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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 13:51

Le Côtes de Bretagne arrive quasiment sur St Malo, bien chargé de son pillage de cette nuit à 7 noeuds, cap au 117° (E-NE).

On peut supposer que Roullier sera dans le comité d'accueil fêtant cette brillante réussite, dont ce félicitent aussi bien sûr les lançons, les plies, les rougets, les maquereaux, les bars, les macareux, les phoques (et autres vies de cet écosystème), qui eux ne fêteront pas l'annonce de leur futur disparition !

Venez nombreux dimanche matin à 11h00 place de la Mairie à Lannion avec de quoi manifester bruyamment mais résolument votre désaccord avec ces décisions qui massacre l'environnement et menacent l'équilibre de notre économie locale (dont tourisme, pêche, plaisance, ...) au profit quasi monopolistique en la matière du lobby des granulats.

N'hésitez pas à relayer cet appel pour dimanche!

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 09:59
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:21
Débats des Amis de l'Humanité à la fête de l'Humanité: 9, 10, 11 septembre 2016
Débats des Amis de l'Humanité à la fête de l'Humanité: 9, 10, 11 septembre 2016
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:17

Espace-débats Bretagne

Dimanche 11 septembre à 11h

Révolution numérique: Quels bouleversements dans la Santé?

avec Sophie Pène

Professeur à l'Université Paris Descartes, anthropologue des pratiques numériques

Yann Le Pollotec

Membre de l'exécutif national du PCF, responsable du secteur "révolution numérique"

Irène Franchon

Pneumologue, CHU de Brest

Lanceur d'alerte du médiator

Isabelle Lorand

Membre de l'exécutif national du PCF

Chirurgienne, maire adjointe de Vitry-sur-Seine

Débat animé par Christiane Caro, membre de la Commission nationale santé du PCF, responsable de l'atelier citoyen de Bretagne PCF-Front de Gauche

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:34

Pour Pierre Laurent, la gauche française doit arrêter « la machine à perdre »

LE MONDE

Par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Depuis plusieurs mois, j’alerte sur les dangers de la division à gauche et sur le besoin de s’unir pour offrir une alternative au pays.

Divisés, nous allons dans le mur.

Tout le monde le sait, y compris les principaux acteurs de la multiplication des candidatures à gauche.

Pourtant, le scénario de la dispersion tourne à plein régime.

Bientôt il sera plus facile de trouver un candidat de gauche à l’élection présidentielle que des truffes cet hiver. Notre division fait le jeu des calculs politiciens et sans avenir de François Hollande et Manuel Valls, des ambitions d’Emmanuel Macron et des appétits de la droite et de l’extrême droite.

Pendant ce temps, le CAC 40 met en selle ses candidats, et l’extrême droite marque chaque jour des points en Europe.

Une partie des Français, dont bon nombre dans le peuple de gauche, ne sait plus pour qui elle pourrait voter et si même elle se déplacera, quand bien même le Front national accéderait au second tour. C’est dire l’étendue des dangers.

Rien n’est encore écrit.

Sommes-nous à ce point devenus fous pour alimenter encore la machine à perdre ?

La gauche française est-elle devenue la plus bête d’Europe pour jouer ainsi le jeu de sa propre défaite ?

Je ne m’y résous pas. Rien n’est encore écrit.

Dispersés, sans projet ni pacte commun, nous perdrons tous. Ensemble, nous pouvons faire le pari de construire une dynamique populaire et citoyenne suffisamment forte pour relancer l’espoir et gouverner. Pour cela, nous ne devons pas laisser la mécanique infernale d’un régime politique en crise piéger la majorité des Français.

L’espace de rassemblement politique à gauche existe et ne demande qu’à être investi. N’abandonnons pas les jeunes et les travailleurs à leur sort, les obligeant à départager des candidatures qui, unies, leur offriraient la perspective d’une réelle accession au pouvoir et un programme susceptible d’améliorer considérablement leurs conditions de vie.

Est-il encore temps ? Oui, si nous sommes réalistes. Si chacun croit pouvoir capter à lui seul l’affaissement du président sortant sans dynamique unitaire, tous se trompent. La désespérance est le meilleur atout de nos adversaires. Je ne demande à personne de s’effacer. Je connais les différences entre nous. Je propose de remettre en route la machine à rassembler. Que chaque force, chaque candidat qui veut l’alternative, commence à acter ce qui nous rapproche, à rendre le commun que nous partageons plus fort que ce qui nous éloigne.

Une majorité sociale de changement existe dans notre pays. Elle a plus que jamais besoin d’une majorité politique. Les mouvements sociaux du printemps contre la loi travail méritent une offre politique crédible, une candidature forte susceptible d’incarner les combats menés. Les divisions identitaires mortifères qui fragilisent notre pays appellent un front uni pour une nouvelle République. La remise en route d’un projet de progrès a besoin d’une France engagée à l’échelle européenne pour sortir de l’austérité.

Entrer en bataille Emploi, République, finance, Europe, sur ces quatre sujets majeurs, François Hollande a failli.

Sur ces quatre questions, nos propositions respectives peuvent jeter les bases d’un nouveau mandat, d’une autre majorité pour la présidentielle et les législatives. Lutte contre la finance et l’évasion fiscale, relance des services publics et des investissements productifs, baisse du temps de travail, planification écologique, VIe République, sécurité d’emploi et de formation, nos concitoyens peuvent être les garants de ce mandat populaire. Je n’ai pas la vocation à être la Cassandre de la gauche française qui annonce la défaite dans l’indifférence générale. L’attente est trop grande pour laisser faire.

J’appelle tous ceux qui refusent le scénario du pire à entrer en bataille et à faire monter cette injonction aux oreilles de tous les responsables politiques de gauche : on vaut mieux que ça !

Pour Pierre Laurent, la gauche française doit arrêter la machine à perdre (Le Monde)

•Jeudi 8 septembre à 8h35 : Pierre Laurent sera l'invité de la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC

•Vendredi 9 septembre à 7h50 : Pierre Laurent interviendra dans la matinale de Radio Classique

•Samedi 10 septembre à 13h : Pierre Laurent sera l'invité du JT de TF1 en duplex de la Fête de l'Humanité •Dimanche 11 septembre à 23h : Pierre Laurent sera l'invité du Soir 3 sur France 3

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:29

Eh oui , il y a urgence ... Le sondage publié aujourd'hui est édifiant : dans toutes les hypothèses , ne sont qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle que Marine Le Pen et le candidat de "Les Républicains" qu'il soit Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy .

Le sondage complet est disponible ici : http://www.youscribe.com/catalogue/tous/sondage-intentions-de-vote-des-francais-a-l-election-presidentielle-2757292

François Hollande (Parti socialiste, PS) serait éliminé dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle d’après un sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI, diffusé dans la soirée du mardi 6 septembre. Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy (Les Républicains, LR) et Marine Le Pen (Front national, FN) seraient eux qualifiés pour le second tour. L’enquête d’opinion teste neuf hypothèses différentes de candidats à gauche et à droite avec à chaque fois Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière, LO), Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste, NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche, PG) Cécile Duflot (Europe écologie-Les Verts, EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France, DLF), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès, SP) et Marine Le Pen (FN). Dans l’hypothèse où Emmanuel Macron (En Marche !), François Bayrou (Mouvement démocrate, MoDem) et Nicolas Sarkozy seraient candidats face à lui ou dans celle où il serait opposé à M. Macron et Alain Juppé, François Hollande obtiendrait 11 points au premier tour. Il en récolterait 15 points s’il est uniquement opposé à M. Sarkozy, outre les sept personnalités testées dans tous les cas de figures. Macron en tête à « gauche » Le sondage teste trois configurations avec Arnaud Montebourg comme représentant du PS. Quel que soit le candidat du parti majoritaire, il est largement devancé par Emmanuel Macron, qui obtiendrait de 15 % à 20 %, selon les cas. L’ancien ministre du redressement productif recueillerait de 5 % à 7 %, tandis que M. Hollande serait battu à chaque fois par son ancien ministre. Jean-Luc Mélenchon obtient quant à lui de 10 % à 13 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan de 3 % à 7 %, Cécile Duflot de 2 % à 4,5 %. Philippe Poutou ne dépasse pas les 2,5 %, Nathalie Arthaud 2 % et Jacques Cheminade 1 %. Dans toutes les hypothèses testées, ce sont les candidats LR (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy) et Marine Le Pen pour le Front national qui se qualifieraient pour le second tour. 26 à 29 % pour Le Pen Le maire de Bordeaux réaliserait son meilleur score (33 %) face à la candidate d’extrême droite (29 %) et François Hollande (14 %). C’est la seule hypothèse parmi les neufs où Mme Le Pen ne serait pas en tête au premier tour. Dans la même configuration mais avec Nicolas Sarkozy vainqueur de la primaire de la droite plutôt que M. Juppé, le candidat LR obtiendrait 27 % des voix contre 29 % pour la dirigeante frontiste. Celle-ci oscille entre 26 et 29 % des voix selon les hypothèses. Pour les sympathisants de gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon (23 %) qui serait « le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017 », devant François Hollande (20 %), Emmanuel Macron (18 %), Manuel Valls (9 %) et Arnaud Montebourg (8 %). M. Hollande (33 %) devance M. Macron (26 %) chez les seuls sympathisants PS. Enquête réalisée en ligne du 2 au 5 septembre auprès d’un « échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » selon la méthode des quotas.

***

Et l'article du Ouest-France:

François Hollande serait éliminé dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle d'après un sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI diffusé mardi, tandis qu'Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen seraient eux qualifiés pour le second tour. Ce sondage teste neuf hypothèses différentes de candidats à gauche et à droite avec à chaque fois Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA), Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Jacques Cheminade et Marine Le Pen (FN). François Hollande oscille entre 11 points au premier tour (dans l'hypothèse Emmanuel Macron, François Bayrou et Nicolas Sarkozy candidats face à lui ou dans l'hypothèse Emmanuel Macron et Alain Juppé) et 15 points s'il est opposé à Nicolas Sarkozy comme candidat supplémentaire, outre les sept testés dans toutes les hypothèses. Quel que soit le candidat à gauche, M. Hollande est battu au premier tour, même si dans les six hypothèses testées avec l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, celui-ci obtiendrait plus de suffrages que le chef de l'Etat, de 15 à 20 % selon les cas. L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg obtient lui de 5 à 7 % selon les hypothèses. Jean-Luc Mélenchon obtient quant à lui de 10 à 13 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan de 3 à 7 %, Cécile Duflot de 2 à 4,5 %. Philippe Poutou ne dépasse pas les 2,5 %, Nathalie Arthaud 2 % et Jacques Cheminade 1 %.

LR et FN au second tour Dans toutes les hypothèses testées, ce sont les candidats LR (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy) et Marine Le Pen pour le Front national qui se qualifieraient pour le second tour. Le maire de Bordeaux réaliserait son meilleur score (33 %, -2) face à Marine Le Pen (29 %) et François Hollande (14 %). C'est la seule hypothèse parmi les neufs où Marine Le Pen ne serait pas en tête au premier tour. Dans la même configuration mais avec Nicolas Sarkozy vainqueur de la primaire plutôt que M. Juppé, le premier obtiendrait 27 % des voix contre 29 % pour la dirigeante d'extrême droite. Celle-ci oscille entre 26 et 29 % des voix selon les hypothèses. Pour les sympathisants de gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon (23 %) qui serait « le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017 », devant François Hollande (20 %), Emmanuel Macron (18 %), Manuel Valls (9 %) et Arnaud Montebourg (8 %). M. Hollande (33 %) devance M. Macron (26 %) chez les seuls sympathisants PS. Enquête réalisée en ligne du 2 au 5 septembre auprès d'un « échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » selon la méthode des quotas.

1er tour des présidentielles: hypothèse 1:

1er: Alain Juppé, 36%

2ème: Marine Le Pen, 28%

3ème: Jean-Luc Mélenchon, 13,5%

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:26
Extraction de sable dans en baie de Lannion: les communes saisissent le conseil d'Etat (Ouest-France)

Leur recours contre l'arrêté préfectoral autorisant l'extraction de sable en baie de Lannion ayant été rejeté par le tribunal administratif, les communes comptent maintenant saisir le Conseil d'Etat.

Du coté de la Compagnie armoricaine de navigation (Can), on dit ne pas savoir encore quand commencera l'exploitation. "Ça peut être demain ou dans six mois." Même si la voie lui a été ouverte par le tribunal administratif qui a rejeté le recours déposé par les collectivités trégorroises et l’association Trébeurden patrimoine environnement, la Compagnie armoricaine de navigation dit ne pas savoir, pour l'instant, quand elle dépêchera son sablier en baie de Lannion. « Ça peut être demain, ou dans six mois, pour l'instant, rien n'est décidé, indique-t-on à la direction du groupe Rouillier. Nous sommes toujours dans un esprit de concertation avec les pêcheurs professionnels et plaisanciers ainsi que les élus avec qui nous allons entrer en contact pour les rassurer sur le bien fondé de notre projet. » Il semble que, dans un premier temps, la Can ait envisagé de commencer l'exploitation dans la nuit de mercredi à jeudi prochain, l’armement malouin disposant d’une période de quelques jours propice à l’extraction pendant les mortes eaux avant les grandes marées de la semaine prochaine où les coefficients atteindront 87, le jeudi 15, pour culminer à 111 les 18 et 19 septembre. Finalement, elle aurait décidé de « ne pas se précipiter ».

La concession est accordée à la Can pour une durée de quinze ans. Le volume total extrait ne peut excéder 50 000 m3 la première année ; 100 000 m3 la deuxième ; et 250 000 m3 à partir de la troisième. Les extractions de sable seront interdites de mai à août inclus. La superficie d’exploitation est limitée à 1,5 km2 au maximum chaque année, sur une zone d’environ 4 km2. Joël Le Jeune, président de Lannion-Trégor communauté et maire de Trédrez-Locquémeau, qui, avec d’autres communes riveraines, avait saisi le tribunal administratif, s’est dit « extrêmement déçu » par la décision du juge, mais aussi bien décidé à continuer à s’opposer à l’extraction « par tous les moyens légaux. Nous allons nous pourvoir devant le Conseil d’État dans les quinze jours et nous irons au bout de toutes les procédures ». Car il continue de penser que « la procédure a été irrégulière. Elle a été menée alors que les éléments du dossier étaient insuffisants. Il n’a pas pris en compte les éléments apportés, sur la turbidité, sur le fait que le site était une frayère pour les lançons, d’autant qu’on y a découvert de nouvelles espèces de lançons, sur l’irréversibilité de l’atteinte faite à la dune qui ne se reconstituera pas si on y extrait du sable, sur les conséquences pour la réserve d’oiseaux des Sept-Îles. Pour nous, il y a une erreur manifeste de l’État qui n’a pas respecté le principe de précaution. »

Ouest-France

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:58

Lu sur le blog du PCF Pays Bigouden (en lien sur le Chiffon Rouge):

L'entrée en vigueur des GHT (groupements hospitaliers de territoire) au 1er juillet dont l'objectif serait selon le ministère de "garantir à tous les patients un meilleur accès aux soins en renforçant la coopération entre hôpitaux publics autour d’un projet médical." précisant qu'il s'agit "d'accéder aux meilleurs soins au meilleur moment et au meilleur endroit" . En réalité les GHT sont mis en place alors que le projet médical partagé n'existe pas (il est renvoyé à un an...) et le but poursuivi est clairement de réduire l'accès aux soins et de favoriser les économies sur la Sécu (amputation de 690 millions d'€ en 2016 pour la seule dépense hospitalière alors que les besoins augmentent! )

Est visée particulièrement l'offre de soins de proximité, déjà fortement attaquée ces dernières années

Et si l'ARS Bretagne a dû reculer devant les résistances notamment des personnels, y compris des médecins, sur le nombre de GHT (c'est ainsi qu'il y aura pour notre département 2 GHT, un au nord et un au sud, Quimperlé étant rattaché au Morbihan, et non 1), les risques de voir de nouvelles disparitions de services et d'activités n'ont pas disparu, il faut rester vigilants et mobilisés.
Au sujet des GHT et de l'offre de soins de proximité, voir l'article du Globule rouge d'août, ainsi que celui de Frédéric Rauch dans Économie et Politique http://www.pcf.fr/89
99 7.

Y.R.

Nouus reprenons ici Un article DANIEL ROUCOUS pourHUMANITE.FR

Les hôpitaux de proximité sont limités en nombre et en soins par la nouvelle politique de GHT (groupement hospitalier de territoire). Ils n’ont plus droit d’assurer maternité et chirurgie.

Voici la liste officielle des hôpitaux de proximité ici

Elle en agrée 243 dont les services sont limités aux soins de premiers secours dans les territoires qu’ils desservent. Ils n’ont pas ou plus le droit d’exercer une activité de chirurgie ou d’obstétrique. Pour cela et pour tous les autres soins, il faut se rendre dans une des 135 GHT (Groupements hospitaliers de territoire) et donc de plus en plus loin et même difficile d’accès.

Outre la condition de soins et donc d’abandon de tous autres services, pour avoir droit à l’appellation « hôpital de proximité », les hôpitaux devront (article-R6111-24-code-sante-publique ) desservir un territoire présentant au moins deux des quatre caractéristiques suivantes :

- avoir une part de population âgée de plus de 75 ans,

- avoir une part de population vivant sous le seuil de pauvreté supérieure à la moyenne nationale,

- avoir une population de médecins généralistes pour 100 000 habitants inférieure à la moyenne nationale ;

- avoir une densité de population inférieure à 150 personnes au km2.

Cependant peut être considéré comme hôpital de proximité, celui qui ne répond qu’à une seule de ces conditions mais est le seul établissement autorisé à exercer une activité de médecine sur le territoire qu’il dessert ET l’activité de médecine y est exercée en totalité ou en partie par un médecin assurant également le suivi des patients et la coordination de leur parcours de santé au sein de l’offre de soins ambulatoires.

De là à devenir des dispensaires et dispatcheurs…

Il s’agit là d’un effet de la loi du 26 janvier 2016 dite de modernisation de notre système de santé et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 (article 52) puisque le financement des hôpitaux de proximité est conditionné au respect de cette obligation de soins. Et donc à la suppression des services maternité et chirurgie contre laquelle de nombreux habitants se mobilisent comme en témoigne la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux de proximité ici et la lettre de la députée Jacqueline Fraysse (FG) à la ministre de la santé téléchargeableici

Cette réforme, expliquée par le ministère des affaires sociales et de la santé s'en explique dans son guide_hopitaux_proximites ,oblige, depuis ce 1er juillet, les 850 hôpitaux publics de former des GHT (groupements hospitaliers de territoires). Leur nombre dépend des bassins de populations et la tendance est à la spécialisation. Ce qui veut dire que des services seront encore abandonnés.

En 2013, un rapport de la Cour des comptes concluait que les hôpitaux de proximité avec des services suffisants étaient utiles et la solution pour arrêter les inégalités de l’accès aux soins. Ce rapport est téléchargeable sur le site de l’AMF (association des maires de France) ici

Quant au financement des hôpitaux de proximité « agréés », il dépend du volume d’activité (ce qui laisse présager la poursuite de leur suppression) et des engagements de partenariat avec les établissements exerçant des soins de deuxième recours vers lesquels orienter les patients et aussi le développement de la télémédecine par internet !

Du financement sur mesure et sous contrainte en somme. Le but : regrouper pour économiser.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:44

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : "Les vendeurs de nostalgie veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. "

Macron, Valls, Sarkozy, Fillon, Le Pen… Identité française, sécurité, islam… Si, vous aussi, vous en avez marre du médiocre feuilleton qui pollue quotidiennement la rentrée, sachez-le : vous n’êtes pas les seuls ! Alors que nous nous lançons déjà dans une campagne politique majeure et fondamentale pour l’avenir du pays, il semble que nos concitoyens soient moins sensibles aux discours dominants qu’il n’y paraît. Pour une fois qu’une étude d’opinion nous intéresse, ne boudons pas notre plaisir. D’après un sondage Elabe, 64 % des Français se déclarent davantage préoccupés par les thèmes économiques et sociaux que par l’identité et la sécurité. Parmi eux, et pour cause, pas moins de 83 % des sympathisants de gauche évoquent la réduction du chômage et la lutte contre les inégalités sociales. Une véritable claque aux minables marquis de la politicaillerie qui, de la droite à son extrême, jusqu’à certains membres éminents du gouvernement, détournent volontairement leur regard et ignorent les vraies souffrances qui martèlent la masse du peuple.

Et, comme si tout cela ne suffisait pas, préparez-vous à une vague médiatique plus honteuse que jamais, puisqu’on nous annonce le « retour » de l’histrion Éric Zemmour, dont le nouveau livre sort cette semaine. Le profond dégoût que nous inspirent les extraits publiés dans le Figaro Magazine n’a rien d’étonnant venant du petit pétainiste en service commandé. L’idiot utile des réacs fascisants plaide d’ailleurs pour « un état d’urgence moral ». Vu la situation d’atomisation généralisée, les Français se passeront aisément de cette morale de caniveau. Quant à l’urgence, ils ont compris qu’elle était ailleurs et qu’il s’agissait bien du « retour de la question sociale ». Conclusion ? Ne nous laissons pas impressionner par les vendeurs de nostalgie qui veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. Le reste...

Jean-Emmanuel Decoin

Rédacteur en chef de L'Humanité

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:35

Le gouvernement tient-il un double discours sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta) ? Publiquement, l’exécutif ne cesse depuis des mois de multiplier les réserves sur ce projet d’accord négocié depuis 2013 dans une grande opacité entre la Commission européenne et les Etats-Unis. Une petite musique qui a commencé il y a près d’un an lorsque Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, créait la surprise en déclarant que « la France envisage toute les options, y compris l’arrêt pur et simple des négociations ». Depuis, les avertissements sont allés crescendo. « On ne va pas signer à tout prix », assurait le même Matthias Fekl en avril. L’arrêt des négociations « semble l’option la plus probable », renchérissait-il en mai. François Hollande lui-même est entré dans la danse au printemps. « A ce stade, la France dit non, affirmait le chef de l’Etat début mai. Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics. »

Le 14e round de négociations a été bouclé en juillet et le 15e round est prévu pour octobre. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, l’a confirmé ce dimanche 4 septembre en marge du G20 de Hangzhou, en Chine : « Nous continuerons de négocier avec les Etats-Unis ». Et c’est logique puisque officiellement, la Commission a toujours mandat des Etats membres de l’Union européenne pour mener ces discussions. « Lors du dernier Conseil européen en juin, j'ai demandé à l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement s'ils voulaient que l'on poursuive les négociations. La réponse fut un oui », a d'ailleurs souligné un Jean-Claude Juncker agacé. Pour lui, donc, « il n’y a rien de neuf sous le soleil ».

De fait, à l’issue du Conseil européen des 28 et 29 juin, Jean-Claude Juncker avait déjà annoncé dans une conférence de presse que tous les Etats membres avaient confirmé le mandat de la Commission. Cela signifie-t-il que, malgré les déclarations de plus en plus hostiles au Tafta, Paris n’ait rien trouvé à redire à la poursuite des négociations ? Une source diplomatique française conteste la version des faits présentée par Juncker : « Il n’y a jamais eu de demande de renouvellement du mandat, ça n’existe pas juridiquement. »Au gouvernement, on peste donc contre le piège que tendrait le président de la Commission à la France en accréditant l’idée qu’aucun Etat membre ne s’oppose réellement à la poursuite des négociations. « J’invite la Commission à faire moins de déclarations fracassantes contre les Etats membres », s’était déjà agacé Matthias Fekl début juillet. Et ce lundi depuis le G20, François Hollande a rétorqué au patron de la Commission par une formule sibylline : « Jean-Claude Juncker peut poursuivre, mais la position de la France est claire… »

Il n’empêche : l’exécutif français a beau multiplier les avertissements, le Tafta est, de fait, toujours en discussion. Le 30 août, Matthias Fekl a assuré que la France demanderait« l’arrêt de ces négociations » lors d’une réunion des ministres européens du commerce extérieur prévue le 22 septembre. « Il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases », argue le secrétaire d’Etat. Certes, mais seul le Conseil européen - c’est à dire les chefs d’Etat et de gouvernement - a le poids politique suffisant pour stopper les discussions. Or, François Hollande sait qu’il pourra difficilement enterrer le Tafta en un claquement de doigts, alors que la chancelière allemande Angela Merkel soutient toujours le projet, malgré les réserves publiques émises par son ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel. Ou quand le réalisme rattrape cruellement les coups de menton publics…

Louis Hausalter (http://www.marianne.net/tafta-pourquoi-les-negociations-ne-s-arretent-pas-malgre-les-cris-orfraie-france-100245557.html)

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