures. En ce qui me concerne, c’est uniquement à la demande de la direction du Parti que je pourrais envisager d’être candidat.

Au final, cette stratégie ne va-t-elle pas au contraire renforcer les querelles d’ego et ajouter de la division à la division ?

Non, puisque la candidature communiste – si cette hypothèse était retenue par les militants – s’engagera jusqu’au bout à créer les conditions d’une candidature de rassemblement. En mettant tout le monde autour de la table, je crois qu’une candidature peut s’imposer. Il y a celles qui sont présentes aujourd’hui dans le débat public. Et puis il y en a d’autres qui peuvent émerger et faire consensus. Je suis peut-être d’un optimisme béat, mais nous montrerions enfin un nouveau visage de la politique. Nous en sortirions tous grandis. Je crois qu’on ne pourra rabibocher la politique avec les citoyens qu’en lui redonnant ses lettres de noblesse. Mais vous croyez vraiment qu’un candidat unique de la gauche qui s’oppose à la politique du gouvernement est encore possible aujourd’hui ? Non seulement j’y crois, mais c’est surtout souhaitable et nécessaire. Je suis désespéré de cette dispersion à gauche. Alors que rassemblée, elle serait majoritaire dans le pays. J’en ai la conviction. Et s’il n’y a qu’un fenestrou [1] pour qu’on puisse passer à travers, il ne faut pas le boucher, mais au contraire l’élargir et saisir cette ouverture jusqu’au bout.

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:42
Rassemblement des retraités CGT, FO, FSU, SUD, FGRFP, LSR, à Morlaix le jeudi 29 septembre devant la mairie de Morlaix à 10h30 pour la revalorisation des retraites et pensions

Le collectif des retraités s'associe à l'action

CGT, FO, FSU, SUD, FGRFP, LSR

pour une véritable revalorisation de nos retraites et pensions.

Il vous appelle à participer au:

RASSEMBLEMENT

JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016

A 10H30

DEVANT LA MAIRIE DE MORLAIX.

Une nouvelle fois dans l’unité, organisations syndicales et associations de retraité-e-s vous appellent à vous mobiliser le 29 septembre pour défendre notre pouvoir d’achat de retraité.

Nos pensions une nouvelle fois gelées au 1er octobre 2016 !

C’est ce que prévoit la commission des comptes de la Sécurité sociale. Après le décalage de la date de revalorisation des pensions de janvier à avril sous le gouvernement Sarkozy, la loi Touraine de janvier 2014 a reporté cette revalorisation d’avril en octobre et modifié les règles.Aucune revalorisation en 2014. Seulement 0,1% en 2015.

Il faut remonter au 1er avril 2013 pour retrouver une simple prise en compte de l’inflation. Le MEDEF a obtenu le blocage de fait des ré- gimes complémentaires pour 3 ans, en ne revalorisant qu’un point en dessous de l’inflation.

Les pensions reculent par rapport aux salaires

Jusqu’aux « réformes » de 1993 et 2003, les pensions du privé et du public évoluaient en fonction des salaires. Depuis l’indexation sur les prix, le décalage avec les salaires s’accentue, de 1,4 à 1,8 % par an, sur le dos des personnes retraitées qui subissent un décrochage de leur niveau de vie et une paupérisation pour tous. Une cascade de mauvaises mesures fiscales Le gouvernement a supprimé les mesures fiscales dont bénéficiaient les parents isolés et les veuves et veufs ayant eu un enfant, de même que la non-imposition de la majoration de 10% pour les retraité-e-s ayant eu au moins 3 enfants.

Des milliers de retraités n’ont plus les moyens de se soigner.

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, très insuffisante dans son contenu, tarde à se mettre en place.Hôpital, centre de sécurité sociale, bureau de poste, transports… On ne compte plus les fermetures de services publics. Les personnes âgées, surtout en zone rurale, souffrent principalement de cette désertification.

Défendre le pouvoir d’achat et non les cadeaux aux marchés financiers

Quand le gouvernement ne cesse de répéter que la croissance est en train de redémarrer, celle-ci risque d’être freinée par la baisse des revenus de retraité-e-s qui consommeront moins ! C’est justement le retour de croissance qui peut rétablir l’équilibre des comptes publics. Dans le même temps, les gouvernements successifs n'ont cessé de multiplier les cadeaux fiscaux et parafiscaux aux entreprises et marchés financiers, provoquant un manque à gagner pour les finances publiques. La France est un pays riche où ne cessent de s’accentuer les inégalités. Près de 10 % des retraités survivent sous le seuil de pauvreté.

Le 29 septembre, ensemble, nous vous appelons à vous mobiliser :

Pour le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année en prenant en compte l’évolution du salaire moyen. Pour une pension au moins égale au SMIC revendiqué pour une retraite complète à 1800 euros brut. Pour le rattrapage du pouvoir d'achat perdu sur les pensions, la baisse de la CSG des retraité-e-s et l’abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités : la ½ part fiscale et l’exonération des majorations familiales.

Pour l’amélioration du pouvoir d’achat des retraites, le maintien des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources. Pour le développement et le renforcement de services publics de qualité indispensables au mieux vivre individuel et collectif (santé, transports, culture, sécurité, etc.).

Mobilisation le 29 septembre pour une véritable revalorisation de nos retraites et pensions

Je manifeste

Brest 10H30 Place de la Liberté

Morlaix 10H30 devant la mairie

Quimper 10H30 Place de la résistance

A l’appel : CGT,FO,FSU,SUD,FGRFP,LSR

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:41

Communiqué du PCF pays de Morlaix

Mardi 27 septembre

La section du pays de Morlaix du PCF soutient l’appel de 9 organisations de retraités à manifester, jeudi 29 septembre, à Morlaix devant la mairie à 10H30 pour la défense du pouvoir d’achat et contre le gel des pensions en vigueur depuis 2013. Les communistes considèrent que les dépenses sociales de santé, de retraite, pour la politique familiale, etc. devraient être étendues et réorientées.

Une réforme de fond du financement permettrait de prendre en compte les besoins sociaux (retraite, santé, famille, emploi).

Une refonte de progrès du système de protection sociale est une nécessité vitale pour sortir de la crise en cours, notamment pour répondre aux nouveaux besoins de santé, aux exigences d’une politique familiale moderne, d’un financement dynamique des retraites, de l’autonomie des personnes âgées, d'un accompagnement de qualité des personnes âgées dans les maisons de retraite, etc.

Manif des retraités du 29 septembre à 10h30 à l'appel de 9 organisations syndicales: communiqué de soutien du PCF Morlaix
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011