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22 novembre 2024 5 22 /11 /novembre /2024 06:08
« Ce n’était pas réellement une grève féministe, mais plutôt une grève de femmes contre la misère », à Douarnenez les sardinières et leurs héritières, cent ans après (L'Humanité, 20 novembre 2024)

En 1924, les ouvrières des usines de sardines de Douarnenez se mettent en grève « pour les sous ». Le début d’une lutte historique, dont les traces demeurent à chaque coin de rue, dans les représentations artistiques, les usines et la célébration du centenaire de cette mobilisation, ce jeudi 21 novembre.

Léa Petit Scagnola, L'Humanité, 20 novembre 2024

Un brin malicieuses, les comparses chantonnent les quelques mots révolutionnaires, interdits à l’époque de leurs aïeules : « Saluez, riches heureux, ces pauvres en haillons, saluez, ce sont eux qui gagnent vos millions. » Attablées aux Loups des mers, restaurant niché sur les quais du port du Rosmeur, deux Douarnenistes badinent : « Au départ de Tréboul, où y a des filles qui sont moches comme tout ! » entonne Françoise Pencalet, professeure d’histoire et conseillère municipale de gauche à Douarnenez (Finistère). Monique Prévost, ancienne maire socialiste, rit avec elle.

Elles chérissent les souvenirs d’airs fredonnés aux repas de famille, en mer pour le pêcheur de langoustines qu’était le père de Françoise, et à l’usine par un chœur constitué des ouvrières de la sardine. On les appelait autrefois les Penn Sardin, dans la bouche des bretonnants (en français, « têtes de sardine »).

Ces travailleuses des conserveries de poisson de Douarnenez, dans les années 1920, se lèvent à l’aube, enfilent leur tablier sombre et s’affairent à couper, éviscérer et mettre en boîte les petits poissons. Leur grève victorieuse en 1924, pour de meilleurs salaires et conditions de travail, est célébrée cette année, pour le centième anniversaire de la lutte.

Ce 21 novembre, sa commémoration, faite de chants, conférences et de quiz, a vu le jour grâce à un collectif créé par Monique Prévost et Françoise Pencalet. Elles espèrent rassembler les 14 000 âmes de la commune, encore ouvrière, où tout le monde se connaît.

Les deux acolytes pointent les usines surannées et agglutinées en contrebas du port de pêche. Plusieurs ont été transformées en logements HLM, l’ancien séchoir à thon du dernier étage est devenu une buanderie. Quelques maisons plus loin, l’Abri du marin incarne à lui seul une forme d’amnésie de la mémoire ouvrière.

Autrefois lieu d’instruction catholique des pêcheurs, il accueille aujourd’hui des touristes fortunés dans des locations de luxe. Il faut imaginer que, cent ans plus tôt, plus de 2 000 travailleuses exigeaient et scandaient dans ces ruelles exiguës du vieux village : « Pemp real a vo ! » Littéralement, « cinq réaux (monnaie espagnole de l’époque), il y a aura » dans leur bourse, représentant 1,25 franc par heure de labeur.

Du petit matin jusqu’à ce que le stock de sardines soit épuisé, tard le soir, les travailleuses endurent des journées harassantes, pouvant durer jusqu’à 18 heures. Elles ne sont guère récompensées : 0,80 franc de l’heure, soit le prix d’un litre de lait, rappelle Françoise Pencalet.

Une grève de femmes contre la misère

Le 21 novembre 1924, une vague de rébellion prend naissance à la conserverie Carnaud, avant de se répandre dans les 25 entreprises de Douarnenez ; 2 000 travailleuses cessent de courber l’échine et de mettre en boîte les sardines pêchées par leurs maris ; 70 % des grévistes sont des femmes et mettent alors à l’arrêt le premier port sardinier du pays.

La mobilisation s’organise, soutenue par des militants syndicaux, féministes et communistes venus de Paris. Comme Charles Tillon, syndicaliste de la CGTU, futur commandant en chef des Francs-Tireurs et Partisans et ministre communiste.

Mais aussi, Lucie Colliard, activiste féministe et membre du comité directeur du PCF. Augustine Julien, ouvrière de production et déléguée de l’usine Parmentier, a conté à sa petite-fille sa rencontre avec la militante communiste : « Lucie Colliard lui a ouvert les yeux quant au fait d’être » citoyenne », de se battre pour ses droits ». Monique et Françoise se battent pour que Lucie Colliard soit enfin honorée à Douarnenez, étant donné ce qu’elle a apporté à la grève et aux sardinières.

Elles recueillent des signatures pour que l’ancienne usine Béziers, symbole de la répression patronale, devenue un parking, porte le nom de la militante. « Elle a tenté d’importer ses revendications d’égalité des genres, mais ça n’a pas pris du côté des sardinières, mesure Françoise Pencalet. Ce n’était pas réellement une grève féministe, mais plutôt une grève de femmes contre la misère. »

Après des mois de lutte acharnée, les sardinières finissent par obtenir un salaire horaire d’un franc, une augmentation de 50 % après 22 heures et au-delà de la dixième heure de travail consécutive, ainsi que la reconnaissance du droit syndical. La scène de la victoire est collée sur les murs de la ville grâce à un photomontage de Marianne Larvol, artiste locale. « Regardez comme elles étaient ravies ! » s’enthousiasme Monique Prévost.

Cent ans après, l’ancienne maire porte autour du cou un talisman mémoriel qui ne la quitte plus : un réal percé d’un trou, le sou tant convoité, et obtenu par les Penn Sardin lui colle à la peau. Sur les quais du port Rhu, un autre photomontage, plus dramatique cette fois, raconte les jours qui précèdent la victoire, le 8 janvier 1924.

Car, avant de céder, les usiniers engagent des briseurs de grève parisiens et tentent d’assassiner l’un des tenaces défenseurs des sardinières, Daniel Le Flanchec, maire communiste de la ville. Marianne Larvol est ainsi à l’origine de douze œuvres mémorielles dans la cité. Adossée au mur de l’ancienne maison de l’édile, elle détaille le portrait de ce « héros local ». Blessé par balle à la gorge, il survit. La tentative d’assassinat indigne largement dans le pays et participe à faire basculer la lutte.

Les Penn Sardin de 2024

À bâbord, le regard des deux femmes se pose sur des mouettes rieuses qui planent au-dessus des bateaux de pêche. Leur vol suit un marin. Jean s’en va en mer pour la journée uniquement, « de quoi gagner un salaire misérable, revenir dormir à la maison et recommencer », gronde-t-il, la capuche de son ciré sombre rabattue sur les yeux. Il ramène aussi la godaille – rebut de pêche offert aux marins – pour nourrir ses trois petits garçons apprentis pêcheurs.

Françoise Pencalet se régalait de ces « chutes » de langoustines rapportées par son père tous les trois mois. « C’est pour cela que les filles et les fils de langoustiniers ont le teint tout rose, ils ont passé leur enfance à manger de la langoustine », taquine Monique Prévost.

À Douarnenez, les deux plus gros employeurs sont toujours, en 2024, des usines d’agroalimentaire. La moitié de la population active y travaille. Mais les marins peinent encore à vivre dignement, tandis que les ouvriers des usines de sardine et de thon se battent toujours pour un salaire à la hauteur du sacrifice d’un corps esquinté. L’entreprise Chancerelle, qui existait déjà il y a cent ans, s’est installée en périphérie de la ville. Seules les âmes d’anciennes sardinières tuées à la tâche flottent encore dans les ruines des anciennes conserveries du centre-ville.

« Le travail est resté artisanal, pénible, répétitif et payé une misère », déplore Sébastien Friant, délégué CGT de l’entreprise. Ce sont encore majoritairement des femmes qui s’y collent : 327 des 500 salariés sont des travailleuses. Patricia, ouvrière de production depuis 1994, ne supporte plus les cadences infernales. Son dos la fait souffrir, ses épaules et ses poignets aussi. « Je ne tiendrai jamais jusqu’à la retraite… » souffle-t-elle, éreintée. « Nous sommes conscients que les métiers de nos collaborateurs dans nos ateliers de production peuvent être exigeants », commente l’entreprise…

Comme pour les sardinières de l’époque, la journée de Patricia se termine uniquement lorsque les poissons sont mis en boîtes et prêts à être livrés. Parfois à 17 heures, parfois à 19 heures selon les stocks et ce que le patronat décide. La lutte des classes continuerait-elle à Douarnenez ? Tiphaine Guéret, journaliste indépendante et autrice de l’ouvrage Écoutez gronder leur colère, les héritières des Penn Sardin de Douarnenez, fait un lien entre la lutte de 1924 et celle, en octobre 2023, des ouvrières actuelles, pour une hausse de salaire de 10 % et une amélioration des conditions de travail.

« On a fini par obtenir 2,6 % de revalorisation de nos primes, 30 euros en plus par mois sur un salaire à peine au-dessus du Smic », s’attriste Sébastien Friant. La direction se targue de salaires « environ 3 % au-dessus des minima conventionnels » et « au-dessus du Smic, ce qui nous positionne comme une entreprise mieux-disante que la plupart des entreprises environnantes ».

« C’est fédérateur de fêter le centenaire, mais les conditions de travail ont bien changé », assure aussi la maire divers droite de la commune, Jocelyne Poitevin. Comme si les sardinières d’aujourd’hui n’étaient pas confrontées elles aussi à des conditions de travail et de très bas salaires pour leur époque. Et comme s’il n’y avait ici rien à remuer…

Mémoire ouvrière, un enjeu politique

Les commémorations ne sont d’ailleurs pas sorties de nulle part. Il y a un an, Françoise Pencalet et Monique Prévost se scandalisent d’une coupure de presse : une interview de la maire actuelle, Jocelyne Poitevin donc, qui, dans le Télégramme de mai 2023, déclare : « À chaque fois, on nous ramène l’histoire ouvrière, les sardinières (…). C’était il y a cent ans, il faut arrêter ! » Monique Prévost écarquille les yeux, abasourdie : « Comment peut-on tourner le dos à notre histoire ouvrière ? Nous ne pouvions pas laisser dire cela ! » Contre-attaque. Les deux femmes décident de créer un collectif de célébration du centenaire de la lutte et imaginent un cycle de conférences, en plus d’inclure les commerçants et les associations du coin aux festivités.

Les cordes vocales toujours échauffées, elles imaginent une foule chantant les airs révolutionnaires des sardinières et rassemblent largement. Sept répétitions plus tard, Eva et Manon, qui se définissent comme « passeuses de chant », se disent fières « de ce mélange de gens, des enfants de l’école jusqu’aux personnes âgées en Ehpad ».

Ethan, 7 ans, récite les paroles le soir avant de s’endormir, pour ne pas les oublier. « Il faut travailler, il n’y a pas d’horaires. À bout de fatigue, pour n’pas s’endormir. Elles chantent en chœur, il faut bien tenir », balbutie-t-il. Ses parents font aussi partie de la foule chantante : des répétitions imprévues ont parfois lieu au moment du dîner, « pour que les paroles rentrent dans nos mémoires » !

D’autres sentraînent à reproduire le rythme de la musique : « Il faudra battre la mesure en entrechoquant deux sabots », explique Gildas Sergent, de l’association Emglev Bro Douarnenez, qui promeut la culture et la langue bretonnes. Et les tenues complètes des sardinières sont à découvrir dans les locaux de la médiathèque, avec une exposition réalisée par la municipalité, malgré sa volonté de reléguer la grève de 1924 à un folklore lointain.

« Il ne faut pas minorer la participation de la municipalité dans le programme », se défend la maire. « La municipalité a soutenu notre collectif, mais elle n’est pas à l’origine d’une quelconque action, bien qu’elle ait été notre partenaire financier pour le logo, la location de salle », pointe Françoise Pencalet.

L’artiste Marianne Larvol continue : « Politiquement, il lui aurait été impossible de ne pas s’associer au centenaire étant donné ce que nous, le collectif, organisons. » Preuve que tout est question de rapport de force et que, cent ans après, les sardinières entraînent encore les foules derrière elles.

« Ce n’était pas réellement une grève féministe, mais plutôt une grève de femmes contre la misère », à Douarnenez les sardinières et leurs héritières, cent ans après (L'Humanité, 20 novembre 2024)
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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 06:39

Ouest-France

Depuis Morlaix, un projet pour favoriser l’accès à l’eau dans un camp de réfugiés en Cisjordanie

Publié le

Depuis Morlaix communauté (Finistère), un projet d’ampleur est piloté pour favoriser l’accès à l’eau dans le camp palestinien de Jalazone, en Cisjordanie. Au total, 3 millions d’euros seront investis. Explications.

Le camp de Jalazone, il y a plusieurs années, avec des bidons pour récupérer l’eau de pluie sur les toits.

Le camp de Jalazone, il y a plusieurs années, avec des bidons pour récupérer l’eau de pluie sur les toits. | NURPHOTO VIA AFP

Morlaix communauté (Finistère) se mobilise sur son territoire, mais pas uniquement. Lundi 18 novembre 2024 au soir, lors du conseil communautaire, les élus ont approuvé une convention avec l’Agence française de développement. Elle permet de porter un projet d’une ampleur unique pour l’accès à l’eau en Cisjordanie, dans le camp de réfugiés palestiniens de Jalazone. Pour rappel, ce camp accueille 16 000 personnes environ, sur 0,25 km².

Un projet déjà en cours

D’après le président de Morlaix communauté, Jean-Paul Vermot, il s’agit même « du plus gros projet, financièrement, de coopération décentralisée avec la Palestine, qui est mené depuis l’Agglomération ».

Lire aussi : ENTRETIEN. Gaza : « On atteint un seuil d’inhumanité redoutable » estime France Palestine Solidarité

En mai 2022, Morlaix communauté s’était engagée dans le soutien à un projet d’amélioration d’accès à l’eau et à l’assainissement de la population du camp. Via la loi Oudin-Santini (1), l’Agglomération a alloué des fonds à Jalazone, de l’ordre de 29 880 € pour 2024.

En débloquant cet argent, Morlaix communauté a déclenché d’autres aides, avec notamment une subvention française de l’Agence française de développement de 1 995 000 €, soit 62 % des dépenses, mais aussi la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales du ministère des affaires étrangères français, avec 147 600 €, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne pour 398 391 €… Le budget total du projet s’élève à 3 220 514 €, et Morlaix communauté participera à hauteur de 121 623 €, de 2022 à 2027.

Déjà des actions menées

Ce projet de coopération décentralisée est déjà dans sa phase opérationnelle. En amont du conseil communautaire, Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté, expliquait qu’un « réservoir a été installé pour assurer l’arrivée d’eau potable de manière permanente sur le camp. Des travaux de réfection ont déjà été faits, mais aussi de curage du réseau d’assainissement, pour aller jusqu’à une station d’épuration et éviter l’engorgement des tuyaux ».

Une action environnementale de traitement des déchets a également été menée, afin d’éviter qu’ils ne tombent dans les caniveaux et « n’obstruent le système de collecte des eaux usées », poursuit l’élu. Un camion hydrocureur, « pour déboucher les tuyaux » a été acheté. Enfin, « en collaboration avec la coopération décentralisée japonaise, une réfection d’ensemble des réseaux humides d’une route a été faite ».

An Dour pilote le volet technique

L’action est pilotée depuis la régie de l’eau An Dour, « au niveau du volet technique ». Sur place, en Cisjordanie, c’est le consul général de France à Jérusalem qui fait office de relais local. Le président de Morlaix communauté souligne l’important soutien de l’État dans ce projet.

Lire aussi : Ces huit Finistériens se rendent dans un camp de réfugiés palestiniens

Les élus ont voté à l’unanimité cette délibération, et Ismaël Dupont, conseiller communautaire, a souligné : « C’est un projet extrêmement important, dans le contexte dramatique que vit le peuple palestinien aujourd’hui. Je pense que c’est un geste et des investissements qui sonnent certes comme un soutien humanitaire, mais aussi comme une forme de soutien politique, du droit à l’existence du peuple palestinien, dans cette région qui est celle où il vit depuis des millénaires. »

(1) La loi Oudin-Santini autorise les collectivités, syndicats et agences de l’eau à consacrer jusqu’à 1 % de leur budget eau et assainissement pour financer des actions de solidarité internationale dans ces secteurs.

https://www.ouest-france.fr/environnement/eau/depuis-morlaix-un-projet-pour-favoriser-lacces-a-leau-dans-un-camp-de-refugies-en-cisjordanie-cf314258-a5c8-11ef-b729-1d466315993e

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 06:38

Ouest-France

Morlaix co intègre le Pacte local des solidarités et obtient 100 000 €, voici ce que cela implique

Publié le

Sortie du Contrat de veille active au 1er janvier 2024, Morlaix (Finistère) regagne les 100 000 € perdus en intégrant, via Morlaix communauté, le pacte local des solidarités. Voici ce que cela implique.

En mai 2024, une mobilisation avait eu lieu à Morlaix (Finistère), pour s’opposer à la sortie du contrat de veille active.

En mai 2024, une mobilisation avait eu lieu à Morlaix (Finistère), pour s’opposer à la sortie du contrat de veille active. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La mobilisation a payé. Lundi 18 novembre 2024, les élus de Morlaix communauté ont voté en faveur d’un conventionnement avec le Pacte local des solidarités, un pacte « qui prend la suite de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté pour la période 2024 à 2027 », a expliqué Anne-Catherine Lucas, vice-présidente en charge de la cohésion sociale pour l’Agglomération.

Près de 20 % des ménages sous le seuil de pauvreté

Depuis des mois, plusieurs élus du secteur dénonçaient la sortie de la ville de Morlaix du Contrat de veille active, un dispositif qui faisait partie d’un plan plus large nommé politique de la ville. Les moyens alloués par l’état avaient été réduits depuis plusieurs années, pour être finalement totalement supprimés au 1er janvier 2024, avec notamment la perte d’une aide de 100 000 €.

Si Morlaix ne correspondait plus aux critères pour intégrer le Contrat de veille active, la situation dans la ville n’en demeurait pas moins fragile. En 2022, elle était d’ailleurs la plus pauvre du Finistère, avec « près de 20 % des ménages qui vivaient sous le seuil de pauvreté », précise Anne-Catherine Lucas. Elle poursuit : « Alors que le Contrat de veille n’a pas été reconduit, ce nouveau conventionnement est une réponse de l’État pour accompagner les collectivités territoriales dans la lutte contre la pauvreté ».

Lire aussi : À Morlaix, ville la plus pauvre du Finistère, « c’est parfois compliqué de faire les courses »

L’État, avec ce pacte, attribue 100 000 € d’aide à Morlaix communauté pour 2024, qui seront répartis comme suit : « 50 000 € pour le dispositif de réussite éducative, 30 000 € pour l’accompagnement social renforcé avec l’association Coallia et 20 000 € pour un poste de médiateur social avec Carré d’As ».

À l’issue de la délibération, qui a été adoptée à l’unanimité, Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix et président de Morlaix communauté, a souligné l’importance de ce dispositif pour les jeunes, dans le contexte récent. En effet, depuis début novembre, plusieurs jeunes de 14 à 21 ans ont été arrêtés dans le cadre d’affaire de stupéfiants dans le secteur.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-co-integre-le-pacte-local-des-solidarites-et-obtient-100-000-euros-voici-ce-que-cela-implique-4eded35e-a5d2-11ef-b729-1d466315993e

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 06:33
Le Télégramme, lundi 18 novembre - pages Finistère / Bretagne.

Le Télégramme, lundi 18 novembre - pages Finistère / Bretagne.

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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 06:30
Le Télégramme Morlaix, 19 novembre : bénévoles et covoiturage pour la fête de l'Humanité Bretagne
Le Télégramme Morlaix, 19 novembre : bénévoles et covoiturage pour la fête de l'Humanité Bretagne
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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 06:28
A Brest, le ras-le-bol des communistes - Ouest-France, Mickaël Louedec, 20 novembre 2024
«Toutes les semaines, ce mois-ci, on a changé les serrures» : à Brest, le ras-le-bol des communistes
Pour Ismaël Dupont, secrétaire départemental du parti, « la coupe est pleine ». Les locaux du PCF sont régulièrement pris pour cibles à Brest (Finistère).
Ismaël Dupont (au centre), dans les locaux du PCF, à Brest. | OUEST-FRANCE
Ouest-France - Recueilli par Mickaël LOUÉDEC. Publié le 19/11/2024
Depuis le mois d’août, les locaux du PCF, à Brest (Finistère), sont les cibles de dégradations répétées. Pour Ismaël Dupont, secrétaire départemental du parti, « la coupe est pleine ». Il pointe du doigt l’extrême droite.
Que s’est-il passé vendredi 15 novembre 2024 ?
Vendredi, on a de nouveau eu de la colle dans nos deux serrures, celle du local de la fédération et celle de la section locale de Brest. On a appelé la police lundi matin. Ils sont venus et on a porté plainte. On a choisi de communiquer car la coupe est pleine. C’est peut-être donner le beau rôle à ceux qui nous veulent du mal, mais de toute façon, ça peut être difficilement pire que ce qu’on est en train de vivre. Il faut que la préfecture prenne au sérieux ces actes délictuels, qui nuisent à la liberté d’expression des organisations politiques.
Quel est le préjudice pour vous ?
Toutes les semaines, ce mois-ci, on a dû changer les serrures. Ça prend des heures et il y a un préjudice financier important. Depuis fin août, c’est la sixième fois que ça nous arrive. Ça représente à peu près 2 000 €, entre le déplacement des serruriers et les clés à refaire. Des plaintes ont été déposées.
Qui souhaiterait vous nuire ?
On a de forts soupçons. Il pourrait s’agir d’actes de malveillance de sympathisants et militants d’extrême droite. LFI à Brest avait aussi été victime de dégradations sur ses serrures. Le mode opératoire semble le même. Ça s’inscrit dans un climat tendu, où les locaux sont particulièrement visés. On a eu des tags nazis, des insultes racistes et antisémites… Il n’y a pas eu de violences sur les militants, heureusement.
Comment y remédier ?
La police s’est engagée à faire des rondes plus fréquentes dans le quartier, le soir et le week-end. Nous aussi, on va prendre nos dispositions pour essayer d’identifier les auteurs des faits. On réfléchit à plusieurs solutions, dont l’installation d’une caméra.
Votre assurance vous rembourse-t-elle les dommages ?
On n’est pas assurés pour les dommages volontaires. On a tellement de frais liés à ce vandalisme politique, que si on demande une extension de garantie d’assurance, ça nous coûterait sans doute très cher. On est donc plutôt dans l’idée de trouver les auteurs des faits.
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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 06:26
Morlaix Co s'engage auprès des personnes exilées au travers d'un voté voté à l'unanimité par les élus du Conseil Communautaire (Ouest-France, 20 novembre 2024)
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21 novembre 2024 4 21 /11 /novembre /2024 06:24
Débat santé de la fête de l'Humanité Bretagne 2024 le 24 novembre, 11h: défendre nos maternités et hôpitaux de proximité
Débat santé de la fête de l'Humanité Bretagne 2024 le 24 novembre, 11h: défendre nos maternités et hôpitaux de proximité
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19 novembre 2024 2 19 /11 /novembre /2024 06:31

 

 

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18 novembre 2024 1 18 /11 /novembre /2024 06:30
Les locaux du Parti Communiste à Brest (fédération du Finistère et section de Brest) victimes de dégradations répétées et d'un véritable harcèlement  - communiqué du PCF Finistère
Les locaux du Parti Communiste à Brest (fédération du Finistère et section de Brest) victimes de dégradations répétées et d'un véritable harcèlement

 

Communiqué de la fédération du Finistère du Parti Communiste Français

Depuis le mois d'août, les locaux du Parti communiste à Brest, au 5 rue Henri Moreau et au 6 rue André Berger, dans la rue perpendiculaire, sont victimes de dégradations répétées avec des injections de colle dans nos serrures de porte d'entrée qui obligent à chaque fois à changer nos serrures sur deux portes d’entrée avec un professionnel pour pouvoir entrer dans nos locaux et vaquer à nos occupations politiques.

Cela s'est produit la dernière fois le vendredi 15 novembre au soir, mais aussi le samedi 9 novembre, le samedi 2 ou le dimanche 3 novembre, le samedi 26 octobre, et deux fois à la fin du mois d'août. Soit 4 fois en un mois, chaque semaine, et 6 fois depuis 3 mois.

A chaque fois, nous avons au moins 300€ de préjudice, non pris en charge par notre assurance, pour changer nos serrures, nos clefs, etc. Et cela occupe le temps et l'énergie de nos bénévoles et de notre salariée.

Nous savons que nous n'avons pas que des amis, et c'est normal que nos idées dérangent certains car elles contredisent le vent fasciste, réactionnaire et xénophobe que certains groupes veulent faire souffler.

Nous avons porté plainte et signalé ces dommages à la police de Brest qui s'est montré coopérative et très professionnelle. Nous l'en remercions.

Nos locaux à Brest ont déjà été victimes à une dizaine de reprises depuis 4 ans de dégradations : croix gammées peintes sur notre vitrine, inscriptions insultantes, racistes et antisémites, anticommunistes autocollants d'extrême-droite, affiches décollées de force avec intrusion intempestive dans nos locaux de militants d'extrême-droite, etc.

Collectivement, il faut que nous réagissions face à cette dégradation du climat politique dans notre région qui menace notre vie démocratique et ne correspond pas à la tendance dominante des débats politiques en Bretagne et dans le Finistère, qui permet d'exprimer des désaccords et des contradictions sans violence et dans le respect des femmes et des hommes. 

Il faut que nous rappelions que les partis politiques sont essentiels pour faire vivre notre démocratie, nos institutions, nos collectivités locales, et qu'ils visent à représenter les citoyens et porter leur voix en faveur de l'intérêt commun, chacun avec leurs idées propres héritées d'une histoire sociale dont nous sommes tributaires. 

Rappelons aussi que les moyens du Parti communiste à travers ses locaux - nombreux dans le Finistère comme partout en France - sont le fruit du reversement d'indemnités de ses élus (qui ne s'enrichissent pas avec leur mandat) et des cotisations et dons de ses adhérents, très nombreux, et motivés avant tout par un idéal de paix, de fraternité humaine, de justice sociale et climatique, de redistribution des richesses.

Nos locaux sont aussi le bien et l'outil de la défense des intérêts des travailleurs et des exploités, des plus démunis.

Nous n'acceptons pas la violence politique, les dégradations de locaux politiques, les attaques verbales ou physiques contre les élus, et nous demandons à ce que harcèlement contre notre parti, à l'origine d'un grand nombre des conquêtes sociales en France, cessent immédiatement. 

Nous demandons à la police, à la préfecture et aux services de l’État, et aux citoyens qui pourraient être témoin de ces méfaits, de nous aider à ne plus être victimes à l'avenir de ces dégradations et malveillances qui pourrissent notre vie politique.

La fédération du Finistère  du Parti communiste français, 17.11.2024

Les locaux du Parti Communiste à Brest (fédération du Finistère et section de Brest) victimes de dégradations répétées et d'un véritable harcèlement  - communiqué du PCF Finistère
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