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Pierre-Paul Danzin en trio - Dimanche 15 décembre (16h)
Bar associatif des Deux Rivières – place de la Madeleine – Morlaix
Plein tarif : 12€
Renseignements et réservations
www.festival-lesoriginales.fr - 06 16 34 36 97
Engagé vous dites ? Oui Pierre-Paul Danzin est un chanteur engagé dans le sens le plus noble de cette expression désormais tombée en désuétude. Danzin, c’est une voix vibrante et mélodieuse, portée par une écriture poétique et précise, dans la lignée des grands comme Leprest, Nougaro, et Ferré. Accompagné des fidèles Alex Danzin à la guitare et Gilles Puyfagès à l’accordéon, Pierre-Paul Danzin chante ce monde immonde, du sépia de son enfance au sombre d’aujourd’hui. Ses mélodies sont généreuses et entêtantes, des refrains qui restent et que l’on reprend spontanément en chœur. Ses mots résonnent, racontant les vies et les histoires de gens du quotidien. Avec un regard profondément humain, attentif et tendre, parfois mordant, il observe notre époque. Ses chansons sont autant de voyages vers d’autres horizons, et c’est un plaisir immense de pouvoir l’accompagner, le temps d’un spectacle, dans ces échappées poétiques.
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Communiqué de presse d’André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Emeline K/Bidi, députée de la Réunion et vice-présidente du groupe GDR, Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat et Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français.
Cet après-midi, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Emeline K/Bidi, députée de la Réunion et vice-présidente du groupe, Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat et Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français ont participé à la rencontre organisée par le président de la République entre les différentes forces politiques ayant accepté le principe du dialogue pour trouver une issue à la crise politique dans laquelle, le président lui-même a plongé le pays.
Cette nouvelle réunion a été l’occasion pour la délégation de rappeler, une fois de plus, l’exigence d’un changement profond de cap politique, en conformité avec la volonté très claire, exprimée par les Françaises et les Français à l’occasion des dernières élections législatives.
Bien que les échanges aient en grande partie porté sur des questions de méthode, nous avons rappelé les mesures urgentes que nous jugions indispensables pour répondre aux attentes de nos concitoyens (indexation des salaires et des pensions sur l’inflation, abrogation de la réforme des retraites, interdiction des licenciements boursiers, défense des services publics, plan pour une nouvelle industrialisation, baisse du coût de l'électricité, diplomatie active en faveur de la paix...) et mettre un coup d’arrêt à la crise sociale qui, dans l’hexagone et plus encore dans les Outre-mer, est en train d’exploser, plongeant des dizaines de milliers de familles dans la précarité.
Ensemble, les représentants des forces de gauche et écologistes présentes ont porté l’exigence commune que soit nommé par le président de la République, un Premier ministre issu du NFP, dans le respect du choix démocratique exprimé par nos concitoyens en juillet dernier.
Dans ce cadre et dans un esprit de responsabilité, si un gouvernement de gauche s'engageait à ne pas faire usage de l'article 49-3, l'opposition pourrait s'engager à ne pas voter de motion de censure.
C’est là, dans l’obligation faite au futur gouvernement de trouver, pour chaque texte de loi, une majorité, une garantie possible permettant de redonner au travail parlementaire toute sa place.
A cette heure, face à l’absence de toute réponse et d’engagement de la part du camp présidentiel, nous appelons solennellement le président de la République à ne pas prolonger davantage cette crise démocratique qui n’a que trop duré, en nommant, un Premier ministre issu de l’alliance électorale qui a recueilli le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée et, aujourd’hui, prête à gouverner le pays.
C’est là, la seule voie pour répondre aux attentes et aux besoins de nos compatriotes et endiguer la montée de l'extrême droite.
Si le président de la République, s’entêtait à ne pas tenir compte du résultat des urnes et du souhait des Français en nommant un Gouvernement dans la continuité des précédents, il porterait seul la responsabilité du chaos politique et social qui ne manquera pas d’advenir.
André Chassaigne
Député du Puy de Dôme Président du groupe GDR
Cécile Cukierman
Sénatrice de la Loire Présidente du groupe CRCE-K
Emeline K/Bidi
Députée de la Réunion Co-Présidente du groupe GDR
Fabien Roussel
Secrétaire national du PCF
Un succès pour notre vente solidaire de légumes ce samedi matin rue Fleming au Relecq-Kerhuon. Pour le PCF, il faut assurer à tous une alimentation de qualité, abordable et des prix rémunérateurs pour les producteurs. La même vente était aussi menée ce jour par nos Camarades à Landerneau. Ces opérations seront renouvelées...
Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du PCF Le Relecq-Kerhuon, élu communiste du Relecq-Kerhuon
ON A TOUT VENDU !
A 1 euro le kg :
- 50kg de pommes de terre.
- 5kg de patates douces.
- 10kg de carottes.
- 40kg d'oignons.
- 10 kg de pommes.
A 1 euro la pièce :
- 15 potimarrons.
- 15 têtes de choux fleurs.
Et des œufs (1 euro les 6).
Philippe Van Acker, de la cellule communiste de Landerneau, avec ses camarades sur la photo.
Les luttes des Penn Sardin, quelques souvenirs….
Ma mère Marie-Thérèse Moulac avait 14 ans à l’époque et travaillait aux Établissements Bézier. Le Bézier qui était alors le responsable du syndicat patronal des industriels de la conserve et dont le Préfet du Finistère, dans une note au Ministère du Travail qui fut rendue publique par le journal « Le Temps » , disait qu’il était « Le plus impopulaire et détesté de tous. »
Ma mère, comme les autres Penn Sardin, n’avait rien oublié.
Elles parlaient toutes de ce mouvement avec une légitime fierté. Évoquant « les conditions de travail très dures », les « petits salaires » et « la misère des gens », « l’autoritarisme flirtant avec la violence du patronat », leur participation aux manifestations, aux confrontations avec les gendarmes à cheval dans les petites rues du port, la tentative d’assassinat du maire communiste, Daniel le Flanchec, par des malfrats recrutés à Paris et grassement payés par les industriels pour semer le désordre dans la ville, les meetings aux Halles et les chants entonnés en chœur dans les usines et qu’elles chantaient encore, 50 ans après, avec la même émotion et la même colère qu’au temps de leur jeunesse. Je me souviens d’une réunion de la section du PCF de Douarnenez, au tout début des années 70, où une Penn Sardin entonna plusieurs de ces chansons reprises par l’assemblée dont le maire Michel Mazéas.
Lorsque certaines d’entre elles étaient surprises dans les ateliers à chanter, elles étaient immédiatement « mises à la porte ». Dans le pays bigouden, des chefs d’entreprise allaient jusqu’à faire signer des engagements à ne pas chanter des chansons comme par exemple ce chant ouvrier né dans le Nord de la France dans la seconde moitié du 19ème siècle et devenu emblématique de la lutte des sardinières :
« Saluez, riches heureux,
Ces pauvres en haillons,
Saluez, ce sont eux
Qui gagnent vos millions. »
Lorsque la fatigue et le manque de sommeil font tomber les paupières, que les gestes mécaniques ininterrompus, mille fois répétés pendant des heures, engourdissent les doigts et rendent les mains maladroites, chanter faisait oublier la dureté du travail dans le froid, l’humidité, le bruit incessant des machines, et les odeurs âcres, irritant les yeux et la gorge, de l’huile de friture et des viscères de poissons qui imprégnaient les vêtements.
Chanter donnait de l’énergie, de l’espoir, faisait vivre la solidarité, la confiance, comme un support, un moteur, de la conscience entre ces ouvrières, tout en étant l’affirmation d’une forme de résistance.
Le chant est un moyen d’expression universel pour porter la colère, la tristesse, la joie, l’espérance.
Les esclaves noirs chantaient dans les champs de coton aux USA.
« On se battait pour notre dignité, tout simplement, et la dignité c’était pour nous des salaires décents qui nous permettent de vivre normalement et des conditions de travail plus humaines. » Combien de fois n’ai-je pas entendu cela dans les propos de ces Penn Sardin douarnenistes que j’ai rencontrées. Le mot qui revenait le plus dans leurs récits était celui de « dignité ».
Cette grève dont on parlait peu jusque dans les années 70, sinon que dans les familles de ses derniers acteurs et témoins, eut en son temps, un grand retentissement national.
Marcel Cachin alors député de la Seine et directeur de « L’Humanité » se déplaça à Douarnenez où il s’adressa aux grévistes en breton. Ma mère et d’autres s’en souvenaient très bien. Une ouvrière me dit un jour à ce propos : « Ça nous avait marqué un Parisien qui parlait breton. » Elles ignoraient alors que Marcel Cachin était un Breton bretonnant de Paimpol.
Ce mouvement des Penn Sardin est, depuis quelques années, l’objet d’études et de travaux universitaires. Sociologues, historiens, chercheurs, étudiants publient livres et articles qui rencontrent un large écho. Des journalistes recherchent les documents d’époque pour en faire des documentaires. Des conférences sont organisées, des cercles culturels montent des spectacles, de jeunes musiciens écrivent des chansons sur lesquelles dansent les générations nouvelles.
Il n’y a pas de plus bel hommage qui puisse être rendu à toutes ces combattantes pour le respect des droits humains qui ont écrit, il y a un siècle, cette belle page des luttes ouvrières en Bretagne.
Au front du profit « des capitalistes de la conserve » ainsi que Marcel Cachin nomma dans une intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale les patrons d’usines de Douarnenez, elles opposèrent, pendant 46 jours, le front uni des luttes sociales pour la justice et le progrès.
Et elles furent victorieuses.
Piero Rainero.
600 à 700 manifestants à Morlaix ce jeudi 5 décembre 2024 pour défendre les services publics et la fonction publique face aux orientations ultra-liberales de Macron. Un défilé entre la place des Otages et le Poulliet, centre des impôts, puis jusqu'à la sous-préfecture, avec beaucoup d'actifs fonctionnaires en grève.
Il y a eu 3000 manifestants à Brest selon le Télégramme et le Ouest-France, et le PCF y a distribué 800 tracts dans la manifestation. Et 800 manifestants à Quimper. Une manifestation était également prévues à Douarnenez et Quimperlé qui ont réuni des centaines de manifestants, soit plus de 5000 manifestants en tout dans le Finistère.